Daniel Sibony

 

RENCONTRE / SIGNATURE

Daniel Sibony
Psychanalyste et philosophe

présentera ses deux derniers livres

L’expiation dans la pandémie
Editions le Retrait
&
À la recherche de l’autre temps
Editions Odile Jacob

Il aura pour discutants :
Gerard Pommier et Claude Guy, psychanalystes

DIMANCHE 14 NOVEMBRE 2021, de 15H à 17H

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Entrée libre – Réservation conseillée : 0 14 25 87 2 89

 

L’Expiation dans la pandémie

Qu’avons-nous payé dans cette pandémie? ou plutôt dans sa gestion, où en toute innocence, notre lieu d’être fut balisé par deux filons pathologiques, l’un pervers et l’autre névrotique, dont l’analyse peut  nous éclairer sur la suite, sur nous-mêmes et sur nos valeurs ?

Dans le désert de Paris et l’apparente dépression, je sentais une pression, un vide, une certaine beauté et un brin de tromperie : on avait pris au plus simple pour ne pas se compliquer la vie ; mais le plus simple pour le système complique beaucoup la vie de l’immense majorité. C’est dans ce silence, dans cet effacement collectif, que l’idée de peuple m’a paru s’imposer ; l’idée de peuple émergeait de son effacement.

 

À la recherche de l’autre temps

Le temps : quoi de plus familier ? quoi de plus insaisissable ?

Daniel Sibony en donne dans ce livre des aperçus pénétrants. Il est question du temps complexe et rationalisé de la physique ou de la métaphysique, abordées sans lourdeur, mais non sans payer son tribut au mystère.

Il est question aussi du temps de la mémoire et de la nostalgie, cet « effort pour remonter le désir épuisé vers les lieux d’autrefois où il était plein de lui-même ; comme des poissons remontent le flux vers des lieux où se reproduire ».

Au fil des pages, Daniel Sibony dit la place qu’occupe le temps dans nos vies : chacun est concerné, entre le désir de « prendre son temps », la crainte d’être « pris » par le temps et l’angoisse de vieillir.

Le propos est riche des multiples ressources de l’auteur : mathématicien, physicien, théologien, psychanalyste exposant des cas très parlants. Avec un art consommé du verbe, il exploite en virtuose la façon propre qu’a le langage d’ensemencer et d’éclairer la réflexion.

Rien d’étonnant si, dans sa préface, le grand mathématicien Alain Connes invite à lui prêter « la plus grande attention ».

Daniel Sibony est psychanalyste et écrivain.
Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages dont, aux éditions Odile Jacob, Don de soi ou partage de soi ?, Lectures bibliques, De l’identité à l’existence et, plus récemment Le Grand Malentendu. Islam, Israël, Occident. 

Lucienne Peiry

RENCONTRE / SIGNATURE
A l’occasion de la parution du nouveau livre de 

Lucienne Peiry


Le Jardin de la mémoire
Armand Schulthess

Editions Allia 


Samedi 20 novembre de 15h à 17h 


Halle Saint Pierre
– à l’auditorium (entrée libre)
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Deux autres livres de l’auteure publiés en 2020, sur des écrits d’Art Brut,
seront également présentés :
Le Livre de pierre, Fernando Nannetti, Allia, 2020
Écrits d’Art Brut. Graphomanes extravagants, Le Seuil, 2020

      

 
LE LIVRE

Le Jardin de la mémoire. Armand Schulthess
Editions Allia, octobre 2021

Ce livre propose d’entrer dans l’œuvre d’Art Brut méconnue et singulière, d’Armand Schulthess qui résonne aujourd’hui plus encore avec nos interrogations contem­poraines : exil intérieur, isolement, lien à la nature et à l’environnement.

 
“Ce vaste travail encyclopédique perdra cependant peu à peu l’organisation et la rigueur des débuts. Ses inscriptions sont ainsi mises au service de son imposant recensement de l’univers. Son exubérance langagière­ lui donne l’espoir, illusoire, de rassembler au cœur de sa forêt, dans une représentation synecdotique, les abondantes­ richesses du monde, l’unité du grand Tout. Le philosophe est mû par le désir de relier les microcosmes­ au macrocosme.”

En 1951, alors âgé de cinquante ans, Armand Schulthess rompt bruta­lement avec une existence bien ordonnée. Il quitte son emploi au Département fédéral de l’économie publique à Berne et s’exile, au sud de la Suisse, dans une châtaigneraie. Loin du monde extérieur, il mène une existence ascétique et s’attèle à la création de son œuvre.
Il dispose des centaines de plaques de métal, suspendues aux branches ou accrochées aux troncs des arbres. Sur ces singuliers assemblages, faits de couvercles ou de fonds de boîtes de conserve, il consigne en cinq langues des bribes de savoirs, touchant à des sujets infiniment variés : astronomie, littérature, philosophie, cinéma, cybernétique, mathématiques, astrologie, cristallographie mais aussi physique nucléaire, mécanique, opéra, écritures chinoise et japonaise­, hiéroglyphes, problèmes de l’amour, cuisine, psychanalyse…
Schulthess compose ainsi un saisissant “jardin encyclopédique”, qu’il ne cessera d’agrandir jusqu’à la fin de sa vie, et tient en parallèle des carnets­ remplis d’écrits, de collages et de compositions diverses. À sa mort, ses héritiers et les autorités détruisent son œuvre. Une partie de son travail sera toutefois conservée et fait aujourd’hui l’objet d’expositions.

Édition illustrée (extrait du livre)
 
 
NOTICE BIOGAPHIQUE

Historienne de l’art, Lucienne Peiry est commissaire d’expositions internationale, essayiste et conférencière. Elle a dirigé la Collection de l’Art Brut pendant dix ans (2001-2011), avant d’être nommée à la direction de la recherche et des relations internationales de ce même musée (2012-2014). Elle a organisé plus de trente expositions en Europe et au Japon et a écrit ou dirigé autant de publications sur ce sujet. 

Lucienne Peiry a consacré sa thèse de doctorat à l’Art Brut et à l’histoire de la collection réalisée par Jean Dubuffet (Paris, Flammarion; français, anglais, allemand, chinois).

Elle présente actuellement une exposition au Musée Tinguely à Bâle: Écrits d’Art Brut. Langages et pensées sauvages (20.20.2021- 23.01.2022).


Avec le soutien de l’Ambassade de Suisse en France

 

 

 

Un paradis artificiel

S E M I N A I R E  M E N S U E L
Critique de la société cybernétique

u n  s a m e d i  p a r  m o i s  :

9 octobre | 27 novembre | 18 décembre | 22 janvier
26 février | 26 mars | 23 avril | 28 mai | 25 juin
DE 15H A 17H
ENTREE LIBRE, réservation indispensable  : 01 42 58 72 89

Halle Saint Pierre – à l’auditorium

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P r é s e n t a t i o n

D e p u i s une trentaine d’années, les dispositifs informatiques ont profondément restructuré l’espace social et la vie quotidienne. Mais, à la faveur de la pandémie, ceux-ci ont pris une importance sans précédent: nombre de pratiques sociales essentielles (travail dans le secteur tertiaire, loisirs, etc.) auraient été impossibles sans y avoir recours. Au travers d’une myriade d’applications, de programmes informatiques en tous genres, s’esquisse une vie assistée par Internet, faite de communication à distance — dont l’usage est encore étendu par les mesures étatiques liées à la circulation du virus. L’épidémie de COVID-19 a révélé, même aux plus réticents, que la métamorphose informatique du capitalisme n’est pas une simple suite d’innovations chaotiques et isolées, mais une direction que prend la société tout entière. Ce bouleversement, qui s’intensifie à la faveur de la destruction du milieu vivant, s’appuie sur la logique cybernétique.
A l’opposé de conceptions comme le « numérique » ou les « nouvelles technologies », qui ne désignent que la dimension technique de ce processus de transformation, la notion de cybernétique, telle qu’énoncée par Norbert Wiener pour définir une école de pensée aussi bien qu’un champ de recherches pratiques, contient le projet d’une société révolutionnée par le transfert et le traitement de l’information. C’est cette notion qui sera reprise et déconstruite par la théorie critique (Henri Lefebvre, Paul Mattick, Guy Debord, Tiqqun), et qui fait depuis une quinzaine d’années l’objet d’une mise en perspective historique (Céline Lafontaine, Mathieu Triclot, Jérome Segal, Ronan Le Roux).
À l’heure du crédit social chinois et dans un contexte pandémique, la poursuite de ce travail critique nous paraît urgente. Il s’agira pour nous de penser cette transformation non comme l’extension de l’espace communicationnel, mais comme une nouvelle modalité de production, étendue à la société dans son ensemble.
L’objectif de ce séminaire mensuel est donc de proposer une analyse critique de cette transformation cybernétique. Chaque séance portera sur un thème différent : le travail, les loisirs, l’État, la communication, la ville, la représentation, etc. Chacune d’elle débutera par l’intervention d’un chercheur invité, portant sur un sujet ou une enquête précise, suivie d’une présentation d’un membre de l’équipe et d’une discussion.

M e m b r e s  d u  s é m i n a i r e

Julien Allavena — Doctorant en Sciences Politiques, Paris 8, Cresppa-LabToP
Jérémie Elalouf — MCF Université Toulouse Jean Jaurès en design, Labo Lara-Seppia
David Hoare — Docteur en Esthétique de l’EDESTA, Paris 8, Labo AIAC
Douglas Hoare — Docteur en Esthétique de l’EDESTA, Paris 8, Labo AIAC

B i b l i o g r a p h i e

Caroline Bassett, Sarah Kember, Kate O’Riordan, Furious. Technological Feminism and Digital Futures, Pluto Press, 2019.
James R. Beniger, 1986, The Control Revolution, Technological and Economic Origins of the Information Society, Cambridge-Londres, Harvard University Press.
Jonathan Bourguinon, 2021, Internet, année zéro, Paris, DivergencesCatherine D’Ignazio,
Lauren F. Klein, Data Feminism, MIT Press, 2020.
Alexander R. Galloway, The Interface Effect, Polity, 2012.
Alexander R. Galloway. The Exploit: A Theory of Networks, The University of Minnesota Press, 2007.
Friedrich Kittler, Optical Media: Berlin Lectures 1999, Polity, 2009.
Céline Lafontaine, L’empire cybernétique : Des machines à penser à la pensée machine, Paris, Seuil, 2004
Henri Lefebvre, Vers le cybernanthrope, Paris, Gallimard, 1971.
Janina Loh, MarkCoeckelbergh, Feminist Philosophy of Technology, J.B. Metzler, 2019.
Lev Manovich, Le langage des nouveaux médias, Paris, Les Presses du réel, 2010.
Lev Manovich, Software takes command, New-York, Bloomsbury Academic, 2013.
Armand Mattelart, 2001, Histoire de la société de l’information, Paris, La Découverte
Paul Mattick, Marx et Keynes, Paris, Gallimard, 1972.
Marshall McLuhan, Pour comprendre les médias, Paris, Seuil, 2015.
Internationale Situationniste, Internationale Situationniste, Paris, Arthème Fayard, 1997.
Ronan Le Roux (dir. Éric Brian), La cybernétique en France (1948-1970) : Contribution à l’étude de la circulation interdisciplinaire des modèles et des instruments conceptuels et cognitifs, École des hautes études en sciences sociales (thèse de doctorat en histoire et civilisations), 2010.
Thomas Rid, 2016, Rise of the machines, a cybernetic history, New York, W.W. Norton & Company.
Jérôme Segal, Le Zéro et le Un : Histoire de la notion scientifique d’information au XXe siècle, Paris, Syllepse, 2003.
Mathieu Triclot, Le moment cybernétique : La constitution de la notion d’information, Seyssel, Champ Vallon, coll. « Milieux », 2008.
Fred Turner, 2012, Aux sources de l’utopie numérique, Caen, C&F éditions.
Judy Wajcman, Feminism Confronts Technology, Wiley, 2013.
McKenzie Wark, Capital Is Dead: Is This Something Worse?, Verso, 2019.
Norbert Wiener, La cybernétique : Information et régulation dans le vivant et la machine, Seuil, 2014.
Norbert Wiener, Cybernétique et société, l’usage humain des êtres humains, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points / Sciences », 2014.

 

 

Séminaire 2019

Le Séminaire mensuel 2019 à la Halle Saint-Pierre
sous la direction de Jean-Pierre Klein,

 Chaque 3ème samedi de 14H30 à 16H30 de janvier à mai
suivis d’une journée entière avec des art-thérapeutes en juin.

Violences réelles, violences symboliques  

La violence paralyse le corps de l’être violenté, elle l’empêche de penser, elle s’inscrit en deçà des mots, en deçà de toute remémoration, dans une temporalité figée. C’est l’effondrement, le deuil impossible, la fixation de la personne dans le statut de victime, voire de coupable de la violence subie. Ou bien c’est la fixation de la personne migrante, handicapée, etc., dans la violence d’une stigmatisation. L’évocation du trauma tourne à l’invocation qui le réitère. Essayer d’oublier comme si rien ne s’était passé est un leurre. Comment réagir sans tomber dans la compassion émotionnelle, le psychologisme, ou une réaction limitée à la condamnation des responsables ?

Le monde actuel n’est presque totalement que violence. Cependant, on note partout un début de prise de conscience, de dénonciation, de mobilisation. Assistons-nous au début d’une ère d’alternative violente à la violence ? Mais d’abord comprenons ce qu’est la violence, mesurons en quoi elle n’est perçue que dans sa dimension de destruction, et comment elle peut devenir une force. L’art, la sociologie, la philosophie, la psychanalyse, la pensée humaniste, les sciences de l’éducation, l’art-thérapie peuvent-ils non seulement analyser la violence agie et subie mais aussi donner des pistes de son dépassement, voire de sa transfiguration symbolique ? Qu’en est-il de la violence source de création, d’accomplissement, de dynamisme vital ? À quoi la violence comme qualité – et non comme passage à l’acte – peut-il donner accès ?

Présentation par Jean-Pierre Klein à la Halle Saint Pierre.
Dans l’exposition Art Brut japonais 2 – à voir jusqu’au 10/03/19

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Intervenants prévus :

19/01 Hervé Benoit, Dr en Sciences de l’éducation, INSHEA,  Violence dans et de l’Education Nationale (titre provisoire).

16/02 Jean-Marc Talpin : professeur de psychologie, psychologue : Violence du vieillir, violence dans  la vieillesse, violence sur les vieux.

16/03 Pascal Coulon, Enseignant en philo et en esthétique, Origines de la violence et violence des origines, L’apport de l’anthropologie de René Girard.

20/04/2019 Ahmed Madani, Metteur en scène

Le 18/05/2019 est en cours de programmation,

Le 15/06 toute la journée : L’art-thérapie, de la violence réelle à la violence symbolique.

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Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
Entrée 12 €  (6€ pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

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Jean Pierre Klein
Pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne, Jean-Pierre Klein est l’auteur de nombreux livres, soutenus notamment par Paul Ricoeur ou Jean Duvignaud, dont le
« Que Sais-je ? » sur L’art-thérapie.
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, docteur habilité à diriger des recherches en psychologie, auteur dramatique, il dirige l’INECAT, première école à délivrer des titres professionnels de « médiateur artistique » et d’« art-thérapeute » reconnus par l’État.

Ouvrages (seléction)couverture
Initiation à l’art-thérapie

Découvrez-vous artiste de votre vie.

Ed Marabout (2014)
4ème de couvertureLire un extrait
Psychothérapies d’enfants et d’adolescents : une réinvention permanente de Jean-Pierre Klein et Michel Hénin (6 mars 2014)
– Scènes d’une cure ordinaire, roman, Paris, Éditions HD, 2013
– Penser l’art-thérapie, Paris, PUF. 2012 (postface de H. Maldiney)

INECAT, établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique  et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat.
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris,
en savoir plus (ICI)

La Revue (ICI)