BORIS VIAN

RENCONTRES ET DÉDICACES
Centenaire de la naissance de Boris Vian 

A l’occasion de la parution du roman On n’y échappe pas (éditions Fayard)
et du Centenaire de la naissance de Boris Vian,
retrouvez les membre de l’OuLiPo et leurs amis pour une
lecture d’extraits de On n’y échappe pas par Marcel Bénabou et Hervé Le Tellier

Dimanche 1er mars 2020 à 15h00, entrée libre
 
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Boris Vian (1920-1959) passa comme un météore au milieu de notre siècle,
laissant une trace éblouissante, énigmatique et inspiratrice.

Écrivain, parolier, chanteur et acteur, Boris Vian fut l’un des esprits artistiques les plus fertiles du XXe siècle. Décédé en 1959 à l’âge de 39 ans, il aurait eu 96 ans ce 10 mars 2016. Boris Vian a abordé à peu près tous les genres littéraires : poésie, document, chroniques, nouvelles. Il a aussi produit des pièces de théâtre et des scénarios pour le cinéma.
– Éditions Fayard.

Centenaire Boris Vian : “Il est mort comme il a vécu, très vite” – Télérama

LE LIVRE

Six membres de l’OULIPO poursuivent le roman policier inachevé et inédit de Boris Vian, dans les pas d’un héros de la guerre de Corée qui réalise à son retour que ses anciennes conquêtes féminines disparaissent les unes après les autres.

Décembre 1950. Frank Bolton, un jeune colonel de l’US Army, rentre de la guerre de Corée avec une main en moins. À peine sa famille et sa ville natale retrouvées, il s’aperçoit que, l’une après l’autre, toutes les filles qu’il a aimées tombent sous les coups d’un assassin. Avec Narcissus, son ami détective, il se lance sur sa piste dans une noirceur croissante.
  
Boris Vian imagina le déroulé de ce roman aux accents sullivanesques, en écrivit quatre chapitres et s’arrêta là. Pour les cent ans qu’il aurait eus, ses héritiers ont confié à l’OuLiPo la mission d’écrire la suite manquante. L’Ouvroir a répondu oui.
Un cadeau pareil, on n’y échappe pas.
  
J’ai un sujet de roman policier que j’écris pour Duhamel (série noire). C’est un sujet tellement bon que j’en suis moi-même étonné et légèrement admiratif.
Si je le loupe, je me suicide au rateloucoume et à la banane frite.
Boris Vian.
 
 
 
L’OULIPO

L’Oulipo, acronyme d’Ouvroir de Littérature Potentielle, a été fondé le 24 novembre 1960, par François Le Lionnais, Raymond Queneau.
L’Ouvroir réunit des écrivains, des mathématiciens, des érudits, tous à la recherche de nouvelles formes poétiques ou romanesques. Quand il réunissait à l’origine une douzaine de membres, il en compte aujourd’hui trente-cinq, en comptant les membres « excusés pour cause de décès ».

Se réunissant régulièrement pour travailler, les oulipiens ont deux objectifs principaux : expérimenter des contraintes littéraires nouvelles, et rechercher les « plagiaires par anticipation » de l’Oulipo et de sa démarche.

L’Oulipo publie régulièrement ses travaux dans sa collection la Bibliothèque oulipienne, tirée à 150 exemplaires, et en a rassemblé les cent premiers fascicules dans les volumes La Bibliothèque oulipienne, tomes I et II (Ramsay, 1987), La Bibliothèque oulipienne, tome III (Seghers, 1990), La Bibliothèque oulipienne, tomes IV à VII  (Castor Astral, 1997/2000/2003/2008).

Par ailleurs, l’Oulipo publie sous son nom des ouvrages théoriques et/ou anthologiques. Citons la Littérature potentielle (Gallimard, 1973), l’Atlas de littérature potentielle (Gallimard, 1980), l’Abrégé de littérature potentielle (Mille et une nuits, 2002), Maudits (Mille et une nuits, 2003), Moments oulipiens (Castor Astral, 2004), L’Oulipo en pièces détachées (Mille et une nuits, 2007), et L’Oulipo : Anthologie (Gallimard, 2008).
 
 
 
 

Etty Buzyn

Dédicaces de son livre

« laissez-moi le temps de rêver »
Editions Albin Michel – 2020
Samedi 1er février de 15h à 17h – entrée libre
Halle Saint Pierre – à la libraire

 

Trop de stimulations, trop d’informations, trop d’écrans, trop d’activités extra-scolaires…
À l’école comme à la maison, nos enfants saturent. Pourtant, tout comme leurs parents, ils ont besoin de faire relâche.

Etty Buzyn, psychologue-clinicienne et psychothérapeute, a rencontré tant d’enfants sous pression, anxieux, tendus et agités, qu’elle plaide en faveur d’un retour à la liberté de jouer pour… jouer, tout simplement. Le jeu est constructif, tout comme l’inactivité et l’ennui, alors que les écrans, en embuscade, menacent leur élan créatif.

Générateur de stress et d’agitation, l’excès de sollicitations met en péril la capacité des enfants à déployer toute la richesse de leur imaginaire. C’est pourtant là qu’ils puiseront la créativité nécessaire pour devenir des adultes à la fois autonomes et équilibrés. Pour leur épanouissement présent et futur, il est vital de leur laisser le temps de souffler. À nous de leur rendre cette indispensable liberté de rêver.

La Scène 

« Lecture-conversation » & Signature
par Catherine Pont-Humbert
Samedi 25 janvier à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre
– à l’auditorium
Réservation conseillée au : 01 42 58 72 89

 

La Scène, récit de Catherine Pont-Humbert 
Editions Unicité

Récit d’une enfance « trouée » par une « scène » fondatrice, ce livre sensible et gourmand fouille les émotions, les sensations.
Il explore les facettes de la force vitale qui permet d’advenir à soi en dépit du traumatisme de la scène.
Son écriture, qui alterne l’évocation d’épisodes d’enfance et le récit de la scène approchée par petites touches, est au cœur de cette énergie de vie, elle qui relie au monde et permet de garder vive l’espérance.

La scène est la face sombre de mon enfance, son recoin caché, obscur dont les ondes ravageuses se sont insidieusement propagées dans mon corps, mon âme jusqu’à entamer mon insouciance, ma vitalité et le profond sentiment d’espérance qui m’habitait. Elle a cohabité avec la face lumineuse de cette même enfance, ardente et joyeuse, de l’autre côté du miroir. Je vivais entre ces deux lieux que j’occupais tour à tour.

La scène appartient à ma mère autant qu’à moi.

Quand le cœur se relie aux émotions d’hier, quand le corps cherche les gestes d’autrefois. Est-il trop tard ? Il est peut-être trop tard pour le premier cri. Mais pour le reste ?

 

Catherine Pont-Humbert est auteur, journaliste littéraire, lectrice et conceptrice de lectures musicales. Productrice à France Culture de 1990 à 2010, elle est aujourd’hui programmatrice et modératrice de débats littéraires. Elle est notamment l’auteur de Carnets de Montréal, éditions du Passage (2016). Elle donne pour la scène des lectures d’Henry Bauchau, Andrée Chedid et Edouard Glissant. Elle a notamment adapté et dirigé la lecture musicale d’Œdipe sur la route d’Henry Bauchau, et conçu la lecture musicale Ecrire c’est dire le monde.

 

Pierre Richard (1802-1879)

 Grimoires illuminés
Inédits d’un outsider

Editions Artulis Pierrette Turlais, déc.2019

PRÉSENTATION / SIGNATURE

Samedi 25 janvier de 16h30 à 18h30
avec
François Pétry

Historien, archéologue, conservateur en chef honoraire du patrimoine
Lise Maurer
Psychanalyste
Christophe Boulanger
Attaché de conservation, en charge de l’art brut, LaM, Lille Métropole, Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut
Pierrette Turlais
Éditrice

Halle Saint Pierre – à l’auditorium (entrée libre)
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

   
Le livre et son étui 

L’ouvrage Pierre Richard (1802-1879). Grimoires illuminés présente une œuvre inconnue à ce jour, celle d’un paysan lorrain qui, au milieu du xixe s., conjura ses terreurs et ses illuminations par une création magistrale, en partie réalisée en Moselle dans la réclusion asilaire.

Il s’agit de 3 « grimoires », ou livres de magie, acquis dans les années 1990 par un libraire de Metz, puis vendus à des collectionneurs en 2010. Ces grimoires, riches d’environ 750 planches, sont constitués de dessins, monogrammes, cercles ornés, mises en scène de la Passion, alphabets et autres écritures cabalistiques que la publication des éditions Artulis met à l’honneur avec plus de 500 illustrations de l’artiste, en partie fac-similées.

La précocité des travaux de Pierre Richard, largement antérieurs à ceux d’Adolf Wölfli et Aloïse Corbaz, fait d’eux des incunables de l’Art Brut. Huit auteurs – artiste, historiens, linguiste, psychanalyste et historien de l’art – tentent de les décrypter et les interrogent tour à tour : Annette Messager, François et Mireille Pétry, Nicolas Weill-Parot, Jean-Pierre Brach, Marc Décimo, Lise Maurer et Christophe Boulanger.

Cette édition, qui ouvre pour la toute première fois un ensemble encore clos, montre qu’il existe désormais une œuvre et un style Pierre Richard.

 

 

 

 



Caractéristiques
Tirage limité à 250 exemplaires numérotés. 40 cm × 25 cm, 280 pages, 500 images. Parution : décembre 2019. 
Prix : 230 €. 

Ouvrage publié avec le concours de la Drac Grand-Est et de la Fondation Michalski.

Les éditions Artulis ont élu les écritures nécessaires, de résistance, de survie, au nombre de leurs voies de recherches. Plusieurs publications sont nées de cette réflexion, notamment les Cahiers de l’île du Diable d’Alfred Dreyfus ; Le Second Enfer, autodafé d’un choix, d’Étienne Dolet et les Tracts et papillons clandestins de la Résistance, papiers de l’urgence. Chacun de ces livres donne à voir sous forme de fac-similés les écritures, dessins ou traces éphémères de ces archives précieuses et les soumet à la pensée d’auteurs contemporains. Ces publications à caractère bibliophilique sont accompagnées d’une version numérique mettant à la disposition des internautes, en libre accès, l’ensemble des contenus.