LA FABULOSERIE

EXPOSITION A VENIR
 
LA FABULOSERIE
25 JANVIER – 25 AOÛT 2023

Alain Bourbonnais, Puéril Magic ! / recto-verso, 1972

La Fabuloserie a 40 ans.

Cette date anniversaire est pour la Halle Saint Pierre l’occasion de célébrer la collection qu’Alain et Caroline Bourbonnais ont rassemblée avec une passion insatiable à partir de 1972, à Paris d’abord à l’Atelier Jacob puis à Dicy en Bourgogne dans un domaine aménagé en une maison-musée et un jardin habité. Une collection sous le vent de l’art brut qui, si elle poursuit la démarche initiale de Jean Dubuffet, s’en écarte librement pour imposer le regard, le goût et la sensibilité de ses fondateurs. A la croisée de l’art brut, de l’art naïf et de l’art populaire, également ouvert sur les cultures extra occidentales, l’art hors-les-normes de La Fabuloserie n’a cessé d’accueillir les œuvres singulières de créateurs dépourvus de soucis esthétiques, qui ne se disent ou ne se pensent pas professionnels de l’art. Pour ces hommes du commun habités par une force créatrice irrépressible, Alain Bourbonnais voulait « un temple du rêve, de l’imagination, de l’émotion » ce que Michel Ragon résuma parfaitement :  
Avec toute l’ingéniosité de l’architecte qui en avait soupé de l’architecture rationnelle et rêvait d’anarchitecture, Alain Bourbonnais aménagea un parcours initiatique, un labyrinthe avec des chambres à surprises que l’on ouvre subrepticement, quitte à en ressortir avec frisson et horreur, comme dans la chambre noire où s’affalent les bourrages de Marschall. On gravit des escaliers de meunier. On traverse des murs. Tout est étrange. Tout est surprenant. Tout est insolite. Tout vous agresse. Tout vous enchante. Ce voyage qui surprend, émerveille, déconcerte et stupéfie à la fois, se prolonge dans le parc où les bâtisseurs de l’imaginaire et inspirés du bord des routes ont trouvé leur derrière demeure. Leur œuvre de toute une vie passée à transfigurer leur environnement quotidien en un paradis personnel, est réinterprétée et préservée, échappant ainsi à la destruction et à l’oubli. Point d’orgue au fond du parc, au-delà de l’étang, « le Manège de Petit Pierre » se dresse comme la promesse d’un moment magique et enchanteur.

Alain Bourbonnais était aussi créateur, sans limite, à la fois peintre, dessinateur, graveur, metteur en scène, réalisateur de courts métrages. Ses Turbulents, sortes d’automates mécanisés confectionnés avec des matériaux du quotidien forment une tribu truculente de personnages à la fois rabelaisiens et ubuesques, tout droit surgis d’une fête foraine ou d’un carnaval. « Tout ce qui imite, obéit aux règles, se coule dans le moule me répugne ! Inventer, chercher, expérimenter, jouer, insulter : voilà qui me convient ! ». Un esprit libertaire anime donc son œuvre éprise de démesure qui a trouvé, dans le compagnonnage des créations rebelles aux normes, les mêmes forces de vie pour que l’art puisse encore être « cette étincelle qui cherche la poudrière », selon les mots d’André Breton.

La Fabuloserie conserve la magie du cabinet de curiosités. Un souffle émancipatoire y libère les sens et l’imaginaire en nous faisant rencontrer dans un esprit surréaliste des objets et des œuvres dont on ne soupçonnait pas même l’existence. Chaque œuvre demeure un objet de désir que la passion du collectionneur a su ne pas étouffer dans un intemporel esthétique de muséification. C’est cette passion privée qui fut à l’origine des premières collections d’art brut avant sa vulgarisation et son institutionnalisation. C’est à l’oeil de tous ces pionniers que la Halle Saint Pierre voulut rendre hommage en 1995 en les invitant à venir montrer les plus caractéristiques de leurs trouvailles dans l’exposition Art Brut et Compagnie, la face cachée de l’art contemporain. Au côté de la Collection de l’Art Brut, étaient réunies La Fabuloserie, l’Aracine, le Site de la Création Franche, la Collection Cérès Franco et le Petit Musée du Bizarre qui venaient ainsi combler le grand silence institutionnel et médiatique qui suivit l’exposition légendaire des Singuliers de l’Art au Musée d’art moderne de la Ville de Paris en 1978.

Depuis, les routes de la Halle Saint Pierre et de La Fabuloserie n’ont cessé de se croiser : Aux frontières de l’art brut II en 2001, Banditi Dell’Arte en 2012, HEY ! Acte III en 2015, puis HEY ! Le dessin en 2022 furent autant d’occasions de faire exister un autre monde de l’art et d’appréhender, en dehors de toute logique de hiérarchie, les subtiles parentés qui l’animent. La Fabuloserie a 40 ans. L’Atelier Jacob aurait 50 ans. Il est jubilatoire de célébrer le demi-siècle d’une collection dont l’exigence aura été de libérer l’art et la création de ses multiples prisons et de réenchanter l’existence même des êtres et des choses. Une collection buissonnière où chaque œuvre révèle les fils invisibles qui relient l’intime à l’universel, le banal au singulier, l’émotion à la pensée, l’archaïque à la culture. 

  • Martine Lusardy, (texte du catalogue)

 

 

 

Frémok

RENCONTRE / EXPOSITION 
Samedi  3 décembre 2022 – de 15h à 18h
Les éditions Frémok
&
La “S” Grand Atelier*
A l’occasion de la parution de la bande dessinée, présentation de :
L’Apocalypse Tonnerre d’Ether Nuée
Du collectif Big Band Doré Bible Brigade, par Yvan Alagbé
La“S” Grand Atelier, par Anne-Françoise Rouche, directrice
Big Band Doré Bible Brigade, par des artistes du collectif

Exposition du 3 au 30 décembre 2022

Estampes figurant dans le livre L’Apocalypse Tonnerre d’Ether Nuée
– à la librairie de la Halle Saint Pierre (entrée libre)

 

RENCONTRE / PROJECTION

Dimanche 4 décembre 2022 – de 15h à 17h30
Autour de JEAN-MARIE MASSOU (1950-2020),figure de l’art brut,
défini dans son sens le plus strict, a vécu 45 ans dans la forêt de
Marminiac dans le Lot.

+ Présentation du livre “Jean-Marie Massou”
par Anne-Françoise Rouche et Matthieu Morin (sous réserve)

+ Projection du film documentaire
Le Plein pays d’Antoine Boutet sur Jean-Marie Massou (durée : 58 minutes)

Halle Saint Pierre – à l’auditorium – entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

 

 

* Les éditions Frémok et La “S” Grand Atelier, centre d’art brut dans les Ardennes Belge, présenteront deux livres récents : L’Apocalypse Tonnerre d’Ether Nuée (27/10) réinterprétation des gravures de Gustave Doré sur l’Ancien testament par un collectif d’artistes brut et d’auteurs de bande dessinée.
Et Jean-Marie Massou (10/11), ouvrage collectif sur la vie de Jean-Marie Massou, sur l’aménagement de la forêt où il vivait, ses pierres gravées ou amoncelées, ses collages, ses enregistrements sur cassette et les nombreuses formes d’expressions artistiques qu’il a développées.

PROGRAMME

Samedi 3 décembre – 15h à 18h
15h : Présentation du livre L’Apocalypse Tonnerre d’Ether Nuée par Yvan Alagbé
16h : Présentation de La “S” Grand Atelier par Anne-Françoise Rouche,
directrice de la “S” Grand Atelier.
& présentation du collectif Big Band Doré Bible Brigade
par Yvan et Anne-Françoise, en lien avec les estampes.

fin à18h00

Dimanche  4 décembre – 15h à 17h30
15h : Présentation du livre Jean-Marie Massou
par Anne-Françoise Rouche et Matthieu Morin (sous réserve)

15h 45 : Jusqu’où va l’art brut ?
discussion avec Anne-Françoise Rouche et  Noëlig Le Roux (sous réserve) et les personnes présentes ; discussion sur l’apport des pratiques de mixité à l’art brut.

16h30 : Projection du Le Plein pays, documentaire d’Antoine Boutet sur Jean-Marie Massou. (durée : 58 minutes)

fin à 17h30

Lilian Philippe pour les éditions Frémok.
– Lilian Philippe éditions FRMK 06 52 26 70 79

Les Éternels FMR

Une manifestation organisée par les éditions L’Œil d’or
du 2 au 31décembre 2022

Samedi 3 décembre, 15 heures, entrée libre
Signature 
de Papa tombe dans la Lune, de Dieudonné Niangouna.
éditions L’Œil d’or

VERNISSAGE
Jeudi 8 décembre à 18 heures

&
Signatures de Dominique et Louis Genty, père et fils.
Respectivement paléoclimatologue et graveur d’art pour Spéléothèmes (Hartpon).
Halle Saint-Pierre – à la librairie (entrée libre)

Ouverture au public dès le 2 décembre

L’entrée au public est gratuite, de 11 heures à 18 heures du lundi au vendredi
de 11 heure à 19 heures le samedi et de 12 heures à 18 heures le dimanche.
Fermeture à 16 h 30 les 24 et 31 décembre, fermé les 25 décembre.

PRÈS DE 100 ÉDITEURS INDÉPENDANTS, ALTERNATIFS, FURIEUX, DÉCALÉS, IRRÉVÉRENCIEUX, POÉTIQUES.

800 RÉFÉRENCES ALLANT DE LA LITTÉRATURE AUX SCIENCES HUMAINES, DE LA PHOTOGRAPHIE AUX ARTS PLASTIQUES, DE LA BOTANIQUE À L’ASTROPHYSIQUE, DE LA BANDE DESSINÉE AUX CARNETS DE VOYAGE, INTERROGEANT LE MONDE, LA POLITIQUE, LE GENRE, L’IDENTITÉ ET L’HISTOIRE…

Mais aussi
Une exposition de Dominique et Louis Genty
, père et fils.
Respectivement paléoclimatologue et graveur d’art, ils présentent une série exclusive de tirages d’art, gravures, cyanotypes et daguerréotypes réalisés ensemble autour de l’ouvrage Spéléothèmes, Archives du Climat, paru cet automne aux Éditions Hartpon. 

Et des signatures et des conférences

Programme

Vendredi 2 décembre : Ouverture au public.

Samedi 3 décembre, 15 heures, entrée libre
Signature pour Papa tombe dans la Lune, éditions L’Œil d’or, de Dieudonné Niangouna.

Lundi 5 décembre : accrochage de l’exposition (avec numéro d’équilibristes sur échelles).

Jeudi 8 décembre : 18 heures : vernissage
 (vins naturels, eaux municipales, croquettes variées)
Accompagné des signatures de Dominique et Louis Genty, père et fils. Respectivement paléoclimatologue et graveur d’art pour Spéléothèmes (Hartpon).

Dimanche 11 décembre, auditorium, 15 heures, entrée libre :
Causerie autour de La vie sans histoire de James Castle (Arléa), en présence de l’auteur,
Luc Vezin.
Journée animée par Nathacha Wolinski.

Samedi 17 décembre, auditorium, 15 heures, entrée libre :
Signatures sauvages des auteur.e.s des Forges du Vulcain (aussi nommées : le Noël des Forges à la HSP)
Avec Claire Duvivier, Guillaume Chamanadjian, David Meulemans, Jean-Luc A. d’Asciano (liste non définitive)

Dimanche 18 décembre, auditorium, 15 heures, entrée libre :
Voyage à travers les contes judéo-espagnols – un florilège de contes (Lior)
Rencontre-lecture, animée par François Azar, fondateur de Lior éditions, autour des cultures judéo-espagnoles, à travers un florilège de contes, et des témoignages sur cette communauté, qui donna naissance à Paris, au début du XXe siècle, à un quartier pittoresque, « le Bosphore à la Roquette ».
Cette rencontre permettra de découvrir des éléments essentiels de la culture judéo-espagnole, à travers un florilège de contes, en précisant leur contexte, leurs sources, leur usage, et d’aborder des thèmes importants comme les relations sociales, l’éducation, la nourriture, le commerce, la vision de l’autre, les relations amoureuses. Et de dessiner, par touches successives, un aperçu des mentalités et de la vision d’une communauté qui a emprunté beaucoup de traits folkloriques aux mondes ibériques, arabo-andalou, balkanique et ottoman.

ATTENTION : CE PROGRAMME SERA RÉGULIÈREMENT MIS À JOUR…
SOYEZ LES BIENVENUS !

Les éditions L’Œil d’or invitent : À Pas De Loup – À Propos – À Plus D’un Titre – Ab Irato – Anamosa – Anisamila – L’Arche – Art&Fiction – Asphalte – L’Asiathèque – L’Atelier Contemporain – L’Atteinte – Audimat – Adverse – Arp2 – Askip – Autonomes – La Baconnière – La Barque – Benoît Jacques – Bleu de Berlin – Bouclard – Burn~Août – Callidor – Cerises – Chineur – Cotcotcot – La Criée – Calicot – Canoë – Clef A Molette – Chandeigne – Chemin de fer – Cours Toujours – Crise Et Critique – D’en Bas – Dépaysage – Densité – La Dernière Goutte – Divergences – Diplodocus – du Commun – Draw Draw – Éditions du Pourquoi Pas ? –  L’Égouttoir – Elisabeth Brunet – Éric Pesty – L’Échappée – Entremonde – Entrant – Esperluette – Europan France – Excès – Fanlac – Fidèle – Flûtiste — Fotokino – Fourre-Tout– Fondeurs De Briques – Forges de Vulcain – Franco-Slovènes – Goater – Grands Champs – Grand Os – Grange Batelière – Hartpon – Hélice Hélas – Héliotropismes – Héros-Limite – Homo Habilis – Hourra – H2l2 – Halogènure – Head Publishing – Hécatombe – Hématomes – Houle – Imbernon – Ixe – Jou – Kanjil – Kilowatt – Laboratoire Existentiel – Lapidaires – Libertalia –Lisières – Lior – Lurlure –Mulet – Maison Eliza – Même Pas Mal – Nada – Obriart – Ouïe/Dire – Oncle d’Amérique – Pan – Passage Piétons – Peuplade – Ppaf – Peripheriscopie – Petites Bulles – Pétrole – Poinçonneuse – Polystyrène – Poster Tribune – Polystrène – Portrait – Point De Suspension – Promesses – Quiero – Quintal – Relief – Remue-Méninge – Renarde Rouge – Riot – Rue des Cascades – Rue de l’échiquier – Rue du Bouquet – Robe noire – Sabot ‑ Samandal –Saisons – Six Citrons Acides – Signes & Balises – Sur La Crête – Surfaces Utiles –Sonneur – Sikit – Solo Ma Non Troppo – Stripburger – Du Trainailleur – Tempête – Tahin Party – Trente-Trois Morceaux – Typhon – Uv – Van Dieren – La Ville Brûle – Vie Moderne – Visage Vert – Voce Verso – Winioux – Xérographes – Ypislon – Zoème – 3œil

 

 


 

 

 

 

Hélène BARRIER

Broderies Monstres

Exposition du 2 au 28 novembre 2022
Rencontre avec l’artiste le samedi 5 novembre
Librairie de la Halle Saint Pierre – Entrée libre
 

 
 
 
Helene BARRIER est plasticienne, autodidacte. 

Après une formation en design textile, elle construit des œuvres polymorphes, en résonance avec son environnement. Fortement inspirées par les architectures animales et les paysages, elle travaille sur des formes comme des modules qui se créent et s’installent in situ, se répètent, s’agrandissent ou changent d’échelle, pour envisager autant de perspectives possibles. Ses essaims en laine évoquent une pensée en marche, un rêve qui se développe. 
 
Souvent elle complète ces structures par du dessin et depuis peu, avec de la céramique. Le dessin émerge de la forme, en intégrant le motif, qui, avec sa notion essentielle de répétition, va dans le sens de la prolifération. 
 
Elle est également danseuse butoh. La danse est  le lieu de la perpétuelle métamorphose, où l’on recherche, sans cesse de nouveaux chemins à parcourir. Elle permet de se glisser dans toutes les matières, dans toutes les peaux, et selon les lieux, d’adapter sa danse à l’environnement ou d’être en résonnance avec d’autres œuvres, comme lors de son solo avec La colonne sans fin de Brancusi au Centre Pompidou
Elle développe depuis quelques année des atelier Butoh et drag king, véritables moment de partages et d’enpowerment, avec la complicité du festival Jerk off et du Point éphémère.
 
Son lien à la nature, comme en témoignent ses œuvres qui se glissent dans les espaces sans jamais s’imposer, est une forme de soft power. Elle a dans ce sens fait une formation en horticulture à l’école du Breuil à Paris.
Depuis plusieurs année, elle poursuit en parallèle un projet autour du Minotaure, son alter ego masculin et figure totémique récurrente, déclenché lors d’une résidence à Taiwan avec le soutien de l’Institut Français : masques, dessins, broderies, sculptures et films forment un corpus total dans des scénographies ouvertes où l’auto fiction rejoint une généalogie mythologique. 
Lors de ses résidences internationales (Grèce, Islande, la villa  Empain à Bruxelles) elle développe de nouvelles formes transversales entre danse et installation comme en témoignent ses récentes performances au Centre Wallonie Bruxelles.
 
Par ce thème, elle peut entrer dans différentes communautés, notamment lors d’ateliers avec des enfants autistes et des classes ULIS. Ce minotaure connu de tous est une clé qui lui permet de parler d’altérité, de l’autre, différent et monstrueux. 
 
Ses broderies axées sur les figures des FREAKS exhibés dans les foires et dans les cirques comme des bêtes curieuses, et non comme des êtres humains, rejoint cette figure du Minotaure à l’inverse caché, escamoté, car trop effrayant. Les deux pourtant parlent de la différence, de la peur de l’autre, de la tentative de dominer et d’enfermer le sauvage en nous, ce qui nous effraient, ce qui déborde. C’est pourtant l’hybridité qui intéresse l’artiste, la porosité entre les frontières les possibilités multiples d’incarnations.
 
Ainsi ses œuvres traversent genre et animalité, écologie et différence, respect de l’autre, du territoire. Elle se définit aujourd’hui comme une artiste citoyenne, revendiquant dès l’origine une démarche éco-féministe, ancrée dans la transmission.
 
 
 

L’herbe qui tremble invite

Invite 

GILLES MENTRÉ, auteur de JAUNE et 
CONSTANCE CHLORE, autrice de LE MOT ORAGE.

Deux livres de poésie, deux manières de questionner le monde, avec colère et tendresse, douceur et révolte, beauté et bonté.

Le poète est-il un écrivain engagé ?

Les poètes feront une lecture, s’ensuivra une discussion.
 
Samedi 19 novembre 2022 à 15 heures – entrée libre

Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
 
 
 

L’Aracine

RENCONTRE – PROJECTION
L’association L’Aracine fête ses 40 ans
(1982- 2022)
De Neuilly sur Marne à Villeneuve d’Ascq.

Dimanche 20 novembre 2022, de 14H30  à 17H (entrée libre)

Halle Saint Pierre
– à l’auditorium 
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

En présence de :

Michel Nedjar, co-fondateur de L’Aracine
Bernard Chérot, président de L’Aracine
Déborah Lehot-Couette, docteure  en histoire de l’art  
Claude et Clovis Prévost, auteurs, cinéastes et photographes
Savine Faupin, conservatrice en chef en charge de l’art brut et
Christophe Boulanger, attaché de conservation en charge de l’art brut au LaM
(Lille métropole musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut)

Un pot sera offert à l’issue de la rencontre

Remerciements à Bernadette Chevillion pour sa contribution à cette rencontre.

Josué Virgili, [Visage-soleil] (emblème de l’Aracine), av. 1982 technique mixte, 50 cm (diam.), coll. L’Aracine, LaM

L’Aracine est une collection d’art brut fondée en 1982 par Madeleine Lommel, sa directrice jusqu’en 2009. Elle est intégrée au LaM de Villeneuve-d’Ascq depuis 1999 et comporte plus de 3 900 œuvres de 170 artistes. C’est, depuis 2010, la plus grande collection publique d’art brut présentée en France.

La collection de L’Aracine naît du choc créé par l’annonce de la donation de la collection d’art brut de Jean Dubuffet à la ville de Lausanne en 1971. Le déplacement géographique des collections de Dubuffet, effectif en 1975, provoque chez Madeleine Lommel « un sentiment d’indignation qui se transforma en un désir fou : celui de poursuivre l’aventure sur le sol français. »

Madeleine Lommel et une amie de longue date, Claire Teller, rencontrent Michel Nedjar en 1978 avec lequel elles commencent à constituer une collection d’art brut qui prend une véritable ampleur au début des années 1980.

De 1984 à 1996, celle-ci est présentée au public à Neuilly-sur-Marne. En 1986, la direction des Musées de France lui confère la qualité de musée contrôlé.

En 1995, la demande est faite au musée d’art moderne Lille Métropole (le LaM) d’accueillir la collection en ses murs. Après avoir organisé une grande exposition en 1997, le LaM accepte la donation en 1999.

À la rentrée 2009, le musée de Lille Métropole organise une grande exposition hors les murs de la collection à l’Institut national d’histoire de l’art de Paris.

 

 

 

James Castle

LA VIE SANS HISTOIRE DE JAMES CASTLE
par Luc Vezin
Éditions Arléa, 2022

Avec Nathacha Wolinski qui présentera l’auteur

Dimanche 11 décembre 2022, à 15h (entrée libre)
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

James CASTLE

Il ne savait pas qu’il était sourd, que les autres ne l’étaient pas, ni même ce que cela signifiait. Il voulait simplement qu’on le regarde, pour s’assurer qu’il n’était pas invisible.

Il récupérait la suie du grand poêle à bois du magasin-bureau de poste, qu’il mêlait à sa salive pour en faire son encre, et dessiner la vallée de son enfance, au nom de jardin. Et bien après qu’il eut quitté la Garden Valley et son enfance, il ne cessa d’y revenir, pour dessiner, encore et sans fin, le théâtre de sa mémoire.
La Vie sans histoire de James Castle est la vie mystérieuse, secrète et fascinante d’un enfant
sourd et illettré né en 1899 en Idaho, où il vécut toute sa vie, et qui est aujourd’hui considéré comme un artiste majeur du XXe siècle.
Son œuvre prolifique et inclassable est faite de dizaines de milliers de dessins, collages, sculptures qu’il cachait dans les murs et sous les toits des maisons, de la glacière et du poulailler des fermes de ses parents qui lui servaient d’atelier.
Découverte tardivement grâce à l’un de ses neveux dans les années 60, l’œuvre de James Castle, rencontre inattendue entre l’Amérique profonde (celle des photos de Dorothea Lange ou de Walker Evans) et l’art contemporain, a fait l’objet d’importantes expositions dans les plus grands musées et galeries américaines ainsi qu’en Espagne, en Angleterre ou au Japon, mais elle demeure quasiment inconnue en France. ()

Site de James Castle

L’Auteur
Luc Vezin, historien d’art, journaliste, a publié plusieurs livres consacrés à l’art du XXe siècle. La Vie sans histoire de James Castle est son premier roman et la révélation d’un exceptionnel talent d’écrivain. Il signe ici le premier livre inspiré par la vie hors du commun de James Castle, et la découverte d’une œuvre énigmatique, sans précédent ni rivale, qui questionne ce que nous pensons de la création artistique et résiste à toute définition.

Natacha Wolinski est critique d’art pour la presse.
Elle a publié de nombreux ouvrages sur la photographie contemporaine et un premier roman, En ton absence (Grasset, 2011).
Avec sa sœur Elsa, elle a dédié un livre aux Demoiselles de Rochefort (La Martinière, 2017). 
Cherchant à définir le lien qui l’unit à son père, Georges Wolinski, tué lors de l’attentat contre Charlie Hebdo, l’auteur revit les jours sombres de janvier 2015 dans Son éclat seul me reste (Arléa, 2020).

Nouveautés

World of Art

Outsider Art 

Colin Rhodes
Thames and Hudson, Oct. 2022

Disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre (en anglais)

Now illustrated in full colour, with the exception of some archival photographs, this new edition has been substantially revised with a greater focus on global Outsider art as well as including more recent talents to the field.

 

Outsider Art is the work produced outside the mainstream of modern art by self-taught, untrained visionaries, spiritualists, recluses, folk artists, psychiatric patients, prisoners and others beyond the imposed margins of society and the art market. Coined by Roger Cardinal in 1972, the term in English derived from Jean Dubuffet’s ‘Art Brut’ – literally ‘raw art’, ‘uncooked’ by culture, unaffected by fashion, unmoved by artistic standards.

In this comprehensive and indispensable guide, Colin Rhodes surveys the history and reception of Outsider Art – first championed by Dubuffet and the Surrealists, now appreciated by a wider public – while providing fresh insights into the achievements of both major figures and newly discovered artists as well as the emergence of specialized studios, as the relationship between outsider art and the contemporary mainstream art world has developed and become more intertwined. From spirit-guided Madge Gill to schizophrenic Adolf Wolfli, Rosemarie Koczÿ’s expressions of trauma to Nek Chand’s outdoor creations, these individuals passionately and obsessively pursue the pictorial expression of their vision.


LOUMITEA

RENCONTRE
avec
LOUMITEA
Le chemin d’une femme médecine

Présentation par Jean-Philippe de TONNAC et NANOUK,“Esprit de l’Ourse Blanche”.

Samedi 12 novembre 2022, à 15h – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Loumitea, femme médecine, est en France en ce mois de novembre pour assurer des enseignements, donner des soins et, exceptionnellement, évoquer devant le public de la Halle Saint Pierre son entrée et son inscription dans le monde chamanique.

Loumitea
Installée entre les Laurentides, et la Gaspésie, la québécoise Loumitea, aux termes d’un long et riche parcours et d’un travail exigeant sur elle-même, a renoué avec ses origines amérindiennes, avec ses ancêtres, avec sa puissance de femme, avec sa nature sauvage pour devenir aujourd’hui femme médecine.

Métis Algonquine (Weskarini) par sa mère et Wendat par son père, elle a côtoyée depuis sa plus tendre enfance les porteurs de pipe (porteurs de la tradition et personnes médecine) de différentes nations algonquiennes, ainsi que des Innus et des Mohawks, qui l’ont initiée aux différentes cérémonies et aux principaux rituels (huttes de sudation, mariages, célébrations des passages de vie). Elle a suivi la formation dispensée par la Foundation for Shamanic Studies (FSS) de Michael Harner et participé aux ateliers de Soul Retrieval conduits par Sandra Ingerman. Fondatrice de l’École de chamanisme transculturel du Québec (ÉCTQ), un cercle de chercheurs et d’enseignants en chamanisme, elle propose des soins individuels, formations, stages et séjours chamaniques.

Nanouk “Esprit de l’Ourse Blanche”.
Je suis praticienne chamanique. 
J’ai été formée pendant plusieurs années aux techniques de guérison chamanique aux Etats-Unis, dans la lignée du “Core Shamanism”. Tout d’abord à la FSS Foundation for Shamanic Studies, fondée par Michael Harner, puis auprès de Sandra Ingerman réputée pour son travail sur le Recouvrement d’Ame et ses nombreux écrits sur le chamanisme.
Aujourd’hui je diffuse et transmets les Enseignements de Sandra Ingerman en France.

Jean-Philippe de Tonnac
Essayiste, journaliste et éditeur, il a publié plusieurs ouvrages, dont notamment, Le Cercle des guérisseuses (éd. Tredaniel La Maisnie, 2019) où Loumitea était en couverture de son livre sur les guérisseuses. Il est également l’auteur de plusieurs autres ouvrages, parmi lesquels des entretiens N’espérez pas vous débarrasser des livres avec Umberto Eco et Jean-Claude Carrière (Grasset, 2010), des biographies, des essais, le Dictionnaire universel du pain rassemblant 150 spécialistes dans le monde entier puis le Larousse du pain avec le boulanger Éric Kayser (2013), Azyme (roman, Actes Sud , 2016), L’ensaignement (2021) et Éloge de la vulnérabilité des hommes (2022) éd. Trédaniel.