BAÏKONOUR – Émilie Buzyn


BAÏKONOUR, LE CIEL EN HÉRITAGE

À partir du 10 juin 2026 dans la galerie de la Halle Saint Pierre

Entrée libre


À l’entrée de la ville de Baïkonour. Plusieurs bas-reliefs illustrent l’histoire du site et mentionnent les différents noms qui ont été donnés à la ville depuis 1958 : Léninsk et Baïkonour, après que Boris Eltsine l’a renommée d’après le nom du cosmodrome le 20 décembre 1995. Aujourd’hui, 60 000 personnes y vivent en permanence.

 » Il y a cinquante ans l’aventure spatiale commençait au cœur de la steppe kazakh. Ce qui devait devenir le premier et le plus grand cosmodrome du monde et permettre à Spoutnik et Gagarine d’atteindre l’espace, fut établi dans une zone isolée et hostile.
Une ville, Leninsk, fut créée à proximité.  Aujourd’hui les projets pharaoniques permis par la guerre froide sont terminés mais l’aventure spatiale continue. Cependant l’avenir du cosmodrome demeure incertain : en 2017, les activités du site seront transférées vers la Russie. J’ai voulu documenter cette civilisation du spatial en péril. « 

Émilie Buzyn



Lors du lancement d’un cargo Progress, conçu pour ravitailler la Station spatiale internationale. Le 24 octobre 1960, lors de son vol inaugural, le missile intercontinental R-16 a explosé sur la rampe de lancement, tuant des dizaines d’ingénieurs et de techniciens soviétiques.
Sur le pas de tir n°1 duquel Youri Gagarine a été envoyé dans l’espace le 12 avril 1961. Les hauts responsables de l’astronautique russe sont réunis, pour le lancement d’un cargo Progress. Sur la façade, les mots : « Au nom de la paix et du progrès » entourent l’image de Spoutnik, le premier satellite.

Émilie Buzyn – Photographe et photojournaliste

Après avoir étudié à l’ESAG et au Central Saint Martins College of Art & Design de Londres, Émilie Buzyn obtient le diplôme de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD) de Paris. Elle avait auparavant poursuivi des études de biologie et de géologie, avant de se tourner vers une formation artistique à l’ENSAD où elle expérimente de très nombreuses sections pour finalement choisir la section graphisme/multimédia.

C’est à Londres, au Central Saint Martins, qu’elle découvre la photographie. De retour en France, elle passe son diplôme de l’ENSAD en section photo et obtient la mention spéciale du jury.

Toujours intéressée par le domaine scientifique, elle réalise des reportages en rapport avec le thème spatial : Baïkonour, Star City, Soyouz-Kourou, vol 300 0G avec le CNES, Observatoire de Paris-Meudon-Nançay. 

À partir de 2014, Émilie Buzyn se rend dans le Kurdistan irakien pour couvrir l’avancée de l’État islamique, amorçant un long suivi du conflit. En 2017, elle photographie la chute de Raqqa aux côtés des Forces Démocratiques Syriennes pour Le Point, documentant notamment la détention des djihadistes français dans les prisons du Rojava. En 2018, seule photoreporter sur place, elle témoigne de l’offensive turque sur le canton d’Afrin et du sentiment d’abandon des Kurdes par les Occidentaux. 

En 2003, elle est choisie par la Mairie de Paris et la Maison Européenne de la Photographie comme photographe officielle pour la Nuit Blanche à Paris. Cette même année, elle reçoit une bourse lors du festival « Biarritz Terre d’Images ».

En 2004, son travail sur le thème de l’eau et des hommes réalisé dans les Pyrénées-Atlantiques est exposé lors de la dernière édition du festival. Elle obtient également en 2004 la bourse de la Fondation Jean-Luc Lagardère, qui lui permet de produire un reportage sur le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, où elle effectue plusieurs séjours. Elle a par ailleurs été primée au prix SCAM du portfolio.

Son travail a été publié dans de nombreuses revues : Beaux-Arts MagazineImages MagazineTechnikartGQ, et plus récemment XXIM Le Magazine du MondeLa VieMarianne

En 2006, elle participe à l’ouvrage collectif Vivre le Sport pour Lagardère. 

Son reportage sur Baïkonour est publié dans le Revue XXI.