Conférence autour du livre de Serge Delugeard


Conférence autour du livre de Serge Delugeard, Tout ça ce n’est pas de la littérature!

Samedi 16 mai 2026 dès 15h, dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre


Tout ça, c’est pas d’la littérature ! de Serge Delugeard, présente l’itinéraire d’un môme, né en 1944, enfant du lumpenprolétariat au regard lucide, et la trajectoire d’un survivant, farouchement décidé à ne jamais renier ses convictions libertaires devant les injustices et les injustesses de notre monde. Oscillant entre mise à nue du Paris populaire des années cinquante et soixante, l’enfermement en asile psychiatrique, l’hommage à la mère et le soutien au peuple algérien dans sa lutte anticoloniale, la révolte de Delugeard, rageuse et permanente, colonne vertébrale de son cheminement, constitue un vibrant fil conducteur tout au long du recueil. Les photographies de Willie Ronis, Tessi Rom ou de Jean Marquis, esquissent des contextes, des époques et surtout les visages du peuple au côté duquel se rangeait et se range toujours Delugeard aujourd’hui, à 82 ans.

Le CCLOPs, Cercle Culturel de Littérature Ouvrière, Paysanne et Sociale, qui publie là le premier volume de ses Cahiers de littérature prolétarienne, travaille à la promotion, la connaissance et la reconnaissance d’écritures reléguées dans les marges, quasiment ignorées, malgré l’inflation éditoriale et la glorification contemporaine de l’épopée individuelle incarnée par les « transfuges de classe ». Son action s’inscrit dans la continuité du travail éditorial de femmes et d’hommes qui ont donné la parole à des ouvrières, des paysans, des employé-es, des précaires et leur ont fait une place dans la littérature, comme Henri Poulaille dès les années 1920, ou encore Edmond Thomas, disparu il y a peu, et sa maison d’édition Plein Chant.

C’est à la découverte de cette littérature prolétarienne et de ses liens avec d’autres formes d’écriture de la marge, que nous vous invitons aux côtés de Serge Delugeard et de Raphaël Romnée, le 16 mai 2026 dès 15h00 dans l’auditorium de la Halle Saint-Pierre.


Rencontre autour de Roland Sig


Rencontre autour de Roland Sig

Dimanche 10 mai 2026 à 15h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre

Roland Sig, proche d’André Breton dès le début des années 50, est resté dans l’ombre, pour diverses raisons. Mais il a laissé une œuvre magnifique, de très nombreux collages et livres uniques pratiquement jamais montrés. L’exposition qui se tient actuellement rue Jacob, à l’initiative de la librairie-galerie Métamorphoses et des librairies J-F. Fourcade et Solstices est l’occasion de lui rendre sa place au sein du mouvement surréaliste dont il est resté partie prenante jusqu’à sa mort en janvier 1985.

Patrick Lepetit


Dimanche 10 mai 2026 à 15h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre, rencontre autour de Roland Sig avec Patrick Lepetit.

Poète et collagiste inscrit dans la mouvance surréaliste, Patrick Lepetit est aussi l’auteur de plusieurs essais, dont Le Surréalisme, parcours souterrain (Éditions Dervy, 2012) et Surréalistes et alchimistes, chemins croisés (Séléna éditions, 2023), qui ont tous deux été traduits en anglais (États-Unis) par Inner Traditions.

 

ART BRUT RESSOURCÉ


Art Brut Ressourcé La «S» Grand Atelier

Du 11 septembre 2026 au 31 juillet 2027


 » En septembre 2026, La Halle Saint-Pierre (Paris) invite le centre d’art brut & contemporain La « S » Grand Atelier (Vielsalm, B) à interagir avec le concept d’Art Brut ressourcé (Michel Thévoz, éd. Knock Outsider, Théories du K.O. 2025).

Force est de constater, comme le souligne Michel Thévoz, que « l’époque héroïque de l’Art Brut et ses zones d’élection, psychiatriques, carcérales et spirites, sont aujourd’hui révolues ». Pour autant, poursuit l’auteur, l’art brut n’a perdu ni sa vitalité ni sa virulence. Notamment, les ateliers participatifs, dont La « S » Grand Atelier est un fer de lance, représentent l’une des nouvelles sources de l’art brut au 21ème siècle.

La Halle Saint-Pierre, incontournable lieu d’exposition, de rencontres et de réflexion, contribue activement à faire exister et évoluer l’Art Brut. Il offre ainsi l’opportunité à La  « S » Grand Atelier non pas de rester dans la marge mais de faire de la marge un centre.

Art Brut ressourcé dévoile le potentiel de créativité et d’innovation ainsi que la puissance artistique collective d’une communauté de créateur.ices dont la plupart vit en situation de handicap mental.

La « S » Grand Atelier considère que chaque artiste, qu’iel soit considéré.e comme atypique ou non, peut apporter sa contribution à la culture et à la société. En mettant l’accent sur l’expérimentation artistique, la collaboration, le collectif, le dialogue, la réflexion et l’exigence artistique, La « S » Grand Atelier crée un environnement où la création peut s’épanouir librement, où les assignations (handicap v/s non-handicap) ne sont plus opérantes et où les frontières entre les mondes de l’art se déconstruisent.

À l’occasion de cette exposition d’Art Brut ressourcé, La Halle Saint-Pierre ambitionne de déterritorialiser quelque peu la cartographie de l’Art Brut en y inscrivant la diversité des formes artistiques et des collaborations produites par ce projet communautaire belge hors du commun.

La Halle Saint-Pierre et La « S » Grand Atelier choisissent d’embrasser l’héritage de l’art brut pour soutenir ses valeurs humanistes en s’affranchissant des fantasmes d’un primitivisme dont se sert encore trop souvent le marché de l’art. « 

Anne Françoise Rouche, Directrice de La « S » Grand Atelier 


Les artistes : 

ALBERT Sarah – ARIMONT Rita – BANSART Jean-Michel – BAWIN Richard – BEECKMAN Vincen – BICHAO Sara – BODSON Marie – CHUARD Nicolas – CLEMENT Nicolas – COOLS Robin – CORNÉLIS Pascal – DE JAEGER Michiel – DELVAUX Laura – DERKENNE Eric – DEROCHETTE Eric – DUREUX Simon – ÈLG Laurent S. Gérard alias – EVRARD Gabriel – FERTE Anaïd – FLORENCE Emeric – FRANSOLET Jérémy – GERARD Irène – GROSJEAN Alain – GUYAUX Régis – HECK Alexandre – HOGO Séverine – LAFAYE Martin – LAMBERT Joseph – LECLERCQ Jean – LEYDER Pascal – LOUIS Léon – MARIEN Philippe – MASSART Barbara – MAZAUDIER Aurélie – MONJOIE Benoît – OOST Jean-Jacques – PIERLOT Rémy – PIMPANT Monsieur – RAOUL Emilie – SCHMITZ Marcel – SCHRAM Anaïs – TANGETEN Elke – THEATE Dominique – VAN HASSELT Thierry – VANSTEENPUT Christian – VIGNERON Alexandre 



Richard Laillier


Richard Laillier à la Librairie de la Halle Saint Pierre

Du 5 au 31 mai 2026


« Autodidacte né en 1961, je commence à peindre en 1982 et réalise ma première exposition personnelle de peintures et gravures sur lino en 1986 au Théâtre du Ranelagh à Paris. Depuis 1991, je travaille principalement la mine de pierre noire, en élaborant une technique particulière d’effacement après recouvrement intégral du support. Parallèlement aux arts-plastiques, je me suis formé « sur le tas » à la machinerie de théâtre et j’ai intégré en 1995 celle de l’Opéra National de Paris que j’ai quittée en 2009 afin de me consacrer à mes créations, c’est également en 1995 que j’ai intégré ma première galerie d’art. J’expose régulièrement en galerie et participe aussi régulièrement à des expositions collectives thématiques en galerie, musée et structures associatives. « 

Richard Laillier


Découvrez une partie de l’univers de Richard Laillier du 5 au 31 mai 2026, sur les murs de la librairie – entrée libre – 

Éditer le Surréalisme – Rencontres en Surréalisme


Éditer le surréalisme aujourd’hui

Samedi 9 mai 2026 à 15h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre Entrée libre

Organisées par Françoise Py dans le cadre de l’APRES 


L’éditeur Jean-Michel Place a réédité les principales revues surréalistes, devenues introuvables, et a créé différentes collections consacrées au surréalisme.  Il relatera cette aventure en dialogue avec certains auteurs ou directeurs de collections de sa maison d’édition. 

Charles Gonzales, comédien, lira un choix de textes qui illustrent la Révolution surréaliste.

Projection – Les SolèIs de Trovic de Francine Auger-Rey

Les SolèIs de Trovic, Une Odyssée cousue main


La vie et l’œuvre de Jacques Trovic (1948-2018) continue de nous interpeller par sa luxuriance, la variété de ses sujets, ses techniques, ses compositions rigoureuses, et l’harmonie fastueuse de ses agencements de couleurs. C’est la tapisserie et plus épisodiquement la mosaïque, que Jacques Trovic a choisi de travailler pour s’inscrire dans son temps en tant qu’artiste, témoin d’une culture et d’un savoir-être populaires. Quelles sont donc les racines essentielles qui vont nourrir son art, ses techniques et son regard sur le monde ? Jacques Trovic naît à Anzin dans le valenciennois. C’est la ville du Nord où vont s’implanter 5 mines exploitées pour la première fois industriellement. La sidérurgie lourde va suivre. C’est la culture ouvrière faite de rudesse, de solidarités, de plaisirs simples et réparateurs, qui est le substrat de ce qu’il deviendra en tant qu’artiste. Si son père va concentrer les caractéristiques de ce milieu aux valeurs très masculines, la mère va amener les dimensions nécessaires à la survie psychique et physique de cet enfant. L’autre dimension de la vie de Jacques Trovic sera donc aussi celle de l’intimité du foyer où les femmes accumulent les savoir-faire qui compensent les faibles ressources de la famille : cuisiner, coudre, broder, tricoter., faire de la dentelle. La mère de Jacques Trovic, a travaillé comme ses ancêtres dans les faïenceries de Saint Amand-les-eaux, ville où elle est née tout comme la sœur ainée de Jacques. Elle avait sans aucun doute un sens de la couleur qui fait la beauté de ces faïences. Elle aura un rôle clef dans la survie de cet enfant fragile, obèse et épileptique. La seule échappatoire de cet enfant à la réclusion que son état de santé imposait fut l’apprentissage de la broderie, du canevas qu’il va assimiler et dont il va subvertir la fonction domestique pour l’inscrire, dans un geste de liberté absolue, dans ce qui portera le nom d’œuvre. Il s’inscrira dans la tradition de la tapisserie flamande dont il devait être imprégné à son insu ou de manière consciente. C’est pourquoi, les 300 à 400 tapisseries que Jacques Trovic va créer entre 1964 et 2018, portent en elles tout d’abord ce passage du napperon à la tapisserie, puis tout ce qui a fait la vie collective du monde ouvrier dont il a voulu être le témoin avant ce qu’il pressentait être sa disparition, mais aussi ce projet surprenant de vouloir être par son œuvre « l’ambassadeur » (c‘est le mot qu’il employait) des beautés de la France à l’étranger en brodant sa vie durant « les Régions et les Métiers ». Jacques Trovic aura été le documentariste de sa région, le témoin de la vie quotidienne des hommes qui l’ont entouré, l’esprit espiègle qui inscrira des connivences avec son public à l’intérieur de ses tapisseries. Jacques Trovic a construit sa place dans le monde parce qu’il a pu s’inscrire miraculeusement dans un projet d’artiste. Il est devenu par son œuvre :         « passeur de vie ».

Francine Auger-Rey 


Jaques Trovic, Le bassin houiller, 1967, ©La Fabuloserie


Jacques Trovic est l’un des 36 artistes présentés dans l’exposition L’étoffe des rêves, visible jusqu’au 31 juillet 2026 à la Halle Saint Pierre.

Yto Barrada dévoile son projet pour le Pavillon français à la Biennale de Venise 2026 à la Halle Saint Pierre

Yto Barrada dévoile son projet pour le Pavillon français à la Biennale de Venise !
Ce mercredi 25 mars à la Halle Saint-Pierre (Paris), journalistes, partenaires et acteurs culturels étaient réunis lors d’une conférence de presse pour découvrir le dialogue inspirant entre l’artiste Yto Barrada , qui représentera la France à la Biennale de Venise 2026 et sa commissaire Myriam Bensalah. Ensemble, elles ont dévoilé les premières intentions pour le Pavillon français.
 
Sont également intervenus Martine Lusardy, directrice de la Halle Saint-Pierre ; Sabine Sciortino, directrice de la diplomatie culturelle, éducative, scientifique et universitaire au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ; Christopher Miles, directeur général de la création artistique au ministère de la Culture et Eva Nguyen Binh, présidente de l’Institut français.
L’Institut français est l’opérateur du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du ministère de la Culture, chargé de mettre en œuvre le Pavillon français des Biennales d’art et d’architecture de Venise
 
Rendez-vous à Venise dès le 9 mai et jusqu’au 22 novembre pour le découvrir.
©Thibaut Chapotot – Institut français

Le Cocon – Le parcours hors du commun de Judith Scott

Rencontre autour de la BD Le cocon

Alexandre de Moté (scénariste) et Natacha Sicaud (dessinatrice)

Le samedi 25 avril 2026 à 15h, dans l’auditorium de la Halle Saint-Pierre, venez à la rencontre d’Alexandre de Moté et Natacha Sicaud, qui vous présenteront la BD Le Cocon, parue en février 2026 aux éditions Glénat. La rencontre sera suivie d’une séance de dédicace. La BD sera disponible à la librairie de la Halle Saint-Pierre.


Basée sur une documentation riche, cette biographie retrace le destin exceptionnel de Judith Scott (1943-2005). De l’enfance brisée à l’émergence de son œuvre, elle interroge notre rapport à la différence, à la création et à l’inclusion.

Préfacé par Lucienne Peiry, historienne de l’art et ancienne directrice de la Collection de l’Art Brut à Lausanne, ce roman graphique bouleversant signé Natacha Sicaud et Alexandre de Moté nous invite à regarder autrement l’art et le handicap.

Née en 1943 dans l’Ohio, Judith Scott est atteinte de trisomie 21 et de surdité. Dans l’Amérique des années 1950, son handicap est mal compris : jugée « inapte », elle est séparée de sa famille et surtout de sa sœur jumelle, Joyce, avec qui elle entretenait un lien profond malgré l’absence de langage verbal commun. Commence alors pour Judith une longue période d’institutionnalisation, loin des siens.
Trente-cinq ans plus tard, Joyce parvient à obtenir la tutelle de sa sœur et lui offre une nouvelle vie. Installée à Oakland, Judith rejoint le Creative Growth Art Center. C’est là, à 44 ans, qu’elle découvre la sculpture textile : des objets enveloppés de fils, des formes mystérieuses et organiques qui deviennent son mode d’expression privilégié. À travers ces œuvres singulières, Judith tisse un langage propre, intime, presque thérapeutique, et se reconnecte peu à peu au monde. Aujourd’hui, elle est reconnue comme une figure majeure de l’Art Brut.


Diplômé de l’ERG (École de Recherche Graphique, Bruxelles) en 2004, Alexandre De Moté participe ensuite à plusieurs expositions en Belgique (« Par la bande », « Usage externe ») et en France (« Paris province ; Bruxelles capitale », centre Wallonie Bruxelles…).

En 2006, il rejoint le collectif bruxellois Nos Restes. La même année, il reçoit le prix de la Communauté Française lors de l’exposition Médiatine. Entre 2009 et 2013, il a publié 5 bandes dessinées (Employé du moi, 5C, Alter comics) et participe régulièrement à divers collectifs. Il est le scénariste et le dessinateur de nombreuses bandes dessinées. Sacha est sa première série d’albums Jeunesse. 


Natacha Sicaud obtient son DNAP, option bande dessinée aux Beaux-Arts d’Angoulême. Elle poursuit ensuite ses études et obtient en 2001 son DNSEP, option illustration aux Arts Décoratifs de Strasbourg. Depuis 1996, elle collabore au fanzine « Lapis-Lazuli ». En 2000, elle participe au « Comix 2000 » chez L’Association, pavé de 2000 pages de bande dessinée. En 2002, elle illustre « Rêve de Chien » chez Nathan. Sa série « Savaneries » pour Glénat compte désormais six albums.


Expostion Galerie – Les soeurs Petuba

Les Soeurs Petuba

Rêves au fil du Nord’est

Du 03 avril au 30 avril 2026 Entrée libre – Galerie de la Halle Saint Pierre

Des coutures qui retiennent le désenchantement du monde et rendent au temps sa profondeur. Entre les mains de Zenilda, Zenaide et Zeneide — les Sœurs Petuba, artistes pluridisciplinaires venues d’Alagoas (Brésil) — le fil devient idée, et l’étoffe, langage. Ici, penser se fait à même la paume : fil, tissu et point se muent en dessin, en récit, en présence.

Des savoir-faire ancestraux reconfigurent la mémoire et le quotidien en paysages affranchis, asymétriques, traversés d’un trait oblique et assuré — gestes indociles qui déjouent les normes et récusent l’illusion d’un « juste » unique.

Venez traverser l’imaginaire du Nordeste brésilien et approcher une culture de tradition vivante, en continuité attentive


Nau Cultural est un projet socioculturel de création, de documentation et de diffusion de l’art populaire brésilien.

À partir de recherches et de voyages dans des maisons et des ateliers d’artisans brésiliens, Nau a constitué un réseau de représentation d’artistes basé sur le commerce équitable, valorisant leurs œuvres et leur offrant une reconnaissance sociale et financière.