CARO/JEUNET

Septembre 2017. Exposition Caro / Jeunet

Présentation de l’exposition à la Halle Saint Pierre

Cette idée originale d’exposition laisse trainer un intense suspense. Que décideront de montrer deux tels artistes capables d’intervenir dans tant de registres différents ?

La directrice de la Halle Saint Pierre, Martine Lusardy, sème malgré tout quelques petits cailloux blancs. Son lieu a déjà accueilli des univers « approchants » et complices, tel le regretté H.R. Giger, créateur de quelques créatures dont le personnage principal des films Alien, lors d’une rétrospective en 2005.

Le formidable électromécanomaniaque Gilbert Peyre aussi a eu son exposition, d’ailleurs, avec son esthétique foraine, tant musicale, que mécanique et de surprises.

Mondes étranges, objets d’étonnement et d’interrogation… « dans ce monde onirique et fantastique où les limites de l’impossible sont toujours repoussées, le rêve enfantin côtoie le conte noir, l’absurde et le cocasse le réalisme poétique ».

Une vraie curiosité pour l’événement Caro/Jeunet s’installe…

lire plus :
evous.fr (cliquez ici)


CARO ET JEUNET

LE FABULEUX UNIVERS

Le duo s’expose à la Halle Saint-Pierre, sur la butte Montmartre, à Paris. Un délicieux dédale d’objets fétiches, extraits de films, costumes. Suivez le guide.
Lire la suite cliquez ici : STUDIO CINE LIVE-AOUT 17


Caro et Jeunet, deux univers, deux imaginaires.

Depuis 1986, la Halle Saint Pierre est le centre culturel parisien de l’art brut et de l’art singulier. Grâce à l’exposition Art brut et compagnie en 1995, une première en France, la Halle Saint Pierre installe sa réputation de musée expérimental et précurseur. Elle n’a cessé depuis de présenter au public des collections d’avant-gardes, un regard profond et réflexif sur l’art populaire contemporain. Cette fois, c’est le duo Caro/Jeunet qui est mis à l’honneur.

Lire la suite :

https://www.actualitte.com/article/culture-arts-lettres/caro-et-jeunet-deux-univers-deux-imaginaires/83842

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Caro/Jeunet

La Halle Saint Pierre
présente l’exposition
CARO / JEUNET
7 septembre 2017 au 31 juillet 2018

L’exposition CARO/JEUNET est une invitation dans le monde singulier des réalisateurs Jean-Pierre JEUNET et Marc CARO.
Le cinéma, à travers extraits de films, objets, costumes et autres documents viendra dialoguer avec les dessins et peintures de Marc Caro et des œuvres d’art singulier réalisées ou collectionnées par Jean-Pierre Jeunet.

Trailer

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MARC CARO

 « Si singulier il y a, il me semble que l’association bicéphale que nous avons constituée avec Jean-Pierre Jeunet fut l’une des choses les plus singulières du paysage cinématographique français. Deux cinéastes visuels qui renouent avec les origines du cinématographe…  Pour ma part, notre filiation revendiquée avec Meliès et l’art forain, trouve naturellement sa place à la Halle Saint Pierre qui a toujours su accueillir ceux qui marchent en dehors des clous… »

Marc CARO

Né en 1956 à Nantes, MARC CARO est un auteur de bandes dessinées qui a débuté dans la revue Metal Hurlant à la fin des années 70. Il publie également ses planches dans les magazines Fluide Glacial, Charlie Mensuel et L’Echo des Savanes). C’est aussi un musicien électronique (le groupe Parazite) et un cinéaste issu du cinéma d’animation et de la vidéo expérimentale. Il est connu pour avoir co-réalisé avec Jean-Pierre Jeunet (qu’il rencontre au Festival du Film d’animation d’Annecy en 1974) plusieurs courts-métrages, et les longs-métrages Delicatessen (1991, qui a obtenu de nombreux césars) et La Cité des enfants perdus (1995, présenté en ouverture du festival de Cannes).

Il a réalisé plusieurs courts métrages en solo (Rude Raid, 1985, La Concierge est dans l’escalier (1987)…), le long métrage Dante 01 (2008) ainsi qu’un documentaire sur les robots au Japon (Astroboy à Roboland, 2008).

On lui doit aussi affiches, musiques et décors pour les chorégraphes Régine Chopinot et Philippe Decouflé, ainsi que la direction artistique de nombreux films, parmi lesquels Alien Resurection (1997) de Jean-Pierre Jeunet, Blueberry (2004) de Jan Kounen, et Enter the Void (2009) de Gaspar Noé.

*

JEAN-PIERRE JEUNET

« Dans tous les films que nous avons faits ensemble ou séparément, Marc Caro et moi-même, les objets ont toujours eu une place prépondérante. Marionnettes articulées pour les films d’animation, Machines Steampunk, costumes baroques, Aliens géants, objets emblématiques comme le cahier de photomaton d’Amélie, sans compter les storyboards, dessins de décors, BD et illustrations de Marc Caro… Tant d’objets qui traînaient dans mon bureau que je décidai de les partager. Le choix de la Halle Saint Pierre a été comme une évidence. Musée d’un art populaire non prétentieux… Situé à quelques mètres de là où Nino Quincampoix pourchassait Amélie dans les jardins du Sacré Cœur… C’est à la Halle Saint Pierre que j’ai découvert Jephan de Villiers, Ronan-Jim Sévellec, Charles Matton, Gilbert Peyre, que j’ai admiré les œuvres de Giger, guide spirituel de mon « Alien »… artistes que je collectionne, et qui font le pont entre l’art « singulier » et nos films, qui ne sont pas moins, du moins je l’espère… singuliers. »

Jean-Pierre JEUNET

Jean-Pierre est né le 3 septembre 1953, à Roanne. Longtemps enfant unique, il développe très vite son propre univers et c’est la caméra Super 8 apportée un jour par un ami de ses parents qui lui montre une voie qui pourrait être la sienne. Véritable autodidacte, il commence par réaliser des films d’animation L’Evasion, Le Manège, avec des personnages sculptés par Marc Caro, puis Pas de Repos pour Billy Brakko d’après une BD du même Caro. Ces films de court métrage commencent à faire parler de lui et à glaner de multiples récompenses en France et à l’étranger. Ensemble, toujours, ils réalisent Le Bunker de La Dernière Rafale, court métrage culte de science-fiction,  qui passera en première partie d’Eraserhead de David Lynch dans une salle parisienne durant six années. En 1989, il réalise seul Foutaises avec, déjà, son acteur fétiche Dominique Pinon, et gagnera une cinquantaine de prix dont le César du meilleur court métrage.

Le succès commercial et les nombreux prix de Délicatessen (1991)  permettent à Jeunet & Caro de mettre en chantier un projet ambitieux : La Cité des Enfants perdus, une fable sombre, tellement innovante sur le plan technique qu’elle nécessite la création de nouveaux logiciels et une très longue préparation. Le film est superbe, infiniment poétique. Il est présenté en Ouverture du Festival de Cannes 1995. C’est ce film qui attire l’attention de la Fox qui décide de confier à Jean-Pierre Jeunet la réalisation du 4ème opus de la franchise « Alien Résurrection ».

A l’issue de son séjour hollywoodien, Jean-Pierre Jeunet a la nostalgie des pavés de Montmartre et surtout, après la « grosse machine » d’Alien, il a envie de réaliser un « petit film personnel avec des copains ». Depuis des années, il collectionne des bouts d’idées étonnantes et des fragments d’histoires qui le touchent. Tout prend forme lorsqu’il invente le dénominateur commun à ces histoires : une jeune femme timide mais imaginative et déterminée à enjoliver la vie des autres. Ainsi est née Amélie Poulain, héroïne d’un film qui rend heureux et donne envie d’aimer, car Jean-Pierre Jeunet réussit avec ce film ce qui est considéré comme l’exercice le plus périlleux du cinéma : filmer le bonheur. Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain est le plus grand succès en langue française dans le monde.

Le triomphe du film et l’osmose avec Audrey Tautou lui permet d’envisager un projet qui lui tient à cœur depuis 10 ans : Un Long Dimanche de Fiançailles, l’adaptation du roman de Sebastien Japrisot. Avec Audrey Tautou, Jean-Pierre Jeunet sait qu’il tient sa « Mathilde », jeune femme obstinée à la recherche de son fiancé dans les méandres de la Grande Guerre. Le succès est au rendez-vous, tant sur un plan critique que sur un plan commercial.

Le 28 octobre 2009, sortie du film Micmacs à Tire-Larigot, une fable humaniste où Dany Boon interprète un David luttant contre Goliath, en l’occurrence deux marchands d’armes.

En 2013, L’extravagant voyage du jeune et prodigieux TS Spivet avec Kyle Catlett et Héléna Bonham Carter est une adaptation du livre-objet de Reif Larsen. Cette adaptation a été écrite en collaboration avec Guillaume Laurant. Le film a été tourné en anglais au Canada, en 3D. La sortie en France le 16 octobre 2014 sera suivie par une sortie Européenne, puis américaine. Thomas Hardmeier a été récompensé du César de la photographie en 2015. Et le film remporte tous les prestigieux 3D society Awards.

En 2015 Jean-Pierre réalise un pilote de série intitulée Casanova avec Diego Luna, Bojana Novakovic, Miranda Richardson et Ben Daniels pour Amazon. Le film sera diffusé sur leur site à l’été 2015, et son chef opérateur Pierre Gill récompensé du prix américain ASC attribué à la photographie.

Jean-Pierre vient de réaliser avec Romain Segaud un court métrage d’animation, mettant en scène ses bestioles, bricolées avec des débris trouvés dans la nature, sur un texte de Jacques Prévert et intitulé Deux escargots s’en vont.

Jean-Pierre Jeunet est le cinéaste français le plus récompensé. Son tour de force est de parvenir à être considéré comme un véritable auteur tout en parvenant à toucher un public large.

 

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Turbulences dans les Balkans

La Halle Saint Pierre
présente l’exposition

TURBULENCES DANS LES BALKANS
  7 septembre 2017 au 31 juillet 2018
Dossier de presse (cliquez ici)

L’EXPOSITION

L’exposition Turbulences dans les Balkans poursuit les prospections que la Halle Saint Pierre mène depuis plus de vingt ans aux frontières de l’art brut. La scène artistique des Balkans donne à voir ses territoires alternatifs riches de leur complexité et leur diversité. Gardiens du grand héritage de l’art populaire, icône de la pop culture, explorateurs de langages archaïques ou magiciens du matériau brut, tous ces artistes inventent des mondes singuliers travaillés par une Histoire déchaînée autant que par les sentiments et les instincts excessifs qui enflamment leur relation au monde. TURBULENCES, est la métaphore de ces expériences intimes mises en images, en émotions et en réflexions.

C’est le vent de l’art brut qui relie organiquement ces formes d’art différentes mais pourtant voisines.  Comment ne pas porter sur Ilija Bosilj et Sava Sekulic, maîtres de l’art naïf yougoslave, un œil neuf libéré du jugement de la naïveté. Nous serons étonnés de voir comment leur référence au monde réel est éloignée des compromis narratifs avec la réalité objective. Leur maladresse, leur simplicité, leur exagération et leur étrangeté, loin d’être la marque d’une quelconque indigence, expriment leur vision onirique d’un au-delà des apparences révélé dans sa dimension mythique et magique. Dans leur sillage Matija Stanicic, Milan Stanisavljevic et Barbarien feront également pencher leurs œuvres du côté brut de la force psychique.  Mais ce sont les compositions torturées de Jakic, que l’artiste vivait non pas comme « un dessin ou une peinture, mais comme une  sédimentation  de douleur »  qui nous plongent implacablement dans un monde archaïque, déstructurant dans le même temps nos logiques rationnelles. 

Nous devons à Nina Krstic, conservatrice du Musée d’art Naïf et Marginal de Jagodina en Serbie, de conserver et protéger ce patrimoine artistique mais aussi de le partager comme une réalité patrimoniale en perpétuelle évolution. C’est ainsi que, grâce à son action, des artistes aux entreprises très différentes, Siljan Joskin, Ivana Stanisavljevic, Igor Simonovic , Ljubisa Jovanovic Kene ou Vojkan Morar,  revendiquant pleinement leur statut mais se trouvant en porte à faux avec « l’asphyxiante culture » ont gagné la reconnaissance au sein de la tribu créatrice complexe et plurielle des artistes « outsiders ».                                                  

La rencontre de l’art brut et des Balkans n’en est cependant qu’à ses premiers développements, loin de la vulgarisation  en cours en Europe occidentale et aux Etats-Unis. Autrefois poudrière, aujourd’hui morcelés et en quête de stabilité, les Balkans tentent d’exister ailleurs que dans le poids du passé, que ce soit un passé lointain marqué par la domination des Empires, les mythes nationaux, ou un passé proche fait de conflits armés. En marge des institutions une scène artistique alternative voit le jour. Tournant le dos aux performances trop artificielles et intellectualisées d’un certain art contemporain, des artistes veulent renouer avec des formes d’expression plus authentiques,  ouvertes sur la vie intérieure jusqu’aux confins de l’obsession et du délire.

Entre caractère alternatif et effervescence artistique, des initiatives ont vu le jour qui donnent une visibilité à l’art des marges. L’association Art Brut Serbia, fondée par Goran Stojcetovic s’est donnée pour mission  de créer émulation,  rencontres,  partage aussi bien dans le champ de la réflexion que dans celui de la pratique. Ses membres,  parmi lesquels Danijel Savovic, Budimir Pejakovic, Bojan Dordevic Omca, Dragan Gagac Jovanovic, Dragan Radovic Cica,  sont  de sensibilité très différente et d’une grande variété d’inspiration. Mais ils ont en commun un même besoin viscéral de célébrer le geste créateur, d’oser lever barrages et censures pour réactiver des noyaux de vécu et les sentiments confus qui les traversent. L’association collabore étroitement avec le centre culturel autonome Matrijarsija dont l’objectif est d’être un « générateur puissant d’art turbulent ». Ces nouveaux artisans de la contre-culture, renouvelant le slogan Do it now, do it yourself,  inventent des pratiques artistiques visuelles et musicales spécifiques à destination des artistes marginalisés par le système de production, de présentation et de transmission de l’art. Turbulences dans les Balkans met en acte le besoin existentiel de ces artistes de penser le monde en le poétisant, de faire résonner un langage qui ne raisonnerait plus.  Un langage de la rupture à l’œuvre dans les photomontages d’Emir Sehanovic perpétuant la molybdomancie, un art divinatoire ancestral ou dans les dessins de Zoran Tanasic placardés dans différents lieux de la ville, faisant de l’espace public le théâtre éphémère de son récit personnel.

Les terres sauvages de l’art brut  nous interrogent  sur ce qui reste d’espoir aujourd’hui de renouer avec les forces créatives profondes. En riposte à la prison imaginaire dans laquelle le progressisme technologique nous détient depuis si longtemps, l’insoumission sensible de nos turbulents imagine de folles évasions. Ces artistes ne correspondraient-ils pas à la description nietzschéenne de l’homme du « gai savoir » : « Après avoir subi assez souvent naufrages et catastrophes », ils ont pu découvrir une autre compréhension de la réalité, « un monde […] démesurément riche en choses belles, étrangères, problématiques, terribles et divines »[1] .

[1] Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, Paris : Flammarion, 1997, p. 351.


LES ARTISTES

l’Archiviste
BARBARIEN – Predrag Milicevic
Ion Bârladeanu dit Ion B.
Ilija BOSILJ BASICEVIC
Boris Deheljan
Aleksandar DENIC
Bojan DORDEVIC – dit Omča
Joca GERINGER
Vojislav Jakic
Siljan JOSKIN
Dragan Gagac Jovanovic
Ljubisa JOVANOVIC « KENE »
Dragan  MILIVOJEVIC
Vojkan MORAR
Budimir Pejak PEJAKOVIC
Nenad Dzoni Rackovic
Dragan “Magicni Cica” RADOVIC
Danijel SAVOVIC
Emir SEHANOVIC
Sava SekuliC
Igor Simonovic
Matija STANICIC
Ivana STANISAVLJEVIĆ
Milan Stanisavljevic
Goran Stojcetovic
TANASIC Zoran par Ivan ZUPANC


LES PARTENAIRES

    

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Élégies documentaires

 Projection
d’extraits vidéos lus par l’auteur
autour des
Élégies documentaires
de Muriel Pic

Dimanche 18 juin 2017 à 15h30 – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

*

Élégies documentaires de Muriel Pic
est le premier ouvrage à paraître dans la nouvelle collection Opus incertum des Éditions Macula, dirigée par Jean-Christophe Bailly.

« Partout il faut lire » dit Muriel Pic, mais si « la vérité est toujours en ruines », alors c’est dans ses traces qu’il faut s’aventurer. Ce qui est visé, à partir de ces traces, c’est un art documentaire, une « expérience lyrique, atmosphérique, élémentaire ». La liberté est prise d’une fiction qui s’en va à partir de restes et de poussières. L’archive devient le matériau du poème, mais « il n’est pas d’art documentaire sans chant de deuil ». Ce chant se déploie en trois parties : un montage qui conduit de l’utopie totalitaire – le centre de vacances nazi de l’île de Rügen – à l’utopie manquée d’un rêve mellifère en Palestine, puis à l’utopie anéantie d’une organisation spatiale entée sur les étoiles chez les Indiens de la Plaine. À chaque fois c’est « l’œil vivant du passé » qui nous regarde, consumant l’avenir.

Écouter un extrait de l’ouvrage en cliquant ici !

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La Table des Manières

Performance proposée par les Éditions Macula
dans le cadre de leur présence à la Halle Saint Pierre jusqu’au 30 juillet

La Table des Manières

Lecture-performance par
Esmé Planchon et Helena de Laurens 

à partir d’extraits de livres du catalogue Macula



Dimanche 18 juin 2017 à 16 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

*

La Table des Manières met en jeu les textes et ce qui les entoure : titre, illustrations, légendes, prix, sommaire, couverture, index, papier. 
Durée : 40 minutes

Helena est artiste chorégraphique et comédienne, Esmé est conteuse, auteure et comédienne. Nous inventons des lectures-performances qui côtoient de près ou de loin les formes du conte, du récital, de la comédie musicale et du cut-up. En 2016, nous créons Les Sextes, un récital érotico-historique, collection d’anecdotes burlesques et extravagantes sur l’Histoire. Et en 2017, Les Gextes, une pièce où : « Nous jouons aux textes, Nous lisons les textes joueurs, Nous gestons les jeux du dire ».

Les éditions Macula nous ont invitées à nous emparer de leur catalogue pour imaginer une performance, il sera question de récits de feux d’artifice, du bois qui se réduit en pierre, du calcul de la courbe du jet de la pisse, d’une folle qui réveille ses beaux-parents à coups de massue, je ne tremble pas, je me trémousse pour faire un menuet de ma peur, d’une danse de la pluie où l’on tient un serpent dans sa bouche.

 

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Jean SEBAN

Projection de ses deux derniers long métrages


Jean SEBAN
L’Invention de l’année 2018
Un film, (1h 33min 2017)
Scénario inspiré par Charles Péguy
Samedi 4 novembre à 15 heures


Ganga 2020

Samedi 11 novembre à 15 heures 

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

*

L’Invention de l’année 2018

Notes sur le film par Anne Schneider et Isidore Gracián

 » Le film ne cache rien, le titre de l’œuvre nous dit tout, il nous dit ce que nous ne devons pas refuser d’entendre : non pas représentation, mais Invention…  Le monde n’est plus ici un spectacle que l’art confierait à notre regard indiscret, regard sur le monde mais protégé de ses anfractuosités, immunisé contre son écoulement sans répit, contre son souffle qui ne laisse rien indemne. Dans le film L’Invention de L’Année 2018 le monde… ( Notes sur le film par Anne Schneider et Isidore Gracian,
suite des textes, ici 

Site Jean Seban                                   

Le Plancher

Le Plancher
Perrine Le Querrec
Éditions Les doigts dans la prose

Interprété par le comédien Ben Herbert Larue

Le spectacle sera précédé d’une intervention de Béatrice Steiner (psychiatre, psychanalyste) qui resituera Jeannot et son plancher dans son contexte
historique et psychiatrique.

Dimanche 15 octobre 2017 à 15h00
Tarif spectacle : 10€
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

 

Le Livre

Jean, dit Jeannot, est né en France en 1939. Jean, dit Jeannot, a une biographie courte et accidentée. De ses années d’enfance à son engagement en Algérie, de la mort par pendaison de son père à sa claustration volontaire avec mère et sœur, Jean dit Jeannot va échapper à la raison et au monde réel.
En 1971 la mère meurt et les deux enfants, Jeannot et Paule, obtiennent l’autorisation de l’enterrer à l’intérieur de la maison.
Dès lors, Jeannot devient le plancher. Il se couche dessus, cesse de se nourrir, il a autre chose à faire : graver son réquisitoire, s’écrire à lui-même, creuser ses mots. Et y mourir, cinq mois plus tard.
Pour l’auteure, écrire Le Plancher, c’est côtoyer la folie au plus près, s’autoriser la débauche du mot brut, de la syntaxe, emprunter des chemins de réflexion et d’écriture
inédits, braver les interdits. C’est aussi donner un corps et une voix à celui dont chacun s’est détourné.

+ d’infos

Précision de l’auteure

Ma première rencontre avec le plancher de Jeannot date de 2005, à la bibliothèque François Mitterrand. Hall Est, ce n’est pas le silence qui m’accueille, mais une clameur, un hurlement. Le plancher se dresse dans la lumière, trois surfaces creusées, martelées, saignées à blanc. Je m’approche, aucune paroi ne me sépare de lui, inutile de lever la tête, il est là, devant moi, attaque ma rétine, mon système nerveux, je lis, ne comprends pas, me perds, j’entends les coups, je vois Jeannot sans même encore connaître son histoire, je vois Artaud crever la page d’écriture de son marteau. Je rencontre Jeannot l’Écrivain. Plus tard, le plancher est démonté, exposé dans plusieurs lieux d’art brut, c’est Jeannot l’Artiste. Encore plus tard, le laboratoire pharmaceutique qui l’a acquis le dévoile aux représentants comme avertissement si l’on ne consomme pas ses médicaments, c’est Jeannot le Schizophrène. Depuis plusieurs années le plancher est visible rue Cabanis, contre un mur de l’hôpital Sainte-Anne. Mal exposé, mal conservé, il attend depuis 3 ans une salle qui doit lui être consacrée. C’est Jeannot le Coupable, celui qui encombre, la société, les mémoires, ce sont ceux dont on se détourne, ce sont les lits supprimés des hôpitaux psychiatriques, ce sont les SDF abandonnés, les malades abusivement enfermés en prison, tous les fragiles, les différents, les marginaux, les furieux –

Perrine Le Querrec est une auteure vivante. Elle écrit dans les phares, sur les planchers, dans les maisons closes, les hôpitaux psychiatriques. Et dans les bibliothèques où elle recherche archives, images, mémoires et instants perdus. Dès que possible, elle croise ses mots avec des artistes, photographes, plasticiens, comédiens.

Depuis ses premiers pas dans l’écriture, Ben Herbert Larue, fondateur de la Cie Ô Clair de Plume et du groupe Nouvelle Nocturne, n’a cessé de défendre « l’émotion par les mots », qu’ils soient chantés, murmurés ou déclamés, sur scène ou dans la rue. Il prête son corps et sa voix pour nous offrir avec force ses « mots passants », multipliant les tons et les discours autour d’un imaginaire musical et théâtral qui renvoie sans cesse vers l’ailleurs.

 

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Patrick Navaï

Les masques
de Patrick Navaï
exposition du 2 juin au 2 juillet 2017
Halle Saint Pierre – à la librairie (entrée libre)

Notice biographique

Patrick Navaï d’origine franco-persane a d’abord été instituteur, correspondant culturel pour diverses publications, puis régisseur d’un orchestre symphonique et chorale. Il a été récemment membre de jury des Prix littéraires Wepler et Missives.

      En 2001, il a fondé Migraphonies, revue des littératures et musiques du monde, (actuellement en sommeil), qui a reçu le soutien du Centre National du Livre.

      En 2014, il co-fonde avec l’écrivain et éditeur Daniel Besace la revue littéraire Transpercer.

      Auteur de quatre recueils de poèmes :  Les Figures du tourment, L’Echo des dits, Les Cœurs apostrophés et Shams le musicien. Il est présent dans les anthologies Attention travail ! et Voix sans Frontières. Les revues Martobre, Traversées, Missives, Encres Vagabondes, Jointures, Diaphonie, Les Pays des Mille et une Nuits, Inédits, Poézia, L’Arbre, Diérèse, les Cahiers des Diables bleus, Doïna, Le Pont, Poésie Première publient ses nouvelles et ses poèmes.

     Patrick Navaî est également peintre et collagiste, il a obtenu la Médaille Vermeil de la Ville de Paris. Plusieurs de ses peintures font partie de la collection du Musée Singer-Polignac. Une exposition personnelle lui a été consacrée en 2011 au local du PC du 32 rue Saint-Yves de Paris 14. Son dernier ouvrage d’artiste publié aux Editions-Carnets-Livres s’intitule Voyages encrés.
Il expose régulièrement à la Halle Saint Pierre.