La métamorphose cybernétique

ou la vie assistée par Internet

Séminaire organisé par David Hoare
(chercheur Université Paris 8) 

Une séance par mois d’octobre 2021 à juin 2022

DATES LES SAMEDIS :
9 octobre – 27 novembre -18 décembre 2021
22 janvier 2022 -26 février – 26 mars -23 avril – 28 mai -25 juin 2022

 

Halle Saint Pierre
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Ouvrir le large questionnement des effets culturels de la transformation technologique de la société, évidemment accélérée par la crise sanitaire. Un tel questionnement nous semblait nécessiter un lieu hors-norme et hors cadre, et la Halle Saint-Pierre correspond tout à fait à cette définition.


Membres du séminaire :

Julien Allavena (Doctorant en Sciences Politiques, Paris 8, Cresppa-LabToP),
Jérémie Elalouf (MCF Université Toulouse Jean Jaurès en design, Labo Lara-Seppia), David Hoare (Docteur en Esthétique de l’EDESTA, Paris 8, Labo AIAC),
Douglas Hoare (Docteur en Esthétique de l’EDESTA, Paris 8, Labo AIAC)

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La société cybernétique : état des lieux

Présentation

Depuis une trentaine d’années, les dispositifs informatiques ont profondément restructuré l’espace social et la vie quotidienne. Mais, à la faveur de la pandémie, ceux-ci ont pris une importance sans précédent : nombre de pratiques sociales essentielles (travail dans le secteur tertiaire, loisirs, etc.) auraient été impossibles sans y avoir recours. Au travers d’une myriade d’applications, de programmes informatiques en tous genres, s’esquisse une vie assistée par Internet, faite de communication à distance, dont l’usage était encore étendu par les mesures étatiques liées à la circulation du virus. L’épidémie de COVID-19 a révélé, même aux plus réticents, que la métamorphose informatique du capitalisme n’est pas une simple suite d’innovations chaotiques et isolées, mais une direction que prend la société tout entière. Un bouleversement qui s’intensifie à la faveur de la destruction du milieu vivant, et s’appuie sur la logique cybernétique.

            A l’opposé de conceptions comme le « numérique » ou les « nouvelles technologies », qui ne désignent que la dimension technique de ce processus de transformation, la notion de cybernétique, telle qu’énoncée par Norbert Wiener pour définir une école de pensée aussi bien qu’un champ de recherches pratiques, contient en soi le projet d’une société révolutionnée par le transfert et le traitement de l’information. C’est cette notion qui sera reprise et déconstruite par la théorie critique (Henri Lefebvre, Paul Mattick, Guy Debord, Tiqqun), et qui fait depuis une quinzaine d’années l’objet d’une mise en perspective historique (Céline Lafontaine, Mathieu Triclot, Jérome Segal, Ronan Le Roux).

            A l’heure du crédit social chinois et dans un contexte pandémique, la reprise de ce travail critique nous paraît urgente. Il s’agira pour nous de penser cette transformation non comme l’extension de l’espace communicationnel, mais comme une nouvelle modalité de production, étendue à la société dans son ensemble.

            L’objectif de ce séminaire mensuel est donc de proposer une analyse critique de cette transformation cybernétique. Chaque séance portera sur un thème comme le travail, les loisirs, l’État, la communication, la ville, la représentation, etc. Chacune d’elle débutera par l’intervention d’un chercheur invité, portant sur un sujet ou une enquête précise, qui sera suivie de la présentation théorique d’un membre de l’équipe et se terminera par une discussion.

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Bibliographie

Caroline Bassett, Sarah Kember, Kate O’Riordan, Furious. Technological Feminism and Digital Futures, Pluto Press, 2019.

James R. Beniger, 1986, The Control Revolution, Technological and Economic Origins of the Information Society, Cambridge-Londres, Harvard University Press.
Jonathan Bourguinon, 2021, Internet, année zéro, Paris, DivergencesCatherine D’Ignazio, Lauren F. Klein, Data Feminism, MIT Press, 2020.

Alexander R. Galloway, The Interface Effect, Polity, 2012.

Alexander R. Galloway. The Exploit: A Theory of Networks, The University of Minnesota Press, 2007.

Friedrich Kittler, Optical Media: Berlin Lectures 1999, Polity, 2009.

Céline Lafontaine, L’empire cybernétique : Des machines à penser à la pensée machine, Paris, Seuil, 2004
Henri Lefebvre, Vers le cybernanthrope, Paris, Gallimard, 1971.

Janina Loh, MarkCoeckelbergh, Feminist Philosophy of Technology, J.B. Metzler, 2019.

Lev Manovich, Le langage des nouveaux médias, Paris, Les Presses du réel, 2010.

Lev Manovich, Software takes command, New-York, Bloomsbury Academic, 2013.
Armand Mattelart, 2001, Histoire de la société de l’information, Paris, La Découverte

Paul Mattick, Marx et Keynes, Paris, Gallimard, 1972.
Marshall McLuhan, Pour comprendre les médias, Paris, Seuil, 2015.

Internationale Situationniste, Internationale Situationniste, Paris, Arthème Fayard, 1997.

Ronan Le Roux (dir. Éric Brian), La cybernétique en France (1948-1970) : Contribution à l’étude de la circulation interdisciplinaire des modèles et des instruments conceptuels et cognitifs, École des hautes études en sciences sociales (thèse de doctorat en histoire et civilisations), 2010.Thomas Rid, 2016, Rise of the machines, a cybernetic history, New York, W.W. Norton & Company.

Jérôme Segal, Le Zéro et le Un : Histoire de la notion scientifique d’information au XXe siècle, Paris, Syllepse, 2003.Mathieu Triclot, Le moment cybernétique : La constitution de la notion d’information, Seyssel, Champ Vallon, coll. « Milieux », 2008.Fred Turner, 2012, Aux sources de l’utopie numérique, Caen, C&F éditions.

Judy Wajcman, Feminism Confronts Technology, Wiley, 2013.

McKenzie Wark, Capital Is Dead: Is This Something Worse?, Verso, 2019.Norbert Wiener, La cybernétique : Information et régulation dans le vivant et la machine, Seuil, 2014.
Norbert Wiener, Cybernétique et société, l’usage humain des êtres humains, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points / Sciences », 2014.

 

 

 

Séminaire 2019

Le Séminaire mensuel 2019 à la Halle Saint-Pierre
sous la direction de Jean-Pierre Klein,

 Chaque 3ème samedi de 14H30 à 16H30 de janvier à mai
suivis d’une journée entière avec des art-thérapeutes en juin.

Violences réelles, violences symboliques  

La violence paralyse le corps de l’être violenté, elle l’empêche de penser, elle s’inscrit en deçà des mots, en deçà de toute remémoration, dans une temporalité figée. C’est l’effondrement, le deuil impossible, la fixation de la personne dans le statut de victime, voire de coupable de la violence subie. Ou bien c’est la fixation de la personne migrante, handicapée, etc., dans la violence d’une stigmatisation. L’évocation du trauma tourne à l’invocation qui le réitère. Essayer d’oublier comme si rien ne s’était passé est un leurre. Comment réagir sans tomber dans la compassion émotionnelle, le psychologisme, ou une réaction limitée à la condamnation des responsables ?

Le monde actuel n’est presque totalement que violence. Cependant, on note partout un début de prise de conscience, de dénonciation, de mobilisation. Assistons-nous au début d’une ère d’alternative violente à la violence ? Mais d’abord comprenons ce qu’est la violence, mesurons en quoi elle n’est perçue que dans sa dimension de destruction, et comment elle peut devenir une force. L’art, la sociologie, la philosophie, la psychanalyse, la pensée humaniste, les sciences de l’éducation, l’art-thérapie peuvent-ils non seulement analyser la violence agie et subie mais aussi donner des pistes de son dépassement, voire de sa transfiguration symbolique ? Qu’en est-il de la violence source de création, d’accomplissement, de dynamisme vital ? À quoi la violence comme qualité – et non comme passage à l’acte – peut-il donner accès ?

Présentation par Jean-Pierre Klein à la Halle Saint Pierre.
Dans l’exposition Art Brut japonais 2 – à voir jusqu’au 10/03/19

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Intervenants prévus :

19/01 Hervé Benoit, Dr en Sciences de l’éducation, INSHEA,  Violence dans et de l’Education Nationale (titre provisoire).

16/02 Jean-Marc Talpin : professeur de psychologie, psychologue : Violence du vieillir, violence dans  la vieillesse, violence sur les vieux.

16/03 Pascal Coulon, Enseignant en philo et en esthétique, Origines de la violence et violence des origines, L’apport de l’anthropologie de René Girard.

20/04/2019 Ahmed Madani, Metteur en scène

Le 18/05/2019 est en cours de programmation,

Le 15/06 toute la journée : L’art-thérapie, de la violence réelle à la violence symbolique.

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Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
Entrée 12 €  (6€ pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

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Jean Pierre Klein
Pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne, Jean-Pierre Klein est l’auteur de nombreux livres, soutenus notamment par Paul Ricoeur ou Jean Duvignaud, dont le
« Que Sais-je ? » sur L’art-thérapie.
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, docteur habilité à diriger des recherches en psychologie, auteur dramatique, il dirige l’INECAT, première école à délivrer des titres professionnels de « médiateur artistique » et d’« art-thérapeute » reconnus par l’État.

Ouvrages (seléction)couverture
Initiation à l’art-thérapie

Découvrez-vous artiste de votre vie.

Ed Marabout (2014)
4ème de couvertureLire un extrait
Psychothérapies d’enfants et d’adolescents : une réinvention permanente de Jean-Pierre Klein et Michel Hénin (6 mars 2014)
– Scènes d’une cure ordinaire, roman, Paris, Éditions HD, 2013
– Penser l’art-thérapie, Paris, PUF. 2012 (postface de H. Maldiney)

INECAT, établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique  et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat.
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris,
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