Tranchée Racine

 

TRANCHéE RACINE

du 19 mai 2021 au 2 janvier 2022
Dossier de Presse ici

TRANCHÉE RACINE est un manifeste artistique initié par Stéphane Blanquet. A l’origine édition d’images graphiques fédérant une internationale de dessinateurs, elle se transforme en exposition du 19 mai 2021 au 2 janvier 2022, pour accompagner la monographie DANS LES TÊTES DE STÉPHANE BLANQUET.

Artistes viscéraux, généreux, hypnotiques, obsessionnels, ils viennent de tous les courants et contre-courants. Agitateurs rebelles, bruyants, cruels, généreux, non-conformistes, ils incarnent l’archétype du fripon divin, que Michel Maffesoli évoque dans La Part du Diable :
« Il favorise la rébellion ponctuelle, il suscite l’hérésie libératrice, il dynamise la création artistique, il permet la marginalité fondatrice… L’excès, le démonisme, les multiples effervescences de divers ordres, sont là, qui affirment que Dionysos est bien le « roi clandestin » de l’époque. [1]».

            Cet esprit rebelle et libertaire est le lien entre tous ces artistes, une racine démultipliée, qui interroge notre rapport à la sexualité, à la mort, à la nature, à l’animal, au végétal, à la politique, à l’image ….  Leurs créations sont autant de possibles, de devenirs qui tissent leur relation dans un imaginaire ouvert.

             La Tranchée Racine, publication, présente, au fil de ses 42 numéros, plus de 500 œuvres et artistes venus du monde entier dont des personnalités bien connues du grand public comme Sophie Calle, Raymond Pettibon, Tanaami Keiichi, Andres Serrano ou les frères Jake et Dinos Chapman.

[1] Michel Maffesoli, La Part du Diable, précis de subversion postmoderne, Flammarion, 2002

– Martine Lusardy

 

TranchéE Racine

Les artistes

 

Noviadi Angkasapura / Indonésie – Marcelo Bordese / Argentine – Joseph Callioni / France – Matthew Couper / Nouvelle-Zélande – Yukinori Dehara / Japon – Francis Deschodt / France – Luca Desienna / Italie – Jesper Fabricius / Danemark – Takayuki Futakuchi / Japon – Michel Gouéry / France – Didier Hamey / France – Antwan Horfee / France – Joël Hubaut / France – Hasanul Isyraf Idris / Malaisie – Seb Jarnot / France – Doktor Karayom / Philippines – Wataru Kasahara / Japon – Kyota Kawai / Japon – Kid Xanthrax / Canada Hope Kroll / USA  – Jaky La  Brune / France – Tereza Lochmann / République Tchèque – Arnaud Loumeau / France – Eva Maceková / Slovaquie – Jacques Pyon / France – Pablo Querea / Mexique – Samplerman / France – SI ON / Corée – Y5/P5 / France.

Et l’atelier LA « S » / Belgique avec Gabriel Evrard, Piet du Congo, Irène Gérard, Jean Leclercq, Pascal Leyder, Barbara Massart, Marcel Schmitz, Dominique Théate. 

 

 

 

 

Éternels FMR

LES Éternels FMR
librairie éphémère
du mardi 1er décembre 2020 au dimanche 3 janvier 2021
Halle Saint Pierre – à la galerie (rdc)
Entrée libre
*

« Si pour cause de crise sanitaire nous ne faisons ni vernissage ni conférence, les Éternels FMR se tiendront bien – masqués tel Zorro ? – du mardi 1er décembre au dimanche 3 janvier. 
Plus de 70 éditeurs seront alors représentés sur les tables de notre librairie éphémère, près de 800 références allant de la littérature aux sciences humaines, de la photographie aux arts plastiques, de la botanique à l’astrophysique, interrogeant politique, genre, identité et histoire…
Soixante-dix éditeurs indépendants et alternatifs, furieux et décalés, irrévérencieux et poétiques. Soyez les bienvenus ! » 

 

 

 

 

Les livres conseillés par Laurence et Pascal, les libraires

Mis en avant

Laurence et Pascal, les libraires de la Halle Saint Pierre, vous recommandent ces livres.

Deux livres labyrinthiques et abracadabrantesques.
Deux livres avec des points communs : l’exploration de l’imaginaire et de la quatrième dimension, celle du temps, et un humour métaphysique :

“Solénoïde”, de Mircea Cărtărescu.
Traduction Laure Hinckel
Editions Noir sur blanc.

Solénoïde, dont on pourrait dire que c’est Kafka revisité par la ‘pataphysique, dans la sensibilité des contes d’Hoffman et de Bruno Schultz.

&

“Jérusalem”, d’Alan Moore
Traduction de Christophe Claro.
Editions Babel /Actes Sud

“Jérusalem” dans la tradition des auteurs anglais (Alice au pays des merveilles, Peter Pan mais également Swift, avec une critique acerbe de la société capitaliste anglaise), un hymne à la culture populaire.

 

Stéphane Blanquet

 

LIRE L’ARTICLE ICI

 

 

FRANCE CULTURE
Immersion totale pour l’équipe de “Mauvais Genres”, dans l’univers de Stéphane Blanquet 

 


LIBERATION – le 8 septembre 2020

STÉPHANE BLANQUET, VISCÈRES ET VERSA

Figure de l’underground français, l’auteur de BD investit la Halle Saint-Pierre avec ses visions grouillantes déclinées en sculpture, peinture et tapisserie.
Par Marius Chapuis— 
NEXT-LIBERATION.FR
 
 
 

TELERAMA SORTIR – du 02 au 08 septembre 2020


« Dans les têtes de Blanquet », une exposition-choc à la Halle Saint Pierre”

“Le beau est toujours bizarre” affirmait Baudelaire : avec Stéphane Blanquet, plasticien et artiste de bande dessinée, on ne peut qu’en attester. Son travail mêle sensualité et viscères, onirisme et viscosité, spiritualité et corps bouffis, et donne naissance depuis quarante ans à un univers sans pareil. Une grand expo sur son travail s’ouvre ce soir à la Halle saint-Pierre à Paris, jusqu’au 30 juillet 2021, et dans le cadre de ce voyage dans ses têtes, nous l’avons rencontré. “Si ça ne coule pas, que ça ne dégouline pas, ça ne m’intéresse pas” nous dit-il : âmes sensibles s’abstenir. […] Lire la suite 

 

STÉPHANE BLANQUET

“DANS LES TÊTES DE STÉPHANE BLANQUET” 

JUSQU’au 2 JANVIER 2022
Halle Saint Pierre


RENCONTRE – SIGNATURE
STÉPHANE BLANQUET
DIMANCHE 13 JUIN À PARTIR DE 12H30
HALLE SAINT PIERRE – À LA LIBRAIRIE
ENTRÉE LIBRE


 

Une exposition en 2 temps  :

  • du 5 septembre 2020 au 2 janvier 2022, au rez de chaussée, une exposition évolutive : tous les quatre mois, Stéphane Blanquet présente de nouvelles œuvres – installations, œuvres peu montrées, tapisseries, totems, de nouvelles têtes -.

  • du 19 mai 2021 au 2 janvier 2022, exposition TRANCHEE RACINE, Stéphane Blanquet investit l’espace à l’étage avec une cinquantaine d’artistes du monde entier – peintres, collagistes, dessinateurs … -. 

  • Durant l’exposition, Stéphane Blanquet éditera un hebdomadaire,
    La Tranchée Racine, excroissance graphique, en couleurs, de exposition, présentant les œuvres de près de 500 artistes du monde entier.


    LE CATALOGUE


    Textes de Martine Lusardy, Vincent Ravalec, Gilbert Lascault.
    édition bilingue (français / anglais)

    20 x 26 cm (relié, couv. toilée)
    360 pages (ill. coul. et n&b)
    Disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre : 25.00 €

     

    L’HEBDOMADAIRE

    La Tranchée Racine, numéro 1 spécial Stéphane Blanquet
    12 pages – 47,5 x 66 cm- 5€
    (disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre)

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DANS LES TÊTES DE STÉPHANE BLANQUET

Par Martine Lusardy, directrice de la Halle Saint Pierre

Présenté à la Halle Saint Pierre en 2011/2012 dans le cadre de l’exposition HEY! modern art & pop culture par Anne et Julien, Stéphane Blanquet y conçut spécialement une installation. Celle-ci portait très haut l’enjeu de l’exposition : affirmer la vitalité de ces expressions artistiques individuelles et autonomes qui rompent avec les conventions et les codes dominants et renversent les valeurs établies du “beau” et du “laid”, du bon” et du “mauvais” goût. L’artiste revient aujourd’hui en nos murs déployer son imaginaire tentaculaire : une carte blanche qui sera également pour lui l’occasion d’inviter des artistes avec qui il partage le même goût pour notre humanité souterraine.

Dessinateur, plasticien, metteur en scène, réalisateur, Stéphane Blanquet a derrière lui un long parcours dans le milieu de l’édition où il a fondé en 1990 le mythique Chacal Puant, primé au festival de la BD d’Angoulême en 1996 pour le graphzine La Monstrueuse puis les United Dead Artists. Considéré comme l’une des figures majeures de la scène artistique underground, son univers tourmenté déborde largement du cadre de sa production graphique. Installations, spectacle vivant, scénographie, cinéma d’animation, costumes et décors de théâtre, jouets, poupées et autres objets atypiques et subversifs, ombres chinoises, sont autant d’espace de création où Stéphane Blanquet signifie son parti pris : « La sous-culture est plus pernicieuse, plus virulente, plus vicieuse que l’art. L’art on sait où le trouver, il est au chaud, même s’il se dit violent ou anarchiste, il restera bien au chaud sous ses dorures. La sous-culture, elle, ne fait pas semblant, ne se donne pas de médailles, ou alors en chocolat. La sous-culture est toujours en danger, cachée dans la jungle, entre un paquet de lessive et des jouets en plastique bon marché. Même si parfois je flirte avec le milieu chaud et confortable, même si j’y glisse un doigt ou bien même un bras, le reste de mon corps est dans les intempéries des sous-sols ».
Les sous-sols seraient donc l’univers matriciel de Blanquet, un underground culturel réel où naissent ses images abrasives, mais aussi le lieu symbolique d’où provient la voix qui les anime. Ses influences seraient à chercher du côté de la bande dessinée érotique bon marché des années 70 à 90, notamment celle du sulfureux éditeur français Elvifrance. Cette littérature de gare licencieuse, au sexe explicite et à l’horreur débridée, aura été une inspiration directe.

L’exploration artistique de nos mondes psychiques et mythiques selon Stéphane Blanquet met à découvert ce que nous pensions connaître : le monde des pulsions, du sexe et de l’organique « Si on regarde bien, je dessine une brindille comme si c’était un organe, de l’herbe comme des poils, c’est une vision organique de tout, tout transpire plus ou moins, et tout est vivant… Et puis, il est bien plus passionnant de dessiner, de faire vivre des morceaux, cela devient comme des paysages, falaises de gorges, forêt de vulves, ça devient plus intéressant qu’une petite balade dans la campagne ». Ce langage issu des profondeurs du corps humain est à même de rendre accessibles l’indicible, l’impensable, l’inavoué.  Mais si Éros est ici généreux, s’il sécrète dans une joyeuse abondance, sa force vitale et créatrice n’en est pas moins inquiétante dans son engendrement jusqu’à l’obscène, dans sa prolifération jusqu’à la monstruosité. « Vomir sa propre œuvre, face au vide, face à l’encre épaisse, face à son propre dégoût, soi- même, c’est là qu’est l’impact. Face à face. Être seul et vomir sa propre mélasse, son propre jus, noir ou rouge, pourvu qu’il ne soit pas transparent ». Le corps, pour Blanquet, est instauré en une réserve de vitalité inépuisable, une véritable usine où chaque organe ne s’arrête pas à une fonction biologique mais prend alors un statut expressif, dévidant sur le monde environnant ses sécrétions symboliques. Le désir s’impose-t-il avec trop de force ?  Il doit alors faire exploser les têtes, les sexes, les faire cascades de liquides.

Le monde selon Stéphane Blanquet est un monde réduit à ses soubassements pulsionnels et organiques.  Mais l’artiste en établit sa propre topographie, créant dans un style exubérant, presque effrayant, de nouvelles relations entre les mots, les images et les corps. Il les dévoile autant qu’il les recouvre par leur étrangeté cruelle, grotesque, excessive.  Un extrême que l’on retrouve déjà dans nombre de ses titres : Goudron Pressage – Sillon Tympan, Vide point . rose trou, Mâchoires noires, Blanquet gangrène Tokyo, Blanquet s’ouvre la panse, Labyrinthique intestin, Chambre avec vue sur mes cauchemars, Rendez-vous Moi en Toi, La Vénéneuse aux deux éperons,  Chocottes au sous-sol !, La nouvelle aux pis, Viande froide et Cie, Le Fantôme des autres, Mon méchant moi, Monographie lacrymale.

Blanquet choque, provoque, trouble, aime créer le malaise en manipulant nos frustrations et ses propres obsessions. Son univers torturé, angoissé est peuplé d’hommes, de femmes et d’enfants que nous voyons habités par le démon de la perversité. Mais cette tension entre innocence et cruauté, entre jubilation sexuelle et pulsion de mort n’est pas désespérance sans issue. Blanquet fait la peau au refoulé, ressuscite la chair, les corps délivrés de la culpabilité et de la peur de mourir.  
« S’user jusqu’à la corde, raide, raide et rouge. La radicalité d’une œuvre n’est pas collective, elle ne peut l’être, elle est avec soi-même, sans posture, à poil devant la mort ».


Présentation de l’exposition par Stéphane BLANQUET

Il est très rare que l’on vous donne les clefs d’un lieu pour l’investir entièrement, sur une longue période, en vous laissant libre de s’y déployer de bas en haut, sur tous les murs, dans tous les espaces, de l’investir avec des images, des dessins, des sculptures, des expérimentations visuelles, des couleurs et lumières rouges vives, des nouvelles pièces rêvées pour le lieu. Il faut l’investir, se répandre, s’ouvrir soi-même et aller chercher sa propre matière. C’est à l’intérieur de soi que ça se passe, à l’intérieur de moi que sont mes images, mon univers, mes univers. Une tête ne suffit pas à contenir toutes mes envies, il m’en faut toujours plus, comme à mon habitude, plus de tout, plus de couleurs, plus d’espace, et évidemment plus de têtes. Plus d’univers nécessite / appelle / exige / signifie plus de têtes.

Dans les têtes de Stéphane Blanquet – dans mes têtes.
Une exposition d’un an ne peut pas rester statique, je suis trop agité pour la laisser dormir confortablement. Il me faut de l’inconfort et mon inconfort sera généreux. Diviser un an en trois temps, exposition évolutive en trois moments, tous les quatre mois réinvestir l’espace, le faire évoluer avec de nouvelles images, de nouvelles installations, des œuvres peu vues, des nouvelles tapisseries, des nouveaux totems, de nouvelles têtes. Pourquoi s’arrêter là ? Ce n’est pas suffisant, ce n’est jamais assez, alors déployons. Au-dessus de moi, à l’étage, au-dessus de mes têtes, je veux montrer d’autres univers, des univers frères, des univers sœurs. Des invités du monde entier. Des peintres, des collagistes, des dessinateurs, des artistes du monde entier, en deux expositions successives, une cinquantaine d’artistes. Il faut se déployer dans la générosité. Donc, en même temps que les murs, lancer un journal, un hebdomadaire, La Tranchée Racine. Chaque semaine, sur toute la durée de l’exposition, une excroissance graphique, en couleurs, imprimée sur un beau papier. 40 numéros, 500 artistes du monde entier. Il faut au moins ça, c’est un minimum. Il faut le maximum. Dans mes têtes, c’est comme ça.

STEPHANE BLANQUET

Artiste plasticien, dessinateur, créateur multimédia… Stéphane Blanquet (1973) développe un foisonnement d’images, de formes et de sons depuis la fin des années 1980 : œuvres d’art, installations, spectacle vivant et scénographie, édition indépendante, art urbain, cinéma d’animation, musique… Il enrichit son travail en explorant avec passion les technologies et techniques les plus variées, des plus traditionnelles aux plus avant-gardistes : dessin à la plume, lithographie, tapisserie numérique, outils informatiques…
En 1993, Blanquet, invité par Jacques Noël pour une première exposition solo, présente « Exposition Posthume » au Regard Moderne à Paris. Depuis, son travail est régulièrement montré: MAC Lyon, Singapore Art Museum, Musée des Arts Décoratifs (Paris), Hayward Gallery (Londres), Halle Saint-Pierre (Paris), Museum of Fine Arts Boston (USA)… Récemment, il a présenté des expositions personnelles au Centre Georges Pompidou à Paris en 2016, au Fürstenfeldbruck Kunsthaus (Allemagne) en 2017 et à l’Abbaye d’Auberive en 2018.

Quelques œuvres emblématiques de Blanquet :

  • la grande fresque murale au Museumsquartier de Vienne (Autriche)
  • l’installation immersive « le train fantôme », présentée pour la première fois au MAC Lyon en 2009. Pour la parcourir, les visiteurs doivent prendre place dans des wagonnets et pédaler.
  • la pièce de théâtre « Comment ai-je pu tenir là-dedans ? », co-créée avec Jean Lambert-wild, nominée aux Molières 2010
  • l’installation sonore exposée au Centre Georges Pompidou en 2016 avec la participation de The Residents, Mike Patton, John Zorn, Ikue Mori, Lydia Lunch, Pierre Bastien…
  • la création, en 2018, d’une tapisserie à 4 mains avec l’artiste japonais Tanaami Keiichi, « Unexpected Incident », présentée pour la première fois à l’Abbaye d’Auberive.

    Blanquet met au cœur de sa démarche artistique les échanges avec artistes et créateurs du monde entier : réalisation d’œuvres en collaboration, édition et organisation d’expositions. « United Dead Artists », sa maison d’édition, c’est plus de 140 publications, largement diffusées, présentant le travail de 350 artistes dont Tanaami Keiichi, Manuel Ocampo, David Lynch, Jérôme Zonder…

Focus :

En 2015, Blanquet attaque un projet ambitieux : une série de 40 tapisseries appelée « Les Drames Satyriques » librement inspirée par « Les Désastres de la Guerre » de Goya. Ces tapisseries traitent de la violence des civilisations humaines et de ses corolaires dont la mort. Elles sont réalisées avec des fils de coton, de soie, synthétiques, de lin et d’autres plus surprenants, toujours dans des couleurs soutenues. Les tapisseries ont une taille similaire, environ 170 x 250 cm et un bord rouge. Chacune fait l’objet d’une édition limitée à 8 exemplaires.

Principales expositions :

  • Halle Saint Pierre, Paris (France), « Dans les têtes de Stéphane Blanquet », solo, septembre 2020 à juillet 2021
  • Abbaye d’Auberive (France), « Par les masques écornés », solo, 2018
  • Fürstenfeldbruck Kunsthaus (Allemagne), « New Lung Seeded Inside », solo, 2017
  • LAAC Dunkerque (France), « Musique à voir », collective, 2017
  • Centre Georges Pompidou, Paris (France), « Goudron Pressage . Sillon Tympan », solo, 2016
  • Ferme du Buisson, Noisiel (France), « La Colonne d’Appendices », solo, 2016
  • Halle Saint-Pierre, Paris (France), « L’Esprit Singulier », collective, 2016
  • Singapore Art Museum (Singapour), « Glossy Dreams in Depths », solo, 2013
  • Night Lights Festival (Singapour), « Distorted Forest », collective, 2012
  • Wharf, Centre d’art contemporain de Basse-Normandie, Caen (France), « Le boyau Noir », solo, 2012
  • Musée d’art contemporain de Lyon (France), « Quintet », collective, 2009

Principales publications :

  • « Carnet d’hiver 2017 », United Dead Artists, 2018
  • « Rose trou », Les Crocs Electriques, #101, 2017
  • « Par au dessus dessous », Les Crocs Electriques, #30, 2017
  • « Rendez-vous Moi en Toi », United Dead Artists, 2014
  • « Le Boyau Noir », Editions du Wharf (Centre d’art contemporain de Basse-Normandie), 2011
  • « Monographie lacrymale », Edition de l’An 02/Actes Sud, 2005 (préface Gaspar Noé)
  • « Rétrographie », Maison de la culture de Tournai, 2001

Articles récents :

  • Les Nouvelles de l’Estampe, N°257, hiver 2016/2017, article de Lise Fauchereau
  • Soixante-Quinze, N°5, septembre 2016, article de Philippe Schaller
  • Raw vision, #90, Summer 2016, article de Alla Chernetska



LA LIBRAIRIE AGRANDIE

La librairie se déploie au rez-de-chaussée de la Halle Saint Pierre.

 

 

 

 

Solénoïde

Mircea Cartarescu

Editions noir sur blanc

Chef-d’œuvre de Mircea Cãrtãrescu, Solénoïde est un roman monumental où résonnent des échos de Borges, Swift et Kafka. Il s’agit du long journal halluciné d’un homme ayant renoncé à devenir écrivain, mais non à percer le mystère de l’existence.

Dernière sélection Prix Médicis 2019
Prix Transfuge 2019 du meilleur roman européen
Prix Millepages 2019 (catégorie roman étranger)
Palmarès 2019 des 100 livres de l’année du magazine Lire
 

Date de parution : 22/08/2019
27,00  €
Disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre

Après avoir grandi dans la banlieue d’une ville communiste – Bucarest, qui est à ses yeux le « musée de la mélancolie et de la ruine de toute chose », mais aussi un organisme vivant, coloré, pulsatile –, il est devenu professeur de roumain dans une école de quartier. Si le métier le rebute, c’est pourtant dans cette école terrifiante qu’il fera trois rencontres capitales : celle d’Irina, dont il tombe amoureux, celle d’un mathématicien qui l’initie aux arcanes les plus singuliers de sa discipline, et celle d’une secte mystique, les piquetistes, qui organise des manifestations contre la mort dans les cimetières de la ville.

À ses yeux, chaque signe, chaque souvenir et chaque rêve est un élément du casse-tête dont la résolution lui fournira un « plan d’évasion », car il ne s’agit que de pouvoir échapper à la « conspiration de la normalité ».

Mircea Cărtărescu est né en Roumanie en 1956. Docteur en Lettres, il enseigne aujourd’hui la littérature roumaine à l’université de Bucarest. Poète, romancier, critique littéraire, journaliste, il est aussi membre de l’Union des écrivains roumains ainsi que du Parlement culturel européen.
Il a publié près de 30 livres et de nombreux articles ; son travail a été traduit dans 20 langues. Lauréat de dizaines de distinctions littéraires parmi les plus importantes, il a été couronné en 2018 par les prestigieux prix Thomas-Mann (Allemagne) et Formentor de las Letras (Espagne).

Parus en français, entre autres : Orbitor (Denoël, 1999, puis Folio Science-Fiction nº 90) ; L’Œil en feu (Orbitor II, Denoël, 2005) ; Pourquoi nous aimons les femmes (Denoël, 2008) ; L’Aile tatouée (Orbitor III, Denoël, 2009) ; Le Levant (P.O.L, 2014) et La Nostalgie (P.O.L, 2017).

ILS EN PARLENT…

 

« Après avoir lu Solénoïde, d’une certaine manière, votre vie est divisée en deux, vous cessez de devenir un lecteur ordinaire, comme après avoir lu Homère, Kant ou Heidegger. » Gabriel Liiceanu, écrivain et philosophe roumain.

« Quelle expérience extraordinaire, si bouleversante, d’être les contemporains d’un génie ! Parce que les grands génies de la littérature, de la musique, de la science, semblent toujours être nés dans des temps lointains et déjà tous morts. Mon éblouissement avec Solénoïde est tellement formidable que je recommande ce livre à tous mes amis avec le plus grand enthousiasme.

Solénoïde
 est la littérature la plus moderne et la plus originale que je connaisse. C’est la réponse à toutes les tendances du nouveau siècle qui visent à mettre fin à la littérature au nom du reportage, de ‘‘la non-fiction’’ et des ‘‘histoires vraies’’. […] Une littérature qui cesse d’être une simple ‘‘littérature’’ et devient une aventure de la vie. »
Andrés Ibáñez, Revista de Libros (Espagne)

« Mircea Cărtărescu crée des mondes aux frontières perméables. Avec lui, nous sommes loin de la sinistrose, du déclin et des états d’âme. C’est un écrivain qui se mérite. Une lecture qui ne prédispose ni à l’évasion ni au divertissement. Mais qui apporte l’extase et la joie. » Edgard Reichman, Le Monde, 2005

« (…) l’immense Mircea Cartarescu dont le phénoménal roman Solénoïde carbonise toutes les prétentions littéraires de cette rentrée. » Mauvais Genres, France Culture

« L’événement littéraire non francophone de cette rentrée, un roman de plus de 800 pages, absolument phénoménal ! » François Angelier, France Culture, Mauvais Genres

« Mircea Cartarescu a publié trente livres, il est traduit dans le monde entier – en français, ici, par Laure Hinckel, et nous proposons que de chaque page de Solénoïde surgissent des mains pour l’applaudir. » Claire Devarrieux, Libération

« Solénoïde n’est pas seulement le roman du jour. C’est un livre majeur, qui accède par sa maîtrise (et l’époustouflant travail de Laure Hinckel à la traduction) au rang de classique instantané. (…) L’œuvre de Cartarescu est taillée dans la même roche que celles de Borges et Kafka : granitique, inexpugnable, universelle. » Didier Jacob, L’Obs

 

Éloge du risque

Anne Dufourmantelle
Docteur en philosophie et psychanalyste.

Ce livre fait l’éloge de la prise de risque à une époque où la sécurité nous est donnée comme valeur principale. Il traite, dans de courts chapitres des divers registres où l’on rencontre le risque : la vie amoureuse, la séparation, la dépendance mais aussi la vie sociale, le langage ou les biotechnologies. Autour de cette question centrale : qu’est-ce que risquer sa vie, à savoir prendre le risque de vivre vraiment ?

Anne Dufourmantelle a notamment publié En cas d’amour (2009) et La puissance de la douceur (2013) aux Editions Payot & Rivages.

Séminaire Art &Thérapie 2020

Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Transformation
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur de médiation artistique et d’art-thérapie)

Séminaire mensuel 2020 à la Halle Saint Pierre – 11ème année
Sous la direction de Jean-Pierre Klein
 Chaque 3ème samedi de 14H30 à 16H30 de janvier à mai et en juin 2020, une journée entière
avec des médiateurs artistiques et des art-thérapeutes

La puissance de la fiction

Nous avons scandé naguère : « L’imagination au pouvoir ». Plutôt que la notion de « pouvoir » qui signifie pour beaucoup « Pouvoir sur autrui », nous préférons dire maintenant : « L’imagination à la puissance ». Nos rêveries, nos fictions prises pour du réel ou reconnues comme telles participent-elles de notre puissance de vie ? Nos songes au sens large sont-ils plus vrais que nos mensonges que nous croyions la vérité même quand nous ne lui adjoignons pas la majuscule de la Vérité universelle qui n’est au fond que notre propre construction, voire une construction externe qu’on nous inculque.

Le « Peu de réalité » dont parlent les surréalistes se prolonge dans cette formule de Philip K. Dick : « La réalité objective n’est que le produit d’un raisonnement destiné à formuler l’universalisation hypothétique d’une multitude de réalités subjectives ». L’art, l’écriture, le conte et bien sûr l’art-thérapie ont prouvé que la fiction était une façon de dire le monde, de se dire, de transformer le monde et de se transformer. Nous avons décliné dans ces séminaires l’avènement de la métaphore non dévoilée, comme figuration de l’intime, intime dont nous prétendons au contraire de la doxa psy qu’il ne nous regarde pas car c’est lui qui nous regarde sans que nous discernions bien son éclairante obscurité. Cette année, nous avons pour ambition d’ouvrir à la fiction comme avenir structurant et anticipatoire d’un univers en mutation.

PROGRAMME 2020

18/01 Robin Renucci, metteur en scène, comédien, Directeur des Tréteaux de France

15/02 Marc Petit, romancier, essayiste, auteur d’Eloge de la fiction, Fayard

21/03 Bernard Rigaud, philosophe, docteur EHESS, directeur d’un centre d’addictologie, Parole poétique et fiction à partir d’Henri Maldiney et de Giorgio Agamben

 18/04 François Dingremont, anthropologue de l’art, Plaisir de la fiction et fiction du plaisir, réflexions à partir du livre l’Odyssée

16/05  Bernard Chouvier, Pr de Psychopathologie clinque, psychanalyste, auteur de Le pouvoir des contes, Dunod, Conte, imaginaire et magie

20/06 toute la journée 11H15-17H45 Art-thérapeutes et Médiateurs artistiques : performances, ateliers, études de cas, conférences

Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com entrée 12 € (6 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année) communication@hallesaintpierre.org Tel : 01 42 58 72 89 INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

ROGER BALLEN

 


Une plongée dans l’univers de …

La marchande d’art Caroline Smulders et la galerie Karsten Greve (basée à Paris, St. Moritz et Cologne) s’allient cette année pour présenter un solo show de l’Américain Roger Ballen, en parallèle de son exposition monographique à la Halle Saint-Pierre (prolongée jusqu’au 3 janvier 2021). L’artiste de 70 ans, grand héritier du surréalisme dont le travail combine installations, dessins et photographies, a conçu lui-même le projet pour la foire parisienne : il y dévoile son univers fantasmagorique autour d’œuvres récentes, mettant en scène des poupées extatiques dans des compositions colorées, mais aussi des photographies noir et blanc plus anciennes, révélant les ambiguïtés de l’enfance.

Le Quotidien de l’Art (8/9/20)

 


A VOIR A PARIS

“Le monde selon Roger Ballen”
En écho au solo show sur le stand de Caroline Smulders et de Karsten Greve, qui fait office d’introduction, la rétrospective de la Halle Saint-Pierre donne toutes les clés pour comprendre le style « ballenesque »

Le Quotidien de l’Art (8/9/20)

Froggydelight
Expositions :
voir des expositions en “real life” avec la réouverture progressive des musées :
“Le Monde selon Roger Ballen” à La Halle Saint Pierre

L’œil de la photographie

https://loeildelaphotographie.com/en/the-world-according-to-roger-ballen-gg/

Roger Ballen, photographe du “freak”
FRANCECULTURE.FR

Dans l’esprit de Roger Ballen | Artiste Interview | Wladimir Autain

Roger Ballen dans le temple des outsiders.
– Beaux Arts Magazine -Janvier 2020

IN THE CITY-Decembre – janvier 2019 – intégralité du dossier ici 


Paris Photo 2019 : 20 photographes à voir

Ils enchantent, dérangent ou questionnent… Florilège de talents à admirer sous la nef du Grand Palais et partout en ville lors de la 23e édition de Paris Photo, du 7 au 10 novembre.

Roger BALLEN
Le photographe sud-africain est le grand invité de Paris cette année. À la Halle Saint Pierre où il fait l’objet d’une grande exposition… (Le Figaro.fr)



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Roger Ballen, l’esprit frappeur

Il y a chez lui des grimaces et des battements d’ailes, des grincements de dents et des rats, des squelettes et des bébés. Le photographe Roger Ballen fait dialoguer toutes sortes d’obsessions dans des compositions cauchemardesques, quoique étrangement familières. À Paris, la Halle Saint-Pierre l’expose pour une année entière, le temps peut-être de déchiffrer une œuvre puissamment énigmatique. Rencontre.

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Les 5 expos à ne pas rater en septembre en France

Le théâtre de la cruauté exposé.

Lorsqu’il se rend à Paris, Roger Ballen visite la Halle Saint-Pierre, dans le XVIIIe arrondissement. Pour sa série d’expositions en Europe qui reviendront sur son travail, il a donc tout naturellement fait le choix d’y exposer à son tour. Dans ce lieu dédié à l’art brut, le photographe, Américain d’origine mais Sud-Africain d’adoption, revient sur cinquante années de carrière.

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Le monde selon Roger Ballen

L’exposition « Le monde selon Roger Ballen », plus grande rétrospective à ce jour de l’œuvre du photographe sud-africain, revient à la Halle Saint Pierre, à Paris, sur les cinquante ans de carrière de cet artiste hors-norme. Photographies et installations dont certaines, inédites, ont été produites in situ, composent un univers sombre et cruel, métaphore de l’absurdité existentielle.

L’exposition « Le monde selon Roger Ballen » à la Halle Saint Pierre, à Paris, constitue, pour la première fois en France, une véritable rétrospective de l’œuvre d’un des photographes majeurs de sa génération. Le style unique de cet artiste sud-africain, qu’il définit lui-même comme « ballenesque » renvoie de façon crue le versant le plus sombre de la condition humaine : l’absurdité de l’existence et du monde et la confusion voire la folie qui en résultent.

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A la Halle Saint-Pierre, bienvenue à Ballenland, “Le Monde selon Roger Ballen”, un monde angoissant, horrifique, drolatique et/ou macabre décliné sur le mode du paysage mental, dont l’artiste photographe et plasticien indique qu’il ressort non à la représentation de sa psyché mais à la sollicitation de celle du regardeur en charge de l’élaboration de sa propre autofiction.


Le curieux des arts.fr

” Chaque fois que je visite Paris année après année, j’ai hâte de visiter la Halle Saint Pierre […]. L’art qu’on peut voir à la Halle Saint Pierre est authentique, essentiel, implicitement compréhensible ” souligne Roger Ballen (1950, New York). Après des études de psychologie et un doctorat en économie minière il part, en 1982, en Afrique du Sud. Il y exerce son métier de géologue, découvre banlieues et campagnes, pratique la photographie. Ce médium, il le connaît depuis son enfance, sa mère travaillait à l’agence Magnum avant d’ouvrir une galerie de photographies à New York.


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The everlasting enigma of Roger Ballen

To encounter the South Africa-based American photographer Roger Ballen means to experience the uncanny nature of his photographs. The artist enjoys showing them to you in an easygoing, straightforward manner over lunch, which he barely touches, choosing instead to reveal some of the secrets of his art…

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Complètement dada

De géologue, ce docteur en économie minière est devenu photographe ; du documentaire, il est passé à la mise en scène, aux dessins, installations, vidéos, projections, peintures, sans jamais abandonner la photographie. Témoin : cette image prise sur une vitre selon un procédé qu’il a lui-même mis au point. Comment qualifier le travail de Roger Ballen ? Absurde, surréaliste, creepy ? L’artiste réfute l’idée de mettre des mots pour le décrire et nous déconseille de le faire ! Précision de sa part : « Ce n’est pas l’ordre qui commande, c’est le chaos ». Tout est dit : ballenesque reste sans doute le terme le plus approprié tant l’œuvre de cet Américain vivant en Afrique du Sud depuis près de quarante ans est atypique. Elle fait l’objet d’une rétrospective à la Halle Saint-Pierre à Paris (jusqu’au 31 juillet 2020), où sont présentées pour la première fois des photos couleur.

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Exposition Roger Ballen commentée par Bruno Dubreuil, blog ViensVoir


Article dans Charlie Hebdo sur l’exposition Roger Ballen à la Halle Saint Pierre.


Théâtre de l’absurde et de la cruauté, le monde de Roger Ballen hante la Halle
Saint Pierre.

A l’étage, son travail photographique qui est la base de sa création. Au rez-de-chaussée, ses dessins et installations dont certaines conçues expressément pour cette exposition. L’univers sombre et pénétrant de Roger Ballen s’expose en cette rentrée à la Halle Saint-Pierre et c’est un sacré choc de s’y confronter pour la première fois.

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TELERAMA

En images : l’univers cauchemardesque du photographe Roger Ballen
Par Frédérique Chapuis

Ses clichés ont fait le tour du monde. Le photographe sud-africain s’expose dans un lieu consacré à l’art brut. A la marge.

Roger Ballen, regard clair et perçant, semble très à l’aise au milieu des caisses remplies de têtes de poupées, d’animaux empaillés, de fils de fer, de cheveux, d’os…, qui serviront à composer les décors de l’une de ses plus importantes expositions. Il ne manque que les souris et les rats blancs vivants qui hantent habituellement ses images et dont il aurait aimé qu’ils soient aussi de la fête (mais que Martine Lusardy, directrice de la Halle Saint-Pierre, a refusé d’accueillir). A 69 ans, le photographe est soucieux de faire comprendre son univers, qu’il qualifie de « ballenesque » et qu’il décrit comme énigmatique, mystérieux, psychologique, primaire et, surtout (insiste-t-il), profondément instinctif. Un univers cauchemardesque qui fera le tour du monde grâce à la diffusion du clip de I Fink U Frieky (2012), que Ballen réalise avec le duo déjanté de hip-hop hardcore Die Antwoord.

Au cœur de ses ténèbres

On découvrira ici des œuvres réalisées entre 1995 et 2018 avec plusieurs médiums : de la photographie (ce par quoi il a débuté) au dessin, en passant par l’installation et la vidéo. Pourquoi les déshérités, les êtres marqués par la consanguinité et les troubles psychologiques, croisés à travers l’Afrique du Sud lorsqu’il exerçait le métier de géologue, ont-ils déserté ces images crues qui ont fait connaître, et parfois détester, Roger Ballen ? « Lorsqu’il y a des humains dans les photos, répond-il, le public se demande : pourquoi sont-ils là, qui sont-ils, sont-ils d’accord ? Leurs visages prennent ainsi le dessus sur le reste du travail et un tas d’aspects sont oubliés. Alors que devant un oiseau, un dessin, on est sans jugement, et cela reste bien plus mystérieux»


Roger Ballen : « L’essence de la vie est au-delà des mots »
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Roger Ballen : photographier des énigmes



“Le monde selon Roger Ballen” à la Halle Saint Pierre, Paris

Que se passe-t-il dans la tête de Roger Ballen ? Son monde plein de symboles se montre complexe, labyrinthique, plein de sombres métaphores, et pourtant simple et enfantin, délibéré et organique, laissant un doute sur l’interprétation qu’on peut en faire, donc nous laissant libres. Des objets accumulés sont mis en scène, photographiés, ou filmés pour une vidéo avec les musiciens et graphistes sud-africain déjantés Die Antwoord ; l’image carrée imprimée est un récit, un film entier. Sa photographie est documentaire, elle explore les marges de la société, y cherche le beau, la grâce édentée et grimaçante. Ensuite, elle rentre dans une intimité presque obscène, documentant cette fois l’imaginaire de Roger Ballen, les méandres de sa mémoire et de son expérience.

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