Les Ciné-Rencontres d’Ima(R)gine

PROJECTION

Les Ciné-Rencontres d’Ima(R)gine

En présence du réalisateur Patrice VELUT et de l’artiste MARJAN

Dimanche 16 octobre à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
2, rue Ronsard – 75018 Paris
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

 

              Le regard d’un amateur discret

              Adolescent passionné de cinéma Patrice VELUT réalise des films de famille en Super 8 avant d’être accessoiriste de plateau au cinéma et à la télévision pour des films de fiction pendant 44 ans.

              Il y a une dizaine d’années une anecdote sur le peintre Claude MONET fait naître en lui une passion pour l’art mais au-delà des œuvres elles-mêmes c’est le « monde intérieur » des auteur(e)s qui l’intéresse.

              De découvertes en rencontres, il film d’abord en caméra vidéo puis avec un IPad.

              Aujourd’hui Patrice Velut nous emmène dans l’univers de créateurs/artistes (?) d’art brut … ou singuliers (??), laissons les spécialistes palabrer sur ces sujets ! Nous sillonnerons ensuite les routes de la Manche avec un commissaire d’expositions avant de rendre hommage à un peintre et sculpteur précurseur de la Figuration Libre.

              A l’issue de ce moment de partage et d’échanges gardons l’esprit et l’œil curieux et ouvert.

                                                                                                                        Denis Lavaud

 

 

PROGRAMME

Les Ciné-Rencontres d’Ima(R)gine



JABER, L’âne et le boulanger               28’       2022

Adam NIDZGORSKI, La mère et l’enfant         5’30     ?

MARJAN, La lucarne                                        13’       2018

Didier BENESTEAU, Passeur d’art                 27’       2018

Yvon TAILLANDIER, Le précurseur     20’       2022

 

              Ces dernières années 7 films de Patrice VELUT ont été sectionnés pour être présentés au Marché International du Film sur les Artistes Contemporains (MIFAC) en Mans.

 

 

Lectures

Une double rencontre réunissant deux revues amies :

Alcheringa & Des Pays Habitables

Avec la participation, entre autres, de Sylwia Chrostowska, Joël Gayraud, Guy Girard du groupe surréaliste, Bruno Montpied, Nicolas Eprendre (présence à confirmer) et de Joël Cornuault.

Au programme : lecture de poèmes, rêves éveillés, excédents utopiques et autres réjouissances indescriptibles. 

Signatures et lectures
Samedi 22 octobre à partir de 15 heures, entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

 

L’alchimie des deux revues devrait s’avérer fructueuse : certains des textes de James Ensor figurant au sommaire Des Pays habitables et des textes d’auteurs se retrouvant dans les deux revues seront lus.

Revues disponibles à la librairie de la Halle Saint Pierre.

Alcheringa et le groupe surréaliste

Guy Girard, Louise Michel et Harpo Marx, 1997.

Guy Girard, Louise Michel et Harpo Marx, 1997.

Fondé en 1924 par André Breton, le groupe surréaliste a poursuivi ses activités de recherche, de jeux et de création collective jusqu’à nos jours. Lorsqu’en 1969 Jean Schuster et ses acolytes ont décidé unilatéralement de dissoudre le groupe, Michel Zimbacca, Jean-Louis Bédouin, Joyce Mansour, Marianne van Hirtum, Jorge Camacho, réunis avec plusieurs autres autour de Vincent Bounoure, s’y sont refusé. Résolus à poursuivre l’aventure surréaliste ils sont soutenus dans cette initiative par les surréalistes pragois, et les deux groupes publient en 1976 La Civilisation surréaliste. Dans les années qui suivent, le Groupe de Paris, que n’ont cessé de rejoindre des membres appartenant à de nouvelles générations, organise de nombreuses expositions collectives et publie plusieurs revues – Bulletin de Liaison Surréaliste, Surréalisme, SURR (Surréalisme, Utopie, Rêve, Révolte) et maintenant Alcheringa – ainsi qu’un certain nombre de déclarations collectives, rassemblées dans le volume, édité par Guy Girard, Insurrection Poétique. Tracts, Affiches et Déclarations du groupe de Paris du mouvement surréaliste 1970-2010, Paris, Le Temps des Cerises, 2011.

Comme le note André Breton dans Main première (1962), « Alcheringa » signifie « le temps du rêve », dans la langue aranda des aborigènes d’Australie.

 

S O M M A I R E S

Alcheringa
Numéro 3, septembre 2022
Ni commencement, ni commandement, juste un rêve :  Sylwia Chrostowska

POÈMES :                                                                                                            
Michel Zimbacca, Jean-Pierre Lassalle, Hervé Delabarre, Alice Massénat, Claude Cauët, Michèle Bachelet, Alexis Jallez, Sylwia Chrostowska, Dan Stanciu

ENQUÊTE : L’acte surréaliste le moins simple           

DÉCLARATION COLLECTIVE : Au pied ailé de la lettre. Quand le surréalisme aura cent ans 
De quelques récentes infortunes de l’image : Guy Girard  
Toyen et l’enfer des imbéciles : Bertrand Schmitt       
                                           
POÈME COLLECTIF : Œufs sauf un seul          
Le sol intérieur de la cavité. Le vécu du confinement : Eugenio Castro
Un combat qui n’aura pas lieu : Hervé Delabarre                                          
Le Père Ubu est de retour : Michael Löwy                                                
André Breton. Fiche de police de l’Union des écrivains soviétiques (1938) : Régis Gayraud

EXPOSITION :  La photo surréaliste en 2020
Transformer le monde pour le rendre digne d’être parcouru : Joël Gayraud       

CHRONIQUE DU SCIAPODE :                                              
Peintures domestiques et tentations infernales : Bruno Montpied
Sous le pavillon noir de la tradition de la nuit : Patrick Lepetit        

JEU COLLECTIF : Poèmes écrits à l’envers
Rapport sur un état hypnagogique : Sylwia Chrostowska     

RÊVES :                                                                                                                 
Michèle Bachelet, Massimo Borghese, Sylwia Chrostowska, Hervé
Delabarre, Joël Gayraud, Régis Gayraud, Guy Girard, Michael Löwy

À propos de doubles portraits : Guy Girard    
Aux origines d’un mystère. Jean-Pierre Maury (1932-2021) : Sylwia Chrostowska

NOTES CRITIQUES ET CHRONIQUES :                                                 
Joël Gayraud, Régis Gayraud, Guy Girard, Alexis Jallez, Michael Löwy
L’IMAGINAIRE EST CE QUI TEND À DEVENIR RÉEL                  
À TIRE D’AILES                                                                                      

IMAGES :
Michèle Bachelet, Elizé Bleys, Massimo Borghese, Michel Cadière, Duda Camargo, Louis Carmeil, Eugenio Castro, Sylwia Chrostowska, Hazel Cline, Steven Cline, Kenneth Cox, Dominique Dalozo, William Davidson, Louis Delorme, Sarah Froidurot, Antonella Gandini, Régis Gayraud, Yoan Armand Gil, Guy Girard, Armand Goupil, José Guirao, Sherri Lyn Higgins, Alex Januario,    Gabriel Jenny, Rik Lina, Michael Löwy, Lurdes Martinez, Jean-Pierre Maury, Bruno Montpied, Peter Overton, Ody Saban, Mitzura Salgian, Wedgwood Steventon, Virginia Tentindo, Sasha Vlad, John Welson, Philip West, Ludwig Zeller

Alcheringa N°3 — Venus d’Ailleurs éditeurs, 74 Grand rue, 30730 Gajan
Dépôt légal : 2e trimestre 2022
Maquette et mise en page : Yoan Armand Gil
Comité de rédaction : Sylwia Chrostowska, Joël Gayraud, Guy Girard

Pour tout contact : alcheringa.revue@gmail.com

Des Pays Habitables
Numéro 6, octobre 2022

La devise Des Pays habitables : “Naïveté  Utopie  Exubérance.”
développée dans cet entretien avec Johan Faerber

Anne-Marie Beeckman Horoscope
Patrick Cloux à nulle part rien n’est sûr
La Rédaction Pour Jean Suquet
Jean Suquet Féer, suivi de Cinq lettres à Patrice Cotensin
Rudolf Erich Raspe Un voyage dans la lune
Silvia Majerska Blancs-seings
Yves Leclair Voler dans les plumes
Lionel Bourg Et j’ai vu quelquefois
James Ensor La Danse des mots
Castor Zwieback Rencontre
Sylwia Chrostowska Adorno sur le seuil
Laurent Albarracin À tout le moins

En couverture, gravure de Louis Moreau (1883-1958) : « L’En dehors » (c. 1922).

Photo Jean Suquet 

L’herbe qui tremble

Samedi 17 septembre, à partir de 15 heures – entrée libre
retrouvez L’HERBE QUI TREMBLE
à l’auditorium de la Halle Saint-Pierre 
2 rue Ronsard, 75018 Paris
avec les poètes
ISABELLE LÉVESQUE et SABINE DEWULF

Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

PIERRE DHAINAUT sera à l’honneur
avec ses derniers livres parus à L’herbe qui tremble,
lus et commentés par Isabelle Lévesque et Sabine Dewulf. 

Interviendront les peintres 
FABRICE REBEYROLLE 
dont les peintures accompagnent les livres Je souffle, et rien. et Préface à la neige 
et RAMZI GHOTBALDIN 
pour ses œuvres présentes dans le Messager des arbres.

 

 

 

 

Woody Allen 

« Pour Woody Allen »

Rencontre autour du livre du philosophe Daniel Bougnoux
Génération Woody
Editions Le Bord de l’eau 2022

Animée par Jean-François Rabain, psychanalyste.

Cette rencontre sera suivie d’une signature

Dimanche 2 octobre 2022 à 15h
Entrée libre, dans la limite des places disponibles
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Halle Saint Pierre – à l’auditorium

Auteur d’une cinquantaine de films et âgé de quatre-vingt six ans, Woody Allen est aujourd’hui l’objet d’une détestable critique qui, aux Etats-Unis, s’attaque à la diffusion de son oeuvre. Pourquoi ce traitement ? « Je tiens, écrit Daniel Bougnoux, Woody Allen pour l’équivalent de notre grand Molière ; je crois, si la lecture et la cinéphilie ont chez nous quelque avenir, qu’on étudiera les scénarios et la mise en scène de ses films dans les écoles et les universités du monde entier, longtemps après sa disparition. (…) Mais Woody a épousé Soon-Yi, la fille adoptive de Mia Farrow. Et l’on se souvient qu’en son temps déjà Molière, en épousant Armande la fille de Madeleine Béjart, fut accusé d’inceste par la cabale.

Pourquoi cette proximité du comique et du bouc-émissaire ? De Molière à Woody, est-ce notre rire que le parti dévot extermine ? »

 

Daniel Bougnoux, philosophe, est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont l’édition des Œuvres romanesques complètes d’Aragon dans la bibliothèque de la Pléiade (cinq volumes). Il a successivement défendu, au fil de ses publications, l’analyse d’œuvres fortes comme celles de Freud, Victor Segalen, Shakespeare, Aragon ou aujourd’hui Woody Allen, pour faire toucher le tissu de ce qu’on appelle, justement, des œuvres.

Serge Rezvani 

RENCONTRE & CONCERT
A l’occasion de la parution du livre avec textes et dessins de
Serge Rezvani
Amour-Humour
Editions Philippe Rey 
Mercredi 14 septembre 2022 à partir de 19h 30
Halle Saint Pierre – entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

 

Serge Rezvani, écrivain, auteur et compositeur de chansons, peintre

Né en 1928 à Téhéran, Serge Rezvani arrive en France à l’âge de un an avec sa mère juive d’origine russe. Atteinte d’un cancer quand il a 7 ans (elle mourra trois ans plus tard), elle place son fils dans des internats tenus par des russes blancs. C’est là que Serge Rezvani commence à apprendre la langue française. A quinze ans, il s’enfuit d’une de ces pensions pour vivre dans le quartier des artistes de Montparnasse.

Pendant les vingt années suivantes, il vit de sa peinture, reclus avec sa femme Lula dans une bâtisse du massif des Maures. Au tournant des années 1960, Serge Rezvani se détourne de la peinture pour écrire des chansons. Il compose notamment à la demande de François Truffaut, la chanson du film “Jules et Jim” chantée par Jeanne Moreau, Le Tourbillon de la vie. Devant l’immense succès, s’ensuit un album entier qu’il compose pour l’actrice, dont le non moins célèbre J’ai la mémoire qui flanche. Il compose également pour Anna Karina dans le film “Pierrot le fou” de Jean-Luc Godard.  En tout, il est l’auteur de plus de 150 chansons signées « Cyrus Bassiak ».

De l’écriture de chansons, Rezvani passe à celle de pièces de théâtre et romans. Il écrit des récits autobiographiques depuis Les années Lula (1968) jusqu’à L’éclipse (2003) et Ultime amour (2012), ainsi que des œuvres plus poétiques comme La Traversée des Monts Noirs (1992) ou L’Origine du monde (2000).

En 2005, il se marie avec la comédienne Marie-Josée Nat, laquelle est décédée en 2019.

 

 

Fadas !

 

VENUS D’AILLEURS
éditeurs présentent 

Samedi 18 Juin 2022
Halle Saint Pierre
– à la librairie

Lecture Musicale (25 mn) à 15h30 par :
Mr. Djub, Lou Dubois & Patricia Hakenbenner 
Musique :
Arsène Tryphon & cie 

Rencontres et signatures de 16h – 18h
avec
Mr.Djub, Michel Cadière, Patricia Hakenbenner,
Sylwia Chrostowska, Lou Dubois, Joël Gayraud,
Yoan Armand Gil, Guy Girard…

Présentation des livres d’artiste
de Gérard Lattier, de Benoît Pingeot
et autres ouvrages de VENUS D’AILLEURS
&
Dimanche 19 juin 2022 à 16h
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

La petite balade du grand macabre
Théâtre de papier avec Eric Poirier  (45mn)

Mais il est temps de commencer, de narrer, de témoigner de ce qui s’est vraiment passé. 
Ce qui a failli être … le début de la fin.

Adaptée de l’œuvre de Guelderode, dessins et décors de Y.A.Gil.

Participation aux frais : 8 €
Réservation : 01 42 58 72 89
Le programme détaillé sur www.venusdailleurs.fr

Ce qui unit toutes ces personnalités dans Venus d’Ailleurs réside dans un esprit et une esthétique. Une conception du livre comme merveille, musée portatif, utopie libertaire à s’approprier, entreprise sans fin et espace collaboratif d’expérimentation graphique et littéraire. (…)
Ces Alice-là n’ont jamais douté de la qualité du lait de l’autre côté du miroir et, s’ils défient la rationalité, ils mettent en œuvre des dispositifs rigoureux tout en opérant des déplacements renversants, générant une lecture du monde à l’endroit et à l’envers. Ils partagent l’attrait pour des pratiques artistiques dans l’ordre de la combinatoire, du collage et du montage. Ils fréquentent les alentours du surréalisme, du dadaïsme, de Fluxus, et les formes liées à l’art de l’illusion, du rêve, du brut et du kitsch. Ils abusent du dissonant, de la circulation entre les arts et de l’exploration sans GPS.

  • Extrait de étoile fillante, Joëlle Busca

 

« Nous, Marilyn »

Spectacle – Performance

« Nous, Marilyn »
 
Anne Goroubenartiste plasticienne 
Muriel Piquart, comédienne 
Ruby Mae Shiels et  Jules Fromonteilmusiciens

ont voulu faire entendre la voix qui perce à travers les mots de
Marilyn et qui a été si peu écoutée.

Ainsi, ils proposent à la Halle Saint Pierre une performance singulière le :
 
Dimanche 5 juin 2022, à 15 heures  – entrée libre
 
Halle Saint-Pierre, à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
 
 
 


Préambule

Le monde entier connaît le visage, le corps, la voix de Marilyn Monroe. Tout chez elle a été commenté, documenté, mis en scène, fantasmé. Sa mort tragique, son enfance dévastée, ses amants multiples, sa dépendance aux médicaments et au Dom Pérignon … de tout cela les romanciers se sont emparés.
Mais qui a lu Marilyn par elle-même ? Qui a lu les propres mots de cet enfant bègue, de cette femme qui interroge ?
Elle écrivait sur des carnets ou des feuilles volantes. Souvent, elle raturait et corrigeait ces écrits ; parfois elle les annotait. Elle les soumettait à ses amis de confiance, Truman Capote et Norman Rosten qui l’encourageaient, car elle avait une écriture personnelle et poétique.
En 2010, ses écrits, réunis par Bernard Comment et Stanley Buchthal et traduits par Tiphaine Samoyault, paraissent en français aux éditions du Seuil sous le titre Fragments.

Le spectacle à la Halle Saint Pierre

À la lumière des 36 portraits de Marilyn Monroe dessinés en 2020 par Anne Gorouben et filmés par le cinéaste Christophe Clavert, Muriel Piquart dit une sélection des textes de Marilyn Monroe.

Elle lit également :
– Dans Le documentaire-poème La rabbia de Pier Paolo Pasolini, l’hommage à Marylin composé en 1963 raconte la cruauté avec laquelle le monde s’approprie Marilyn et la dérobe à elle-même ;
– le monologue de Molly Bloom (pris dans Ulysse de James Joyce) et que lisait Marylin : le chant d’une femme qui affirme, oui, rien n’est plus vivant et libre que la curiosité et le désir pour les choses et la chair de la vie, oui, le corps d’une femme.

Muriel Piquart est accompagnée par Ruby Mae Shiels et Jules Fromonteil aux musiques, aux chants et, parfois, en écho.

Le spectacle s’appuie sur les traductions de Tiphaine Samoyault et les adaptations de Ken Kincaid et Muriel Piquart, ainsi que sur la précieuse documentation réalisée par Éric Boukhobza.

Les artistes sur scène

Anne Gorouben est née et vit à Paris. Elle est diplômée de l’ENSAD, atelier de Zao Wou Ki. Figuration dépouillée où s’impose le rapport des corps à l’espace et au temps, sa peinture s’organise en grands cycles liés à l’Histoire et à l’exil dont Le poids des silences Berlin Ouest-Dresde 1989-1993, infinis La Rochelle 1995-1996, D’Odessa à Odessa Paris-Odessa-New York-Marseille 1997-2000.
Elle visite en dessin le Journal de Kafka, commence une autobiographie dessinée.
En 2003 elle présente un hommage à Paul Celan au musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme à Paris, et en 2013 une exposition rétrospective au musée de l’Hospice Saint Roch à Issoudun. En 2011 elle publie 100, boulevard du Montparnasse aux éditions Les Cahiers Dessinés, et en 2015 mon kafka, chez Encre marine. Elle est lauréate de la Villa Yourcenar en 2018.
Ses œuvres sont présentes dans des collections publiques ou privées en France ou à l’étranger où elle expose régulièrement.

Jules Fromonteil est un musicien oscillant constamment entre un apprentissage autodidacte et institutionnel. Musicien voyageur, il s’est spécialisé dans les instruments à anche, clarinettes et saxophones, autour d’un répertoire jazz teinté de musiques traditionnelles pluriculturelles.
Il a la chance d’avoir pu emmener sa musique autour du monde de diverses manières :
En camion avec “Les Poissons Voyageurs”, en voilier avec “Festina Lente”, à pied et en haute montagne avec “La Tournée des Refuges”, ou à vélo avec “La Fanfare sans Phare”.
Installé à Toulouse depuis maintenant un an, il profite d’un répit afin d’explorer un nouveau répertoire de musiques actuelles tout en approfondissant fermement l’apprentissage de la musique New Orleans.

Ruby Mae Shiels, multi-instrumentaliste de talent, grandit sur les côtes bretonnes et en Auvergne dans le foisonnement d’une famille musicienne. Elle joue de la mandoline, du banjo, du ukulélé, de la guitare électrique, acoustique et basse, et maîtrise piano, claviers et percussions. Elle est également compositrice, chanteuse, rappeuse et beatmaker.
Outre sa place au sein de la formation familiale, « The Shiels », elle est la moitié du duo hiphop, « The Village Vandals », pour lequel elle compose, écrit, joue et chante. Elle est aussi musicienne en solo.
Elle a participé à des spectacles d’art vivant contemporain ainsi qu’à des pièces de théâtre, et on peut apprécier son talent dans de nombreux clips de musique.
Elle a à son actif les albums suivants : Café-Concert, The Shiels (2016) ; Houdoud, Bab El Ouest (2019) ; 500 Animals, The Shiels (2021) ; Vandalism, The Village Vandals (2022).

Après des études de cinéma et de philosophie, Christophe Clavert réalise son premier film en 1999, Les faux monnayeurs (la bonne affaire). Il travaille ensuite dans la distribution et la production parallèlement à la réalisation de ses propres films et en étant occasionnellement pour d’autres chef opérateur et monteur. Il a notamment fait la photographie et été le monteur de nombreux films de Jean-Marie Straub depuis 2009.

En naissant en Bretagne, Muriel Piquart ne fait qu’y passer. Elle grandit un peu partout avant de devenir citoyenne du monde, comédienne et violoncelliste autodidacte.
Formée à Ecole Blanche, elle travaille avec les grands du théâtre – metteurs en scène tels Brigitte Jacques, Stéphane Braunschweig ou Joël Pommerat, et comédiens comme Denis Lavant, Denis Polyadès, Madeleine Marion ou Serge Merlin. Elle tient des premiers rôles dans des pièces de Racine, Shakespeare, Beckett, Novarina…
Puis elle prend le large. Elle rejoint la troupe itinérante, Footsbarn Travelling Theatre, et parcourt le monde comme comédienne, violoncelliste et metteuse en scène.
En 2011, de retour à Paris, elle est metteuse en piste à l’Académie Fratellini, tout en élargissant son répertoire de violoncelliste à des musiques populaires. Actuellement, elle est comédienne et musicienne avec la troupe franco-allemande Théâtre Action.

Pour en savoir plus long sur Marilyn

Le ravissement de Marilyn Monroe suivi de Nous, Marilyn, de Anne Gorouben et Olivier Steiner a été publié par Marie Hasse aux éditions Métropolis en décembre 2021

Fragments. Poèmes, écrits intimes, lettres de Marilyn Monroe a été publié par Bernard Comment et Stanley Buchthal aux éditions du Seuil en octobre 2010

 

 

Un fabuleux sauvetage

PROJECTION / RENCONTRE

Patrimoines irréguliers de France et La Fabuloserie
sont heureux de vous annoncer la sortie de
Un fabuleux sauvetage
Film documentaire de Danilo Proietti
Projection en avant-première,
en présence de Patrimoines irréguliers de France et de l’auteur

Dimanche 22 mai 2022 à 15h – entrée libre


Halle Saint Pierre
– à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Le film
Ce documentaire raconte le deuxième sauvetage, en mai 2021, de la Tour Eiffel réalisée par Pierre Avezard dit Petit Pierre, un joyaux de l’art brut conservé à La Fabuloserie à Dicy (89, Yonne).
A travers des témoignages, des interviews et des documents d’archives, « Un fabuleux sauvetage » met en évidence les difficultés de restaurer l’éphémère et la créativité nécessaire pour sauver une œuvre d’art hors-normes.

Bande annonce

Le manège de Petit Pierre
« Ça couine, ça grince, ça racle et c’est une véritable merveille visuelle et sonore que le Manège de Pierre Avezard, dit « Petit Pierre ».
Fabriqué pendant un demi-siècle, à partir de bouts de tôles, de morceaux de fer blanc récupérés, de boulons, de débris de métaux, ce Manège – ainsi nommé par son créateur- tient plus du spectacle total que de la mécanique foraine. On y pénètre par une sorte de petit sas qui fait aussitôt basculer le visiteur dans un univers parallèle, entièrement animé. Entourés de machines mouvantes et bruyantes qui reconstituent le quotidien de Petit Pierre, on découvre alors un univers campagnard et onirique, réel et rêvé, authentique et farceur, rempli de personnages rigolards et d’animaux facétieux – comme cette vache électrique qui prend un malin plaisir à asperger d’eau le visiteur imprudent – sans oublier des véhicules en tout genre : des voitures, des chars, des tracteurs, mais aussi des tramways qui passent en brinquebalant au-dessus de nos têtes, des bombardiers qui lâchent des billes sur une tôle dans un son d’enfer, peinant à couvrir le bruit du moteur qui fait mouvoir l’ensemble des machines ; le tout étant dominé par une immense tour Eiffel de 23 mètres de haut. »
– Céline du Chéné– France culture

 Pierre Avezard, dit « Petit Pierre » (vacher dans le Loiret, 1909-1992)
Infirme et autodidacte, il est l’auteur du « manège de Petit Pierre », exposé à La Fabuloserie à Dicy dans l’Yonne. Il vécut toute sa vie dans le village de Fay-aux-Loges, dans le Loiret.

Sites internet :
http://www.fabuloserie.com
patrimoines-irreguliers.org

 

 

RENCONTRE / CONCERT / EXPOSITION
 Nadia Szczepara, “Tactiques sanitaires”
Dessins
15 – 30 avril 2022
 Halle Saint Pierre – à la librairie 

Les éditions Les Amateurs de l’Ours vous proposent de rencontrer l’artiste peintre et dessinatrice Nadia Szczepara à l’occasion de l’exposition des dessins de son livre “Tactiques sanitaires”, et de découvrir les chansons du nouvel album de Léonore Boulanger « Un lièvre était un très cher baiser ».

RENCONTRE / CONCERT

Dimanche 17 avril 2022

Rencontre avec Nadia Szczepara  dimanche 17 avril à 15 heures – entrée libre
suivie du concert de Léonore Boulanger à 16 heures – entrée 5€


Halle Saint Pierre – à l’auditorium

Extraits du nouvel album  « Un lièvre était un très cher baiser »,  inspiré des écrits
d’Ernst Herbeck, patient de longue durée au Centre Gugging près de Vienne.
Avec
Léonore Boulanger :
voix, mini-mégaphone, mini steel-drum, flûte à coulisse, clavier.
Jean-Daniel Botta : voix, guitare.
Laurent Sériès : percussions, casio, toy box

*

Nadia Szczepara
Installée dans le bocage vendéen où elle a créé avec Benjamin Barouh Les Amateurs de l’Ours (maison d’édition et lieu de résidence pour artistes, contemplatifs et amateurs), Nadia Szczepara peint, écrit et dessine. Son recueil “Tactiques sanitaires” raconte la traversée de l’écran hygiénique et la métamorphose numérique. C’est le journal de bord d’une artiste peintre qui voit dans le confinement la métaphore imagée, voire la caricature, de l’époque. La réalité se détache du socle terrestre pour se confondre à sa figure de style. Les dessins, écrits à l’encre de chine, donnent forme à l’étrange récit de cette désincarnation stupéfaite qui cherche à ne pas perdre son calme alors que s’accélère la robotisation des rapports humains.

Léonore Boulanger
Captivante hybridation entre une chanson ultra-violette et la découverte d’écrits bruts d’un poète asilaire autrichien : « Un lièvre était un très cher baiser » constitue le 5ème album au kaléidoscope de Léonore Boulanger & Jean-Daniel Botta, chanteurs multilingues, musiciens aimablement aberrants accompagnés du percussionniste Laurent Sériès.
Comme on tire les cartes : Le matin, L’automne, Le rêve, L’arc-en-ciel, La vie, L’ours-danseur… Ils partent en quête des fulgurances de Ernst Herbeck, patient de longue durée au Centre Gugging près de Vienne. Poèmes fragmentés, langue inventée, de quoi rêver une outre-lande aux sonorités transmentales, un bondissant territoire de tendresses et d’expérimentations.
– Photo : Laurent Orseau

 « Chairs Vives » 

    Un après-midi avec Nancy Huston & Coraly Zahonero
autour de Grisélidis Réal, écrivaine et prostituée

Dimanche 24 avril, à 15 heures
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

LECTURES
d’après deux ouvrages qui viennent de paraître 

Reine du réel – Lettre à Grisélidis Réal de Nancy Huston.
Editions NiL, 2022
Chair vive – Poésie complète de Grisélidis Réal.
Préface de Nancy Huston. Ed. Seghers, 2022


Lectures par

Nancy Huston & Coraly Zahonero de la Comédie-Française

*

Grisélidis Réal, écrivaine et prostituée suisse, a fui le milieu bourgeois, calviniste et rigide où elle est née pour mener une vie libre. Une vie marquée par des histoires avec des hommes violents, des dizaines de milliers de relations tarifées, quatre enfants placés, des fausses couches, mais une vie illuminée par l’art et l’engagement militant au nom des travailleuses du sexe.

Poétesse magnifique, figure rebelle et courageuse, Grisélidis Réal fascine depuis de longues années la comédienne Coraly Zahonero (de la Comédie française), qui lui consacre dès 2016 un “Seule en scène”. C’est en voyant cette pièce à Avignon que Nancy Huston découvre la suissesse flamboyante, et comprend soudain que Réal non seulement la dérange et la fascine mais la concerne. 

Elle écrit à son tour une “Lettre à Grisélidis Réal” intitulée REINE DU RÉEL, qui vient de paraître aux Editions NiL. En parallèle, les éditions Seghers réunissent pour la première fois en volume, les poésies écrites par Grisélidis Réal tout au long de sa vie (de treize ans à sa mort).

Dans CHAIRS VIVES, un montage d’extraits tirés de ces deux livres, Zahonero et Huston font entendre en dialoguant la rage, l’intelligence sans compromis et la passion vitale de cette femme décidément inclassable.

Notices biographiques

Nancy Huston a passé son  enfance au Canada, son adolescence aux États-Unis et sa vie adulte en France. Écrivant en français comme en anglais, elle pratique de nombreux genres : roman, essai, littérature jeunesse, scénario et théâtre. Femme de lettres, féministe et musicienne, Nancy Huston a publié plus d’une vingtaine de romans et essais en français, récompensés de nombreux prix littéraires. Parmi ses romans on peut mentionner Instruments des ténèbres (1996, prix Goncourt des lycéens), L’Empreinte de l’ange (1998, prix des Lectrices de Elle), Lignes de faille (2006, prix Femina et France Télévisions) ou Arbre de l’oubli (2021).

Coraly Zahonero née à Montpellier, est comédienne et metteur en scène et débute à 16 ans dans la Juliette de Shakespeare.
Elle intègre deux ans plus tard le Conservatoire National Supérieur d’Art dramatique de Paris et entre à 25 ans à la Comédie-Française, dont elle devient Sociétaire en 2000. Elle y côtoie les plus grands auteurs, et a travaillé sous la direction d’Alain Françon, Omar Porras, les collectifs tgSTAN-DeKOE Discordia, Pauline Bureau…Elle a adapté et mis en scène l’œuvre de Réal et en a fait un spectacle
« Grisélidis » qu’elle a joué, entre autres, au Studio Théâtre de la Comédie-Française et au festival d’Avignon en 2016.