L’Ouroboros

Présentation 
L’Ouroboros
Aux défenses d’ivoire

Numéro 5 de la revue
Dimanche 13 novembre 2022, à 15h – entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Avec Élisabeth Tamaris, comédienne et metteure en scène (Association Mélane),
qui dira des textes (poèmes et proses) présents dans L’Ouroboros.

Halle Saint Pierre – à l’auditorium

Revue d’art pluridisciplinaire lyonnaise de naissance mais internationale de cœur, notre serpent mythologique emporte dans ses écailles philosophie, poésie, anthropologie, arts visuels, psychologie et psychanalyse entre autres disciplines. 

Deux-cent-seize pages de poésie, de philosophie, d’anthropologie, de psychiatrie, de littératures, de voyages, et d’arts visuels, avec un regard sur le théâtre.

Revue l’Ouroboros – Revue-dard (revuelouroboros.fr)

 

 

La Danse Cosmique

Signature & présentation du livre

La Danse Cosmique
Habiter et représenter les méandres de l’univers
de Stephen Ellcock
Éd. Thames and Hudson 

« Voir le monde en un grain de sable, Un ciel en une fleur des champs,
Retenir l’infini dans la paume des mains, Et l’éternité dans une heure. »
William Blake

Dossier de presse 

Dimanche 9 octobre prochain de 15h-18h – entrée libre

Halle Saint Pierre – à la librairie

Le livre
Créateur d’un musée virtuel en constante expansion sur les réseaux sociaux, Stephen Ellcock s’est fait connaître pour sa capacité remarquable à agencer les iconographies, donnant vie à des harmonies inattendues et à des correspondances qui créent la surprise et l’émotion.
Avec La Danse cosmique, l’auteur entraîne le lecteur dans une odyssée visuelle allant du minuscule à l’infini, sillonnant les cinq continents, traversant les civilisations et les âges. Il nous fait progresser dans ce foisonnement d’images mêlant illustrations naturalistes, planches anatomiques, représentations du nirvana, symboles de la géométrie sacrée et cartographies du cosmos.
Stephen Ellcock montre ainsi comment les croyances ancestrales liées au divin influencent la façon dont l’homme se représente et se situe au sein de l’univers.

L’auteur
Véritable alchimiste de l’image, Stephen Ellcock est curateur, écrivain, chercheur et collectionneur en ligne d’images. Basé a Londres, il a passe les dix dernières années à créer un musée virtuel d’art ouvert à tous via les réseaux sociaux. Son projet de « Cabinet de curiosités » en ligne sur les réseaux sociaux a attiré jusqu’à présent plus de 600 000 followers à travers le monde. Il est également l’auteur de All Good Things, The Book of Change,
England On Fire – avec un texte de Mat Osman – et Jeux de mains, en collaboration avec Cécile Poimboeuf-Koizumi.

https://www.instagram.com/stephenellcock/
https://www.facebook.com/stephen.ellcock

l’éditeur
https://www.instagram.com/thamesandhudsonfrance

 



 

Les Pas Perdus

Un samedi sous champignons de Paris
­A l’occasion de la sortie de leur livre
Les Pas Perdus, une oeuvre sous champignons de Paris,
Coédition Centre d’art Labanque / Les Pas Perdus,

SIGNATURE
Samedi 15 octobre à 15h
à la librairie
En présence de Jérôme Rigaut, Nicolas Barthélemy et Guy-André Lagesse,
autour de nombreux livres-objets exposés, signature de l’ouvrage dernièrement édité.

PROJECTION
De 16h à 17 h – à l’auditotium
Festival de films courts et très courts :
“Les Pas Perdus et des occasionnels de l’art” 
En présence de Jérôme Rigaut, Nicolas Barthélemy et Guy-André Lagesse.

Halle Saint Pierre – entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89


LES PAS PERDUS

Le groupuscule marseillais Les Pas Perdus, constitué de Jérôme Rigaut, Nicolas Barthélemy et Guy-André Lagesse, s’inscrit dans un mouvement d’art contemporain collaboratif. Depuis Mari-Mari, l’esprit cabanon sur le Canal de l’Ourcq (en 1999), il semble brouiller les pistes qui mènent à l’art contemporain. En montrant un vaste choix d’œuvres essentiellement coréalisées avec ceux qu’ils appellent des occasionnels de l’art, cet ouvrage haut en couleur offre un regard panoramique révélant les enjeux esthétiques, culturels et politiques de leur travail à travers la fantaisie et l’hétéroclisme de leurs réalisations. 

Dans la presse (articles récents) :

+ Télérama
“Des friches et des êtres – Marseille hors des sentiers battus de la culture”, juillet 2022
https://www.lespasperdus.com/fr/actualites/

+ Les Humanités
https://www.leshumanites.org/post/les-pas-perdus-art-excentrique

+ Design, Arts, Médias
Discursivité et production de Formes dans les ateliers des HUIT PILLARDS, à Marseille.
LE PEU DES PAS DU POSSIBLE. Le travail collaboratif du collectif LPP

+ d’infos Les Pas Perdus
Usine Pillard – 15 rue des Frères Cubeddu
13014 Marseille
lespasperdus@wanadoo.fr

 

 

 

La Soupape Ailée

Exposition
2 – 30 juin 2022

La Soupape Ailée

A l’occasion de ses 21 ans, présente les œuvres des artistes:

Ange et Dam 

Sidikiba Camara 
Kassoum Moukoro dit Ladji
Boureima Sanogo dit IB

 Halle Saint Pierre – à la librairie (entrée libre)
ouvert tous les jours

———

Présentation de La Soupape Ailée
La Soupape ailée est une association d’artistes qui a créé en 2001, un atelier d’arts plastiques pour enfants et un lieu de résidences d’artistes à Bobo Dioulasso au Burkina Faso.
En juin à Paris, nous fêtons les 21 ans de cette belle histoire. 

Pour cet évènement, notre association a invité à Paris 2 artistes burkinabés :
Sanogo Boureima
dit IB, l’artiste qui assure depuis 2012, les ateliers tous les week end de l’année et l’assistant des artistes en résidences.
& Moukoro Kassoum dit Ladji l’artiste né à La Soupape Ailée, l’un des premiers enfants à venir suivre les cours d’arts plastiques de notre atelier.

Nous vous invitons également à deux autres expositions :

1 – Une sélection d’œuvres des enfants, peintures, bronzes, marionnettes, gravures, papiers mâchés, fresques sur papier… réalisées de 2001 à 2022 
du  3 au 6 juin de 14h à 18h 
Vernissage le 3 juin à partir de 17h 
Au Secours populaire français
6 Passage Ramey
75018 Paris

2 – Les œuvres de 3 artistes Burkinabés:
Sanogo Boureima dit IB
Moukoro Kassoum dit Ladji
Sidikiba Camara 
du  9 au 13 juin de 14h à 20h
Vernissage le 9 juin à partir de 17h
Atelier Ange & Dam
50 rue Labat 75018

Plus d’infos : Blandine  Marika 
Ange & Dam, sculpteures
 06 52 46 73 86
50 rue Labat 75018 Paris
ange@angeetdam.com
www.angeetdam.com
https://vimeo.com/user44294775

Instagram : atelier_ange_et_dam

Le site:   lasoupapeailee.org 
mkb@lasoupapeailee.org 

Editions Unes

RENCONTRE / LECTURE

Editions Unes : hier, aujourd’hui et demain
à l’occasion des 40 ans des éditions Unes
rencontre et lecture de
Billy Dranty, responsable de l’édition des Écrits de La Bête noire de René Daumal,
Jean-Louis Giovannoni, écrivain central du catalogue,
et Raluca Maria Hanea, poète et traductrice,
en présence de l’éditeur François Heusbourg.

Chacun des intervenants témoigne de la volonté constante des Editions Unes depuis 1981 de découvrir de nouvelles voix poétiques, aussi bien françaises qu’étrangères, et de suivre leur œuvre avec fidélité, sans renier le patrimoine littéraire du XXe siècle.

suivi de signatures
et présentation d’une sélection de livres à la librairie de la Halle Saint Pierre 

Dimanche 13 mars 2022 à partir de 15 heures
Halle Saint Pierre
– à l’auditorium (entrée libre)
Réservation indispensable : 0 14 25 87 2 89

*

LES EDITIONS UNES

Fondées en 1981 par Jean-Pierre Sintive, les Editions Unes ont bâti au fil du temps un catalogue incontournable dans la poésie contemporaine, associant livres à grands tirages et ouvrages de bibliophilie, avec une attention particulière à la mise en relation des écrivains et des artistes.

Les Editions Unes ont introduit de nombreux auteurs étrangers en France, notamment Paul Auster, Thomas Kling, George Oppen, Pia Tafdrup, Geoffrey Squires ou José Angel Valente, et ont contribué à la découverte ou à la notoriété de certains des poètes français les plus important de leur génération, de Ludovic Degroote à Guy Viarre, en passant par Jean-Louis Giovannoni et Hervé Piekarski.

Figurent aussi au catalogue des poètes tels que Joë Bousquet, Paul Celan, François Cheng, René Daumal, Emily Dickinson, Christian Dotremont, André du Bouchet, Bernard Lamarche-Vadel, Thierry Metz, Henri Michaux, Bernard Noël, Roberto Juarroz, Gabriela Mistral, Fernando Pessoa, Antonio Porchia, Charles Reznikoff ou William Carlos Williams.

Après un arrêt des publications en 2002, Jean-Pierre Sintive a confié en 2013 la maison à François Heusbourg, qui a installé les bureaux à Nice, dans un espace où se côtoient expositions d’art contemporain et lectures de poésie. Il perpétue depuis lors sa tradition d’édition en typographie, alliant la fidélité aux auteurs du catalogue qui compte à ce jour 360 titres, à l’accueil de nouveaux poètes, tant français qu’étrangers.

NOTICES BIOGRAPHIQUES

Billy Dranty est né à Rouen en 1975. Son travail poétique a été principalement publié aux éditions Fissile (dont une trilogie : L’hydre-anti / Derelictus / Rivage veuf), Derrière la salle de bains, Barre parallèle, et plus récemment aux éditions du Canoë avec un livre double, Advers/Attract obstruct (2021). Éditeur critique, il a établi, documenté et présenté les correspondances croisées de René Daumal avec Léon Pierre-Quint (en collaboration avec Bérénice Stoll, Ypsilon, 2014), de Roger Gilbert-Lecomte avec René Daumal (Ypsilon, 2015), celles de Richard Weiner avec les poètes du Grand Jeu (en collaboration avec Erika Abrams, Fissile, 2019), ainsi que les Lettres à Pierre Minet de Max Blecher (L’Arachnoïde, 2020) et les Écrits de La Bête noire de René Daumal (Unes, 2021). Il a en outre pourvu d’un encadrement éclairé une nouvelle édition du Mont Analogue, dans l’ouvrage Les Monts Analogues de René Daumal (Gallimard, 2021).

Jean-Louis Giovannoni est né à Paris en 1950. Il a exercé le métier d’assistant social pendant plus de trente-cinq ans en hôpital psychiatrique. Il ouvre son œuvre poétique avec Garder le mort en 1975, livre de deuil qui deviendra un classique de la poésie contemporaine. Auteur d’une trentaine d’ouvrages chez divers éditeurs (Unes, Leo Scheer, Lettres Vives, Champ Vallon…), il compose une poésie de fragments interrogeant le malaise d’un rapport intime et extérieur au monde (Les Mots sont des vêtements endormis, Ce lieu que les pierres regardent, L’air cicatrise vite). Ce rapport à l’espace s’incarne jusqu’à une forme d’abstraction aérienne à la fin des années 80 (L’Invention de l’espace, L’Immobile est un geste, Pas japonais) avant de faire place à de nouvelles formes, entre prose et poème. Depuis les années 90, ses thèmes interrogent notamment la violence des rapports sociaux (L’Élection, Journal d’un veau, Sous le seuil, L’échangeur souterrain de la Gare Saint-Lazare), mêlant fantasmagorie et biographie, grotesque et pulsion, dans une figuration du monde ou le fourmillement de l’invisible se mêle à l’instabilité du corps personnel et collectif. Il s’occupe par ailleurs de la publication des textes inédits de Raphaële George. Lauréat du prix Georges-Perros en 2010, il a été président de la Maison des écrivains et de la littérature.

Raluca Maria Hanea est née en Transylvanie en 1982. Elle s’installe au début des années 2000 à Paris et devient directrice artistique adjointe au Festival de Cinéma Européen des Arcs. Son travail littéraire est nourri d’une temporalité sans cesse modulée par l’étrangeté d’exister. Chaque fragment devient, à travers la reprise et la superposition des formes, la réécriture du précédent dans une interrogation obsessionnelle des images et du corps. Elle accompagne régulièrement son travail de dessins, collages et photographies. Après des publications en revue (Aka, remue.net, N47, Mula Blanca, Babel Heureuse) Retirements est son deuxième livre aux Editions Unes, après sans chute en 2016. Elle a également traduit chez le même éditeur Mire, le premier recueil de la poétesse américaine Solmaz Sharif en 2019, avec François Heusbourg. La ville de Menton a créé un jardin en 2021 pour le Festival des Jardins de la Côte d’Azur autour de son œuvre et de celles des poétesses Flora Bonfanti et Emily Dickinson. Son troisième livre, Disparition initiale est à paraître aux Editions Unes en 2023.

Poète, éditeur et traducteur, François Heusbourg est né en 1981 à Paris. Ses livres ont notamment paru aux éditions Mémoire Vivante, Isabelle Sauvage ou Æncrages & Co. Il est également le traducteur en français de l’œuvre du poète irlandais Geoffrey Squires et a entrepris la traduction des poèmes d’Emily Dickinson. Il a aussi traduit avec Raluca Maria Hanea le premier livre de la poétesse américaine Solmaz Sharif, Mire. Il anime les Editions Unes depuis 2013, dont les locaux, basés à Nice, accueillent régulièrement expositions d’art contemporain et lectures de poésie.

 

SELECTION DE LIVRES

 

 

Nouvelles parutions

RENCONTRES / SIGNATURES 

Un après-midi dédié à la parution de nouveaux ouvrages en résonance avec l’art brut,
en présence des auteurs  : 

* Slavko Kopač
Ombres et matières – Shadows and Materials
Fabrice Flahutez, Pauline Goutain, Roberta Trapani
Édition bilingue Hors-série Connaissance. Editions Gallimard

* Le Grand renoncement
Voies d’asile, paroles de femmes
Jean Noviel et Franck Enjolras
Photographies – Editions Loco

* L’inconscient et ses images 
Complexe, Imago, Archétype 
Viviane Thibaudier
Editions du Martin Pêcheur.

Dimanche 6 mars à partir de 14h 30

Halle Saint Pierreà l’auditorium
Entrée libre – Réservation indispensable au : 01 42 58 72 89

Livres disponibles à la librairie de la Halle Saint Pierre

PROGRAMME

14h30 – 15h15
Slavko Kopač. Ombres et matières – Shadows and Materials
de Fabrice Flahutez , Pauline Goutain , Roberta Trapani
Édition bilingue Hors-série Connaissance, Gallimard.

Par Pauline Goutain, PhD Histoire de l’art, cofondatrice du Collectif de réflexion autour de l’art brut (CrAB), directrice adjointe du musée Roger-Quilliot (Clermont-Ferrand), et Roberta Trapani, PhD Histoire de l’art, cofondatrice du CrAB et de Patrimoines irréguliers de France (PiF), de l’ouvrage qui vient de paraitre.

Né en 1913, en Croatie, formé à l’Académie des beaux-arts de, Slavko Kopac voit son nom généralement associé à son rôle de conservateur de la Collection de l’art brut fondée par Jean Dubuffet. Pourtant, l’artiste croate a laissé derrière lui une oeuvre dont la richesse rencontre la complexité du siècle qu’il a traversé.
Cet ouvrage, première monographie de l’artiste, mort à Paris en 1995, met au jour la vie et le travail d’un créateur méconnu au centre des grands enjeux de la modernité.
https://www.gallimard.fr/…/Hors-serie…/Slavko-Kopac

15h15 – 16h
Le Grand renoncement. Voies d’asile, paroles de femmes.
Par Jean Noviel et Franck Enjolras. Editions LOCO.

Un passé qui s’efface, au sein d’un lieu emblématique suscitant crainte et fascination, l’asile psychiatrique. Partis à sa découverte, Jean Noviel et Franck Enjolras livrent ici une déambulation commune, à la recherche de ses voix disparues, celles des femmes qui y furent enfermées et soignées, dans les vestiges du temps. Il y a là des histoires, notre histoire.

Lieu emblématique de l’histoire de la psychiatrie en France, l’hôpital Maison – Blanche à Neuilly-sur-Marne fut construit en 1900 afin de « désencombrer », selon les termes de l’époque, les autres asiles du département de la Seine. Il fut entièrement dédié aux femmes jusqu’en 1970. (…). L’hôpital Maison – Blanche à Neuilly-sur-Marne désaffecté, des bâtiments en ruine, délaissés, au milieu d’une nature soudain envahissante. Aux murs qui s’effritent répondent les mots d’un univers lointain où des histoires de vies sont passées. Des lettres abandonnées et sauvées de justesse lors des immersions des auteurs dans le lieu, sont devenues le prétexte d’un cheminement au cœur de cette institution symbolique et chargée de fantasmes qu’est l’asile psychiatrique.
Au fil de leur cheminement, entre les lignes de registres, dans la patine des murs, dans les allées du parc, les couloirs ébranlés, les vestiaires désertés et les détails effacés, les auteurs cherchent à interroger la base ancienne et actuelle de leur fondement. Surtout, entre les mailles du passé et du présent, ils en convoquent, à leur manière, la part d’héritage et de renoncement.
http://www.editionsloco.com/Le-Grand-renoncement

16h – 16h45
L’inconscient et ses images. Complexe, Imago, Archétype
Par Viviane Thibaudier, éditions du Martin Pêcheur.

Le mot de l’auteur : « Dans ce livre, j’ai souhaité m’adresser à tous et rendre accessible l’universalité de la pensée si complexe de Jung, en m’appuyant, à la fois, sur la clinique et sur des exemples qui sauront parler à chacun. J’aborde ainsi la genèse des grandes notions jungiennes : imago, archétype, mais aussi le soi par exemple.”

Sur les pas de C. G. Jung, l’auteure entraîne les lecteurs dans une passionnante aventure qui tient à la fois de la fouille sur des sites archéologiques de grande antiquité, et de l’exploration de forêts primaires les plus reculées …

En effet, il s’agit ici de mettre au jour des images — les archétypes — le plus souvent éradiquées de la conscience et englouties dans l’inconscient, constituant en fait un héritage ancestral qui nous appartient toujours, même si c’est à notre insu.

Pour Jung ces images sont une richesse immense qui nous habite, pour peu que l’on parvienne à extraire de cette mine d’or les éléments qui se présentent à nous, et que l’on sache les accueillir à condition d’entendre leur message qui parfois nous demande de “sacrifier” ce qui nous a semblé avoir le plus de valeur pour nous.

Praticienne accomplie, Viviane Thibaudier puise dans les échanges avec ses patients des matériaux étonnants dont elle révèle, au-delà de la signification, le sens profond. De même, témoin attentif de son époque la plus contemporaine, elle nous aide à identifier à partir d’images flouées, parfois méconnaissables, des repères de compréhension et d’action pour notre temps.

Pour chacun, enfin, à titre personnel, qu’il s’agisse de nos rêves, de notre imagination — donc aussi de nos hallucinations, voire nos délires — ou de nos productions artistiques balbutiantes ou abouties, l’auteure nous apprend à lire la grammaire et les récits de ces images qui traduisent les états de notre psyché.

En route, donc, pour une expérience forte et enrichissante !

Psychanalyste jungienne, ancienne présidente de la Société Française de Psychologie Analytique (SFPA), Viviane Thibaudier a dirigé pendant plus de 10 ans l’Institut C.G. Jung de Paris. Elle a écrit de nombreux articles dans les Cahiers Jungiens de Psychanalyse. Elle est l’auteur des livres 100% Jung, L’inconscient et ses images, et Découvrir Jung.

https://editions-martinpecheur.fr/…/inconscient-et-ses…/

 

L’Ensaignement

RENCONTRE / SIGNATURE

JEAN-PHILIPPE DE TONNAC
À l’occasion de la parution de son roman
L’Ensaignement
Guy Trédaniel, 2021

avec NANOUK, praticienne chamanique,
elle transmet en France les enseignements de Sandra Ingerman

Dimanche 20 mars à 15 heures – entrée libre
Réservation indispensable au : 01 42 58 72 89
Halle Saint Pierre, à l’auditorium

 

  • LE LIVRE
    Le roman commence par une rencontre au musée d’Orsay et une discussion devant L’Origine du monde. Qu’aurait été l’ampleur du scandale si Gustave Courbet avait peint une femme qui saigne ? C’est le début d’un périple qui conduit le narrateur à rencontrer les membres d’une communauté qui cherchent à quitter le temps linéaire du progrès, pour réinvestir le temps de l’éternel retour, temps des saisons, des semailles et des moissons, de la vie et de la mort – temps du cycle féminin.

  • Quand on lui demande pourquoi il a décidé d’écrire sur le sang, ce sang qui revient tous les mois, l’auteur répond : « Ai-je été femme dans une autre vie ? Je sais simplement que le fait qu’on exhibe de manière ostentatoire le sang qui coule de la blessure et annonce la mort et qu’on cache le sang de la vie m’apparaît toujours comme un scandale. Dans cette histoire d’une espèce qui cherche à s’émanciper du vivant et de ses lois, je perçois intuitivement que l’occultation du sang menstruel marque une étape funeste. »

  • Cette question du sang, Nanouk l’éclaire en rappelant la place qu’il occupe dans la vie spirituelle des femmes chez les peuples racines. Le cycle féminin rythme la marche de la communauté. Lorsqu’elles saignent, les femmes se retirent toutes ensemble puisqu’elles saignent en même temps. Dans ce temps de leur menstruation, elles partagent leurs expériences sensorielles et extra-sensorielles. Leur sensibilité exacerbée les met en lien. Toute la diplomatie des mondes passe par elles, par ce sang qui coule entre leurs jambes, ce sang sacré. Avec le sang cesse l’exil.

  • Sacralisé autrefois, objet d’opprobre aujourd’hui, le sang exclut les femmes le temps de leur menstruation. Le roman est une occasion d’aborder un sujet tabou, de nous réunir pour nous demander qu’est-ce qu’on a de la femme fait disparaître en faisant disparaître le sang.


  • Jean-Philippe de Tonnac est écrivain et éditeur. Auteur d’une trentaine d’ouvrages, il a privilégié un temps les livres d’entretiens avec des personnalités de premier plan sur des thématiques touchant à la philosophie, aux sciences, à la spiritualité : Révérence à la vie – conversations avec Théodore Monod (Grasset, 1999) ; N’espérez pas vous débarrasser des livres, avec Umberto Eco et Jean-Claude Carrière (Grasset, 2009), etc. Le Cercle des guérisseuses (Guy Trédaniel) a reçu le prix ALEF 2020. Comme romancier, il a publié Père des brouillards (Fayard, 2002) et Azyme (Actes Sud, 2016, prix « Ecritures et spiritualités »).

 

 

 

 

Anne Sibran

RENCONTRE / SIGNATURE
ANNE SIBRAN
À l’occasion de la parution de
Le premier rêve du monde
Collection Haute Enfance, Gallimard, 3 fév. 2022

LECTURE
par Bruno Podalydès 

Dimanche 13 février à 15 heures – entrée libre

Réservation indispensable au 01 42 58 72 89
Halle Saint Pierre, à l’auditorium

“Écriture, Voyages et Utopies”

L’écriture m’a poussée au voyage et depuis 2007, entre la France et l’Equateur,
j’essaie de bâtir des ponts et de nourrir quelques utopies.
– Anne Sibran

LE LIVRE

Une amitié insolite qui réunit un grand artiste, un homme de sciences et une indienne aux pouvoirs chamaniques. De leur différence et de leur rêve commun naîtra un autre regard sur le monde.

Les trois personnages de ce roman n’auraient jamais dû se rencontrer.

Paul Cézanne, le peintre en pleine possession de son art, sillonne la campagne aixoise toujours à la recherche d’un regard nouveau, naïf et pur. Barthelemy, ophtalmologue de génie, a vécu enfant avec des aveugles dans l’institution dirigée par son père. Étudiant brillant, il se consacre à l’étude de l’œil et met au point avec succès l’opération de la cataracte. Pendant la Commune, il soigne les blessés, puis sera contraint de s’exiler aux Amériques. Il y rencontrera Kitsidano, jeune amérindienne aveugle de naissance, qui voit ce qui ne se voit pas, et qui deviendra son épouse.

Leur rencontre aura lieu à Paris au cabinet de Barthelemy où Paul Cézanne vient consulter. Leur amitié naît de leur passion commune du premier regard. Si Cézanne se passionne pour le travail de Barthelemy, il est saisi par la personnalité étonnante de cette jeune indienne avec laquelle il partage une sensibilité quasi chamanique. La jeune femme refusera l’opération qui lui redonnerait la vue, préférant conserver son regard intérieur. La singularité du roman est dû au fait que l’auteur traite Cézanne comme un personnage à part entière, se permettant toutes les licences du roman.

Anne Sibran déploie ici un imaginaire poétique dans ce style lumineux qui lui avait valu, pour Enfance d’un chaman, le prix Écritures et spiritualités 2018, remis par François Cheng.

L’auteure
Anne Sibran est romancière, auteure de pièces radiophoniques et de livres pour la jeunesse. Elle vit entre la France et l’Équateur.