Lionel Rigault

La Barbouille de Lionel Rigault
Exposition du 1er au 30 mars 2019

Halle Saint Pierre – à la librairie

La barbouille

Pour le peintre Lionel Rigault, le mot barbouille remonte à son enfance en banlieue nord. C’est en effet à cette époque qu’il a entendu pour la première fois ce terme prononcé au sein de sa famille. Il désignait alors les travaux de peinture réalisés par son père et son oncle, tous deux ouvriers.

À dix-huit ans, après avoir découvert l’univers de Pollock, il commence à peindre au ripolin sur des papiers d’emballage ou des rouleaux. Puis, ayant eu connaissance de l’œuvre de Tatin, il en vient à créer des mannequins avec des matériaux de récupération : qu’il appelle Amandine, tête de Cheval, Gédéon.  À ce sujet il déclare : « Pourquoi, je faisais ça ? Parce que c’était un appel. »

 Il y a vingt ans, il se lance dans la réalisation des barbouilles, peintures à la gouache, puis à l’acrylique. Les scènes représentées dans ces tableaux sont pour la plupart issues de moments passés dans un bistrot de Goussainville.  Il dit : « Ce n’est pas parce que mes personnages sont atypiques qu’ils sont laids. Ce sont des marginaux, ils ont choisi leur mode de vie. Ce sont des gens de la débrouille, des gens qui vivent d’expédients. Ils n’ont pas un rond, mais ils sont libres. Il y a une grande fraternité, une grande bienveillance entre eux.»

Également auteur, Lionel Rigault écrit des nouvelles inspirées par sa vie passée sur les chantiers ouvriers, sur les marchés et dans les bars. La revue littéraire Missives a publié plusieurs de ses textes illustrés de ses barbouilles, ainsi qu’un entretien. La revue Les Nouveaux Cahiers Pour La Folie a publié sa dernière nouvelle L’oreiller.  « Dans mes écrits, c’est d’abord une amitié entre hommes, puis vient le personnage féminin qui illumine tout, comme dans mes barbouilles… »

  • Patrick Navaï

Codex Urbanus

[ CONFÉRENCE / DÉDICACE ]

«  Pourquoi l’art dans la rue ? »
Codex Urbanus
Street artist montmartrois

Dimanche 14 avril 2019 à partir de 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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La conférence
« Lors de cette conférence à la Halle Saint Pierre, temple de l’Art Brut à Paris, c’est non seulement les sources du graffiti et du street art qui seront interrogées, mais aussi ça relation au monde de l’art contemporain : pourquoi les experts ont tant de mal à l’appréhender? Quelle est sa place dans l’art contemporain? Le street art officiel est-il encore du street art …? »

Street art et graffiti : quelle place dans l’art contemporain?
Ce sont des mouvements mondiaux auquel quasiment tous les terriens vivant en ville sont exposés: depuis quelques décennies, des femmes et des hommes se sont mis à placer sans autorisation, gratuitement et illégalement de l’art dans l’espace public, ce qui n’avait aucun précédent historique. Alors que certains des artistes les plus connus en sont aujourd’hui issus – Haring, Basquiat, Banksy, Shepard Fairey – le monde de l’art contemporain peine encore à comprendre et à accepter un mouvement qui semble vivre à la marge.

L’artiste / auteur
Codex Urbanus est un street artist montmartrois qui dessine depuis des années des créatures fantastiques dans la rue. À ce jour c’est plus de 350 chimères qu’il a glissé dans son bestiaire de béton… C’est parce qu’il s’est interrogé sur sa propre pratique vandale que lui, en tant qu’autodidacte, s’est mis à réfléchir aux raisons qui l’ont poussées à entreprendre cette œuvre urbaine, et par extension aux raisons qui ont poussé des centaines des artistes à placer de l’art illégalement et systématiquement dans la rue. Devant l’absence de réponse à cette question dans les livres qu’il consulte, il écrit lui-même un essai qui parait en 2018 chez Critères Éditions : « Pourquoi l’art est dans la rue?»

  • Codex Urbanus, Paris – février 2019

[ Rencontres en surréalisme ]
organisées par Françoise Py
Chaque deuxième samedi de novembre 2018 à juin 2019
Dans le cadre de l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme (L’APRES)

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Samedi 23 février 2019 

Poésie en action, performances théâtrales

Journée d’étude organisée par Henri Béhar et Françoise Py.

 

PROGRAMME

Matinée :

Modérateur : Henri Béhar

11h-12h30
Cristina De Simone : surréalisme et performances, à l’occasion de la sortie de son livre Proféractions ! Poésie en action à Paris (1946-1969), Les Presses du réel, 2018.

Suivi d’un dialogue avec Jean-Clarence Lambert et Jean-Loup Philippe.

Aprè-midi :
Modérateur : Françoise Py

14h-15h15 :
Jean-Loup Philippe : lectures-performances (textes de l’auteur).

15h30-17h :
Charles Gonzales : Sarah Kane. Théâtre-performance.

17h-17h30 : Table ronde avec tous les intervenants de la journée.

la Beauté

[ RENCONTRES EN SURRÉALISME ]

La beauté à l’œuvre

Dans le cadre du Printemps des Poètes 2019 consacré à la Beauté,
nous proposons une rencontre double :
un concert sur les auteures compositrices du XIXe siècle et un
dialogue philosophique et psychanalytique

autour de la beauté, de l’amour et de la poésie.

 Présentation par Françoise Py 

Dimanche 17 mars 2019 de 14h30 à 17h30 – entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
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SPECTACLE

La beauté à l’œuvre 1 : Dames de Chœur et de Piques (14h30-16h)

Dames de Chœur et de Piques est un spectacle dans lequel sept chanteuses dont deux musiciennes (piano et violon) font revivre les chansonnières méconnues du XIXe siècle, également auteures compositrices.
Marceline Desbordes Valmore, Elisa Fleury, Loïsa Puget, Céleste Mogador, Louise Michel, Augusta Holmès, Marie Krysinska et Marie Noël  sont incarnées tour à tour par Chantal Grimm, qui a conçu le spectacle, Marie-Laure Gasnier, Fabienne Moachon, Isabeau, Jacqueline Larose, Rosely Graff et Catherine Merle.

Présentation par Annie Richard (Femmes Monde).

DIALOGUE POÉTIQUE

La beauté à l’oeuvre 2 : Poésie et psychanalyse (16h15-17h30)

Denis Clavel, poète, (Infinition de l’heure, Chamonix, Esope, 2018) dialoguera avec Daniel Sibony, écrivain, philosophe et psychanalyste (Un cœur nouveau, Odile Jacob, 2019).
Ce “cadeau du temps” qu’est le présent, avec son imprévu et son irréversibilité, sera le point de départ d’une réflexion sur leur parcours croisé. Ils parleront de la beauté, de l’amour et de la poésie et des temporalités nouvelles que leur alliance crée.
Projection des aquarelles de Denis Clavel.
Lectures par Jean-Loup Philippe.

Daniel Sibony confie : “Quand la beauté prend la forme d’un poème où chaque mot veut capter le nouvel amour qui veut une autre temporalité, le poème se creuse comme un objet porteur de temps, du temps dont il est la recherche et la trouvaille. Alors la beauté – qui revient, toujours fidèle – peut se voir dépassée par le sublime ou par l’urgence de l’appel encore inouï, ainsi lancé par le poème qui prend le relais. Et c’est lui qui nous protège de ses ailes ; ce vol de lettres, cette volée de l’être incandescent nous donnent autre chose et la beauté en plus”.

CLOTURE : Verre de l’amitié.

Émile Rogé

Présentation du livre du psychiatre jungien qui vient de paraître

Émile Rogé
Psychiatrie jungienne,
Attitudes et fonctions du moi dans les états psychotiques.

Présentation par Aimé Agnel et Jean Henriet.

Dimanche 10 mars à 15 heures – entrée libre
Réservation conseillée  : 01 42 58 72 89

Émile Rogé, Psychiatrie jungienne

Émile Rogé a laissé, à sa mort survenue en 2011, le manuscrit d’un ouvrage singulier où il expose sa conception personnelle de la psychothérapie des psychoses. Très ouvert aux théories psychanalytiques, très éclectique, il se revendiquait jungien. Pour lui, comme pour Jung, l’inconscient n’est pas psychotique, comme le pensent de nombreux analystes; c’est du conscient que provient le trouble ; c’est lui qu’il faut traiter. Émile Rogé se réfère dans ce but aux types psychologiques décrits par Jung comme un système dynamique d’adaptation du moi à la réalité externe et interne : attitudes d’introversion ou d’extraversion et fonctions pensée, sentiment, intuition et sensation. Dans la psychose une seule de ces attitudes et de ces fonctions est utilisée, au détriment des autres qui sont refoulées. Dans cette conception, qui implique une certaine responsabilité du psychotique, le délire n’est plus considéré comme une activité pathologique. « Délirer, c’est littéralement être dans son mode propre. Sortir du sillon, c’est surtout se mettre dans le sien… l’être humain n’évolue que par crises. »

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Le docteur Émile Rogé (1933-2011) s ’est souvent référé, dans ses cours et ses travaux, à Eugen Bleuler et Henry Ey, deux psychiatres qui défendaient, contre les idées reçues, la « réversibilité » et l’ »évolutivité » des psychoses. Il a été d’emblée séduit par la position novatrice de C. G. Jung, disciple lui-même de Bleuler, pour qui le psychotique n’était pas incurable et qui recherchait le sens de son délire dans l’histoire de sa vie. C’est en suivant
Jung dans sa thérapie des psychoses, qu’Émile Rogé s’opposera à l’idée, couramment admise, d’une désorganisation de l’inconscient dans les états psychotiques. « Si le trouble initial, écrit-il, est au conscient, la source du progrès et la guérison éventuelle n’est pas dans le conscient, mais bien dans l’inconscient. Et l’inconscient du schizophrène me paraît toujours sain, comme d’ailleurs chez tous les psychotiques. » En partant de ce constat, Émile Rogé a eu recours, dans son engagement thérapeutique et sa théorisation, à la typologie psychologique de C. G. Jung qui oppose, dans une conception essentiellement dynamique, les attitudes (introversion et extraversion) et les fonctions d’adaptation du moi (pensée, sentiment, sensation, intuition). L’étude de cette typologie n’a, cependant, pas été menée jusqu’à son terme par Jung, qui, dans les années 1930, a orienté sa recherche vers une autre classification : celle des images archétypiques. Ce livre d’Émile Rogé, qui traite d’une façon originale et très approfondie des attitudes et des fonctions du moi dans les états psychotiques, vient donc remplir un vide ; il fait de lui le vrai continuateur de l’œuvre inachevée de Jung.

L’AUTEUR

Neuro-psychiatre et psychanalyste, Emile Rogé (1933-2011) a essentiellement exercé en cabinet privé, à Paris. Il a été actif au sein de l’Association française et du Syndicat national des psychiatres privés (AFPEP-SNPP). Il a été membre de la Société française de psychologie analytique (SFPA). Dans les années 1980, il a fondé « Dimension psychologique », une association promouvant la pensée jungienne.

chomo

[ PROJECTION ]

CHOMO
Le Débarquement Spirituel
Images de Lumière (40′)

Film de Clovis PRÉVOST

Samedi 2 mars de 14h30 à 17h30 – entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

CHOMO

« Il vivait seul dans la forêt. Il a créé des chefs-d’oeuvre. »

Roger Chomeaux, dit « Chomo », artiste pluridisciplinaire aujourd’hui disparu, a voué sa vie à la création. Son travail hors des circuits traditionnels de l’art utilisait essentiellement pour ingrédients des matériaux de récupération les plus divers, qu’il allait chercher dans les décharges environnantes ou dans les sous-bois.
Pendant la plus grande partie de sa vie, seul sur une parcelle de la forêt de Fontainebleau, vivant en ascète, dans des conditions très rudes et dans le plus grand dénuement, Chomo bâtit ce qu’il nomme le « Village d’Art Préludien », son monde à lui. Ce microcosme est constitué d’un ensemble de bâtisses, composé de « L’Eglise des Pauvres », du « Sanctuaire des Bois brûlés » et du « Refuge », des constructions destinées à abriter ses nombreuses sculptures et peintures. Reclus dans son univers, Chomo a refait le monde à sa manière, un monde parallèle où la création est omniprésente, alimentée d’énergies invisibles. “Je suis gouverné par les forces cosmiques” déclarait-il.

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LE FILM

Mise en scène / Images de lumière / Sculptures / Peintures / Musiques cosmiques/ Poèmes : CHOMO

Caméra et réalisation : Clovis PRÉVOST

Avec la collaboration de Jean-Pierre NADAU pour les tournages 1987-1990

Montage : Frédérique MICHAUDET
Numérisation des bandes son : Michel GEISS, Denis TAGU
Mixage : Charles DACHARY

Remerciements
Geneviève CHOMEAUX pour son aide à la réalisation et à la production de ce film
&
Claude PRÉVOST, Clotilde PRÉVOST, Louis GOHIN, Josette RISPAL, Henri-Hugues LEJEUNE, François  LOUBEYRE, Laurent DEL BIANCO, Laurent, Francine et Amélie DANCHIN, Bernadette CHEVILLION.
&
Association des Amis de CHOMO
Association pour la Recherche sur l’Imaginaire et l’Espace
Studio Line
Les films de la Contrebande

 

 

 

[ PROJECTION ]

Je ne peux pas m’empêcher de peindre

Film de Takeshi KONDO(90 ‘)

sur l’artiste brut japonais
Norimitsu KOKUBO

Exposé dans Art Brut Japonais II à la Halle Saint Pierre jusqu’au 10 mars 2019

Dimanche 24 février à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Norimitsu Kokubo, Panorama du monde, 1995 (détail). Crayon noir et de couleur, stylo sur papier, 1,60 x 8 m. Collection de l’artiste.
Oeuvre exposée actuellement dans Art Brut Japonais II

LE FILM

Norimitsu Kokubo a 23 ans et il est autiste. C’était quand il était écolier qu’on lui a annoncé qu’il avait un trouble envahissant du développement (TED). Yoshimitsu ne pouvait pas bien communiquer avec les autres et avait tendance à s’exciter facilement. Mais c’est la rencontre avec le monde de la peinture qui a changé sa vie. C’est son professeur d’art plastique qui a remarqué son talent et qui lui a conseillé de peindre. Quand il peint, il est comme un poisson dans l’eau.

Depuis sept ans, il travaille à la réalisation d’une œuvre monumentale de 1,6 m de largueur sur 10 m de longueur ; et son seul outil est le stylo à bille. Le thème de cette grande œuvre est une ville imaginaire où sont mélangées des choses qu’il a vu à la télé ou sur internet. Dans sa ville, il y a aussi des trains, des voitures, des autoroutes, des aéroports, des stations, des hôtels, des manèges, des armées, des produits électriques et alimentaires, etc. Mais son motif le plus récurrent est celui de la Corée du Nord. Norimitsu explique que « La Corée du Nord est isolée de la communauté internationale. Moi, je suis handicapé et je n’ai pas d’amis, alors elle me ressemble. » Norimitsu exprime ses sentiments qu’il ne peut pas bien expliquer avec les mots à travers ses peintures.
En outre, le jour de l’inauguration à la Collection de l’Art Brut à Lausanne en Suisse, il a surpris tout le monde. En effet, il voulait « modifier » sa peinture. Il voulait retoucher un détail, une tout petite pointe qui se trouve au coin de la peinture et que personne n’avait remarquée. Peindre est sa passion et son obsession : « je ne peux pas empêcher de peindre. »
Maintenant, Norimitsu voudrait s’intégrer mieux et vivre dans le monde réel. Son défi est d’obtenir un permis de conduire.

Dans ce film documentaire, on le suit pendant deux ans et demi pour décrire son attitude toujours positive.

Norimitsu Kokubo

Né en 1995 à Shiga, il a commencé à peindre à l’âge de trois ans. A la fin de la première année de l’école primaire, il a été diagnostiqué qu’il avait un trouble du développement (autisme à haut niveau de fonctionnement). En 2007, il est entré au collège de rééducation pour handicapés à Shiga. A cette époque, il peignait sur des papiers cartonnés ou l’envers des calendriers. En 2010, il est entré au lycée de rééducation pour handicapés. Son professeur d’art plastique lui a conseillé de peindre sur des papiers de plus grand format alors il a commencé à peindre sur un papier de rouleau de 1,6 m de largueur et 10 m de longueur. Les motifs de ses œuvres faisaient principalement référence à la prison ou au cosmos.

En 2014, le directeur de la Collection de l’Art Brut à Lausanne en Suisse est venu au Japon pour voir Norimitsu. L’année suivante, Norimitsu a été invité en Suisse par ce musée.
En mai en 2016, Norimitsu Kokubo a achevé « Trois parcs panoramiques », une grande œuvre de 10 m de longueur.
Aujourd’hui, le talent de Norimitsu Kokubo est reconnu dans le monde entier. Il a déjà réalisé plus de 300 œuvres.

Prix :
En 2010, Premier prix, « Kanden collabo art 21 »
En 2011, Prix Tadashi Hattori, « 17eme Compétition de l’art »
En 2012, Premier prix dans la catégorie de l’expression libre de « 21eme Art salon, compétition de peinture »

Expositions :
En 2011, « POCORART, compétition de l’art 2011 » à Tokyo au Japon
En 2012, « Art Brut from Japan » au musée HET DOLHUYS aux Pays-Bas
En 2015, « Architectures Collection » à la collection de l’Art Brut en Suisse
En 2017, Exposition « le monde de Norimitsu Kokubo » à Shiga au Japon

Takeshi KONDO (né en 1973).
Réalisateur de documentaires, appartient au PAO Network Co., Ltd. Il a réalisé beaucoup de programmes de télé documentaires sur les laissés-pour-compte de la société, comme les enfants maltraités ou les coréens habitant au Japon. Il est en train de réaliser un programme documentaire sur les gens qui travaillent pour la reconstruction du séisme de Fukushima.
Pourquoi ce film ?
« Ce film « Je ne peux pas m’empêcher de peindre(描きたい、が止まらな い)» trouve son origine dans le cadre de Tokyo Docs, un salon international consacré à aider des projets documentaires en devenir.
Au Japon, le mot « Art Brut » est peu connu. Le but de ce film est de transmettre le charme de ce genre d’art « vivant » au grand public ; et je souhaite aussi que ce film soit une opportunité de dépasser les préjugés.
« L’art brut » est un art que les handicapés physiques ou mentaux créent avec leur inspiration originelle. C’est un art vivant et pur qu’ils créent juste par passion. « J’ai besoin de peindre », dit Norimitsu. Ce n’est ni pour la gloire ni pour la richesse.
Ce film ne parle pas de l’art handicapé mais de la vie d’un jeune homme pendant deux ans, qui tente de prendre son indépendance avec beaucoup d’émotions et de combats. J’espère que les spectateurs seront intéressés par Norimitsu Kokubo et que la frontière entre les handicapés et les gens normaux disparaisse. »

 CHICAGO FOYER D’ART BRUT
23/03/19 – 02 /08 /19
Dossier de presse ici

Halle Saint Pierre
Ouvert tous les jours

La Halle Saint Pierre présente Chicago : foyer d’art brut , une exposition exceptionnelle conçue par INTUIT – musée de Chicago dédié à l’art outsider et intuitif – faisant honneur à dix artistes ayant vécu de manière inventive et ayant enrichi la ville de Chicago, incommensurablement, avec des œuvres d’art d’une grande originalité.

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PRÉSENTATION DE L’EXPOSITION
PAR MARTINE LUSARDY

De toutes les grandes villes d’Amérique, Chicago est celle qui fait le plus la preuve de son indépendance artistique. Déjà dans les années 1940, alors que New York était tourné vers l’Expressionisme abstrait, les milieux artistiques de Chicago s’orientaient non seulement vers l’Expressionisme allemand et le Surréalisme mais également vers l’art primitif et l’art brut, auquel ils avaient été initiés par les écrits de Prinzhorn et de Dubuffet. Lorsqu’en 1951 Dubuffet se rendit aux Etats-Unis pour installer sa collection d’art brut chez le peintre Alfonso Ossorio à East Hampton près de New York, c’est naturellement à Chicago qu’eut lieu la première rétrospective de son œuvre. A cette occasion il prononça sa célèbre conférence Anticultural Positions qui fut reçue avec enthousiasme par un groupe d’artistes, de collectionneurs et d’amateurs avertis, tandis que la collection, restée à New York pendant les dix années qui suivirent, ne suscita guère d’intérêt auprès des artistes et des critiques newyorkais. Ce fut ensuite au tour d’un groupe d’artistes des années 1960, connus sous le nom d’ « Imagistes de Chicago », d’entretenir des relations intenses avec l’art outsider, dont ils furent des collectionneurs avisés. Parmi eux Karl Wirsum, Jim Nutt et Gladys Nilsson, revendiquèrent l’influence de Joseph Yoakum sur leur propres travaux et ce fut également un artiste de Chicago, le photographe surréaliste Nathan Lerner, qui permit la sauvegarde de l’œuvre d’Henry Darger. Après avoir servi d’inspiration à de nombreux artistes, les valeurs esthétiques de l’art outsider s’imposèrent aux collectionneurs, marchands et conservateurs de Chicago, qui jouèrent à leur tour un rôle prédominant dans la reconnaissance de cet art comme partie intégrante du patrimoine artistique américain, notamment avec la fondation en 1991 d’Intuit, le premier centre d’art intuitif et outsider aux Etats-Unis. L’exposition Chicago : foyer d’art brut a été conçue par les deux commissaires Kenneth C. Burkhart et Lisa Stone et organisée par INTUIT, musée de Chicago dédié à l’art outsider et intuitif, sous le nom Chicago Calling : Art Against the Flow . Elle fait honneur à dix artistes, Henry Darger, William Dawson, Lee Godie, Mr. Imagination, Aldobrando Piacenza, Pauline Simon, Drossos Skyllas, Dr. Charles Smith, Wesley Willis et Joseph E. Yoakum qui ont porté au plus haut la singularité artistique de Chicago. À part Henry Darger, le reclus dont l’œuvre épique et délirante fut construite clandestinement, les artistes étaient en lien avec la scène artistique et interagissaient de façon individuelle avec les écoles d’art, les galeries et les collectionneurs. C’est donc une histoire de l’art brut propre aux Etats-Unis qui nous est donnée, où l’appréciation des formes puissantes et insolites de la pulsion créatrice sont associées au Folk Art, art populaire traditionnel et où l’art des autodidactes (self-taught art) , s’est souvent développé en extérieur, dans les jardins, dans les cours ou dans la rue.

Martine Lusardy, Directrice de la Halle Saint Pierre, Commissaire d’exposition

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LES ARTISTES DE L’EXPOSITION 

HENRY DARGER (1892-1973)

WILLIAM DAWSON (1901-1990)

LEE GODIE (1908-1994)

MR. IMAGINATION (1948-2012)

ALDOBRANDO PIACENZA (1888-1976)

PAULINE SIMON (C. 1894-1976)

DROSSOS SKYLLAS (1912-1973)

DR. CHARLES SMITH (B. 1940)

WESLEY WILLIS (1963-2003)

JOSEPH ELMER YOAKUM (1890-1972)

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HEY! MODERN ART & POP CULTURE #4

23/03/19 – 02/08/19
Dossier de Presse ici 

Halle Saint Pierre 
Ouvert tous les jours

La Halle Saint Pierre présente HEY!#4, exposition qui continue de prospecter
et faire connaitre la scène artistique alternative.

Hey ! #4 poursuit l’association, initiée en 2011, de la Halle Saint Pierre avec
Anne & Julien, créateurs de la revue HEY! modern art & pop culture.

Cette quatrième édition de Hey! sera l’occasion de découvrir
36 artistes de « l’outsider pop »,
courant artistique encore très peu montré en France.

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PRÉSENTATION DE L’EXPOSITION
PAR MARTINE LUSARDY

Une histoire singulière en partage

« Dès 1995, lors de l’exposition Art Brut et Cie, la face cachée de l’art contemporain , Anne & Julien se firent la caisse de résonance de cet événement fondateur, le répercutant dans les zones bouillonnantes de la contre-culture. Si aujourd’hui l’art brut et les formes hors-normes de la création sont sortis de la confidentialité sous l’effet d’une triple reconnaissance – de l’institution, de l’université et du marché –, c’est aussi grâce à la curiosité et l’engagement de ces deux agitateurs. Dans le même temps, face à sa confrontation confuse avec l’histoire de l’art contemporain et à la spéculation offensive du marché, ce sont de tels défenseurs avertis, inquiets des dérives et amalgames, qui ont permis à l’art brut de conserver sa spécificité.

La création de la revue HEY! modern art & pop culture en 2010 fut l’occasion pour la Halle Saint Pierre d’élargir son projet artistique en accueillant dans une série d’expositions les « outsiders pop », cette myriade de mouvements figuratifs contemporains révélés au public français par Anne & Julien. Nul autre lieu ne pouvait
imaginer et mettre en œuvre la synthèse audacieuse de la scène artistique alternative. Des figures séditieuses du lowbrow art nourries de l’iconographie des médias populaires aux fantasmagories du pop surréalisme redécouvrant l’héritage des grandes traditions picturales, des activistes du street art au tatouage, des échappées individuelles et solitaires de l’art brut aux expressions raffinées et libertaires d’un « œil à l’état sauvage », les marges artistiques y étaient présentées dans leur diversité et leur complexité.

Trois expositions – 2011, 2013 et 2015 – ne semblent pas avoir été suffisantes pour donner à voir l’étendue des genres et des familles que constitue cette autre scène artistique. C’est donc avec la même passion que nous nous associons à nouveau pour en rendre compte géographiquement et historiquement. En compagnie de la trentaine d’artistes réunis, nous pourrons expérimenter la portée libératrice de leurs œuvres tant elles sont une porte ouverte sur notre espace imaginaire, cet irréductible en chacun de nous ».

Martine Lusardy, Directrice de la Halle Saint Pierre, Commissaire d’exposition.

 

LES ARTISTES DE L’EXPOSITION 
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Vasilis Avramidis (Grèce)
Gil Batle (États-Unis)
Jürg Benninger (Suisse)
Nils Bertho (France)
Troy Brooks (Canada)
Chen M (Belgique)
Maryrose Crook (Nouvelle-Zélande)
Mikaël De Poissy (France)
Fulvio Di Piazza (Italie)
Claire Fanjul (France)
Alessandro Gallo (Italie)
Séverine Gambier (France)
Davor Gromilovic (Serbie)
Masayoshi Hanawa (Japon)
Filip Hodas (République tchèque)
Nancy Josephson (États-Unis)
Kris Kuksi (États-Unis)
Brigitte Lajoinie (France)
Mathieu Lewin (France)
Lizz Lopez (États-Unis)
mad meg (France)
Gerard Mas (Espagne)
Mothmeister (Belgique)
Heather O’Shaughnessy (États-Unis)
Agathe Pitié (France)
Osvaldo Ramirez-Castillo (Canada)
David Rochline (France)
Shelter Shirrstone (Russie)
Heidi Taillefer (Canada)
The Kid (Pays-Bas, Brésil)
Paul Toupet (France)
Yannick Unfricht (France)
Henriette Valium (Canada)
Nathalie Verdon (Suisse)
Quan Wansanit Deslouis (Thaïlande)
Betsy Youngquist & R. Scott Long (États-Unis)

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+ d’infos sur HEY! MODERN ART & POP CULTURE

DEMIN

DEMIN
Les Tentations du jardin d’Eden 

Exposition du 1er au 28 février 2019

Halle Saint Pierre – à la libraire

Demin est psychanalyste. Il est né en 1968 dans le sud de la France. Depuis des années, il griffonnait des figures étranges sur ses notes, jusqu’à ce qu’en octobre 2017, un ami tombe par hasard sur ces croquis et le convainc de commencer à dessiner. Quelques mois plus tard, son travail est exposé dans plusieurs galeries en France, en Hollande et au Royaume-Uni.

Exposition  permanente :
Galerie du Dôme – Lourmarin
Galerie Dettinger-Mayer – Lyon
Galerie Frédéric Moisan – Paris
Galerie Henry Boxer – Londres