Serge Rezvani 

RENCONTRE / SIGANTURE / EXPOSITION
Serge Rezvani
A l’occasion de la parution du livre avec textes et dessins
SUR – TITRES
Editions ???
Mercredi 14 septembre 2022 à 19 heures
Accompagnées d’une exposition de dessins
à l’espace galerie ouvert
de 11 heures à 18 heures

Halle Saint Pierre – Entrée libre 
Réservation conseillée au : 01 42 58 72 89

Serge Rezvani, écrivain, auteur et compositeur de chansons, peintre

Né en 1928 à Téhéran, Serge Rezvani arrive en France à l’âge de un an avec sa mère juive d’origine russe. Atteinte d’un cancer quand il a 7 ans (elle mourra trois ans plus tard), elle place son fils dans des internats tenus par des russes blancs. C’est là que Serge Rezvani commence à apprendre la langue française. A quinze ans, il s’enfuit d’une de ces pensions pour vivre dans le quartier des artistes de Montparnasse.

Pendant les vingt années suivantes, il vit de sa peinture, reclus avec sa femme Lula dans une bâtisse du massif des Maures. Au tournant des années 1960, Serge Rezvani se détourne de la peinture pour écrire des chansons. Il compose notamment à la demande de François Truffaut, la chanson du film “Jules et Jim” chantée par Jeanne Moreau, Le Tourbillon de la vie. Devant l’immense succès, s’ensuit un album entier qu’il compose pour l’actrice, dont le non moins célèbre J’ai la mémoire qui flanche. Il compose également pour Anna Karina dans le film “Pierrot le fou” de Jean-Luc Godard.  En tout, il est l’auteur de plus de 150 chansons signées « Cyrus Bassiak ».

De l’écriture de chansons, Rezvani passe à celle de pièces de théâtre et romans. Il écrit des récits autobiographiques depuis Les années Lula (1968) jusqu’à L’éclipse (2003) et Ultime amour (2012), ainsi que des œuvres plus poétiques comme La Traversée des Monts Noirs (1992) ou L’Origine du monde (2000).

En 2005, il se marie avec la comédienne Marie-Josée Nat, laquelle est décédée en 2019.

 également interprétée par Jeanne Moreau. Ses chansons ont été signées « Cyrus Bassiak ».

 

Un fabuleux sauvetage

PROJECTION / RENCONTRE

Patrimoines irréguliers de France et La Fabuloserie
sont heureux de vous annoncer la sortie de
Un fabuleux sauvetage
Film documentaire de Danilo Proietti
Projection en avant-première,
en présence de Patrimoines irréguliers de France et de l’auteur

Dimanche 22 mai 2022 à 15h – entrée libre


Halle Saint Pierre
– à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Le film
Ce documentaire raconte le deuxième sauvetage, en mai 2021, de la Tour Eiffel réalisée par Pierre Avezard dit Petit Pierre, un joyaux de l’art brut conservé à La Fabuloserie à Dicy (89, Yonne).
A travers des témoignages, des interviews et des documents d’archives, « Un fabuleux sauvetage » met en évidence les difficultés de restaurer l’éphémère et la créativité nécessaire pour sauver une œuvre d’art hors-normes.

Bande annonce

Le manège de Petit Pierre
« Ça couine, ça grince, ça racle et c’est une véritable merveille visuelle et sonore que le Manège de Pierre Avezard, dit « Petit Pierre ».
Fabriqué pendant un demi-siècle, à partir de bouts de tôles, de morceaux de fer blanc récupérés, de boulons, de débris de métaux, ce Manège – ainsi nommé par son créateur- tient plus du spectacle total que de la mécanique foraine. On y pénètre par une sorte de petit sas qui fait aussitôt basculer le visiteur dans un univers parallèle, entièrement animé. Entourés de machines mouvantes et bruyantes qui reconstituent le quotidien de Petit Pierre, on découvre alors un univers campagnard et onirique, réel et rêvé, authentique et farceur, rempli de personnages rigolards et d’animaux facétieux – comme cette vache électrique qui prend un malin plaisir à asperger d’eau le visiteur imprudent – sans oublier des véhicules en tout genre : des voitures, des chars, des tracteurs, mais aussi des tramways qui passent en brinquebalant au-dessus de nos têtes, des bombardiers qui lâchent des billes sur une tôle dans un son d’enfer, peinant à couvrir le bruit du moteur qui fait mouvoir l’ensemble des machines ; le tout étant dominé par une immense tour Eiffel de 23 mètres de haut. »
– Céline du Chéné– France culture

 Pierre Avezard, dit « Petit Pierre » (vacher dans le Loiret, 1909-1992)
Infirme et autodidacte, il est l’auteur du « manège de Petit Pierre », exposé à La Fabuloserie à Dicy dans l’Yonne. Il vécut toute sa vie dans le village de Fay-aux-Loges, dans le Loiret.

Sites internet :
http://www.fabuloserie.com
patrimoines-irreguliers.org

 

 

RENCONTRE / CONCERT / EXPOSITION
 Nadia Szczepara, “Tactiques sanitaires”
Dessins
15 – 30 avril 2022
 Halle Saint Pierre – à la librairie 

Les éditions Les Amateurs de l’Ours vous proposent de rencontrer l’artiste peintre et dessinatrice Nadia Szczepara à l’occasion de l’exposition des dessins de son livre “Tactiques sanitaires”, et de découvrir les chansons du nouvel album de Léonore Boulanger « Un lièvre était un très cher baiser ».

RENCONTRE / CONCERT

Dimanche 17 avril 2022

Rencontre avec Nadia Szczepara  dimanche 17 avril à 15 heures – entrée libre
suivie du concert de Léonore Boulanger à 16 heures – entrée 5€


Halle Saint Pierre – à l’auditorium

Extraits du nouvel album  « Un lièvre était un très cher baiser »,  inspiré des écrits
d’Ernst Herbeck, patient de longue durée au Centre Gugging près de Vienne.
Avec
Léonore Boulanger :
voix, mini-mégaphone, mini steel-drum, flûte à coulisse, clavier.
Jean-Daniel Botta : voix, guitare.
Laurent Sériès : percussions, casio, toy box

*

Nadia Szczepara
Installée dans le bocage vendéen où elle a créé avec Benjamin Barouh Les Amateurs de l’Ours (maison d’édition et lieu de résidence pour artistes, contemplatifs et amateurs), Nadia Szczepara peint, écrit et dessine. Son recueil “Tactiques sanitaires” raconte la traversée de l’écran hygiénique et la métamorphose numérique. C’est le journal de bord d’une artiste peintre qui voit dans le confinement la métaphore imagée, voire la caricature, de l’époque. La réalité se détache du socle terrestre pour se confondre à sa figure de style. Les dessins, écrits à l’encre de chine, donnent forme à l’étrange récit de cette désincarnation stupéfaite qui cherche à ne pas perdre son calme alors que s’accélère la robotisation des rapports humains.

Léonore Boulanger
Captivante hybridation entre une chanson ultra-violette et la découverte d’écrits bruts d’un poète asilaire autrichien : « Un lièvre était un très cher baiser » constitue le 5ème album au kaléidoscope de Léonore Boulanger & Jean-Daniel Botta, chanteurs multilingues, musiciens aimablement aberrants accompagnés du percussionniste Laurent Sériès.
Comme on tire les cartes : Le matin, L’automne, Le rêve, L’arc-en-ciel, La vie, L’ours-danseur… Ils partent en quête des fulgurances de Ernst Herbeck, patient de longue durée au Centre Gugging près de Vienne. Poèmes fragmentés, langue inventée, de quoi rêver une outre-lande aux sonorités transmentales, un bondissant territoire de tendresses et d’expérimentations.
– Photo : Laurent Orseau

Caroline Emery

RENCONTRE  / PROJECTION

Tire langue
(7mn, 2003, documentaire peint )  
Film de Caroline Emery et Stephan Bauer

Des hirondelles 
(40 mn, 2019, documentaire  – film, peintures, photographies)
Film de Caroline Emery

suivi d’une rencontre conduite par Edmée Doroszlaï
(curatrice de l’exposition collective Face to Face – Montreuil 2019*)

Dimanche 3 avril, à 15h – entrée libre
Réservation conseillée au : 01 42 58 72 89
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

 

LES FILMS

Tire langue (7mn), 2003, documentaire peint 
Le temps d’une histoire vraie, l’espace d’une peinture imaginaire. 

Louise, la Gabonaise raconte une de ses relations amoureuses : « Il m’a demandé de faire l’amour dans l’eau, de faire des tire-langues. J’ai refusé. »
À la joie de l’espace pictural et du ton crûment naïf de la voix qui fait sourire, s’instille petit à petit un sentiment de malaise. Cette histoire apparaît alors comme un témoignage de la violence sous-jacente aux rapports entre hommes et femmes.

Réalisation : Caroline Emery et Stephan Bauer
Production : Le GREC (Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques)
Sélection Festivals : 3ème escales documentaires (La Rochelle), Traces de vie (Clermont-Ferrand), Paris tout court, FIFCA (Canada), Festival Côté Court (Pantin), Festival International de Films de Femmes (Créteil), 16ème Festival Filmmor (Istanbul)…
Bande annonce Tire Langue 

Des hirondelles (40 mn, 2019, documentaire – film, peintures, photographies)
Un temps pour la parole, un espace pour le souvenir.

Deux histoires de viols en écho, l’une à Téhéran et l’autre à Paris. Deux petites filles, Nasrin et Caroline, doivent affronter, seules, une violence masculine dont elles ne savent rien.                
Réalisation : Caroline Emery
Production : JMF Productions, Franck Saint Cast
Sélection festivals : 18ème Festival Filmmor (Istanbul)
Bande annonce Des hirondelles

Notice biographique 
Caroline Emery, diplômée de la Fémis, monteuse itinérante de fictions et de documentaires au gré de ses séjours au long-court entre le Moyen-Orient et le Maghreb, fait régulièrement des pas de côté en réalisant ses films à partir de récits biographiques et autobiographiques.

Ses deux premières œuvres surgissent comme une échappatoire réactionnelle à son propre vécu. Son travail débute par une longue et minutieuse création picturale à la gouache inspirée par des témoignages intimes puis se déploie dans un va-et-vient hybride de séquences documentaires, photographies et gouaches fixes ou animées.

« Jusqu’à ma rencontre avec Nasrin à Téhéran qui m’a amenée à réaliser Des hirondelles, je n’avais jamais osé faire un film sur l’inceste dont j’ai été victime mais je me rends compte aujourd’hui que Tire langue en contenait les prémices. »
Caroline Emery
+ d’infos

Exposition collective Face to Face Montreuil 2019 dont Caroline Emery
Tire langue – Installation vidéo et extraits de la fresque monumentale à la gouache de 30 mètres de long en 12 panneaux de 260 x 75 cm sur Canson ; 
Des hirondelles, installation vidéo et 9 gouaches format moyen – taille variable.

 

 

Editions Unes

RENCONTRE / LECTURE

Editions Unes : hier, aujourd’hui et demain
à l’occasion des 40 ans des éditions Unes
rencontre et lecture de
Billy Dranty, responsable de l’édition des Écrits de La Bête noire de René Daumal,
Jean-Louis Giovannoni, écrivain central du catalogue,
et Raluca Maria Hanea, poète et traductrice,
en présence de l’éditeur François Heusbourg.

Chacun des intervenants témoigne de la volonté constante des Editions Unes depuis 1981 de découvrir de nouvelles voix poétiques, aussi bien françaises qu’étrangères, et de suivre leur œuvre avec fidélité, sans renier le patrimoine littéraire du XXe siècle.

suivi de signatures
et présentation d’une sélection de livres à la librairie de la Halle Saint Pierre 

Dimanche 13 mars 2022 à partir de 15 heures
Halle Saint Pierre
– à l’auditorium (entrée libre)
Réservation indispensable : 0 14 25 87 2 89

*

LES EDITIONS UNES

Fondées en 1981 par Jean-Pierre Sintive, les Editions Unes ont bâti au fil du temps un catalogue incontournable dans la poésie contemporaine, associant livres à grands tirages et ouvrages de bibliophilie, avec une attention particulière à la mise en relation des écrivains et des artistes.

Les Editions Unes ont introduit de nombreux auteurs étrangers en France, notamment Paul Auster, Thomas Kling, George Oppen, Pia Tafdrup, Geoffrey Squires ou José Angel Valente, et ont contribué à la découverte ou à la notoriété de certains des poètes français les plus important de leur génération, de Ludovic Degroote à Guy Viarre, en passant par Jean-Louis Giovannoni et Hervé Piekarski.

Figurent aussi au catalogue des poètes tels que Joë Bousquet, Paul Celan, François Cheng, René Daumal, Emily Dickinson, Christian Dotremont, André du Bouchet, Bernard Lamarche-Vadel, Thierry Metz, Henri Michaux, Bernard Noël, Roberto Juarroz, Gabriela Mistral, Fernando Pessoa, Antonio Porchia, Charles Reznikoff ou William Carlos Williams.

Après un arrêt des publications en 2002, Jean-Pierre Sintive a confié en 2013 la maison à François Heusbourg, qui a installé les bureaux à Nice, dans un espace où se côtoient expositions d’art contemporain et lectures de poésie. Il perpétue depuis lors sa tradition d’édition en typographie, alliant la fidélité aux auteurs du catalogue qui compte à ce jour 360 titres, à l’accueil de nouveaux poètes, tant français qu’étrangers.

NOTICES BIOGRAPHIQUES

Billy Dranty est né à Rouen en 1975. Son travail poétique a été principalement publié aux éditions Fissile (dont une trilogie : L’hydre-anti / Derelictus / Rivage veuf), Derrière la salle de bains, Barre parallèle, et plus récemment aux éditions du Canoë avec un livre double, Advers/Attract obstruct (2021). Éditeur critique, il a établi, documenté et présenté les correspondances croisées de René Daumal avec Léon Pierre-Quint (en collaboration avec Bérénice Stoll, Ypsilon, 2014), de Roger Gilbert-Lecomte avec René Daumal (Ypsilon, 2015), celles de Richard Weiner avec les poètes du Grand Jeu (en collaboration avec Erika Abrams, Fissile, 2019), ainsi que les Lettres à Pierre Minet de Max Blecher (L’Arachnoïde, 2020) et les Écrits de La Bête noire de René Daumal (Unes, 2021). Il a en outre pourvu d’un encadrement éclairé une nouvelle édition du Mont Analogue, dans l’ouvrage Les Monts Analogues de René Daumal (Gallimard, 2021).

Jean-Louis Giovannoni est né à Paris en 1950. Il a exercé le métier d’assistant social pendant plus de trente-cinq ans en hôpital psychiatrique. Il ouvre son œuvre poétique avec Garder le mort en 1975, livre de deuil qui deviendra un classique de la poésie contemporaine. Auteur d’une trentaine d’ouvrages chez divers éditeurs (Unes, Leo Scheer, Lettres Vives, Champ Vallon…), il compose une poésie de fragments interrogeant le malaise d’un rapport intime et extérieur au monde (Les Mots sont des vêtements endormis, Ce lieu que les pierres regardent, L’air cicatrise vite). Ce rapport à l’espace s’incarne jusqu’à une forme d’abstraction aérienne à la fin des années 80 (L’Invention de l’espace, L’Immobile est un geste, Pas japonais) avant de faire place à de nouvelles formes, entre prose et poème. Depuis les années 90, ses thèmes interrogent notamment la violence des rapports sociaux (L’Élection, Journal d’un veau, Sous le seuil, L’échangeur souterrain de la Gare Saint-Lazare), mêlant fantasmagorie et biographie, grotesque et pulsion, dans une figuration du monde ou le fourmillement de l’invisible se mêle à l’instabilité du corps personnel et collectif. Il s’occupe par ailleurs de la publication des textes inédits de Raphaële George. Lauréat du prix Georges-Perros en 2010, il a été président de la Maison des écrivains et de la littérature.

Raluca Maria Hanea est née en Transylvanie en 1982. Elle s’installe au début des années 2000 à Paris et devient directrice artistique adjointe au Festival de Cinéma Européen des Arcs. Son travail littéraire est nourri d’une temporalité sans cesse modulée par l’étrangeté d’exister. Chaque fragment devient, à travers la reprise et la superposition des formes, la réécriture du précédent dans une interrogation obsessionnelle des images et du corps. Elle accompagne régulièrement son travail de dessins, collages et photographies. Après des publications en revue (Aka, remue.net, N47, Mula Blanca, Babel Heureuse) Retirements est son deuxième livre aux Editions Unes, après sans chute en 2016. Elle a également traduit chez le même éditeur Mire, le premier recueil de la poétesse américaine Solmaz Sharif en 2019, avec François Heusbourg. La ville de Menton a créé un jardin en 2021 pour le Festival des Jardins de la Côte d’Azur autour de son œuvre et de celles des poétesses Flora Bonfanti et Emily Dickinson. Son troisième livre, Disparition initiale est à paraître aux Editions Unes en 2023.

Poète, éditeur et traducteur, François Heusbourg est né en 1981 à Paris. Ses livres ont notamment paru aux éditions Mémoire Vivante, Isabelle Sauvage ou Æncrages & Co. Il est également le traducteur en français de l’œuvre du poète irlandais Geoffrey Squires et a entrepris la traduction des poèmes d’Emily Dickinson. Il a aussi traduit avec Raluca Maria Hanea le premier livre de la poétesse américaine Solmaz Sharif, Mire. Il anime les Editions Unes depuis 2013, dont les locaux, basés à Nice, accueillent régulièrement expositions d’art contemporain et lectures de poésie.

 

SELECTION DE LIVRES

 

 

Amélie Ravalec

PROJECTION / RENCONTRE / SIGNATURE

Projection unique du documentaire
Art & Mind (70 minutes)
et première française du film expérimental
BUTŌ (15 minutes).

Films d’Amélie Ravalec

Suivi d’un débat et d’une signature
 avec la réalisatrice Amélie Ravalec et Jean-Jacques Plaisance, directeur de la galerie
Les Yeux Fertiles et intervenant dans Art & Mind,
et d’une rencontre-signature à l’occasion de la parution de l’édition collector du
livre de photographies BUTŌ.

Les autres films et livres d’Amélie Ravalec seront également disponibles. 

Samedi  2 Avril 2022 à 15 heures

Halle Saint Pierre – à l’auditorium ( entrée libre)
Réservation indispensable : 01 4 2 58 72 89

LES FILMS

Art & Mind est un voyage dans l’art, la folie et l’inconscient. Une exploration des artistes visionnaires et de l’impulsion créatrice, des maîtres flamands aux Romantiques jusqu’au Surréalisme et à l’Art Brut.
Avec des interviews d’historiens de l’art, artistes, conservateurs de musées, neuroscientifiques et psychiatres, ainsi que plus de 350 œuvres d’art de prestigieux musées et collections.

Le film met à l’honneur de nombreux artistes dont Hieronymus Bosch, Francisco Goya, Vincent Van Gogh, William Blake, Edvard Munch, Salvador Dali, Adolf Wölfli, Henry Darger, George Widener, Augustin Lesage, Laurie Lipton, William Kurelek, Richard Dadd, André Breton, Pieter Brugel, Henry Fuseli, Leonora Carrington, Carl Jung, Paul Rumsey, Antonin Artaud…

https://www.art-mind.co.uk/a-propos

Bande annonce : https://vimeo.com/311418403

BUTŌ joue avec l’ombre et la lumière, les corps souples des danseurs se joignent à la force du boxeur Andrew Downer pour plonger dans les rêves fiévreux d’un combattant tourmenté. 

Inspiré du Butoh traditionnel de Tatsumi Hijikata et de Kazuo Ohno, des portraits emblématiques de Mishima par Eikoh Hosoe dans Barakei et des photographies de Butoh de William Klein dans Tokyo 196, BUTŌ est un hommage à l’avant-garde japonaise.

https://www.amelie-ravalec.com/butoh

Bande annonce : https://vimeo.com/613484021

Nouvelles parutions

RENCONTRES / SIGNATURES 

Un après-midi dédié à la parution de nouveaux ouvrages en résonance avec l’art brut,
en présence des auteurs  : 

* Slavko Kopač
Ombres et matières – Shadows and Materials
Fabrice Flahutez, Pauline Goutain, Roberta Trapani
Édition bilingue Hors-série Connaissance. Editions Gallimard

* Le Grand renoncement
Voies d’asile, paroles de femmes
Jean Noviel et Franck Enjolras
Photographies – Editions Loco

* L’inconscient et ses images 
Complexe, Imago, Archétype 
Viviane Thibaudier
Editions du Martin Pêcheur.

Dimanche 6 mars à partir de 14h 30

Halle Saint Pierreà l’auditorium
Entrée libre – Réservation indispensable au : 01 42 58 72 89

Livres disponibles à la librairie de la Halle Saint Pierre

PROGRAMME

14h30 – 15h15
Slavko Kopač. Ombres et matières – Shadows and Materials
de Fabrice Flahutez , Pauline Goutain , Roberta Trapani
Édition bilingue Hors-série Connaissance, Gallimard.

Par Pauline Goutain, PhD Histoire de l’art, cofondatrice du Collectif de réflexion autour de l’art brut (CrAB), directrice adjointe du musée Roger-Quilliot (Clermont-Ferrand), et Roberta Trapani, PhD Histoire de l’art, cofondatrice du CrAB et de Patrimoines irréguliers de France (PiF), de l’ouvrage qui vient de paraitre.

Né en 1913, en Croatie, formé à l’Académie des beaux-arts de, Slavko Kopac voit son nom généralement associé à son rôle de conservateur de la Collection de l’art brut fondée par Jean Dubuffet. Pourtant, l’artiste croate a laissé derrière lui une oeuvre dont la richesse rencontre la complexité du siècle qu’il a traversé.
Cet ouvrage, première monographie de l’artiste, mort à Paris en 1995, met au jour la vie et le travail d’un créateur méconnu au centre des grands enjeux de la modernité.
https://www.gallimard.fr/…/Hors-serie…/Slavko-Kopac

15h15 – 16h
Le Grand renoncement. Voies d’asile, paroles de femmes.
Par Jean Noviel et Franck Enjolras. Editions LOCO.

Un passé qui s’efface, au sein d’un lieu emblématique suscitant crainte et fascination, l’asile psychiatrique. Partis à sa découverte, Jean Noviel et Franck Enjolras livrent ici une déambulation commune, à la recherche de ses voix disparues, celles des femmes qui y furent enfermées et soignées, dans les vestiges du temps. Il y a là des histoires, notre histoire.

Lieu emblématique de l’histoire de la psychiatrie en France, l’hôpital Maison – Blanche à Neuilly-sur-Marne fut construit en 1900 afin de « désencombrer », selon les termes de l’époque, les autres asiles du département de la Seine. Il fut entièrement dédié aux femmes jusqu’en 1970. (…). L’hôpital Maison – Blanche à Neuilly-sur-Marne désaffecté, des bâtiments en ruine, délaissés, au milieu d’une nature soudain envahissante. Aux murs qui s’effritent répondent les mots d’un univers lointain où des histoires de vies sont passées. Des lettres abandonnées et sauvées de justesse lors des immersions des auteurs dans le lieu, sont devenues le prétexte d’un cheminement au cœur de cette institution symbolique et chargée de fantasmes qu’est l’asile psychiatrique.
Au fil de leur cheminement, entre les lignes de registres, dans la patine des murs, dans les allées du parc, les couloirs ébranlés, les vestiaires désertés et les détails effacés, les auteurs cherchent à interroger la base ancienne et actuelle de leur fondement. Surtout, entre les mailles du passé et du présent, ils en convoquent, à leur manière, la part d’héritage et de renoncement.
http://www.editionsloco.com/Le-Grand-renoncement

16h – 16h45
L’inconscient et ses images. Complexe, Imago, Archétype
Par Viviane Thibaudier, éditions du Martin Pêcheur.

Le mot de l’auteur : « Dans ce livre, j’ai souhaité m’adresser à tous et rendre accessible l’universalité de la pensée si complexe de Jung, en m’appuyant, à la fois, sur la clinique et sur des exemples qui sauront parler à chacun. J’aborde ainsi la genèse des grandes notions jungiennes : imago, archétype, mais aussi le soi par exemple.”

Sur les pas de C. G. Jung, l’auteure entraîne les lecteurs dans une passionnante aventure qui tient à la fois de la fouille sur des sites archéologiques de grande antiquité, et de l’exploration de forêts primaires les plus reculées …

En effet, il s’agit ici de mettre au jour des images — les archétypes — le plus souvent éradiquées de la conscience et englouties dans l’inconscient, constituant en fait un héritage ancestral qui nous appartient toujours, même si c’est à notre insu.

Pour Jung ces images sont une richesse immense qui nous habite, pour peu que l’on parvienne à extraire de cette mine d’or les éléments qui se présentent à nous, et que l’on sache les accueillir à condition d’entendre leur message qui parfois nous demande de “sacrifier” ce qui nous a semblé avoir le plus de valeur pour nous.

Praticienne accomplie, Viviane Thibaudier puise dans les échanges avec ses patients des matériaux étonnants dont elle révèle, au-delà de la signification, le sens profond. De même, témoin attentif de son époque la plus contemporaine, elle nous aide à identifier à partir d’images flouées, parfois méconnaissables, des repères de compréhension et d’action pour notre temps.

Pour chacun, enfin, à titre personnel, qu’il s’agisse de nos rêves, de notre imagination — donc aussi de nos hallucinations, voire nos délires — ou de nos productions artistiques balbutiantes ou abouties, l’auteure nous apprend à lire la grammaire et les récits de ces images qui traduisent les états de notre psyché.

En route, donc, pour une expérience forte et enrichissante !

Psychanalyste jungienne, ancienne présidente de la Société Française de Psychologie Analytique (SFPA), Viviane Thibaudier a dirigé pendant plus de 10 ans l’Institut C.G. Jung de Paris. Elle a écrit de nombreux articles dans les Cahiers Jungiens de Psychanalyse. Elle est l’auteur des livres 100% Jung, L’inconscient et ses images, et Découvrir Jung.

https://editions-martinpecheur.fr/…/inconscient-et-ses…/

 

L’Ensaignement

RENCONTRE / SIGNATURE

JEAN-PHILIPPE DE TONNAC
À l’occasion de la parution de son roman
L’Ensaignement
Guy Trédaniel, 2021

avec NANOUK, praticienne chamanique,
elle transmet en France les enseignements de Sandra Ingerman

Dimanche 20 mars à 15 heures – entrée libre
Réservation indispensable au : 01 42 58 72 89
Halle Saint Pierre, à l’auditorium

 

  • LE LIVRE
    Le roman commence par une rencontre au musée d’Orsay et une discussion devant L’Origine du monde. Qu’aurait été l’ampleur du scandale si Gustave Courbet avait peint une femme qui saigne ? C’est le début d’un périple qui conduit le narrateur à rencontrer les membres d’une communauté qui cherchent à quitter le temps linéaire du progrès, pour réinvestir le temps de l’éternel retour, temps des saisons, des semailles et des moissons, de la vie et de la mort – temps du cycle féminin.

  • Quand on lui demande pourquoi il a décidé d’écrire sur le sang, ce sang qui revient tous les mois, l’auteur répond : « Ai-je été femme dans une autre vie ? Je sais simplement que le fait qu’on exhibe de manière ostentatoire le sang qui coule de la blessure et annonce la mort et qu’on cache le sang de la vie m’apparaît toujours comme un scandale. Dans cette histoire d’une espèce qui cherche à s’émanciper du vivant et de ses lois, je perçois intuitivement que l’occultation du sang menstruel marque une étape funeste. »

  • Cette question du sang, Nanouk l’éclaire en rappelant la place qu’il occupe dans la vie spirituelle des femmes chez les peuples racines. Le cycle féminin rythme la marche de la communauté. Lorsqu’elles saignent, les femmes se retirent toutes ensemble puisqu’elles saignent en même temps. Dans ce temps de leur menstruation, elles partagent leurs expériences sensorielles et extra-sensorielles. Leur sensibilité exacerbée les met en lien. Toute la diplomatie des mondes passe par elles, par ce sang qui coule entre leurs jambes, ce sang sacré. Avec le sang cesse l’exil.

  • Sacralisé autrefois, objet d’opprobre aujourd’hui, le sang exclut les femmes le temps de leur menstruation. Le roman est une occasion d’aborder un sujet tabou, de nous réunir pour nous demander qu’est-ce qu’on a de la femme fait disparaître en faisant disparaître le sang.


  • Jean-Philippe de Tonnac est écrivain et éditeur. Auteur d’une trentaine d’ouvrages, il a privilégié un temps les livres d’entretiens avec des personnalités de premier plan sur des thématiques touchant à la philosophie, aux sciences, à la spiritualité : Révérence à la vie – conversations avec Théodore Monod (Grasset, 1999) ; N’espérez pas vous débarrasser des livres, avec Umberto Eco et Jean-Claude Carrière (Grasset, 2009), etc. Le Cercle des guérisseuses (Guy Trédaniel) a reçu le prix ALEF 2020. Comme romancier, il a publié Père des brouillards (Fayard, 2002) et Azyme (Actes Sud, 2016, prix « Ecritures et spiritualités »).

 

 

 

 

Mademoiselle Laure

Mademoiselle Laure
Chansons Bipolaires

De la bipolarité à la scène, une rencontre en poésie
avec les percussions de Bruno Josué

A l’issue du concert,
rencontre avec le psychiatre et psychanalyste Christophe Paradas
autour de la thématique création et santé mentale

Samedi 5 mars à 15 heures, entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation indispensable au : 01 42 58 72 89

LE CONCERT
Si l’on demande à Laure pourquoi chansons bipolaires ? sa réponse est simple : parce que je suis bipolaire. Après un long parcours d’hôpital en cliniques pour retrouver la force de chanter, c’est par petits bouts de textes et de mélodies que va renaître un répertoire singulier. En parallèle avec sa stabilisation, la création va lui permettre de tenir tête à celle qu’elle nomme la bête et revenir en scène. Bipolaire, oui, mais ce qui vit dans ses chansons touche aussi tout le monde. Humeurs, mélancolie, joie, espoir, de chaque jour.


LA RENCONTRE
Le concert sera suivi d’un échange autour de la création artistique et de la santé mentale avec Christophe Paradas, psychiatre membre de la Société française de psychopathologie de l’expression et d’art thérapie et du groupe de recherche Pandora, praticien hospitalier, responsable du centre François-Rabelais (eps Érasme, Anthony) Psychanalyste Paris, auteur de Les Mystères de l’art, Odile Jacob, Paris.

L’EXPOSITION
Piailleries de la Maison perchée
Présentation de travaux issus de l’espace de création destiné aux jeunes adultes vivant avec un trouble psychique.
www.maisonperchee.org

Cet événement en trois temps est organisé par l’association les soleils noirs. Il vise à ouvrir un espace de rencontre à travers la création afin de libérer la parole autour de la santé mentale, de lutter contre les discriminations et les tabous sur les troubles psychiques.
Nous remercions nos partenaires pour leurs actions et leur soutien.

Contact : les soleils noirs 06 23 15 93 66

Lien vers la chaîne YouTube :
https://www.youtube.com/channel/UC9hCgBd6sI46ftnAV9W77UA

Petit portrait vidéo de Laure :
https://youtu.be/R_6iYXRBwJI

Le dossier
https://drive.google.com/file/d/1H40qQ6e8ck-HprXHQOvFje0lNDBpcU-M/view?usp=sharing

Anne Sibran

RENCONTRE / SIGNATURE
ANNE SIBRAN
À l’occasion de la parution de
Le premier rêve du monde
Collection Haute Enfance, Gallimard, 3 fév. 2022

LECTURE
par Bruno Podalydès 

Dimanche 13 février à 15 heures – entrée libre

Réservation indispensable au 01 42 58 72 89
Halle Saint Pierre, à l’auditorium

“Écriture, Voyages et Utopies”

L’écriture m’a poussée au voyage et depuis 2007, entre la France et l’Equateur,
j’essaie de bâtir des ponts et de nourrir quelques utopies.
– Anne Sibran

LE LIVRE

Une amitié insolite qui réunit un grand artiste, un homme de sciences et une indienne aux pouvoirs chamaniques. De leur différence et de leur rêve commun naîtra un autre regard sur le monde.

Les trois personnages de ce roman n’auraient jamais dû se rencontrer.

Paul Cézanne, le peintre en pleine possession de son art, sillonne la campagne aixoise toujours à la recherche d’un regard nouveau, naïf et pur. Barthelemy, ophtalmologue de génie, a vécu enfant avec des aveugles dans l’institution dirigée par son père. Étudiant brillant, il se consacre à l’étude de l’œil et met au point avec succès l’opération de la cataracte. Pendant la Commune, il soigne les blessés, puis sera contraint de s’exiler aux Amériques. Il y rencontrera Kitsidano, jeune amérindienne aveugle de naissance, qui voit ce qui ne se voit pas, et qui deviendra son épouse.

Leur rencontre aura lieu à Paris au cabinet de Barthelemy où Paul Cézanne vient consulter. Leur amitié naît de leur passion commune du premier regard. Si Cézanne se passionne pour le travail de Barthelemy, il est saisi par la personnalité étonnante de cette jeune indienne avec laquelle il partage une sensibilité quasi chamanique. La jeune femme refusera l’opération qui lui redonnerait la vue, préférant conserver son regard intérieur. La singularité du roman est dû au fait que l’auteur traite Cézanne comme un personnage à part entière, se permettant toutes les licences du roman.

Anne Sibran déploie ici un imaginaire poétique dans ce style lumineux qui lui avait valu, pour Enfance d’un chaman, le prix Écritures et spiritualités 2018, remis par François Cheng.

L’auteure
Anne Sibran est romancière, auteure de pièces radiophoniques et de livres pour la jeunesse. Elle vit entre la France et l’Équateur.