Le Cocon – Le parcours hors du commun de Judith Scott

Rencontre autour de la BD Le cocon

Alexandre de Moté (scénariste) et Natacha Sicaud (dessinatrice)

Le samedi 25 avril 2026 à 15h, dans l’auditorium de la Halle Saint-Pierre, venez à la rencontre d’Alexandre de Moté et Natacha Sicaud, qui vous présenteront la BD Le Cocon, parue en février 2026 aux éditions Glénat. La rencontre sera suivie d’une séance de dédicace. La BD sera disponible à la librairie de la Halle Saint-Pierre.


Basée sur une documentation riche, cette biographie retrace le destin exceptionnel de Judith Scott (1943-2005). De l’enfance brisée à l’émergence de son œuvre, elle interroge notre rapport à la différence, à la création et à l’inclusion.

Préfacé par Lucienne Peiry, historienne de l’art et ancienne directrice de la Collection de l’Art Brut à Lausanne, ce roman graphique bouleversant signé Natacha Sicaud et Alexandre de Moté nous invite à regarder autrement l’art et le handicap.

Née en 1943 dans l’Ohio, Judith Scott est atteinte de trisomie 21 et de surdité. Dans l’Amérique des années 1950, son handicap est mal compris : jugée « inapte », elle est séparée de sa famille et surtout de sa sœur jumelle, Joyce, avec qui elle entretenait un lien profond malgré l’absence de langage verbal commun. Commence alors pour Judith une longue période d’institutionnalisation, loin des siens.
Trente-cinq ans plus tard, Joyce parvient à obtenir la tutelle de sa sœur et lui offre une nouvelle vie. Installée à Oakland, Judith rejoint le Creative Growth Art Center. C’est là, à 44 ans, qu’elle découvre la sculpture textile : des objets enveloppés de fils, des formes mystérieuses et organiques qui deviennent son mode d’expression privilégié. À travers ces œuvres singulières, Judith tisse un langage propre, intime, presque thérapeutique, et se reconnecte peu à peu au monde. Aujourd’hui, elle est reconnue comme une figure majeure de l’Art Brut.


Diplômé de l’ERG (École de Recherche Graphique, Bruxelles) en 2004, Alexandre De Moté participe ensuite à plusieurs expositions en Belgique (« Par la bande », « Usage externe ») et en France (« Paris province ; Bruxelles capitale », centre Wallonie Bruxelles…).

En 2006, il rejoint le collectif bruxellois Nos Restes. La même année, il reçoit le prix de la Communauté Française lors de l’exposition Médiatine. Entre 2009 et 2013, il a publié 5 bandes dessinées (Employé du moi, 5C, Alter comics) et participe régulièrement à divers collectifs. Il est le scénariste et le dessinateur de nombreuses bandes dessinées. Sacha est sa première série d’albums Jeunesse. 


Natacha Sicaud obtient son DNAP, option bande dessinée aux Beaux-Arts d’Angoulême. Elle poursuit ensuite ses études et obtient en 2001 son DNSEP, option illustration aux Arts Décoratifs de Strasbourg. Depuis 1996, elle collabore au fanzine « Lapis-Lazuli ». En 2000, elle participe au « Comix 2000 » chez L’Association, pavé de 2000 pages de bande dessinée. En 2002, elle illustre « Rêve de Chien » chez Nathan. Sa série « Savaneries » pour Glénat compte désormais six albums.


Rencontre autour du livre de Mary Wollstonecraft

Rencontre autour du livre de Mary Wollstonecraft, Défense des droits de la Femme


« Fortifiez et élevez l’esprit des femmes, et vous mettrez fin à leur obéissance aveugle.
Il est temps d’opérer une révolution dans les mœurs féminines – temps de rendre aux femmes leur dignité perdue et de faire qu’elles travaillent, en tant que membres de l’espèce humaine, à réformer le monde en
 se réformant elles-mêmes. »


À l’occasion de la parution de la nouvelle traduction de Défense des droits de la Femme de Mary Wollstonecraft chez Champs Flammarion, Héloïse Salelles et Amirpasha Tavakkoli seront à la Halle Saint Pierre pour échanger autour du livre. La rencontre se terminera par une discussion avec le public.

Héloïse Salelles est enseignante en classes préparatoires. Professeure agrégée et titulaire d’un doctorat en philosophie de l’Université de Nanterre, elle a co-traduit
pour les éditions Champs Flammarion la Défense des droits de la Femme de Mary Wollstonecraft.

Né en 1988, Amirpasha Tavakkoli est enseignant à Sciences Po Paris et à l’université catholique de Lille. Docteur en science politique, spécialiste des débats anglais autour de la Révolution française, il est notamment l’auteur d’une introduction à la pensée de Mary Wollstonecraft, Le Féminisme des Lumières (Michalon, 2024).

 


Lecture Théâtrale : Mes trois fantômes du temps passé

Lecture Théâtrale : Mes trois fantômes du temps passé

Frantz Kafka/ Nâvim Hikmet/ Samuel Beckett

Mes trois fantômes du temps passé est une pièce de théâtre de Sevgi Türker Terlemez publiée en août 2024, collection Regards turcs, L’harmattan, avec la préface de Phillipe Tancelin et couverture de Patrick Navaï.

Sevgi Türker-Terlemez (née le 25 mai 1948 à Hopa, Turquie) est une écrivaine, nouvelliste, essayiste, traductrice de langue turque et française.

Mes trois fantômes du passé Frantz Kafka / Nâzim Hikmet / Samuel Becket

C’est l’histoire d’un doctorante qui choisit comme sujet de recherche « Esthétique et métaphysique de l’attente en relation avec Le procès de Frantz Kafka, Ferhat et Sirin de Nâvim Hikmet et En attendant Godot de Samuel Beckett ».

Ainsi se retrouvent un thèque, un turc et un irlandais, comme invités, dans les rêves de la jeune fille qui, face à l’incapacité de progresser dans son travail, se lance à la recherche de l’indicible alimentée par de nombreuses réflexions, errances et extravagances sur l’attente, révélant la vérité de l’Être.

Cent ans après la disparition de Kafka, soixante-et-un ans après celle de Hikmet et trente-cinq ans après celle de Beckett, ces trois fantômes du passé nous rappellent que, même dans l’obscurité la plus profonde, l’esprit humain continue de chercher la lumière de la vérité. 

Avec la participation de

  • Philippe Tancelin
  • Catherine Jarret
  • Bruno Rozas
  • Daniel Schröpfer
  • Yvan Navaï (musique cithare)

    Où vas-tu, nuage ? Vie romancée de Jaber par Jean Calembert

    Les éditions L’Œil de la Femme à Barbe

    présentent

    Où vas-tu, nuage ?
    Vie romancée de Jaber
    par Jean Calembert

    RENCONTRE-SIGNATURE AVEC L’AUTEUR

    Samedi 15 février 2025 à 14h
    Halle Saint Pierre (RDC) – entrée libre

    Présentation courte :
    Jaber Al Mahjoub né en Tunisie et auto-proclamé le Roi de Beaubourg, a été une figure parisienne bien connue de l’art brut. L’auteur ne l’a jamais rencontré mais aurais bien aimé le connaître ; il a donc inventé une belle histoire dans laquelle il l’a bien connu et auraient été amis. Un bel hommage à mi-chemin de la réalité et de la pure fiction… Jaber aurait adoré !

    L’auteur :
    Né en 1942, Jean Calembert décide le jour de ses 77 ans de réaliser un vieux rêve : écrire ! Son premier roman Joe Hartfield, l’homme qui voulait tuer Donald Trump laisse libre cours à son humour déjanté. Le Mal-Aimé l’aide à voir de l’intérieur. Grâce à l’écriture, Jean revit, nourri par le besoin d’écrire encore et encore. Il se bat avec de nouveaux manuscrits sans succès, jusqu’à la découverte en septembre 2023 d’un personnage hors-normes : Jaber…

    L’éditeur :
    Maison d’édition d’art, galerie nomade et agence artistique, L’œil de la femme à barbe – dédié à l’art singulier et à l’expressionnisme – représente des artistes vivants aux techniques et sensibilités multiples, en grande majorité des femmes, mais pas que…

    La collection Sans image (quoi que…) :
    Voici une nouvelle collection dans laquelle le texte prévaut sur les images, contrairement aux autres ouvrages édités. Elle est ouverte aux poètes, auteures·rs, critiques d’art… pour lesquelles·ls l’art n’est ni un passe-temps, ni un prétexte, ni une lubie, mais bien une expression humaine essentielle !

    Quatrième de couverture :
    Ceci n’est pas une… biographie de Jaber ! Avant d’entendre parler de lui, l’auteur Jean Calembert n’était pas spécialiste de l’art brut et encore moins de Jaber. En revanche, quand il l’a découvert, il a eu le coup de foudre pour cet homme si éloigné des canons artistiques habituels, si peu soucieux des us et coutumes du monde de l’art et si sympathiquement réfractaire aux règles communément respectées. Mais Jaber était déjà décédé, impossible donc d’espérer faire sa connaissance. Qu’à cela ne tienne ! Puisqu’il est romancier, il décide derechef de s’inventer une tranche de vie sous un autre nom, au cours de laquelle il aurait fait la connaissance de Jaber, l’aurait reçu chez lui à Bruxelles et surtout aurait été son ami…
    Ainsi donc, notre imaginatif retraité se met en quête de toute information pouvant lui permettre d’en savoir plus sur son héros, part à la recherche de personnes l’ayant fréquenté, interroge, lit, farfouille, traverse un océan pour rencontrer son ex-épouse aux États-Unis, entretient des correspondances et s’attelle à la rédaction d’un livre tout à fait original qui nous tient en permanence à la limite de la réalité et de la fiction, du vécu et du phantasmé, sur cette ligne fragile entre le rêve et l’état de veille.
    Ceux qui ont connu Jaber le reconnaîtront, les autres regretteront peut-être de ne pas avoir eu cette chance… Et Jaber dans tout cela, qu’aurait-il pensé de la liberté que l’auteur prend avec la réalité et la vie des autres ?
    Mais il aurait adoré ça, bien sûr !
    À la question « Où vas-tu, nuage ? », il répondait : « Je ne sais pas, enfant. Je fais mon voyage avec tout le vent. Mais, où que je parte, je ferai quelque bien. Le reste n’est rien. »
    Déployez donc vos ailes sans crainte et… bon voyage !