Élégies documentaires

 Projection
d’extraits vidéos lus par l’auteur
autour des
Élégies documentaires
de Muriel Pic

Dimanche 18 juin 2017 à 15h30 – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

*

Élégies documentaires de Muriel Pic
est le premier ouvrage à paraître dans la nouvelle collection Opus incertum des Éditions Macula, dirigée par Jean-Christophe Bailly.

« Partout il faut lire » dit Muriel Pic, mais si « la vérité est toujours en ruines », alors c’est dans ses traces qu’il faut s’aventurer. Ce qui est visé, à partir de ces traces, c’est un art documentaire, une « expérience lyrique, atmosphérique, élémentaire ». La liberté est prise d’une fiction qui s’en va à partir de restes et de poussières. L’archive devient le matériau du poème, mais « il n’est pas d’art documentaire sans chant de deuil ». Ce chant se déploie en trois parties : un montage qui conduit de l’utopie totalitaire – le centre de vacances nazi de l’île de Rügen – à l’utopie manquée d’un rêve mellifère en Palestine, puis à l’utopie anéantie d’une organisation spatiale entée sur les étoiles chez les Indiens de la Plaine. À chaque fois c’est « l’œil vivant du passé » qui nous regarde, consumant l’avenir.

Écouter un extrait de l’ouvrage en cliquant ici !

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Jean SEBAN

Projection de ses deux derniers long métrages


Jean SEBAN
L’Invention de l’année 2018
Un film, (1h 33min 2017)
Scénario inspiré par Charles Péguy
Samedi 4 novembre à 15 heures


Ganga 2020

Samedi 11 novembre à 15 heures 

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

*

L’Invention de l’année 2018

Notes sur le film par Anne Schneider et Isidore Gracián

 » Le film ne cache rien, le titre de l’œuvre nous dit tout, il nous dit ce que nous ne devons pas refuser d’entendre : non pas représentation, mais Invention…  Le monde n’est plus ici un spectacle que l’art confierait à notre regard indiscret, regard sur le monde mais protégé de ses anfractuosités, immunisé contre son écoulement sans répit, contre son souffle qui ne laisse rien indemne. Dans le film L’Invention de L’Année 2018 le monde… ( Notes sur le film par Anne Schneider et Isidore Gracian,
suite des textes, ici 

Site Jean Seban                                   

Carole Roussopoulos

Rencontre autour de l’œuvre de Carole Roussopoulos
dans le cadre de l’exposition Grand Trouble

 « Perturbation, ma sœur* » :
Carole Roussopoulos activiste vidéo

Samedi 1er juillet à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Photographie de Carole Roussopoulos


Rencontre autour de l’œuvre de Carole Roussopoulos présentée par Nicole Fernandez Ferrer, directrice du Centre Simone de Beauvoir, avec projection de quelques films de Carole Roussopoulos.

Texte de présentation de Nicole Fernandez Ferrer :

« Perturbation, ma sœur* » : Carole Roussopoulos activiste vidéo

 Cherchez le trouble non pas comme manque de clarté mais comme perturbation, dérèglement de l’ordre établi, impétuosité d’une parole.
C’est ce que nous donne à voir et à entendre Carole Roussopoulos dans une sélection de ses vidéos des années 1970 à 2000 à travers des personnes engagées et des situations politiques agitées.
De la lutte des vétérans du Vietnam aux militant.e.s du Front Homosexuel révolutionnaire, de Jean Genet & Angela Davis aux femmes de LIP, des prostituées en grève aux Babouches chantantes, de Delphine Seyrig agitatrice féministe à la transmission de combats antiracistes et antinazis, Carole Roussopoulos dérange les idées reçues, bataille caméra vidéo féministe au poing et nous bouleverse.

 *Perturbation, ma sœur. Naissance du mouvement des femmes (livre de Cathy Bernheim)

Liste films projetés intégralement :

Christiane et Monique, LIP 5 (30 min)
Genet parle d’Angela Davis (7min 30)
Il faut parler : portrait de Ruth Fayon (28 min)
Liste des extraits (2 à 3 minutes) présentés et commentés brièvement :

Le FHAR
SCUM Manifesto
Les vétérans du Vietnam
Flo Kennedy : portrait d’une féministe américaine
Les Babouches
Les Prostituées de Lyon parlent


Enregistrer

Enregistrer

Le temps sans fil

Dans le cadre des
RENCONTRES EN SURRÉALISME
organisées par François Py

Projection et table ronde

« Le temps sans fil » par Georges Sebbag

Samedi 24 juin 2015 à partir de 15 heures – entrée libre

A l’occasion de la parution de :
André Breton 1713-1966 / Des siècles boules de neige et de
Breton et le cinéma
(Nouvelles éditions Jean-Michel Place, 2016),
Georges Sebbag apportera un éclairage à ce concept-clé.
Le temps sans fil des surréalistes sera confronté aux microdurées d’aujourd’hui.

Charles Gonzales, comédien, metteur en scène et écrivain, lira des textes.

Table ronde avec :
Georges Sebbag, Henri Béhar, Françoise Py,
Monique Sebbag
et François Leperlier, Nelly Kaplan (sous réserve)

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

*

André Breton (1713-1966) – Des siècles boules de neige
Georges Sebbag

André Breton est né, comme Diderot, en l’an de grâce 1713. Lors de sa traversée des siècles boules de neige, il aurait disparu en 1966, mais rien n’est moins sûr. C’est au prisme du hasard objectif, découverte majeure du surréalisme, qu’apparaissent sur l’écran sa vie et son œuvre. Une multitude de plans et de séquences répartis au gré du temps sans fil relate ses aventures épiques et poétiques, érotiques et philosophiques.

Breton s’incorpore Jacques Vaché, mort par overdose d’opium le jour de l’Épiphanie de 1919. Il reconnaît par-dessus tout le génie d’Isidore Ducasse, comte de Lautréamont. Fort de son duo avec Aragon, il bâtit le groupe surréaliste et conduit avec ses amis Artaud, Desnos et Crevel une révolution de l’esprit. André aime à la folie des femmes réelles ou imaginaires – Manon, Musidora, Cyprian Giles, Simone, Lise, Nadja, Suzanne, Jacqueline, Gradiva, Elisa, Nelly.

Ce livre battant comme une porte propose une vision inédite du collagiste et de l’artiste, un parcours déroutant du chevalier et de l’amant, une lecture différente du poète et du penseur, un film haletant des mille existences d’André Breton.

_

 Breton et le cinéma, Georges Sebbag

Au printemps 1916, à Nantes, l’infirmier militaire André Breton et son ami Jacques Vaché, le dandy des tranchées, enchaînent les séances de cinéma, d’une salle à l’autre, sans se soucier des programmes. À 20 ans – ils ont alors l’âge du cinéma –, ils inventent une cinéphilie joyeuse et désinvolte. Breton le signale dans le Manifeste du surréalisme : « Le cinéma ? Bravo pour les salles obscures. » Au moment où il proclame la « toute-puissance » du rêve, il prend conscience que les gags, les courses-poursuites, les images saccadées des films burlesques reproduisent les métamorphoses mêmes de la peinture animée du rêve. Tandis que le cinéaste concasse le temps pour produire des durées filmiques, André Breton, guetteur de hasard objectif, est à la recherche de durées automatiques au gré d’un temps sans fil. La première génération surréaliste, désireuse de donner la réplique au découpage et au montage cinématographique, ne pouvait pas manquer son rendez-vous avec le cinéma, qui offre au public universel une expérience temporelle teintée de surréalité. André Breton a bien précisé que c’était dans l’obscurité d’une salle de cinéma que se célébrait « le seul mystère absolument moderne ».

Georges Sebbag est écrivain, docteur en philosophie. Il a écrit des essais sur le temps, la société et l’art ainsi que plusieurs ouvrages sur le surréalisme publiés chez Jean-Michel Place. Ses deux livres récents, Potence avec para tonnerre. Surréalisme et philosophie d’une part, Foucault Deleuze, Nouvelles Impressions du Surréalisme d’autre part, ont comme ambition affichée de lier « Philosophie » et « Surréalisme ».

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer