Dimanche 10 mai 2026 à 15h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre
Roland Sig, proche d’André Breton dès le début des années 50, est resté dans l’ombre, pour diverses raisons. Mais il a laissé une œuvre magnifique, de très nombreux collages et livres uniques pratiquement jamais montrés. L’exposition qui se tient actuellement rue Jacob, à l’initiative de la librairie-galerie Métamorphoses et des librairies J-F. Fourcade et Solstices est l’occasion de lui rendre sa place au sein du mouvement surréaliste dont il est resté partie prenante jusqu’à sa mort en janvier 1985.
Patrick Lepetit
Dimanche 10 mai 2026 à 15h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre, rencontre autour de Roland Sig avec Patrick Lepetit.
Poète et collagiste inscrit dans la mouvance surréaliste, Patrick Lepetit est aussi l’auteur de plusieurs essais, dont Le Surréalisme, parcours souterrain (Éditions Dervy, 2012) et Surréalistes et alchimistes, chemins croisés (Séléna éditions, 2023), qui ont tous deux été traduits en anglais (États-Unis) par Inner Traditions.
En septembre 2026, La Halle Saint-Pierre (Paris) invite le centre d’art brut & contemporain La « S » Grand Atelier (Vielsalm, B) à interagir avec le concept d’Art Brut ressourcé (Michel Thévoz, éd. Knock Outsider, Théories du K.O. 2025).
Force est de constater, comme le souligne Michel Thévoz, que « l’époque héroïque de l’Art Brut et ses zones d’élection, psychiatriques, carcérales et spirites, sont aujourd’hui révolues ». Pour autant, poursuit l’auteur, l’art brut n’a perdu ni sa vitalité ni sa virulence. Notamment, les ateliers participatifs, dont La « S » Grand Atelier est un fer de lance, représentent l’une des nouvelles sources de l’art brut au 21ème siècle.
La Halle Saint-Pierre, incontournable lieu d’exposition, de rencontres et de réflexion, contribue activement à faire exister et évoluer l’Art Brut. Il offre ainsi l’opportunité à La « S » Grand Atelier non pas de rester dans la marge mais de faire de la marge un centre.
Art Brut ressourcé dévoile le potentiel de créativité et d’innovation ainsi que la puissance artistique collective d’une communauté de créateur.ices dont la plupart vit en situation de handicap mental.
La « S » Grand Atelier considère que chaque artiste, qu’iel soit considéré.e comme atypique ou non, peut apporter sa contribution à la culture et à la société. En mettant l’accent sur l’expérimentation artistique, la collaboration, le collectif, le dialogue, la réflexion et l’exigence artistique, La « S » Grand Atelier crée un environnement où la création peut s’épanouir librement, où les assignations (handicap v/s non-handicap) ne sont plus opérantes et où les frontières entre les mondes de l’art se déconstruisent.
À l’occasion de cette exposition d’Art Brut ressourcé, La Halle Saint-Pierre ambitionne de déterritorialiser quelque peu la cartographie de l’Art Brut en y inscrivant la diversité des formes artistiques et des collaborations produites par ce projet communautaire belge hors du commun.
La Halle Saint-Pierre et La « S » Grand Atelier choisissent d’embrasser l’héritage de l’art brut pour soutenir ses valeurs humanistes en s’affranchissant des fantasmes d’un primitivisme dont se sert encore trop souvent le marché de l’art. «
Richard Laillier à la Librairie de la Halle Saint Pierre
Du 5 au 31 mai 2026
« Autodidacte né en 1961, je commence à peindre en 1982 et réalise ma première exposition personnelle de peintures et gravures sur lino en 1986 au Théâtre du Ranelagh à Paris. Depuis 1991, je travaille principalement la mine de pierre noire, en élaborant une technique particulière d’effacement après recouvrement intégral du support. Parallèlement aux arts-plastiques, je me suis formé « sur le tas » à la machinerie de théâtre et j’ai intégré en 1995 celle de l’Opéra National de Paris que j’ai quittée en 2009 afin de me consacrer à mes créations, c’est également en 1995 que j’ai intégré ma première galerie d’art. J’expose régulièrement en galerie et participe aussi régulièrement à des expositions collectives thématiques en galerie, musée et structures associatives. «
Richard Laillier
Découvrez une partie de l’univers de Richard Laillier du 5 au 31 mai 2026, sur les murs de la librairie – entrée libre –
Samedi 9 mai 2026 à 15h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre Entrée libre
Organisées par Françoise Pydans le cadre de l’APRES
L’éditeur Jean-Michel Place a réédité les principales revues surréalistes, devenues introuvables, et a créé différentes collections consacrées au surréalisme. Il relatera cette aventure en dialogue avec certains auteurs ou directeurs de collections de sa maison d’édition.
Charles Gonzales, comédien, lira un choix de textes qui illustrent la Révolution surréaliste.
Samedi 2 mai à 15h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre
La vie et l’œuvre de Jacques Trovic (1948-2018) continue de nous interpeller par sa luxuriance, la variété de ses sujets, ses techniques, ses compositions rigoureuses, et l’harmonie fastueuse de ses agencements de couleurs. C’est la tapisserie et plus épisodiquement la mosaïque, que Jacques Trovic a choisi de travailler pour s’inscrire dans son temps en tant qu’artiste, témoin d’une culture et d’un savoir-être populaires. Quelles sont donc les racines essentielles qui vont nourrir son art, ses techniques et son regard sur le monde ? Jacques Trovic naît à Anzin dans le valenciennois. C’est la ville du Nord où vont s’implanter 5 mines exploitées pour la première fois industriellement. La sidérurgie lourde va suivre. C’est la culture ouvrière faite de rudesse, de solidarités, de plaisirs simples et réparateurs, qui est le substrat de ce qu’il deviendra en tant qu’artiste. Si son père va concentrer les caractéristiques de ce milieu aux valeurs très masculines, la mère va amener les dimensions nécessaires à la survie psychique et physique de cet enfant. L’autre dimension de la vie de Jacques Trovic sera donc aussi celle de l’intimité du foyer où les femmes accumulent les savoir-faire qui compensent les faibles ressources de la famille : cuisiner, coudre, broder, tricoter., faire de la dentelle. La mère de Jacques Trovic, a travaillé comme ses ancêtres dans les faïenceries de Saint Amand-les-eaux, ville où elle est née tout comme la sœur ainée de Jacques. Elle avait sans aucun doute un sens de la couleur qui fait la beauté de ces faïences. Elle aura un rôle clef dans la survie de cet enfant fragile, obèse et épileptique. La seule échappatoire de cet enfant à la réclusion que son état de santé imposait fut l’apprentissage de la broderie, du canevas qu’il va assimiler et dont il va subvertir la fonction domestique pour l’inscrire, dans un geste de liberté absolue, dans ce qui portera le nom d’œuvre. Il s’inscrira dans la tradition de la tapisserie flamande dont il devait être imprégné à son insu ou de manière consciente. C’est pourquoi, les 300 à 400 tapisseries que Jacques Trovic va créer entre 1964 et 2018, portent en elles tout d’abord ce passage du napperon à la tapisserie, puis tout ce qui a fait la vie collective du monde ouvrier dont il a voulu être le témoin avant ce qu’il pressentait être sa disparition, mais aussi ce projet surprenant de vouloir être par son œuvre « l’ambassadeur » (c‘est le mot qu’il employait) des beautés de la France à l’étranger en brodant sa vie durant « les Régions et les Métiers ». Jacques Trovic aura été le documentariste de sa région, le témoin de la vie quotidienne des hommes qui l’ont entouré, l’esprit espiègle qui inscrira des connivences avec son public à l’intérieur de ses tapisseries. Jacques Trovic a construit sa place dans le monde parce qu’il a pu s’inscrire miraculeusement dans un projet d’artiste. Il est devenu par son œuvre : « passeur de vie ».
Yto Barrada dévoile son projet pour le Pavillon français à la Biennale de Venise !
Ce mercredi 25 mars à la Halle Saint-Pierre (Paris), journalistes, partenaires et acteurs culturels étaient réunis lors d’une conférence de presse pour découvrir le dialogue inspirant entre l’artiste Yto Barrada , qui représentera la France à la Biennale de Venise 2026 et sa commissaire Myriam Bensalah. Ensemble, elles ont dévoilé les premières intentions pour le Pavillon français.
Sont également intervenus Martine Lusardy, directrice de la Halle Saint-Pierre ; Sabine Sciortino, directrice de la diplomatie culturelle, éducative, scientifique et universitaire au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ; Christopher Miles, directeur général de la création artistique au ministère de la Culture et Eva Nguyen Binh, présidente de l’Institut français.
L’Institut français est l’opérateur du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du ministère de la Culture, chargé de mettre en œuvre le Pavillon français des Biennales d’art et d’architecture de Venise
Rendez-vous à Venise dès le 9 mai et jusqu’au 22 novembre pour le découvrir.
Retrouver la Galerie Pol Lemétais à Art Paris du 9 au 12 avril 2026. Retrouvez ici le dossier de presse sur l’artiste Aurélia Jaubert présente dans l’exposition L’étoffe des rêves jusqu’au 31 juillet 2026 à la Halle Saint Pierre.
Alexandre de Moté (scénariste) et Natacha Sicaud (dessinatrice)
Le samedi 25 avril 2026 à 15h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre
Le samedi 25 avril 2026 à 15h, dans l’auditorium de la Halle Saint-Pierre, venez à la rencontre d’Alexandre de Moté et Natacha Sicaud, qui vous présenteront la BD Le Cocon, parue en février 2026 aux éditions Glénat. La rencontre sera suivie d’une séance de dédicace. La BD sera disponible à la librairie de la Halle Saint-Pierre.
Basée sur une documentation riche, cette biographie retrace le destin exceptionnel de Judith Scott (1943-2005). De l’enfance brisée à l’émergence de son œuvre, elle interroge notre rapport à la différence, à la création et à l’inclusion.
Préfacé par Lucienne Peiry, historienne de l’art et ancienne directrice de la Collection de l’Art Brut à Lausanne, ce roman graphique bouleversant signé Natacha Sicaud et Alexandre de Moté nous invite à regarder autrement l’art et le handicap.
Née en 1943 dans l’Ohio, Judith Scott est atteinte de trisomie 21 et de surdité. Dans l’Amérique des années 1950, son handicap est mal compris : jugée « inapte », elle est séparée de sa famille et surtout de sa sœur jumelle, Joyce, avec qui elle entretenait un lien profond malgré l’absence de langage verbal commun. Commence alors pour Judith une longue période d’institutionnalisation, loin des siens. Trente-cinq ans plus tard, Joyce parvient à obtenir la tutelle de sa sœur et lui offre une nouvelle vie. Installée à Oakland, Judith rejoint le Creative Growth Art Center. C’est là, à 44 ans, qu’elle découvre la sculpture textile : des objets enveloppés de fils, des formes mystérieuses et organiques qui deviennent son mode d’expression privilégié. À travers ces œuvres singulières, Judith tisse un langage propre, intime, presque thérapeutique, et se reconnecte peu à peu au monde. Aujourd’hui, elle est reconnue comme une figure majeure de l’Art Brut.
Diplômé de l’ERG (École de Recherche Graphique, Bruxelles) en 2004, Alexandre De Moté participe ensuite à plusieurs expositions en Belgique (« Par la bande », « Usage externe ») et en France (« Paris province ; Bruxelles capitale », centre Wallonie Bruxelles…).
En 2006, il rejoint le collectif bruxellois Nos Restes. La même année, il reçoit le prix de la Communauté Française lors de l’exposition Médiatine. Entre 2009 et 2013, il a publié 5 bandes dessinées (Employé du moi, 5C, Alter comics) et participe régulièrement à divers collectifs. Il est le scénariste et le dessinateur de nombreuses bandes dessinées. Sacha est sa première série d’albums Jeunesse.
Natacha Sicaud obtient son DNAP, option bande dessinée aux Beaux-Arts d’Angoulême. Elle poursuit ensuite ses études et obtient en 2001 son DNSEP, option illustration aux Arts Décoratifs de Strasbourg. Depuis 1996, elle collabore au fanzine « Lapis-Lazuli ». En 2000, elle participe au « Comix 2000 » chez L’Association, pavé de 2000 pages de bande dessinée. En 2002, elle illustre « Rêve de Chien » chez Nathan. Sa série « Savaneries » pour Glénat compte désormais six albums.
Du 03 avril au 30 avril 2026 Entrée libre – Galerie de la Halle Saint Pierre
Des coutures qui retiennent le désenchantement du monde et rendent au temps sa profondeur. Entre les mains de Zenilda, Zenaide et Zeneide — les Sœurs Petuba, artistes pluridisciplinaires venues d’Alagoas (Brésil) — le fil devient idée, et l’étoffe, langage. Ici, penser se fait à même la paume : fil, tissu et point se muent en dessin, en récit, en présence.
Des savoir-faire ancestraux reconfigurent la mémoire et le quotidien en paysages affranchis, asymétriques, traversés d’un trait oblique et assuré — gestes indociles qui déjouent les normes et récusent l’illusion d’un « juste » unique.
Venez traverser l’imaginaire du Nordeste brésilien et approcher une culture de tradition vivante, en continuité attentive
Nau Cultural est un projet socioculturel de création, de documentation et de diffusion de l’art populaire brésilien.
À partir de recherches et de voyages dans des maisons et des ateliers d’artisans brésiliens, Nau a constitué un réseau de représentation d’artistes basé sur le commerce équitable, valorisant leurs œuvres et leur offrant une reconnaissance sociale et financière.
Shuto se voit diagnostiquer à l’age de 3 ans un trouble du développement proche de l’autisme. Jusqu’à ses 10 ans, il lui est impossible de tenir un stylo et d’écrire correctement. Ses parents cherchent des solutions, tentent de le motiver, rien n’y fait. Ils tentent alors un apprentissage utilisant les ekaki uta (chansons japonaises pour apprendre à dessiner). Cela marque le point de départ de son évolution jusqu’à aujourd’hui. Il commence avec enthousiasme à dessiner tout en chantant, se met à griffonner partout, sur du papier, mais également sur le mur de sa chambre, même sur ses draps. Il passe ses journées à dessiner sur des feuilles format A4, qu’il jette régulièrement pour recommencer son travail jusqu’à en être satisfait. La proportion est d’environ 2000 feuilles pour une œuvre achevée. Ses peintures imprégnées de joie et colorées constituent une écriture unique faite de hiragana, katakana, lettre d’alphabet, kanji etc. En 2016 il débute l’art-thérapie qui lui permet d’aborder de nouvelles formes d’expression. Cependant le style qui le caractérise, développé dès son enfance, perdure encore aujourd’hui. Shuto, qui a toujours eu du mal à s’exprimer verbalement, représente sa propre vision du monde à travers ses peintures, avec lesquelles il communique durant tout le processus de création.
Du 20 novembre au 18 décembre 2024, l’exposition Possibles infinis a été présentée au public dans le cadre du festival IMAGO. Grâce aux échanges avec les membres du festival, nous avons pu découvrir le travail de Shuto Todoroki.
Festival IMAGO
Pour une société plus humaine et généreuse
Tous les deux ans, le Festival IMAGO présente son lot de découvertes et d’inventivités où le handicap se saisit de la création contemporaine.
Plus d’une cinquantaine de lieux ont choisi de rejoindre un réseau de partenaires engagés qui partagent les valeurs du Festival IMAGO: artistes et publics, en situation de handicap, ont toute leur place dans l’espace culturel et artistique.