Pierre Richard (1802-1879)

 Grimoires illuminés
Inédits d’un outsider

Editions Artulis Pierrette Turlais, déc.2019

PRÉSENTATION / SIGNATURE
Samedi 21 décembre de 17 heures à 19 heures
avec
François Pétry

Historien, archéologue, conservateur en chef honoraire du patrimoine
Lise Maurer
Psychanalyste
Christophe Boulanger
Attaché de conservation, en charge de l’art brut, LaM, Lille Métropole, Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut
Pierrette Turlais
Éditrice

Halle Saint Pierre – à l’auditorium (entrée libre)
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

   
Le livre et son étui 

L’ouvrage Pierre Richard (1802-1879). Grimoires illuminés présente une œuvre inconnue à ce jour, celle d’un paysan lorrain qui, au milieu du xixe s., conjura ses terreurs et ses illuminations par une création magistrale, en partie réalisée en Moselle dans la réclusion asilaire.

Il s’agit de 3 « grimoires », ou livres de magie, acquis dans les années 1990 par un libraire de Metz, puis vendus à des collectionneurs en 2010. Ces grimoires, riches d’environ 750 planches, sont constitués de dessins, monogrammes, cercles ornés, mises en scène de la Passion, alphabets et autres écritures cabalistiques que la publication des éditions Artulis met à l’honneur avec plus de 500 illustrations de l’artiste, en partie fac-similées.

La précocité des travaux de Pierre Richard, largement antérieurs à ceux d’Adolf Wölfli et Aloïse Corbaz, fait d’eux des incunables de l’Art Brut. Huit auteurs – artiste, historiens, linguiste, psychanalyste et historien de l’art – tentent de les décrypter et les interrogent tour à tour : Annette Messager, François et Mireille Pétry, Nicolas Weill-Parot, Jean-Pierre Brach, Marc Décimo, Lise Maurer et Christophe Boulanger.

Cette édition, qui ouvre pour la toute première fois un ensemble encore clos, montre qu’il existe désormais une œuvre et un style Pierre Richard.

 

 

 

 



Caractéristiques
Tirage limité à 250 exemplaires numérotés. 40 cm × 25 cm, 280 pages, 500 images. Parution : décembre 2019. 
Prix : 230 €. 

Ouvrage publié avec le concours de la Drac Grand-Est et de la Fondation Michalski.

Les éditions Artulis ont élu les écritures nécessaires, de résistance, de survie, au nombre de leurs voies de recherches. Plusieurs publications sont nées de cette réflexion, notamment les Cahiers de l’île du Diable d’Alfred Dreyfus ; Le Second Enfer, autodafé d’un choix, d’Étienne Dolet et les Tracts et papillons clandestins de la Résistance, papiers de l’urgence. Chacun de ces livres donne à voir sous forme de fac-similés les écritures, dessins ou traces éphémères de ces archives précieuses et les soumet à la pensée d’auteurs contemporains. Ces publications à caractère bibliophilique sont accompagnées d’une version numérique mettant à la disposition des internautes, en libre accès, l’ensemble des contenus.

L’Abbé Pierre

CONFÉRENCE

“Parcours singulier Abbé Pierre”

par M. Laurent DESMARD
Président de la Fondation Abbé Pierre, ancien secrétaire personnel de l’Abbé Pierre.

Dimanche 1er décembre 2019 à 15h00 – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium 
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
 
Dessinateur, peintre, poète, écrivain, photographe et metteur en scène, Henri Grouès dit l’abbé Pierre, a créé tout au long de sa vie.
 
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Henri Grouès, dit l’Abbé Pierre, développa tout au long de sa vie un parcours artistique inconnu. Cette rencontre sera l’occasion d’un dialogue sur l’homme et, plus largement, sur son action.
Pour perpétuer la mémoire de son fondateur, la Fondation Abbé Pierre et son groupe Mémoire présentent une exposition itinérante, « Feuilles éparses ». Elle met en lumière un aspect méconnu de sa personnalité : un artiste aux multiples talents.

L’artiste-peintre, l’artiste-photographe, l’artiste-député, l’abbé Pierre contemplatif : autant de facettes qui sont explorées dans l’exposition. Elles retracent chronologiquement le parcours artistique de l’abbé Pierre.

L’ensemble des oeuvres – croquis, aquarelles, peintures à l’huile, pastels, dessins à l’encre et au crayon, tirages photographiques, poèmes et citations originales sont reproduites sur procédé Dibbon, restant fidèles aux originaux.

Après huit mois d’itinérance et des haltes à Rédéné, Lorient, Vannes, Nancy, Marseille et Manosque, l’exposition inédite sur la vie de l’abbé Pierre poursuit sa route.

Elle sera visible à la mairie de Woippy à côté de Metz du 16 novembre au 3 décembre

+ d’infos 

Art Brut

L’art brut n’est donc pas « l’art des fous ». À côté des créations associées aux asiles psychiatriques – étudiées dès les années 1920 par le docteur Hans Prinzhorn – et de l’art médiumnique, se rangent celles de « l’homme du commun » selon Dubuffet – celui qui est en dehors des circuits artistiques. Hier confidentiel, aujourd’hui consacré, institutionnalisé et médiatisé, l’art brut a une histoire et la réalité qu’il recouvre échappe à son inventeur et théoricien. D’autres appellations ont vu peu à peu le jour, correspondant à la démarche de nouveaux amateurs et à leur souci de baliser le territoire (hors normes, singulier, outsider, habitant-paysagiste…). Outre l’ouverture à de nouveaux champs de prospection, l’interaction avec l’art contemporain, dans une perspective de décloisonnement et d’élargissement, est une mise à l’épreuve de la notion d’art brut.

Les créations de l’« art brut », sont davantage des énigmes que des productions qui se laisseraient facilement appréhender par notre conceptualité. Aloïse, Wölfli, Darger, Walla, Zinelli, Traylor, Sawada… nous fascinent, nous touchent, nous éprouvent sans que nous puissions établir un rapport formel entre eux. L’enjeu est ailleurs. C’est dans le grand créateur d’art brut, le hors norme, le marginal, que nous voyons l’homme accompli et victorieux. Cet « Autre » de la culture ne réalise-t-il pas les possibilités les plus hautes de l’homme, l’héroïque construction de soi, son humanisation, finalement la fin véritable qu’est la culture ?


Martine Lusardy, spécialisée dans l’étude de l’art brut et de ses apparentés, elle est directrice de la Halle Saint-Pierre depuis 1994. Elle y a organisé de nombreuses expositions sur le sujet.
Elle a dirigé l’ouvrage de référence « L’art brut » aux éditions Citadelles & Mazenod. Une synthèse originale menée par une équipe pluridisciplinaire internationale (historiens d’art, critiques, psychologue, psychiatre, artiste), réunissant un corpus foisonnant de quelques 550 œuvres de plus de 250 artistes. À la fois étranges, inquiétantes et familières, elles sont les métaphores d’un « voyage-aventure » au tréfonds de notre sensibilité, qui donne à saisir la mesure de l’être humain.

Séminaire INECAT 2019

Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur de médiation artistique et  d’art-thérapie)

Logo-inecatprésentent
Le Séminaire mensuel 2019 à la Halle Saint-Pierre
sous la direction de Jean-Pierre Klein,

 Chaque 3ème samedi de 14H30 à 16H30 de janvier à mai
suivis d’une journée entière avec des art-thérapeutes en juin.

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Entrée :12 €
(6€ pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)

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Journée ultime du séminaire 2019
avec des médiateurs artistiques et des art-thérapeutes

Samedi 15 juin 2019 de 11h15 à 17H30 heures

Art-thérapie et médiation artistique,
de la violence réelle à la violence symbolique

Clown, danse, vidéo, écriture, conte, BD …
avec des personnes réfugiées, autistes, démentes, handicapés mentales,
adolescente auteur d’une fiction perverse …
Etudes de cas, performances, conférences, film
Christine Bouteiller, Carola Brault, Anouck Cape, Claire Chollet, Cécile Huré,
Stéphanie Lanier, Sandrine Lissac, Jelena Rajak

 

Thème du séminaire 2020 : La puissance de la fiction

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Violences réelles, violences symboliques  

La violence paralyse le corps de l’être violenté, elle l’empêche de penser, elle s’inscrit en deçà des mots, en deçà de toute remémoration, dans une temporalité figée. C’est l’effondrement, le deuil impossible, la fixation de la personne dans le statut de victime, voire de coupable de la violence subie. Ou bien c’est la fixation de la personne migrante, handicapée, etc., dans la violence d’une stigmatisation. L’évocation du trauma tourne à l’invocation qui le réitère. Essayer d’oublier comme si rien ne s’était passé est un leurre. Comment réagir sans tomber dans la compassion émotionnelle, le psychologisme, ou une réaction limitée à la condamnation des responsables ?

Le monde actuel n’est presque totalement que violence. Cependant, on note partout un début de prise de conscience, de dénonciation, de mobilisation. Assistons-nous au début d’une ère d’alternative violente à la violence ? Mais d’abord comprenons ce qu’est la violence, mesurons en quoi elle n’est perçue que dans sa dimension de destruction, et comment elle peut devenir une force. L’art, la sociologie, la philosophie, la psychanalyse, la pensée humaniste, les sciences de l’éducation, l’art-thérapie peuvent-ils non seulement analyser la violence agie et subie mais aussi donner des pistes de son dépassement, voire de sa transfiguration symbolique ? Qu’en est-il de la violence source de création, d’accomplissement, de dynamisme vital ? À quoi la violence comme qualité – et non comme passage à l’acte – peut-il donner accès ?

Présentation par Jean-Pierre Klein à la Halle Saint Pierre.
Dans l’exposition Art Brut japonais 2 – à voir jusqu’au 10/03/19

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Intervenants prévus :

19/01 Hervé Benoit, Dr en Sciences de l’éducation, INSHEA,  Violence dans et de l’Education Nationale (titre provisoire).

16/02 Jean-Marc Talpin : professeur de psychologie, psychologue : Violence du vieillir, violence dans  la vieillesse, violence sur les vieux.

16/03 Pascal Coulon, Enseignant en philo et en esthétique, Origines de la violence et violence des origines, L’apport de l’anthropologie de René Girard.

20/04/2019 Ahmed Madani, Metteur en scène

Le 18/05/2019 est en cours de programmation,

Le 15/06 toute la journée : L’art-thérapie, de la violence réelle à la violence symbolique.

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Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
Entrée 12 €  (6€ pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

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Jean Pierre Klein
Pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne, Jean-Pierre Klein est l’auteur de nombreux livres, soutenus notamment par Paul Ricoeur ou Jean Duvignaud, dont le
« Que Sais-je ? » sur L’art-thérapie.
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, docteur habilité à diriger des recherches en psychologie, auteur dramatique, il dirige l’INECAT, première école à délivrer des titres professionnels de « médiateur artistique » et d’« art-thérapeute » reconnus par l’État.

Ouvrages (seléction)couverture
Initiation à l’art-thérapie

Découvrez-vous artiste de votre vie.

Ed Marabout (2014)
4ème de couvertureLire un extrait
Psychothérapies d’enfants et d’adolescents : une réinvention permanente de Jean-Pierre Klein et Michel Hénin (6 mars 2014)
– Scènes d’une cure ordinaire, roman, Paris, Éditions HD, 2013
– Penser l’art-thérapie, Paris, PUF. 2012 (postface de H. Maldiney)

INECAT, établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique  et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat.
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris,
en savoir plus (ICI)

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