« Nous, Marilyn »

Spectacle – Performance

« Nous, Marilyn »
 
Anne Goroubenartiste plasticienne 
Muriel Piquart, comédienne 
Ruby Mae Shiels et  Jules Fromonteilmusiciens

ont voulu faire entendre la voix qui perce à travers les mots de
Marilyn et qui a été si peu écoutée.

Ainsi, ils proposent à la Halle Saint Pierre une performance singulière le :
 
Dimanche 5 juin 2022, à 15 heures  – entrée libre
 
Halle Saint-Pierre, à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
 
 
 


Préambule

Le monde entier connaît le visage, le corps, la voix de Marilyn Monroe. Tout chez elle a été commenté, documenté, mis en scène, fantasmé. Sa mort tragique, son enfance dévastée, ses amants multiples, sa dépendance aux médicaments et au Dom Pérignon … de tout cela les romanciers se sont emparés.
Mais qui a lu Marilyn par elle-même ? Qui a lu les propres mots de cet enfant bègue, de cette femme qui interroge ?
Elle écrivait sur des carnets ou des feuilles volantes. Souvent, elle raturait et corrigeait ces écrits ; parfois elle les annotait. Elle les soumettait à ses amis de confiance, Truman Capote et Norman Rosten qui l’encourageaient, car elle avait une écriture personnelle et poétique.
En 2010, ses écrits, réunis par Bernard Comment et Stanley Buchthal et traduits par Tiphaine Samoyault, paraissent en français aux éditions du Seuil sous le titre Fragments.

Le spectacle à la Halle Saint Pierre

À la lumière des 36 portraits de Marilyn Monroe dessinés en 2020 par Anne Gorouben et filmés par le cinéaste Christophe Clavert, Muriel Piquart dit une sélection des textes de Marilyn Monroe.

Elle lit également :
– Dans Le documentaire-poème La rabbia de Pier Paolo Pasolini, l’hommage à Marylin composé en 1963 raconte la cruauté avec laquelle le monde s’approprie Marilyn et la dérobe à elle-même ;
– le monologue de Molly Bloom (pris dans Ulysse de James Joyce) et que lisait Marylin : le chant d’une femme qui affirme, oui, rien n’est plus vivant et libre que la curiosité et le désir pour les choses et la chair de la vie, oui, le corps d’une femme.

Muriel Piquart est accompagnée par Ruby Mae Shiels et Jules Fromonteil aux musiques, aux chants et, parfois, en écho.

Le spectacle s’appuie sur les traductions de Tiphaine Samoyault et les adaptations de Ken Kincaid et Muriel Piquart, ainsi que sur la précieuse documentation réalisée par Éric Boukhobza.

Les artistes sur scène

Anne Gorouben est née et vit à Paris. Elle est diplômée de l’ENSAD, atelier de Zao Wou Ki. Figuration dépouillée où s’impose le rapport des corps à l’espace et au temps, sa peinture s’organise en grands cycles liés à l’Histoire et à l’exil dont Le poids des silences Berlin Ouest-Dresde 1989-1993, infinis La Rochelle 1995-1996, D’Odessa à Odessa Paris-Odessa-New York-Marseille 1997-2000.
Elle visite en dessin le Journal de Kafka, commence une autobiographie dessinée.
En 2003 elle présente un hommage à Paul Celan au musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme à Paris, et en 2013 une exposition rétrospective au musée de l’Hospice Saint Roch à Issoudun. En 2011 elle publie 100, boulevard du Montparnasse aux éditions Les Cahiers Dessinés, et en 2015 mon kafka, chez Encre marine. Elle est lauréate de la Villa Yourcenar en 2018.
Ses œuvres sont présentes dans des collections publiques ou privées en France ou à l’étranger où elle expose régulièrement.

Jules Fromonteil est un musicien oscillant constamment entre un apprentissage autodidacte et institutionnel. Musicien voyageur, il s’est spécialisé dans les instruments à anche, clarinettes et saxophones, autour d’un répertoire jazz teinté de musiques traditionnelles pluriculturelles.
Il a la chance d’avoir pu emmener sa musique autour du monde de diverses manières :
En camion avec “Les Poissons Voyageurs”, en voilier avec “Festina Lente”, à pied et en haute montagne avec “La Tournée des Refuges”, ou à vélo avec “La Fanfare sans Phare”.
Installé à Toulouse depuis maintenant un an, il profite d’un répit afin d’explorer un nouveau répertoire de musiques actuelles tout en approfondissant fermement l’apprentissage de la musique New Orleans.

Ruby Mae Shiels, multi-instrumentaliste de talent, grandit sur les côtes bretonnes et en Auvergne dans le foisonnement d’une famille musicienne. Elle joue de la mandoline, du banjo, du ukulélé, de la guitare électrique, acoustique et basse, et maîtrise piano, claviers et percussions. Elle est également compositrice, chanteuse, rappeuse et beatmaker.
Outre sa place au sein de la formation familiale, « The Shiels », elle est la moitié du duo hiphop, « The Village Vandals », pour lequel elle compose, écrit, joue et chante. Elle est aussi musicienne en solo.
Elle a participé à des spectacles d’art vivant contemporain ainsi qu’à des pièces de théâtre, et on peut apprécier son talent dans de nombreux clips de musique.
Elle a à son actif les albums suivants : Café-Concert, The Shiels (2016) ; Houdoud, Bab El Ouest (2019) ; 500 Animals, The Shiels (2021) ; Vandalism, The Village Vandals (2022).

Après des études de cinéma et de philosophie, Christophe Clavert réalise son premier film en 1999, Les faux monnayeurs (la bonne affaire). Il travaille ensuite dans la distribution et la production parallèlement à la réalisation de ses propres films et en étant occasionnellement pour d’autres chef opérateur et monteur. Il a notamment fait la photographie et été le monteur de nombreux films de Jean-Marie Straub depuis 2009.

En naissant en Bretagne, Muriel Piquart ne fait qu’y passer. Elle grandit un peu partout avant de devenir citoyenne du monde, comédienne et violoncelliste autodidacte.
Formée à Ecole Blanche, elle travaille avec les grands du théâtre – metteurs en scène tels Brigitte Jacques, Stéphane Braunschweig ou Joël Pommerat, et comédiens comme Denis Lavant, Denis Polyadès, Madeleine Marion ou Serge Merlin. Elle tient des premiers rôles dans des pièces de Racine, Shakespeare, Beckett, Novarina…
Puis elle prend le large. Elle rejoint la troupe itinérante, Footsbarn Travelling Theatre, et parcourt le monde comme comédienne, violoncelliste et metteuse en scène.
En 2011, de retour à Paris, elle est metteuse en piste à l’Académie Fratellini, tout en élargissant son répertoire de violoncelliste à des musiques populaires. Actuellement, elle est comédienne et musicienne avec la troupe franco-allemande Théâtre Action.

Pour en savoir plus long sur Marilyn

Le ravissement de Marilyn Monroe suivi de Nous, Marilyn, de Anne Gorouben et Olivier Steiner a été publié par Marie Hasse aux éditions Métropolis en décembre 2021

Fragments. Poèmes, écrits intimes, lettres de Marilyn Monroe a été publié par Bernard Comment et Stanley Buchthal aux éditions du Seuil en octobre 2010

 

 

Un fabuleux sauvetage

PROJECTION / RENCONTRE

Patrimoines irréguliers de France et La Fabuloserie
sont heureux de vous annoncer la sortie de
Un fabuleux sauvetage
Film documentaire de Danilo Proietti
Projection en avant-première,
en présence de Patrimoines irréguliers de France et de l’auteur

Dimanche 22 mai 2022 à 15h – entrée libre


Halle Saint Pierre
– à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Le film
Ce documentaire raconte le deuxième sauvetage, en mai 2021, de la Tour Eiffel réalisée par Pierre Avezard dit Petit Pierre, un joyaux de l’art brut conservé à La Fabuloserie à Dicy (89, Yonne).
A travers des témoignages, des interviews et des documents d’archives, « Un fabuleux sauvetage » met en évidence les difficultés de restaurer l’éphémère et la créativité nécessaire pour sauver une œuvre d’art hors-normes.

Bande annonce

Le manège de Petit Pierre
« Ça couine, ça grince, ça racle et c’est une véritable merveille visuelle et sonore que le Manège de Pierre Avezard, dit « Petit Pierre ».
Fabriqué pendant un demi-siècle, à partir de bouts de tôles, de morceaux de fer blanc récupérés, de boulons, de débris de métaux, ce Manège – ainsi nommé par son créateur- tient plus du spectacle total que de la mécanique foraine. On y pénètre par une sorte de petit sas qui fait aussitôt basculer le visiteur dans un univers parallèle, entièrement animé. Entourés de machines mouvantes et bruyantes qui reconstituent le quotidien de Petit Pierre, on découvre alors un univers campagnard et onirique, réel et rêvé, authentique et farceur, rempli de personnages rigolards et d’animaux facétieux – comme cette vache électrique qui prend un malin plaisir à asperger d’eau le visiteur imprudent – sans oublier des véhicules en tout genre : des voitures, des chars, des tracteurs, mais aussi des tramways qui passent en brinquebalant au-dessus de nos têtes, des bombardiers qui lâchent des billes sur une tôle dans un son d’enfer, peinant à couvrir le bruit du moteur qui fait mouvoir l’ensemble des machines ; le tout étant dominé par une immense tour Eiffel de 23 mètres de haut. »
– Céline du Chéné– France culture

 Pierre Avezard, dit « Petit Pierre » (vacher dans le Loiret, 1909-1992)
Infirme et autodidacte, il est l’auteur du « manège de Petit Pierre », exposé à La Fabuloserie à Dicy dans l’Yonne. Il vécut toute sa vie dans le village de Fay-aux-Loges, dans le Loiret.

Sites internet :
http://www.fabuloserie.com
patrimoines-irreguliers.org

 

 

RENCONTRE / CONCERT / EXPOSITION
 Nadia Szczepara, “Tactiques sanitaires”
Dessins
15 – 30 avril 2022
 Halle Saint Pierre – à la librairie 

Les éditions Les Amateurs de l’Ours vous proposent de rencontrer l’artiste peintre et dessinatrice Nadia Szczepara à l’occasion de l’exposition des dessins de son livre “Tactiques sanitaires”, et de découvrir les chansons du nouvel album de Léonore Boulanger « Un lièvre était un très cher baiser ».

RENCONTRE / CONCERT

Dimanche 17 avril 2022

Rencontre avec Nadia Szczepara  dimanche 17 avril à 15 heures – entrée libre
suivie du concert de Léonore Boulanger à 16 heures – entrée 5€


Halle Saint Pierre – à l’auditorium

Extraits du nouvel album  « Un lièvre était un très cher baiser »,  inspiré des écrits
d’Ernst Herbeck, patient de longue durée au Centre Gugging près de Vienne.
Avec
Léonore Boulanger :
voix, mini-mégaphone, mini steel-drum, flûte à coulisse, clavier.
Jean-Daniel Botta : voix, guitare.
Laurent Sériès : percussions, casio, toy box

*

Nadia Szczepara
Installée dans le bocage vendéen où elle a créé avec Benjamin Barouh Les Amateurs de l’Ours (maison d’édition et lieu de résidence pour artistes, contemplatifs et amateurs), Nadia Szczepara peint, écrit et dessine. Son recueil “Tactiques sanitaires” raconte la traversée de l’écran hygiénique et la métamorphose numérique. C’est le journal de bord d’une artiste peintre qui voit dans le confinement la métaphore imagée, voire la caricature, de l’époque. La réalité se détache du socle terrestre pour se confondre à sa figure de style. Les dessins, écrits à l’encre de chine, donnent forme à l’étrange récit de cette désincarnation stupéfaite qui cherche à ne pas perdre son calme alors que s’accélère la robotisation des rapports humains.

Léonore Boulanger
Captivante hybridation entre une chanson ultra-violette et la découverte d’écrits bruts d’un poète asilaire autrichien : « Un lièvre était un très cher baiser » constitue le 5ème album au kaléidoscope de Léonore Boulanger & Jean-Daniel Botta, chanteurs multilingues, musiciens aimablement aberrants accompagnés du percussionniste Laurent Sériès.
Comme on tire les cartes : Le matin, L’automne, Le rêve, L’arc-en-ciel, La vie, L’ours-danseur… Ils partent en quête des fulgurances de Ernst Herbeck, patient de longue durée au Centre Gugging près de Vienne. Poèmes fragmentés, langue inventée, de quoi rêver une outre-lande aux sonorités transmentales, un bondissant territoire de tendresses et d’expérimentations.
– Photo : Laurent Orseau

 « Chairs Vives » 

    Un après-midi avec Nancy Huston & Coraly Zahonero
autour de Grisélidis Réal, écrivaine et prostituée

Dimanche 24 avril, à 15 heures
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

LECTURES
d’après deux ouvrages qui viennent de paraître 

Reine du réel – Lettre à Grisélidis Réal de Nancy Huston.
Editions NiL, 2022
Chair vive – Poésie complète de Grisélidis Réal.
Préface de Nancy Huston. Ed. Seghers, 2022


Lectures par

Nancy Huston & Coraly Zahonero de la Comédie-Française

*

Grisélidis Réal, écrivaine et prostituée suisse, a fui le milieu bourgeois, calviniste et rigide où elle est née pour mener une vie libre. Une vie marquée par des histoires avec des hommes violents, des dizaines de milliers de relations tarifées, quatre enfants placés, des fausses couches, mais une vie illuminée par l’art et l’engagement militant au nom des travailleuses du sexe.

Poétesse magnifique, figure rebelle et courageuse, Grisélidis Réal fascine depuis de longues années la comédienne Coraly Zahonero (de la Comédie française), qui lui consacre dès 2016 un “Seule en scène”. C’est en voyant cette pièce à Avignon que Nancy Huston découvre la suissesse flamboyante, et comprend soudain que Réal non seulement la dérange et la fascine mais la concerne. 

Elle écrit à son tour une “Lettre à Grisélidis Réal” intitulée REINE DU RÉEL, qui vient de paraître aux Editions NiL. En parallèle, les éditions Seghers réunissent pour la première fois en volume, les poésies écrites par Grisélidis Réal tout au long de sa vie (de treize ans à sa mort).

Dans CHAIRS VIVES, un montage d’extraits tirés de ces deux livres, Zahonero et Huston font entendre en dialoguant la rage, l’intelligence sans compromis et la passion vitale de cette femme décidément inclassable.

Notices biographiques

Nancy Huston a passé son  enfance au Canada, son adolescence aux États-Unis et sa vie adulte en France. Écrivant en français comme en anglais, elle pratique de nombreux genres : roman, essai, littérature jeunesse, scénario et théâtre. Femme de lettres, féministe et musicienne, Nancy Huston a publié plus d’une vingtaine de romans et essais en français, récompensés de nombreux prix littéraires. Parmi ses romans on peut mentionner Instruments des ténèbres (1996, prix Goncourt des lycéens), L’Empreinte de l’ange (1998, prix des Lectrices de Elle), Lignes de faille (2006, prix Femina et France Télévisions) ou Arbre de l’oubli (2021).

Coraly Zahonero née à Montpellier, est comédienne et metteur en scène et débute à 16 ans dans la Juliette de Shakespeare.
Elle intègre deux ans plus tard le Conservatoire National Supérieur d’Art dramatique de Paris et entre à 25 ans à la Comédie-Française, dont elle devient Sociétaire en 2000. Elle y côtoie les plus grands auteurs, et a travaillé sous la direction d’Alain Françon, Omar Porras, les collectifs tgSTAN-DeKOE Discordia, Pauline Bureau…Elle a adapté et mis en scène l’œuvre de Réal et en a fait un spectacle
« Grisélidis » qu’elle a joué, entre autres, au Studio Théâtre de la Comédie-Française et au festival d’Avignon en 2016.

 

 

 

Werner Lambersy

Lecture – Rencontre

Pour saluer Werner Lambersy
( 16 nov 1941- 18 oct 2021)

À l’ occasion de la parution du N°3 de la revue Meteor* dont
Werner Lambersy  est  l’invité d’honneur, et en ces lieux auxquels il était
si attaché, la Halle Saint Pierre vous convie à une lecture-rencontre dont les intervenants ont à cœur de partager l’écho de la voix toujours vive du poète.

Dimanche 10 avril 2022, 15h

En compagnie de :
Sébastien kwiek, rédacteur de la revue Meteor
Marianne Auricoste, comédienne et poète
Seyhmus Dagtekin, poète
Brigitte Dusserre Bresson, artiste plasticienne
Patricia Castex Menier, poète

Halle Saint Pierre – à l’auditorium (entrée libre)
Réservation conseillée au : 01 42 58 72 89

WERNER LAMBERSY, né à Anvers le 16 novembre 1941, a vécu de 1980 jusqu’à la date de son décès le 18 octobre 2021, à Paris.
Il a choisi d’écrire en français bien qu’il soit issu d’un milieu néerlandophone.

Attaché littéraire au Centre Wallonie-Bruxelles de Paris jusqu’en 2002, il est l’auteur d’une 60 d’ouvrages traduits en 20 langues.
Auteur  de recueils de poésie, mais également de textes en prose, il est considéré comme une voix majeure de la littérature francophone. Il est notamment l’auteur d’une anthologie qui balise son parcours sur plus de quarante années de création poétique, « L’éternité est un battement de cils » aux éditions Actes Sud, 2005.

Sa poésie, celle d’un voyageur sur quatre continents, qui poursuit une méditation ininterrompue sur le dépassement de soi dans l’amour et l’écriture, a été honorée par de nombreux prix, dont le prix Mallarmé, le prix Théophile-Gautier, le prix de la SGDL (Société des Gens de Lettres) et le prix international de poésie francophone Yvan-Goll. Il est également  Chevalier des Arts et des Lettres.

Werner Lambersy, extrait de L’éternité est un battement de cils, Actes Sud :

« Lire ou écrire un poème, c’est s’absenter des masques de soi, retourner au premier cri du premier souffle qui nous jeta, déchirés, des forges de la galaxie ici sur cette terre et retrouver l’éternel instant de l’éternel début ; c’est encore l’autre, l’autrement, l’inentendu des mots… comme on laisse, dans une chaise longue, sur les plages de l’espace et face à l’océan du temps, le chapeau de paille de notre vie et le nez de clown de nos destins. Lire, c’est dresser l’inventaire des invendus de la création, se convaincre que l’éternité n’est qu’un battement de cils de l’instant, avant la dispersion des collections de nos cinq sens, dans les ventes publiques de l’âme et sous les enchères de l’oubli. Est-ce à ce point dérisoire de tenter l’écoute d’un poème qu’il faille y voir uniquement le don d’une enfance attardée ou la recherche folle du génome humain de l’amour ? »

Dernières parutions

Dormances
, Le Réalgar, 2020
Table d’écoute, Al Manar, 2020
Le jour du chien qui boite, éditions Henry, 2020
Et plus si affinités, éditions du cygne, 2020
Les convoyeurs attendent, Rhubarbe, 2020
Entrées maritimes,  À l’index, 2020
L’égarement d’écrire, Collodion, 2021
Mémento des archers de Shu, MaelstrÖm, 2021
L’œil à facettes, (avec Patricia Castex Menier, sur des photos de Jean Pol Stercq ) Rhubarbe, 2021
Agendada, V. Rougier, 2021    

METEOR
Revue de création poétique – n° 03 – Janvier 2022
Werner Lambersy – Incandescence

https://www.lachouetteimprevue.com/revue-meteor

                                          

Caroline Emery

RENCONTRE  / PROJECTION

Tire langue
(7mn, 2003, documentaire peint )  
Film de Caroline Emery et Stephan Bauer

Des hirondelles 
(40 mn, 2019, documentaire  – film, peintures, photographies)
Film de Caroline Emery

suivi d’une rencontre conduite par Edmée Doroszlaï
(curatrice de l’exposition collective Face to Face – Montreuil 2019*)

Dimanche 3 avril, à 15h – entrée libre
Réservation conseillée au : 01 42 58 72 89
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

 

LES FILMS

Tire langue (7mn), 2003, documentaire peint 
Le temps d’une histoire vraie, l’espace d’une peinture imaginaire. 

Louise, la Gabonaise raconte une de ses relations amoureuses : « Il m’a demandé de faire l’amour dans l’eau, de faire des tire-langues. J’ai refusé. »
À la joie de l’espace pictural et du ton crûment naïf de la voix qui fait sourire, s’instille petit à petit un sentiment de malaise. Cette histoire apparaît alors comme un témoignage de la violence sous-jacente aux rapports entre hommes et femmes.

Réalisation : Caroline Emery et Stephan Bauer
Production : Le GREC (Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques)
Sélection Festivals : 3ème escales documentaires (La Rochelle), Traces de vie (Clermont-Ferrand), Paris tout court, FIFCA (Canada), Festival Côté Court (Pantin), Festival International de Films de Femmes (Créteil), 16ème Festival Filmmor (Istanbul)…
Bande annonce Tire Langue 

Des hirondelles (40 mn, 2019, documentaire – film, peintures, photographies)
Un temps pour la parole, un espace pour le souvenir.

Deux histoires de viols en écho, l’une à Téhéran et l’autre à Paris. Deux petites filles, Nasrin et Caroline, doivent affronter, seules, une violence masculine dont elles ne savent rien.                
Réalisation : Caroline Emery
Production : JMF Productions, Franck Saint Cast
Sélection festivals : 18ème Festival Filmmor (Istanbul)
Bande annonce Des hirondelles

Notice biographique 
Caroline Emery, diplômée de la Fémis, monteuse itinérante de fictions et de documentaires au gré de ses séjours au long-court entre le Moyen-Orient et le Maghreb, fait régulièrement des pas de côté en réalisant ses films à partir de récits biographiques et autobiographiques.

Ses deux premières œuvres surgissent comme une échappatoire réactionnelle à son propre vécu. Son travail débute par une longue et minutieuse création picturale à la gouache inspirée par des témoignages intimes puis se déploie dans un va-et-vient hybride de séquences documentaires, photographies et gouaches fixes ou animées.

« Jusqu’à ma rencontre avec Nasrin à Téhéran qui m’a amenée à réaliser Des hirondelles, je n’avais jamais osé faire un film sur l’inceste dont j’ai été victime mais je me rends compte aujourd’hui que Tire langue en contenait les prémices. »
Caroline Emery
+ d’infos

Exposition collective Face to Face Montreuil 2019 dont Caroline Emery
Tire langue – Installation vidéo et extraits de la fresque monumentale à la gouache de 30 mètres de long en 12 panneaux de 260 x 75 cm sur Canson ; 
Des hirondelles, installation vidéo et 9 gouaches format moyen – taille variable.

 

 

Rencontres en surréalisme

Rencontres en surréalisme 
Organisées par Françoise Py

Chaque deuxième samedi du mois
dans le cadre de
l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

*
 Samedi 14 mai 2022, 11h-18h

Les femmes artistes surréalistes :
Journée en hommage à Georgiana Colvile

organisée par Françoise Py, Annie Richard et Gabriel du Rivau.

11h-12h30 : interventions des organisateurs et de Dawn Ades et Bernard Mc Guirk.

14h-15h45 : Interventions de Mimi Mortimer, Jean-François Rabain, Jelena Novakovitcj, Valentine Favre et Chantal Grimm

16h : Dames de Chœur et de Piques, spectacle pour huit chanteuses, conçu et réalisé par Chantal Grimm autour des auteures-compositrices du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle.

Georgiana Colvile, universitaire. La majorité de ses travaux de recherche porte sur le surréalisme, et tout particulièrement sur les femmes surréalistes dans les domaines littéraires et artistiques. Ils comprennent une édition des écrits de Valentine Penrose, Ecrits d’une femme surréaliste (2001), l’anthologie Scandaleusement d’elles, trente-quatre femmes surréalistes (1999), et la femme s’entête (1998), actes du colloque de Cerisy ta part du féminin dans le surréalisme.

DAMES DE CHŒURS ET DE PIQUES
Ou les chansonnières d’avant l’époque du disque.

Spectacle pour 8 chanteuses conçu par Chantal Grimm, et réalisé avec l’association des Ecrivants Chanteurs

Dans le métier de la chanson, les femmes ont toujours eu le rôle d’interprètes. Or, des compositrices, il y en a eu depuis la naissance de cet art populaire dans toutes les classes de la société, mais elles sont la plupart du temps restées anonymes. C’est sous le Consulat puis le premier Empire que l’on voit apparaître les premiers succès de femmes signataires, avec Constance de Salm auteure, et la reine Hortense compositrice. Dans les salons privés, seules étaient admises les voix lyriques, aussi la poésie se noyait-elle trop souvent dans une romance de convention jusqu’à l’apparition d’une grande poétesse – encore mise en musique aujourd’hui -, Marcelline Desbordes-Valmore. Or, on trouve son nom dans les anthologies poétiques, sans savoir qu’elle a passé sa vie sur les planches! L’artisanat de la chanteuse créatrice était né. Loïsa Puget, mariée à un auteur, a pu elle-même mener une carrière originale qui a servi de modèle aux jeunes filles de sa génération. Mais dans les cabarets littéraires appelés Caveaux (nés juste avant la Révolution) les femmes restaient interdites. Dans les goguettes ouvrières du début du XIXème elles purent pousser la porte et y faire parfois une carrière modeste comme Elisa Fleury. Quant aux théâtres et aux cafés-concert, seules la grivoiserie ou la romance étaient admises au féminin : Céleste Mogador, prostituée, puis comtesse, joua sur les deux tableaux. Térésa, puis Yvette Guilbert, à vingt ans de distance, y créeront par leur interprétation l’une le style comique, l’autre le style «diseuse», qui devaient l’un et l’autre révolutionner le genre et se perpétuer jusqu’à aujourd’hui, mais elles n’écrivaient pas elles-même leurs chansons (et ne figurent donc pas dans ce spectacle). Dans les cabarets de Montmartre de la fin du siècle, on ne comptait encore que des hommes sur scène, à l’exception de Marie Krysinska, créatrice du vers libre, qui composait au piano pour les chansonniers. A l’opéra, Augusta Holmès, trop tôt comparée à Wagner, vit sa carrière bloquée par une misogynie sans appel, mais ses Noëls ont quand même survécu. Parolière et en liberté comme en prison, Louise Michel a laissé des traces dans les chorales anarchistes. Enfin, très loin du monde et ses fureurs, Marie Noël, plus reconnue dans ses œuvres mystiques, aligne ses chants sauvages de poétesse et musicienne avec un demi-siècle d’avance sur la «Rive Gauche». Chacune de ces figures, grand’ mères méconnues d’une Barbara ou d’une Anne Sylvestre, viendra sur scène livrer un court moment de sa biographie et chanter un ou deux titres, d’une voix naturelle qui permettra de prendre en compte sa poésie.

CONSTANCE DE SALM (1767-1845) : Chantal Grimm et Catherine Merle
MARCELINE DESBORDES-VALMORE (1786-1859) : Fabienne Moachon
ELISA FLEURY (1795-1862) : Evelyne Neuvelt
LOÏSA PUGET (1810-1889): Catherine Merle
CÉLESTE MOGADOR (1824-1909): Hélène Deligny
LOUISE MICHEL (1830-1905): Marie-Laure Gasnier
AUGUSTAHOLMÈS (1847-1903): Rosely Graff
MARIE KRYSINSKA (1845-1908): Chantal Grimm
MARIE NOËL (1883-1967): Christiane Oriol

Au piano: Rosely Graff
Au violon: Catherine Merle
A la régie: Eric Denis

Contact:
ecrivantschanteurs@free.fr
chantal.grimm@free.fr
Tél. 06 87 61 85 75
www.ecrivantschanteurs.com
www.chantalgrimm.com

SPECTACLE PRÉSENTÉ SAMEDI 14 MAI A 16H
A L’AUDITORIUM DE LA HALLE ST PIERRE
SUR L’INVITATION DE L’ASSOCIATION APRÈS ET DE L‘ASSOCIATION FEMMES-MONDE
Au cours de la journée consacrée à la mémoire de Georgiana Colvile

 


Dimanche 15 mai , 15h à 18h – entrée libre

Gisèle Prassinos
ou la révolution surréaliste du genre

par Annie Richard de l’association Femmes Monde.


Performance par Jackie Constant

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Photographie de l’écrivain Gisèle Prassinos récitant ses poèmes au groupe surréaliste en 1934, par Man Ray

Les textes spontanés écrits par Gisèle Prassinos, fillette de 14 ans, en 1934, écrit pour s’amuser, furent aussitôt admirés par les surréalistes.
Breton est visiblement médusé : voici la femme-enfant, ‘ l’écolière ambiguë ‘ en personne, l’incarnation de l’écriture automatique.  Ils voient dans ses écrits « la véritable illustration du langage automatique par excellence ». Man Ray la photographie lisant ses poèmes au Café Dynamo. Ses premiers poèmes paraissent en 1934 dans les revues Minotaure et      Document 34.

Gisèle Prassinos (1920-2015) par Annie Richard 


SAMEDI 4 JUIN de 15h à 18h – entrée libre

Qui êtes-vous Nadja ?

Nous chercherons à savoir qui fut Nadja, l’héroïne d’André Breton. Léona Delcourt s’était donnée ce pseudonyme « parce qu’en russe, c’est le commencement du mot espérance, et parce que ce n’en est que le commencement ».

Avec la participation de Henri Béhar, Françoise Py, Jean-François Rabain et Georges Sebbag. Lectures par Charles Gonzales et Sarah Froidurot.

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation indispensable au : 01 42 58 72 89

 

 


PROGRAMME 2021 / 2022

Rencontres en surréalisme
organisées par Françoise Py à la Halle Saint-Pierre
chaque deuxième samedi du mois
dans le cadre de l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme (L’APRES)
accueil par Martine Lusardy

Samedi 11 septembre 2021, 14h30

Projection du film consacré à Virginia Tentindo : Minimes innocences (version intégrale jamais montrée), réalisateur Fabrice Maze, sur un scénario de Jean-François Rabain, 100’, 2011. Introduction par Fabrice Maze et Jean-François Rabain. Présentation de l’ouvrage collectif dirigé par Christophe Dauphin et Odile Cohen-Abbas : Virginia Tentindo, les mains du feu sous la cendre (ed. Les Hommes sans Épaules et Rafael de Surtis, 2021).

Samedi 16 octobre 2021 (14h-18h15) : Journée d’étude sur Charles Fourier
dirigée par Henri Béhar et Françoise Py

14h-14h10 : Ouverture par les organisateurs
14h10-14h40 : Henri Béhar : Charles Fourier dans l’œuvre d’André Breton
14h40-15h30 : Michel Maffesoli : Charles Fourier, de l’Utopie aux utopies interstitielles
Pause

15h45-16h15 : Charles Gonzales : Lecture de l’Ode à Charles Fourier d’André Breton
16h15-16h55 : Joël Gayraud : Au miroir des analogies, le surréalisme et Charles Fourier
16h55-17h35 : Patrick Tacussel : La Révolution française selon Charles Fourier

Pause
17h45-18h15 : Hélène Strohl et Patrick Tacussel, directeurs de la revue Les Cahiers Européens de l’Imaginaire, CNRS Editions, Aurélien Fouillet (anthropologue) présenteront le dernier numéro sur La Nuit ainsi que divers contributeurs de ce numéro. http://www.lescahiers.eu/

Samedi 13 novembre 2021, 11h-18h

Journée d’étude sur Louis Janover, dirigée par Henri Béhar, Michel Carassou et Françoise Py.
11h-12h30 : Introduction par Henri Béhar.
Louis Janover : Pourquoi j’ai accepté de venir entendre parler de moi.
Maxime Morel : Front Noir et surréalisme.
14h-16h30 :
Georges Rubel : Oser faire de l’art dans Front Noir.
Florian Langlais : Perception de Front Noir par un jeune d’aujourd’hui.
Michel Carassou : Benjamin Fondane et Louis Janover : un même combat.
Table ronde avec tous les intervenants et les organisateurs.
16h45-17h45 : Lecture performance par Charles Gonzales du texte d’Antonin Artaud, Van Gogh le suicidé de la société.

Samedi 11 décembre 2021, 15h

Projection du film Victor Brauner, le grand illuminateur totémique, réalisateur Fabrice Maze (52′, DVD coproduit par Aube Breton-Élléouët et Seven Doc, collection Phares) précédé par une conférence sur Victor Brauner par Fabrice Pascaud puis une présentation du film par le réalisateur et Fabrice Pascaud. Débat avec la salle.

Samedi 12 février 2022, 15h

Où suis-je, dans cette foule ?
Lecture musicale par Bernard Ascal de textes de Pierre Mac Orlan et de Bernard Ascal.
Avec Loïc Roignant (batterie) et Gaël Ascal (lutherie électronique et basse).

Samedi 12 mars 2022, 15h

Séance en hommage à Fernando Arrabal en sa présence : Les Arrabalesques, dans le cadre du Printemps des Poètes 2022, sur le thème de l’Éphémère.
Conférence d’Alejandra Chulia Jordan : Arrabal et le Théâtre Panique en France.
Participation de François Naudin, du Collège de Pataphysique.
Performance collective sur le texte d’Arrabal, Les Neuf fiancées de Roland Topor, par Lucienne Deschamps, Gwénaelle L.
Livres d’artiste réalisés en collaboration avec Fernando Arrabal par Dorothée Bouchard, Jean-Marc Brunet et Isabel Etchari présentés par Caroline Corre.
Wanda Mihuleac, coorganisatrice de la séance, en assurera la modération.

Samedi 9 avril 2022, 15h

Conférence de Goerges Sebbag sur Les Dix Cahiers surréalistes d’avril 1924, dont il a établi l’édition et assuré la présentation, Domaine Jean-Michel Place DILECTA, 2021.

Samedi 14 mai 2022, 11h-18h

Les femmes artistes surréalistes : Journée en hommage à Georgiana Colvile organisée par Françoise Py, Annie Richard et Gabriel du Rivau.
11h-12h30 : interventions des organisateurs et de Dawn Ades et Bernard Mc Guirk.
14h-15h45 : Interventions de Mimi Mortimer, Jean-François Rabain, Jelena Novakovitcj, Valentine Favre et Chantal Grimm
16h : Dames de Chœur et de Piques, spectacle pour huit chanteuses, conçu et réalisé par Chantal Grimm autour des auteures-compositrices du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle.

Dimanche 15 mai, 15h-18h

Après-midi consacrée à l’œuvre de Gisèle Prassinos par Françoise Py et Annie Richard de l’Association Femmes Monde.

15h : Intermèdes musicaux à la cithare par Yvan Navaï.
15h15 : Présentation de l’artiste par Annie Richard.
15h45 : Projection du film de Fabrice Maze : Le Monde suspendu de Gisèle Prassinos (30’).
16h15 : Intervention video de Masao Susuki.
16h30 : Intermèdes musicaux à la cithare par Yvan Navaï.
16h45 : Performance J’march’ pas avec Antigone par Constance Hélivérac accompagnée par Yvan Navaï.
17h : Débat avec le réalisateur et Annie Richard.

Samedi 4 juin, 15h

Qui êtes-vous Nadja ? Nous chercherons à savoir qui fut Nadja, l’héroïne d’André Breton. Léona Delcourt s’était donnée ce pseudonyme « parce qu’en russe, c’est le commencement du mot espérance, et parce que ce n’en est que le commencement ». Avec la participation de Henri Béhar, Françoise Py, Jean-François Rabain et Georges Sebbag. Lectures par Sarah Froidurot et Charles Gonzales.

Samedi 11 juin 2022, 15h

Conférence de Monique Sebbag : Joies et désarrois de Simone Kahn. Simone Kahn (dite aussi Simone Collinet) est la première épouse d’André Breton.

Les Journées d’étude sont organisées avec le concours de l’université Paris 8, Laboratoire Arts des Images et Art Contemporain (AIAC), équipe de recherche Esthétique, Pratique et Histoire des Arts (EPHA). Halle Saint-Pierre, auditorium, 2 rue Ronsard, 75018, Paris, métro Anvers. Entrée libre. Renseignements : Françoise Py : 06 99 08 02 63 et francoise.py@univ-paris8.fr

 

Editions Unes

RENCONTRE / LECTURE

Editions Unes : hier, aujourd’hui et demain
à l’occasion des 40 ans des éditions Unes
rencontre et lecture de
Billy Dranty, responsable de l’édition des Écrits de La Bête noire de René Daumal,
Jean-Louis Giovannoni, écrivain central du catalogue,
et Raluca Maria Hanea, poète et traductrice,
en présence de l’éditeur François Heusbourg.

Chacun des intervenants témoigne de la volonté constante des Editions Unes depuis 1981 de découvrir de nouvelles voix poétiques, aussi bien françaises qu’étrangères, et de suivre leur œuvre avec fidélité, sans renier le patrimoine littéraire du XXe siècle.

suivi de signatures
et présentation d’une sélection de livres à la librairie de la Halle Saint Pierre 

Dimanche 13 mars 2022 à partir de 15 heures
Halle Saint Pierre
– à l’auditorium (entrée libre)
Réservation indispensable : 0 14 25 87 2 89

*

LES EDITIONS UNES

Fondées en 1981 par Jean-Pierre Sintive, les Editions Unes ont bâti au fil du temps un catalogue incontournable dans la poésie contemporaine, associant livres à grands tirages et ouvrages de bibliophilie, avec une attention particulière à la mise en relation des écrivains et des artistes.

Les Editions Unes ont introduit de nombreux auteurs étrangers en France, notamment Paul Auster, Thomas Kling, George Oppen, Pia Tafdrup, Geoffrey Squires ou José Angel Valente, et ont contribué à la découverte ou à la notoriété de certains des poètes français les plus important de leur génération, de Ludovic Degroote à Guy Viarre, en passant par Jean-Louis Giovannoni et Hervé Piekarski.

Figurent aussi au catalogue des poètes tels que Joë Bousquet, Paul Celan, François Cheng, René Daumal, Emily Dickinson, Christian Dotremont, André du Bouchet, Bernard Lamarche-Vadel, Thierry Metz, Henri Michaux, Bernard Noël, Roberto Juarroz, Gabriela Mistral, Fernando Pessoa, Antonio Porchia, Charles Reznikoff ou William Carlos Williams.

Après un arrêt des publications en 2002, Jean-Pierre Sintive a confié en 2013 la maison à François Heusbourg, qui a installé les bureaux à Nice, dans un espace où se côtoient expositions d’art contemporain et lectures de poésie. Il perpétue depuis lors sa tradition d’édition en typographie, alliant la fidélité aux auteurs du catalogue qui compte à ce jour 360 titres, à l’accueil de nouveaux poètes, tant français qu’étrangers.

NOTICES BIOGRAPHIQUES

Billy Dranty est né à Rouen en 1975. Son travail poétique a été principalement publié aux éditions Fissile (dont une trilogie : L’hydre-anti / Derelictus / Rivage veuf), Derrière la salle de bains, Barre parallèle, et plus récemment aux éditions du Canoë avec un livre double, Advers/Attract obstruct (2021). Éditeur critique, il a établi, documenté et présenté les correspondances croisées de René Daumal avec Léon Pierre-Quint (en collaboration avec Bérénice Stoll, Ypsilon, 2014), de Roger Gilbert-Lecomte avec René Daumal (Ypsilon, 2015), celles de Richard Weiner avec les poètes du Grand Jeu (en collaboration avec Erika Abrams, Fissile, 2019), ainsi que les Lettres à Pierre Minet de Max Blecher (L’Arachnoïde, 2020) et les Écrits de La Bête noire de René Daumal (Unes, 2021). Il a en outre pourvu d’un encadrement éclairé une nouvelle édition du Mont Analogue, dans l’ouvrage Les Monts Analogues de René Daumal (Gallimard, 2021).

Jean-Louis Giovannoni est né à Paris en 1950. Il a exercé le métier d’assistant social pendant plus de trente-cinq ans en hôpital psychiatrique. Il ouvre son œuvre poétique avec Garder le mort en 1975, livre de deuil qui deviendra un classique de la poésie contemporaine. Auteur d’une trentaine d’ouvrages chez divers éditeurs (Unes, Leo Scheer, Lettres Vives, Champ Vallon…), il compose une poésie de fragments interrogeant le malaise d’un rapport intime et extérieur au monde (Les Mots sont des vêtements endormis, Ce lieu que les pierres regardent, L’air cicatrise vite). Ce rapport à l’espace s’incarne jusqu’à une forme d’abstraction aérienne à la fin des années 80 (L’Invention de l’espace, L’Immobile est un geste, Pas japonais) avant de faire place à de nouvelles formes, entre prose et poème. Depuis les années 90, ses thèmes interrogent notamment la violence des rapports sociaux (L’Élection, Journal d’un veau, Sous le seuil, L’échangeur souterrain de la Gare Saint-Lazare), mêlant fantasmagorie et biographie, grotesque et pulsion, dans une figuration du monde ou le fourmillement de l’invisible se mêle à l’instabilité du corps personnel et collectif. Il s’occupe par ailleurs de la publication des textes inédits de Raphaële George. Lauréat du prix Georges-Perros en 2010, il a été président de la Maison des écrivains et de la littérature.

Raluca Maria Hanea est née en Transylvanie en 1982. Elle s’installe au début des années 2000 à Paris et devient directrice artistique adjointe au Festival de Cinéma Européen des Arcs. Son travail littéraire est nourri d’une temporalité sans cesse modulée par l’étrangeté d’exister. Chaque fragment devient, à travers la reprise et la superposition des formes, la réécriture du précédent dans une interrogation obsessionnelle des images et du corps. Elle accompagne régulièrement son travail de dessins, collages et photographies. Après des publications en revue (Aka, remue.net, N47, Mula Blanca, Babel Heureuse) Retirements est son deuxième livre aux Editions Unes, après sans chute en 2016. Elle a également traduit chez le même éditeur Mire, le premier recueil de la poétesse américaine Solmaz Sharif en 2019, avec François Heusbourg. La ville de Menton a créé un jardin en 2021 pour le Festival des Jardins de la Côte d’Azur autour de son œuvre et de celles des poétesses Flora Bonfanti et Emily Dickinson. Son troisième livre, Disparition initiale est à paraître aux Editions Unes en 2023.

Poète, éditeur et traducteur, François Heusbourg est né en 1981 à Paris. Ses livres ont notamment paru aux éditions Mémoire Vivante, Isabelle Sauvage ou Æncrages & Co. Il est également le traducteur en français de l’œuvre du poète irlandais Geoffrey Squires et a entrepris la traduction des poèmes d’Emily Dickinson. Il a aussi traduit avec Raluca Maria Hanea le premier livre de la poétesse américaine Solmaz Sharif, Mire. Il anime les Editions Unes depuis 2013, dont les locaux, basés à Nice, accueillent régulièrement expositions d’art contemporain et lectures de poésie.

 

SELECTION DE LIVRES

 

 

Amélie Ravalec

PROJECTION / RENCONTRE / SIGNATURE

Projection unique du documentaire
Art & Mind (70 minutes)
et première française du film expérimental
BUTŌ (15 minutes).

Films d’Amélie Ravalec

Suivi d’un débat et d’une signature
 avec la réalisatrice Amélie Ravalec et Jean-Jacques Plaisance, directeur de la galerie
Les Yeux Fertiles et intervenant dans Art & Mind,
et d’une rencontre-signature à l’occasion de la parution de l’édition collector du
livre de photographies BUTŌ.

Les autres films et livres d’Amélie Ravalec seront également disponibles. 

Samedi  2 Avril 2022 à 15 heures

Halle Saint Pierre – à l’auditorium ( entrée libre)
Réservation indispensable : 01 4 2 58 72 89

LES FILMS

Art & Mind est un voyage dans l’art, la folie et l’inconscient. Une exploration des artistes visionnaires et de l’impulsion créatrice, des maîtres flamands aux Romantiques jusqu’au Surréalisme et à l’Art Brut.
Avec des interviews d’historiens de l’art, artistes, conservateurs de musées, neuroscientifiques et psychiatres, ainsi que plus de 350 œuvres d’art de prestigieux musées et collections.

Le film met à l’honneur de nombreux artistes dont Hieronymus Bosch, Francisco Goya, Vincent Van Gogh, William Blake, Edvard Munch, Salvador Dali, Adolf Wölfli, Henry Darger, George Widener, Augustin Lesage, Laurie Lipton, William Kurelek, Richard Dadd, André Breton, Pieter Brugel, Henry Fuseli, Leonora Carrington, Carl Jung, Paul Rumsey, Antonin Artaud…

https://www.art-mind.co.uk/a-propos

Bande annonce : https://vimeo.com/311418403

BUTŌ joue avec l’ombre et la lumière, les corps souples des danseurs se joignent à la force du boxeur Andrew Downer pour plonger dans les rêves fiévreux d’un combattant tourmenté. 

Inspiré du Butoh traditionnel de Tatsumi Hijikata et de Kazuo Ohno, des portraits emblématiques de Mishima par Eikoh Hosoe dans Barakei et des photographies de Butoh de William Klein dans Tokyo 196, BUTŌ est un hommage à l’avant-garde japonaise.

https://www.amelie-ravalec.com/butoh

Bande annonce : https://vimeo.com/613484021

Nouvelles parutions

RENCONTRES / SIGNATURES 

Un après-midi dédié à la parution de nouveaux ouvrages en résonance avec l’art brut,
en présence des auteurs  : 

* Slavko Kopač
Ombres et matières – Shadows and Materials
Fabrice Flahutez, Pauline Goutain, Roberta Trapani
Édition bilingue Hors-série Connaissance. Editions Gallimard

* Le Grand renoncement
Voies d’asile, paroles de femmes
Jean Noviel et Franck Enjolras
Photographies – Editions Loco

* L’inconscient et ses images 
Complexe, Imago, Archétype 
Viviane Thibaudier
Editions du Martin Pêcheur.

Dimanche 6 mars à partir de 14h 30

Halle Saint Pierreà l’auditorium
Entrée libre – Réservation indispensable au : 01 42 58 72 89

Livres disponibles à la librairie de la Halle Saint Pierre

PROGRAMME

14h30 – 15h15
Slavko Kopač. Ombres et matières – Shadows and Materials
de Fabrice Flahutez , Pauline Goutain , Roberta Trapani
Édition bilingue Hors-série Connaissance, Gallimard.

Par Pauline Goutain, PhD Histoire de l’art, cofondatrice du Collectif de réflexion autour de l’art brut (CrAB), directrice adjointe du musée Roger-Quilliot (Clermont-Ferrand), et Roberta Trapani, PhD Histoire de l’art, cofondatrice du CrAB et de Patrimoines irréguliers de France (PiF), de l’ouvrage qui vient de paraitre.

Né en 1913, en Croatie, formé à l’Académie des beaux-arts de, Slavko Kopac voit son nom généralement associé à son rôle de conservateur de la Collection de l’art brut fondée par Jean Dubuffet. Pourtant, l’artiste croate a laissé derrière lui une oeuvre dont la richesse rencontre la complexité du siècle qu’il a traversé.
Cet ouvrage, première monographie de l’artiste, mort à Paris en 1995, met au jour la vie et le travail d’un créateur méconnu au centre des grands enjeux de la modernité.
https://www.gallimard.fr/…/Hors-serie…/Slavko-Kopac

15h15 – 16h
Le Grand renoncement. Voies d’asile, paroles de femmes.
Par Jean Noviel et Franck Enjolras. Editions LOCO.

Un passé qui s’efface, au sein d’un lieu emblématique suscitant crainte et fascination, l’asile psychiatrique. Partis à sa découverte, Jean Noviel et Franck Enjolras livrent ici une déambulation commune, à la recherche de ses voix disparues, celles des femmes qui y furent enfermées et soignées, dans les vestiges du temps. Il y a là des histoires, notre histoire.

Lieu emblématique de l’histoire de la psychiatrie en France, l’hôpital Maison – Blanche à Neuilly-sur-Marne fut construit en 1900 afin de « désencombrer », selon les termes de l’époque, les autres asiles du département de la Seine. Il fut entièrement dédié aux femmes jusqu’en 1970. (…). L’hôpital Maison – Blanche à Neuilly-sur-Marne désaffecté, des bâtiments en ruine, délaissés, au milieu d’une nature soudain envahissante. Aux murs qui s’effritent répondent les mots d’un univers lointain où des histoires de vies sont passées. Des lettres abandonnées et sauvées de justesse lors des immersions des auteurs dans le lieu, sont devenues le prétexte d’un cheminement au cœur de cette institution symbolique et chargée de fantasmes qu’est l’asile psychiatrique.
Au fil de leur cheminement, entre les lignes de registres, dans la patine des murs, dans les allées du parc, les couloirs ébranlés, les vestiaires désertés et les détails effacés, les auteurs cherchent à interroger la base ancienne et actuelle de leur fondement. Surtout, entre les mailles du passé et du présent, ils en convoquent, à leur manière, la part d’héritage et de renoncement.
http://www.editionsloco.com/Le-Grand-renoncement

16h – 16h45
L’inconscient et ses images. Complexe, Imago, Archétype
Par Viviane Thibaudier, éditions du Martin Pêcheur.

Le mot de l’auteur : « Dans ce livre, j’ai souhaité m’adresser à tous et rendre accessible l’universalité de la pensée si complexe de Jung, en m’appuyant, à la fois, sur la clinique et sur des exemples qui sauront parler à chacun. J’aborde ainsi la genèse des grandes notions jungiennes : imago, archétype, mais aussi le soi par exemple.”

Sur les pas de C. G. Jung, l’auteure entraîne les lecteurs dans une passionnante aventure qui tient à la fois de la fouille sur des sites archéologiques de grande antiquité, et de l’exploration de forêts primaires les plus reculées …

En effet, il s’agit ici de mettre au jour des images — les archétypes — le plus souvent éradiquées de la conscience et englouties dans l’inconscient, constituant en fait un héritage ancestral qui nous appartient toujours, même si c’est à notre insu.

Pour Jung ces images sont une richesse immense qui nous habite, pour peu que l’on parvienne à extraire de cette mine d’or les éléments qui se présentent à nous, et que l’on sache les accueillir à condition d’entendre leur message qui parfois nous demande de “sacrifier” ce qui nous a semblé avoir le plus de valeur pour nous.

Praticienne accomplie, Viviane Thibaudier puise dans les échanges avec ses patients des matériaux étonnants dont elle révèle, au-delà de la signification, le sens profond. De même, témoin attentif de son époque la plus contemporaine, elle nous aide à identifier à partir d’images flouées, parfois méconnaissables, des repères de compréhension et d’action pour notre temps.

Pour chacun, enfin, à titre personnel, qu’il s’agisse de nos rêves, de notre imagination — donc aussi de nos hallucinations, voire nos délires — ou de nos productions artistiques balbutiantes ou abouties, l’auteure nous apprend à lire la grammaire et les récits de ces images qui traduisent les états de notre psyché.

En route, donc, pour une expérience forte et enrichissante !

Psychanalyste jungienne, ancienne présidente de la Société Française de Psychologie Analytique (SFPA), Viviane Thibaudier a dirigé pendant plus de 10 ans l’Institut C.G. Jung de Paris. Elle a écrit de nombreux articles dans les Cahiers Jungiens de Psychanalyse. Elle est l’auteur des livres 100% Jung, L’inconscient et ses images, et Découvrir Jung.

https://editions-martinpecheur.fr/…/inconscient-et-ses…/