Anne Sibran

RENCONTRE / SIGNATURE
ANNE SIBRAN
À l’occasion de la parution de
Le premier rêve du monde
Collection Haute Enfance, Gallimard, 3 fév. 2022

LECTURE
par Bruno Podalydès 

Dimanche 13 février à 15 heures – entrée libre

Réservation indispensable au 01 42 58 72 89
Halle Saint Pierre, à l’auditorium

“Écriture, Voyages et Utopies”

L’écriture m’a poussée au voyage et depuis 2007, entre la France et l’Equateur,
j’essaie de bâtir des ponts et de nourrir quelques utopies.
– Anne Sibran

LE LIVRE

Une amitié insolite qui réunit un grand artiste, un homme de sciences et une indienne aux pouvoirs chamaniques. De leur différence et de leur rêve commun naîtra un autre regard sur le monde.

Les trois personnages de ce roman n’auraient jamais dû se rencontrer.

Paul Cézanne, le peintre en pleine possession de son art, sillonne la campagne aixoise toujours à la recherche d’un regard nouveau, naïf et pur. Barthelemy, ophtalmologue de génie, a vécu enfant avec des aveugles dans l’institution dirigée par son père. Étudiant brillant, il se consacre à l’étude de l’œil et met au point avec succès l’opération de la cataracte. Pendant la Commune, il soigne les blessés, puis sera contraint de s’exiler aux Amériques. Il y rencontrera Kitsidano, jeune amérindienne aveugle de naissance, qui voit ce qui ne se voit pas, et qui deviendra son épouse.

Leur rencontre aura lieu à Paris au cabinet de Barthelemy où Paul Cézanne vient consulter. Leur amitié naît de leur passion commune du premier regard. Si Cézanne se passionne pour le travail de Barthelemy, il est saisi par la personnalité étonnante de cette jeune indienne avec laquelle il partage une sensibilité quasi chamanique. La jeune femme refusera l’opération qui lui redonnerait la vue, préférant conserver son regard intérieur. La singularité du roman est dû au fait que l’auteur traite Cézanne comme un personnage à part entière, se permettant toutes les licences du roman.

Anne Sibran déploie ici un imaginaire poétique dans ce style lumineux qui lui avait valu, pour Enfance d’un chaman, le prix Écritures et spiritualités 2018, remis par François Cheng.

L’auteure
Anne Sibran est romancière, auteure de pièces radiophoniques et de livres pour la jeunesse. Elle vit entre la France et l’Équateur.

 

 

HEY! Le dessin

EXPOSITION en cours

HEY! LE DESSIN
22 JANVIER  – 31 DÉCEMBRE 2022
Dossier de presse ici

Dessin de LAURIE LIPTON, ALONE IN A ROOM, 2018 

HEY ! Le dessin
22 JANVIER  – 31 DÉCEMBRE 2022

La Halle Saint Pierre présente du 22 janvier au 31 décembre 2022 une nouvelle exposition qui sera dédiée au dessin : HEY ! Le Dessin. Après quatre expositions fondatrices consacrées à la pop culture (2011, 2013, 2017 et 2019), la Halle Saint Pierre et la revue HEY! modern Art & Pop Culture s’associent à nouveau pour poursuivre leur exploration de la scène artistique alternative.

HEY ! Le Dessin
Le dessin est mis à l’honneur comme geste créateur fondamental et les possibilités de développement qu’il suscite. Par l’exclamation HEY! Le Dessin, l’exposition manifeste d’emblée son intention : convoquer la surprise, la curiosité, l’émerveillement, le rejet, l’attraction, l’émotion, l’angoisse. Elle n’a aucune prétention à l’exhaustivité, ni à une histoire du dessin.

L’exposition réunit soixante artistes internationaux auxquels s’ajoutent un ensemble inédit d’œuvres d’art carcéral japonais ainsi que des dessins préparatoires de graffiti abordés sous un nouveau regard. Elle offre une large visibilité à des arts porteurs d’une esthétique contemporaine dans laquelle l’énergie créatrice de la contre-culture est une force double de proposition et de contestation.

On retrouvera en effet dans cette exposition les figures séditieuses du lowbrow art nourries de l’iconographie des médias populaires, les fantasmographies du pop surréalisme redécouvrant l’héritage des grandes traditions picturales, les tribunes libres du street art et le « moi-peau » du tatouage, les échappées individuelles et solitaires de l’art brut et les expressions raffinées et libertaires d’un « œil à l’état sauvage ». L’altérité artistique y est présentée dans sa diversité et sa complexité comme forme de résistance contre l’appauvrissement de notre imaginaire collectif.

LES ARTISTES

LES VISUELS

 

Éric le Blanche

EXPOSITION A LA LIBRAIRIE
Éric le Blanche
du 15 janvier au 31 janvier 2022
*
AUTOUR DE L’EXPOSITION
PROJECTION
Dimanche 23 janvier 2022 à 15 Heures – entré libre 
Le Cœur transparent : Éric Le Blanche, le Prince – Ermite de Vouvant
Un film de Jacques Burtin, (2021 – 72 minutes)
Réservation indispensable au : 01 42 58 72 89
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PUBLICATIONS
Deux publications disponibles à la librairie :
  • Éric Le Blanche, le Prince – Ermite de Vouvant  (192 pages, 25 Euros)
    Un livre de Jacques Burtin avec des articles de Julien Boureau, Marie Morel
    et Christian Noorbergen 
  • Le Cœur transparent : Éric Le Blanche, le Prince – Ermite de Vouvant
    Le DVD du film de Jacques Burtin (72 minutes,18 Euros)
Halle Saint Pierre – à la librairie et auditorium – entrée libre

*
Éric Le Blanche (1951-2016) a œuvré toute sa vie dans le secret de la Villa Palatine, nom qu’il avait donné à sa demeure de Vouvant (Vendée). Il a recouvert de fresques les murs de sa maison et a réalisé plusieurs dizaines de milliers de dessins et de peintures. Son œuvre, découverte après sa mort, a été en grande partie détruite, à l’exception d’un certain nombre de réalisations sauvées par quelques collectionneurs et le Département de la Vendée.
La destinée d’Éric Le Blanche est celle d’un autodidacte devenu un Maître, d’un homme solitaire épris d’absolu, d’un homme blessé que la quête du Beau pousse vers la perfection. Son œuvre réfléchit cette quête placée sous le signe de Baudelaire et de l’Ecclésiaste, de la fée Mélusine et  de  sainte  Thérèse  de  Lisieux.
Toujours inspirée, parfois visionnaire, l’œuvre d’Éric Le Blanche est un véritable hymne à la Beauté.


Le Livre 

Éric Le Blanche, le Prince – Ermite de Vouvant
de Jacques Burtin. Avec des textes de Julien Boureau,
Marie Morel
et Christian Noorbergen.
Premier livre d’art consacré à Éric Le Blanche, cet ouvrage aborde tous les aspects de l’œuvre du peintre vendéen : peintures murales, dessins, encres et pastels sur papier et sur carton, sculptures, écrits. (192 pages)

 
 
 
Le Film 
Le Cœur Transparent – Éric Le Blanche, le Prince-Ermite de Vouvant
Un film de Jacques Burtin, 2021 (72 minutes)
Avec les voix de Béatrice Agenin et de Jacques Burtin. Musique de Jacques Burtin, Jean-Sébastien Bach et Philip Glass.
Au croisement du documentaire et de la méditation sur l’art, ce film évoque la vie du peintre et les différentes étapes de la découverte de son œuvre. On peut notamment y voir les peintures murales filmées juste avant leur disparition. 
 
Jacques Burtin
Compositeur, écrivain, cinéaste, commissaire d’expositions, Jacques Burtin a été l’une des rares personnes à pénétrer dans la Villa Palatine après la disparition du peintre. Convaincu de l’importance de son œuvre et de sa portée spirituelle, il a réalisé plusieurs films sur Éric Le Blanche et lui a consacré un livre. 
Jacques Burtin a fondé lInstitut Éric Le Blanche, dont la mission est de faire connaître l’œuvre du peintre et de susciter de nouvelles créations qui partagent son idéal de Beauté et d’absolu. En novembre 2021, l’Institut Éric Le Blanche a commandité la sauvegarde d’une partie des fresques murales extérieures de la Villa. 
 

Rencontres en surréalisme

Rencontres en surréalisme 
Organisées par Françoise Py
Chaque deuxième samedi du mois
dans le cadre de
l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation indispensable au : 01 42 58 72 89

*
DIMANCHE 30 JANVIER 2022, 15h – entrée libre (REPORTE)

Gisèle Prassinos ou la révolution surréaliste du genre
par Annie Richard de l’association Femmes Monde.


Performance par Jackie Constant.

Photographie de l’écrivain Gisèle Prassinos récitant ses poèmes au groupe surréaliste en 1934, par Man Ray

Les textes spontanés écrits par Gisèle Prassinos, fillette de 14 ans, en 1934, écrit pour s’amuser, furent aussitôt admirés par les surréalistes.
Breton est visiblement médusé : voici la femme-enfant, ‘ l’écolière ambiguë ‘ en personne, l’incarnation de l’écriture automatique.  Ils voient dans ses écrits « la véritable illustration du langage automatique par excellence ». Man Ray la photographie lisant ses poèmes au Café Dynamo. Ses premiers poèmes paraissent en 1934 dans les revues Minotaure et Document 34.

Gisèle Prassinos (1920-2015) par Annie Richard 

A VENIR
Samedi 12 février 2022, 15h
Dire et chanter la poésie par Bernard Ascal


PROGRAMME 2021 / 2022

Samedi 11 septembre 2021, 14h30
Projection du film consacré à Virginia Tentindo : Minimes innocences (version intégrale jamais montrée), réalisateur Fabrice Maze, sur un scénario de Jean-François Rabain, 100’, 2011. Introduction par Fabrice Maze et Jean-François Rabain.

Présentation de l’ouvrage collectif dirigé par Christophe Dauphin et Odile Cohen-Abbas : Virginia Tentindo, les mains du feu sous la cendre ( ed. Les Hommes sans Épaules et Rafael de Surtis, 2021).

Table ronde avec les réalisateurs et les contributeurs du volume, modérateur : Françoise Py.

Samedi 16 octobre 2021, 11h-18h
Journée d’étude sur Charles Fourier dirigée par Henri Béhar et Françoise Py avec la participation de Joël GayraudMichel Maffesoli et Patrick Tacussel.

Lecture de L’Ode à Charles Fourier d’André Breton par Charles Gonzales.
Présentation de la revue Les Cahiers Européens de l’Imaginaire, CNRS Editions, à l’occasion de la sortie du dernier numéro sur La Nuit par Aurélien Fouillet et Hélène Strohl.

Samedi 13 novembre 2021, 11h-18h
Journée d’étude sur Louis Janover, dirigée par Henri Béhar, Michel Carassou et Françoise Py.
11h-12h30
Introduction par Henri Béhar.

Louis Janover : Pourquoi j’ai accepté de venir entendre parler de moi.
Maxime Morel : Front Noir et surréalisme.
14h-16h15 :
Guillaume Louet : À la rencontre de l’œuvre de Louis Janover : cohérence poétique et politique.

Georges Rubel : Oser faire de l’art dans Front Noir
Florian Langlais : Perception de Front Noir par un jeune d’aujourd’hui.

Michel Carassou : Benjamin Fondane et Louis Janover : un même combat.

Table ronde avec tous les intervenants et les organisateurs.

Lecture performance par Charles Gonzales du texte d’Antonin Artaud, Van Gogh le suicidé de la société.

Samedi 11 décembre 2021, 15h
Projection du film Victor Brauner, le grand illuminateur totémique, réalisateur Fabrice Maze (104′, DVD coproduit par Aube Breton-Élléouët et Seven Doc, collection Phares). Présentation du film par le réalisateur et Fabrice Pascaud. Débat avec la salle.

Samedi 8 janvier 2022, 15h
Qui êtes-vous Nadja ?
Nous chercherons à savoir qui fut Nadja, l’héroïne d’André Breton.  Léona Delcourt s’était donnée ce pseudonyme « parce qu’en russe, c’est le commencement du mot espérance, et parce que ce n’en est que le commencement ». Avec la participation de Henri Béhar, Françoise Py, Jean-François Rabain et Georges Sebbag.

Lectures par Charles Gonzales.

Dimanche 30 janvier 2022, 15h
Gisèle Prassinos ou la révolution surréaliste du genre par Annie Richard de l’association Femmes Monde.
Performance par Jackie Constant.

Samedi 12 février 2022, 15h
Dire et chanter la poésie par Bernard Ascal

Samedi 12 mars 2022, 15h
Séance en hommage à Fernando Arrabal en sa présence : Les Arrabalesques dans le cadre du Printemps des Poètes 2022, sur le thème de l’Éphémère.

Communication d’Alejandra Chulia Jordan : Arrabal et le Théâtre Panique en France.

Performance collective sur le texte d’Arrabal, Les Neuf fiancées de Roland Topor par Valentine Mizzi, Zoe Dugardyn, Caroline Collet.

Projection du film de Pierre Lamassoure, Le Miroir vidéo arrabalesque.

Livres d’artiste réalisés en collaboration avec Fernando Arrabal par Isabel Echarri, Jean-Marc Brunet et Dorothée Bouchard.

Wanda Mihuleac, coorganisatrice de la séance, en assurera la modération.

Samedi 9 avril 2022, 15h
Conférence de Goerges Sebbag sur Les Dix Cahiers surréalistes d’avril 1924, dont il a établi l’édition et assuré la présentation, Domaine Jean-Michel Place DILECTA., 2021.

Samedi 14 mai 2022, 11h-18h
Les femmes artistes surréalistes : Journée en hommage à Georgiana Colvile organisée par Françoise Py, Annie Richard et Gabriel du Rivau.

Dames de Chœur et de Piques, spectacle pour six chanteuses, conçu et réalisé par Chantal Grimm autour des auteures-compositrices du XIXe siècle.

Samedi 11 juin 2022, 15h
Conférence de Monique Sebbag : Joie et désarroi de Simone Kahn.

Simone Kahn (dite aussi Simone Collinet) est la première épouse d’André Breton.

Les Journées d’étude sont organisées avec le concours de l’université Paris 8, Laboratoire Arts des Images et Art Contemporain (AIAC), équipe de recherche Esthétique, Pratique et Histoire des Arts (EPHA).

Françoise Py : 06 99 08 02 63 et francoise.py@univ-paris8.fr

 


SAMEDI 8 JANVIER 2022, 15h – reporté 

Qui êtes-vous Nadja ?

Nous chercherons à savoir qui fut Nadja, l’héroïne d’André Breton. Léona Delcourt s’était donnée ce pseudonyme « parce qu’en russe, c’est le commencement du mot espérance, et parce que ce n’en est que le commencement ».

Avec la participation de Henri Béhar, Françoise Py, Jean-François Rabain et Georges Sebbag.Lectures par Charles Gonzales.

Séminaire Art &Thérapie 2022

Chaos pour finir et pour recommencer

Séminaire mensuel à la Halle Saint Pierre – 2022
Sous la direction de Jean-Pierre Klein, psychiatre honoraire des Hôpitaux,
et de François Dingremont, Dr Esthétique et anthropologie
 Chaque 3ème samedi de 14H30 à 16H30 de janvier à mai et en juin 2022,
une journée entière avec des médiateurs artistiques et des art-thérapeutes

*
SAMEDI 19 FEVRIER 2022 DE 14H30 à 16H30
Florian Gaité
docteur en philosophie, chercheur associé à l’institut ACTE
Chaos cérébral et création artistique


Thème du séminaire 2022

Chaos pour finir et pour recommencer

La destinée de l’être humain est de frôler sans cesse le chaos dès la “catastrophe” de la naissance. Notre existence, ce mouvement vers l’avant-de-soi, serait – elle bâtie sur cette tentative renouvelée de construction contre et sur le chaos ? L’art-thérapie et la médiation artistique ont l’expérience de ceux qui sont habités de chaos : troubles extrêmes de la personnalité, néantisation par des atteintes de l’intégrité corporelle, mentale, sensorielle, exclusions et persécutions, suicides, handicaps, violences graves…  Elle propose une réponse au chaos, sans le méconnaître, ni le nier, ni tenter illusoirement de le combler. Son action est de le border, le contenir, le délimiter, le maintenir pour le transmuer.

« C’est une vitesse infinie de naissance et d’évanouissement » ; « C’est chacun de nous qui se trouve sans cesse en pourparlers et en guérilla avec lui-même, grâce à la philosophie » Deleuze. Peut-on en dire  autant de l’art qui se mêle de thérapie ? « L’art me paraît un moyen de vaincre la mort » dit Hans Hartung “interrogé“ par la Gestapo puis en Espagne franquiste, ces deux chaos érigés en absolu.Ce n’est plus le chaos-néant, mais le chaos qui ouvre au désordre facteur de créations.

Cette dissolution intime de l’univers ordonné, c’est aussi, au-delà des individus, ce qui se fait jour dans un monde en proie au chaos et dans la recherche hésitante de nouveaux paradigmes. Les situations de blocage, d’inertie, de régression, de violence auxquelles nous assistons actuellement révèlent crûment une faille majeure de l’action politique : la créativité. L’expérience de créateurs qui ont su transmuer le chaos en œuvre peut-elle nous aider à réfléchir sur de possibles mutations inventives actuelles ?

PROGRAMME 2022

15/01 reporté Pablo Gershanik, artiste, comédien, metteur en scène, pédagogue théâtral, 
Jean-Michel Vives, professeur de psychopathologie, Les maquettes intimes, du chaos cauchemardesque à la mise en maquette onirique.

19/02 Florian Gaité, docteur en philosophie, chercheur associé à l’institut ACTE, Chaos cérébral et création artistique

19/03 Dominique Bertrand, musicien voyageur et écrivain, mythologue, auteur de L’art du chaos, éditions Signatura, Le chaos comme source de tous les possibles

16/04 : Nicolas Poirier, philosophe, Du chaos naît la création, une perspective philosophique (Cornelius Castoriadis) et littéraire (Elias Canetti, Witold Gombrowicz, Doris Lessing).

21/05 : Kati Basset, artiste du spectacle vivant, spécialiste de Bali et d’Antonin Artaud, « Rajeunir », défragmenter, réarticuler, réinitialiser, le choeur Kecak balinais et le retour à l’unitotalité.

18/06 Toute la journée de 11H à 18H
Les Ehpad  face aux chaos, avec Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées, et des médiateurs artistiques et des art-thérapeutes (ateliers, performances, études de cas)

Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
Entrée 12 € (6 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
Tel : 01 42 58 72 89 INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris,
www.inecat.org


SAMEDI 15 JANVIER 2022 de 14H30 à 16H30 (reporté)

Les maquettes intimes
du chaos cauchemardesque à la mise en maquette onirique.

Avec Pablo Gershanik, artiste, comédien, metteur en scène, pédagogue théâtral, 
Jean-Michel Vives, professeur de psychopathologie

Réservation indispensable au : 01 42 58 72 89
Entrée 12 € (6 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)

Afin d’interroger le lien entre art et résilience, Pablo Gershanik est parti d’expériences traumatiques causées par la répression politique vécue en Argentine dans les années 70 et de la reconstruction permise par l’art, associée à la psychologie et aux droits humains. Le processus de “mise en maquette» est apparu comme un outil de transposition pour travailler sur des cas de traumatismes sociaux qu’un sujet, une famille, une communauté (guerre, attentats, luttes sociales, migration, etc.) ont pu subir en essayant de contribuer, via une approche esthétique, à la capacité de résilience et d’épanouissement de nos peuples.

 

Jean-Michel Vives est professeur de psychopathologie. Ses travaux de recherche portent sur la dimension pulsionnelle de la voix et sur la gestion sociale de la jouissance qui lui est liée. D’autre part, il s’intéresse à la théorisation des enjeux psychologiques de la pratique théâtrale et, plus largement, de l’utilisation de l’art dans une relation thérapeutique. En qualité de dramaturge il a participé et réalisé de nombreuses mises en scène (Festival d’Avignon, Opéra de Montpellier, Théâtre de la ville – Paris, Théâtre National de Toulouse, Festival de Gattières…). En 2021, il a mis en scène le concert de l’ensemble Rassegna :« Qui-vive ! 

 

Jean-Luc Johannet

EXPOSITION
Jean – Luc Johannet. Nomade Lunaire 
du 19 janvier au 26 février 2022

Vernissage le vendredi 21 janvier à partir de 18h30*
en présence de l’artiste
*Accès au vernissage sur présentation du carton d’invitation de l’exposition HEY! Le dessin
*

AUTOUR DE L’EXPOSITION
Samedi 29 janvier à 15 heures – entrée libre
° Conférence de Roberta Trapani
PhD Histoire de l’art, membre fondateur de PiF :
« Pour la liberté de la forme.
Jean-Luc Johannet et la tendance de l’Architecture-sculpture »

 ° Présentation du catalogue
« Jean-Luc Johannet, dessins,
maquettes et sculptures cinétiques », nouvelle édition
° Rencontre / Dédicace

en présence de l’artiste et des membres de PiF
*

Halle Saint Pierre – à la galerie (entrée libre)
Evénement organisé par Patrimoines irréguliers de France (PiF)
Dossier de Presse ICI

Jean-Luc Johannet est l’un de ces artistes-rêveurs qui ont su rendre à l’architecture le droit d’être émotionnelle, symbolique. Animé par le désir de concilier l’art de l’architecte à celui du plasticien, il étudie non seulement l’architecture, mais aussi la gravure et la sculpture et milite pour une nouvelle synthèse des arts. A rebours du fonctionnalisme, il fait de Gaudí et de Ferdinand Cheval ses maîtres incontestés.

Patrimoines Irréguliers de France (PiF) est un collectif de recherche-action réunissant des personnes issues d’horizons divers. Son objectif : rendre visibles et protéger des formes de création nées en marge du système de l’art.
Palais idéaux, projets contre-cultures, œuvres protéiformes, pratiques clandestines, jardins surréalistes, univers graphiques grouillants… Ces créations défient les conventions et les codes dominants et puisent à la source des cultures populaires et des contre-cultures. Elles combinent styles et langages multiples, invitant à des perspectives transversales entre arts plastiques, arts décoratifs, architecture, écriture, performance, photographie, cinéma, musique. Elles sont le résultat d’approches autodidactes ou Do It Yourself et jaillissent aux frontières entre art et non-art, entre objet et pratique, entre culture savante et pop culture.
Elles évoquent les notions de marginalité, de fragilité, de résistance, d’imaginaire, de jeu, d’utopie, voire d’illégalité et de folie.

 

Sami-Ali

PROJECTION / RENCONTRE

Le Centre International de Psychosomatique relationnelle
L’Association pour la Recherche sur l’Imaginaire et l’Espace

présentent

SAMI-ALI et L’INDICIBLE

Un film de création de Clovis et Claude PREVOST
(durée du film 45 minutes), 2021

Dimanche 9 janvier 2022 à 15h

Halle Saint Pierre – à l’auditorium, entrée libre
2, rue Ronsard – 75018 Paris
Réservation indispensable au : 01 42 58 72 89

Ce dont il est question dans ces œuvres, c’est de l’unité dans l’inspiration qui, simultanément, se déploie sur plusieurs plans et où les catégories de l’esthétique habituelles cessent de s’expliquer. Espace insituable parmi les espaces, limite où le poème touchant au silence, se prolonge en une infinité d’échos : manière de voir l’indicible. Et cela instantanément, par fulgurance, lorsque la calligraphie rompant avec le style classique (décoratif architectural) devient expressive et, comme le dessin, reflet.

&
Présentation des portfolios (peintures calligraphies) 
de
Sami-Ali. Éditions MARSAM.

Notice biographique

Sami-Ali, peintre, professeur des universités, directeur scientifique du centre international de psychosomatique et auteur égyptien établi à Paris.
Son très beau travail se situe au confluent des cultures orientale et occidentale.
Il est également  traducteur en français de textes arabes, dont des poèmes de Hallaj
et d’Ibn Arabî. Deux écrivains soufis (mystiques) de langue arabe.

Mon travail est en décalage avec celui des peintres européens, parce qu’il tend vers le sacré et cherche à aller au-delà de l’apparence.

La librairie FMR

 

Comme chaque année la librairie FMR revient à la Halle Saint Pierre
du 1er décembre 2021 au 2 janvier 2022 – entrée libre

 

VERNISSAGE mercredi 8 décembre A PARTIR DE 17H30 – ENTREE LIBRE
 (vins naturels, eaux municipales, croquettes variées)

 

En préambule a 17h30

Rencontre exceptionnelle avec Michel Thévoz
premier cONSERVATEUR DE LA COLLECTION D’ART BRUT DE LAUSANNE
à l’occasion de la réédition du livre

Les écrits bruts. Le langage de la rupture 
Préface de Jean Dubuffet
Editions du Canoë, nov. 2021

+d’infos

LES EDITIONS INVITEES

SOIXANTE-DIX ÉDITEURS INDÉPENDANTS, ALTERNATIFS, FURIEUX, DÉCALÉS, IRRÉVÉRENCIEUX, POÉTIQUES.

800 RÉFÉRENCES ALLANT DE LA LITTÉRATURE AUX SCIENCES HUMAINES, DE LA PHOTOGRAPHIE AUX ARTS PLASTIQUES, DE LA BOTANIQUE À L’ASTROPHYSIQUE, DE LA BANDE DESSINÉE AUX CARNETS DE VOYAGE, INTERROGEANT LE MONDE, LA POLITIQUE, LE GENRE, L’IDENTITÉ ET L’HISTOIRE…

Mais aussi …

Une exposition
à la croisée de l’Arte Povera et du geste chamanique de Renaud Buenerd, éditeur et graphiste des éditions du Chemin de fer.
« La contrainte inventée pour cette série est simple et vise à occuper le vide soudain béant dans nos agendas. Construire un objet qui est la combinaison d’objets trouvés lors d’une promenade quotidienne, lui trouver un rôle dans une scène jouée par moi ou par F., écrire en parallèle un texte, note d’observation, billet d’humeur ou de contemplation. »

Des signatures, des projections, des conférences

Programme

Jeudi 2 décembre : Ouverture au public :

Mercredi 8 décembre à 17 h 30,
éditions du Canoë : prise de parole de Michel Thévoz, à l’occasion de la réédition de l’ouvrage de référence sur les écrits de l’Art Brut, revu et complété Les écrits bruts, Le langage de la rupture. Préface de Jean Dubuffet.
18 heures : vernissage
Accompagné des signatures de Laure Duchâtel pour Le Protocole (L’Œil d’or)

Michel Thévoz pour Les écrits bruts, Le langage de la rupture (Le Canoë)

Dimanche 12 décembre, auditorium, 15 heures :
PROJECTION de Tattoo Uprising, un film d’Alan Govenar. Tattoo Uprising présente quelques-unes des personnalités les plus extraordinaires du monde du tatouage : Ed Hardy, Stoney St. Clair, Cynthia Witkin, Calamity Jane et bien d’autres et un échange avec le cinéaste Werner Herzog.

Samedi 18 décembre, 14h30 : les auteurs des Forges de Vulcain envahissent la Halle Saint-Pierre pour une signature sauvage, avec convocation de l’éditeur David Meulemans.

Dimanche 19 décembre, auditorium, 14h30 : présentation de De la scène à la pellicule par Alain Carou et Aurélien Poidevin, avec projection. L’ouvrage De la scène à la pellicule. Théâtre, musique et cinéma autour de 1900, récemment paru aux éditions l’Œil d’or, revisite notamment l’histoire de la société du Film d’Art. À ses débuts en 1908, celle-ci associa les comédiens, les auteurs, les metteurs en scène et les compositeurs les plus réputés. Le travail mené avec l’orchestre de la Haute École de musique de Genève et avec la pianiste Anne Le Bozec a permis de restituer pour la première fois les trois films pour lesquels avaient été commandées à l’époque des musiques d’accompagnement, généralement considérées comme les premières musiques originales de l’histoire du cinéma : l’Assassinat du duc de Guise (Camille Saint-Saëns), l’Empreinte ou la Main rouge (Fernand Le Borne) et le Retour d’Ulysse (Georges Hüe). Ce sont des extraits de ces trois films que la séance donnera à voir et à entendre.

 

ATTENTION : CE PROGRAMME SERA RÉGULIÈREMENT MIS À JOUR…
SOYEZ LES BIENVENUS !

Les éditions L’Œil d’or invitent À Pas de Loup – À Propos – Ab Irato – Alifbata – Anacharsis – Anamosa – Anisamila – L’Arche – Asphalte – L’Asiathèque – L’Atelier contemporain – L’Atteinte – Audimat – La Barque – Bleu de Berlin – Bouclard – Callidor – Canoë – Clef à molette – Chandeigne – Chemin de fer – CMDE/Ici-bas – Cours toujours – Crise et critique – Dépaysage – Densité – La Dernière goutte – Divergences – Éditions Du Commun – Éditions Sometime – Élisabeth Brunet – L’Échappée – Entremonde – Esperluette – Espaces & signes – Fanlac – Fondeurs de briques – Forges de Vulcain – Goater – Grands champs – Grand os – Grange Batelière – Gruppen – Hartpon – Harpo & – Héliotropismes – Héros-limite – Homo Habilis – Hoochie Coochie – Hourra – H2L2 – Ixe – Joie Panique – Kanjil – Kilowatt – Laboratoire existentiel – Les Lapidaires – Libertalia – Les Lisières – Lior – Lurlure – Le Mulet – Maison Eliza – Même pas mal – Murmure – Nada – Obriart – L’Oncle d’Amérique – Passage piétons – Peuplade – Polystrène – Portrait – Point de suspension – Prairial – Relief – Remue-méninge – Renarde rouge – Rue des cascades – Rue de l’Échiquier – Le Sabot ‑ Samandal – Six citrons acides – Signes et balises – Le Sonneur – Tempête – Tendance négative – Tahin Party – Trente-trois morceaux – Typhon – UV – Van Dieren – La Ville brûle – Le Visage vert – Winioux – Xérographes – Ypislon – Zeug – 3œil –

 

Un paradis artificiel

S E M I N A I R E  M E N S U E L
Critique de la société cybernétique

u n  s a m e d i  p a r  m o i s  :

9 octobre | 27 novembre | 18 décembre | 22 janvier (reporté)
26 février | 26 mars | 23 avril | 28 mai | 25 juin
DE 15H A 17H
ENTREE LIBRE, réservation indispensable  : 01 42 58 72 89

Halle Saint Pierre – à l’auditorium

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P r é s e n t a t i o n

D e p u i s une trentaine d’années, les dispositifs informatiques ont profondément restructuré l’espace social et la vie quotidienne. Mais, à la faveur de la pandémie, ceux-ci ont pris une importance sans précédent: nombre de pratiques sociales essentielles (travail dans le secteur tertiaire, loisirs, etc.) auraient été impossibles sans y avoir recours. Au travers d’une myriade d’applications, de programmes informatiques en tous genres, s’esquisse une vie assistée par Internet, faite de communication à distance — dont l’usage est encore étendu par les mesures étatiques liées à la circulation du virus. L’épidémie de COVID-19 a révélé, même aux plus réticents, que la métamorphose informatique du capitalisme n’est pas une simple suite d’innovations chaotiques et isolées, mais une direction que prend la société tout entière. Ce bouleversement, qui s’intensifie à la faveur de la destruction du milieu vivant, s’appuie sur la logique cybernétique.
A l’opposé de conceptions comme le « numérique » ou les « nouvelles technologies », qui ne désignent que la dimension technique de ce processus de transformation, la notion de cybernétique, telle qu’énoncée par Norbert Wiener pour définir une école de pensée aussi bien qu’un champ de recherches pratiques, contient le projet d’une société révolutionnée par le transfert et le traitement de l’information. C’est cette notion qui sera reprise et déconstruite par la théorie critique (Henri Lefebvre, Paul Mattick, Guy Debord, Tiqqun), et qui fait depuis une quinzaine d’années l’objet d’une mise en perspective historique (Céline Lafontaine, Mathieu Triclot, Jérome Segal, Ronan Le Roux).
À l’heure du crédit social chinois et dans un contexte pandémique, la poursuite de ce travail critique nous paraît urgente. Il s’agira pour nous de penser cette transformation non comme l’extension de l’espace communicationnel, mais comme une nouvelle modalité de production, étendue à la société dans son ensemble.
L’objectif de ce séminaire mensuel est donc de proposer une analyse critique de cette transformation cybernétique. Chaque séance portera sur un thème différent : le travail, les loisirs, l’État, la communication, la ville, la représentation, etc. Chacune d’elle débutera par l’intervention d’un chercheur invité, portant sur un sujet ou une enquête précise, suivie d’une présentation d’un membre de l’équipe et d’une discussion.

M e m b r e s  d u  s é m i n a i r e

Julien Allavena — Doctorant en Sciences Politiques, Paris 8, Cresppa-LabToP
Jérémie Elalouf — MCF Université Toulouse Jean Jaurès en design, Labo Lara-Seppia
David Hoare — Docteur en Esthétique de l’EDESTA, Paris 8, Labo AIAC
Douglas Hoare — Docteur en Esthétique de l’EDESTA, Paris 8, Labo AIAC

B i b l i o g r a p h i e

Caroline Bassett, Sarah Kember, Kate O’Riordan, Furious. Technological Feminism and Digital Futures, Pluto Press, 2019.
James R. Beniger, 1986, The Control Revolution, Technological and Economic Origins of the Information Society, Cambridge-Londres, Harvard University Press.
Jonathan Bourguinon, 2021, Internet, année zéro, Paris, DivergencesCatherine D’Ignazio,
Lauren F. Klein, Data Feminism, MIT Press, 2020.
Alexander R. Galloway, The Interface Effect, Polity, 2012.
Alexander R. Galloway. The Exploit: A Theory of Networks, The University of Minnesota Press, 2007.
Friedrich Kittler, Optical Media: Berlin Lectures 1999, Polity, 2009.
Céline Lafontaine, L’empire cybernétique : Des machines à penser à la pensée machine, Paris, Seuil, 2004
Henri Lefebvre, Vers le cybernanthrope, Paris, Gallimard, 1971.
Janina Loh, MarkCoeckelbergh, Feminist Philosophy of Technology, J.B. Metzler, 2019.
Lev Manovich, Le langage des nouveaux médias, Paris, Les Presses du réel, 2010.
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Paul Mattick, Marx et Keynes, Paris, Gallimard, 1972.
Marshall McLuhan, Pour comprendre les médias, Paris, Seuil, 2015.
Internationale Situationniste, Internationale Situationniste, Paris, Arthème Fayard, 1997.
Ronan Le Roux (dir. Éric Brian), La cybernétique en France (1948-1970) : Contribution à l’étude de la circulation interdisciplinaire des modèles et des instruments conceptuels et cognitifs, École des hautes études en sciences sociales (thèse de doctorat en histoire et civilisations), 2010.
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Norbert Wiener, Cybernétique et société, l’usage humain des êtres humains, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points / Sciences », 2014.