Rencontres en Surréalisme

Conférences
organisées par Françoise Py
chaque deuxième samedi de janvier à juin 2018 et dimanche 4 mars
dans le cadre de l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme (L’APRES)
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Hommage à Marie-Christine Brière
(1941-2017), poète

 

Dimanche 4 mars de 15h à 18h

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

« La poésie de Marie-Christine Brière est un mélange de réalisme autobiographique baroque et de surréalisme
par l’image déferlante, dépaysante, à bout portant »

écrivait Jean Breton qui publia ses premiers poèmes aux éditions Saint-Germain des Prés.

Dans le cadre du Printemps des poètes un hommage sera rendu à Marie-Christine Brière, avec la participation de Christophe DauphinAlain BretonFrançoise Py et Françoise Armengaud, auteure de Du rouge à peine aux âmes. La poésie de Marie-Christine Brière, essai à paraître en 2018 aux éditions Librairie-Galerie Racine.

Projection d’un film documentaire :
Marie-Christine Brière, Albigeoise, féministe et poète,
écrit sur un scénario de Françoise Armengaud avec Denise Brial et Catherine Kriegel (production Atalante, 60’).

Christine Planté, universitaire et écrivaine, évoquera les difficultés rencontrées encore aujourd’hui par les poètes femmes.

Charles Gonzales, comédien, metteur en scène, écrivain et poète, lira des poèmes de Marie-Christine Brière.

Intermèdes musicaux : Béatrice Boisvieux et Lisa Burg.

NOTICE BIOGRAPHIQUE

Marie-Christine Brière est née à Albi en 1941. Deuxième naissance en Mai 68 : le théâtre, le chant, les luttes féministes, autant de passions et de rencontres vitales, confirmant depuis l’enfance, la poésie primordiale. Marie-Christine Brière a fait une entrée remarquée dans le milieu poétique en 1978, avec son recueil Montagnes à occuper, qui, exaltant le feu du désir, fut publié dans la prestigieuse collection « Poésie pour vivre ».

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A venir
Samedi 10 mars (10h30-18h)
Journée d’étude sur Endre Rozsda animée par Henri Béhar et Françoise Py.
Avec David Rosenberg, Alba Romano Pace, Jean-Jacques Plaisance, José Mangani.


PROGRAMME 2017/2018

Samedi 2 décembre (15h30 – 18h)/

Hommage à Andrée Barret.
Présentation de l’œuvre poétique par Jacques Chatain et Louis Dalla Fior.
Lectures par Charles Gonzales, écrivain, acteur, metteur en scène.

Cythare (Santûr) par Yvan Navaï, compositeur.
Table ronde avec Andrée Barret, Jacques Chatain, Louis Dalla Fior et Françoise Py.

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Samedi 13 janvier (15h30 – 18h)
Surréalisme et philosophie
par Georges Sebbag : Raymond Roussel, Michel Foucault et Gilles Deleuze.
Table Ronde  avec Georges Sebbag, Françoise Py, Monique Sebbag et, sous réserve, Emilie Frémond etFrançois Leperlier.
Lecture : Charles Gonzales

Samedi 10 février (15h30 – 18h)
Daniel Sibony : L’objet temps et le temps sans fil
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Suivi d’un dialogue avec Georges Sebbag.
Lecture : Charles Gonzales

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Dimanche 4 mars (15h – 18h)
Hommage à Marie-Christine Brière (1941-2017), poète 
« La poésie de Marie-Christine Brière est un mélange de réalisme autobiographique baroque et de surréalisme par l’image déferlante, dépaysante, à bout portant » écrivait Jean Breton qui publia ses premiers poèmes aux éditions Saint-Germain des Prés.

Dans le cadre du Printemps des poètes un hommage sera rendu à Marie-Christine Brière, avec la participation de Christophe Dauphin, Alain Breton, Françoise Py et Françoise Armengaud, auteure de Du rouge à peine aux âmes. La poésie de Marie-Christine Brière, essai à paraître en 2018 aux éditions Librairie-Galerie Racine. Projection d’un film documentaire : Marie-Christine Brière, Albigeoise, féministe et poète, écrit sur un scénario de Françoise Armengaud avec Denise Brial et Catherine Kriegel (production Atalante, 60’). Christine Planté, universitaire et écrivaine, évoquera les difficultés rencontrées encore aujourd’hui par les poètes femmes. Charles Gonzales, comédien, metteur en scène, écrivain et poète, lira des poèmes de Marie-Christine Brière.  Intermèdes musicaux : Béatrice Boisvieux et Lisa Burg.

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Samedi 10 mars (10h30-18h)
Journée d’étude sur Endre Rozsda animée par Henri Béhar et Françoise PyAvec David Rosenberg, Alba Romano Pace, Jean-Jacques Plaisance, José Mangani.

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Samedi 14 avril (15h30-18h)
Giovanna, poésie, peinture et performances.

Introduction par Françoise Py, présentation par Jacqueline Chénieux-Gendron et Georges Sebbag. Lectures par Giovanna de ses Poèmes et aphorismes (1989 – 2015), préface de Jacqueline Chénieux-Gendron, ed. Peter Lang, 2017.
Projection du film de François Luxereau, Giovanna, naissance d’une œuvre, (27’), José Pierre, CNRS, 1988.
Table ronde avec Giovanna, Jacqueline Chénieux-Gendron, Jean-Michel Goutier, Françoise Py et Georges Sebbag.

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Samedi 12 mai (10h30 – 18h)
Journée d’étude sur les Langages du surréalisme animée par Henri Béhar et Françoise Py
10h30 – 11h30 

Pierre Taminiaux : Paul Nougé ou le langage surréaliste du hasard.
11h30 – 12h30
Valeria Chiore : Gaston Bachelard et le surréalisme : Lautréamont, Albert Flocon, Octavio Paz.
14h – 15h : Wanda Mihuleac : surréalisme et langages du corps, conférence-performance
15h – 16h : Table Ronde avec divers intervenants dont Henri Béhar, Françoise Py, Gabriel Saad et Maryse Vassevière.
Projection.
Les trois Journées d’étude sont organisée avec le concours de l’université Paris 8, Laboratoire Arts des Images et Art Contemporain (AIAC), équipe de recherche Esthétique, Pratique et Histoire des Arts ( EPHA).

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Samedi 3 juin (15h30 – 18h) 
Monique Sebbag : Quatre femmes de tête : Claude Cahun, Leonor Fini, Meret Oppenheim et Toyen.

 

 

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Le génie des modestes

Centre abbé Pierre – Emmaüs d’ Esteville 
et la Halle Saint Pierre

présentent  l’exposition

LE GÉNIE DES MODESTES
du 1er avril au 30 juin 2018 de 10h à 18h
Dossier de presse (cliquez ici)

ARTISTES
Bertand LACY – Franck K. LUNDANGI – Adam NIDZGORSKI
L’ART des PANOS – Atelier TERRE LIBRE

Vernissage samedi 31 mars 2018 à 15h. Entrée libre.
Aller-retour en autocar au départ de Paris
contacter le centre : 02 35 23 87 76

Exposition temporaire d’art brut et singulier.
Commissariat d’exposition : Martine Lusardy, Halle Saint Pierre.

Runcrab

RUNCRAB et autres stéréoscopiques
(dé)ambulations


exposition du 10 février au 4 mars 2018

Halle Saint Pierre – à la Librairie (entrée libre)
Ouvert en semaine de 11h à 18h
samedi de 11h à 19h
dimanche de 12h à 18h

Samedi 10 février à partir de 15 h – entrée libre
invitation aux improvisations (dé)ambulatoires de

Nancy Sulmont-A. 
Michel Lascault
Gilbert Lascault 
Ève Petermann
Céline Larrère
Emmanuel Matte


Bienvenue – Hôtel en France
, ces dessins sont marouflés sur drap et seront collés avec un adhésif dans les travées .
Les morichettes, les plus petits dessins sont dans des sacs en plastique et aussi collés sur les montants intermédiaires.

L’EXPOSITION « RUNCRAB et autres stéréoscopiques (dé)ambulations »
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Au Programme
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IMPROVISATIONS (DÉ)AMBULATOIRES
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le 10 février à partir de 15 h pour l’inauguration de l’exposition, entrée libre
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Nancy Sulmont-A. dans sa chasuble à jabot Runcrab
Michel Lascault inventeur du Running Crabouillage
Gilbert Lascault scribouilleur occasionnel
Ève Petermann, Céline Larrère danseuses et Emmanuel Matte comédien
improvisent façon Moric(h)jettes
seront à l’ouvrage dans l’espace de la Halle Saint Pierre : improvisations graphiques, sonores, gestuelles…
Chacun.e est invité.e à participer en amenant papier et crayon pour crabouiller à l’aise.
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Les KAKÉMONOS « Hôtel en France »
Quelques unes des cent trente huit stéréoscopies dessinées par Nancy en déambulations dans le cadre de l’ex Hôtel de Monsieur de Graslin (XIXème s.), pendant plusieurs semaines, suivant les allers et venus de ses occupants. Riche de cette histoire et de ses histoires, le regard vagabond s’écrit. Captation de l’instant, addition de moments saisis sur le vif du sujet, lacis nerveux et innervés de poésie. « Hôtel en France » est aussi un livre de ses dessins avec le texte de Pascal Roué.

Les BANDES « Les Moric(h)ettes & Co »
« Les Moric(h)ettes & Co », c’est Ève Petermann, Céline Larrère danseuses et Emmanuel Matte comédien. Ils invitent Nancy à leur résidence au centre de recherche chorégraphique Honolulu à Nantes. De cette assemblée en pleine improvisation nait une centaine de pastels juteux sur bandes de papiers coton frappés au clavier de l’Olympia.  La compilation de ce reportage subjectif donnera quatre dépliants : « cela ce passe dans une maison », « un peu partout », « on a commencé lundi », « Je m’interroge » éponymes de leurs envolées improvisées.

Présentation des LIVRES d’ARTISTES des éditions Le petit jaunais de Nancy Sulmont-A. avec :

    – « Brûler le pavé » avec aussi Gilbert Lascault, Michel Lascault
    – « Le Manuel de crabouillage » avec aussi Gilbert Lascault,
Michel Lascault
 et son adaptation en anglais par Corinne Faure-Geors « The handbook of crabouillage »
    – « Hôtel en France » avec aussi Pascale Roué
    – « Les Moric(h)ettes & Co » avec aussi Ève Petermann, Céline Larrère et Emmanuel Matte.

L’ARTISTE
Nancy Sulmont-A. aime et pratique le dessin, les inventions à temps plein. Imprimeure et éditeure de lithographie (éditions Le petit jaunais). Artiste en édition, avec du matériel qu’elle met au « poing ». Ses inventions lui permettent des collaborations avec des artistes professionnels et des ateliers d’expressions graphiques. Elle conçoit, à la vue sur Youtube du « Tutoriel Running Crabouillage » de Michel Lascault, un costume dit « Runcrab » pour dessiner le regard libre.

Le RUNCRAB est donc ce vêtement de fiction, un outils pour un dessin libéré.

L’idée évolue depuis le printemps 2015, grâce à cette pratique quasi journalière dans des projets formels et informels, des échanges continus avec des artistes passionnés par l’exercice, les inventions plastiques et les esthétiques que ce concept génère. L’histoire de l’art et les œuvres dans tous les domaines artistiques riches de pratiques connectées sur le «réel», le moment présent, la farce de l’addition, du mouvement, le plaisir et le spectacle du graphisme…  inspirent comme source et sujet en soi.

Bernard Desportes

RENCONTRE / LECTURE

Bernard DESPORTES
s’entretiendra sur son œuvre
avec Esther Tellermann et Pierre-Yves Soucy
Lectures par Bernard Desportes d’extraits de ses derniers livres

Samedi  3 mars à 15 heures, entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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Bernard Desportes s’entretient avec le peintre et dessinateur Marcel Katuchevski 

NOTICES BIOGRAPHIQUES

Bernard Desportes, a publié une vingtaine de livres (romans, poèmes, essais).
En 1995, il crée la revue Littéraire « Ralentir travaux » qu’il dirige jusqu’en 2000.
En 2006, l’Université de Lille 3 organise un colloque sur son travail, dont les actes sont publiés en 2008, sous le titre « Bernard Desportes autrement » (Artois Presses Université).
En 2007, il est commissaire du Salon international du livre de Tanger.

Poésie et fiction

  • La Vie à l’envi (roman), Maurice Nadeau, 1985.
  • Dans l’herbe cassante (poésie), Chambelland, 1988.
  • Bribes Suds Eclats, suivi de Des errances (poèmes avec six encres de Jean Berthet), La Bartavelle, 1989.
  • Nulle part, l’été (roman), Éditions de l’Aube, 1990.
  • Les Transparents (poésie), La Bartavelle, 1991.
  • Vers les déserts (roman), Maurice Nadeau, 1999.
  • Brèves histoires de ma mère (roman), Fayard, 2003.
  • dansant disparaissant (roman), Fayard, 2004.
  • Une irritation (roman), Fayard, 2008.
  • Tout dire, L’Etrangère, 2008.
  • L’Espace du noir, (dessins de Marcel Katuchevski), Le Livre d’art, 2010.
  • L’Éternité, Al Dante, 2012.
  • Brève histoire de la poésie par temps de barbarie, La Lettre volée 2017
  • Le Cri muet (frontispice de Gilles du Bouchet), Al Manar 2018

Esther Tellermann est poète et psychanalyste.

Pierre-Yves Soucy est poète et éditeur. Il dirige les éditions La Lettre volée et Le Cormier.

 

 

Le temps retrouvé de l’art

Art et Thérapie
Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie

(Revue et établissement d’enseignement supérieur de médiation artistique et d’art-thérapie)
organise le
Séminaire mensuel à la Halle Saint-Pierre
Sous la direction de Jean-Pierre Klein
pour sa 9 ème année
Chaque 3ème samedi par mois de janvier à mai 2018 de 14h30 à 16h30
et le 16 juin de de 10h30 à 18h

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Stéphane Charpier,
professeur de neurosciences
Le temps des neurones : le miroir de notre avenir

Samedi 17 mars 2018 de 14h30 à 16h30

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Entrée : 10 € / 5 € pour les élèves INECAT

Stéphane Charpier est professeur de neurosciences à l’Université Pierre et Marie Curie-Paris 6 et dirige une équipe de recherche fondamentale et clinique à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM). Ses travaux portent sur les mécanismes et le contrôle des oscillations électriques cérébraux associées aux états neurologiques normaux et pathologiques. Son équipe a notamment découvert les neurones déclencheurs des crises d’absence et démontré l’existence d’une mémoire « endogène » dans les neurones du cortex. Elle a mis récemment au point les enregistrements de neurones unitaires chez les patients atteints d’épilepsie.

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Séance suivante : Le 21 avril 2018

Cyril Hazif-Thomas, gérontopsychiatre :
Comment les malades d’Alzheimer retraitent le temps


Le temps retrouvé de l’art

Le temps est un enfant qui joue aux dés, Héraclite (Fragment n°52)

La politique de l’économie de marché s’étend maintenant à la sphère de l’art désormais soumise à une incitation permanente à consommer et à ne plus penser. Ainsi s’abolit le temps personnel de l’émotion artistique et de la possibilité pour chacun de devenir, d’advenir, soi-même comme créateur.
L’art, la thérapie, l’art-thérapie, la géronto-psychiatrie, la philosophie, les neurosciences, les psychanalyses, les technologies numériques, l’esthétique peuvent-elles offrir des terrains à des reconquêtes ?
Il urge cependant pour tous de parvenir à un champ personnel de symbolisation qui soit propre à chacun et, du coup, toucher ses semblables. Nous avons choisi cette année d’aborder les dimensions temporelles de l’appropriation subjective de la fabrication des images et imageries de nos mystères.
Les intervenants nous feront partager leurs réflexions engagées comme porteuses d’un sauvetage espéré du chaos trop ordonné d’un monde qui court vers son suicide.

Être ou ne pas être ? Être et ne pas être comme le veut le temps, René Char

PRÉSENTATION DU SÉMINAIRE 2018 PAR JEAN-PIERRE KLEIN


PROGRAMME 2018

Le 20 janvier 2018

François Dingremont, anthropologue de l’art et spécialiste de la Grèce archaïque :
le Kaïros et le temps de l’inventivité

Le 17 février 2018
Jean-Marie Baldner/Yannick Vigouroux, critiques d’art et historiens de la photographie : Les pratiques archaïsantes dans la photographie contemporaine : explorer d’autres temporalités ?

Le 17 mars 2018
Stéphane Charpier, professeur de neurosciences :
Le temps des neurones: le miroir de notre avenir

Le 21 avril 2018
Cyril Hazif-Thomas, gérontopsychiatre :
Comment les malades d’Alzheimer retraitent le temps

Le 19 mai 2018
Pascal Dupond, philosophe : Existence et temporalité

Le 16 juin 2018 toute la journée :
Le temps de l’art-thérapie avec artistes et art-thérapeutes

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Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
entrée 10 € (5 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
communication@hallesaintpierre.org Tel : 01 42 58 72 89
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

Jean-Luc Johannet

RENCONTRE / DEDICACE

L’association Patrimoines irréguliers de France
invite à découvrir l’œuvre de

Jean-Luc Johannet

Présentation de l’ouvrage
Jean-Luc Johannet : dessins, maquettes, sculptures cinétiques
en présence de l’artiste,
à l’occasion de l’exposition à la galerie de la Halle Saint Pierre du 1er au 25 février 2018 

Attention rencontre du 11/02 reportée au 25/02

Dimanche 25 février 2018 à 15h, entrée libre
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

Halle Saint Pierre  – à l’auditorium

Interviendront :
Chiara Scordato, Danilo Proietti et Roberta Trapani
du collectif PiF (Patrimoines irréguliers de France), auteurs de l’ouvrage.
L’artiste Jean-Luc Johannet sera présent pour discuter avec le public.

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Jean-Luc Johannet (Blois, 1951)
Ancien élève de l’École d’Architecture de Normandie, Jean-Luc Johannet est animé par le désir de concilier l’art de l’architecte à celui du plasticien. Il s’écarte très tôt du fonctionnalisme, pour se tourner vers une architecture irrégulière, organique. De son « combat pour la liberté de la forme » naît son travail visionnaire, où les limites entre la sculpture et l’architecture, la réalité et l’utopie, se brouillent. Cette œuvre regroupe une multitude de dessins, maquettes et sculptures cinétiques représentant des architectures imaginaires. Constructions d’un univers à la fois ludique et lyrique, ces créations allient l’art, la science et la technique et appartiennent au domaine du merveilleux. Elles mêlent le souvenir d’architectures lointaines, dans le temps et dans l’espace, à un imaginaire de science-fiction.

Jean-Luc Johannet : dessins, maquettes, sculptures cinétiques
L’exposition « Jean-Luc Johannet : dessins, maquettes, sculptures cinétiques » (été 2017) à la Cathédrale de Jean Linard et la Tour de Vesvre (Neuvy-Deux-Clochers), a permis de découvrir cette œuvre magistrale, qui n’a presque jamais été montrée. Les pièces exposées ont été récupérées dans les ateliers et dans la maison de l’artiste, à Blois, par les membres de l’association Patrimoines irréguliers de France, partenaire de l’exposition. Certaines se trouvant dans un état de conservation alarmante, un travail de nettoyage et de restauration a été assuré.

C’est dans la perspective de conserver une trace de cette exposition, considérée par l’artiste comme un moment essentiel de son parcours, que les associations partenaires ont choisi d’autoéditer l’ouvrage Jean-Luc Johannet : dessins, maquettes, sculptures cinétiques, rassemblant 70 pages de photographies sur l’ensemble des œuvres présentées lors de l’exposition, des textes critiques sur le travail de l’artiste, ainsi qu’une partie de ses écrits et de ses archives.

Concernant l’avenir de l’œuvre de Johannet, l’artiste souhaiterait la préserver dans son intégralité, à travers l’acquisition par une collection, afin qu’elle puisse être conservée dans des bonnes conditions et régulièrement montrée au public.

Les bénéfices de la vente de l’ouvrage sont recueillis par l’association Patrimoines Irréguliers de France afin de poursuivre le travail de mise en valeur de l’œuvre de cet artiste visionnaire, dans l’espoir de trouver une solution à sa sauvegarde.

Patrimoines Irréguliers de France

Le PIF (Patrimoines Irréguliers de France) est une association ayant pour objectif la protection et la mise en valeur d’univers inventés par des irréguliers de l’art. Bâtis, sculptés et/ou dessinés, ces patrimoines fleurissent dans les banlieues du système culturel, qu’ils court-circuitent pour leur résistance à être saisis, à être catégorisés. Ils associent plusieurs techniques, médiums et disciplines et évoluent avec les auteurs qui les créent, suivant le flux de leurs rêveries. Réels et irréels à la fois, ils sont donc évolutifs, éphémères, interdisciplinaires, inclassables. Ils demeurent souvent dans la clandestinité, risquant l’oubli. A travers des rencontres, des expositions et des publications, Patrimoines irréguliers de France vise à faire sortir de l’ombre ces lieux autres, qui ouvrent une brèche dans le réel, en suggérant que la vie est rêve.

Jean-Luc Johannet

Jean-Luc Johannet
Exposition du 1er au 25 février 2018
organisée par le collectif PiF (Patrimoines irréguliers de France)
Vernissage jeudi 1er février de 18h à 21h – entrée libre
Halle Saint Pierre – à la galerie

 

Jean Luc-Johannet, architecte-poète

Jean-Luc Johannet est l’un de ces artistes-rêveurs qui ont su rendre à l’architecture le droit d’être émotionnelle, symbolique. Animé par le désir de concilier l’art de l’architecte à celui du plasticien, il étudie non seulement l’architecture, mais aussi la gravure et la sculpture et milite pour une nouvelle synthèse des arts. A rebours du fonctionnalisme, il fait d’Antoni Gaudí et de Ferdinand Cheval ses maîtres incontestés.

Composée d’une multitude de dessins, peintures, maquettes et archisculptures cinétiques, son œuvre s’inscrit dans la tendance de l’architecture-sculpture et donne une place centrale à la rêverie. Influencée par le fantastique de H. P. Lovecraft et de H. R. Giger, elle est peuplée d’êtres hybrides et constructions oniriques. Dynamiques, imprévisibles, sculpturales, surréalistes, ces architectures peuvent se courber, bourgeonner, se métamorphoser en oiseaux ou palpiter pour la force du vent. Elles mêlent le souvenir d’architectures anciennes à un imaginaire de science-fiction.

Tracée au crayon, puis colorée à l’encre de Chine dans les années 1980, la Cathédrale de Babylone est l’une des œuvres majeures de Johannet. Imposante concrétion pyramidale d’architectures-sculptures, cette mégastructure surgit au milieu d’une vaste rivière et lève son sommet sur un ciel baroque, habité par des oiseaux mécaniques et des vaisseaux ailés. Pour la finesse du trait, la virtuosité dans le rendu minutieux des détails et l’ambiance visionnaire, ce dessin évoque l’œuvre gravée de Dürer et d’Altdorfer ou encore La destruction de la Tour de Babel de Cornelis Anthonisz (1547), mais elle s’apparente également aux productions du fantastique pictural et du genre de la fantasy.

« [L]’architecte n’est autre qu’un sculpteur aux tendances démiurgiques désireux de parfaire l’œuvre de la Nature », écrit l’artiste, qui affirme sa volonté de « rompre avec une certaine culture esthétique occidentale pour mieux épouser des formes plus fondamentalement mythologiques. » Il invente ainsi, en 1984, « Le jeu des cinq éléments », dans lequel à chaque symbole élémentaire correspond une architecture cinétique aux lignes aérodynamiques : la Terre est façonnée en tortue roulante, l’Eau en bateau, le Feu en arbalète-canon, l’Air en oiseau, l’Ether en moulin.

La réalisation de ses projets constitue pour Johannet un rite de passage obligé, mais les institutions ne le supporteront pas dans cette démarche. Considérant cela comme une censure, il choisit de devenir, alors, son propre ouvrier et de donner ainsi libre cours à son extraordinaire habilité manuelle. Certains des grands objets qu’il construit rappellent les architectures éphémères liées à la fête et révèlent son intérêt pour les mathématiques et ses applications dans l’art. Abritant un théâtre de marionnettes, la Tortue d’Eschile (1986) est, par exemple, un char zoomorphe dont la carapace est constituée d’un dôme géodésique, structure dont Johannet est l’un des spécialistes français. L’Oiseau Euphorique (1986) est, quant à lui, une sculpture pénétrable et ambulante de 18 mètres, dont l’ossature est composée de planches, poutres et chevrons imbriqués. Passionné d’art brut, l’artiste fera don de ce chef-d’œuvre à la Collection de l’Art Brut de Lausanne.

La fabrication de ces objets ludiques est à l’origine d’un fleurissement inattendu d’images mentales duquel naît le Parc de Venus et ses Dragons, projet colossal et fabuleux condensant sa mythologie personnelle. C’est une cité-jardin à la forme circulaire habitée par des gigantesques automates, des chars zoomorphes (dragons, aigles, cormorans), des châteaux flamboyants (le Château de Venus) et des habitations-poèmes. Elle intègre, entre autres, le Parc des cinq éléments et héberge un musée aquatique dédié à l’art brut, installé dans le lit de la rivière. Ce jardin surréaliste reste à ces jours une utopie. Il serait pourtant réalisable, grâce aux nombreux dessins, maquettes et écrits fourrés d’annotations précises sur les dimensions des œuvres, les heures de travail, les matériaux à utiliser et les techniques à employer.

Malgré un certain succès médiatique dans les années 1980, l’œuvre de Jean-Luc Johannet reste méconnue et elle risque de se détériorer, à cause de l’insalubrité des lieux où elle est conservée. C’est en travaillant à sa mise en valeur, que l’association Patrimoines Irréguliers de France a découvert, parmi les œuvres entassées, une merveille inédite : la Citadelle (2010), ville utopique à la géométrie cristalline. Combinant un matériau trivial, le carton, à la structure du diamant, cette œuvre confirme la puissance d’invention, l’esprit libertaire et l’humour de l’artiste, qui écrit : « nous rions de voir l’association d’un produit gratuit avec la très onéreuse image du luxe pour créer un objet à la frontière de l’anarchie ! »

Roberta Trapani, membre cofondateur du PiF. Texte paru dans Artension n°145,
août 2017.

 

 

NOTICE BIOGRAPHIQUE

Jean-Luc Johannet (Blois, 1951)
Ancien élève de l’École d’Architecture de Normandie, Jean-Luc Johannet est animé par le désir de concilier l’art de l’architecte à celui du plasticien. Il s’écarte très tôt du fonctionnalisme, pour se tourner vers une architecture irrégulière, organique. De son « combat pour la liberté de la forme » naît son travail visionnaire, où les limites entre la sculpture et l’architecture, la réalité et l’utopie, se brouillent. Cette œuvre regroupe une multitude de dessins, maquettes et sculptures cinétiques représentant des architectures imaginaires. Constructions d’un univers à la fois ludique et lyrique, ces créations allient l’art, la science et la technique et appartiennent au domaine du merveilleux. Elles mêlent le souvenir d’architectures lointaines, dans le temps et dans l’espace, à un imaginaire de science-fiction.

BISWAJIT

BISWAJIT MUKHOPADHYAY DIT MUKHERJEE
UN INDIEN DANS LA HALLE

Exposition du 27 février au 25 mars 2018
Vernissage jeudi 1er mars de 18h à 21h – entrée libre
Halle Saint Pierre – à la galerie

PRÉAMBULE

L’un des enjeux actuels de l’art contemporain est de sortir de l’ethnocentrisme culturel.
L’art contemporain a été jusqu’à la fin des années 1970 une histoire purement occidentale. Depuis les années 1980 et, notamment, l’exposition Magiciens de la terre en 1989 au Centre Pompidou (première exposition occidentale à mettre sur un pied d’égalité l’art contemporain issu de culture globale et celui issu de culture locale) les acteurs du milieu culturel sont de plus en plus nombreux à vouloir élargir notre champ de vision.

L’art contemporain, non plus considéré d’un point de vue purement occidental, un art exclusivement hérité des avant-gardes historiques, se rapproche de sa définition littérale évoquant des artistes qui vivent et travaillent aujourd’hui quelques soient leurs origines. Les arts en marge, art brut, art singulier, outsider art ou encore art vernaculaire, principalement issu de communauté tribale, sont de plus en plus présents sur la scène internationale.

Biswajit fait partie de ces artistes en marge. Un personnage singulier, des œuvres à part.Trop peu pour se faire une idée précise. C’est vrai. Qu’importe ! Nous sommes à même aujourd’hui d’apprécier un masque africain sans en connaître l’auteur. Les modernes, Matisse et Picasso en tête, nous ont appris qu’une oeuvre, une seule et même anonyme, possédait, hors de toute contextualisation, son propre langage, qu’une oeuvre, une seule, pouvait exister et imposer sa puissance énigmatique.

Voilà plusieurs mois que je n’avais pas regardé ce catalogue dédié à Biswajit. Les deux
détails présents en couverture et dos de couverture de ce catalogue m’ont à nouveau surpris. Ils ont cette force confondante que je recherche avant tout dans une oeuvre d’art.

Hervé Perdriolle, mars 2017
critique d’art et commissaire d’exposition

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BISWAJIT MUKHOPADYAY DIT MUKHERJEE
UN INDIEN DANS LA HALLE

On sait le rôle pionnier et la place tenue aujourd’hui par la Halle Saint Pierre dans la célébration de l’Art Brut que Laurent Danchin appelait « l’enfant sauvage et mal élevé » du monde de l’art. C’est aussi Laurent Danchin qui découvrant en 2013 les œuvres de Biswajit Mukherjee se prit pour elles d’un intérêt passionné, désira en acquérir une et préconisa de les exposer à la Halle Saint Pierre. Il aura fallu quelques années pour mener à bien ce projet que malheureusement il ne verra pas se réaliser mais c’est désormais chose faite.

Né au Bengale dans la région de Santiniketan d’un père universitaire et d’une mère lettrée sans profession, Biswajit Mukherjee est âgé d’environ 60 ans mais refuse de donner son âge précis. Marié, il vit dans une très modeste maison de Birbhum, un village proche de Santiniketan. Son atelier y occupe environ 15 m2, alors qu’une autre pièce qui en fait moins de la moitié constitue le reste de l’habitation.

Il dit avoir toujours été incapable de se conformer au modèle familial et académique. Ses  difficultés à suivre et développer une même idée ou à comprendre et répondre clairement à une question sont sans doute à l’origine de son inadaptation au milieu scolaire. Il raconte  avoir tenté d’intégrer  « the University of Fine Arts » de Santiniketan, sans succès, faute d’avoir le niveau d’études requis. Par ailleurs il ne parle pas anglais, ce qui dans le milieu socioculturel de ses parents est inconcevable.

Il souffre encore du désaveu de ses parents décédés de longue date, en particulier de celui de son père, « intellectuel savant » en opposition avec ce fils « créateur non savant ». Dans ses longues périodes verbales les mots de Amma et Baba reviennent comme une litanie chagrine où il s’interroge à haute voix sur ce que ses parents et surtout son père diraient aujourd’hui en voyant son travail.

« Rescapé » de l’école, il commence par chanter les « Tagore’s dramas » mais un problème de cordes vocales met fin à cette première carrière. Il passe alors à la création sur support textile d’œuvres picturales qui  empruntent leur mode d’expression à la broderie Kantha. Son inspiration spontanée pour cette production culturelle spécifique du Bengale tient à ce que sa mère pratiquait cette broderie comme un loisir créatif. Mais son style graphique et ses thèmes qu’il dit lui être inspirés par Dieu sont d’une toute autre nature.

Il travaille toujours avec le même groupe d’une dizaine de paysannes brodeuses de Kantha au savoir-faire d’exception. Il leur fait réaliser de manière précise et obsessionnelle les dessins qu’il a d’abord transférés au poncif sur la soie. Le temps de réalisation de ces broderies qui est de plusieurs mois lui est alors source d’angoisse à s’interroger sur le résultat escompté de ses instructions. Mais la collaboration aboutit toujours à une parfaite mise en œuvre.

Son instabilité émotionnelle fait que les rencontres avec lui sont toujours aléatoires. Lors des entretiens il peut être euphorique et affectueux ou s’enfuir après quelques minutes. La confiance est fugitive et difficile à entretenir à distance. Sa joie profonde à montrer ses œuvres alterne avec le refus de les montrer. L’ONG indienne SHE Foundation relayée par l’association SHE France le soutient depuis une dizaine d’années et a pu constituer une collection assez complète de ses œuvres. En octobre 2016, la dernière rencontre avec Biswajit Mukherjee a correspondu à une période faste et heureuse. Il n’y avait  alors que trois œuvres dans son atelier ; ce sont probablement ses dernières. Il a sombré depuis dans une profonde dépression et il est désormais atteint de la maladie d’Alzheimer.

Laurent Danchin s’interrogeait à propos de ces créateurs dits d’Art Brut sur ce qui, de leur fragilité mentale ou du rejet, voire de la brutalité, subis du fait de leur entourage, était le ferment premier de la singularité de leurs œuvres. Il pensait pour sa part que c’était le rejet de leur pulsion créatrice si particulière qui générait leur fréquent désordre mental pas nécessairement inné. Il avait  sans doute raison dans le cas de Biswajit Mukherjee comme il avait raison dans celui de Marcel Storr.

Dominique Boukris
Présidente de SHE France

 

 

L’herbe qui tremble

R E N C O N T R E  /  P O E S I E

Les éditons L’herbe qui tremble
invitent à une conversation – lecture avec les poètes

Max Alhau
Isabelle Lévesque
Christian Monginot

Samedi  27 janvier de 14h à 16h – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

 

       

Notices biographiques

Max Alhau, est né en 1936 à Paris. Poète, a publié une trentaine de recueils, parmi les plus récents : Si loin qu’on aille ( L’Herbe qui tremble, 2016, Prix François Coppée de l’Académie Française ), Le Temps au crible ( L’Herbe qui tremble, 2014, Prix Aliénor ), Aperçus, Lieux, Traces ( éditions Henry, 2012 ), à la nuit montante (Voix d’encre, 2002), Proximité des lointains (L’Arbre à paroles, 2006, Prix Charles Vildrac de la S.G.D.L.), D’asile en exil (Voix d’encre, 2007, Prix Georges Perros), Du bleu dans la mémoire (Voix d’encre, 2010).
Il collabore à différentes revues : Diérèse, Europe, Texture. Il est membre de l’Académie Mallarmé.
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Isabelle Lévesque est née et vit en Normandie. Elle a publié en 2011 Or et le jour (Anthologie Triages, Tarabuste), Ultime Amer (Rafael de Surtis), Terre! (éd. de l’Atlantique), Trop l’hiver (Encres vives). Elle a fait paraître en 2012 : Ossature du silence (Les Deux-Siciles), en 2013 : Un peu de ciel ou de matin (Les Deux-Siciles), Va-tout (Éd. des Vanneaux) et en 2014 Ravin des nuits que tout bouscule (Éd. Henry).
En 2013 également un livre d’artiste en français et en italien : Neve / Neige, photographies de Raffaele Bonuomo, traduction de Marco Rota (Edizioni Quaderni di Orfeo). En 2015 : Le tue braccia saranno / Tes bras seront (poèmes traduits en italien par Marco Rota – Edizioni Il ragazzo innocuo, coll. Scripsit Sculpsit). 
Elle écrit des articles pour plusieurs revues : La Nouvelle Quinzaine Littéraire en particulier, mais aussi Europe, Terres de Femmes Diérèse Recours au poème, Terre à ciel …
Isabelle Lévesquepoète, aime collaborer avec des peintres : Jean-Gilles Badaire, Christian Gardair, Colette Deblé, Gaetano Persechini.
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Christian Monginot est né en 1947, sa famille paternelle est champenoise, sa famille maternelle, venue de Pula, en Croatie, est d’origine italienne. Les fortes impressions de sa petite enfance, immergée dans l’atmosphère et la langue de cette famille maternelle italienne, transparaissent dans les choix, le contenu, les couleurs et la musique même de sa poésie.
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Les éditons L’herbe qui tremble sont nées en 2008. 
Si Victor Hugo dans le paisible paysage de la vallée de Bièvre écoute et voit « L’herbe qui tremble et qui reluit », L’herbe qui tremble est aussi le titre d’un livre de Paul Willems. La maison fait la part belle à la poésie belge depuis sa création, ce qui ne l’empêche nullement de s’ouvrir à d’autres horizons.
La maison d’éditions prend le parti de la discrétion. Herbe fragile entre deux pavés, certains s’arrêteront pour la saluer tandis que d’autres passeront leur chemin. Nous œuvrons paisiblement à son enracinement dans le paysage éditorial francophone. 

Jean Seban

P R O J E C T I O N

Ganga 2020, Requiem pour un père
deuxième volet de la trilogie sur le temps et le hasard 

Scénario inspiré par Charles Péguy et Auguste de Villiers de L’Isle-Adam
(1 h 33 min, 2018)

en présence du réalisateur

Dimanche 28 janvier à 15 heures – entrée libre
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

Halle Saint Pierre – à l’auditorium

Olga Caldas et Pascal Hecker, un dialogue avec Jean Seban.

 Visionner un extrait du film sur le site de Jean Seban (cliquer ici)

Ganga 2020. Requiem pour un père

     L’art lutte perpétuellement pour s’affranchir de l’intelligence pure, pour devenir affaire de pure perception, pour se libérer de ses liens à l’égard de son sujet, de son argument primitif. Les réussites de la poésie et de la peinture sont celles où les éléments constitutifs de la composition sont si bien fondus que le canevas anecdotique ne frappe plus l’intellect seul, ni la forme l’œil ou l’oreille seulement ; forme et fond au contraire, dans leur union parfaite, offrent un objet unique à « la raison imaginative », cette faculté complexe à laquelle toute pensée, tout sentiment se présente originairement jumelé avec l’analogue sensible qui est comme son symbole.
     C’est l’art de la musique qui réalise le plus totalement cet idéal, cette identification parfaite du fond et de la forme. Dans ses moments accomplis, la fin n’y est pas distincte des moyens, la forme du fond , le sujet de son expression ; ils sont inséparables, ils se saturent complètement l’un l’autre ; c’est vers la musique par conséquent, vers sa condition de perfection que tous les arts, est-on en droit de conjecturer, tendent et aspirent constamment. En elle dès lors, plus que dans la poésie comme on se l’imagine souvent, doit être trouvé l’idéal exact, le critère de l’achèvement artistique.

                                                             Walter Pater, « Que tout art soit musique », 1877