Rencontre autour du livre de Mary Wollstonecraft, Défense des droits de la Femme
Samedi 4 avril à 15h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre Entrée libre
« Fortifiez et élevez l’esprit des femmes, et vous mettrez fin à leur obéissance aveugle. Il est temps d’opérer une révolution dans les mœurs féminines – temps de rendre aux femmes leur dignité perdue et de faire qu’elles travaillent, en tant que membres de l’espèce humaine, à réformer le monde ense réformant elles-mêmes. »
À l’occasion de la parution de la nouvelle traduction de Défense des droits de la Femme de Mary Wollstonecraft chez Champs Flammarion, Héloïse Salelles et Amirpasha Tavakkoli seront à la Halle Saint Pierre pour échanger autour du livre. La rencontre se terminera par une discussion avec le public.
Héloïse Salelles est enseignante en classes préparatoires. Professeure agrégée et titulaire d’un doctorat en philosophie de l’Université de Nanterre, elle a co-traduit pour les éditions Champs Flammarion la Défense des droits de la Femme de Mary Wollstonecraft.
Né en 1988, Amirpasha Tavakkoli est enseignant à Sciences Po Paris et à l’université catholique de Lille. Docteur en science politique, spécialiste des débats anglais autour de la Révolution française, il est notamment l’auteur d’une introduction à la pensée de Mary Wollstonecraft, Le Féminisme des Lumières (Michalon, 2024).
Mary Wollstonecraft, Défense des droits de la femme, accompagnée de remarque sur des sujets politiques et moraux, 2026, Flammarion. Nouvelle traduction : Héloïse Salelles et Douglas Hoare Disponible à la Librairie de la Halle Saint Pierre.
Présentation de la maison d’éditions Vénus d’Ailleurs
Dimanche 22 mars 2026 à 14h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre Entrée libre
Venus d’Ailleurs est une maison d’édition installée dans le sud de la France qui fête, cette année, ses 20 ans d’existence.
Se jouant des frontières des genres, Venus d’Ailleurs est devenu le symbole d’un collectif extensible et hybride, où cohabitent artistes et écrivains, mais également, anthropologues, folkloristes, ‘patascientifiques, ésotéristes, cinéastes, musiciens… Les contributeurs évoluent dans Venus d’Ailleurs sur un mode subtilement anarchique et proposent d’ouvrir un dialogue sans restriction.
Ce qui unit toutes ces personnalités dans Venus d’Ailleurs réside dans un esprit et une esthétique. Une conception du livre comme merveille, musée portatif, utopie libertaire à s’approprier, entreprise sans fin et espace collaboratif d’expérimentation graphique et littéraire. Ils fréquentent les alentours du surréalisme, du dadaïsme, de Fluxus, et les formes liées à l’art de l’illusion, du rêve, du brut et du kitsch. Ils abusent du dissonant, de la circulation entre les arts et de l’exploration sans GPS. Avec le temps, le collectif se forge une identité polymorphe, intrigante, qui se déploie sur les tables de leurs lieux d’expositions, rappelant les cabinets de curiosités du XVIème siècle.
Ce dimanche 22 mars, Yoan Armand Gil présentera les activités de la maison d’édition, avec entre autres, la nouvelle revue HALO, ainsi que les projets artistiques en relation avec les 20 ans de la structure.
Cette présentation se poursuivra avec Dominique Pauvert et son livre « Le prince des Cornes » qui met en correspondance les œuvres de Bosch et Bruegel avec les traditions carnavalesques.
Dominique Pauvert est agrégé d’histoire, préhistorien, Occitaniste, docteur en histoire de l’art, ethno-mythologue et carnavalier, Vice-président de la Société de mythologie française et membre du laboratoire MICA de l’Université Bordeaux Montaigne.
Sa thèse « Jérôme Bosch et Pieter Bruegel l’ancien, peintres de la religioncarnavalesque », publiée sous le titre « La Religion Carnavalesque », a été rééditée en novembre 2025 par Venus d’Ailleurs dans une version augmentée et richement illustrée : « Le Prince des Cornes ».
En compagnie de Christine Escarmant, il est l’un des fondateurs du CRIC (Centre de Recherches Interdisciplinaire sur les Carnavals) et la SOMI (Societat Occitana de MItologia). Depuis des années, ils travaillent sur le paysage mythologique et la recréation de carnavals traditionnels vivants, notamment à Plazac (Dordogne) avec la “maison du Carnaval et des mythologies populaires”.
» Le carnaval, envisagé dans son espace européen, est un ensemble de fêtes antérieures au christianisme, dont les liens avec d’autres fêtes de l’Antiquité grecque, romaine, proche-orientale, celte, germanique, etc., permettent de dégager des caractères communs invariables, qui se retraduisent dans les cultures populaires des pays européens, à l’intérieur et à l’extérieur du christianisme. Dans notre sphère géoculturelle de l’Europe occidentale, carnaval est bien une fête pagano-chrétienne qui se célèbre encore en marge du christianisme, ou en confrontation avec lui, et en marge de l’ordre civil établi. (…) «
La fin d’après-midi se conclura avec un échange avec les auteurs présents (Tristan Felix, Flambermont, Dominique Pauvert, Christine Escarmant, Laurent Segalini, Eric Phalippou…) qui signeront leurs ouvrages.
Lecture de fables vandales par Cordex Urbanus accompagné par Alexis Morel
À l’occasion de l’exposition dédiée à Codex Urbanus sur les murs de la librairie, retrouvez le street artist dans l’auditorium de la Halle Saint-Pierre le samedi 7 février à 15 h.
« Pour les 400 ans de Jean de La Fontaine et de ses Fables choisies, Codex Urbanus avait composé et collé dans la rue des dizaines de Fables Subies, mettant en scène ses chimères urbaines.
Le samedi 7 février, accompagné du musicien Alexis Morel, il propose une lecture d’une sélection de ces fables vandales, pleines de tentacules emplumées et de moralités étranges. »
L’événement se terminera par une séance de dédicace du recueil Fables Subies et d’autres ouvrages de l’artiste, à retrouver à la librairie de la Halle Saint-Pierre.
Les Éditions Publialp présentent Arthur Cravan, une vie à corps perdu Un film de Remy Ricordeau
Samedi 28 février à 15h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre
Figure mythique de l’insoumission à l’égard de tous les conformismes, le poète-boxeur Arthur Cravan a contribué au début du 20ième siècle à dynamiter les convenances sociales, poétiques et esthétiques de son temps. Qualifié par André Breton de « génie à l’état brut », Cravan évoque dans ce film les aventures et les passions qui ont ponctué son existence. Iconoclaste par principe autant que par goût, il en profite pour porter un regard rétrospectif sans complaisance sur l’insurrection poétique dont il a été acteur. En refusant de dissocier la vie de son expression sensible, son « fulgurant voyage » a ainsi inspiré la plupart des avant-gardes artistiques ou politiques du siècle dernier.
La projection sera suivie d’un échange avec le réalisateur
La Scène Poésie du Chat Noir auditorium de la Halle Saint Pierre
Dimanche 18 janvier à 15h
La scène de poésie du Chat noir, c’est une scène slam que j’anime régulièrement avec Romain Nouat, rédacteur en chef du journal Le Chat noir, à la Halle Saint-Pierre, au pied des escaliers de Montmartre.
Une fois par mois, un samedi ou un dimanche après-midi, ce lieu mythique de l’art brut nous accueille pour une scène de poésie à laquelle participe un nombre croissant d’afficionados, tout en restant ouverte à quiconque souhaite écouter ou dire un texte. Plusieurs fois par an, nous y présentons aussi le Cabaret du Chat noir, un plateau théâtral réunissant nos meilleurs poètes et poétesses.
Toutes celles et ceux qui le souhaitent, quelle que soit la forme de leur art poétique – vers compté, vers libre ou prose poétique, chanson, rap ou conte – peuvent déclamer leur texte en direct lors de la scène du Chat noir. Quant au cabaret, il offre un spectacle de choix, toujours gratuit, pour découvrir un panel de l’art oratoire et poétique contemporain. »
Samedi 22 novembre à partir de 14h30 dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre
Elle dit : « Connaissez-vous la mer je vous y mènerai, nous la prendrons ensemble, on prend comme ça la main de nos enfants, oui quand ils pleurent dans la nuit jaune, qu’ils se salissent et se retournent […] Connaissez-vous la mer, fermez les bras sur elle, dans nos silences elle est là tout entière, elle roule dans les moulins du désir qui tournent dans nos reins ».
Toute la mer de Claudine Bohi, ce sont tous les désirs, toutes les enfances, tous les rêves et toutes les chutes, le flux et le reflux de la musique du monde, « le retour en nous de l’espérance », la recherche de soi-même en prenant les sentiers de la poésie.
Au jour le jour est un grand et beau livre de poèmes empreints de mélancolie. « Ces pays perdus / autant que les mots, / ils sont derrière toi. » Le futur, le poète s’en préoccupe : « Te faudra-t-il quitter tes pas sur des chemins sans issue, maintenant que tu as pris note de ton absence future sans trop y croire pourtant ? » Certes sans trop y croire. La vie, le sentiment de vivre toujours, s’imposent irrésistiblement. « Le fleuve n’a pas changé de cours, / même si la nuit s’est épaissie / l’aube ne faillira pas. » Nous retrouvons dans ce dernier recueil les poèmes courts dont Max Alhau maîtrise si bien l’écriture. Le poème, qu’on lit vite, ouvre d’infinis chemins de pensées.
Le 12 mai 2008 à 2 h 28, un tremblement de terre de magnitude 8 a ravagé la province du Sichuan occidental en Chine, jetant des millions de personnes sur les routes et tuant des dizaines de milliers d’autres. Ce fut l’un des séismes les plus meurtriers de l’histoire de l’humanité. Il devint rapidement patent qu’il y avait parmi les victimes un nombre effarant d’écoliers, ensevelis sous les décombres de leurs écoles construites par le gouvernement. Ian Boyden, plasticien, sinologue et poète américain né en 1971, s’est inspiré du travail de l’artiste chinois Ai Weiwei pour évoquer à son tour la mémoire de 108 des enfants disparus lors du séisme de 2008. Chaque poème est un hommage.
La collection Dilaceratio Corporis (éditons FAGE) présente : Jolies Momies de Marine Degli, Et la mort fut de Jean-Loïc Le Quellec, en présence de la responsable de la collection Laurence Loutre-Barbier
Il fut un temps où la mort ne revêtait pas un caractère définitif et les récits nous disent même le plus souvent que la mort n’existait pas… jusqu’à ce que survienne un incident ayant eu pour conséquence de l’introduire.
Jolies momies met l’accent sur les momies égyptiennes féminines et la littérature. Attractions autant pour les savants, les amateurs de cabinets de curiosités que pour les artistes, les momies sont aussi des figures du fantasme érotique. Elles génèrent une prodigieuse théâtralisation de la mort et enflamment l’imagination des écrivains qui tentent d’en explorer les contours en multipliant les approches.
Dimanche 9 novembre 2025 à 14h30 dans la salle de l’auditorium de la Halle Saint Pierre.
Présentation et échanges avec Marine Degli à 14h30, avec Jean-Loïc Le Quellec à 15h30
Entrée libre réservation conseillée au 01.42.58.72.89 ou par communication@hallesaintpierre.org
» En rassemblant dans mon livre plus de 300 créateurs populaires, je voulais offrir au public un panorama des jardins spontanés le plus complet et éclectique possible. »
Bruno Montpied
Bruno Montpied sera présent samedi 25 octobre à l’Outsider ‘Paris, dès 14h30, au stand de la librairie de la Halle Saint Pierre, pour une signature de la réédition de son livre Le Gazouillis des éléphants.
Rendez vous au 74 boulevard Richard-Lenoir, 75011 Paris
A L’occasion de la présentation de la collection de Joseph Nosarzewski autour de Hans Bellemer, à la libraire de la Halle Saint Pierre. La Bande à TOTO présentent IN TOTO 7 Revue de la poésie.
Samedi 25 octobre à 14h30 dans la salle de l’auditorium de la Halle Saint Pierre
Les premières interventions seront intercalées par morceaux du CD de poésie sonore inclus dans les premiers exemplaires de IN TOTO 7
Mona Huerta, « De la comète Bernard Requichot ».
Joseph Nosarzewski, « Autour de Hans Bellmer
Virginie di RicciI, lecture de Mistakes, d’Unica Zürn
Denis Moscovici, sur Odilon de Jean Perier
Charles Illouz, Masques Indonésie (vidéo)
Jehan van Langhenhoven, Du surréalisme raconté a Mamadou Slang et sa bande au Rendez-vous des Amis
Le dimanche 26 octobre à 15h dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre
Lecture Théâtrale : Mes trois fantômes du temps passé
Frantz Kafka/ Nâvim Hikmet/ Samuel Beckett
Mes trois fantômes du temps passé est une pièce de théâtre de Sevgi Türker Terlemez publiée en août 2024, collection Regards turcs, L’harmattan, avec la préface de Phillipe Tancelin et couverture de Patrick Navaï.
Sevgi Türker-Terlemez (née le 25 mai 1948 à Hopa, Turquie) est une écrivaine, nouvelliste, essayiste, traductrice de langue turque et française.
Mes trois fantômes du passé Frantz Kafka / Nâzim Hikmet / Samuel Becket
C’est l’histoire d’un doctorante qui choisit comme sujet de recherche « Esthétique et métaphysique de l’attente en relation avec Le procès de Frantz Kafka, Ferhat et Sirin de Nâvim Hikmet et En attendant Godot de Samuel Beckett ».
Ainsi se retrouvent un thèque, un turc et un irlandais, comme invités, dans les rêves de la jeune fille qui, face à l’incapacité de progresser dans son travail, se lance à la recherche de l’indicible alimentée par de nombreuses réflexions, errances et extravagances sur l’attente, révélant la vérité de l’Être.
Cent ans après la disparition de Kafka, soixante-et-un ans après celle de Hikmet et trente-cinq ans après celle de Beckett, ces trois fantômes du passé nous rappellent que, même dans l’obscurité la plus profonde, l’esprit humain continue de chercher la lumière de la vérité.