Sami-Ali

PROJECTION / RENCONTRE

Le Centre International de Psychosomatique relationnelle
L’Association pour la Recherche sur l’Imaginaire et l’Espace

présentent

SAMI-ALI et L’INDICIBLE

Un film de création de Clovis et Claude PREVOST
(durée du film 45 minutes), 2021

Dimanche 9 janvier 2022 à 15h

Halle Saint Pierre – à l’auditorium, entrée libre
2, rue Ronsard – 75018 Paris
Réservation indispensable au : 01 42 58 72 89

Ce dont il est question dans ces œuvres, c’est de l’unité dans l’inspiration qui, simultanément, se déploie sur plusieurs plans et où les catégories de l’esthétique habituelles cessent de s’expliquer. Espace insituable parmi les espaces, limite où le poème touchant au silence, se prolonge en une infinité d’échos : manière de voir l’indicible. Et cela instantanément, par fulgurance, lorsque la calligraphie rompant avec le style classique (décoratif architectural) devient expressive et, comme le dessin, reflet.

&
Présentation des portfolios (peintures calligraphies) 
de
Sami-Ali. Éditions MARSAM.

Notice biographique

Sami-Ali, peintre, professeur des universités, directeur scientifique du centre international de psychosomatique et auteur égyptien établi à Paris.
Son très beau travail se situe au confluent des cultures orientale et occidentale.
Il est également  traducteur en français de textes arabes, dont des poèmes de Hallaj
et d’Ibn Arabî. Deux écrivains soufis (mystiques) de langue arabe.

Mon travail est en décalage avec celui des peintres européens, parce qu’il tend vers le sacré et cherche à aller au-delà de l’apparence.

Nicolas Rozier

RENCONTRE
avec  l’écrivain et peintre
Nicolas ROZIER
à l’occasion de la parution de son nouveau roman
“L’Île batailleuse”

SAMEDI 4 DÉCEMBRE A 15H
Halle Saint Pierre – à l’auditorium (entrée libre)

Il sera accompagné de son éditrice Delphine Duroy

“Histoire de peintres écrite par un peintre, un hymne sensoriel à la gloire de l’Ouest et à l’art de peindre. L’aventure des personnages s’y confond avec la quête d’un lieu rêvé où vivre et créer se concilient dans une volupté combative.”

DEDICACES

RENCONTRE / SIGNATURE
autour du livre
ESPRITS VAGABONDS
de
Barbara d’ANTUONO
œuvres textiles
Kevin PIERRE
textes en créole haïtien et français
Daniel CONROD – préface
Samedi 11 décembre 2021 de 15h à 17h
Halle Saint Pierre – à la librairie (entrée libre)


Collection L’œuvre contée
Édition bilingue français / créole haïtien
Editions L’Œil de la femme à barbe

Présentation 
Plus de 20 œuvres textiles oniriques et d’un baroque flamboyant de Barbara d’Antuono – dans lesquelles l’humour n’est jamais loin et Haïti toujours présent – sont accompagnées des textes poétiques du jeune auteur haïtien Kevin Pierre, proposées en créole haïtien et en français.

La collection L’œuvre contée
Des contes modernes dans lesquels l’œuvre est mise au cœur du récit à l’instar d’un personnage. Le texte quant à lui peut être conçu à 2 ou 4 mains, sur un mode poétique, scientifique, philosophique…

Les auteurs
Née en 1961, Barbara d’Antuono quitte la France dans les années 80 pour les Antilles tout d’abord puis s’installe à Haïti où elle reste 5 ans. Elle découvre la peinture avec l’artiste haïtien Ronald Mevs et restera marquée à vie par son séjour. Globetrotter, elle nourrit son imaginaire de ses voyages : en Afrique notamment ou sur les pentes des volcans du monde entier.

Kevin Pierre est un jeune haïtien comédien, percussionniste, journaliste et poète dont le premier recueil est paru en 2019. Il se laissera inspirer par le travail de Barbara pour des textes poétiques inédits.

L’éditeur
Galerie d’art nomade et maison d’édition, L’œil de la femme à barbe – dédié à l’art singulier, l’expressionnisme et l’artisanat d’art – défend des artistes vivants aux expressions multiples.

Le livre /Quatrième de couverture
Cousant à la main comme d’autres récitent des mantras et ne décidant rien à l’avance, Barbara d’Antuono laisse surgir des images sans cohérence particulière les unes avec les autres, mais auxquelles elle donne corps dans une sorte d’urgence. Sa rencontre en Haïti avec le Baron Samedi et la mythologie liée au vaudou, ainsi que les éclaboussures traumatiques du coup d’état de 1986 et des exactions dont elle est témoin, la précipitent dans
une nécessité de dire l’indicible : « Coudre, suturer, refermer ces plaies, greffer un tissu sur un autre, mais aussi « broder » pour donner un sens, pour témoigner parfois de mon désir profond de réunir les deux cultures qui m’habitent ».
Créatrice d’imaginaire, elle fait naître sous ses doigts un monde jubilatoire, onirique, ironique, carnavalesque et parfois naïf. Imprégnée de ce savoureux mélange, toute
son œuvre se condense dans un syncrétisme baroque flamboyant, où l’humour n’est jamais loin et Haïti toujours présent.
Sur ces images intemporelles, le jeune auteur haïtien Kevin Pierre pose les mots poétiques d’un engagement contemporain pour la dignité de son pays. Leur échange de fils et
de mots parle des choses de la vie et de la mort, du vaudou ancestral et des difficultés d’aujourd’hui.
Pour restituer au lecteur la puissance évocatrice de la langue de l’auteur, les textes accompagnant les œuvres sont proposés en version bilingue français/créole haïtien.

Contact Éditeur :
Ghislaine Verdier, L’œil de la femme à barbe
06 81 22 16 87 – 01 73 55 23 17 – lafemme@loeilabarbe.fr

Daniel Sibony

 

RENCONTRE / SIGNATURE

Daniel Sibony
Psychanalyste et philosophe

présentera ses deux derniers livres

L’expiation dans la pandémie
Editions le Retrait
&
À la recherche de l’autre temps
Editions Odile Jacob

Il aura pour discutants :
Gerard Pommier et Claude Guy, psychanalystes

DIMANCHE 14 NOVEMBRE 2021, de 15H à 17H

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Entrée libre – Réservation conseillée : 0 14 25 87 2 89

 

L’Expiation dans la pandémie

Qu’avons-nous payé dans cette pandémie? ou plutôt dans sa gestion, où en toute innocence, notre lieu d’être fut balisé par deux filons pathologiques, l’un pervers et l’autre névrotique, dont l’analyse peut  nous éclairer sur la suite, sur nous-mêmes et sur nos valeurs ?

Dans le désert de Paris et l’apparente dépression, je sentais une pression, un vide, une certaine beauté et un brin de tromperie : on avait pris au plus simple pour ne pas se compliquer la vie ; mais le plus simple pour le système complique beaucoup la vie de l’immense majorité. C’est dans ce silence, dans cet effacement collectif, que l’idée de peuple m’a paru s’imposer ; l’idée de peuple émergeait de son effacement.

 

À la recherche de l’autre temps

Le temps : quoi de plus familier ? quoi de plus insaisissable ?

Daniel Sibony en donne dans ce livre des aperçus pénétrants. Il est question du temps complexe et rationalisé de la physique ou de la métaphysique, abordées sans lourdeur, mais non sans payer son tribut au mystère.

Il est question aussi du temps de la mémoire et de la nostalgie, cet « effort pour remonter le désir épuisé vers les lieux d’autrefois où il était plein de lui-même ; comme des poissons remontent le flux vers des lieux où se reproduire ».

Au fil des pages, Daniel Sibony dit la place qu’occupe le temps dans nos vies : chacun est concerné, entre le désir de « prendre son temps », la crainte d’être « pris » par le temps et l’angoisse de vieillir.

Le propos est riche des multiples ressources de l’auteur : mathématicien, physicien, théologien, psychanalyste exposant des cas très parlants. Avec un art consommé du verbe, il exploite en virtuose la façon propre qu’a le langage d’ensemencer et d’éclairer la réflexion.

Rien d’étonnant si, dans sa préface, le grand mathématicien Alain Connes invite à lui prêter « la plus grande attention ».

Daniel Sibony est psychanalyste et écrivain.
Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages dont, aux éditions Odile Jacob, Don de soi ou partage de soi ?, Lectures bibliques, De l’identité à l’existence et, plus récemment Le Grand Malentendu. Islam, Israël, Occident. 

Lucienne Peiry

RENCONTRE / SIGNATURE
A l’occasion de la parution du nouveau livre de 

Lucienne Peiry


Le Jardin de la mémoire
Armand Schulthess

Editions Allia 


Samedi 20 novembre de 15h à 17h 


Halle Saint Pierre
– à l’auditorium (entrée libre)
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Deux autres livres de l’auteure publiés en 2020, sur des écrits d’Art Brut,
seront également présentés :
Le Livre de pierre, Fernando Nannetti, Allia, 2020
Écrits d’Art Brut. Graphomanes extravagants, Le Seuil, 2020

      

 
LE LIVRE

Le Jardin de la mémoire. Armand Schulthess
Editions Allia, octobre 2021

Ce livre propose d’entrer dans l’œuvre d’Art Brut méconnue et singulière, d’Armand Schulthess qui résonne aujourd’hui plus encore avec nos interrogations contem­poraines : exil intérieur, isolement, lien à la nature et à l’environnement.

 
“Ce vaste travail encyclopédique perdra cependant peu à peu l’organisation et la rigueur des débuts. Ses inscriptions sont ainsi mises au service de son imposant recensement de l’univers. Son exubérance langagière­ lui donne l’espoir, illusoire, de rassembler au cœur de sa forêt, dans une représentation synecdotique, les abondantes­ richesses du monde, l’unité du grand Tout. Le philosophe est mû par le désir de relier les microcosmes­ au macrocosme.”

En 1951, alors âgé de cinquante ans, Armand Schulthess rompt bruta­lement avec une existence bien ordonnée. Il quitte son emploi au Département fédéral de l’économie publique à Berne et s’exile, au sud de la Suisse, dans une châtaigneraie. Loin du monde extérieur, il mène une existence ascétique et s’attèle à la création de son œuvre.
Il dispose des centaines de plaques de métal, suspendues aux branches ou accrochées aux troncs des arbres. Sur ces singuliers assemblages, faits de couvercles ou de fonds de boîtes de conserve, il consigne en cinq langues des bribes de savoirs, touchant à des sujets infiniment variés : astronomie, littérature, philosophie, cinéma, cybernétique, mathématiques, astrologie, cristallographie mais aussi physique nucléaire, mécanique, opéra, écritures chinoise et japonaise­, hiéroglyphes, problèmes de l’amour, cuisine, psychanalyse…
Schulthess compose ainsi un saisissant “jardin encyclopédique”, qu’il ne cessera d’agrandir jusqu’à la fin de sa vie, et tient en parallèle des carnets­ remplis d’écrits, de collages et de compositions diverses. À sa mort, ses héritiers et les autorités détruisent son œuvre. Une partie de son travail sera toutefois conservée et fait aujourd’hui l’objet d’expositions.

Édition illustrée (extrait du livre)
 
 
NOTICE BIOGAPHIQUE

Historienne de l’art, Lucienne Peiry est commissaire d’expositions internationale, essayiste et conférencière. Elle a dirigé la Collection de l’Art Brut pendant dix ans (2001-2011), avant d’être nommée à la direction de la recherche et des relations internationales de ce même musée (2012-2014). Elle a organisé plus de trente expositions en Europe et au Japon et a écrit ou dirigé autant de publications sur ce sujet. 

Lucienne Peiry a consacré sa thèse de doctorat à l’Art Brut et à l’histoire de la collection réalisée par Jean Dubuffet (Paris, Flammarion; français, anglais, allemand, chinois).

Elle présente actuellement une exposition au Musée Tinguely à Bâle: Écrits d’Art Brut. Langages et pensées sauvages (20.20.2021- 23.01.2022).


Avec le soutien de l’Ambassade de Suisse en France