TEZUKA Osamu

[Rencontre]

Patrick Honnoré
 « Le chamanisme dans le manga et la culture pop japonaise :
de Tezuka Osamu à Narita Tohru »
à l’occasion de la parution du manga
« LES LEÇONS PARTICULIÈRES d’OSAMUTEZUKA »
Editions Phlippe Picquier, 2018

Dimanche 25 novembre 2018 à 15 heures
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

LE LIVRE

Tout public, ce livre n’a l’ambition que de donner quelques clés de technique manga pour tous ceux qui ont envie de dessiner pour leur plaisir, pour s’amuser, juste pour passer le temps.

Ce livre a été écrit en 1977. Il se veut, nous dit Tezuka, comme le livre du passage à l’acte pour les centaines, les milliers de gens qui n’ont plus tenu un crayon pour dessiner quelque chose depuis qu’ils ont quitté l’école et que leurs doigts démangent. Dessiner pour dire quelque chose, pour donner son avis et le partager.

Un texte essentiel pour comprendre le manga et l’artiste qui l’a popularisé.

Osamu Tezuka

Surnommé le « Dieu du manga » au Japon, Osamu Tezuka est un mangaka mais également un scénariste, producteur et animateur japonais immensément reconnu.
Il est l’auteur d’un nombre colossal d’œuvres, dont Astro Boy, Le Roi Léo, Princesse Saphir ou encore Black Jack. Son style graphique expressif, au trait clair, va révolutionner l’art nippon et ouvrir la voie vers le manga moderne.
Il est considéré aujourd’hui comme le pionnier des standards de l’animation japonaise actuelle.

 

Patrick Honnoré

Traducteur de littérature japonaise moderne et contemporaine, y compris bande dessinée.
Né en 1961. Vit actuellement à Paris. A vécu une quinzaine d’années au Japon, en particulier toutes les années 90 qui ont été charnières pour de nombreux aspects de la culture japonaise et la perception de ladite culture dans le monde.
Il a appris le japonais à l’université de Waseda (Tokyo).
Prix Konishi de la traduction de littérature japonaise en 2011 pour La Tour de Tokyo, de Lily Franky (Ed. Philippe Picquier)
Grand Prix japonais de la Traduction 2016 pour la co-traduction en japonais avec Ryoko Sekiguchi de Solibo Magnifique, de Patrick Chamoiseau (aux éditions Kawadé Shôbô Shinsha).
Traducteur avec Yukari Maeda de Nonnonbâ, de Shigeru Mizuki, aux éd. Cornélius, Prix du Meilleur album au festival d’Angoulême 2007.

Rencontres en surréalisme
organisées par Françoise Py
Chaque deuxième samedi de novembre 2018 à juin 2019
et samedi 23 février 2019
de 15h30 – à 18h sauf pour les trois journées d’étude où l’horaire est précisé

dans le cadre de l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme (L’APRES)

Halle Saint-Pierre – à l’auditorium, entrée libre
Réservation conseilléee :  01 42 58 72 89
2 rue Ronsard, Paris 75018
Métro Anvers

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PROGRAMME

Samedi 10 novembre 2018 
Monique Dorsel et Charles Gonzales : parcours croisés, théâtre et poésie. Dialogue et lectures. Avec la participation de Valère Novarina.

Samedi 8 décembre 2018
 Isabel Echarri et Diego Etcheverry, plasticiens et scénographes.
Présentation par Françoise Py de leurs œuvres à quatre mains (décors et costumes d’opéra) et des livres d’artistes d’Isabel Echarri, avec la participation de Fernando Arrabal, Jean-Clarence Lambert, Jean-Loup Philippe.

Samedi 12 janvier 2019
En compagnie d’Aimé Césaire : poèmes dits et chantés par Bernard Ascal (conception et voix), Yves Morel (arrangements, trombone, accordina, clavier),  Delphine Franck (violoncelle, voix).

Samedi 9 février 2019
Mouradian galeriste, 41 rue de Seine (1926-1974) par Monique et Georges Sebbag, en présence de José-Maria Jimenez-Alfaro, petit-fils d’Aram Mouradian.

Samedi 23 février 2019
Journée d’étude : Poésie en action, performances théâtrales, organisée par Henri Béhar et Françoise Py.

11h-12h30
Cristina De Simone : surréalisme et performances, à l’occasion de la sortie de son livre Proféractions ! Poésie en action à Paris (1946-1969), Les Presses du réel, 2018.
Suivi d’un dialogue avec Jean-Clarence Lambert et Jean-Loup Philippe.

14h-15h
Jean-Loup Philippe : performances.

15h30-17h
Charles Gonzales : Sarah Kane. Théâtre-performance.

Samedi 9 mars 2019
Projection du film du peintre surréaliste Jean-Claude Silbermann, Mais qui a salé la salade de céleri ?, en présence de Jean-Claude Silbermann et de Georges Sebbag. Suivi d’un dialogue avec la salle.

Samedi 13 avril 2019
Journée d’étude Surréalisme et freudo-marxisme, organisée par Henri Béhar, Françoise Py et Paolo Scopelliti.

Samedi 11 mai 2019
Thessa Herold galeriste (1970-2018), en présence de Thessa et Jacques Herold, avec Monique et Georges Sebbag et plusieurs artistes et auteurs proches de la galerie. Projection d’un film sur l’exposition Chassé-croisé Dada-Surréaliste, 1916-1969 (espace Fernet-Branca, Saint-Louis, 2012).

Samedi 8 juin 2019
Journée d’étude : la correspondance d’André Breton, organisée par Henri Béhar et Françoise Py.

10h30-11h30
Henri Béhar : Correspondance d’André Breton avec Tristan Tzara et Francis Picabia (1919-1924).

11h30-12h30
Etienne-Alain Hubert : Lettres d’André Breton à Jacques Doucet.

14h-15h
Jean-Michel Goutier : Lettres d’André Breton à sa fille Aube, Lettres d’André Breton à Simone Kahn.

15h-15h30
Table ronde avec Maryse Vassevière, modérateur, Henri Béhar, Jean-Michel Goutier et Etienne-Alain Hubert.

15h45-16h15
Dialogue de Benjamin Fondane et Léon Chestov par Michel Carrassou dans le rôle de Benjamin Fondane et Vladimir Kovalenko dans celui de Chestov. Texte établi à partir de la correspondance. Participation d’Edith Scob (sous réserve).

16h30 – 17h30
Concert : rencontre entre tradition orale et jazz : Alessio Penzo, piano électrique et piano de verre, et Antonio Serafini, cornemuse. Verre de l’amitié.

Les trois Journées d’étude sont organisées avec le concours de l’Université Paris 8, Laboratoire Arts des Images et Art Contemporain (AIAC), équipe de recherche Esthétique, Pratique et Histoire des Arts ( EPHA).

 

Michel Lascault

[Exposition]
Michel Lascault
« Peintures de la nuit »
du jeudi 1er au vendredi 30 novembre 2018
Halle Saint Pierre – à la librairie
Entrée libre – ouvert tous les jours

   

ÉVÉNEMENTS ACCOMPAGNANT L’EXPOSITION

 [Rencontres / Signatures]
Lord Pyrrhon 
roman de Michel Lascault,
consacré au fondateur du scepticisme.
Samedi 3 novembre à 15 heures – entrée libre
Samedi 17 novembre à 17 heures – entrée libre
– à la librairie

[Conférence – Concert –  Performance]
« Poétiques singulières de la dispersion » 
Samedi 17 octobre de 15 heures à 16 h 30 – entrée libre
– à l’auditorium

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Des peintures, des éditions, des chansons, voilà ce que Michel Lascault partagera en novembre à la librairie de la Halle Saint Pierre.

Ses « peintures de la nuit » parlent, en gestes parfois maladroits et brouillés, d’hallucinations, de visions, de scénographies qui sont autant d’écrans de rêve. La nuit dont il est question est celle de l’intériorité, dont la partition fugace s’écrit en mineur dans le bruit du monde.

Artiste original, bédéiste, peintre, dessinateur, vidéaste, musicien, romancier, théoricien, Michel Lascault a des démarches singulières et pluralistes. Il présentera notamment son nouveau roman, Lord Pyrrhon, consacré au fondateur du scepticisme.

Des séances de signatures seront organisées pendant l’exposition le samedi 3 novembre à 15 heures et le samedi 17 novembre à 17 heures.

Michel Lascault et Germain Roesz donneront samedi 17 novembre à l’auditorium une mini-conférence  sur les « poétiques singulières de la dispersion » : les deux artistes indisciplinaires évoqueront les différentes facettes de leur travail, réfléchissant notamment sur ce qui se crée par la dispersion.
Un concert/performance suivra cette présentation, avec la participation de David Keler.

 

La grande année

RENCONTRE
avec Isabelle Lévesque  
(photographies et poèmes)
et Pierre Dhainaut (poèmes) pour
La grande année
Éditions l’herbe qui tremble

Samedi 6 octobre 2018 à 15 heures

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Jacques Josse
sur remue.net

S’il fallait trouver quelques mots pour parler de la poésie de Pierre Dhainaut, ceux qui viendraient spontanément à l’esprit seraient enchantement, accueil, écoute, transparence. Ces points de repères ne suffisent pourtant pas. Ils ne disent rien de l’approche des paysages dont il s’imprègne et dont il aime isoler un fragment particulier pour le ciseler, y poser ses mots et transmettre ce que cela suscite (d’émoi, d’éveil, de suggestion) en lui.

Il procède de façon presque identique avec les photographies qu’Isabelle Lévesque lui a fait parvenir au fil des saisons, et ce durant une année entière. Arbres, feuilles, fleurs, herbes, pierres sont saisis sous ciel bleu ou nuageux, par temps de brume ou de givre, sous un soleil pale ou radieux, à l’aube ou au crépuscule. À chaque photographie reçue, Pierre Dhainaut répond par un poème. L’image lui sert d’appui. Son regard le porte vers l’extérieur. Vers la lumière qu’il parvient toujours à capter, y compris au cœur de l’hiver.

Tous deux se relaient à distance. Lui à Dunkerque – où il voit apparaître le premier coquelicot de l’année (la fleur fétiche d’Isabelle Lévesque) le « 15 avril 2017, dans le très mince interstice de ciment entre le trottoir et la palissade » qui entoure son jardin – et elle aux Andelys où elle surprend la même fleur, en avril aussi, mais au milieu d’un champ de graminées. Ils cheminent ainsi tout au long du livre. Pierre Dhainaut s’arrête sur les vies infimes qui bougent à hauteur d’herbes ou de ronces. Il lui arrive d’interroger, tout en poursuivant son périple dans le monde végétal et secret, l’étrange relation qui peut naître entre le poète et ses poèmes :

« Ne pas déléguer aux poèmes la tâche de nous représenter, écrivons-les pour eux-mêmes, mais si faibles soient-ils, ils nous désentravent, ils libèrent l’autre qui se dissimule en nos petites personnes. »

Isabelle Lévesque offre patiemment son regard et ses mots aux fougères, aux arbres, aux prairies et surtout aux fleurs vives, plus particulièrement à celles, rouges, rebelles, attirantes qu’elle affectionne. Elle les sait tout aussi fragiles que les instants éphémères qu’elle essaie de retenir.

« Cœur éprouvé
éperdu.

Une heure fait
l’éternité.
(En mai).

Je laisse le corps nu
des mois d’hiver.

Ni mai ni rien.
Démens
la nuit. »

En fin de livre, l’un et l’autre expliquent leur démarche et disent le plaisir qu’ils ont pris à concevoir et à mener à bon port cet ensemble d’où se dégage une stimulante quête de plénitude.

Notices biographique

Isabelle Lévesque est née et vit en Normandie. Elle a publié en 2011 Or et le jour (Anthologie Triages, Tarabuste), Ultime Amer (Rafael de Surtis), Terre! (éd. de l’Atlantique), Trop l’hiver (Encres vives). Elle a fait paraître en 2012 : Ossature du silence (Les Deux-Siciles), en 2013 : Un peu de ciel ou de matin (Les Deux-Siciles), Va-tout (Éd. des Vanneaux) et en 2014 Ravin des nuits que tout bouscule (Éd. Henry).
En 2013 également un livre d’artiste en français et en italien : Neve / Neige, photographies de Raffaele Bonuomo, traduction de Marco Rota (Edizioni Quaderni di Orfeo). En 2015 : Le tue braccia saranno / Tes bras seront (poèmes traduits en italien par Marco Rota – Edizioni Il ragazzo innocuo, coll. Scripsit Sculpsit).
Elle écrit des articles pour plusieurs revues : La Nouvelle Quinzaine Littéraire en particulier, mais aussi Europe, Terres de Femmes Diérèse Recours au poème, Terre à ciel …
Isabelle Lévesquepoète, aime collaborer avec des peintres : Jean-Gilles Badaire, Christian Gardair, Colette Deblé, Gaetano Persechini.

Pierre Dhainaut, né en 1935, vit à Dunkerque. Une anthologie rappelle quel fut, de 1961 à 1991, son parcours, Dans la lumière inachevée (Mercure de France). Le Prix de Littérature Francophone Jean Arp a été accordé à Plus loin dans l’inachevé (Arfuyen) et le Grand Prx de poésie de la Société des Gens de Lettres lui a été attribué pour l’ensemble de son œuvre.
Il a contribué à l’édition posthume des poèmes de Jean Malrieu (1915-1976) et leur a consacré plusieurs études.

JY

JY
Matière grise
exposition du 8 au 30 septembre 2018

Signature du livre éponyme réunissant 60 dessins originaux
Dimanche 30 septembre 2018 à partir de 15 heures 

Jean-Yves Hamel, alias JY, dessinateur, sera présent pour la signature de son livre Matière Grise aux éditions Les Professionnels de la Profession

Halle Saint Pierre – à la Librairie (entrée libre)

Ciel Crédits : © JY

JY est un dessinateur pudique et réservé, mais qui porte sur le monde un regard féroce à qui aucun ridicule n’échappe. Son trait acéré souligne sans aucune pitié les ridicules de notre monde. Il dénonce avec vigueur les pressions qu’exercent sur l’individu une société écrasante et dévastatrice qui dépouille la planète et pousse l’homme au désespoir.

JY est un humaniste : l’homme est au cœur de ses interrogations. C’est un dessinateur engagé : quand il dessine l’absurdité, c’est pour s’en délivrer et la combattre.

JY a pour ses personnages et pour l’homme en général une grande tendresse. Il dénonce sans juger. L’humour est son arme, une arme qui bouscule les rapports de force, qui s’insurge contre le prétendu « ordre des choses » : l’immense désordre proposé par les puissants. La marge de manœuvre est mince, mais JY est un homme joyeux et festif. Ses personnages s’échappent, ils retournent les situations à leur profit, et leur jubilation donne alors toute sa dimension. Seuls ou à plusieurs, avec ou sans instruments de musique, ils font sonner leur liberté.

JY est un dessinateur sans texte.

Des actualités de JY sur ce blog collectif (cliquez ici) 

Ecouter en podcast sur France Culture 

JY : « Je ne suis pas un homme triste mais mes dessins sont des dessins de peur »

La Pinturitas

La Pinturitas
Hervé Couton
Préface Sarah Lombardi

Textes : Hervé Couton – Laurent Danchin –  Jo Farb Hernández
éditions Alpas, 2018

Présentation par l’auteur animée par Danièle Pétrès

Samedi 27 octobre à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Extrait « LA PINTURITAS » (ICI)

Depuis 2000, chaque jour de l’année, María Ángeles Fernández Cuesta, dite « La Pinturitas », crée un environnement d’art en couvrant de peintures tous les murs d’un restaurant abandonné à la sortie d’Arguedas, petit village espagnol de Navarre accroché au désert des Bardenas. Hervé Couton photographie chaque année depuis 2009 l’évolution de cette peinture murale en perpétuel mouvement.

Dans cet ouvrage, Hervé Couton met en lumière l’oeuvre de cette créatrice infatigable grâce à ses photographies, son témoignage, et les textes de Laurent Danchin (1946 – 2017), critique d’art et spécialiste d’art brut, « outsider » et singulier, Jo Farb Hernández, professeure d’histoire de l’art et directrice de la galerie d’expositions à l’université de San José en Californie, commissaire, auteur, et directrice de « SPACES » une association qui identifie, documente, et œuvre pour la défense des environnements d’arts « outsiders », et Sarah Lombardi, directrice de la Collection de l’Art Brut à Lausanne.

Avec une belle clarté, la chronologie des fresques en restitue la vie en constant devenir. Les nombreuses illustrations sont servies par une qualité d’impression remarquable.

Un travail de Sisyphe aussi poignant qu’éblouissant, qui laisse les passants (et les lecteurs) fascinés, devant l’incroyable vivacité d’une vaste fresque existentielle toujours à recommencer… qui n’est pas sans faire écho à nos propres destinées.

– Danièle Pétrès, L’Inventoire 

« La Pinturitas », d’Hervé Couton. Ed. Alpas (160 pages – 200 photographies -35€).
Photographies d’Hervé Couton,
en français, espagnol et anglais.
Disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre

Revue de presse (extrait)

Notice biographique

Hervé Couton est ingénieur de formation, son travail de photographe se concentre particulièrement sur les surfaces murales et autres supports du milieu urbain, utilisés par les Hommes en besoin d’expression. Tags, dessins, peintures, la ville y est retranscrite comme une toile où laisser son empreinte.
Ses images ont régulièrement été exposées dans des galeries et des lieux institutionnels. Le travail réalisé autour de la peinture murale  de « la Pinturitas » rejoint le double intérêt qu’il porte à la création picturale, et au besoin d’expression spontanée qui se manifeste chez certains individus.

Danièle Pétrès, écrivaine, auteure de :
Tu vas me manquer
La lecture
Le Bonheur à dose homéopathique
Collection Romans français, Denoël

outsider art fair

La Librairie de la Halle Saint Pierre
 à la
OUTSIDER ART FAIR

18 – 21 octobre 2018

Atelier Richelieu
60, ru
e de Richelieu
75002 Paris

Métro : Bourse

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LA LIBRAIRIE de la HALLE SAINT PIERRE HORS-LES-MURS

à l’occasion de l’Outsider Art Fair la librairie présente une sélection de livres d’art et catalogues d’expositions et organise des rencontres et signatures avec les auteur.e.s. et spécialistes de l’art brut et singulier.

RENCONTRES / SIGNATURES

Librairie de la Halle Saint Pierre, stand 36

  • vendredi 19 octobre 2018 à 17h30

    BILL TRAYLOR
    Valérie Rousseau et Bebra Purden
    Préface de Margit Rowell
    American Folk Art Museum, New York.
    en présence des auteures.

    Les 1200 œuvres créées par l’artiste afro-américain Bill Traylor (1853-1949) vers la fin de sa vie sont habitées par un esprit narratif singulier nourri de références à l’esclavage, à l’oppression instituée par les lois Jim Crow et aux particularités de l’enclave noire de Montgomery en Alabama, où il avait installé son espace de travail en extérieur. Illustré de plus d’une centaine d’œuvres issues de collections publiques et privées, cet ouvrage propose une analyse exceptionnelle de la mythologie, des récits et de la vision cinématographique de Traylor.

  • samedi 20 octobre 2018 à partir de 15 heures

    L’art brut
    sous la direction de Martine Lusardy
    Editions Citadelles & Mazenod

    en présence des auteur.e.s : Émilie Champenois, Déborah Couette, Marc Decimo, Gustavo Giacosa, Marcel Katuchevski, Jean-Pierre Klein, Martine Lusardy, John Maizels, Claire Margat, Randall Morris, Lucienne Peiry, Thomas Röske.

    Cette synthèse originale menée par une équipe pluridisciplinaire internationale (historiens d’art, critiques, psychologue, psychiatre, artiste), réunit un corpus foisonnant de quelques 550 œuvres de plus de 250 artistes. À la fois étranges, inquiétantes et familières, elles sont les métaphores d’un « voyage-aventure » au tréfonds de notre sensibilité, qui donne à saisir la mesure de l’être humain.


  • dimanche 21 octobre 2018 à partir de 14 heures

La Pinturitas
Hervé Couton
Préface Sarah Lombardi
Textes : Hervé Couton – Laurent Danchin –  Jo Farb Hernández
éditions Alpas, 2018

en présence de l’auteur

Depuis 2000, chaque jour de l’année, María Ángeles Fernández Cuesta, dite «La Pinturitas», crée un environnement d’art en couvrant de peintures tous les murs d’un restaurant abandonné à la sortie d’Arguedas, petit village espagnol de Navarre accroché au désert des Bardenas.

Dans cet ouvrage, Hervé Couton met en lumière l’oeuvre de cette créatrice infatigable grâce à ses photographies, son témoignage, et les textes de Laurent Danchin (1946 – 2017), critique d’art et spécialiste d’art brut, « outsider » et singulier, Jo Farb Hernández, professeure d’histoire de l’art et directrice de la galerie d’expositions à l’université de San José en Californie, commissaire, auteur, et directrice de « SPACES » une association qui identifie, documente, et œuvre pour la défense des environnements d’arts « outsiders », et Sarah Lombardi, directrice de la Collection de l’Art Brut à Lausanne.

Avec une belle clarté, la chronologie des fresques en restitue la vie en constant devenir. Les nombreuses illustrations sont servies par une qualité d’impression remarquable.

Un travail de Sisyphe aussi poignant qu’éblouissant, qui laisse les passants (et les lecteurs) fascinés, devant l’incroyable vivacité d’une vaste fresque existentielle toujours à recommencer… qui n’est pas sans faire écho à nos propres destinées.


OUTSIDER ART FAIR

HORAIRES

Jeudi 18 octobre
Avant-première (sur invitation) :  14h00 – 18h00
Vernissage : 18h00 – 21h00

Vendredi 19 octobre : 11h00 – 20h00
Samedi 20 octobre : 11h00 – 20h00
Dimanche 21 octobre : 11h00 – 18h00

RENCONTRE / LECTURE
avec
Séverine Jouve
pour son roman
Les chercheurs de lumière
Révolutions minuscules
Préface de François Dominique
L’Harmattan, Collection Amarante
, 2018

Lecture par la comédienne Sarah Jalabert

Dimanche 20 janvier 2019 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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En trois récits entremêlés dont le trait commun est l’admiration pour l’oeuvre d’un poète, le lecteur rencontrera Marie, écrivain, Suzanne, peintre, Alexandre, musicien : chacun entretient avec l’autre un rapport subtil dont l’unique motif est « l’oeuvre à faire ». Pour chacun des trois artistes dont nous partageons la quête, la lumière n’est pas une métaphore mais une expérience concrète. Une délicate alchimie des lisières s’opère entre le souci de l’oeuvre et la vision qui nous est offerte des lieux traversés : terrasse, bibliothèque dans un parc, forêt…

Notices biographiques

Séverine Jouve est écrivaine, plasticienne, journaliste et conférencière, elle vit à Florence. Elle a publié des essais consacrés à l’esthétique « fin de siècle » : Les Décadents (Plon, 1989) et Obsessions et perversions (Hermann, 1996). Pour son premier roman, Lettres intérieures (Balland, 1992), elle fut lauréate du Prix Villa Médicis hors-les-murs.

 Retrouvez l’interview de l’auteur dans l’émission « Social Club » présentée par Frédéric Taddéï sur Europe 1

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© Olga Caldas

Sarah Jalabert est comédienne, lectrice publique et radiophonique, et auteure.
La voix de l’écriture l’a patiemment (re)conduite vers la voix parlée, celle qui inclut le temps du silence où se féconde l’écoute. Elle crée des lectures-concerts où rencontrer la musique, telles la dernière en date : Histoire qui se déchire sur le corps d’une femme d’après le poème d’Adonis, invité d’honneur aux Rencontres « Les Porteurs de Mots » chez Lily-Germ (Hautes-Pyrénées), avec le musicien Alexis Kowalczewski.
Elle a publié plusieurs récits aux éditions de l’Âge d’Homme, dont le dernier : Celui qui ouvre, et une nouvelle récente, également en version audio : Héloïse aux éditions en ligne 15k.fr.

+ d’infos 

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© Bernard Plossu

François Dominique est un écrivain, traducteur et poète.
Depuis son premier ouvrage emblématique, « Aséroé » (POL, 1992), il s’est fait connaître par des récits, des recueils poétiques, « A wonderful day », avec des photographies de Bernad Plossu, Le Temps qu’il fait, 2003, mais aussi une étude sur Blanchot, « Maurice Blanchot, premier témoin », Virgile, 2003 et des traductions : du hongrois Deszo Tandori, « Corneilles et autres volatiles », Virgile, 2001, de l’américain, les douze sections, en trois volumes, de « A » de Louis Zukofsky, Ulysse Fin de siècle, 1994-2003. Il a fondé en 1987 avec Alain Coulange et Jean-Michel Rabaté les éditions Ulysse Fin de Siècle (poésie et essais), continuées par les Éditions Virgile.

+ François Dominique invite de la Grand Table sur France Culture à écouter ici

Littérature marine
Daniel Besace présente « Cachalot »
Editions Riveneuve,  parution le 30 août 2018
&
Une sélection de livres autour de l’odyssée marine 

Premier roman de Daniel Besace inspiré de Moby Dick.
 Voyage initiatique et conte philosophique sur notre société.

Samedi 29 septembre 2018 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89


Patrick Navaï, l’illustrateur de la couverture

« Vois! Regarde! Les images diffusées: ce camion blanc avançant dans la foule et dévorant les corps; le conducteur relançant sa machine quand elle ralentit, détruisant, la vie. »

L’attentat de Nice choque tellement l’homme qui parle qu’il s’embarque avec fièvre sur son voilier en Méditerranée et file vers les Açores à la recherche du monstre à terrasser, comme une image du mal qui ronge notre monde. Une odyssée en solitaire, où il parlera aux éléments, aux animaux et à des naufragés, morts ou vivants, avant de croiser son destin. Un voyage initiatique, plein de fantaisie et de gravité, comme un conte philosophique.

Cachalot est un roman tour à tour aussi précis que Naufragé Volontaire d’Alain Bombard et aussi inquiétant que les Chants de Maldoror de Lautréamont.

Né en 1970 à Brest, Daniel Besace devient mousse à 16 ans et fait le tour du monde comme timonier sur un navire militaire. À 27 ans, il marche de Bayonne à Saint Malo, expérience racontée dans Océan. En 1998, il fait le tour de la péninsule Ibérique à vélo. Fondateur de la maison d’édition artisanale Carnets-Livres, il a fabriqué 15 000 livres à la main. Cachalot est son premier roman.