Charles DUITS

Charles DUITS
La seule femme vraiment noire
Editions Éoliennes

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Présentation par Pascal Hecker – Librairie de la Halle Saint Pierre

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Le 17 juin 1978, sous le saint regard du père Éternul, Charles Duits se lance dans un nouveau livre, « La Seule Femme vraiment noire », comme on se jetterait par la fenêtre mais en remplaçant l’asphalte… par l’inconnu.

« Un livre qui tient d’un château de cartes dont toutes les cartes sont des châteaux […] une expérience des plus étonnantes. »

Richard Blin, in Le Matricule des anges, n°177

 

« … Un vaste ensemble textuel à la portée significative et folle (…) La Seule Femme vraiment noire devrait surprendre son monde en le mettant au contact de la Déesse. »

L’Alamblog

 

Précédé de « Souvenirs de la Déesse », préface de son fils, Juste Duits.

C’est à la fois une œuvre littéraire, une expérience philosophique, et un parcours médiumnique. Une œuvre littéraire, sur laquelle l’auteur aura travaillé près de dix ans, qui se déroule comme une incessante vague, aux tourments logorrhéiques par moments ; une réflexion illuminée, aux accents philosophiques telles que la notion d’Inistence en opposition à l’Existence, et enfin la relation d’une liaison médiumnique, qui pourra sembler blasphématoire à certains, mais qui présente une liaison singulière et passionnée avec une entité divine, à la peau noire et de sexe féminin.
À l’heure de la littérature uniformisée et insipide, il est temps de lire un Duits foutrement rock’n’roll, dévergondé, libre et génial.

« Les Éditions Éoliennes, à Bastia, viennent de publier courageusement son grand livre posthume, La Seule Femme vraiment noire, œuvre étrange et ésotérique, dans laquelle il dit écrire sous la dictée de la déesse Isis, qui est la déesse suprême. […]  Quand le temps aura relativisé ses saillies provocantes, son génie apparaîtra crûment, et il restera comme celui qui, au vingtième siècle, couronnant l’œuvre surréaliste, aura créé une mythologie, aura parlé avec une déesse, qui est celle même qu’on dit être à l’origine de Paris – Isis. Tel Lovecraft, mais avec tout l’instinct sacrilège et satirique français, il aura défini un panthéon, où trône l’Africaine aux Dents de Lumière.  »

Le blog vaudois de Rémi Mogenet

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Les Forces de l’ordre invisible

Rencontre & Dédicace

« Les Forces de l’ordre invisible »
Emile Tizané (1901-1982), un gendarme sur les territoires de la hantise

de Philippe Baudouin
éditions Le Murmure, novembre 2016

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Préface de Dominique Kalifa. Postface de Hélène L’Heuillet

Dimanche 11 décembre 2016 à 15 heures
Halle Saint Pierre – à l’auditorium (entrée libre)

Présentation 

Émile Tizané a-t-il réellement existé ? Sans la découverte récente de ses archives privées, il eût été permis d’en douter tant la vie romanesque de cet homme paraît conférer à celui-ci tous les traits caractéristiques d’un personnage de fiction. Cas unique, cet officier de gendarmerie fut sans doute le plus grand expert français en matière de « maisons hantées » et sillonna ainsi les routes de campagne pour les besoins de ses enquêtes officieuses. Réunis ici pour la première fois, ses dossiers se composent d’innombrables notes, rapports, photographies, croquis et correspondances qui laissent entrevoir les aspects à la fois fascinants et obscurs d’un gendarme sur les territoires de la hantise.

Extrait
« Officier de gendarmerie, je me suis attaché à l’étude des problèmes incompris qui prennent parfois naissance dans certaines maisons ou leurs abords immédiats. Fort critiqué par nombre de mes camarades, souvent même par des chefs qui m’ont reproché de mal employer mon activité, j’ai cherché dans les enquêtes de gendarmerie relatant des histoires dites ‘occultes’ la part qu’il convenait de donner à la vérité. Plus particulièrement aiguillé vers l’étude des maisons dites ‘hantées’, je recherchais à l’origine la fraude, mais le nombre des documents que j’ai pu recueillir, leur étude, et les conclusions que j’ai pu en tirer me permettent aujourd’hui de soutenir que dans la plupart des cas motivant enquête, il y a toujours un être vivant qui est le centre des phénomènes. »

Lettre de Émile Tizané à Alexis Carrel du 22 janvier 1942.

 

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Joseph Kurhajec

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MY TOYS
Joseph KURHAJEC
Exposition du 3 au 31 décembre 2016
Vernissage le samedi 3 décembre de 16h à 18 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à la Librairie

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NOTICE BIOGRAPHIQUE
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Joseph KURHAJEC
, génie savant – génie brut (mycelium)

Joseph Kurhajec
(né en 1938 à la frontière du Canada, dans le Wisconsin) est un artiste américain remarquable, dont la réputation serait établie depuis long temps si le triomphe de l’art “contemporain” international et l’hégémonie de l’approche conceptuelle de l’art n’avaient pas marginalisé les créateurs de son acabit. Après une enfance dans un ranch où ses grande parents, originaires de Tchécoslovaquie, étaient à la tête d’un élevage
de visons, il choisit d’abord d’étudier la sculpture sur métal à l’université du Wisconsin, mais c’est une exposition de fétiches du Congo à l’Art institute de Chicago qui, en 1961, va décider de son orientation artistique: une sorte de néo-tribalisme où la céramique, la pierre, la corne, les cordes, la fourrure ou les ossements, se mêlent pour former d’étranges objets “chargés”, masques ou fétiches d’une civilisation primitive imaginaire. Ayant vécu et travaillé successivement à New-York, à Rome et en Angleterre, Joseph Kurhajec s’est installé à Paris en 1987 et son art momifié (mummified art), plus tourné vers les sociétés archaïques, voire la préhistoire, que vers le futur, a été présenté dans de nombreuses expositions, personnelles ou collectives, aux États-Unis, au Canada et en Europe, ainsi qu’au Chili et en Inde.

Il figurait déjà dans l’exposition Young America 1965 du Whitney museum of American Art, à New-York, à l’époque où l’art dominant prenait une direction opposée autour d’Andy Warhol. Aujourd’hui Joseph Kurhajec partage son temps entre son atelier parisien, sa maison-musée de Treadwell, au nord de New York, et sa demeure mexicaine de Mérida, au Yucatan, où il avait étudié la culture maya dans sa jeunesse et pratique aujourd’hui la sculpture sur pierre. Ses collages d’éléments reptiliens sur fonds apocalyptiques ou antédiluviens semblent la métaphore inquiétante des régressions cosmiques qui se préparent.

Laurent Danchin
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PEINTURES ET SCULPTURES DE JOSEPH KURHAJEC

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France
Atelier 58 Montparnasse
58 rue Didot
R.C. Cour
75014 Paris, France
phone: (+33) – 1 45 45 91 23 or 1 45 43 70 72
www.josephkurhajec.com
josephkurhajec@gmail.com

+ d’infos

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Pierre Caran

EXPOSITION

Pierre CARAN
du 31 octobre au 4 décembre 2016

à la Librairie de la  Halle Saint Pierre
&
DEDICACE
« Pierre Caran »
Samedi 5 novembre à 15H30 – entrée libre

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Le livre « Pierre Caran » montre une centaine de créations
accompagnées de textes provenant de ses carnets.

Préface de Valère Novarina,
Texte de Emmanuel Boussuge,
Poème de Michel Butor

Livre réalisé par Thérèse Joly, photographe
et Francisco Araya, mise en page

Halle Saint Pierre – à la Librairie

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LES DEUX VIES DE PIERRE CARAN (1940-2008) 

Né au Havre il vit en famille à Cervens puis à Thonon-les-Bains en Haute-Savoie où depuis 1969 il exerce au sein de la Maison des Arts puis comme directeur de la Médiathèque des actions culturelles très importantes, organise des manifestations mémorables (rencontres littéraires, expositions artistiques, festival de cinéma indépendant) qui irradient dans toute la région Rhône-Alpes et au-delà, tisse des liens avec d’autres structures pour de multiples collaborations.

En l’an 2000 atteint d’une grave maladie, sous l’effet de la douleur, des traitements intrusifs, dévastateurs et un changement psychologique radical, il s’éloigne progressivement de toute vie active pour, dès l’année 2003, plus atteint encore se réfugier dans un monde très fermé, de substitution, de survie et créer avec acharnement, force et détermination, une œuvre singulière, inattendue, très loin des codes et repères qu’il possédait avant sa maladie. Cette œuvre est réalisée à partir d’un amas hétéroclite de bois, pierres et multiples objets ramassés inlassablement lors de ses nombreuses sorties en solitaire, dans le but de leur donner une nouvelle existence telle une mise en scène tragi-comique, provoquant une confrontation homme/animal. Parmi ses sculptures, ses bas reliefs, la peinture occupe également une place importante dans ses créations d’un autre monde. Épuise c’est avec des dessins qu’il incarne la mort.

Enfermé, interdisant tout accès à son atelier, c’est après sa disparition le 15 juillet 2008 que l’on a découvert l’ampleur de ses créations

 

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La Librairie de la Halle Saint Pierre hors-les-murs

OUTSIDER ART FAIR
du 20 au 23 octobre 2016 en parallèle de la FIAC
Hôtel du Duc
22, rue de la Michodière, 75002 Paris
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2Institution partenaire, la Halle Saint Pierre installe sa librairie de référence à l’Outsider Art Fair à l’Hôtel du Duc, et propose une sélection de livres sur l’Art Brut, des catalogues d’expositions, des revues, ainsi que des ouvrages inédits.

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EN AVANT PREMIÈRE à l’OAF

52f669893e2e1154cc26d13d9c1c7164_th3Almanach de l’Art Brut

A l’occasion des 40 ans de la Collection de l’Art Brut, le musée lausannois et l’Institut suisse pour l’étude de l’art (SIK-ISEA) s’associent pour publier l’Almanach de l’Art Brut, ouvrage conçu par Jean Dubuffet en 1948. Ce manuscrit historique paraît pour la première fois sous forme de fac-similé aux éditions 5 Continents (Milan).

Placé sous la direction de Sarah Lombardi et de Baptiste Brun, l’édition contemporaine de l’Almanach de l’Art Brut est enrichie d’une préface, d’un essai critique, d’une postface et de notices biographiques des auteur-e-s et des rédacteur-trice-s du manuscrit original. Parmi ceux-ci, citons des personnalités de premier plan de la scène littéraire et artistique parisienne tels qu’André Breton, Benjamin Péret, Michel Tapié et Jean Paulhan, ou encore des ethnologues et psychiatres suisses, comme Eugène Pittard, Charles Ladame et Walter Morgenthaler. Les travaux de plus de quarante auteur-e-s y sont rassemblés, certain-e-s inconnu-e-s ou mésestimé-e-s à l’époque du projet initial. C’est ainsi que Jean Dubuffet réunit Aloïse Corbaz, Gaston Chaissac, Henri Salingardes, Scottie Wilson ou encore Adolf Wölfli autour de la notion d’Art Brut, qu’il mûrit alors.

L’ouvrage est assorti d’un cahier iconographique de plus de 80 photographies en noir et blanc reproduisant les œuvres destinées à l’illustration des textes originaux, ainsi que d’une bibliographie et d’un index.

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Johann Hauser – un des plus grands artistes d’art brut de tous les temps !

par Johann Feilacher
avec des textes de Sarah Lombardi, Roger Cardinal, Maria Parucki et Michaela Strebl-Pühringe

édition musée Gugging

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le-cul-benit-liaisons-sacrees-et-passions-profanesLE CUL BÉNIT

Liaisons sacrées et passions profanes

Textes et photographies de
Bernard Rio
Préface de Marc Maffesoli
Professeur à la Sorbonne
Éditeur COOP BREIZH

L’auteur revisite les dolmens et les chapelles pour dévoiler une Bretagne érotique et amoureuse.

Un dolmen décoré de seins, une Vénus nue au bain, une femme exhibant une croupe généreuse dans le chœur d’une chapelle, un diable coquin dans une église…
Bernard Rio revisite les dolmens et les chapelles pour dévoiler une Bretagne érotique et amoureuse.
Il donne à voir une multitude d’images sculptées, certaines datant de plusieurs milliers d’années, qui reprennent vie dans cette spectaculaire et passionnante évocation de la Grande Déesse » et du Bon Dieu, de la sirène tentatrice et de l’ange amoureux.
L’auteur relève une formidable gageure : parler du sexe et de l’amour sans jamais céder à la vulgarité et toujours avec une érudition plaisante et savoureuse.

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20151014_140238-929x1024DIALECTIQUE DU MONSTRE
Enquête sur OPICINO de CANISTRIS

par SYLVAIN PIRON

Ouvrage publié avec le concours du Centre de recherches historiques
(UMR 8558-EHESS-CNRS), de l’Association de recherche en biologie humaine  et de l’Ecole supérieure d’art de Cambrai.

Art Opicino, enlumineur illuminé

Fraîchement primé, l’ouvrage «Dialectique du monstre» dévoile la folie artistique hors norme du Lombard.
Olivier Lamm 
– LIBERATION (


Jusqu’à présent, cette œuvre n’a été révélée à personne,
si ce n’est à certains qui ne pouvaient comprendre, tandis que je gardais le silence.
Opicino de Canistris, Avignon, 19 septembre 1337

Fonctionnaire de l’administration des papes d’Avignon, Opicino de Canistris (1296-1355) a produit, pour son propre compte, des diagrammes déconcertants où se mêlent cartes et corps, symboles astraux et religieux. Exhumés peu à peu au cours du siècle passé, ses manuscrits suscitent encore de nombreuses interrogations. Sous la forme d’une enquête, Dialectique du monstre explore les différentes facettes d’une œuvre complexe et fascinante.

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éditions le jeu de la règle

Édition de documents conçue et établie par
Marie-Liesse Clavreul et Thierry Kerserho
Avec une préface de Pierre Bazantay et Yves Hélias, cofondateurs du Congrès ordinaire de banalyse

  • La banalyse et sa grande question : que faisons-nous là ? (écoutez ici)
    par Jean Lebrun – La marche de l’Histoire – France Inter (29 août 2016)Une expérimentation : il s’agissait de se retrouver alors qu’on ne se connaissait pas sur le quai d’une halte ferroviaire facultative au fond d’un pays dont quasi personne ne connaissait le nom : la Combraille, du latin combros : obstacle, difficulté. Et là, d’interroger le temps : le plus étrange dans le temps, c’est qu’il faut le passer. Mais à quoi ? Que faisons-nous ici ?

Éléments de Banalyse ressuscite une folle expérience visant à se rapprocher de l’essentiel, en se confrontant au banal.
En marge du centenaire du Dadaïsme, un autre mouvement, bien plus confidentiel mais pas forcément moins subtil, refait surface : la banalyse, jeu de l’esprit lancé en 1982 par deux universitaires rennais, Pierre Bazantay et Yves Hélias. À l’origine, leur seule activité consistait à attendre d’éventuels congressistes en gare des Fades, trou perdu du Puy-de-Dôme, « au risque de l’ennui et de perdre son temps par la libre confrontation au banal ».

 


hey-27-revueHEY ! 27

Depuis 6 ans, la revue HEY! modern art & pop culture célèbre le grand retour de l’art figuratif dans le champ de l’art contemporain ! Une mise en lumière de la vision des rédacteurs en chef Anne & Julien prônant “la résistance par l’imaginaire et résistance aux normes et à la catégorisation ». Ce positionnement a fait de la revue une incontestable pionnière en Europe.

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Présentation du roman, Les Pierres vives,
d’Anne Guglielmetti
Éditions Actes Sud, 2016

Lecture & Signature
Samedi 1er octobre à 15 heures

Halle Saint Pierre – à l’auditorium (entrée libre)

Lecture par l’auteur d’extraits du roman
précédée d’une présentation de Christophe Carraud,
directeur de la revue et des éditions Conférence.
suivie d’une signature

 

Les pierres vives, paru en avril 2016 aux éditions Actes Sud, est le huitième roman d’Anne Guglielmetti.

Il a pour cadre le XIe siècle et l’épopée normande qui, parallèlement à la main mise de Guillaume le Conquérant sur l’Angleterre, mène une poignée de chevaliers à la découverte puis à la conquête de l’Italie du Sud.

Le héros principal en est un enfant recueilli dans un monastère bénédictin situé dans la forêt d’Ouche, devenu le protégé de l’abbé et destiné à être copiste. Chassé quelques années plus tard de ce monastère, il entreprend à son tour, sous la garde d’un géant et à dos de mule puis à pied, ce voyage de tous les dangers vers l’Italie normande. Roman aux prises avec l’histoire, roman d’initiation, Les pierres vives interroge la foi et l’Église, dans un haut Moyen Age qui nous est moins lointain qu’il n’y paraît. Mais surtout, son écriture dense et poétique en fait un roman immergé dans la nature et qui suit, pas à pas, son personnage principal en quête d’une vérité intérieure qui l’invitera à s’abandonner au mystère de la vie et aux voies parfois magiques que celle-ci nous offre pour la trouver.

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Romancière et traductrice de livres d’art et d’architecture (Fondation Cartier, Actes Sud, Somogy, Éditions du Centre Pompidou, le Moniteur), Anne Guglielmetti, née à Paris en 1952, a notamment publié chez Actes Sud, Le Domaine (1999, Babel n°528) et Les Paroles des jours (2002).

Elle est cofondatrice de la revue semestrielle Mirabillia, elle vit et travaille à Paris.

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Jean Nicolas REINERT

Jean Nicolas REINERT

exposition du 1er au 31 octobre 2016

Halle Saint Pierre – Librairie
entrée libre

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+ d’infos

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La sculpture comme un reflet de la résilience

JNR rencontre le travail de la terre en 1993, dès lors il représente ce qui va l’inspirer jusqu’à présent : l’être humain et son ressenti.

Ce qui pousse le Regardeur à considérer l’œuvre de JNR sous l’angle de la biographie du sculpteur, est l’étonnante impression de croissance biologique qu’il ressent, comme si chaque sculpture résultait de la cristallisation dans la glaise d’instants successifs de la vie d’un seul et même personnage, à la manière d’instantanés photographiques.*

De proportions enfantines, le corps des sculptures, tout en restant une interprétation très personnelle éloignée de la réalité physiologique, évolue au cours du temps vers des caractéristiques plus adultes. Parallèlement, les mises en situation des personnages prennent un chemin identique. D’abord des scènes de jeux avec des accessoires (poussette, rondin de bois…) puis peu à peu des situations de communication plus abstraites (mains en action, bouche ouverte…) exprimant l’éventail des émotions humaines : la peur, la joie, l’amour, l’angoisse aussi.

Dernièrement, le personnage de JNR, s’est métamorphosé en homme-arbre, au corps réduit à un tronc souple, semblant flotter, aux membres devenus feuilles, au visage rasséréné. Il vole dans le vent qui représente son instinct enfin identifié et compris, en lien indissoluble avec la nature. Ce tendre et émouvant personnage exprime la paix ressentie par celui qui, enfin, a trouvé sa voie, qui, enfin, est sur le chemin de la sagesse.

La matière granuleuse de la terre, modelée « au colombin » selon des techniques ancestrales, émaillée de couleurs mates et sombres, soumise à des cuissons successives, brûlée, calcinée – parfois par la technique de l’enfumage – évoque la ténébreuse et magnifique alchimie qui transforme une psyché blessée, troublée et souffrante, de la douleur ardente et ordinaire d’être, en vie spirituelle équilibrée, solide, à la créativité vivante et infatigable arborant ses cicatrices comme de simples témoignages.

Ce personnage primordial sorti de la fournaise, grandissant au fil du temps semble incarner le double psychique du sculpteur en marche vers la maturité.

*il faut noter que JNR est également photographe.

Annie  GABRIEL MAILLET

 

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Les Bâtisseurs de l’Imaginaire

SIGNATURE / PROJECTION

« Les Bâtisseurs de l’Imaginaire »
de Claude et Clovis Prévost
Editions Klincksieck – Les Belles Lettres, 2016

Samedi 3 décembre 2016 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium et librairie

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PROJECTION/RENCONTRE
avec les auteurs-réalisateurs,
de 3 courts métrages consacrés à quelques « Bâtisseurs » :

Le Facteur CHEVAL / L’Abbé FOURÉ / Monsieur G. /
Marcel LANDREAU / Raymond ISIDORE  / Fernand CHÂTELAIN /
Camille VIDAL / Irial VETS  / Robert GARCET / CHOMO /

+ 4 nouveaux chapitres :

Robert TATIN Les signes de l’homme, La Frénouse; à Cossé-le-Vivien, Mayenne.
Robert VASSEUR La Maison aux papillons; à Louviers, Eure.
Guy BRUNET l’Age d’or du cinéma; à Viviez, Aveyron.
Roger ROUSSEAU Le Causse en sous-sol ; à Beauregard, Lot.

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3 films de Claude & Clovis Prévost :

tatin-tournageRobert TATIN : Les signes de l’homme
Couleur, durée 28 minutes. Production Antenne 2. INA.

Robert TATIN, il a alors 77 ans, nous initie au  sens des signes qui marquent son œuvre de peintre et se retrouvent dans la sculpture et l’architecture de la FRÊNOUSE : ce domaine qu’il a construit au pays de ses Pères et Mères. (Lire la suite)

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f-cheval-p-i-totalLe Facteur CHEVAL : « où le songe devient la réalité »
Tourné en 35 mm couleur, monté en 2 versions : courte de 13 minutes et longue
de 26 minutes.

Le Palais Idéal et le Tombeau du silence et du repos sans fin du Facteur Cheval, représentent une projection spatiale très complexe, ayant pris forme peu à peu à l’échelle du corps. Tenter d’en rendre compte, c’est rechercher une approche physique et sensible par laquelle la possession de l’espace est possession par l’espace. Il s’agit de retrouver la structure et l’écriture d’un parcours quasiment initiatique voulu par Ferdinand Cheval, dont le sens se développe et s’enchaîne dans son propre accomplissement : le sens de la visite, atteinte après 33 années d’épreuves. (Lire la suite)

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chomo-e%c2%a6uglise-pauvresCHOMO : Le fou est au bout de la flèche
Vidéo 3/4, durée : 28 minutes.

CHOMO – Roger Chomeaux – signé 0-0-0, à l’âge de 74 ans, vit retiré en bordure de la forêt de Fontainebleau, à la sortie du village d’Achères-la-Forêt; sur un terrain acheté pendant la guerre pour presque rien. (lire la suite)

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4ème de couverture
Les Bâtisseurs de l’Imaginaire
Claude et Clovis Prévost

En marge de toute norme ? Certains ont entrepris de transgresser règlements et usages pour édifier l’espace qui les habite. En ces lieux de rupture, le rêve de bâtir se nourrit de lui-même : il est un art de vivre et une manière de philosopher personnelle et concrète qui s’enracinent dans l’imaginaire. La confrontation de ces œuvres singulières nous montre comment l’imaginaire se symbolise à travers certaines figures formelles, spatiales, comportementales.

À quels manques et désirs, à quelle crise, répondent ce besoin de créativité individuelle, cette appropriation démesurée de l’espace ? Là opère la fonction motrice de l’Imaginaire.

« Bâtir, habiter, penser » ont des racines communes. Le choix d’un site, d’un volume, d’un motif, d’une matière est l’aveu et la reconnaissance d’une réalité intime. L’imagination matérielle est à l’œuvre, et le recours à des jeux de miroir donne aux Bâtisseur  de l’Imaginaire cette extraordinaire possibilité d’être autre et autres dans un espace où il n’y aurait plus de séparation entre réel et imaginaire.

Ces parcours, domaines, sanctuaires, monuments, jardins ne sont pas nécessairement habitables. Mais dans ces lieux de rencontre, les Bâtisseurs de l’Imaginaire matérialisent la volonté et le désir de renaître et d’appartenir à un monde plus relié, orienté, cosmisé.

 Les 14 chapitres de l’ouvrage :

  • Le Facteur CHEVAL Le Palais Idéal et le Tombeau ; à Hauterieves, Drôme.
  •  L’Abbé FOURÉ Les Rochers de Rothéneuf, Ille et Vilaine. 
  •  Monsieur G. Le sanctuaire des lasers ; à Nesles-la-Gilberde, Seine et Marne.
  •  Marcel LANDREAU Le village natal ; Mantes-la-Ville, Yvelines.
  •  Raymond ISIDORE dit Picassiette La Maison et le jardin ; à Chartres, Eure et Loir.
  •  Fernand CHÂTELAIN Bonjour aux visiteurs ; à Fyé-la-Route, Sarthe.
  • Camille VIDAL L’arche de Noé ; à Adgde,Hérault.
  •  Irial VETS La chapelle Sixtine ; à Broglie, Eure.
  •  Robert GARCET La Tour d’Eben Ezer et le Musée du silex ; à Eben Emael, Belgique.
  •  Roger CHOMO Le village d’art préludien ; à Aschères-la-Forêt, Seine et Marne.
  • Robert TATIN Les signes de l’homme, La Frénouse ; à Cossé-le-Vivien, Mayenne.
  • Robert VASSEUR La Maison aux papillons ; à Louviers, Eure.
  • Guy BRUNET l’Age d’or du cinéma ; à Viviez, Aveyron.
  • Roger ROUSSEAU Le Causse en sous-sol ; à Beauregard, Lot.

Édition  Klimcksieck 2016 – Les Belles Lettres  Diffusion Distribution

+ Biographie, bibliographie, filmographie (Cliquez ici)
Clovis Prévost  et Claude L. Prévost : cinéastes, photographe et auteurs.

 

 

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