François Jauvion

Rencontre avec l’artiste
François Jauvion
et signature de son imagier singulier

Samedi 20 juin à partir de 14 heures 

A la librairie – entrée libre

L’Imagier singulier de François Jauvion

Préface de Michel Thévoz. Introduction de Françoise Monnin

Ce premier volume du panthéon de l’art brut, singulier et inclassable de François Jauvion regroupe une suite de 97 planches minutieusement dessinées au crayon feutre noir et colorées à l’aquarelle.
D’Aloïse Corbaz à Michel Nedjar, d’Henry Darger à Niki de Saint Phalle, mais aussi de Gotlib à Di Rosa, l’artiste réunit ici ses « héros » en imaginant le portrait de chacun, et en les entourant de leurs chefs-d’oeuvre et de leurs outils de travail. Épinglés ainsi, tels des papillons, chacun se donne à voir d’une manière inédite, spectaculaire, intime.

Artistes représentés : Al Mahjoub Jaber, Amar Paul, Ataa Oko, Berruyer Nadja, Bethe-Selassié Mickael, Boix-Vives Anselme, Bosco Giovanni, Bourbonnais Alain, Bourlier Marc, Cambon Gerard, Cave Nick, Chaissac Gaston, Chatelain Fernand, Chesné Jean-Michel, Cheval Facteur, Chichorro Mario, Chomo, Corbaz Aloise, Corentin Sylvain, Coudray Robert, Crépin Fleury Joseph, Dahyot Caroline, Darger Henri, Demin Serge, Dereux Philippe, Di Rosa Hervé, Di Rosa Richard, Dubuffet Jean, Dufrène Gaël, Duprilot Hubert, Fièvre Yolande, Fleuri Yves-Jules, Fontan Marie-Noëlle, Forestier Auguste, Fouré abbé, Gambier Séverine, Georgi Hans-Jörg, Gironella Joaquim Vicens, Goetze Helga, Gordon Ted, Gotlib, Gruss Sabrina, Hauser Johann, Jacqui Danielle, Kieffer Alain, Klum Klick, Lambert Thierry, Laudac, Lemoine Dominique, Lesage Augustin, Lobanov, Maisonneuve Pascal-Désir, Meani Angelo, Mesmer Gustave, Monchâtre François, Morel Marie, Motooka Hidenori, Nek Chand, Nedjar Michel, Orsini Pier Francesco, Pailloux André, Pépé Vignes, Petit Pierre, Petit Pierre et Raymonde, Peyre Gilbert, Ploos van Amstel, Podestà Giovanni Batisa, Postic Evelyne, Ratier Emile, Rigal Antoine, Robillard André, Saban Ody, Sainrapt Sophie, Saint Phalle Niki, Saint Silvestre Antonio, Simon Victor, Sonnenstern Schröder, Staëlens Ghyslaine et Sylvain, Stan Ioan Patras, Taillandier Yvon, Tatin Robert, Tichý Miroslav, Tinguely Jean, Tourlonias Jean, Ursin Catherine, Van der Steen Germain, Vizcaïno Jacqueline, Wabé, Walla August, Werlé Petra, Wey Aloïs, Wilson Ben, Wilson Scottie, Wittlich Josef, Wölfli Adolf, Zablatnik Erich, Zinelli Carlo.

Textes de : Oana Amaricai, Agnès et Sophie Bourbonnais, Émile Brami, Déborah Couette, Hervé Courtaigne, Laurent Danchin, Céline Delavaux, Mario Del Curto, Eva Di Stefano, Gustavo Giacosa, Edward M. Gómez, Sophie Lepetit, Philippe Lespinasse, Sarah Lombardi, Martine Lusardy, Bruno Montpied, Lucienne Peiry, Roberta Trapani.

Disponible à la librairie de la  Halle Saint Pierre

Grand format 27 x 36 cm
150 pages en couleurs
Couverture cartonnée
50 €

LA LIBRAIRIE AGRANDIE

La librairie se déploie au rez-de-chaussée de la Halle Saint Pierre.

 

 

 

 

Art Brut

 

Conférence du 17 décembre annulée, en raison des grèves dans les transports.

L’art brut n’est donc pas « l’art des fous ». À côté des créations associées aux asiles psychiatriques – étudiées dès les années 1920 par le docteur Hans Prinzhorn – et de l’art médiumnique, se rangent celles de « l’homme du commun » selon Dubuffet – celui qui est en dehors des circuits artistiques. Hier confidentiel, aujourd’hui consacré, institutionnalisé et médiatisé, l’art brut a une histoire et la réalité qu’il recouvre échappe à son inventeur et théoricien. D’autres appellations ont vu peu à peu le jour, correspondant à la démarche de nouveaux amateurs et à leur souci de baliser le territoire (hors normes, singulier, outsider, habitant-paysagiste…). Outre l’ouverture à de nouveaux champs de prospection, l’interaction avec l’art contemporain, dans une perspective de décloisonnement et d’élargissement, est une mise à l’épreuve de la notion d’art brut.

Les créations de l’« art brut », sont davantage des énigmes que des productions qui se laisseraient facilement appréhender par notre conceptualité. Aloïse, Wölfli, Darger, Walla, Zinelli, Traylor, Sawada… nous fascinent, nous touchent, nous éprouvent sans que nous puissions établir un rapport formel entre eux. L’enjeu est ailleurs. C’est dans le grand créateur d’art brut, le hors norme, le marginal, que nous voyons l’homme accompli et victorieux. Cet « Autre » de la culture ne réalise-t-il pas les possibilités les plus hautes de l’homme, l’héroïque construction de soi, son humanisation, finalement la fin véritable qu’est la culture ?


Martine Lusardy, spécialisée dans l’étude de l’art brut et de ses apparentés, elle est directrice de la Halle Saint-Pierre depuis 1994. Elle y a organisé de nombreuses expositions sur le sujet.
Elle a dirigé l’ouvrage de référence « L’art brut » aux éditions Citadelles & Mazenod. Une synthèse originale menée par une équipe pluridisciplinaire internationale (historiens d’art, critiques, psychologue, psychiatre, artiste), réunissant un corpus foisonnant de quelques 550 œuvres de plus de 250 artistes. À la fois étranges, inquiétantes et familières, elles sont les métaphores d’un « voyage-aventure » au tréfonds de notre sensibilité, qui donne à saisir la mesure de l’être humain.