Rebecca Vincenzi

Angel - 1998Oil paint on board - 65cm x 40cmAngel – 1998, Oil paint on board – 65cm x 40cm

Rebecca Vincenzi

Exposition juillet

Halle Saint Pierre – Librairie

 

Biographie

1968 Née à Bradford, Grande Bretagne
1986 – 1989 Universitée de Londres, Goldsmiths’ College, English Literature Honours Degree (Licence avec mention de littérature anglaise)
1993 – 1994 Open College of the Arts, Londres (Diplôme d’enseignement de l’art)
1996 – 1997 St Martin’s Art College, Londres
Picture Book Illustration (Diplome)
1998 Départ pour Paris
Professeur d’art et de lettre à Paris
1998 – 1999 Ecole Supérieure des arts appliqués Duperré, Paris
Illustration et Narration (Diplome)
1999 – présent Habite et travaille à Paris

Catherine NICOLAS

Visuel

Exposition du 1er au 30 novembre 2014

PETITES NOTES SUR LES RECHERCHES D’IDENTITÉS …
HYSTOIRE DES FAUX-JUMEAUX ?

Halle Saint Pierre – Librairie
ouvert tous les jours – entrée libre

*

Catherine NICOLAS est née en 1957, elle vit et travaille à Antony (92).

D’abord passionnée par l’univers de l’enfant, elle crée des motifs textiles, des illustrations, des livres, travaille le design d’objets et de jouets .

Puis, des voyages oniriques se construisent : des puzzles partant de la dualité des humains, du mouvement d’identification aux autres et de la distinction par rapport à ceux-ci … qui les emmènent à la construction du soi .

Pourquoi des “hystoires” ? Parce que ces hystoires … sont des hystoires de femmes .

Chaque être humain ayant en lui une part de masculin et de féminin en différentes proportions, on peut trouver cette parcelle dans une partie du corps : tête, ventre, main … car, nous portons tous en nous le germe de l’autre . L’un ne se concevant pas sans l’autre.

C’est en permanence une recherche de l’autre pour renaître, grâce à l’autre : le double perdu ou oublié, tant recherché par chaque individu .

Les jumeaux ou les faux-jumeaux, forment une exception : un “clone” d’individus aux identités génétiques semblables, qui se comprennent à demi-mot, à travers des émotions qui leur sont propres, “collés” complètement ou en partie . D’où une combinaison de multiples cellules hybrides qui se métamorphosent et se cherchent . Le double devenant le miroir de soi, il est individuel, mais ressemble à l’autre .

Les sculptures textiles au dépouillement le plus brut, s’approchent d’une vision fœtale des personnages / cathnicolas.blogspot.fr / 2009, 2010, 2011

Aujourd’hui, ces recherches se poursuivent avec de grands travaux sur papiers : des fresques qui écrivent la suite des hystoires déchirées .

Et transmettre cet univers à travers des transparences et des surfaces mouvantes qui respirent /  http://catherinenicolas.com / 2013, 2014

 

frEd CustaArd

custaardsaintpierre

frEd CustaArd
dessins

exposition du 30 mai au 30 juin 2014

Halle Saint Pierre – Librairie
ouvert tous les jours (entrée libre)

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frEd CustaArd est né en 1973 à Saint-Denis, où il a grandi.
Passionné de musique et collectionneur de disques vinyles, il se met au dessin pour illustrer la pochette d’un livre. Autodidacte, il choisit, dans le prolongement de son intérêt pour le graffiti et les arts graphiques, une technique de marqueur à l’encre ou à la peinture (posca) qui confère à son geste un graphisme précis et puissant.
Avant tout instinctive et ludique, son oeuvre puise notamment dans les icônes de l’art moderne (nombreux clins d’oeil à Picasso, Dalí, ou Munch, jusqu’à une transposition de leurs oeuvres majeures) et joue sur des références collectives, musicales ou historiques, que les formes et les titres invitent à décoder. Silhouettes d’animaux, visages, bouches, yeux autour desquels s’articulent parfois des chaînes, semblent interroger la conscience humaine et sa fragile liberté. Depuis 2010, plus d’une centaine de dessins ont ainsi été réalisés, à dimensions variables (de 17 x 14 à 100 x 70 cm).
Monomaniaque malgré lui, frEd CustaArd met en oeuvre une technicité méticuleuse, proche du zentangle et des arts graphiques. Sa touche personnelle s’applique également à d’autres supports, comme des masques africains qu’il a « custaardisés ». Dans ses créations sont introduits des éléments mystérieusement récurrents, dont sa fameuse signature Q* (le Q et l’étoile, soit Custaard).

 

Denis Pouppeville

Denis Pouppeville
exposition du 1er au 30 juin 2013

rencontre avec l’artiste autour de l’ouvrage Ubu enchaîné d’Alfred Jarry,
illustré par Denis Pouppeville,
éditions Fata Morgana, 2012

samedi 8 juin à 16 heures
Vernissage
& signature

Halle Saint Pierre – Librairie (entrée libre)

Écrite par Alfred Jarry en 1899, Ubu enchaîné est la contrepartie d’Ubu Roi.
Cette édition est enrichie par de nombreux dessins de Denis Pouppeville qui vient conforter les traits de cet univers grotesque.

Monstre sanguinaire et sans vergogne, malmené par ses ennemis alors qu’il part à la conquête de la Pologne dans le premier opus, Père Ubu décide dans ce nouvel épisode «de devenir bon et de se rendre utile», quitte à se faire esclave et être attelé aux galères. Mais rien ne change vraiment dans sa nature essentielle, féroce et outrancière, et sa tyrannie indomptable le conduira à devenir roi des prisonniers. Échappant à toute interprétation définitive, l’œuvre d’Alfred Jarry traverse les époques, alliant toujours modernité et parodie. (éd. Fata Morgana)

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Œuvres de Denis Pouppeville

 

Denis Pouppeville ou Les Mystères d’un humaniste

Denis Pouppeville, artiste inclassable à la fois peintre, dessinateur, illustrateur, est né au Havre en 1947. Il vit et travaille à Montreuil (93).

Dans son univers règnent la dérision et la tendresse. L’artiste, qui porte un regard sarcastique et altruiste sur le théâtre de la vie, fait jaillir un monde traversé de lueurs crépusculaires où rôdent d’énigmatiques personnages portant Gibus et Galuron.

« Figures de dérisions, aimables, minables, drolatiques et inquiétants, ce sont mes joyeux, mes tendres et pauvres compagnons. Allez, mes amis, encore un tour, un tour de piste pour s’étonner une fois de plus. » écrivait l’artiste en 2005.

Une technique éblouissante, un art de travailler la toile ou le papier « à l’ancienne » qu’on aurait pu croire perdu : son style intemporel, Denis Pouppeville l’inscrit dans la grande tradition classique qui a nourri son enfance, à l’instinct, dès les premières révélations, le choc des «grands maîtres» et qu’il s’est senti transpercé par cet art-là.

Son univers étrange, souvent inquiétant, imprègne chacune de ses créations d’une atmosphère, d’une tension devenues, au fil du temps, sa signature. «Rien n’est humain qui n’aspire à l’imaginaire» disait Romain Gary.
Celui de l’artiste, peintre, dessinateur ou graveur, révèle une humanité, tout en clair-obscur, attendrissante et pitoyable à la fois. Mais derrière l’oeuvre, une personnalité se découvre : généreuse, discrète, d’une incroyable modestie. Il fait partie des « êtres rares qui vous donnent à penser que l’on a bien de la chance de les connaître, de les fréquenter et, honneur suprême, de les exposer » confie sa galeriste Béatrice Soulié. Il est le seul artiste pour lequel, un jour, elle a vraiment eu envie de prendre la plume pour exprimer, au-delà de son admiration artistique, sa profonde affection.

Le Fil et le filin

L’histoire de Denis Pouppeville débute au Havre dans l’après-guerre. Fils unique d’une modiste et d’un pêcheur de la rude tradition des Terre-neuvas, il passe une enfance sans histoire,marquée cependant par les longues absences paternelles et l’univers exclusivement féminin qui entoure sa mère : les employées et les clientes. Dans l’atelier maternel règne une ambiance feutrée d’essayages, d’aiguilles et de rubans, de grands paquets… animée parfois de légères incursions proches de l’interdit !… « Je me souviens que mon oncle regardait derrière un rideau les femmes qui fréquentaient l’atelier » raconte-t-il en souriant. Comme beaucoup d’enfants, il aime dessiner, autant pour meubler son ennui que par passion pour les bateaux qu’il connaît parfaitement et reproduit jusqu’au moindre boulon. D’ailleurs, dès qu’il se trouve en promenade, son attention se porte systématiquement vers les artistes. On pratique alors beaucoup la peinture en plein air, à la manière naturaliste. Malgré sa « timidité extraordinaire », il n’avait de cesse que de s’en rapprocher, rêvant peut-être déjà de les égaler un jour. De santé fragile, sa scolarité est plutôt erratique. Le jeune Denis « cultive le cancre en lui ». Sans être vraiment mauvais élève, il est ailleurs. Dans les livres de classe, seules les illustrations l’attirent, notamment celles de l’incontournable Lagarde et Michard.

(Arts Hébdo médias)

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le bonhomme en chef

la vie sans queue ni tête
ou avec beaucoup de queues et beaucoup de têtes
denis pouppeville grand faiseur de bonhommes 
s’en donne à cœur joie
pour nous faire voir que la vie n’a aucun sens
et qu’il faut donc la mettre sans attendre sens dessus dessous
filles et bonhommes
sont emportés dans le grand manège du désir
cette ronde bidouillée avec encre aquarelle gouache huile et lavis
est tout éclaboussée et griffée de vie
des scènes grotesques et érotiques
allient la violence à la tendresse
dans un carnaval qui dure toute l’année
allons les bonhommes
si comme on le dit tout est vain
vivons en vin

                                                                             daniel hachard

 

Le travail de Denis Pouppeville a été présenté à plusieurs reprises sur les cimaises de la Halle Saint-Pierre, et aussi à la Fondation Rustin et à la galerie Béatrice Soulié.

en savoir plus : http://www.galeriebeatricesoulie.com/denis-pouppeville/