Benoît DELÉPINE et Gustave KERVERN

RENCONTRE ET SIGNATURE
BENOÎT DELÉPINE ET GUSTAVE KERVERN
à l’occasion de la parution du livre
Le Cinéma de Benoît Delépine & Gustave Kervern
Christophe Geudin et Jérémie Imbert

Ed Flammarion, sept 2021

MERCREDI 15 SEPTEMBRE de 17h à 18h
HALLE SAINT PIERRE

La Halle Saint Pierre vous invite le mercredi 15 septembre à une rencontre avec les auteurs et cinéastes grolandais, à l’occasion de la sortie du livre qui leur est consacré : Le Cinéma de Benoît Delépine & Gustave Kervern.
Une évidence pour le musée de  l’art brut et outsider d’accueillir ces deux grandes personnalités singulières et engagées.

LE LIVRE

En l’espace de neuf longs-métrages, Benoît Delépine et Gustave Kervern ont bâti une filmographie unique, en marge des conventions et des diktats de l’industrie cinématographique française. D’Aaltra (2004) à Effacer l’historique (2020) en passant par Louise-Michel, Mammuth, Le Grand soir, Saint Amour et I Feel Good, les piliers de l’émission culte « Groland » sont les architectes iconoclastes d’un cinéma libre où se télescopent l’humour corrosif, le système D, le sens de l’improvisation, la poésie et la recherche visuelle.
Conçu en étroite collaboration avec les deux auteurs-réalisateurs, Le Cinéma de Benoît Delépine et Gustave Kervern dévoile les coulisses – souvent délirantes – de chacun de leurs tournages. Film par film, le duo retrace en détail les étapes de créations successives (de l’idée de départ à la sortie du film) d’une oeuvre aussi libre que décapante. Au fil de ces entretiens se dessinent d’authentiques aventures artistiques et humaines en présence de personnalités hors-normes.
Premier titre de la nouvelle collection « CineComedies », ce livre est illustré par des documents rares (photos de plateau, extraits de scénario et autres documents personnels) et s’accompagne de témoignages exclusifs des proches collaborateurs et comédiens fétiches du duo Grolandais, dont Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel, Jean Dujardin, Yolande Moreau, Blanche Gardin, Bouli Lanners, Corinne Masiero et Vincent Lacoste.

CANDY MING

Exposition à la galerie 
Du 1er au 26 septembre  2021 – entrée libre

CANDY MING

A l’occasion de la rencontre et signature du livre sur
Benoît Delépine et Gustave Kervern
Le Cinéma de Benoît Delépine & Gustave Kervern
(Ed. Flammarion, sept. 2021)

Mercredi 15 septembre de 17h à 18h


Halle Saint Pierre – entrée libre 
 

 

Candy Ming, surnommée également Miss Ming ou Candy Rainbow, née le 3 novembre 1990 à Dieppe, est une artiste, actrice, chanteuse et écrivaine française. Elle se définit comme une
« bricoleuse de la vie donnant de l’amour aux gens à travers les formes d’art ».

Révélée en 2008 par le film Louise-Michel de Benoit Délépine et de Gustave Kervern, elle tourne avec divers cinéastes francophones, parmi lesquels Christian Carion, Christian Vincent, Lucas Belvaux ou encore Yolande Moreau.

Présence de l’artiste les 11, 18 et 24 septembre

 

 

Frédérique Jacquemin

EXPOSITION

Variation peinte du Tarot de Marseille

par Frédérique Jacquemin
Du 4 au 30 septembre 2021

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Signature de l’ouvrage
22 & 1 Lames Éditions de l’Atelier du Grand Tétras
Samedi  25 septembre 2021 a partir de 15 heures

Frédérique Jacquemin sera présente
tous les samedis à partir de 15 heures

Halle Saint Pierre – à la librairie (ouvert tous les jours)


Frédérique Jacquemin
est une artiste pluridisciplinaire qui travaille sur le féminin sacré.
A travers une mythologie hybride, des références littéraires variées et de libres variations, elle crée un chemin initiatique au gré de ses dessins et de ses sculptures inspirées des vierges ouvrantes médiévales et des lames de tarot.
Elle a écrit des livres d’art et de poésie dont « 22 & 1 Lames » publié aux éditions de l’Atelier du Grand Tétras (2021).

Variation peinte du Tarot de Marseille

L’ensemble des arcanes a été réalisé sur papier au cours de l’année 2017. Graphite, gouache, pastels gras ou crayons de couleurs… Frédérique Jacquemin emploie plusieurs techniques tout comme dans son travail de sculptures.
Elle transpose une ambiance qu’évoque les symboles, les personnages et les figures du Tarot de Marseille, sans assujettir les images à une trop grande radicalité de tons et de matières. La librairie de la Halle Saint Pierre en expose une douzaine.

Cette libre variation traduit plastiquement ses épiphanies et émerveillements.

Elle est le pendant et le complément des arcanes sculptées, les Vierges ouvrantes réalisées la même année et réunies dans le livre 22 & 1 Lames, paru cette année aux Éditions de l’Atelier du Grand Tétras.

En vente à la librairie de la Halle Saint Pierre

AUTRES EVENEMENTS 

4 septembre à partir de  22 h 00
Entretien avec Céline du Chéné sur France Culture pour l’émission Mauvais Genre

Podcast ici 

Du 15 septembre au 7 novembre – Vernissage le 22 septembre
14 ème Biennale d’Issy les Moulineaux
Chimères Artistiques : Figurer le cosmos
Frédérique Jacquemin y expose des Vierges ouvrantes et des peintures sur le thème du tarot.

 

 

 

La société cybernétique : état des lieux

Critique de la société cybernétique
Un paradis artificiel

Séminaire organisé par
Douglas Hoare, David Hoare, Jérémie Elalouf et Julien Allavena
(Chercheurs Université Paris 8) 

Une séance par mois d’octobre 2021 à juin 2022

LES SAMEDIS :
9 octobre – 27 novembre -18 décembre 2021

22 janvier 2022 -26 février – 26 mars -23 avril – 28 mai -25 juin 2022 
DE 15H A 17H

eNTREE LIBRE SUR ReSERVATION AU : 01 42 58 72 89

Halle Saint Pierre – à l’auditorium


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La société cybernétique : état des lieux

Présentation

Depuis une trentaine d’années, les dispositifs informatiques ont profondément restructuré l’espace social et la vie quotidienne. Mais, à la faveur de la pandémie, ceux-ci ont pris une importance sans précédent : nombre de pratiques sociales essentielles (travail dans le secteur tertiaire, loisirs, etc.) auraient été impossibles sans y avoir recours. Au travers d’une myriade d’applications, de programmes informatiques en tous genres, s’esquisse une vie assistée par Internet, faite de communication à distance, dont l’usage était encore étendu par les mesures étatiques liées à la circulation du virus. L’épidémie de COVID-19 a révélé, même aux plus réticents, que la métamorphose informatique du capitalisme n’est pas une simple suite d’innovations chaotiques et isolées, mais une direction que prend la société tout entière. Un bouleversement qui s’intensifie à la faveur de la destruction du milieu vivant, et s’appuie sur la logique cybernétique.

            A l’opposé de conceptions comme le « numérique » ou les « nouvelles technologies », qui ne désignent que la dimension technique de ce processus de transformation, la notion de cybernétique, telle qu’énoncée par Norbert Wiener pour définir une école de pensée aussi bien qu’un champ de recherches pratiques, contient en soi le projet d’une société révolutionnée par le transfert et le traitement de l’information. C’est cette notion qui sera reprise et déconstruite par la théorie critique (Henri Lefebvre, Paul Mattick, Guy Debord, Tiqqun), et qui fait depuis une quinzaine d’années l’objet d’une mise en perspective historique (Céline Lafontaine, Mathieu Triclot, Jérome Segal, Ronan Le Roux).

            A l’heure du crédit social chinois et dans un contexte pandémique, la reprise de ce travail critique nous paraît urgente. Il s’agira pour nous de penser cette transformation non comme l’extension de l’espace communicationnel, mais comme une nouvelle modalité de production, étendue à la société dans son ensemble.

            L’objectif de ce séminaire mensuel est donc de proposer une analyse critique de cette transformation cybernétique. Chaque séance portera sur un thème comme le travail, les loisirs, l’État, la communication, la ville, la représentation, etc. Chacune d’elle débutera par l’intervention d’un chercheur invité, portant sur un sujet ou une enquête précise, qui sera suivie de la présentation théorique d’un membre de l’équipe et se terminera par une discussion.

Membres du séminaire

Julien Allavena (Doctorant en Sciences Politiques, Paris 8, Cresppa-LabToP )
Jérémie Elalouf (MCF Université Toulouse Jean Jaurès en design, Labo Lara-Seppia)
David Hoare (Docteur en Esthétique de l’EDESTA, Paris 8, Labo AIAC)
Douglas Hoare (Docteur en Esthétique de l’EDESTA, Paris 8, Labo AIAC)

 

Bibliographie

Caroline Bassett, Sarah Kember, Kate O’Riordan, Furious. Technological Feminism and Digital Futures, Pluto Press, 2019.

James R. Beniger, 1986, The Control Revolution, Technological and Economic Origins of the Information Society, Cambridge-Londres, Harvard University Press.

Jonathan Bourguinon, 2021, Internet, année zéro, Paris, DivergencesCatherine D’Ignazio,

Lauren F. Klein, Data Feminism, MIT Press, 2020.

Alexander R. Galloway, The Interface Effect, Polity, 2012.

Alexander R. Galloway. The Exploit: A Theory of Networks, The University of Minnesota Press, 2007.

Friedrich Kittler, Optical Media: Berlin Lectures 1999, Polity, 2009.

Céline Lafontaine, L’empire cybernétique : Des machines à penser à la pensée machine, Paris, Seuil, 2004

Henri Lefebvre, Vers le cybernanthrope, Paris, Gallimard, 1971.

Janina Loh, MarkCoeckelbergh, Feminist Philosophy of Technology, J.B. Metzler, 2019.

Lev Manovich, Le langage des nouveaux médias, Paris, Les Presses du réel, 2010.

Lev Manovich, Software takes command, New-York, Bloomsbury Academic, 2013.

Armand Mattelart, 2001, Histoire de la société de l’information, Paris, La Découverte

Paul Mattick, Marx et Keynes, Paris, Gallimard, 1972.

Marshall McLuhan, Pour comprendre les médias, Paris, Seuil, 2015.

Internationale Situationniste, Internationale Situationniste, Paris, Arthème Fayard, 1997.

Ronan Le Roux (dir. Éric Brian), La cybernétique en France (1948-1970) : Contribution à l’étude de la circulation interdisciplinaire des modèles et des instruments conceptuels et cognitifs, École des hautes études en sciences sociales (thèse de doctorat en histoire et civilisations), 2010.

Thomas Rid, 2016, Rise of the machines, a cybernetic history, New York, W.W. Norton & Company.

Jérôme Segal, Le Zéro et le Un : Histoire de la notion scientifique d’information au XXe siècle, Paris, Syllepse, 2003.

Mathieu Triclot, Le moment cybernétique : La constitution de la notion d’information, Seyssel, Champ Vallon, coll. « Milieux », 2008.

Fred Turner, 2012, Aux sources de l’utopie numérique, Caen, C&F éditions.
Judy Wajcman, Feminism Confronts Technology, Wiley, 2013.

McKenzie Wark, Capital Is Dead: Is This Something Worse?, Verso, 2019.

Norbert Wiener, La cybernétique : Information et régulation dans le vivant et la machine, Seuil, 2014.

Norbert Wiener, Cybernétique et société, l’usage humain des êtres humains, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points / Sciences », 2014.

 

 

Séminaire Art &Thérapie 2021

Art et Thérapie

Séminaire mensuel à la Halle Saint Pierre – 13ème année
Sous la direction de Jean-Pierre Klein, psychiatre honoraire des Hopitaux,
et de François Dingremont, Dr Esthétique et anthropologie

 
Chaque 3ème samedi de 14H30 à 16H30 de janvier à mai et en juin 2022,
une journée
entière avec des médiateurs artistiques et des art-thérapeutes

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Thème du séminaire 2022


Chaos pour finir et pour recommencer

La destinée de l’être humain est de frôler sans cesse le chaos dès la “catastrophe” de la naissance. Notre existence, ce mouvement vers l’avant-de-soi, serait – elle bâtie sur cette tentative renouvelée de construction contre et sur le chaos ? L’art-thérapie et la médiation artistique ont l’expérience de ceux qui sont habités de chaos : troubles extrêmes de la personnalité, néantisation par des atteintes de l’intégrité corporelle, mentale, sensorielle, exclusions et persécutions, suicides, handicaps, violences graves…  Elle propose une réponse au chaos, sans le méconnaître, ni le nier, ni tenter illusoirement de le combler. Son action est de le border, le contenir, le délimiter, le maintenir pour le transmuer.

« C’est une vitesse infinie de naissance et d’évanouissement » ; « Cest chacun de nous qui se trouve sans cesse en pourparlers et en guérilla avec lui-même, grâce à la philosophie » Deleuze.
Peut-on en dire  autant de l’art qui se mêle de thérapie ?
« L’art me paraît un moyen de vaincre la mort » dit Hans Hartung “interrogé“ par la Gestapo puis en Espagne franquiste, ces deux chaos érigés en absolu.

Ce n’est plus le chaos-néant, mais le chaos qui ouvre au désordre facteur de créations.

Cette dissolution intime de l’univers ordonné, c’est aussi, au-delà des individus, ce qui se fait jour dans un monde en proie au chaos et dans la recherche hésitante de nouveaux paradigmes. Les situations de blocage, d’inertie, de régression, de violence auxquelles nous assistons actuellement révèlent crûment une faille majeure de l’action politique : la créativité. L’expérience de créateurs qui ont su transmuer le chaos en œuvre peut-elle nous aider à réfléchir sur de possibles mutations inventives actuelles ?

PROGRAMME 2022

15/01 Pablo Gershanik, artiste, comédien, metteur en scène, pédagogue théâtral, 
Jean-Michel Vives, professeur de psychopathologie,
Les maquettes intimes, du chaos cauchemardesque à la mise en maquette onirique

19/02 Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées, Les Ehpad  face aux chaos. 
Le chaos de la maladie d’Alzheimer, le chaos du confinement, le chaos des morts solitaires

19/03 et 16/04 : (sous réserves) Alexandre Labruffe, romancier, auteur de Chroniques d’une station-service, de Un hiver à Wuhan, (Verticales/Gallimard), Sympathy for the chaos ; Nicolas Poirier, philosophe, auteur de Cornelius Castoriadis, Du chaos naît la création, (éditions Le bord de l’eau),
Du chaos naît la création, une perspective philosophique (Cornelius Castoriadis) et littéraire (Elias Canetti, Witold Gombrowicz, Doris Lessing)

21/05 Dominique Bertrand, musicien voyageur et écrivain, mythologue, auteur de L’art du chaos, éditions Signatura,
Le chaos comme source de tous les possibles

18/06 Toute la journée de 11H à 18H intervenants (ateliers, performances, études de cas) : art-thérapeutes et médiateurs artistiques issus de l’Inecat

 

Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com

Entrée 12 € (6 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)

Tel : 01 42 58 72 89 INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris,
www.inecat.org

 

Rencontres en surréalisme

Rencontres en surréalisme 

organisées par Françoise Py
chaque deuxième samedi du mois (sauf pour le 16 octobre)
dans le cadre de
l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme

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CHARLES FOURIER

Samedi 16 octobre 2021, 11h-18h
Journée d’étude sur Charles Fourier dirigée par Henri Béhar et Françoise Py
avec la participation de :
Joël Gayraud
, Ginette Lemaître, Michel Maffesoli, Florent Perrier,
René Schérer et Patrick Tacussel.

Lecture de L’Ode à Charles Fourier d’André Breton par Charles Gonzales.

Présentation de la revue Les Cahiers Européens de l’Imaginaire, CNRS Editions,
à l’occasion de la sortie du dernier numéro sur La Nuit.

 

Charles Fourier

Charles Fourier, né le 7 avril 1772 à Besançon (Doubs) et mort le 10 octobre 1837 à Paris, est un philosophe français, fondateur de l’École sociétaire.

Il était considéré par Karl Marx et Friedrich Engels comme une figure du « socialisme critico-utopique », dont un autre représentant fut Robert Owen. Plusieurs communautés utopiques, indirectement inspirées de ses écrits, ont été créées depuis les années 1830.

” La mort de Fourier, en 1837, entre ses pots de fleur et ses chats, n’a pas fait grand bruit. Qui s’intéressait à lui ? Quelques disciples. Et puis, bientôt, un certain Marx et un nommé Engels. De ce « Fourier obscur », prophétise Hugo, « l’avenir se souviendra ». Le Voyant n’avait pas mal vu. Alors que tant de spectres sont devenus des fantômes, s’il en est un qui hante encore l’Europe, c’est bien celui de Charles Fourier !
Visionnaire sans égal, atopique bien plus qu’utopique, si Fourier nous revient aujourd’hui, c’est évidemment comme autre. Ses œuvres complètes sont rééditées, des écrits inédits paraissent, des thèses, des essais lui sont consacrés. Il est réinventé comme féministe, théoricien queer ou écologiste radical. On avait pris l’habitude de tronçonner son œuvre : métaphysique ; critique de la civilisation, de sa morale et de sa politique ; projets économiques ; utopies sexuelles, etc. Mais chez Fourier tout se tient. C’est ce que montrent les contributions réunies ici en hommage à l’infatigable écrivain, penseur et poète de ce que René Schérer a appelé la « contestation globale ».”
Dans Revue Critique n° 812-813 : Fourier revient. 2015 / n° 26 |  février 2016

La plupart des utopies sociales du XIXe siècle ont perdu leur éclat, soit que certaines de leurs anticipations soient devenues réalités (fût-ce au prix de bien des altérations), soit que leurs projets, trop tributaires d’un scientisme conquérant, n’exercent plus d’attrait sur une époque revenue de « l’illusion du progrès ». L’œuvre de Charles Fourier fait exception : elle attire encore les regards, au-delà de la communauté des chercheurs. Après une éclipse de près d’un siècle, qui coïncide avec la période du développement du socialisme « réel » et de sa chute, elle brille même de nouveaux feux. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, en effet, elle a retrouvé son rayonnement, moins d’ailleurs comme système de réforme sociale que comme incitation à la liberté des mœurs et source de poésie. André Breton et le surréalisme y auront contribué de manière décisive.
– Joël Gayraud, Au miroir des analogies. Le surréalisme et Charles Fourier. Dans Critique 2015/1-2 (n° 812-813)

 



Samedi 11 septembre 2021, 14h30


Projection 

Minimes innocences

Film consacré à Virginia Tentindo (version intégrale jamais montrée)
Réalisateur Fabrice Maze,
sur un scénario de Jean-François Rabain (100’, 2011).

Introduction par Fabrice Maze et Jean-François Rabain.

Présentation de l’ouvrage collectif dirigé par
Christophe Dauphin
et
Odile Cohen-Abbas :
Virginia Tentindo, les mains du feu sous la cendre
( ed. Les Hommes sans Épaules et Rafael de Surtis, 2021).

Table ronde avec les réalisateurs et les contributeurs du volume,
modérateur : Françoise Py.

 

Virginia Tentindo, sculpteur d’origine argentine, dont l’œuvre est placée sous le double signe de l’érotisme et de l’onirisme, est considérée comme créatrice de première grandeur dans la constellation surréaliste des cinquante dernières années.
« J’étais aussi ambitieuse que le créateur et aussi humble que le potier […]. Je fais des mots que l’on touche, que l’on caresse, que l’on pose devant soi pour être certains de les avoir bien lus… » (Virginia Tentindo)

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PROGRAMME 2021 / 2022

 

Samedi 11 septembre 2021, 14h30
Projection du film consacré à Virginia Tentindo : Minimes innocences (version intégrale jamais montrée), réalisateur Fabrice Maze, sur un scénario de Jean-François Rabain, 100’, 2011. Introduction par Fabrice Maze et Jean-François Rabain.

Présentation de l’ouvrage collectif dirigé par Christophe Dauphin et Odile Cohen-Abbas : Virginia Tentindo, les mains du feu sous la cendre ( ed. Les Hommes sans Épaules et Rafael de Surtis, 2021).

Table ronde avec les réalisateurs et les contributeurs du volume, modérateur : Françoise Py.

Samedi 16 octobre 2021, 11h-18h
Journée d’étude sur Charles Fourier dirigée par Henri Béhar et Françoise Py avec la participation de Joël Gayraud, Ginette Lemaître, Michel Maffesoli, Florent Perrier, René Schérer et Patrick Tacussel.

Lecture de L’Ode à Charles Fourier d’André Breton par Charles Gonzales.

Présentation de la revue Les Cahiers Européens de l’Imaginaire, CNRS Editions, à l’occasion de la sortie du dernier numéro sur La Nuit.

Samedi 13 novembre 2021, 11h-18h
Journée d’étude sur Louis Janover, dirigée par Henri Béhar, Michel Carassou et Françoise Py.

11h-12h30
Introduction par Henri Béhar.

Louis Janover : Pourquoi j’ai accepté de venir entendre parler de moi.

Maxime Morel : Front Noir et surréalisme.

14h-16h15 :
Guillaume Louet : À la rencontre de l’œuvre de Louis Janover : cohérence poétique et politique.

Georges Rubel : Oser faire de l’art dans Front Noir.

Florian Langlais : Perception de Front Noir par un jeune d’aujourd’hui.

Michel Carassou : Benjamin Fondane et Louis Janover : un même combat.

Table ronde avec tous les intervenants et les organisateurs.

Lecture performance par Charles Gonzales du texte d’Antonin Artaud, Van Gogh le suicidé de la société.

Samedi 11 décembre 2021, 15h
Projection surprise.

Samedi 8 janvier 2022, 15h
Qui êtes-vous Nadja ?
Nous chercherons à savoir qui fut Nadja, l’héroïne d’André Breton.  Léona Delcourt s’était donnée ce pseudonyme « parce qu’en russe, c’est le commencement du mot espérance, et parce que ce n’en est que le commencement ». Avec la participation de Henri Béhar, Françoise Py, Jean-François Rabain et Georges Sebbag.

Lectures par Charles Gonzales.

Samedi 12 février 2022, 15h
Dire et chanter la poésie par Bernard Ascal

Samedi 12 mars 2022, 15h
Séance en hommage à Fernando Arrabal en sa présence : Les Arrabalesques dans le cadre du Printemps des Poètes 2022, sur le thème de l’Éphémère.

Communication d’Alejandra Chulia Jordan : Arrabal et le Théâtre Panique en France.

Performance collective sur le texte d’Arrabal, Les Neuf fiancées de Roland Topor par Valentine Mizzi, Zoe Dugardyn, Caroline Collet.

Projection du film de Pierre Lamassoure, Le Miroir vidéo arrabalesque.

Livres d’artiste réalisés en collaboration avec Fernando Arrabal par Isabel Echarri, Jean-Marc Brunet et Dorothée Bouchard.

Wanda Mihuleac, coorganisatrice de la séance, en assurera la modération.

Samedi 9 avril 2022, 15h
Conférence de Goerges Sebbag sur Les Dix Cahiers surréalistes d’avril 1924, dont il a établi l’édition et assuré la présentation, Domaine Jean-Michel Place DILECTA., 2021.

Samedi 14 mai 2022, 11h-18h
Les femmes artistes surréalistes : Journée en hommage à Georgiana Colvile organisée par Françoise Py, Annie Richard et Gabriel du Rivau.

Dames de Chœur et de Piques, spectacle pour six chanteuses, conçu et réalisé par Chantal Grimm autour des auteures-compositrices du XIXe siècle.

Samedi 11 juin 2022, 15h
Conférence de Monique Sebbag : Joie et désarroi de Simone Kahn.

Simone Kahn (dite aussi Simone Collinet) est la première épouse d’André Breton.

Les Journées d’étude sont organisées avec le concours de l’université Paris 8, Laboratoire Arts des Images et Art Contemporain (AIAC), équipe de recherche Esthétique, Pratique et Histoire des Arts (EPHA).

Françoise Py : 06 99 08 02 63 et francoise.py@univ-paris8.fr

 

à la galerie

EXPOSITION

4 Artistes invités par stéphane blanquet
dans le cadre de l’exposition “La tranchée racine”

Frédéric Arditi
Alessandra Centi
Feebrile
Margaux Salmi

du 26 juin au 31 août  2021

Halle Saint Pierre – à la galerie
Entrée libre

Frédéric Arditi
Alessandra Centi
Feebrile
Margaux Salmi

NOTICES BIOGAPHIQUES

Frédéric Arditi, Vit et travaille à Paris.
Peintre-graveur né à Paris en 1969. Diplômé de l’ESAG-Penninghen en 1991.Il y enseigne depuis 24 ans.
Frédéric Arditi commence à exposer en 1993, s’ensuit une longue série d’expositions personnelles et collectives Tant en France qu’a l’étranger.
Frédéric à reçu le premier prix Antoine Marin en 2001 et obtient en 2008 la bourse de l’académie des Beaux Arts.
C’est avec une patience d’artisan que Frédéric Arditi grave, découpe, cisèle, recolle des motifs empruntés aux craintes contemporaines. Le bois comme support principal sur lequel il incise la matière, se perd dans des labyrinthes anatomiques, armes, orateurs, insectes, talons aiguilles, accidents de voitures Natures mortes ou vivantes..
Tous ces éléments formant des compositions hétéroclites pour que le spectateur puisse à son tour se raconter sa propre histoire.
Pas de tirage sur papier, l’œuvre est la matrice, préférer le visible et les rythmes donnés par l’incision de la gouge plutôt que de la passer sous le silence de la presse.
Au final, chacune de ces images proposés doivent claquer avec l’évidence d’un slogan.

Alessandra Centi, qui a toujours vécu dans une réalité périphérique négligée qui conduit facilement à la toxicomanie, a développé une saine dépendance à sa propre imagerie, se console par la production de mondes possibles qui sont pires que le vrai dans lequel elle est forcée de vivre. Alessandra utilise à la fois des outils manuels et numériques pour créer ses œuvres, se laissant volontiers inspirer par les suggestions sonores de la musique expérimentale et par le bruit télévisuel de l’actualité policière. Elle vit dans une petite ville rurale, Levane, près d’Arezzo en Toscane.

Féebrile, née en 1986, à Lyon, est photographe autodidacte depuis 2006. L’autoportrait est le centre de son œuvre. Elle vit et travaille actuellement à Belfort.
Féebrile a puisé dans la photographie une force avant d’en faire un art. Dans ses images cathartiques, elle crée, mélange des personnages évoluant dans des saynètes à la fois drôles et étranges, oniriques et érotiques. Et dans cette lumière peuplée d’ombres qui font référence aux grandes heures du cinéma muet, nous pouvons suivre une Alice aux pays de ses cauchemars les plus intimes.

Margaux Salmi
Née en 1991, à Aurillac (15), Margaux Salmi a déjà bien des réalisations à son actif. Elle écrit, compose et chante sous le pseudonyme d’Haizi Beizi & Rouge renarde, dessine, peint… 
Elle commence à dessiner dès l’enfance : Premières exposition collectives en 2006 dans son auvergne natale ; 2009 Court passage à l’école des beaux – arts de Grenoble (38) ; 2015 Premières exposition personnelles ; 2017 : Festival Grand Baz’art a Gisors (27) 2018 : Salon Lyon Art Paper au Palais de Bondy (69) 2019 : Exposition personnelle galerie 75 à Rouen ( 76) 
Les sources de l’art aigu de Margaux Salmi saisies pendant son enfance, relèvent de l’expressionnisme des origines, celui d’E. Munch D’E. Schiele, de L.Kirchner ou d’O.Dix 
Chaque élément de sa peinture infime, intime ou grandiose, est parfaitement lisible, dans le magma d’un dessin déchiqueté, a la prolifération dure et anarchique. L’œil vagabonde ainsi dans les désordres su sens, sans repère et sans certitude, sinon sous la présence dominante d’une figure de proue obsédante, entité féminine métaphoriques, scabreuse et saisissante. Autoportrait en sainte, en victime, en survivante, en princesse déchue, en magicienne intemporelle. * 

« J’apprends à me connaitre en créant », dit-elle et les souvenirs d’enfance, entre le passé, et le présent des êtres et des lieux, mêlés à ses rêves, incantent à la création. Il n’y a pas d’Horizon dans l’œuvre chargée jusqu’à l’os de Margaux Salmi, et la pure frontalité de ses peintures impose un impeccable face – a face, quand tendresse et cruauté s’étreignent. 
Extrait du Artension n°163, écrit par Christian Noorbergen 

François Gorin

« Le carnet était donc aussi à mon insu un pense-bête : le seul endroit où, en dehors de ma mémoire qui a ses défauts et ses trous, ces noms-là étaient inscrits. Celles ou ceux qui les portent sont encore parfois présents à mon esprit. D’autres au contraire dorment à l’abri de mes pensées et ne se réveillent que sous mes yeux. La hiérarchie que cela crée entre ces noms est virtuelle, fluctuante, aléatoire. Ils excitent encore l’envie ou le regret, la curiosité ou l’amusement. Ma liste a été constituée de façon quasi aléatoire. L’anonymat des élu(e)s sera respecté, seule étant indiquée, comme sur l’encoche imprimée du carnet d’origine, l’initiale du nom propre. »

François Gorin vit et travaille à Paris depuis 1978. Critique à Rock & Folk puis au Matin de Paris, il écrit pour Télérama (cinéma, musique) depuis presque trente ans. Il a publié des romans (Le fil à couper le souffleTrompe-l’oeilLouise va encore sortir ce soir), un récit de voyage (L’Améryque), une biographie (Jacques Brel), des essais musicaux (Sur le rockNos Futurs).

+ d’infos 

 

 

Nadine Monfils

SIGNATURE HORS-LES-MURS

Nadine Monfils

Les Folles Enquêtes de Magritte et Georgette
A Knokke-le-Zoute ! ...

Vendredi 18 juin à 18h30

A la Midinette
2, rue Robert Planquette – 75018 Paris

A l’occasion de la parution d’une nouvelle série d’enquêtes
Editons Robert Laffont, juin 2021


En partenariat avec la Halle Saint Pierre

Une nouvelle série d’enquêtes menées par le peintre René Magritte et sa femme, Georgette….

Après 

Editions Robert Laffont

Nadine Monfils

Nadine Monfils a publié une vingtaine de polars, d’abord dans la Série noire, puis chez Flammarion, et enfin chez Belfond. Également cinéaste, elle a réalisé Madame Edouard, un film truculent et grinçant, où elle met en scène le célèbre commissaire Léon, héros de sa série policière aujourd’hui étudiée dans les lycées. Chez Belfond, elle a publié notamment Babylone Dream, prix Polar & Co de Cognac 2007, Nickel Blues, prix des Lycéens de Bourgogne 2008, Coco givrée, prix de la ville de Limoges 2010. Les Vacances d’un serial killer (2011), La Petite Fêlée aux allumettes (2012) et La vieille qui voulait tuer le bon Dieu (2013) ont été de grands succès de librairie.