Hélène Bessette

LE NOUVEL  ATTILA

présente

HELENA BESSETTE

Dimanche 27 novembre 2022 à 15 heures

Halle Saint Pierre
– à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89 
 
 
Hélène Bessette (1918-2000) a publié 13 romans chez Gallimard entre 1953 et 1973, gagné le prix Cazes en 1954, été à deux reprises en lice pour le prix Goncourt et le prix Médicis. Acclamée par plusieurs auteurs et critiques renommés, cette écrivaine majeure reste encore aujourd’hui étrangement peu connue. Ses romans avant-gardistes mettent à mal les codes narratifs traditionnels. En plus de son œuvre romanesque, elle a tenu une série de journaux et d’œuvres autobiographiques dans lesquelles elle analysa ses influences littéraires, de Chandler à la poésie aborigène, et la souffrance causée par l’absence de reconnaissance qui la mena au bord de la folie.

Cet oubli injustifié fut comblé par l’éditrice et écrivaine Laure Limongi, qui a publié sept romans d’Hélène Bessette aux Éditions Léo Scheer : Le Bonheur de la nuit (2006), MaternA (2007), Suite suisse (2008), Ida ou le Délire (2009), La Tour (2010), Si (2011), N’avez-vous pas froid (2011), tandis que Julien Doussinault lui a consacré une biographie, la première, en 2008.
Le nouvel Attila va publier dans son label Othello l’œuvre intégrale d’Hélène Bessette, qui donne à voir un monde intime, personnel et puissant, à l’image des hommes et des femmes qui y vivent.
 
 Dans la presse :
 
“Plutôt que de détricoter ou d’exploser, Bessette va inoculer une métrique libre, voire libertaire, dans la narration, et inventer la théâtralité de l’écriture narrative. […] Comme si elle créait de toutes pièces une sorte de médecine légale narrative, mais en faisant de l’autopsie la véritable scène du crime.”
Claro, Le Clavier cannibale

“Hélène Bessette fait s’articuler de façon troublante tous les liens qui peuvent s’élaborer dans une cellule familiale, vite rapprochée à une cellule de prison. Le texte joue avec nos attentes de lecteur de roman policier, mais ce qui fait la force de ces vingt minutes de silence, c’est la langue, l’écriture de Bessette, l’humour avec lequel elle orchestre tout cela.”
Nikola Delescluze, Paludes

“Hélène Bessette écrit du bout de ses ailes d’ange gardienne, la plume posée sur l’épaule de son héros, un garçon de 15 ans qui a tué son père. Elle plaide le droit du garçon à choisir de passer le restant de son existence sans aimer. Elle peut lui faire prendre le risque de l’atrophie apparente des sentiments, puisque son écriture est un cœur qui bat à grand fracas pour deux, pour dix, pour cent.”
Marine Landrot, Télérama

“On est portés par l’œuvre, méconnue et géniale, de ce grand nom de l’avant-garde littéraire des années 50 et 60.”
Emmanuelle Bosc, Grazia

Vingt minutes de silence, initialement paru en 1955, est un polar singulier, qui manipule de façon obsessionnelle les pièces d’un puzzle familial taché de sang. Mais c’est tout sauf un inoffensif exercice de style.”
Grégoire Leménager, L’Obs

“Prenez un Cluedo, secouez-le dans tous les sens. Vous obtenez un roman policier déroutant. Vingt minutes de silence fait le procès subtil et cinglant d’une société encore marquée par la collaboration et condamne l’hypocrisie des mœurs bourgeoises.”
Elisabeth Philippe, Le Monde des livres

“D’un fait divers, Hélène Bessette va faire un théâtre de littérature, une pièce d’avant garde où la vérité se décline au pluriel.”
Aurore, Un dernier livre avant la fin du monde

“S’il y a un assassin dans ce livre, c’est bien elle, Hélène Bessette : elle flingue le vieux monde sans faire de quartier, étrillant aussi bien le modèle hypocrite de la famille traditionnelle que les règles figées du genre romanesque.”
Elisabeth Philippe, France musique

Vingt minutes de silence prétexte le roman policier pour assassiner le convenu, brouiller les limites des genres, flouer les frontières de la littérature et celles des êtres.”
Lou Darsan, Lou et les feuilles volantes

“Dans ce livre étrange (roman, récit, témoignage), l’auteure déconstruit la norme narrative d’un genre mineur (le roman policier), et fait vaciller nos certitudes.”
Véronique Pittolo, Poezibao

“Derrière un pseudo-roman policier se dissimule un roman de mœurs qui raconte le sordide d’une famille en désamour. Le sujet est sinistre, le style jouissif et inventif et le ton caustique.”
Tête de lecture
 
 

Mauritanie

Art de la marge et histoire de Mauritanie
Production artistiques des populations rurales et opprimées

Présentation de David Hoare
Samedi 29 octobre de 14 à 17h – entrée libre
Projection du court-métrage :
Le fleuve Sénégal, de Siré Camara

Suivi du documentaire :
“La Mauritanie et nous”
de Michaël Hoare, en présence du réalisateur, et d’un moment de débat.

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 0 14 25 87 28 9

 

La Danse Cosmique

Présentation du livre

La Danse Cosmique
Habiter et représenter les méandres de l’univers
de Stephen Ellcock
Éd. Thames and Hudson 

« Voir le monde en un grain de sable, Un ciel en une fleur des champs,
Retenir l’infini dans la paume des mains, Et l’éternité dans une heure. »
William Blake

Dossier de presse 

Dimanche 9 octobre prochain de 15h-18h – entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Halle Saint Pierre – à l’auditorium

Le livre
Créateur d’un musée virtuel en constante expansion sur les réseaux sociaux, Stephen Ellcock s’est fait connaître pour sa capacité remarquable à agencer les iconographies, donnant vie à des harmonies inattendues et à des correspondances qui créent la surprise et l’émotion.
Avec La Danse cosmique, l’auteur entraîne le lecteur dans une odyssée visuelle allant du minuscule à l’infini, sillonnant les cinq continents, traversant les civilisations et les âges. Il nous fait progresser dans ce foisonnement d’images mêlant illustrations naturalistes, planches anatomiques, représentations du nirvana, symboles de la géométrie sacrée et cartographies du cosmos.
Stephen Ellcock montre ainsi comment les croyances ancestrales liées au divin influencent la façon dont l’homme se représente et se situe au sein de l’univers.

L’auteur
Véritable alchimiste de l’image, Stephen Ellcock est curateur, écrivain, chercheur et collectionneur en ligne d’images. Basé a Londres, il a passe les dix dernières années à créer un musée virtuel d’art ouvert à tous via les réseaux sociaux. Son projet de « Cabinet de curiosités » en ligne sur les réseaux sociaux a attiré jusqu’à présent plus de 600 000 followers à travers le monde. Il est également l’auteur de All Good Things, The Book of Change,
England On Fire – avec un texte de Mat Osman – et Jeux de mains, en collaboration avec Cécile Poimboeuf-Koizumi.

https://www.instagram.com/stephenellcock/
https://www.facebook.com/stephen.ellcock

l’éditeur
https://www.instagram.com/thamesandhudsonfrance

 



 

Les Ciné-Rencontres d’Ima(R)gine

PROJECTION

Les Ciné-Rencontres d’Ima(R)gine

En présence du réalisateur Patrice VELUT et de l’artiste MARJAN

Dimanche 16 octobre à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
2, rue Ronsard – 75018 Paris
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

 

              Le regard d’un amateur discret

              Adolescent passionné de cinéma Patrice VELUT réalise des films de famille en Super 8 avant d’être accessoiriste de plateau au cinéma et à la télévision pour des films de fiction pendant 44 ans.

              Il y a une dizaine d’années une anecdote sur le peintre Claude MONET fait naître en lui une passion pour l’art mais au-delà des œuvres elles-mêmes c’est le « monde intérieur » des auteur(e)s qui l’intéresse.

              De découvertes en rencontres, il film d’abord en caméra vidéo puis avec un IPad.

              Aujourd’hui Patrice Velut nous emmène dans l’univers de créateurs/artistes (?) d’art brut … ou singuliers (??), laissons les spécialistes palabrer sur ces sujets ! Nous sillonnerons ensuite les routes de la Manche avec un commissaire d’expositions avant de rendre hommage à un peintre et sculpteur précurseur de la Figuration Libre.

              A l’issue de ce moment de partage et d’échanges gardons l’esprit et l’œil curieux et ouvert.

                                                                                                                        Denis Lavaud

 

 

PROGRAMME

Les Ciné-Rencontres d’Ima(R)gine



JABER, L’âne et le boulanger               28’       2022

Adam NIDZGORSKI, La mère et l’enfant         5’30     ?

MARJAN, La lucarne                                        13’       2018

Didier BENESTEAU, Passeur d’art                 27’       2018

Yvon TAILLANDIER, Le précurseur     20’       2022

 

              Ces dernières années 7 films de Patrice VELUT ont été sectionnés pour être présentés au Marché International du Film sur les Artistes Contemporains (MIFAC) en Mans.

 

 

Lectures

Une double rencontre réunissant deux revues amies :

Alcheringa & Des Pays Habitables

Avec la participation, entre autres, de Sylwia Chrostowska, Joël Gayraud, Guy Girard du groupe surréaliste, Bruno Montpied, Nicolas Eprendre (présence à confirmer) et de Joël Cornuault.

Au programme : lecture de poèmes, rêves éveillés, excédents utopiques et autres réjouissances indescriptibles. 

Signatures et lectures
Samedi 22 octobre à partir de 15 heures, entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

 

L’alchimie des deux revues devrait s’avérer fructueuse : certains des textes de James Ensor figurant au sommaire Des Pays habitables et des textes d’auteurs se retrouvant dans les deux revues seront lus.

Revues disponibles à la librairie de la Halle Saint Pierre.

Alcheringa et le groupe surréaliste

Guy Girard, Louise Michel et Harpo Marx, 1997.

Guy Girard, Louise Michel et Harpo Marx, 1997.

Fondé en 1924 par André Breton, le groupe surréaliste a poursuivi ses activités de recherche, de jeux et de création collective jusqu’à nos jours. Lorsqu’en 1969 Jean Schuster et ses acolytes ont décidé unilatéralement de dissoudre le groupe, Michel Zimbacca, Jean-Louis Bédouin, Joyce Mansour, Marianne van Hirtum, Jorge Camacho, réunis avec plusieurs autres autour de Vincent Bounoure, s’y sont refusé. Résolus à poursuivre l’aventure surréaliste ils sont soutenus dans cette initiative par les surréalistes pragois, et les deux groupes publient en 1976 La Civilisation surréaliste. Dans les années qui suivent, le Groupe de Paris, que n’ont cessé de rejoindre des membres appartenant à de nouvelles générations, organise de nombreuses expositions collectives et publie plusieurs revues – Bulletin de Liaison Surréaliste, Surréalisme, SURR (Surréalisme, Utopie, Rêve, Révolte) et maintenant Alcheringa – ainsi qu’un certain nombre de déclarations collectives, rassemblées dans le volume, édité par Guy Girard, Insurrection Poétique. Tracts, Affiches et Déclarations du groupe de Paris du mouvement surréaliste 1970-2010, Paris, Le Temps des Cerises, 2011.

Comme le note André Breton dans Main première (1962), « Alcheringa » signifie « le temps du rêve », dans la langue aranda des aborigènes d’Australie.

 

S O M M A I R E S

Alcheringa
Numéro 3, septembre 2022
Ni commencement, ni commandement, juste un rêve :  Sylwia Chrostowska

POÈMES :                                                                                                            
Michel Zimbacca, Jean-Pierre Lassalle, Hervé Delabarre, Alice Massénat, Claude Cauët, Michèle Bachelet, Alexis Jallez, Sylwia Chrostowska, Dan Stanciu

ENQUÊTE : L’acte surréaliste le moins simple           

DÉCLARATION COLLECTIVE : Au pied ailé de la lettre. Quand le surréalisme aura cent ans 
De quelques récentes infortunes de l’image : Guy Girard  
Toyen et l’enfer des imbéciles : Bertrand Schmitt       
                                           
POÈME COLLECTIF : Œufs sauf un seul          
Le sol intérieur de la cavité. Le vécu du confinement : Eugenio Castro
Un combat qui n’aura pas lieu : Hervé Delabarre                                          
Le Père Ubu est de retour : Michael Löwy                                                
André Breton. Fiche de police de l’Union des écrivains soviétiques (1938) : Régis Gayraud

EXPOSITION :  La photo surréaliste en 2020
Transformer le monde pour le rendre digne d’être parcouru : Joël Gayraud       

CHRONIQUE DU SCIAPODE :                                              
Peintures domestiques et tentations infernales : Bruno Montpied
Sous le pavillon noir de la tradition de la nuit : Patrick Lepetit        

JEU COLLECTIF : Poèmes écrits à l’envers
Rapport sur un état hypnagogique : Sylwia Chrostowska     

RÊVES :                                                                                                                 
Michèle Bachelet, Massimo Borghese, Sylwia Chrostowska, Hervé
Delabarre, Joël Gayraud, Régis Gayraud, Guy Girard, Michael Löwy

À propos de doubles portraits : Guy Girard    
Aux origines d’un mystère. Jean-Pierre Maury (1932-2021) : Sylwia Chrostowska

NOTES CRITIQUES ET CHRONIQUES :                                                 
Joël Gayraud, Régis Gayraud, Guy Girard, Alexis Jallez, Michael Löwy
L’IMAGINAIRE EST CE QUI TEND À DEVENIR RÉEL                  
À TIRE D’AILES                                                                                      

IMAGES :
Michèle Bachelet, Elizé Bleys, Massimo Borghese, Michel Cadière, Duda Camargo, Louis Carmeil, Eugenio Castro, Sylwia Chrostowska, Hazel Cline, Steven Cline, Kenneth Cox, Dominique Dalozo, William Davidson, Louis Delorme, Sarah Froidurot, Antonella Gandini, Régis Gayraud, Yoan Armand Gil, Guy Girard, Armand Goupil, José Guirao, Sherri Lyn Higgins, Alex Januario,    Gabriel Jenny, Rik Lina, Michael Löwy, Lurdes Martinez, Jean-Pierre Maury, Bruno Montpied, Peter Overton, Ody Saban, Mitzura Salgian, Wedgwood Steventon, Virginia Tentindo, Sasha Vlad, John Welson, Philip West, Ludwig Zeller

Alcheringa N°3 — Venus d’Ailleurs éditeurs, 74 Grand rue, 30730 Gajan
Dépôt légal : 2e trimestre 2022
Maquette et mise en page : Yoan Armand Gil
Comité de rédaction : Sylwia Chrostowska, Joël Gayraud, Guy Girard

Pour tout contact : alcheringa.revue@gmail.com

Des Pays Habitables
Numéro 6, octobre 2022

La devise Des Pays habitables : “Naïveté  Utopie  Exubérance.”
développée dans cet entretien avec Johan Faerber

Anne-Marie Beeckman Horoscope
Patrick Cloux à nulle part rien n’est sûr
La Rédaction Pour Jean Suquet
Jean Suquet Féer, suivi de Cinq lettres à Patrice Cotensin
Rudolf Erich Raspe Un voyage dans la lune
Silvia Majerska Blancs-seings
Yves Leclair Voler dans les plumes
Lionel Bourg Et j’ai vu quelquefois
James Ensor La Danse des mots
Castor Zwieback Rencontre
Sylwia Chrostowska Adorno sur le seuil
Laurent Albarracin À tout le moins

En couverture, gravure de Louis Moreau (1883-1958) : « L’En dehors » (c. 1922).

Photo Jean Suquet 

L’herbe qui tremble

Samedi 17 septembre, à partir de 15 heures – entrée libre
retrouvez L’HERBE QUI TREMBLE
à l’auditorium de la Halle Saint-Pierre 
2 rue Ronsard, 75018 Paris
avec les poètes
ISABELLE LÉVESQUE et SABINE DEWULF

Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

PIERRE DHAINAUT sera à l’honneur
avec ses derniers livres parus à L’herbe qui tremble,
lus et commentés par Isabelle Lévesque et Sabine Dewulf. 

Interviendront les peintres 
FABRICE REBEYROLLE 
dont les peintures accompagnent les livres Je souffle, et rien. et Préface à la neige 
et RAMZI GHOTBALDIN 
pour ses œuvres présentes dans le Messager des arbres.

 

 

 

 

Woody Allen 

« Pour Woody Allen »

Rencontre autour du livre du philosophe Daniel Bougnoux
Génération Woody
Editions Le Bord de l’eau 2022

Animée par Jean-François Rabain, psychanalyste.

Cette rencontre sera suivie d’une signature

Dimanche 2 octobre 2022 à 15h
Entrée libre, dans la limite des places disponibles
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Halle Saint Pierre – à l’auditorium

Auteur d’une cinquantaine de films et âgé de quatre-vingt six ans, Woody Allen est aujourd’hui l’objet d’une détestable critique qui, aux Etats-Unis, s’attaque à la diffusion de son oeuvre. Pourquoi ce traitement ? « Je tiens, écrit Daniel Bougnoux, Woody Allen pour l’équivalent de notre grand Molière ; je crois, si la lecture et la cinéphilie ont chez nous quelque avenir, qu’on étudiera les scénarios et la mise en scène de ses films dans les écoles et les universités du monde entier, longtemps après sa disparition. (…) Mais Woody a épousé Soon-Yi, la fille adoptive de Mia Farrow. Et l’on se souvient qu’en son temps déjà Molière, en épousant Armande la fille de Madeleine Béjart, fut accusé d’inceste par la cabale.

Pourquoi cette proximité du comique et du bouc-émissaire ? De Molière à Woody, est-ce notre rire que le parti dévot extermine ? »

 

Daniel Bougnoux, philosophe, est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont l’édition des Œuvres romanesques complètes d’Aragon dans la bibliothèque de la Pléiade (cinq volumes). Il a successivement défendu, au fil de ses publications, l’analyse d’œuvres fortes comme celles de Freud, Victor Segalen, Shakespeare, Aragon ou aujourd’hui Woody Allen, pour faire toucher le tissu de ce qu’on appelle, justement, des œuvres.

Serge Rezvani 

RENCONTRE & CONCERT
A l’occasion de la parution du livre avec textes et dessins de
Serge Rezvani
Amour-Humour
Editions Philippe Rey 
Mercredi 14 septembre 2022 à partir de 19h 30
Halle Saint Pierre – entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

 

Serge Rezvani, écrivain, auteur et compositeur de chansons, peintre

Né en 1928 à Téhéran, Serge Rezvani arrive en France à l’âge de un an avec sa mère juive d’origine russe. Atteinte d’un cancer quand il a 7 ans (elle mourra trois ans plus tard), elle place son fils dans des internats tenus par des russes blancs. C’est là que Serge Rezvani commence à apprendre la langue française. A quinze ans, il s’enfuit d’une de ces pensions pour vivre dans le quartier des artistes de Montparnasse.

Pendant les vingt années suivantes, il vit de sa peinture, reclus avec sa femme Lula dans une bâtisse du massif des Maures. Au tournant des années 1960, Serge Rezvani se détourne de la peinture pour écrire des chansons. Il compose notamment à la demande de François Truffaut, la chanson du film “Jules et Jim” chantée par Jeanne Moreau, Le Tourbillon de la vie. Devant l’immense succès, s’ensuit un album entier qu’il compose pour l’actrice, dont le non moins célèbre J’ai la mémoire qui flanche. Il compose également pour Anna Karina dans le film “Pierrot le fou” de Jean-Luc Godard.  En tout, il est l’auteur de plus de 150 chansons signées « Cyrus Bassiak ».

De l’écriture de chansons, Rezvani passe à celle de pièces de théâtre et romans. Il écrit des récits autobiographiques depuis Les années Lula (1968) jusqu’à L’éclipse (2003) et Ultime amour (2012), ainsi que des œuvres plus poétiques comme La Traversée des Monts Noirs (1992) ou L’Origine du monde (2000).

En 2005, il se marie avec la comédienne Marie-Josée Nat, laquelle est décédée en 2019.

 

 

Fadas !

 

VENUS D’AILLEURS
éditeurs présentent 

Samedi 18 Juin 2022
Halle Saint Pierre
– à la librairie

Lecture Musicale (25 mn) à 15h30 par :
Mr. Djub, Lou Dubois & Patricia Hakenbenner 
Musique :
Arsène Tryphon & cie 

Rencontres et signatures de 16h – 18h
avec
Mr.Djub, Michel Cadière, Patricia Hakenbenner,
Sylwia Chrostowska, Lou Dubois, Joël Gayraud,
Yoan Armand Gil, Guy Girard…

Présentation des livres d’artiste
de Gérard Lattier, de Benoît Pingeot
et autres ouvrages de VENUS D’AILLEURS
&
Dimanche 19 juin 2022 à 16h
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

La petite balade du grand macabre
Théâtre de papier avec Eric Poirier  (45mn)

Mais il est temps de commencer, de narrer, de témoigner de ce qui s’est vraiment passé. 
Ce qui a failli être … le début de la fin.

Adaptée de l’œuvre de Guelderode, dessins et décors de Y.A.Gil.

Participation aux frais : 8 €
Réservation : 01 42 58 72 89
Le programme détaillé sur www.venusdailleurs.fr

Ce qui unit toutes ces personnalités dans Venus d’Ailleurs réside dans un esprit et une esthétique. Une conception du livre comme merveille, musée portatif, utopie libertaire à s’approprier, entreprise sans fin et espace collaboratif d’expérimentation graphique et littéraire. (…)
Ces Alice-là n’ont jamais douté de la qualité du lait de l’autre côté du miroir et, s’ils défient la rationalité, ils mettent en œuvre des dispositifs rigoureux tout en opérant des déplacements renversants, générant une lecture du monde à l’endroit et à l’envers. Ils partagent l’attrait pour des pratiques artistiques dans l’ordre de la combinatoire, du collage et du montage. Ils fréquentent les alentours du surréalisme, du dadaïsme, de Fluxus, et les formes liées à l’art de l’illusion, du rêve, du brut et du kitsch. Ils abusent du dissonant, de la circulation entre les arts et de l’exploration sans GPS.

  • Extrait de étoile fillante, Joëlle Busca

 

« Nous, Marilyn »

Spectacle – Performance

« Nous, Marilyn »
 
Anne Goroubenartiste plasticienne 
Muriel Piquart, comédienne 
Ruby Mae Shiels et  Jules Fromonteilmusiciens

ont voulu faire entendre la voix qui perce à travers les mots de
Marilyn et qui a été si peu écoutée.

Ainsi, ils proposent à la Halle Saint Pierre une performance singulière le :
 
Dimanche 5 juin 2022, à 15 heures  – entrée libre
 
Halle Saint-Pierre, à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
 
 
 


Préambule

Le monde entier connaît le visage, le corps, la voix de Marilyn Monroe. Tout chez elle a été commenté, documenté, mis en scène, fantasmé. Sa mort tragique, son enfance dévastée, ses amants multiples, sa dépendance aux médicaments et au Dom Pérignon … de tout cela les romanciers se sont emparés.
Mais qui a lu Marilyn par elle-même ? Qui a lu les propres mots de cet enfant bègue, de cette femme qui interroge ?
Elle écrivait sur des carnets ou des feuilles volantes. Souvent, elle raturait et corrigeait ces écrits ; parfois elle les annotait. Elle les soumettait à ses amis de confiance, Truman Capote et Norman Rosten qui l’encourageaient, car elle avait une écriture personnelle et poétique.
En 2010, ses écrits, réunis par Bernard Comment et Stanley Buchthal et traduits par Tiphaine Samoyault, paraissent en français aux éditions du Seuil sous le titre Fragments.

Le spectacle à la Halle Saint Pierre

À la lumière des 36 portraits de Marilyn Monroe dessinés en 2020 par Anne Gorouben et filmés par le cinéaste Christophe Clavert, Muriel Piquart dit une sélection des textes de Marilyn Monroe.

Elle lit également :
– Dans Le documentaire-poème La rabbia de Pier Paolo Pasolini, l’hommage à Marylin composé en 1963 raconte la cruauté avec laquelle le monde s’approprie Marilyn et la dérobe à elle-même ;
– le monologue de Molly Bloom (pris dans Ulysse de James Joyce) et que lisait Marylin : le chant d’une femme qui affirme, oui, rien n’est plus vivant et libre que la curiosité et le désir pour les choses et la chair de la vie, oui, le corps d’une femme.

Muriel Piquart est accompagnée par Ruby Mae Shiels et Jules Fromonteil aux musiques, aux chants et, parfois, en écho.

Le spectacle s’appuie sur les traductions de Tiphaine Samoyault et les adaptations de Ken Kincaid et Muriel Piquart, ainsi que sur la précieuse documentation réalisée par Éric Boukhobza.

Les artistes sur scène

Anne Gorouben est née et vit à Paris. Elle est diplômée de l’ENSAD, atelier de Zao Wou Ki. Figuration dépouillée où s’impose le rapport des corps à l’espace et au temps, sa peinture s’organise en grands cycles liés à l’Histoire et à l’exil dont Le poids des silences Berlin Ouest-Dresde 1989-1993, infinis La Rochelle 1995-1996, D’Odessa à Odessa Paris-Odessa-New York-Marseille 1997-2000.
Elle visite en dessin le Journal de Kafka, commence une autobiographie dessinée.
En 2003 elle présente un hommage à Paul Celan au musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme à Paris, et en 2013 une exposition rétrospective au musée de l’Hospice Saint Roch à Issoudun. En 2011 elle publie 100, boulevard du Montparnasse aux éditions Les Cahiers Dessinés, et en 2015 mon kafka, chez Encre marine. Elle est lauréate de la Villa Yourcenar en 2018.
Ses œuvres sont présentes dans des collections publiques ou privées en France ou à l’étranger où elle expose régulièrement.

Jules Fromonteil est un musicien oscillant constamment entre un apprentissage autodidacte et institutionnel. Musicien voyageur, il s’est spécialisé dans les instruments à anche, clarinettes et saxophones, autour d’un répertoire jazz teinté de musiques traditionnelles pluriculturelles.
Il a la chance d’avoir pu emmener sa musique autour du monde de diverses manières :
En camion avec “Les Poissons Voyageurs”, en voilier avec “Festina Lente”, à pied et en haute montagne avec “La Tournée des Refuges”, ou à vélo avec “La Fanfare sans Phare”.
Installé à Toulouse depuis maintenant un an, il profite d’un répit afin d’explorer un nouveau répertoire de musiques actuelles tout en approfondissant fermement l’apprentissage de la musique New Orleans.

Ruby Mae Shiels, multi-instrumentaliste de talent, grandit sur les côtes bretonnes et en Auvergne dans le foisonnement d’une famille musicienne. Elle joue de la mandoline, du banjo, du ukulélé, de la guitare électrique, acoustique et basse, et maîtrise piano, claviers et percussions. Elle est également compositrice, chanteuse, rappeuse et beatmaker.
Outre sa place au sein de la formation familiale, « The Shiels », elle est la moitié du duo hiphop, « The Village Vandals », pour lequel elle compose, écrit, joue et chante. Elle est aussi musicienne en solo.
Elle a participé à des spectacles d’art vivant contemporain ainsi qu’à des pièces de théâtre, et on peut apprécier son talent dans de nombreux clips de musique.
Elle a à son actif les albums suivants : Café-Concert, The Shiels (2016) ; Houdoud, Bab El Ouest (2019) ; 500 Animals, The Shiels (2021) ; Vandalism, The Village Vandals (2022).

Après des études de cinéma et de philosophie, Christophe Clavert réalise son premier film en 1999, Les faux monnayeurs (la bonne affaire). Il travaille ensuite dans la distribution et la production parallèlement à la réalisation de ses propres films et en étant occasionnellement pour d’autres chef opérateur et monteur. Il a notamment fait la photographie et été le monteur de nombreux films de Jean-Marie Straub depuis 2009.

En naissant en Bretagne, Muriel Piquart ne fait qu’y passer. Elle grandit un peu partout avant de devenir citoyenne du monde, comédienne et violoncelliste autodidacte.
Formée à Ecole Blanche, elle travaille avec les grands du théâtre – metteurs en scène tels Brigitte Jacques, Stéphane Braunschweig ou Joël Pommerat, et comédiens comme Denis Lavant, Denis Polyadès, Madeleine Marion ou Serge Merlin. Elle tient des premiers rôles dans des pièces de Racine, Shakespeare, Beckett, Novarina…
Puis elle prend le large. Elle rejoint la troupe itinérante, Footsbarn Travelling Theatre, et parcourt le monde comme comédienne, violoncelliste et metteuse en scène.
En 2011, de retour à Paris, elle est metteuse en piste à l’Académie Fratellini, tout en élargissant son répertoire de violoncelliste à des musiques populaires. Actuellement, elle est comédienne et musicienne avec la troupe franco-allemande Théâtre Action.

Pour en savoir plus long sur Marilyn

Le ravissement de Marilyn Monroe suivi de Nous, Marilyn, de Anne Gorouben et Olivier Steiner a été publié par Marie Hasse aux éditions Métropolis en décembre 2021

Fragments. Poèmes, écrits intimes, lettres de Marilyn Monroe a été publié par Bernard Comment et Stanley Buchthal aux éditions du Seuil en octobre 2010