STÉPHANE BLANQUET

“DANS LES TÊTES DE STÉPHANE BLANQUET”
Exposition du 5 septembre 2020 – 30 juillet 2021
Halle Saint Pierre

Notice biographique

Stéphane Blanquet

Né en 1973, Stéphane Blanquet vit et travaille en région parisienne. 
Stéphane Blanquet est actif sur la scène plastique depuis la fin des années 1980. 
Dessinateur, plasticien, metteur en scène, réalisateur, il a un beau parcours dans le milieu de l’édition et de l’illustration, où il se fait connaître par ses graphzines Chacal Puant (1990) et La Monstrueuse (primé à Angoulême en 1996).
Considéré comme l’un des fers de lance de la nouvelle bande dessinée ses livres sont édités chez Cornélius, Alain Beaulet, L’Association, Gallimard, Albin Michel et par sa propre maison d’édition United Dead Artists.
En 2001, il publie l’album, La nouvelle aux pis, roman graphique tout en ombres chinoises, salué par la critique.
Suivra en 2007, La Vénéneuse aux deux éperons.
En 2003, il réalise Sur l’épiderme, un ouvrage singulier de peintures sur corps photographiées.
Après avoir collaboré en 2006 avec le metteur en scène Jean Lambert-Wild sur la pièce de théâtre Sade Songs (adaptation musicale du Marquis de Sade, dont il a pensé les décors et les costumes), il occupe à partir de 2007 le poste de « directeur oculaire » du Centre Dramatique National de Normandie / Comédie de Caen.
Le « Labyrinthique intestin » produit en 2006 pour les Rencontres du 9e Art d’Aix-en-Provence permet à Stéphane Blanquet de déployer son tentaculaire imaginaire au sein d’un vaste dispositif scénographique.
Cette exposition sera suivie en 2007 par « Blanquet s’ouvre la panse », présentée à Paris par Arts Factory.
En 2009, Blanquet construit un train fantôme au sein du Musée d’Art Contemporain de Lyon, à l’occasion de l’exposition collective « Quintet ».
À la suite de l’importante rétrospective que lui a consacré en 2012 le Wharf – Centre d’Art Contemporain de Basse Normandie, il conçoit « A distorted forest », une installation pour le Musée d’Art Contemporain de Singapour, suivi en 2013 de « Les rêves engloutis », avec le soutien de la galerie Fuman Art avec laquelle Stéphane Blanquet développe de nombreux projets à l’international.


Site Stéphane Blanquetwww.blanquet.com


François Jauvion

Rencontre avec l’artiste
François Jauvion
et signature de son imagier singulier

Samedi 20 juin à partir de 14 heures 

A la librairie – entrée libre

L’Imagier singulier de François Jauvion

Préface de Michel Thévoz. Introduction de Françoise Monnin

Ce premier volume du panthéon de l’art brut, singulier et inclassable de François Jauvion regroupe une suite de 97 planches minutieusement dessinées au crayon feutre noir et colorées à l’aquarelle.
D’Aloïse Corbaz à Michel Nedjar, d’Henry Darger à Niki de Saint Phalle, mais aussi de Gotlib à Di Rosa, l’artiste réunit ici ses « héros » en imaginant le portrait de chacun, et en les entourant de leurs chefs-d’oeuvre et de leurs outils de travail. Épinglés ainsi, tels des papillons, chacun se donne à voir d’une manière inédite, spectaculaire, intime.

Artistes représentés : Al Mahjoub Jaber, Amar Paul, Ataa Oko, Berruyer Nadja, Bethe-Selassié Mickael, Boix-Vives Anselme, Bosco Giovanni, Bourbonnais Alain, Bourlier Marc, Cambon Gerard, Cave Nick, Chaissac Gaston, Chatelain Fernand, Chesné Jean-Michel, Cheval Facteur, Chichorro Mario, Chomo, Corbaz Aloise, Corentin Sylvain, Coudray Robert, Crépin Fleury Joseph, Dahyot Caroline, Darger Henri, Demin Serge, Dereux Philippe, Di Rosa Hervé, Di Rosa Richard, Dubuffet Jean, Dufrène Gaël, Duprilot Hubert, Fièvre Yolande, Fleuri Yves-Jules, Fontan Marie-Noëlle, Forestier Auguste, Fouré abbé, Gambier Séverine, Georgi Hans-Jörg, Gironella Joaquim Vicens, Goetze Helga, Gordon Ted, Gotlib, Gruss Sabrina, Hauser Johann, Jacqui Danielle, Kieffer Alain, Klum Klick, Lambert Thierry, Laudac, Lemoine Dominique, Lesage Augustin, Lobanov, Maisonneuve Pascal-Désir, Meani Angelo, Mesmer Gustave, Monchâtre François, Morel Marie, Motooka Hidenori, Nek Chand, Nedjar Michel, Orsini Pier Francesco, Pailloux André, Pépé Vignes, Petit Pierre, Petit Pierre et Raymonde, Peyre Gilbert, Ploos van Amstel, Podestà Giovanni Batisa, Postic Evelyne, Ratier Emile, Rigal Antoine, Robillard André, Saban Ody, Sainrapt Sophie, Saint Phalle Niki, Saint Silvestre Antonio, Simon Victor, Sonnenstern Schröder, Staëlens Ghyslaine et Sylvain, Stan Ioan Patras, Taillandier Yvon, Tatin Robert, Tichý Miroslav, Tinguely Jean, Tourlonias Jean, Ursin Catherine, Van der Steen Germain, Vizcaïno Jacqueline, Wabé, Walla August, Werlé Petra, Wey Aloïs, Wilson Ben, Wilson Scottie, Wittlich Josef, Wölfli Adolf, Zablatnik Erich, Zinelli Carlo.

Textes de : Oana Amaricai, Agnès et Sophie Bourbonnais, Émile Brami, Déborah Couette, Hervé Courtaigne, Laurent Danchin, Céline Delavaux, Mario Del Curto, Eva Di Stefano, Gustavo Giacosa, Edward M. Gómez, Sophie Lepetit, Philippe Lespinasse, Sarah Lombardi, Martine Lusardy, Bruno Montpied, Lucienne Peiry, Roberta Trapani.

Disponible à la librairie de la  Halle Saint Pierre

Grand format 27 x 36 cm
150 pages en couleurs
Couverture cartonnée
50 €

LA LIBRAIRIE AGRANDIE

La librairie se déploie au rez-de-chaussée de la Halle Saint Pierre.

 

 

 

 

Pierre Richard (1802-1879). Grimoires illuminés

Editions Artulis 

 

L’ouvrage Pierre Richard (1802-1879). Grimoires illuminés présente une œuvre inconnue à ce jour, celle d’un paysan lorrain qui, au milieu du xixe s., conjura ses terreurs et ses illuminations par une création magistrale, en partie réalisée en Moselle dans la réclusion asilaire.

Il s’agit de 3 « grimoires », ou livres de magie, acquis dans les années 1990 par un libraire de Metz, puis vendus à des collectionneurs en 2010. Ces grimoires, riches d’environ 750 planches, sont constitués de dessins, monogrammes, cercles ornés, mises en scène de la Passion, alphabets et autres écritures cabalistiques que la publication des éditions Artulis met à l’honneur avec plus de 500 illustrations de l’artiste, en partie fac-similées.

La précocité des travaux de Pierre Richard, largement antérieurs à ceux d’Adolf Wölfli et Aloïse Corbaz, fait d’eux des incunables de l’Art Brut. Huit auteurs – artiste, historiens, linguiste, psychanalyste et historien de l’art – tentent de les décrypter et les interrogent tour à tour : Annette Messager, François et Mireille Pétry, Nicolas Weill-Parot, Jean-Pierre Brach, Marc Décimo, Lise Maurer et Christophe Boulanger.

Cette édition, qui ouvre pour la toute première fois un ensemble encore clos, montre qu’il existe désormais une œuvre et un style Pierre Richard.

En vente à la librairie de la Halle Saint Pierre.

Caractéristiques
Tirage limité à 250 exemplaires numérotés. 40 cm × 25 cm, 280 pages, 500 images. Parution : décembre 2019. 
Prix : 230 €. 

Ouvrage publié avec le concours de la Drac Grand-Est et de la Fondation Michalski.

Les éditions Artulis ont élu les écritures nécessaires, de résistance, de survie, au nombre de leurs voies de recherches. Plusieurs publications sont nées de cette réflexion, notamment les Cahiers de l’île du Diable d’Alfred Dreyfus ; Le Second Enfer, autodafé d’un choix, d’Étienne Dolet et les Tracts et papillons clandestins de la Résistance, papiers de l’urgence. Chacun de ces livres donne à voir sous forme de fac-similés les écritures, dessins ou traces éphémères de ces archives précieuses et les soumet à la pensée d’auteurs contemporains. Ces publications à caractère bibliophilique sont accompagnées d’une version numérique mettant à la disposition des internautes, en libre accès, l’ensemble des contenus.

Solénoïde

Mircea Cartarescu

Editions noir sur blanc

Chef-d’œuvre de Mircea Cãrtãrescu, Solénoïde est un roman monumental où résonnent des échos de Borges, Swift et Kafka. Il s’agit du long journal halluciné d’un homme ayant renoncé à devenir écrivain, mais non à percer le mystère de l’existence.

Dernière sélection Prix Médicis 2019
Prix Transfuge 2019 du meilleur roman européen
Prix Millepages 2019 (catégorie roman étranger)
Palmarès 2019 des 100 livres de l’année du magazine Lire
 

Date de parution : 22/08/2019
27,00  €
Disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre

Après avoir grandi dans la banlieue d’une ville communiste – Bucarest, qui est à ses yeux le « musée de la mélancolie et de la ruine de toute chose », mais aussi un organisme vivant, coloré, pulsatile –, il est devenu professeur de roumain dans une école de quartier. Si le métier le rebute, c’est pourtant dans cette école terrifiante qu’il fera trois rencontres capitales : celle d’Irina, dont il tombe amoureux, celle d’un mathématicien qui l’initie aux arcanes les plus singuliers de sa discipline, et celle d’une secte mystique, les piquetistes, qui organise des manifestations contre la mort dans les cimetières de la ville.

À ses yeux, chaque signe, chaque souvenir et chaque rêve est un élément du casse-tête dont la résolution lui fournira un « plan d’évasion », car il ne s’agit que de pouvoir échapper à la « conspiration de la normalité ».

Mircea Cărtărescu est né en Roumanie en 1956. Docteur en Lettres, il enseigne aujourd’hui la littérature roumaine à l’université de Bucarest. Poète, romancier, critique littéraire, journaliste, il est aussi membre de l’Union des écrivains roumains ainsi que du Parlement culturel européen.
Il a publié près de 30 livres et de nombreux articles ; son travail a été traduit dans 20 langues. Lauréat de dizaines de distinctions littéraires parmi les plus importantes, il a été couronné en 2018 par les prestigieux prix Thomas-Mann (Allemagne) et Formentor de las Letras (Espagne).

Parus en français, entre autres : Orbitor (Denoël, 1999, puis Folio Science-Fiction nº 90) ; L’Œil en feu (Orbitor II, Denoël, 2005) ; Pourquoi nous aimons les femmes (Denoël, 2008) ; L’Aile tatouée (Orbitor III, Denoël, 2009) ; Le Levant (P.O.L, 2014) et La Nostalgie (P.O.L, 2017).

ILS EN PARLENT…

 

« Après avoir lu Solénoïde, d’une certaine manière, votre vie est divisée en deux, vous cessez de devenir un lecteur ordinaire, comme après avoir lu Homère, Kant ou Heidegger. » Gabriel Liiceanu, écrivain et philosophe roumain.

« Quelle expérience extraordinaire, si bouleversante, d’être les contemporains d’un génie ! Parce que les grands génies de la littérature, de la musique, de la science, semblent toujours être nés dans des temps lointains et déjà tous morts. Mon éblouissement avec Solénoïde est tellement formidable que je recommande ce livre à tous mes amis avec le plus grand enthousiasme.

Solénoïde
 est la littérature la plus moderne et la plus originale que je connaisse. C’est la réponse à toutes les tendances du nouveau siècle qui visent à mettre fin à la littérature au nom du reportage, de ‘‘la non-fiction’’ et des ‘‘histoires vraies’’. […] Une littérature qui cesse d’être une simple ‘‘littérature’’ et devient une aventure de la vie. »
Andrés Ibáñez, Revista de Libros (Espagne)

« Mircea Cărtărescu crée des mondes aux frontières perméables. Avec lui, nous sommes loin de la sinistrose, du déclin et des états d’âme. C’est un écrivain qui se mérite. Une lecture qui ne prédispose ni à l’évasion ni au divertissement. Mais qui apporte l’extase et la joie. » Edgard Reichman, Le Monde, 2005

« (…) l’immense Mircea Cartarescu dont le phénoménal roman Solénoïde carbonise toutes les prétentions littéraires de cette rentrée. » Mauvais Genres, France Culture

« L’événement littéraire non francophone de cette rentrée, un roman de plus de 800 pages, absolument phénoménal ! » François Angelier, France Culture, Mauvais Genres

« Mircea Cartarescu a publié trente livres, il est traduit dans le monde entier – en français, ici, par Laure Hinckel, et nous proposons que de chaque page de Solénoïde surgissent des mains pour l’applaudir. » Claire Devarrieux, Libération

« Solénoïde n’est pas seulement le roman du jour. C’est un livre majeur, qui accède par sa maîtrise (et l’époustouflant travail de Laure Hinckel à la traduction) au rang de classique instantané. (…) L’œuvre de Cartarescu est taillée dans la même roche que celles de Borges et Kafka : granitique, inexpugnable, universelle. » Didier Jacob, L’Obs

 

Éloge du risque

Anne Dufourmantelle
Docteur en philosophie et psychanalyste.

Ce livre fait l’éloge de la prise de risque à une époque où la sécurité nous est donnée comme valeur principale. Il traite, dans de courts chapitres des divers registres où l’on rencontre le risque : la vie amoureuse, la séparation, la dépendance mais aussi la vie sociale, le langage ou les biotechnologies. Autour de cette question centrale : qu’est-ce que risquer sa vie, à savoir prendre le risque de vivre vraiment ?

Anne Dufourmantelle a notamment publié En cas d’amour (2009) et La puissance de la douceur (2013) aux Editions Payot & Rivages.

Jean Dubuffet et l’Art Brut

Conférence par Baptiste Brun,
Enseignant-chercheur à l’Université Rennes 2

Samedi 22 février, 15h – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Suite à la récente parution de Jean Dubuffet et la besogne de l’Art Brut. Critique du primitivisme (Les presses du réel, 2019), Baptiste Brun reviendra sur quelques enjeux qui sont au cœur de son étude.

– Comment l’œuvre de Dubuffet s’entremêle-t-elle avec ses recherches autour de ce qu’il nomme l’Art Brut à l’été 1945 ?

– Quels liens entretiennent ses pratiques avec celles de la psychiatrie mais aussi avec celles des champs de l’ethnologie, du folklore ou de la préhistoire ?

– Qu’est-ce qui résiste à la question du primitivisme au sein de ce travail et comment les peintures de Dubuffet, ses écrits et ses prospections critiquent-ils la croyance en l’existence d’un art supposé “primitif” ?


Baptiste Brun
est enseignant-chercheur à l’Université Rennes 2 et à l’Ecole du Louvre. Ses travaux s’intéressent aux coopérations entre art, anthropologie et psychiatrie aux XXe et XXIe siècles. Commissaire d’exposition, il a notamment mis en œuvre l’exposition Jean Dubuffet, un barbare en Europe (Marseille, Mucem, 2019 ; Valencia, IVAM ; Genève, MEG, 2020).

 

LE GÉNIE DES MODESTES

LE GÉNIE DES MODESTES
Exposition du 1er avril au 30 juin 2020
DOSSIER PRESSE (cliquez ici)

LES ARTISTES

Pierre CARAN, Guy COLMAN HERCOVICH, DEMIN ,
Namithalie MENDES et Bruno MONTPIED.

VERNISSAGE
Samedi 28 mars 2020 à 15h
Entrée libre. Aller-retour en autocar gratuit depuis Paris

Centre abbé Pierre – Emmaüs

Le Lieu de mémoire de l’abbé Pierre en Normandie présente une exposition temporaire dont La Halle Saint Pierre (Paris) assure le commissariat d’exposition.

Pour sa septième édition, « Le génie des modestes » propose des œuvres dans la filiation de l’art brut. Cette année le public peut découvrir celles de Pierre CARAN, Guy COLMAN HERCOVICH, DEMIN, Namithalie MENDES et Bruno MONTPIED.

« Le génie des modestes » souhaite faire passer le message de simplicité et de générosité de l’abbé Pierre et de ceux qu’il a inspirés, par le biais de la création artistique.

Les œuvres présentées à Esteville sont surprenantes et l’imagination des créateurs s’y révèle dans un langage accessible à tous. Les créations exposées laissent une place importante à la spontanéité et aux émotions. L’intention de l’exposition est pleinement exprimée dans son nom. Il s’agit de montrer qu’il y a du génie dans la modestie.

INFORMATIONS PRATIQUES 

Exposition du 1er avril au 30 juin 2020.
Ouvert tous les jours de 10h à 18h.
Tarifs : 6€/4€

Centre abbé Pierre – Emmaüs (Lieu de mémoire) 76690 Esteville
(nord de Rouen, près de Cailly et Clères)
www.centre-abbe-pierre-emmaus.org

Vernissage : samedi 28 mars 2020 à 15h. Entrée libre. Aller-retour en autocar gratuit de Paris : nous contacter.

Contact@centre-abbe-pierre-emmaus.org
02 35 23 87 76

Hey! modern art & pop culture

Expositions collectives du 10 janvier au 31 juillet 2020
Commissariat
Anne Richard – HEY!

L’exposition a réouvert avec un nouvel accrochage
– accès gratuit 

La Halle Saint Pierre invite la revue HEY! modern art & pop culture à assurer la programmation de la galerie durant le premier semestre 2020. Une vingtaine d’artistes présentés lors des quatre grandes expositions (2011, 2013, 2015, 2019) se succéderont de janvier à juillet et nous démontreront que cette scène artistique alternative est toujours aussi originale et dynamique. 

 
Halle Saint Pierre – à la galerie (entrée libre)
Ouvert tous les jours 
sauf : 1er mai, 14 juillet
du lundi au vendredi :11h – 18h / samedi :11h à 19h / dimanche : 12h à 18h

*
PROGRAMMATION
FÉVRIER / MARS 2020

Mark Vaughn Bodé (États-Unis) / Vaughn Bodé père (États-Unis)
Mr Djub (France) / Tom Huck  (États-Unis) / Easy Sacha (France)
Masayoshi Hanawa (Japon) / Mina Mond (France)



FÉV
RIER 2020

Ce deuxième accrochage met en avant les artistes :

Alëxone Dizac (France),  Dana Wyse (Canada), 
Mr Djub (France) Masayoshi Hanawa (Japon) Vaughn Bodé (États-Unis)
autour d’un vaste corpus d’œuvres dont beaucoup ont été produites à cette occasion.

Focus sur Masayoshi Hanawa (Japon)

Artiste autodidacte, reconnu en tant que figure de proue de l’outsider pop japonais contemporain. Masayoshi Hanawa a étudié le métier de coiffeur dans un lycée technique. En 2005, tandis que le salon qui l’employait ferme boutique, il se met à peindre sur des tee-shirts qu’il vend dans la rue, à la sauvette, à côté de quelques dessins de lui. Enfant, Hanawa a grandi dans une maison isolée en pleine forêt. Sa mère travaillant de nuit, pour chasser la solitude et la peur du noir, il commença à dessiner de façon frénétique, caché sous son lit. Ses sujets sont ce qu’il appelle encore aujourd’hui « ses entités protectrices ». L’artiste a été présenté à La Halle Saint Pierre, dans le cadre de la quatrième édition de l’exposition HEY! 4 (2014). Il a intégré de nombreuses collections particulières, expose avec succès en Europe ainsi qu’en Asie et en foires internationales d’art.

Le musée de la Halle Saint Pierre et la revue d’art HEY! modern art & pop culture poursuivent leur association. Initiée en 2011 une série d’expositions venait donner corps à un désir commun d’explorer, d’expérimenter des voies autres que celles de la culture officielle, c’est-à-dire adopter, comme le fit Dubuffet, « un autre regard sur le monde, une autre interprétation de celui-ci, un autre vocabulaire et, par suite, une autre forme de manipulation de ce vocabulaire, donc une autre pensée”.

Ce partage a déjà son histoire. Dès 1995,  lors de l’exposition Art Brut et Cie, la face cachée de l’art contemporain, Anne & Julien se firent la caisse de résonance de cet événement fondateur, le répercutant dans les zones bouillonnantes de la contre-culture. Si aujourd’hui l’art brut et les formes hors-normes de la création sont sortis de la confidentialité sous l’effet d’une triple reconnaissance – de l’institution, de l’université et du marché –, c’est aussi grâce à la curiosité et l’engagement de ces deux agitateurs. Dans le même temps, face à sa confrontation confuse avec l’histoire de l’art contemporain et à la spéculation offensive du marché, ce sont de tels défenseurs avertis, inquiets des dérives et amalgames, qui ont permis à l’art brut de conserver sa spécificité.

La création de la revue d’art HEY! en 2010 fut l’occasion pour la Halle Saint Pierre d’élargir son projet artistique en accueillant dans une série d’expositions les « outsiders pop », cette  myriade de mouvements figuratifs contemporains révélés au public français par Anne (Richard) & Julien (Deflisques). Nul autre lieu ne  pouvait imaginer et mettre en œuvre la synthèse audacieuse de la scène artistique alternative. Des figures séditieuses du lowbrow art nourries de l’iconographie des médias populaires aux fantasmagories du pop surréalisme redécouvrant l’héritage des grandes traditions picturales, des activistes du street art au tatouage, des échappées individuelles et solitaires de l’art brut aux expressions raffinées et libertaires d’un «œil à l’état sauvage», les marges artistiques y étaient présentées dans leur diversité et leur complexité.

Martine Lusardy – Directrice de La Halle Saint-Pierre

JANVIER 2020

La première manifestation débute le 10 janvier 2020 avec les artistes :

Alëxone Dizac (France), Dana Wyse (Canada), Tom Huck (Etats-Unis),
Titine K-Leu (Suisse), Mark et Vaughn Bodé (Etats-Unis), Easy Sacha (France), Fabrice Lavollay (Belgique), Sabine Gaffron (Suisse), Zolton (Etats-Unis).

Pierre Richard (1802-1879)

 Grimoires illuminés
Inédits d’un outsider

Editions Artulis Pierrette Turlais, déc.2019

PRÉSENTATION / SIGNATURE

Samedi 25 janvier de 16h30 à 18h30
avec
François Pétry

Historien, archéologue, conservateur en chef honoraire du patrimoine
Lise Maurer
Psychanalyste
Christophe Boulanger
Attaché de conservation, en charge de l’art brut, LaM, Lille Métropole, Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut
Pierrette Turlais
Éditrice

Halle Saint Pierre – à l’auditorium (entrée libre)
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

   
Le livre et son étui 

L’ouvrage Pierre Richard (1802-1879). Grimoires illuminés présente une œuvre inconnue à ce jour, celle d’un paysan lorrain qui, au milieu du xixe s., conjura ses terreurs et ses illuminations par une création magistrale, en partie réalisée en Moselle dans la réclusion asilaire.

Il s’agit de 3 « grimoires », ou livres de magie, acquis dans les années 1990 par un libraire de Metz, puis vendus à des collectionneurs en 2010. Ces grimoires, riches d’environ 750 planches, sont constitués de dessins, monogrammes, cercles ornés, mises en scène de la Passion, alphabets et autres écritures cabalistiques que la publication des éditions Artulis met à l’honneur avec plus de 500 illustrations de l’artiste, en partie fac-similées.

La précocité des travaux de Pierre Richard, largement antérieurs à ceux d’Adolf Wölfli et Aloïse Corbaz, fait d’eux des incunables de l’Art Brut. Huit auteurs – artiste, historiens, linguiste, psychanalyste et historien de l’art – tentent de les décrypter et les interrogent tour à tour : Annette Messager, François et Mireille Pétry, Nicolas Weill-Parot, Jean-Pierre Brach, Marc Décimo, Lise Maurer et Christophe Boulanger.

Cette édition, qui ouvre pour la toute première fois un ensemble encore clos, montre qu’il existe désormais une œuvre et un style Pierre Richard.

 

 

 

 



Caractéristiques
Tirage limité à 250 exemplaires numérotés. 40 cm × 25 cm, 280 pages, 500 images. Parution : décembre 2019. 
Prix : 230 €. 

Ouvrage publié avec le concours de la Drac Grand-Est et de la Fondation Michalski.

Les éditions Artulis ont élu les écritures nécessaires, de résistance, de survie, au nombre de leurs voies de recherches. Plusieurs publications sont nées de cette réflexion, notamment les Cahiers de l’île du Diable d’Alfred Dreyfus ; Le Second Enfer, autodafé d’un choix, d’Étienne Dolet et les Tracts et papillons clandestins de la Résistance, papiers de l’urgence. Chacun de ces livres donne à voir sous forme de fac-similés les écritures, dessins ou traces éphémères de ces archives précieuses et les soumet à la pensée d’auteurs contemporains. Ces publications à caractère bibliophilique sont accompagnées d’une version numérique mettant à la disposition des internautes, en libre accès, l’ensemble des contenus.