BAÏKONOUR – Émilie Buzyn


BAÏKONOUR, LE CIEL EN HÉRITAGE

À partir du 10 juin 2026 dans la galerie de la Halle Saint Pierre

Entrée libre


À l’entrée de la ville de Baïkonour. Plusieurs bas-reliefs illustrent l’histoire du site et mentionnent les différents noms qui ont été donnés à la ville depuis 1958 : Léninsk et Baïkonour, après que Boris Eltsine l’a renommée d’après le nom du cosmodrome le 20 décembre 1995. Aujourd’hui, 60 000 personnes y vivent en permanence.

 » Il y a cinquante ans l’aventure spatiale commençait au cœur de la steppe kazakh. Ce qui devait devenir le premier et le plus grand cosmodrome du monde et permettre à Spoutnik et Gagarine d’atteindre l’espace, fut établi dans une zone isolée et hostile.
Une ville, Leninsk, fut créée à proximité.  Aujourd’hui les projets pharaoniques permis par la guerre froide sont terminés mais l’aventure spatiale continue. Cependant l’avenir du cosmodrome demeure incertain : en 2017, les activités du site seront transférées vers la Russie. J’ai voulu documenter cette civilisation du spatial en péril. « 

Émilie Buzyn



Lors du lancement d’un cargo Progress, conçu pour ravitailler la Station spatiale internationale. Le 24 octobre 1960, lors de son vol inaugural, le missile intercontinental R-16 a explosé sur la rampe de lancement, tuant des dizaines d’ingénieurs et de techniciens soviétiques.
Sur le pas de tir n°1 duquel Youri Gagarine a été envoyé dans l’espace le 12 avril 1961. Les hauts responsables de l’astronautique russe sont réunis, pour le lancement d’un cargo Progress. Sur la façade, les mots : « Au nom de la paix et du progrès » entourent l’image de Spoutnik, le premier satellite.

Émilie Buzyn – Photographe et photojournaliste

Après avoir étudié à l’ESAG et au Central Saint Martins College of Art & Design de Londres, Émilie Buzyn obtient le diplôme de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD) de Paris. Elle avait auparavant poursuivi des études de biologie et de géologie, avant de se tourner vers une formation artistique à l’ENSAD où elle expérimente de très nombreuses sections pour finalement choisir la section graphisme/multimédia.

C’est à Londres, au Central Saint Martins, qu’elle découvre la photographie. De retour en France, elle passe son diplôme de l’ENSAD en section photo et obtient la mention spéciale du jury.

Toujours intéressée par le domaine scientifique, elle réalise des reportages en rapport avec le thème spatial : Baïkonour, Star City, Soyouz-Kourou, vol 300 0G avec le CNES, Observatoire de Paris-Meudon-Nançay. 

À partir de 2014, Émilie Buzyn se rend dans le Kurdistan irakien pour couvrir l’avancée de l’État islamique, amorçant un long suivi du conflit. En 2017, elle photographie la chute de Raqqa aux côtés des Forces Démocratiques Syriennes pour Le Point, documentant notamment la détention des djihadistes français dans les prisons du Rojava. En 2018, seule photoreporter sur place, elle témoigne de l’offensive turque sur le canton d’Afrin et du sentiment d’abandon des Kurdes par les Occidentaux. 

En 2003, elle est choisie par la Mairie de Paris et la Maison Européenne de la Photographie comme photographe officielle pour la Nuit Blanche à Paris. Cette même année, elle reçoit une bourse lors du festival « Biarritz Terre d’Images ».

En 2004, son travail sur le thème de l’eau et des hommes réalisé dans les Pyrénées-Atlantiques est exposé lors de la dernière édition du festival. Elle obtient également en 2004 la bourse de la Fondation Jean-Luc Lagardère, qui lui permet de produire un reportage sur le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, où elle effectue plusieurs séjours. Elle a par ailleurs été primée au prix SCAM du portfolio.

Son travail a été publié dans de nombreuses revues : Beaux-Arts MagazineImages MagazineTechnikartGQ, et plus récemment XXIM Le Magazine du MondeLa VieMarianne

En 2006, elle participe à l’ouvrage collectif Vivre le Sport pour Lagardère. 

Son reportage sur Baïkonour est publié dans le Revue XXI. 



ARAFAT — LE BRUIT DES COULEURS


Arafat

Le Bruit des couleurs

Du 10 juin au 29 juin sur les murs de la librairie de la Halle Saint Pierre



Depuis que je travaille à la Halle Saint-Pierre je m’intéresse à l’art notamment à l’art brut ! Travailler là-bas m’a fait découvrir un art sans filtre, d’une liberté totale C’est cette authenticité qui m’a donné envie de le pratiquer. Par rapport à mon travail en tant qu’artiste je dessine et je peins. Je travaille à l’instant et parfois méticuleusement ! Ce que je vais présenter à la librairie de la Halle saint-Pierre et un ensemble de choses, des mélanges de portrait masquer, des têtes animaux hybride. 

Arafat GBADAMASSI


« Chaque oiseau a la couleur de son cri »
Malcolm de Chazal


Le travail de l’artiste Arafat Gbadamassi, né en 1989, se déploie depuis plusieurs années, entre autres, au travers du dessin et plus particulièrement de séries de pastels secs et fusain sur des formats raisin ou A3.

Il y développe un univers peuplé de figures : masques, portraits, animaux et créatures ou encore formes plus symboliques, à la frontière de l’ésotérisme. Ses sujets, Arafat Gbadamassi ne leur donne, formellement, qu’une identité vague, pas tout à fait définie. Les masques ont autant de l’Afrique que de l’Alaska ou l’Océanie. Les portraits n’ont pas de genre, ils sont universels. Il prend ses sources dans tout type de documents, de l’histoire de l’art aux journaux, s’en détachant rapidement pour s’approprier très vite une forme qui devient elle-même source de transformations et ainsi exister dans un univers sans référence précise. Les dessins d’Arafat Gbadamassi sont sans doute autant réceptacles que projections.

En effet, il y a dans son travail une dimension qu’il qualifie lui-même de « spirituelle ». On pourrait aller jusqu’à évoquer le dessin spirite, Desmoulins et d’autres, ou bien encore les dessins visionnaires de Théophile Bra. On retrouve cette idée de mouvement, de vitesse presque, d’un déplacement de dimension, d’une vibration. Pourtant chez ces merveilleux prédécesseurs, il manque une chose qui remplit les dessins d’Arafat Gbadamassi : la couleur. Il se décrit lui-même comme méticuleux, il l’est particulièrement quant à choisir ses teintes. Il semble presque les écouter, se tenant toujours très près de ses outils. Et il les applique avec beaucoup d’intensité et de soin, alternant des gestes de tracés délicats, de dépôts de pigments plus frénétiques puis de frottements au doigt pour faire de la couleur une masse, un dégradé, une vibration encore. Chacun de ces gestes produisant un son autant qu’un effet visuel. Les deux semblent liés et orchestrés dans une forme de volonté qui laisserait pourtant possible toutes les variations qui s’offrent à cette composition qui tient de l’improvisation autant que du processus bien établi. Arafat Gbadamassi est attentif à son sujet pour ce qui le compose, si c’est un masque, les nuances et le niveau de contraste seront concentrés. Si c’est un tigre, un animal hybride, les mélanges se feront plus aisément. S’il travaille le motif de l’œil, il traversera la couleur, utilisera plus de noir, intensifiera encore le contraste. C’est donc bien la couleur dessinée que nous offre à voir Arafat Gbadamassi et il nous fait même accéder à bien plus que cela. Si l’on regarde, bien attentivement, comme lui, ses dessins, nous les verrons vibrer, au sens sonore autant qu’optique, et nous entendrons le bruit des couleurs.

Alexandre Leger


Présentation de la revue Alcheringa


ALCHERINGA

Le surréalisme aujourd’hui

Samedi 27 juin à 15h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre



Contrairement à une légende encore tenace, le mouvement surréaliste n’a pas été dissous en 1969. Les groupes constitués à l’étranger ont continué à fonctionner et, dès l’année suivante, le Groupe de Paris a repris ses activités, lesquelles n’ont pas cessé depuis lors à travers de nombreux bulletins, revues, déclarations collectives, et expositions. Alcheringa, « le temps du rêve » en langue aranda des Aborigènes d’Australie, est le titre de l’actuelle revue du Groupe de Paris, dont le premier numéro a paru en janvier 2019.

Dans le n° 6 d’Alcheringa publié aujourd’hui aux éditions Fabulla, on trouvera des poèmes, des récits de rêve et de nombreux articles comme, entre autres, une étude sur les limites imaginatives de l’intelligence artificielle, des présentations du peintre cubain Roberto Garcia York, de la photographe tchèque Emila Medkova et des peintures de Murielle Belin, le tout ponctué d’une abondante iconographie illustrant la vitalité de la création surréaliste actuelle en France et à l’étranger.

Lors de la séance du 27 juin à l’auditorium, Sylwia Chrostowska, Joël Gayraud et Guy Girard exposeront les enjeux de la vision surréaliste contemporaine, liront des textes poétiques et critiques, et feront une projection commentée de quelques œuvres plastiques reproduites dans la revue.

 

Rencontre en Surréalisme


Génica Athanasiou : l’anti-muse d’Antonin Artaud



Histoire vécue d’Artaud-Mômolecture-spectacle de Charles Gonzales, comédien, metteur en scène et dramaturge : conférence d’Artaud au théâtre du Vieux Colombier du 13 janvier 1947.

Génica Athanasiou : l’anti-muse d’Antonin Artaud, conférence par Laurence Meiffret, auteur de la biographie éponyme (Non Lieu, 2025).

Introduction par Michel Carassou

À travers la vie de Génica, jeune actrice roumaine, compagne d’Artaud au théâtre et dans la vie, pendant presque une décennie, c’est tout un parcours passionnant qui est retracé en même temps que sont évoquées les expériences théâtrales les plus novatrices du début du XXsiècle.

Lectures de textes d’Antonin Artaud par Charles Gonzales.

Rétrospective Jean Seban


Rétrospective Jean Seban

Venez découvrir 11 films de Jean Seban les dimanches 7, 14, 21, et 28 juin à 14h30 dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre



Jean Seban, cinéaste français, est l’auteur d’une œuvre filmographique très singulière. 

De « Véra » à « Ganga 2026, Requiem pour un père », vous pourrez découvrir son univers cinématographique au travers d’une sélection de onze de ses films les dimanches 7, 14, 21 et 28 juin à 14h30 précise dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre.

Les projections seront suivies d’un échange avec le réalisateur.

Découvrez le programme détaillé ici


Dimanche 7 juin – 14h30
Cantus firmus (2024, 27min)
L’Amitié (1993, 47min)
Virgile dort, six esquisses pour un film (2014, 23min)


Dimanche 14 juin – 14h30
Véra (1981, 51min)
Le Paradis et la Péri (2020, 18min)
Toccata en cinq vignettes et autrefois (2000, 1h07min)


Dimanche 21 juin – 14h30
Carnet de bord (1984, 18min)
L’Opéra de quat’sous (2023, 18min)
L’invention de l’année 2027 (2016, 1h33min)


Dimanche 28 juin – 14h30
Ganga 2026, Requiem pour un père (2018-2026, 1h33min)
Quand tu ne seras plus là… (2026-2027)


Réservation fortement conseillée :

  • communication@hallesaintpierre.org 
  • reservation-proj@gmx.fr 
  • 01.42.58.72.89

UNE APRÈS-MIDI LEONORA CARRINGTON EN TRÈS BONNES COMPAGNIES


UNE APRÈS-MIDI LEONORA CARRINGTON EN TRÈS BONNES COMPAGNIES

Dimanche 31 mai à 15h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre



À l’occasion de la parution des œuvres écrites de Leonora Carrington (Contes, Récits et Théâtre), les éditions Fage vous invitent à la Halle Saint Pierre pour une après-midi théâtrale.

Programme : 

  • 15 h, avec Nina de Beauvais, Lucile Duchesne, Melissa Guenand, Olga Jurmand, compagnonnes et Alizée Bingöllü, Nadine Marcovici, Jean-Philippe Salerio

Réalisation : Sylvie Mongin Naigeon par la Compagnie Ici Trois-Huit et le Geiq Compagnonnage Théâtre

La Débutante

La Dame ovale

Le Cheval Tartar

Le Saint Corps Gras

  • 16h15 avec Karla Segura Pantoja, lecture, Marie-Louise Bourgeois Monnet et Wendy Martinez, musique et chant, Le Prince Bleu Coucou (extrait), « opérette pour enfants mutants ».

Cette farce poétique met en scène un prince triste et couard, à la recherche de sa sœur araignée. Leur rencontre mène la pièce à son paroxysme lors d’un banquet surréaliste qui défie les limites de la réalité.


Réservation au 01.42.58.72.89 ou communication@hallesaintpierre.org


Présentation du dernier ouvrage de Jean-Pierre Klein


Violences sexuelles faites à enfants et adolescents

Jean- Pierre Klein

Le dimanche 17 mai 2026 à 14h30 dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre

Entrée libre


Ce livre traite de ce qu’on peut faire pour l’enfant, l’adolescent.e, ou l’adulte anciennement traumatisé.e. Comment les aider à dépasser le trauma et la hantise grâce à la mise en création artistique accompagnée qui fait processus de transformation de ce qui s’était figé dans la sidération.

On verra l’interview télévisée de Jean-Pierre Klein par Virginie Guillaume SqoolTV.

Stéphanie Lanier, comédienne et art-thérapeute, interprétera deux extraits de L’injure faite à l’enfance, pièce de théâtre (éd. L’échappée Belle) de Jean-Pierre Klein qui met en scène la rencontre d’une femme avec elle-même à cinq ans qui a été victime d’inceste à répétition.

Marlène Noel, comédienne et art-thérapeute, parlera du Théâtre de la Réminiscence, la personne faisant jouer par des acteurs et actrices les traumas passés.

Le Dr Jean-Pierre Klein parlera ensuite des thérapies possibles : exemples commentés. 

Échanges avec les spectateurs et dédicaces des livres


Psychiatre et diplômé en psychologie, Jean-Pierre Klein, né en 1939 à Paris XIX°, est chercheur en psychothérapie, pionnier, dès 1973, de l’art-thérapie artistique qu’il enseigne dans l’Institut national d’expression, de création, d’art et thérapie (INECAT) qui délivre des titres professionnels d’art-thérapeute (niveau 6 européen), qui enseigne aussi la médiation artistique en relation d’aide dans le champ social. Il est par ailleurs écrivain de nombreux essais, romans, pièces de théâtre, poèmes, traitant en général de l’emprise de certains sur d’autres, et metteur en scène de théâtre. Comment dépasser les traumatismes de l’enfance, tenter de prévenir leur reproduction et se prendre sur le moment et rétrospectivement dans ses bras grâce à l’art ?


Cet ouvrage de Jean-Pierre Klein, pédopsychiatre, chercheur en psychothérapie, s’appuie sur des exemples de sa pratique d’accompagnements d’enfants, d’adolescents et d’adultes violentés. Dans l’abord indirect des traumas, il leur est demandé de se rouvrir aux capacités enfantines du jeu et à l’imagination, inventions de scènes de marionnettes, d’histoires, de dessins, etc., qui sont imprégnées à leur insu des violences subies. C’est l’évolution d’une production à l’autre qui remet en mouvement la sidération première : création faisant processus indirect de transformation selon les principes de l’art-thérapie dont l’auteur est un pionnier en France dès 1973.

Le livre explore ensuite les effets immédiats des viols et leurs répercussions à distance ainsi que les réactions de l’entourage. Sont abordés les violeurs eux-mêmes, qui agissent au nom de leur domination patriarcale, parentale, hiérarchique, ethnique, cléricale, politique, policière, psychanalytique, les prostituteurs et les pornographes, puis les viols comme armes de guerre, les rituels coutumiers, les mutilations et interventions sur les organes sexuels au nom de normes administratives ou religieuses. Six types de viols sont décrits.

L’auteur réexamine les théories référentielles et expose le revirement de Freud attribuant aux filles les fantasmes d’inceste. Il retrace le rappel historique des idéologies concernant les viols d’enfants et d’adolescents, la défense idéologique de la pédophilie en Occident puis l’examen des étapes politiques qui ont amorcé au XX° siècle un renversement de la culture du viol qui justifiait toutes les emprises. Enfin la promulgation de lois qui marquent un progrès encore imparfait.

Un détour par des artistes qui ont transcendé leurs traumas dans leur œuvre présente une nouvelle pratique de réactivation des forces de vie grâce à une symbolisation implicite. Le livre se clôt avec l’espoir porté par les mobilisations actuelles qui posent la question des violences de façon civilisationnelle.

L’ouvrage est complété par une bibliographie thématique, référencée dans le texte de l’auteur et une liste de plus d’une centaine d’associations intéressées par ces questions.

 


Réservation au 01.42.58.72.89 ou à communication@hallesaintpierre.org


Art brut et Populaire du Brésil


Art brut et Populaire du Brésil

Du 5 mai au 7juin 2026 – Galerie de la Halle Saint Pierre – Entrée libre


Amilton

Amilton est un jeune artiste originaire du village de Mato Da Onça à Pão de Açúcar, dans l’État d’Alogoas.

Il a grandi en participant aux projets artistiques de la collection du musée Karandash.

Sous l’influence de son frère, l’artiste Clemilton, il est devenu ces dernières années une véritable révélation de la peinture du Nord-Est, présentant des œuvres extrêmement intéressantes sur des supports inhabituels, tels que des morceaux de bois usées par le temps, provenant pour la plupart de vieux bateaux abandonnées le long du fleuve, et des morceaux de tôle transformés en compositions poétiques peintes à la peinture émaillée.


Inácia Terezinha

Inácia Terezinha est née en 1980 à São Gonçalo do Rio das Pedras, dans la vallée du Jequitinhonha (Minas Gerais).

Inácia Terezinha a appris l’art de la broderie auprès de sa mère.

Enseignante en maternelle, elle brode pendant son temps libre, créant des compositions poético-visuelles sans suivre de techniques ni de modèles, laissant le geste se déployer sur le tissu et transmettant, à chaque point, légèreté et mouvement.

Elle puise son inspiration dans l’enfance et dans les danses de ciranda au cœur de la caatinga, dans le vent qui donne des ailes au cerf-volant, dans l’Ipê jaune, dans la pierre qui écoute le murmure des lavandières, dans le dialogue entre les corps du fleuve et de la femme…

« Avec l’inspiration, je fais ce qui me convient. Les mains dansent, comme des papillons… Broder des vers, avec des rimes bien faites. J’ai déjà essayé d’arrêter, de tout laisser de coter. Cela ne m’a pas été permis : Les poèmes sont des messages. Cette voix qui insiste, qui persiste. Elle vient semer le désordre, elle vient remettre en ordre. Elle vient alerter, sensibiliser. Tantôt tristesse, tantôt joie. Seras-tu la voix de mon guide ? » 

Inácia Terezinha 2019.


GRACIETE FERREIRA BORGES

EN ASSOCIATION AVEC LA GALERIE GIM GALERIA IMAGINARIA

Graciete, pseudonyme artistique de Graciete Ferreira Borges, est née à Irecê, Bahia, en 1953. D’abord autodidacte, elle fut ensuite guidée artistiquement par le maître José Antônio da Silva, dont elle fut la compagne de 1981 jusqu’à son décès en 1996.

Dotée d’un tempérament inné, sensible et inspiré qui stimule son imagination, Graciete Borges recherche, avec une simplicité originale, l’ordre, le rythme et l’harmonie, à travers une peinture chargée de primitivisme. L’artiste a identifié dans l’informel deux composantes essentielles et particulièrement suggestives d’un langage pictural visant à atteindre des résultats purement poétiques : d’abord une analogie avec les processus germinatifs de la nature, puis un substrat lyrique qui se connecte à la transformation des formes.

Son art se développe en séquences qui irradient la voix de celle qui souhaite transmettre à l’humanité un monde intérieur où sensibilité, conscience et confiance se fondent dans une réflexion sur les valeurs essentielles de l’être humain, dans un langage qui sublime les incomparables merveilles de la nature.

Il s’agit d’un pathos de participation à des moments évocateurs d’émotions sur la conscience de l’existence, entendue comme le soulagement de la réalité idéale et objective.

Le monde que Graciete peint est celui du paysage, des récoltes et des scènes champêtres, tel qu’elle le voit avec ses couleurs, ses lumières, ses ombres, sa vie simple et ses coutumes rustiques. La vie quotidienne dans les fermes et les villages qu’elle peint avec amour dans ses tableaux constitue une observation affectueuse des occupations journalières, une peinture descriptive du travail de nos gens de la campagne.

Les résultats sont prometteurs et concrétisent un moment décisif de sa recherche, de l’orientation esthétique qui émerge d’une disposition naturelle pour l’inventivité, en direction de l’image commune indépendante de la réalité physique.

Ses œuvres Colheita do Café (La Récolte du Café) et A Caminho do Céu (Le Chemin du Ciel), offertes au Musée d’Art du Parlement de São Paulo, possèdent un équilibre de couleurs et de tons ainsi qu’un dynamisme, tant dans le concept que dans le dessin. Avec une harmonie constructive et créative, l’artiste trouve son inspiration et sa joie de peindre.

En 1999, avec cinq illustrations à l’encre de Chine, elle participa au Concours de Tokyo, organisé par l’ACCU (Asia Pacific Cultural Center for UNESCO). À partir de 2003, elle commença à peindre à l’huile sur toile. En 2004, ses œuvres furent sélectionnées pour la vente aux enchères de la Companhia Paulista de Leilões ainsi que pour la Biennale Naïfs du Brésil, organisée par le Sesc de Piracicaba, SP.

L’année suivante, elle fut invitée à réaliser un atelier ouvert au Sesc de Piracicaba, et participa également à une exposition individuelle à l’Espace Culturel du 1º de Maio Futebol Clube, à Santo André, SP.

Ses œuvres furent également présentes dans les manifestations artistiques suivantes : Gabriel Galeria de Arte, São Paulo, SP ; « Brasileiros no Forte », Galerie d’Art du Fort de São Francisco, Chaves, Portugal ; XX Mostra Afro-Brésilienne des Palmares, Londrina, PR ; « Amigos na Arte », Mémorial du Alto Tietê, Suzano, SP (2005) ; et Espace Culturel de la Casa de Portugal, São Paulo, SP (2006).

Elle possède des œuvres dans de nombreuses collections privées, au Brésil et à l’étranger, notamment dans le fonds du Musée d’Art du Parlement de São Paulo.


Cette exposition est proposé par la Galerie Escale Nomad, avec le soutien la Galerie GIM Galeria Imaginaria. 


Une journée avec Rilke


UNE JOURNÉE AVEC RAINER MARIA RILKE

Samedi 30 mai à partir de 11h jusqu’à 18h, auditorium de la Halle Saint Pierre


Le rôle de Rilke a changé seulement en ceci, que tant qu’il fut vivant, il collabora directement avec les forces supérieures et qu’à présent, il en est une lui-même.

Marina Tsvetaïeva


Nous célèbrerons le 29 décembre 2026 le centenaire de la mort du « dottore Serafico », ainsi que le nommait l’une de ses plus ferventes supportrices, mécènes, amies, la princesse Marie von Thurn und Taxis. C’est chez elle, dans son château de Duino, au-dessus du golfe de Trieste, entre les mois d’octobre 1911 et mai 1912, que “descendirent” ces fameuses Élégies qui le firent admettre aussitôt dans le cénacle des poètes parmi les plus subtiles et les plus délicats qui s’aventurèrent un jour sur la terre.

Pour des raisons que la Grande guerre explique en partie, Rainer Maria Rilke ne pouvait rester plus longtemps en Allemagne lorsqu’il accepta la proposition d’une série de conférences en Suisse sans savoir que le pays, plus exactement le Valais, lequel lui rappelait les paysages tant aimés de la Provence et de l’Espagne, le retiendrait durablement. Allongé contre l’église Saint-Romain à Rarogne, sur un promontoire qui domine toute la vallée du Rhône, endroit choisi par lui et à proprement féérique, son corps continue à aimanter ses lecteurs venus des quatre coins de la terre lui rendre dans toutes les langues leurs hommages.

C’est en compagnie de ce nomade et farouche solitaire qui continue à nous interpeller, à éclairer nos existences cent ans après sa disparition, que la Halle Saint Pierre vous invite à passer la journée du samedi 30 mai. Six conférences émaillées de lectures de 11h à 18h pour questionner l’œuvre et la vie d’un poète.


TOUTE LA PROGRAMMATION

Réservation au 01.42.58.72.89 ou communication@hallesaintpierre.org