Raâk

SIGNATURE
Présences de pierre
Raâk, la pierre et le pinceau
Pierres peintes de Raâk, textes de Marie Gatard
L’œil de la femme à barbe Éditions

PROJECTION
Qui a crié… dans le silence de la terre ( film 60′)
Arthésée éditions, 2018 – collection à mi-voix

Rencontre avec l’artiste et la réalisatrice,
suivie de la signature par Raâk  et Marie Gatard auteur des poèmes.

Dimanche 19 avril à 15 heures, entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium


Le film
“C’est l’intimité de l’artiste qui est mise en avant dans l’ensemble du film. La réalisatrice suit l’artiste dans les lieux qui ont marqué sa vie, son parcours et sa philosophie de vivre. Une belle histoire où Raâk montre les techniques de sa création, mais aussi l’origine des forces vives qui, dans l’harmonie avec la Terre, lui ont permis de se frayer un chemin de plus grande sérénité.”
Réalisé avec la participation de Gérard Sendrey et Pascal Rigeade de La Création Franche à Bègles.

Le livre
Sortie officielle 16 mars 2020, avec une exposition des œuvres proposée par L’œil de la femme à barbe Galerie nomade et accueillie par La Fabuloserie Paris du 16 au 31 mars.

Le DVD est déjà disponible à la librairie de la Halle, le livre le sera dès sa sortie.

Lecture croisée

Véronique Daine invite Christophe Manon pour une lecture croisée

organisée par Thierry Chaveau, éditions L’Herbe qui tremble 

Samedi 29 février, à 15 heures – entrée libre

Halle Saint-Pierre, à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Amoureusement la gueule, éditions L’Herbe qui tremble
Véronique Daine

Une suite de poèmes en prose qui tentent d’observer ce qui se passe dans le corps quand on écrit ; le conflit sans merci entre le visage (cette figure composée qu’on propose à autrui, sans quoi l’existence serait invivable) et la gueule (cette « bouche d’ombre » qui parle en soi). Écrire, ce qui s’appelle écrire, suppose un état de disponibilité auquel on ne s’abandonne pas volontiers parce qu’il implique un ébranlement, une dépossession dont on ne sort pas indemne.



Tout est vanité et pâture de vent, dit l’Ecclésiaste. Rien de nouveau sous le soleil, toujours la même histoire, la même rengaine, le même drame qui se joue. Toujours la stupeur de vivre, la mort, l’amour, la toute-puissance du désir, la fulgurance de l’instant, l’immanence des présences, la joie et le désarroi, la grandeur et les faiblesses du cœur humain, la folle sarabande des terreurs enfantines, la présence des fantômes, la détresse et l’espoir, la rage et la fureur toujours tenaces malgré l’écoulement irrépressible du temps, la conviction quasi inébranlable enfin que la lecture et l’écriture sont les seuls recours qui vaillent (pour le narrateur du moins).

Pâture de vent est un chant d’amour halluciné, une sorte de danse macabre fiévreuse et envoûtante ponctuée d’éclats lumineux et de moments de grâce. On y croisera les figures du grand-père, de la mère, du petit frère mort-né, d’un ancêtre rital exilé devenu président, et bien d’autres encore. On y entendra aussi, nécessairement, la voix des morts, faisant chœur avec
celle des vivants, pour tenter modestement de rendre justice à l’intensité
des événements et, peut-être, d’attester de frêles épiphanies.

 

 

 

La Scène 

« Lecture-conversation » & Signature
par Catherine Pont-Humbert
Samedi 25 janvier à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre
– à l’auditorium
Réservation conseillée au : 01 42 58 72 89

 

La Scène, récit de Catherine Pont-Humbert 
Editions Unicité

Récit d’une enfance « trouée » par une « scène » fondatrice, ce livre sensible et gourmand fouille les émotions, les sensations.
Il explore les facettes de la force vitale qui permet d’advenir à soi en dépit du traumatisme de la scène.
Son écriture, qui alterne l’évocation d’épisodes d’enfance et le récit de la scène approchée par petites touches, est au cœur de cette énergie de vie, elle qui relie au monde et permet de garder vive l’espérance.

La scène est la face sombre de mon enfance, son recoin caché, obscur dont les ondes ravageuses se sont insidieusement propagées dans mon corps, mon âme jusqu’à entamer mon insouciance, ma vitalité et le profond sentiment d’espérance qui m’habitait. Elle a cohabité avec la face lumineuse de cette même enfance, ardente et joyeuse, de l’autre côté du miroir. Je vivais entre ces deux lieux que j’occupais tour à tour.

La scène appartient à ma mère autant qu’à moi.

Quand le cœur se relie aux émotions d’hier, quand le corps cherche les gestes d’autrefois. Est-il trop tard ? Il est peut-être trop tard pour le premier cri. Mais pour le reste ?

 

Catherine Pont-Humbert est auteur, journaliste littéraire, lectrice et conceptrice de lectures musicales. Productrice à France Culture de 1990 à 2010, elle est aujourd’hui programmatrice et modératrice de débats littéraires. Elle est notamment l’auteur de Carnets de Montréal, éditions du Passage (2016). Elle donne pour la scène des lectures d’Henry Bauchau, Andrée Chedid et Edouard Glissant. Elle a notamment adapté et dirigé la lecture musicale d’Œdipe sur la route d’Henry Bauchau, et conçu la lecture musicale Ecrire c’est dire le monde.

 

Séminaire 2019

Le Séminaire mensuel 2019 à la Halle Saint-Pierre
sous la direction de Jean-Pierre Klein,

 Chaque 3ème samedi de 14H30 à 16H30 de janvier à mai
suivis d’une journée entière avec des art-thérapeutes en juin.

Violences réelles, violences symboliques  

La violence paralyse le corps de l’être violenté, elle l’empêche de penser, elle s’inscrit en deçà des mots, en deçà de toute remémoration, dans une temporalité figée. C’est l’effondrement, le deuil impossible, la fixation de la personne dans le statut de victime, voire de coupable de la violence subie. Ou bien c’est la fixation de la personne migrante, handicapée, etc., dans la violence d’une stigmatisation. L’évocation du trauma tourne à l’invocation qui le réitère. Essayer d’oublier comme si rien ne s’était passé est un leurre. Comment réagir sans tomber dans la compassion émotionnelle, le psychologisme, ou une réaction limitée à la condamnation des responsables ?

Le monde actuel n’est presque totalement que violence. Cependant, on note partout un début de prise de conscience, de dénonciation, de mobilisation. Assistons-nous au début d’une ère d’alternative violente à la violence ? Mais d’abord comprenons ce qu’est la violence, mesurons en quoi elle n’est perçue que dans sa dimension de destruction, et comment elle peut devenir une force. L’art, la sociologie, la philosophie, la psychanalyse, la pensée humaniste, les sciences de l’éducation, l’art-thérapie peuvent-ils non seulement analyser la violence agie et subie mais aussi donner des pistes de son dépassement, voire de sa transfiguration symbolique ? Qu’en est-il de la violence source de création, d’accomplissement, de dynamisme vital ? À quoi la violence comme qualité – et non comme passage à l’acte – peut-il donner accès ?

Présentation par Jean-Pierre Klein à la Halle Saint Pierre.
Dans l’exposition Art Brut japonais 2 – à voir jusqu’au 10/03/19

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Intervenants prévus :

19/01 Hervé Benoit, Dr en Sciences de l’éducation, INSHEA,  Violence dans et de l’Education Nationale (titre provisoire).

16/02 Jean-Marc Talpin : professeur de psychologie, psychologue : Violence du vieillir, violence dans  la vieillesse, violence sur les vieux.

16/03 Pascal Coulon, Enseignant en philo et en esthétique, Origines de la violence et violence des origines, L’apport de l’anthropologie de René Girard.

20/04/2019 Ahmed Madani, Metteur en scène

Le 18/05/2019 est en cours de programmation,

Le 15/06 toute la journée : L’art-thérapie, de la violence réelle à la violence symbolique.

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Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
Entrée 12 €  (6€ pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

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Jean Pierre Klein
Pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne, Jean-Pierre Klein est l’auteur de nombreux livres, soutenus notamment par Paul Ricoeur ou Jean Duvignaud, dont le
« Que Sais-je ? » sur L’art-thérapie.
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, docteur habilité à diriger des recherches en psychologie, auteur dramatique, il dirige l’INECAT, première école à délivrer des titres professionnels de « médiateur artistique » et d’« art-thérapeute » reconnus par l’État.

Ouvrages (seléction)couverture
Initiation à l’art-thérapie

Découvrez-vous artiste de votre vie.

Ed Marabout (2014)
4ème de couvertureLire un extrait
Psychothérapies d’enfants et d’adolescents : une réinvention permanente de Jean-Pierre Klein et Michel Hénin (6 mars 2014)
– Scènes d’une cure ordinaire, roman, Paris, Éditions HD, 2013
– Penser l’art-thérapie, Paris, PUF. 2012 (postface de H. Maldiney)

INECAT, établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique  et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat.
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris,
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