Jean-Luc Giraud

Jean-Luc Giraud
Je vois joli mais petit 
(Eugène Fromentin)

Exposition du 10 au 30 septembre 2019
Vernissage le jeudi 12 septembre de 18h à 21h30 – entrée libre

Halle Saint Pierre – à la Galerie

Du lundi au vendredi de 11 heures à 18 heures
Le samedi de 11 heures à 19 heures
Le dimanche de 12 à 18 heures

NOTICE BIOGRAPHIQUE

 Jean-Luc Giraud

Auteur de courts-métrages, dessinateur et peintre, Jean-Luc Giraud a exploré tous les supports et toutes les techniques de l’image, des plus traditionnelles (gravure, peinture à l’huile, fusain, collages) aux plus récentes (infographie), en passant par le cinéma d’animation, la photo peinte ou la prise de vue réelle.

Son univers très personnel, où se mêlent fantasmes ou fantaisies érotiques et autoportraits, oscille entre le réalisme poétique, la figuration grotesque et une forme hallucinatoire, voire médiumnique, d’approche de l’image, tirant parti de tous les accidents du support, provoqués ou involontaires.

Fragmentaire en apparence, obsessionnelle, sans complaisance, cette obstinée recherche de soi, traquant une vérité fugitive soumise aux caprices du temps, s’inscrit dans le courant d’une sensibilité nouvelle mêlant peinture, cinéma et édition, au-delà des frontières des genres traditionnels.

  Laurent Danchin.

+ d’infos 

Bertrand Lacy

BERTRAND LACY
Exposition du 8 au 31 juillet 2019
Halle Saint Pierre – à la librairie


Notice biographique

Né en 1957 Après des études de musique et d’arts plastiques, Bertrand Lacy se dirige vers la profession de comédien. Il rentre à l’école de La rue Blanche – ENSATT.
Et commence sa carrière au théâtre (notamment à la Comédie Française), puis au cinéma et dans de nombreuses productions télévisuelles. Néanmoins, le démon de la Peinture ne l’abandonne pas, bien au contraire ; il commence par acheter et collectionner la peinture des autres… puis il y a une quinzaine d’années il décide de s’y mettre lui-même.

En 2009, il rencontre un éditeur qui se penche sur son travail et lui propose l’édition d’un petit livre qui regroupe ses pensées et humeurs, illustrées par ses dessins et peintures (« Brouillon de lune » – Editions Altamira).

Après des années passées à mélanger pâtes, peintures, produits et objets divers, collés, entremêlées les uns aux autres, Bertrand Lacy ne se consacre plus qu’au dessin et à la peinture. A travers son travail plastique, il cherche ses résonances intérieures, charnelles et mémorielles… « Enfant, j’avais des souvenirs intra-utérins ; souvenirs à la fois visuels et qui s’accompagnaient également de sons et de senteurs très particulières… ces souvenirs me parvenaient toujours au moment de m’endormir. Des sensations très fortes, envoûtantes… Elles ont disparu, hélas, vers l’âge de 25 ans. J’essaie par mon travail de les retrouver, de les faire revivre, en quelque sorte… à travers une introspection toute intérieure, organique et végétale. »

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Expositions personnelles : – Oct. 2007 « Galerie des 3 frères » à Paris – Mai 2008
« Galerie Laurent Potier » à Vendôme – Mars 2009
« Galerie des 3 frères » à Paris – Mai 2009
« Galerie de la Halle Saint Pierre » à Paris – Mai 2010
« Galerie des 3 frères » à Paris – Mars/Avril 2015
« Librairie de la Halle Saint Pierre » à Paris

Expositions Collectives : – Mai 2006 « Un festival dans mon jardin » à Touvaux-Boigneville – Juin 2006 « Festival des Murs à Pêches » à Montreuil/Seine – Nov. 2006 « Festival d’Anvers aux Abbesses » à Paris – Fev. 2007 « Salon de Samoreau » (1er prix de la Ville de Samoreau) – Juin 2009 « Festival d’Art Singulier » à Miermaigne – Juin/Sept. 2009 « Galerie de Jakez » à Pont-Aven – Oct. 2009 « Biennale Hors-les-normes» à Lyon – Fev. 2010 « Galerie de la Halle St Pierre » à Paris – Juin 2010 « Festival Arts-en-Seine » à St-Aubin-lès-Elbeufs – Juillet/septembre 2010 « Galerie Tralala » à Maillezais – Avril 2011 « Galerie des 3 frères » à Paris – Oct. 2011 « Galerie Schachmann » à Paris – Avril 2014 « Galerie des 3 frères » à Paris – Mars/Juillet 2018 « Le génie des Modestes » Maison de l’Abbé-Pierre.

En permanence : Depuis 2009 « Galerie de Jakez » à Pont-Aven

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Sa pièce « L’homme sans vagin » a été éditée en décembre 2018 aux Editions L’Harmattan (Voir Librairie de la Halle Saint Pierre…).

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Contact : Tel : 06 82 33 22 94 Mail : lacy@neuf.fr Site : http://www.lagaleriedebertrand.blogspot.fr

Namithalie Mendès

Namithalie Mendès
Exposition du 1er au 30 juin 2019

Halle Saint Pierre – à la Librairie
entrée libre

Namithalie MENDES est née le 15 novembre 1994  à Meulan-en-Yvelines.
Elle vit avec ses parents à Bobigny.
Passionnée depuis toujours par le dessin, elle élabore ses premières esquisses à l’âge de 10 ans en s’inspirant librement de sa vie quotidienne, l’école, les sorties en compagnie de ses amies, la vie de famille ou encore les fêtes d’anniversaires.
Sa passion pour le dessin ne l’a depuis lors jamais quittée.

 

Roger Ballen

Le monde selon Roger BALLEN
Halle Saint Pierre
Exposition du 7/09/2019 au 31/07/2020

The world according to Roger Ballen 

09/07/2019 to 07/31/2020

Téléchargez le dossier de presse ici

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Le monde selon Roger Ballen
Par Martine Lusardy (en introduction du catalogue)

Roger Ballen règne sur le monde noir et blanc de la psyché humaine.Troublante, provocante et énigmatique, l’œuvre du photographe sud-africain d’origine américaine, géologue de formation, exprime le sentiment de confusion de l’homme confronté au non-sens de son existence et du monde même. Ballen enchaîne depuis plus de trente ans les expositions dans les hauts lieux de la culture. Si chacune d’entre elles est un événement, son choix d’exposer à la Halle Saint Pierre, musée atypique consacré à l’art brut et aux formes hors normes de la création, marque son indépendance vis-à-vis des modes artistiques. Pour la Halle Saint Pierre la collaboration avec Roger Ballen est une invitation à mettre à l’œuvre – ou à l’épreuve – cette altérité artistique et culturelle que représente l’art brut. L’artiste n’a cessé de soutenir dans son rapport à la création un art qui s’origine dans les couches profondes de l’être humain ; il n’a cessé de tendre, à la manière d’Antonin Artaud, vers un art d’appel à l’origine.

C’est dans les hors-champs de la culture, ceux de la claustration et de  l’exclusion, que Jean Dubuffet va reterritorialiser l’art, avec l’idée qu’il y est plus authentique et singulier. Créateurs réfractaires ou imperméables aux normes et valeurs de « l’asphyxiante culture » sont les hérauts d’un nouveau rapport au monde dont ils défrichent les potentialités inexploitées. Pour eux la création est une protestation de la vie devant la menace du néant. La dimension singulière de cette expérience humaine, parce qu’elle s’inscrit dans des objets artistiques improbables mais à même de représenter cet appel d’être, ne peut être accueillie qu’avec sa charge d’étrangeté et d’inquiétude. L’esprit du temps se reconnait dans cet art extrême et il faut alors oser les emprunter les chemins qui y conduisent, réinventer les formes et le langage qui les rendent sensibles et supportables. Penser avec l’art brut offrirait une direction possible pour nos quêtes de vérité et de sens.

« Mes 18 ans furent l’âge où je connus un désir existentiel profond que rien ne pouvait apaiser, ni d’avoir grandi dans une banlieue juive ni mon éducation », écrit Ballen dans Ballenesque (2017). « Comme beaucoup de personnes dans le milieu de la contre-culture, je ressentais le besoin de rompre avec le matérialisme de la société occidentale […] de poursuivre comme Conrad la quête du « cœur des ténèbres », de chercher le nirvana à l’Est. À l’automne 1973, presque sans prévenir, je quittai les États-Unis pour un voyage de cinq ans qui me conduisit sur les routes du Caire à Cape Town, d’Istanbul à la Nouvelle-Guinée. » De retour aux États-Unis en 1977, Ballen y termine son premier livre de photographies, Boyhood (1979) – vision personnelle du thème intemporel de l’enfance –, et obtient en 1981 son doctorat en économie minière. L’année suivante, il s’installe en Afrique du Sud, à Johannesburg, mais la sécurité matérielle que lui procure le métier de géologue ne met nullement un terme à ses interrogations sur le sens de la vie. Et c’est muni de son appareil photo qu’il se livre à une autre activité : l’investigation d’une Afrique du Sud pauvre et profondément rurale, une Afrique refoulée, comme métaphore d’un voyage introspectif, identitaire et esthétique.

Lorsque Roger Ballen photographie ces Sud-Africains marginalisés par la peur, la misère et l’isolement, il transforme le temps de ceux-là mêmes qui vivent dans le monde du geste répétitif et absurde en un autre temps où ils deviennent les auteurs d’un univers plastique qu’ils ont engendré.

Dans Dorps, Small Towns of South Africa (1986), Ballen nous montre ces petites villes d’Afrique du Sud en pleine décadence, avec leurs architectures et leurs habitants. Attiré par « leur gloire croulante et décolorée avec leur avant-goût de décrépitude et leurs restes de promesses inaccomplies », il entre littéralement et métaphoriquement dans cet univers dont il enregistre les anomalies visuelles et culturelles comme les signes d’une culture agonisante. Puis il dresse avec Platteland (1994) le portrait réaliste et pitoyable du monde rural pendant l’Apartheid. Il photographie dans leur quotidien et leur intimité les protagonistes d’un désarroi politique, économique et racial avec leurs dégâts physiques et psychiques. Mais plus que les événements eux-mêmes ce sont leurs manifestations comme drames visuels qui, à ses yeux, font sens. Beaucoup de murs qu’il a photographiés revêtent selon lui la qualité d’œuvres d’art et auraient leur place dans un musée. Pour le photographe, il ne s’agit donc pas seulement d’une prise de conscience mais aussi d’une prise de vision. En effet, bien qu’habitées par une force documentaire et sociale inévitable, ses photographies ne sont pas des images déterminées socialement. L’acte de photographier s’impose, non comme un témoignage, mais comme un devoir de transfiguration. Ce sont les profondeurs de l’âme humaine que la photographie de Roger Ballen explore, là où le monde qui a perdu le sens de l’équilibre a laissé le trouble de sa trace.

Depuis 1995, les expérimentations visuelles de Ballen rendent continuellement incertaines les frontières entre réalité et fiction. Passant d’une esthétisation du réel à une esthétisation de l’inconscient, sa photographie creuse un paysage mental qui n’est pas sans évoquer les paysages mentaux de Dubuffet, ces « paysages de cervelle » par lesquels le peintre visait à restituer le monde immatériel qui habite l’esprit de l’homme[1]. Mais c’est surtout avec le théâtre de Samuel Beckett, à qui il consacra un film en 1972, que l’ensemble de l’œuvre de Roger Ballen entre en résonance. Il exprime un même sentiment de confusion et d’aliénation face à un monde incompréhensible et irrationnel où l’homme désarmé, dépossédé, porte en lui le poids de la condition humaine. Tout comme Beckett, Ballen rend cette réalité dans toute sa cruauté et son absurdité.

Outland en 2001, Shadow Chamber en 2005 puis Boarding House en 2009 marquent la mise en place lucide d’un style et d’un vocabulaire uniques. Ballen introduit la mise en scène où il projette ce vertige existentiel. Sous le théâtre la vérité. Les marginaux avec qui il interagit et avec qui il a construit au fil du temps des relations fortes de sympathie deviennent eux-mêmes les acteurs drôles et pathétiques de ses psychodrames, non plus dans un contexte social mais dans un univers plastique et créateur. Leurs gestes, leurs préoccupations, intensifiés, semblent dépourvus de sens. Leurs corps – « véhicules de l’être au monde » pour reprendre les termes de Merleau-Ponty –, amoindris, décrépis, déformés, puis n’existant que par fragments témoignent de leur désarroi d’avoir perdu l’évidence de leur relation au monde.

Tous ces personnages sont représentés dans des espaces cellulaires indéterminés, crasseux et poussiéreux, sans fenêtres ; seul le mur, omniprésent, en délimite le cadre tant physique que mental. Support de signes, de dessins, de graffitis, le mur, maculé, enregistre les récits, les croyances, les fuites impossibles. Tout comme les animaux, les objets fatigués – dérisoires ou insolites – sont élevés au rang de protagonistes surréalistes d’une scène dont ils brouillent encore plus le sens. Les fils métalliques, électriques, téléphoniques, suspendus, emmêlés, par leur manifestation récurrente, envahissante, obsessionnelle, sont comme autant de symptômes de liens perdus. L’absurde domine l’espace et le structure. Peu de choses sont laissées au hasard comme l’explique Ballen : « Quant au format carré, c’est à mes yeux la forme parfaite. Il y a un idéal géométrique dans le carré. Tous les éléments sont à égalité, ce qui m’est primordial. Chez moi, ce sont les formes qui comptent, mes photos se jouent dans leurs correspondances. » Mais rien n’a de sens apparent tout comme l’écriture de Beckett bouleversant les constructions et fonctions grammaticales usuelles.

Fruit de plusieurs années de travail, Asylum of the Birds, dramatique et onirique, est le lieu métaphorique à la fois du refuge et de l’enfermement. La condition humaine s’y raconte en l’absence de l’homme. Dans un décor de décharge abandonnée, quelques êtres égarés, corps morcelés ou privés le plus souvent de leur verticalité, cohabitent avec une colonie d’animaux. L’oiseau, maître des lieux, libre, assiste à l’effacement de la vie humaine. L’humanité ne résiste que par sa trace : figures de son double – poupées, mannequins, masques ; objets démantelés, rescapés d’une vie antérieure dont ils ne sont plus que la mémoire ; dessins tracés sur les murs, témoins de l’antique geste de recréer le monde. Évoquant la série des non-lieux, œuvre ultime de Dubuffet à l’inspiration profondément nihiliste, Asylum vise à représenter non plus le monde mais l’incorporalité du monde, ce néant peuplé des fantasmes et fantômes que nous y projetons.

La référence au monde réel disparaît même dans le Théâtre d’apparitions (2016). Dans les images de ce livre qui occupent un espace entre la peinture, le dessin, la photographie, la figure humaine est spectrale, réduite à ses pulsions, ses désirs et ses angoisses.

Au fil des années s’est mis en place le monde selon Roger Ballen, né de et dans son rapport à la photographie. Nul doute que la rencontre avec la réalité sociale et psychologique de l’Afrique du Sud, en particulier de ses « dorps » fut pour lui une expérience fondatrice : « La découverte de tels lieux signifiait pour moi que j’aurais à y revenir souvent, attiré là par des raisons inexplicables. » Si trouble il y a devant ces univers perçus pour leurs valeurs plastique et esthétique, c’est que, situés en deçà des événements historiques, ils mettent à nu ce sentiment d’aliénation ressenti dans un monde où les êtres sont exilés d’eux-mêmes. Mais il faudra que l’image se libère de son caractère indiciel pour que l’imaginaire « ballenesque » puisse se réaliser comme métaphore de la condition humaine. Un imaginaire que l’artiste prolongera dans la vidéo et l’installation comme théâtralisation de sa vision dystopique du monde. L’entre-deux, lieu de l’incessant va-et-vient entre animé et inanimé, réalité et fiction, humanité et animalité, présence et effacement, nous mène à un espace intérieur aux frontières incertaines. « Mes images ont de multiples épaisseurs de sens et pour moi il est impossible de dire qu’une photographie concerne autre chose que moi-même », aime à rappeler Ballen en écho aux mots de Dubuffet : « L’homme européen ferait bien de détourner par moments son regard, trop rivé à son idéal d’homme social policé et raisonnable, et s’attacher à la sauvegarde extrêmement précieuse à mon sens, de la part de son être demeurée sauvage. »

  • Martine Lusardy, commissaire de l’exposition
    *
    [1] Jean Dubuffet, Prospectus et tous écrits suivants, réunis et présentés par Hubert Damisch, t. II (1944-1965), Paris, Gallimard, 1967 (1986)

 

Roger Ballen est « Lauréat du programme de résidences internationales Ville de Paris aux Récollets » 2019

 

The world according to Roger Ballen
09/07/2019 to 07/31/2020 Lire la suite

David Rochline

[Projection / présentation du livre]

Le film
Rochline Rhapsodie

Un film d’Olivier Garouste
France | 2018 | 113 minutes
&
Le livre
« David Rochline, La Vie Rêvée »
Collectif : Anne Brochet, Bernard Chapuis, Francis Dorléans,
Benoît Duteurtre, Elizabeth et Gérard Garouste.
Editions du Regard.
Disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre.

Dimanche 9 juin à partir 15 heures – entrée libre

Dans le cadre de l’exposition HEY! 4

Au programme :

15h00 : présentation du film par Olivier Garouste, le réalisateur (à l’auditorium)

16h15 : échanges – débat autour de l’artiste (à l’auditorium)

17h00 : table avec présentation du livre « David Rochline, La Vie Rêvée »,
éditions du Regard (espace de la galerie du bas)

Livre disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre.

Le film 

David Rochline était un homme incroyable. David chantait, peignait, composait, faisait des photos. Il a écrit et joué des pièces de théâtre dont il a conçu l’univers de A à Z. Un grand artiste inclassable qui a influencé beaucoup d’artistes célèbres. Sa maison était très certainement sa pièce maîtresse, son œuvre cachée, l’antre dans laquelle il invitait quelques privilégiés. Alors pour une dernière fois, et sans sa permission, visitons son univers et retrouvons chez lui Philippe Starck, Sophie Calle, Annette Messager, Jean- Michel Ribes, Bertrand Burgalat, Fifi Chachnil, Gérard et Elizabeth Garouste nous raconter qui était David Rochline : “cet ombre qui nous éclairait“ comme le dit si bien Philippe Starck.

Le livre

« David Rochline, La Vie Rêvée »
Collectif : Anne Brochet, Bernard Chapuis, Francis Dorléans,
Benoît Duteurtre, Elizabeth et Gérard Garouste.
Editions du Regard.

Notice biographique

David Rochline, 1951-2015, a vécu et travaillé à Malakoff.

Après des études aux Arts décoratifs de Paris, ses multiples talents lui interdisent de choisir entre la peinture, la photographie, la chanson, le théâtre, l’illustration, la scénographie, la comédie… Bref ! Il sera tout ça, et avec le même don. Son oeuvre principale, celle qui concentre toutes les facettes de son art, est sans conteste, sa maison de Malakoff, dont de nombreuses photographies sont reproduites dans ce livre. Il crée et interprète Paris-Gypsy dans le cadre du Festival d’Automne, Coulisses-Cocktail pour le Palace, ainsi que biens d’autres spectacles pour lesquels il crée les décors et les costumes. Il est également scénographe d’expositions : Les Trois Suisses au Grand Palais, Le Velvet Underground à la Fondation Cartier… Il est aussi illustrateur pour de nombreux magasines : Lui, Rock and Folk… Décorateur pour le cinéma dans les années 90 et bien évidemment peintre et photographe. Cet ouvrage réalisé avec la complicité de sa soeur Elisabeth Garouste et de son neveu Guillaume, tente de restituer avec l’aide de ses amis, artistes, auteurs et photographes, l’oeuvre d’un artiste authentique, tenant à distance les modes tout en créant un univers des plus personnels. Ecoutons Bernard Chapuis :  » Si, parcourant ces images, vous découvrez David Rochline, vous aurez sans doute ressenti d’emblée qu’il est simultanément la scène et la coulisse de son oeuvre, le personnage principal et tous les autres (…) ».

Eric Le Blanche

ART BRUT – PROJECTION

ERIC LE BLANCHE,
L’homme qui s’enferma dans sa peinture

Film de Bruno Montpied et Jacques Burtin

Samedi 22 juin 2019 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation Conseillée : 01 42 58 72 89

Eric Le Blanche, l’homme qui s’enferma dans sa peinture est présenté en
avant-première à la Halle Saint Pierre, en présence de Bruno Montpied,
qui débattra du film avec le public.

 (Film 85 min, mars 2019, Zoom back productions)

 Photos de Bruno Montpied

En juillet 2017, deux cousins d’Eric Le Blanche (1951-2016), après la mort de ce dernier, visitent sa maison abandonnée, à Vouvant, village historique de la Vendée, proche de Fontenay-le-Comte, non loin du Marais Poitevin.

Cet homme, qui partageait son temps depuis plus de vingt ans entre un établissement où il était suivi pour schizophrénie et son logis où il poursuivait une quête artistique en autodidacte absolu (il avait quitté l’école depuis la fin du collège), avait recouvert ses façades de graffiti peints, et, à l’intérieur de la maison, les murs, les plafonds, les portes, les vitres, les volets, les meubles, les chambranles, sur deux niveaux, de fresques, puis, dans un deuxième temps, avait surmonté ces dernières d’un patchwork de dessins schématiques exécutés sur papier et carton qu’il avait punaisés sans souci de ses premières œuvres.

En juillet 2018, Bruno Montpied, alerté par les mêmes cousins, rencontrés à la librairie de la Halle Saint Pierre grâce à l’entremise de Pascal Hecker, effectue une première reconnaissance photographique et filmée de la maison, dans l’idée de sauver le plus possible par l’image ces décors qui sont promis à la destruction.

En août, revenant avec un collaborateur cinéaste, Jacques Burtin, il commence la réalisation d’un film qui sera finalisé en mars 2019. En décembre, suite aux différentes alertes de passionnés du lieu, un certain nombre d’éléments de décors ‒ toutes les portes peintes, et les volets ‒ sont rachetés par le service culturel du département de la Vendée en prévision d’expositions futures. Des collectionneurs récupèrent également un bon nombre de dessins. La postérité de ce créateur secret commence-t-elle, paradoxalement si l’on considère que cet auteur ne fit rien pour faire connaître à l’extérieur sa recherche et ses réalisations qui se déroulèrent dans un dialogue opéré exclusivement avec lui-même, durant près de vingt-cinq ans, jusqu’à ce qu’un cancer l’emporte ?

 

« Le Lunetier aveugle »

Entretien-lectures
autour du livre qui vient de paraître de

Thieri Foulc
 « Le Lunetier aveugle »
éditions Al Manar

Entretien avec l’écrivain Paul Fournel

Dimanche 16 juin 2019 à 15h30 – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

L’expérience du désert.
Un ensemble de contes drôlatiques, par le grand Publicateur
du Collège de Pataphysique.
(éditions Al Manar)

« Ce que j’allais faire à Tétouan n’est pas clair, en fait je cherchais le Sahara. Ou plutôt, je cherchais le désert, celui-ci ou un autre, mon désir n’était pas d’ordre géographique, je cherchais le désert en soi, ou mieux : le désert en moi – pour naître, même si je ne le savais pas. À Tétouan, ville plaisante, je mangeai un couscous dans la médina, en plein après-midi. J’étais seul. Quand je voulus payer, le patron m’annonça : « Aujourd’hui c’est gratuit, c’est le premier jour. » Il saluait ma naissance, mais j’étais aveugle, je l’ai dit. » …

Thieri Foulc est notamment l’auteur de poèmes (Vingt écrits, 1968 ; Whâââh, 1972 ; Œuvres complètes tome 2, 1992), imprégnés comme les présents contes de son expérience du désert, et a longtemps édité la revue et autres publications du Collège de Pataphysique.

 

 

Paul Fournel écrivain ( à Saint-Étienne), auteur de romans, de nouvelles, de poésies, de pièces de théâtre et d’essais. Il a également écrit des romans pour la jeunesse. Il a reçu, entre autres prix littéraires, le Prix Goncourt de la nouvelle en 1989 pour son recueil de nouvelles Les Athlètes dans leur tête, et reçu le Prix Renaudot des lycéens en 1999 pour son roman Foraine. Régent du Collège de ’Pataphysique et président de l’Oulipo, président de la Société des gens de lettres de 1992 à 1996. Il occupe ensuite des postes de l’administration culturelle comme directeur de l’Alliance française de San Francisco (1996-2000), attaché culturel de l’ambassade de France au Caire (2000-2003) et directeur littéraire du Centre régional des lettres de Languedoc-Roussillon.

Exposition collective Hey!

Nouvel accrochage

Programmation dans le cadre de l’exposition HEY! #4

du 13 mai au 17 juin 2019

Handiedan (fine art print – Hollande)

Mad Meg (œuvres originales – France)

Ramon Maiden (œuvres originales – Espagne)

 Elzo Durt (sérigraphie – Belgique)

Frédéric Voisin (sérigraphie – France)

Halle Saint Pierre – espace galerie

entrée libre

Rencontres en surréalisme

Organisées par Françoise Py
Chaque deuxième samedi de novembre 2018 à juin 2019
dans le cadre de l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme (L’APRES)

Samedi 8 juin 2019 de 10h30 à 17h30

Journée d’étude organisée par Henri Béhar et Françoise Py

La correspondance d’André Breton 


Lettre d’André Breton à Jacqueline Lamba, le 20 décembre 1935.

Halle Saint Pierre – à l’auditorium (entrée libre)
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

PROGRAMME

Il s’agit d’une journée d’étude portant sur la correspondance d’André Breton
dont plusieurs volumes viennent d’être publiés.

 

10h30-11h30 : Henri Béhar : Correspondance d’André Breton avec Tristan Tzara et Francis Picabia (1919-1924).

11h30-12h30 Etienne-Alain Hubert : Lettres d’André Breton à Jacques Doucet.

14h-15h Jean-Michel Goutier : Lettres d’André Breton à sa fille Aube, Lettres d’André Breton à Simone Kahn.

15h-15h30 Table ronde avec Maryse Vassevière (modérateur), Henri Béhar,
Jean-Michel Goutier, Andrea Gremels, Etienne-Alain Hubert, Marine Nédélec
et Françoise Py.

15h30-16h30 : Présentation de l’ouvrage de Petre Raileanu, Les Avant-gardes en Roumanie : la charrette et le cheval-vapeur, Editions Non Lieu, 2018, par l’auteur
et Michel Carrassou. Avec la participation de Henri Béhar et Christophe Dauphin.

16h30 – 17h30 : Concert : rencontre entre tradition orale et jazz : Alessio Penzo, piano électrique et piano de verre, et Antonio Serafini, cornemuse.

Verre de l’amitié.

Les trois Journées d’étude sont organisées avec le concours de l’université Paris 8, Laboratoire Arts des Images et Art Contemporain (AIAC), équipe de recherche Esthétique, Pratique et Histoire des Arts ( EPHA).


Lettre manuscrite de René Magritte à André Breton, datée 22 juin 1934


Lettre de Joan Miró à André Breton, datée de Barcelone le 24 décembre 1932.



PROGRAMME 2018/2019

Samedi 8 décembre 2018 : Isabel Echarri et Diego Etcheverry, plasticiens et scénographes. Présentation par Françoise Py de leurs œuvres à quatre mains (décors et costumes d’opéra) et des livres d’artistes d’Isabel Echarri, avec la participation de Fernando Arrabal, Laurence Imbert, Jean-Clarence Lambert.

Samedi 12 janvier 2019 : En compagnie d’Aimé Césaire : poèmes dits et chantés par Bernard Ascal : conception et voix, Yves Morel : arrangements, trombone, accordina, clavier,  Delphine Franck : violoncelle, voix.

Samedi 9 février 2019 : Mouradian galeriste, 41 rue de Seine (1926-1974) par Monique et Georges Sebbag, en présence de José-Maria Jimenez-Alfaro, petit-fils d’Aram Mouradian.

Samedi 23 février 2019 : Journée d’étude : Poésie en action, performances théâtrales, organisée par Henri Béhar et Françoise Py.

11h-12h30 : Cristina De Simone : surréalisme et performances, à l’occasion de la sortie de son livre Proféractions ! Poésie en action à Paris (1946-1969), Les Presses du réel, 2018. Suivi d’un dialogue avec Jean-Clarence Lambert et Jean-Loup Philippe.
14h-15h : Jean-Loup Philippe : performances.

15h30-17h : Charles Gonzales : Sarah Kane. Théâtre-performance.

Samedi 9 mars 2019 : Projection du film du peintre surréaliste Jean-Claude Silbermann, Mais qui a salé la salade de céleri ?, en présence de Jean-Claude Silbermann et de Georges Sebbag. Suivi d’un dialogue avec la salle.

Samedi 13 avril 2019 : Journée d’étude Surréalisme et freudo-marxisme, organisée par Henri Béhar, Françoise Py et Paolo Scopelliti.

Samedi 11 mai 2019 : Thessa Herold galeriste (1970-2018), en présence de Thessa et Jacques Herold, avec Monique et Georges Sebbag et plusieurs artistes et auteurs proches de la galerie. Projection d’un film sur l’exposition Chassé-croisé Dada-Surréaliste, 1916-1969 (espace Fernet-Branca, Saint-Louis, 2012).

Samedi 8 juin 2019 : Journée d’étude : la correspondance d’André Breton, organisée par Henri Béhar et Françoise Py.

10h30-11h30 : Henri Béhar : Correspondance d’André Breton avec Tristan Tzara et Francis Picabia (1919-1924).

11h30-12h30 Etienne-Alain Hubert : Lettres d’André Breton à Jacques Doucet.

14h-15h Jean-Michel Goutier : Lettres d’André Breton à sa fille Aube, Lettres d’André Breton à Simone Kahn.

15h-15h30 Table ronde avec Maryse Vassevière (modérateur), Henri Béhar, Jean-Michel Goutier, Etienne-Alain Hubert et Françoise Py.

15h45-16h15 : Dialogue de Benjamin Fondane et Léon Chestov par Michel Carrassou dans le rôle de Benjamin Fondane et Vladimir Kovalenko dans celui de Chestov. Texte établi à partir de la correspondance. Participation d’Edith Scob (sous réserve).

16h30 – 17h30 : Concert : rencontre entre tradition orale et jazz : Alessio Penzo, piano électrique et piano de verre, et Antonio Serafini, cornemuse. Verre de l’amitié.

Les trois Journées d’étude sont organisées avec le concours de l’université Paris 8, Laboratoire Arts des Images et Art Contemporain (AIAC), équipe de recherche Esthétique, Pratique et Histoire des Arts ( EPHA).

 

Halle Saint-Pierre, auditorium, 2 rue Ronsard, métro Anvers. Entrée libre.

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Joël Baudain alias Exo_six

Exposition  du 6 au 31 mai 2019
Halle Saint Pierre – à la libraire
entrée libre – ouvert tous les jours

Notice biographique

Né en 1960 à Vannes, Joël Baudain il vit et travail à Paris en multipliant divers emplois alimentaires. Son père décède alors qu’il est tout juste âgé de sept ans, ce qui crée en lui un mal-être constant ainsi qu’un émoi de sentiments destructeurs. Suite à son comportement instable il est placé en internat chez les Jésuites. Tous ces événements ont davantage accentué ses états-d’âme, le monde n’est alors pour lui qu’illusion.
Pour s’échapper de son quotidien il se réfugie dans un monde imaginaire, un labyrinthe de pensées. Le dessin et la musique qu’il apprend de manière autodidacte lui permettent de matérialiser ce labyrinthe. Les yeux et les visages omniprésents dans ses dessins symbolisent les mondes « visible » et « invisible » qui à la fois observent et s’opposent à son cheminement.
Ses états-d’âme plonge ses dessins dans un univers surréaliste et spirituel en concordance avec la turbulence de son esprit. Ces œuvres sont surchargées, elles s’abordent de différentes manières à l’endroit comme à l’envers. Lorsqu’il dessine il est envahi par une frénésie, ce qui vaut l’exécution rapide de ses productions. Des pièces mesurant 1m de long lui prennent seulement trois à quatre jours pour être réalisées.

Joël Baudain participe à l’Outsider Art fair de Paris 2019.