Art brut et Populaire du Brésil
Du 5 au 31 mai 2026 – Galerie de la Halle Saint Pierre – Entrée libre



Amilton


Amilton est un jeune artiste originaire du village de Mato Da Onça à Pão de Açúcar, dans l’État d’Alogoas.
Il a grandi en participant aux projets artistiques de la collection du musée Karandash.
Sous l’influence de son frère, l’artiste Clemilton, il est devenu ces dernières années une véritable révélation de la peinture du Nord-Est, présentant des œuvres extrêmement intéressantes sur des supports inhabituels, tels que des morceaux de bois usées par le temps, provenant pour la plupart de vieux bateaux abandonnées le long du fleuve, et des morceaux de tôle transformés en compositions poétiques peintes à la peinture émaillée.

Inácia Terezinha

Inácia Terezinha est née en 1980 à São Gonçalo do Rio das Pedras, dans la vallée du Jequitinhonha (Minas Gerais).
Inácia Terezinha a appris l’art de la broderie auprès de sa mère.
Enseignante en maternelle, elle brode pendant son temps libre, créant des compositions poético-visuelles sans suivre de techniques ni de modèles, laissant le geste se déployer sur le tissu et transmettant, à chaque point, légèreté et mouvement.
Elle puise son inspiration dans l’enfance et dans les danses de ciranda au cœur de la caatinga, dans le vent qui donne des ailes au cerf-volant, dans l’Ipê jaune, dans la pierre qui écoute le murmure des lavandières, dans le dialogue entre les corps du fleuve et de la femme…
« Avec l’inspiration, je fais ce qui me convient. Les mains dansent, comme des papillons… Broder des vers, avec des rimes bien faites. J’ai déjà essayé d’arrêter, de tout laisser de coter. Cela ne m’a pas été permis : Les poèmes sont des messages. Cette voix qui insiste, qui persiste. Elle vient semer le désordre, elle vient remettre en ordre. Elle vient alerter, sensibiliser. Tantôt tristesse, tantôt joie. Seras-tu la voix de mon guide ? »
Inácia Terezinha 2019.

GRACIETE FERREIRA BORGES
EN ASSOCIATION AVEC LA GALERIE GIM GALERIA IMAGINARIA

Graciete, pseudonyme artistique de Graciete Ferreira Borges, est née à Irecê, Bahia, en 1953. D’abord autodidacte, elle fut ensuite guidée artistiquement par le maître José Antônio da Silva, dont elle fut la compagne de 1981 jusqu’à son décès en 1996.
Dotée d’un tempérament inné, sensible et inspiré qui stimule son imagination, Graciete Borges recherche, avec une simplicité originale, l’ordre, le rythme et l’harmonie, à travers une peinture chargée de primitivisme. L’artiste a identifié dans l’informel deux composantes essentielles et particulièrement suggestives d’un langage pictural visant à atteindre des résultats purement poétiques : d’abord une analogie avec les processus germinatifs de la nature, puis un substrat lyrique qui se connecte à la transformation des formes.
Son art se développe en séquences qui irradient la voix de celle qui souhaite transmettre à l’humanité un monde intérieur où sensibilité, conscience et confiance se fondent dans une réflexion sur les valeurs essentielles de l’être humain, dans un langage qui sublime les incomparables merveilles de la nature.
Il s’agit d’un pathos de participation à des moments évocateurs d’émotions sur la conscience de l’existence, entendue comme le soulagement de la réalité idéale et objective.
Le monde que Graciete peint est celui du paysage, des récoltes et des scènes champêtres, tel qu’elle le voit avec ses couleurs, ses lumières, ses ombres, sa vie simple et ses coutumes rustiques. La vie quotidienne dans les fermes et les villages qu’elle peint avec amour dans ses tableaux constitue une observation affectueuse des occupations journalières, une peinture descriptive du travail de nos gens de la campagne.
Les résultats sont prometteurs et concrétisent un moment décisif de sa recherche, de l’orientation esthétique qui émerge d’une disposition naturelle pour l’inventivité, en direction de l’image commune indépendante de la réalité physique.
Ses œuvres Colheita do Café (La Récolte du Café) et A Caminho do Céu (Le Chemin du Ciel), offertes au Musée d’Art du Parlement de São Paulo, possèdent un équilibre de couleurs et de tons ainsi qu’un dynamisme, tant dans le concept que dans le dessin. Avec une harmonie constructive et créative, l’artiste trouve son inspiration et sa joie de peindre.
En 1999, avec cinq illustrations à l’encre de Chine, elle participa au Concours de Tokyo, organisé par l’ACCU (Asia Pacific Cultural Center for UNESCO). À partir de 2003, elle commença à peindre à l’huile sur toile. En 2004, ses œuvres furent sélectionnées pour la vente aux enchères de la Companhia Paulista de Leilões ainsi que pour la Biennale Naïfs du Brésil, organisée par le Sesc de Piracicaba, SP.
L’année suivante, elle fut invitée à réaliser un atelier ouvert au Sesc de Piracicaba, et participa également à une exposition individuelle à l’Espace Culturel du 1º de Maio Futebol Clube, à Santo André, SP.
Ses œuvres furent également présentes dans les manifestations artistiques suivantes : Gabriel Galeria de Arte, São Paulo, SP ; « Brasileiros no Forte », Galerie d’Art du Fort de São Francisco, Chaves, Portugal ; XX Mostra Afro-Brésilienne des Palmares, Londrina, PR ; « Amigos na Arte », Mémorial du Alto Tietê, Suzano, SP (2005) ; et Espace Culturel de la Casa de Portugal, São Paulo, SP (2006).
Elle possède des œuvres dans de nombreuses collections privées, au Brésil et à l’étranger, notamment dans le fonds du Musée d’Art du Parlement de São Paulo.


Cette exposition est proposé par la Galerie Escale Nomad, avec le soutien la Galerie GIM Galeria Imaginaria.

