» Tout semble faire sens. Ils vivent de concert, ils sont une communauté. Leur monde clos fait boucles, de routines et de labeur, leur geste obsessionnel forant la matière créatrice dans ses profondeurs insoupçonnées «
Pendant près de deux ans, Carmela Chergui a fréquenté La « S » Grand Atelier, afin de mieux comprendre le fonctionnement de ce laboratoire artistique hors du commun. Elle a suivi les ateliers, côtoyé artistes et facilitateurs, vu des relations se nouer, les œuvres se créer, certains projets éclore. Son écriture, qui oscille en permanence entre oralité brute et poésie, retranscrit avec un réalisme saisissant le bruissement de la vie quotidienne, la voix des artistes, la force des liens qui les unissent. Car La « S » forme bel et bien un village, où se tissent de nouvelles façons de vivre, créer ensemble et voir le monde. Formidable écho à l’exposition L’art brut ressourcé de La Halle Saint-Pierre, dont il nous dévoile le processus de création, L’ancienne caserne nous plonge dans ce lieu chargé d’histoire, hors du temps, où la force du collectif fait émerger de nouvelles formes d’expression qui font voler en éclats les normes tant sociales qu’artistiques.
Editrice chez Tusitala, Carmela Chergui enseigne le scénario et l’écriture à l’Académie Royale des beaux-Arts de Liège. Son premier roman L’homme est une fiction, paru en 2025, a connu un important succès critique, faisant d’elle l’une des voix à suivre de la littérature.
Alejandra Pizarnik et la psychanalyse, rencontre avec Justine Arnal et Isabella Checcaglini
Dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre
Samedi 3 octobre 2026 à 15h
Entrée libre
Rencontre avec Justine Arnal, autrice et psychologue clinicienne, et Isabella Checcaglini, éditrice, à l’occasion de la publication du 3e tome du Journal de la poète culte argentine Alejandra Pizarnik dont seront lus des extraits.
Buenos Aires, le 14 mai 1967, Alejandra Pizarnik note dans son Journal :
« Est-ce que je crois en la psychanalyse ? Non. Ostrov m’a fait du bien, dans le sens où il ne m’a pas fait trop de mal. Le Dr Pichon Rivière m’attaque sur la dernière chose qu’il me reste – ».
Rencontre avec Constance CHLORE, Isabelle LÉVESQUE et Béatrice MARCHAL
Samedi 26 septembre à 15h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre
Rien du pire Isabelle Lévesque
Rien du pire prolonge le précédent recueil d’Isabelle Lévesque à L’herbe qui tremble, Je souffle, et rien. Ici aussi, il est question de fleuve, de vent, de falaises, de craie sur lesquels repose un secret, secret qui n’est pas de glace ni muet, mais au contraire de couleurs, de vibrations, car « tout ce qui tremble m’éblouit » écrit la poète. Là est peut-être le secret de la poésie d’Isabelle Lévesque,
Lorsqu’une étoile paraît, l’horizon se multiplie dans l’instant.
C’est son secret et son espoir.
Orphée // Le monde vibrera comme une immense lyre // Eurydice Constance Chlore
Le mythe d’Orphée se déploie dans une succession de poèmes sériels, de galops, de fleurs, de tableaux, de pierres tombales, de ruptures graphiques. Constance Chlore mêle sources, traces et imaginaire, à sa propre interprétation du mythe. Elle redonne un destin à Eurydice. Orphée la croit morte. Elle est vivante. Remontée des Enfers à son insu, elle a rejoint les Ménades. Contre la doctrine d’Orphée, et son monde d’illusions, Eurydice choisit le réel et la terre.
Le Possible et l’Inconnu Béatrice Marchal
Comment désensabler la parole, libérer ce qui ne survient qu’à travers les mots du poème et permet de renouer avec soi ? Dans la quête des « terres de l’enfance » se dessine, au cœur d’une vision élargie, par-delà un horizon que Michèle Iznardo déplace à sa guise, de l’extérieur à l’intérieur, un chemin singulier où se conjuguent le possible et l’inconnu.
Rencontre et lectures avec trois poètes récemment publiées à L’herbe qui tremble : Béatrice Marchal (le Possible et l’inconnu), Constance Chlore (Orphée) et Isabelle Lévesque (Rien du pire).
Dimanche 20 septembre à 15h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre
Comédien, cabaretier, galeriste, poète, Geert van Bruaene (1891-1964) fut l’un des artisans majeurs de l’effervescence artistique bruxelloise au XXe siècle. Précurseur instinctif, celui qui se fait nommer le Petit Gérard, Zérar la Malice ou Gérard l’Absolu incarne toute une époque de créativité débridée et de résistance aux normes.
Entre 1921 et 1964, il fonde à Bruxelles pas moins d’une vingtaine de lieux aux enseignes énigmatiques dont À l’Imaige Nostre-Dame, La Fleur en papier doré, laquelle existe toujours aujourd’hui, ou encore Le Diable par la queue. Aux côtés d’oeuvres d’artistes tels que James Ensor, Joan Miró, Otto Dix, Hans Arp, Max Ernst, Jean Dubuffet et René Magritte avec qui l’amitié fut immédiate, il y expose des croûtes chinées au marché aux puces.
Tour à tour passeur d’avant-gardes et défenseur de ce qu’il appelle l’intuition des humbles et des bricoleurs du quotidien, Geert van Bruaene aura inscrit son action au croisement des scènes belge et internationale et traversé le siècle de la « Belgique sauvage » comme un météore, laissant derrière lui des aphorismes savoureux, imprimés sur de petits papillons distribués à la volée, et le souvenir de fertiles amitiés, notamment avec E. L. T. Mesens, Paul Nougé, Louis Scutenaire, Jane Graverol et Rachel Baes.
Cette enquête vivante suit les traces de ce personnage inclassable et attachant comme on remonte une filière clandestine, à travers galeries disparues, estaminets mythiques et images saisissantes. À l’appui de plus de 200 documents rares, souvent inédits, elle retrace le parcours du « Petit homme du rien » qui n’a cessé de brouiller les pistes pour mieux relier les mondes de l’art, du verbe et de la rue.
Dimanche 20 septembre, dans l’auditorium, l’auteur Éric Van den Abeele sera présent pour une présentation de son livre Le petit homme du rien (éditions du Sandre), déjà disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre.
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89 ou communication@hallesaintpierre.org
UNE APRÈS-MIDI LEONORA CARRINGTON EN TRÈS BONNES COMPAGNIES
Dimanche 31 mai à 15h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre
À l’occasion de la parution des œuvres écrites de Leonora Carrington (Contes, Récits et Théâtre), les éditions Fage vous invitent à la Halle Saint Pierre pour une après-midi théâtrale.
Programme :
15 h, avec Nina de Beauvais, Lucile Duchesne, Melissa Guenand, Olga Jurmand, compagnonnes et Alizée Bingöllü, Nadine Marcovici, Jean-Philippe Salerio
Réalisation : Sylvie Mongin Naigeon par la Compagnie Ici Trois-Huit et le Geiq Compagnonnage Théâtre
La Débutante
La Dame ovale
Le Cheval Tartar
Le Saint Corps Gras
16h15 avec Karla Segura Pantoja, lecture, Marie-Louise Bourgeois Monnet et Wendy Martinez, musique et chant, Le Prince Bleu Coucou (extrait), « opérette pour enfants mutants ».
Cette farce poétique met en scène un prince triste et couard, à la recherche de sa sœur araignée. Leur rencontre mène la pièce à son paroxysme lors d’un banquet surréaliste qui défie les limites de la réalité.
Retrouvez toute la collection des éditions Fage autour de Leonora Carrington à la Librairie de la Halle Saint Pierre.
Réservation au 01.42.58.72.89 ou communication@hallesaintpierre.org
Violences sexuelles faites à enfants et adolescents
Jean- Pierre Klein
Le dimanche 17 mai 2026 à 14h30 dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre
Entrée libre
Ce livre traite de ce qu’on peut faire pour l’enfant, l’adolescent.e, ou l’adulte anciennement traumatisé.e. Comment les aider à dépasser le trauma et la hantise grâce à la mise en création artistique accompagnée qui fait processus de transformation de ce qui s’était figé dans la sidération.
On verra l’interview télévisée de Jean-Pierre Klein par Virginie Guillaume SqoolTV.
Stéphanie Lanier, comédienne et art-thérapeute, interprétera deux extraits de L’injure faite à l’enfance, pièce de théâtre (éd. L’échappée Belle) de Jean-Pierre Klein qui met en scène la rencontre d’une femme avec elle-même à cinq ans qui a été victime d’inceste à répétition.
Marlène Noel, comédienne et art-thérapeute, parlera du Théâtre de la Réminiscence, la personne faisant jouer par des acteurs et actrices les traumas passés.
Le Dr Jean-Pierre Klein parlera ensuite des thérapies possibles : exemples commentés.
Échanges avec les spectateurs et dédicaces des livres
Psychiatre et diplômé en psychologie, Jean-Pierre Klein, né en 1939 à Paris XIX°, est chercheur en psychothérapie, pionnier, dès 1973, de l’art-thérapie artistique qu’il enseigne dans l’Institut national d’expression, de création, d’art et thérapie (INECAT) qui délivre des titres professionnels d’art-thérapeute (niveau 6 européen), qui enseigne aussi la médiation artistique en relation d’aide dans le champ social. Il est par ailleurs écrivain de nombreux essais, romans, pièces de théâtre, poèmes, traitant en général de l’emprise de certains sur d’autres, et metteur en scène de théâtre. Comment dépasser les traumatismes de l’enfance, tenter de prévenir leur reproduction et se prendre sur le moment et rétrospectivement dans ses bras grâce à l’art ?
Cet ouvrage de Jean-Pierre Klein, pédopsychiatre, chercheur en psychothérapie, s’appuie sur des exemples de sa pratique d’accompagnements d’enfants, d’adolescents et d’adultes violentés. Dans l’abord indirect des traumas, il leur est demandé de se rouvrir aux capacités enfantines du jeu et à l’imagination, inventions de scènes de marionnettes, d’histoires, de dessins, etc., qui sont imprégnées à leur insu des violences subies. C’est l’évolution d’une production à l’autre qui remet en mouvement la sidération première : création faisant processus indirect de transformation selon les principes de l’art-thérapie dont l’auteur est un pionnier en France dès 1973.
Le livre explore ensuite les effets immédiats des viols et leurs répercussions à distance ainsi que les réactions de l’entourage. Sont abordés les violeurs eux-mêmes, qui agissent au nom de leur domination patriarcale, parentale, hiérarchique, ethnique, cléricale, politique, policière, psychanalytique, les prostituteurs et les pornographes, puis les viols comme armes de guerre, les rituels coutumiers, les mutilations et interventions sur les organes sexuels au nom de normes administratives ou religieuses. Six types de viols sont décrits.
L’auteur réexamine les théories référentielles et expose le revirement de Freud attribuant aux filles les fantasmes d’inceste. Il retrace le rappel historique des idéologies concernant les viols d’enfants et d’adolescents, la défense idéologique de la pédophilie en Occident puis l’examen des étapes politiques qui ont amorcé au XX° siècle un renversement de la culture du viol qui justifiait toutes les emprises. Enfin la promulgation de lois qui marquent un progrès encore imparfait.
Un détour par des artistes qui ont transcendé leurs traumas dans leur œuvre présente une nouvelle pratique de réactivation des forces de vie grâce à une symbolisation implicite. Le livre se clôt avec l’espoir porté par les mobilisations actuelles qui posent la question des violences de façon civilisationnelle.
L’ouvrage est complété par une bibliographie thématique, référencée dans le texte de l’auteur et une liste de plus d’une centaine d’associations intéressées par ces questions.
Réservation au 01.42.58.72.89 ou à communication@hallesaintpierre.org
Samedi 30 mai à partir de 11h jusqu’à 18h, auditorium de la Halle Saint Pierre
Le rôle de Rilke a changé seulement en ceci, que tant qu’il fut vivant, il collabora directement avec les forces supérieures et qu’à présent, il en est une lui-même.
Marina Tsvetaïeva
Nous célèbrerons le 29 décembre 2026 le centenaire de la mort du « dottore Serafico », ainsi que le nommait l’une de ses plus ferventes supportrices, mécènes, amies, la princesse Marie von Thurn und Taxis. C’est chez elle, dans son château de Duino, au-dessus du golfe de Trieste, entre les mois d’octobre 1911 et mai 1912, que “descendirent” ces fameuses Élégies qui le firent admettre aussitôt dans le cénacle des poètes parmi les plus subtiles et les plus délicats qui s’aventurèrent un jour sur la terre.
Pour des raisons que la Grande guerre explique en partie, Rainer Maria Rilke ne pouvait rester plus longtemps en Allemagne lorsqu’il accepta la proposition d’une série de conférences en Suisse sans savoir que le pays, plus exactement le Valais, lequel lui rappelait les paysages tant aimés de la Provence et de l’Espagne, le retiendrait durablement. Allongé contre l’église Saint-Romain à Rarogne, sur un promontoire qui domine toute la vallée du Rhône, endroit choisi par lui et à proprement féérique, son corps continue à aimanter ses lecteurs venus des quatre coins de la terre lui rendre dans toutes les langues leurs hommages.
C’est en compagnie de ce nomade et farouche solitaire qui continue à nous interpeller, à éclairer nos existences cent ans après sa disparition, que la Halle Saint Pierre vous invite à passer la journée du samedi 30 mai. Six conférences émaillées de lectures de 11h à 18h pour questionner l’œuvre et la vie d’un poète.
Conférence autour du livre de Serge Delugeard, Tout ça ce n’est pas de la littérature!
Samedi 16 mai 2026 dès 15h, dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre
Tout ça, c’est pas d’la littérature ! de Serge Delugeard, présente l’itinéraire d’un môme, né en 1944, enfant du lumpenprolétariat au regard lucide, et la trajectoire d’un survivant, farouchement décidé à ne jamais renier ses convictions libertaires devant les injustices et les injustesses de notre monde. Oscillant entre mise à nue du Paris populaire des années cinquante et soixante, l’enfermement en asile psychiatrique, l’hommage à la mère et le soutien au peuple algérien dans sa lutte anticoloniale, la révolte de Delugeard, rageuse et permanente, colonne vertébrale de son cheminement, constitue un vibrant fil conducteur tout au long du recueil. Les photographies de Willie Ronis, Tessi Rom ou de Jean Marquis, esquissent des contextes, des époques et surtout les visages du peuple au côté duquel se rangeait et se range toujours Delugeard aujourd’hui, à 82 ans.
Le CCLOPs, Cercle Culturel de Littérature Ouvrière, Paysanne et Sociale, qui publie là le premier volume de ses Cahiers de littérature prolétarienne, travaille à la promotion, la connaissance et la reconnaissance d’écritures reléguées dans les marges, quasiment ignorées, malgré l’inflation éditoriale et la glorification contemporaine de l’épopée individuelle incarnée par les « transfuges de classe ». Son action s’inscrit dans la continuité du travail éditorial de femmes et d’hommes qui ont donné la parole à des ouvrières, des paysans, des employé-es, des précaires et leur ont fait une place dans la littérature, comme Henri Poulaille dès les années 1920, ou encore Edmond Thomas, disparu il y a peu, et sa maison d’édition Plein Chant.
C’est à la découverte de cette littérature prolétarienne et de ses liens avec d’autres formes d’écriture de la marge, que nous vous invitons aux côtés de Serge Delugeard et de Raphaël Romnée, le 16 mai 2026 dès 15h00 dans l’auditorium de la Halle Saint-Pierre.
Alexandre de Moté (scénariste) et Natacha Sicaud (dessinatrice)
Le samedi 25 avril 2026 à 15h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre
Le samedi 25 avril 2026 à 15h, dans l’auditorium de la Halle Saint-Pierre, venez à la rencontre d’Alexandre de Moté et Natacha Sicaud, qui vous présenteront la BD Le Cocon, parue en février 2026 aux éditions Glénat. La rencontre sera suivie d’une séance de dédicace. La BD sera disponible à la librairie de la Halle Saint-Pierre.
Basée sur une documentation riche, cette biographie retrace le destin exceptionnel de Judith Scott (1943-2005). De l’enfance brisée à l’émergence de son œuvre, elle interroge notre rapport à la différence, à la création et à l’inclusion.
Préfacé par Lucienne Peiry, historienne de l’art et ancienne directrice de la Collection de l’Art Brut à Lausanne, ce roman graphique bouleversant signé Natacha Sicaud et Alexandre de Moté nous invite à regarder autrement l’art et le handicap.
Née en 1943 dans l’Ohio, Judith Scott est atteinte de trisomie 21 et de surdité. Dans l’Amérique des années 1950, son handicap est mal compris : jugée « inapte », elle est séparée de sa famille et surtout de sa sœur jumelle, Joyce, avec qui elle entretenait un lien profond malgré l’absence de langage verbal commun. Commence alors pour Judith une longue période d’institutionnalisation, loin des siens. Trente-cinq ans plus tard, Joyce parvient à obtenir la tutelle de sa sœur et lui offre une nouvelle vie. Installée à Oakland, Judith rejoint le Creative Growth Art Center. C’est là, à 44 ans, qu’elle découvre la sculpture textile : des objets enveloppés de fils, des formes mystérieuses et organiques qui deviennent son mode d’expression privilégié. À travers ces œuvres singulières, Judith tisse un langage propre, intime, presque thérapeutique, et se reconnecte peu à peu au monde. Aujourd’hui, elle est reconnue comme une figure majeure de l’Art Brut.
Diplômé de l’ERG (École de Recherche Graphique, Bruxelles) en 2004, Alexandre De Moté participe ensuite à plusieurs expositions en Belgique (« Par la bande », « Usage externe ») et en France (« Paris province ; Bruxelles capitale », centre Wallonie Bruxelles…).
En 2006, il rejoint le collectif bruxellois Nos Restes. La même année, il reçoit le prix de la Communauté Française lors de l’exposition Médiatine. Entre 2009 et 2013, il a publié 5 bandes dessinées (Employé du moi, 5C, Alter comics) et participe régulièrement à divers collectifs. Il est le scénariste et le dessinateur de nombreuses bandes dessinées. Sacha est sa première série d’albums Jeunesse.
Natacha Sicaud obtient son DNAP, option bande dessinée aux Beaux-Arts d’Angoulême. Elle poursuit ensuite ses études et obtient en 2001 son DNSEP, option illustration aux Arts Décoratifs de Strasbourg. Depuis 1996, elle collabore au fanzine « Lapis-Lazuli ». En 2000, elle participe au « Comix 2000 » chez L’Association, pavé de 2000 pages de bande dessinée. En 2002, elle illustre « Rêve de Chien » chez Nathan. Sa série « Savaneries » pour Glénat compte désormais six albums.