Goran Stojcetovic

ATELIER DE DESSIN PERFORMATIF
avec
Goran STOJCETOVIC

Mardi 3 juillet 2018 de 11 heures à 18 heures – salle d’exposition

Artiste présenté dans l’exposition Turbulences dans les Balkans
Accès à l’atelier avec le ticket d’entrée de l’exposition

Halle Saint Pierre

PRÉSENTATION DE L’ATELIER

L’atelier est gratuit et tout le monde peut participer.

Tous les visiteurs de l’exposition Turbulences dans les Balkans sont invités à participer à la séance de dessin animée par l’artiste ć.
Les participants pourront ainsi partager leurs impressions sur l’exposition et les problématiques que celle-ci soulève.
Ils peuvent échanger et laisser leurs traces sur le papier avec des mots écrits, des histoires ou des dessins.
À la fin, toutes ces interventions se transformeront en un seul et unique dessin. L’objectif final de l’atelier étant de créer une image forte, faite de nombreuses petites touches et d’histoires personnelles réunies.

La session d’atelier durera toute la journée. Il n’est pas nécessaire de s’inscrire, les visiteurs peuvent rejoindre le groupe à tout moment. Aucun talent pour le dessin n’est demandé. Les participants n’ont pas besoin non plus d’accessoires particuliers de dessin, cependant les crayons et stylos en leur possession sont les bienvenus.

Le dessin réalisé sera laissé en cadeau à Halle Saint Pierre.

Notice biographique

Goran Stojcetovic est né à Skopje, en ex-République yougoslave de Macédoine.
Son parcours n’est pas simple mais plutôt complexe et riche en expériences significatives qui l’ont conduit à son engagement pour l’art brut.

Il passe sa jeunesse au Kosovo, partagé entre désir d’étudier l’art et la musique et le rejet des normes sociales et de l’autorité.Il exprime sa révolte dans l’addiction à l’alcool, les combats de rue et les problèmes avec la police.

Il entre à l’Académie d’Art de Pristina puis à partir de 1997, s’intéresse vivement à l’analyse psychologique de l’expression artistique.

Suite aux bombardements de l’OTAN en 1999, il quitte le Kosovo et obtient le statut de réfugié. Il considère que cette période a été la plus productive de sa vie, car elle a conduit à « la renaissance du désir ».

Sa rencontre avec l’artiste Danijel Savovic, ancien élève des Beaux-Arts de Belgrade,  qui l’initie aux théories de Paul Klee, sera déterminante, ils entament une collaboration artistique fructueuse, notamment avec l’exposition « Projet Zero » organisée à l’Institut de développement culturel de Belgrade en 2002.

Deux ans plus tard Goran est invité par l’académie des Beaux-Arts de Belgrade à organiser des ateliers dans le camp pour orphelins de Sremska Kamenica, activité qu’il poursuivra par la suite auprès de jeunes handicapés à Belgrade.

Dans le même temps il poursuit ses recherches en psycho-analyse de l’expression artistique et expérimente les techniques d’automatisme et libre association à travers le dessin, la peinture, la photographie  et la performance.

Il travaille aussi pour le Théâtre Populaire de Pristina à Kosovska Mitrovica pour lequel il réalise des décors.

En 2013 il fonde le groupe Art Brut Serbia. Il collabore étroitement avec le collectif d’artistes  » Matrijarsija » (présenté par la Halle Saint Pierre à plusieurs reprises dans le cadre de l’exposition Turbulences dans les Balkans).

Depuis 2015 il dirige un atelier d’art brut à la clinique psychiatrique de l’Académie médicale militaire de Belgrade.

En collaboration avec la galerie Stab à Belgrade, il crée en 2016 le premier Salon d’Art Brut des Balkans.

The Gallery of Everything & la Halle Saint Pierre vous invitent à venir voir :

 

« LES MOVIES D’ION BĂRLADEĂNU »

Une exposition d’œuvres originales par le maître roumain du collage satirique,

ION BĂRLADEĂNU 
p
résentée par The Gallery of Everything

Exposition du 1er juin au 1er juillet 2018
Vernissage le jeudi 7 juin de 18h à 21h30 – entrée libre
Halle Saint Pierre – à la Galerie (entrée libre)

Dans le cadre de l’exposition à la Halle Saint Pierre Turbulences dans les Balkans

NOTICE BIOGRAPHIQUE

Ion Bârlădeanu est né en 1946 à Zapodeni, petit village roumain situé près de la frontière de la Moldavie, est réputé pour ses collages pop art.

Bârlădeanu, a fait peu d’études, mais a passé deux années dans une école populaire d’art. À l’âge de vingt ans il a quitté son village natal et exercé différentes professions : ouvrier agricole, docker, ouvrier d’usine, gardien, fossoyeur. À la suite de la révolution de 1989, il est tombé dans la misère et a perdu son logement. Indigent, il vivait dans la cour d’un immeuble de la Calea Moșilor, subsistant de recyclage de bouteilles.

Son travail a été découvert par l’artiste roumain Ovidiu Feneș, qui l’a présenté au galeriste Dan Popescu.
Ce n’est qu’à l’âge de 62 ans que Bârlădeanu a exposé pour la première fois ses œuvres ; cette exposition présentait vingt collages ayant trait à la politique, un thème qu’il affectionne. Il exposait l’année suivante à Bâle et à Londres et en 2010 à Paris.

En 2009, le cinéaste allemand d’origine roumaine Alexander Nanau a réalisé un film sur Bârlădeanu. Intitulé The World According to Ion B., ce film a obtenu un Emmy Award.

Pendant près de quarante années Bârlădeanu travaillait en cachette à des collages qu’il ne présenta pas avant la chute du régime de Ceaușescu (1989).

Ces travaux réalisés uniquement à partir d’images découpées dans les magazines tirent leur composition à la fois du dessin – première passion de Bârlădeanu, mais aussi du cinéma européen  (principalement français). qui a toujours été l’inspiration principale de l’artiste.

Avec peu ou pas de ressources, Bârlădeanu, utilise colle, carton, lame de rasoir et magazines pour créer des photogrammes uniques qui racontent des histoires autonomes.

Ses créations sont un exemple rare d’art subversif créé pendant le communisme, ses collages traitent de manière ironique et comique des thèmes politiques et culturels extraits de la réalité roumaine et internationale, mélange de dadaïsme, de surréalisme et de pop art.

Bârlădeanu a en effet inventé un imaginaire Pop mais avec 20 ans d’avance sur le public roumain.

Pour plus d’informations, veuillez contacter The Gallery of Everything:
ge@gallevery.com + www.gallevery.com.

Pinnacle

RENCONTRE / DÉDICACE
autour du livre
PINNACLE
Le paradis perdu des Rastas
Hélène Lee, co-auteur du livre avec Bill Howell (Jamaïcain résident à New York) 
Editions Afromundi, mai 2018
Dimanche 10 juin 2018 à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée :  01 42 58 72 89

PRÉSENTATION

Le Pinnacle (1940-1957) fut le creuset du mouvement rasta, le lieu où s’élabora la philosophie et le mode de vie qui allaient inspirer le reggae. Pourtant nous ne savons rien de cette expérience unique, véritable état dans l’État jamaïcain colonial, où plusieurs milliers de descendants d’esclaves africains réapprirent la fierté et l’autosuffisance sous la bannière rouge, jaune et verte de Ras Tafari.

NOTICES BIOGRAPHIQUES

Bill ‘Blade’ Howell est le fils de Leonard Percival Howell, le fondateur du Pinnacle. Il est né et a grandi aux côtés de cet homme extraordinaire qui avait parcouru le monde et côtoyé les penseurs noirs de Harlem. Témoin des bons et des mauvais jours, Bill Howell trace un portrait saisissant de son père, et d’une communauté où l’on « reconstruisait à la fois l’individu et la société ». Un monde sans argent, sans police, sans armée, sans impôts, et sans autre loi que le respect de l’autre et l’entraide ; un monde de femmes fortes, de libres-penseurs, d’artisans industrieux, de musiciens créatifs… jusqu’à ce que les autorités coloniales décident de mettre fin à un phénomène qui menaçait leur suprématie. Le village fut finalement incendié et la communauté dispersée, mais trop tard : le message rasta s’était propagé à toute la Jamaïque et deviendrait bientôt, grâce au reggae, un phénomène mondial.

« Le Pinnacle est la preuve que lorsqu’on laisse les gens tranquilles, sans se mêler de leur vie, ils se gouvernent très bien par eux-mêmes. » (B. Howell)

Hélène Lee est journaliste, écrivain et documentariste. Elle est l’auteur de la biographie de L.P. Howell, Le Premier Rasta (Flammarion 1999), et du film éponyme (Kidam, 2011), Prix du Public au Festival du film insulaire de Groix, Coup de cœur de l’Académie Charles Cros, Prix du Meilleur film étranger au Portobello Film Festival. On lui doit également Voir Trench Town et mourir, les années Bob Marley (Flammarion 2004).

+ d’infos

AFROMUNDI – Maison d’édition de Rootsblogreggae
www.afromundi.fr

ROOTSBLOGREGGAE
www.rootsblogreggae.com

Art brut japonais II

ART BRUT JAPONAIS II
8 septembre 2018 – 10 mars 2019
Halle Saint Pierre


Takeru AOKI

PRÉSENTATION

A l’occasion du Tandem PARIS-TOKYO*, la Halle Saint Pierre présente la seconde édition de l’exposition Art Brut Japonais.

A l’heure où l’art brut trouve la place qui lui est due sur la scène de l’art contemporain, le Japon  contribue à porter ce phénomène artistique au-delà de son ancrage originel occidental.

Une cinquantaine de créateurs témoignent qu’au sein de toutes les cultures, il y aura toujours des personnes assez singulières et individualistes pour inventer leur propre mythologie et  leur propre langage figuratif.

Issus d’ateliers ou œuvrant de façon autonome et indépendante, ces créateurs, souvent confrontés à un isolement mental ou social, utilisent toutes les techniques, tous les matériaux, détournant même les codes les plus traditionnels de la céramique ou de l’origami.

Les œuvres présentées dans l’exposition sont le fruit de nouvelles prospections. Seul Sinichi Sawada, figure emblématique de l’art brut japonais, qui connut la consécration  lors  de la Biennale de Venise 2013, reviendra, apportant avec de nouvelles œuvres la démonstration que les ouvrages d’art brut sont, comme le notait Jean Dubuffet
« l’opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l’entier de toutes ses phases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions ».

Martine Lusardy, commissaire de l’exposition

* Le Tandem Paris-Tokyo est mis en œuvre par la ville de Paris, le Gouvernement métropolitain de Tokyo et l’Institut français, en partenariat avec l’ambassade de France au Japon.

Teresa Soto

RENCONTRE POÉTIQUE
Lecture croisée français espagnol, dédicace et verre de l’amitié

· · · · ·  Teresa Soto à Paris  · · · · ·

Nous avons le plaisir de recevoir la poétesse espagnole Teresa Soto
para presentar los dos primeros libros de la colección Oscilantes
éditée par les Éditions Incorpore basée à Blanes en Espagne (Catalogne)
et co-éditée avec L’herbe qui tremble

Chutes / Caídas

traduit par Meritxell Martínez et Bernard Noël
avec une préface de Bernard Noël
et
nœuds / nudos
traducido por Saberi Hudélieau y Deerie Sariols
*
(publiés en bilingues espagnol-français)

Teresa Soto sera accompagnée de ses traducteurs
Meritxell Martínez, Bernard Noël et Deerie Sariols 

Dimanche 3 juin à partir de 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 0 142 58 72 89

 

Nous vous y attendons nombreux, nombreuses !
Lectures, voix et verres levés.
¡Os esperamos!

*

Notices biographiques

TERESA SOTO
Teresa Soto, née à Oviedo en 1982, a obtenu le prix Adonáis de poésie en 2007 pour son premier livre, Un poemario, publié en 2008 par la maison d’édition Rialp. A cet ouvrage ont succédé Erosión en paisaje (Vaso Roto, 2011), Nudos (Arrebato Libros, 2013) et Caídas (incorpore, 2016). Sa poésie a été définie comme « l’expression épurée d’une voix singulière et lisse, qui se tourne vers une origine qu’elle tente de récupérer, et dont le chemin se passe d’afféteries tout comme d’ornements »  (J. L. Clariond). Des inédits de son œuvre figurent dans les anthologies Poesía en Mutación (Alpha Decay, 2010), -A: Mujer, Lenguaje y Poesía (Stendhal Books, 2017) et Trilce (Karima, 2017).

Elle a étudié la philologie arabe et la théorie de la littérature, actuellement elle s’intéresse aux liens qui unissent discours poétique, rhétorique et spacialité. Elle a vécu aux États-Unis, en Italie, en Égypte et au Liban. Elle a traduit de l’arabe et de l’anglais des auteurs tels que Buland al-Haidari, Richard Brautigan et Etel Adnan. Elle termine sa thèse de doctorat sur la poésie morisque à l’université de Salamanque et au Centre supérieur de recherches scientifiques de Madrid.

MERITXELL MARTINEZ
Meritxell Martínez (Barcelone, 1972). Entraînée par l’amour des gens et des livres, elle s’engage dans une oscillation qui la conduit à cette métamorphose textuelle qu’on appelle habituellement traduction. Elle a traduit, entre autres, Georges Bataille, Michel Surya, Bernard Noël, Pascal Quignard, Francy Brethenoux-Seguin et Jean-Noël Vuarnet.

BERNARD NOËL
Bernard Noël (Sainte-Geneviève-sur-Argence, 1930). Sa passion de l’écriture l’engage dans une œuvre qui ne cesse d’explorer de nouveaux domaines : la poésie, la narration, le théâtre, l’histoire, la politique, la peinture… Dans ce va-et-vient des genres, dont se nourrit l’expérience de la langue et du regard, la traduction tient une place importante. La pratique de cette dernière, ancienne et multiple — elle concerne l’anglais, l’italien, l’arabe, l’espagnol, etc. —, débutée dans les années cinquante, s’intensifie dans les années quatre-vingt. En particulier, il organise des séminaires de traduction collective au Centre littéraire de l’abbaye de Royaumont (1983-1990). Par la suite, il n’a jamais interrompu l’appro­fondissement de l’expérience d’une langue autre. Il a reçu le Grand Prix de Poésie de l’Académie française en 2016.

DEERIE SARIOLS
Deerie Sariols (Barcelone, 1964). Docteur en Littérature Générale et Comparée de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 avec une thèse sur les monstres. Elle s’engage dans l’écriture dès son plus jeune âge, alors qu’elle arpentait les rues de Barcelone. Espagnole, catalane, suédoise, française d’adoption, elle a publié des articles et des traductions dans différentes revues et maisons d’édition. Elle travaille à Paris, ville où elle vit depuis 1992, en tant que professeur d’espagnol et de littérature.

 

DÉDICACE
Le Gazouillis des éléphants
Premier inventaire des environnements populaires spontanés en France
éditions du Sandre

Un livre de Bruno Montpied

Vendredi  8 juin à 16 heures, entrée libre
Dans le cadre des manifestations du Pari des Librairies.

Halle Saint Pierre – à la librairie
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

La librairie de la Halle Saint-Pierre, spécialisée dans l’art hors-les-normes et en particulier l’art brut, reçoit Bruno Montpied pour une dédicace de son livre « Le gazouillis des éléphants », monographie regroupant plus de trois cents jardins oniriques, fantasmagoriques et inédits à travers la France.

Le Gazouillis des éléphants de Bruno MONTPIED

Tentative d’inventaire général des environnements spontanés et chimériques créés en France par des autodidactes populaires, bruts, naïfs, loufoques, excentriques, brindezingues, ou tout simplement inventifs, passés, présents et en devenir, en plein air ou sous terre (quelquefois en intérieur), pour le plaisir de leurs auteurs et de quelques amateurs de passage.

On publie en France des ouvrages sur la question des autodidactes bâtisseurs et sculpteurs naïfs ou bruts, type Facteur Cheval, Picassiette ou abbé Fouré (les rochers sculptés de Rothéneuf) depuis les années 1960 (depuis les Inspirés et leurs demeures de Gilles Ehrmann, livre préfacé par André Breton). Mais les ouvrages parus sur la question ne traitaient à chaque fois que d’une infime partie du corpus (une quarantaine de sites, grosso modo). Personne n’avait tenté jusqu’à présent un panorama tendant à l’exhaustivité de ce qui s’avère comme un patrimoine populaire méconnu, les environnements mobiliers ou immobiliers créés par des amateurs, absolument non-professionnels en matière de création artistique. C’est chose faite avec ce livre véritablement monumental (950 pages, plus de 1000 photos).

Notice biographique

Bruno Montpied est un écrivain, peintre, cinéaste, chercheur et médiateur de l’art brut et des arts spontanés, né en 1954 à Boulogne-Billancourt.

Ni universitaire ni conservateur de musée, Bruno Montpied mène depuis les années 1980 des recherches sur l’art brut. Collaborateur de nombreuses revues (Raw VisionPlein chantCréation Franche…), il est notamment l’auteur d’Éloge des jardins anarchiques (L’Insomniaque, 2011) et l’animateur du site Le Poignard subtil.
éd. du Sandre

Perrine Le Querrec

RENCONTRE / SPECTACLE
autour du livre de
Perrine Le Querrec
Ruines
Postface de Manuel Anceau
éditions Tinbad, 2017
 *
interprété par la comédienne Viviane Gay et le musicien Luc Müller
 *
Samedi 23 juin 2018 à 15 heures

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Tarif spectacle : 10€

Nora Berta Unika Ruth
Devenue Unica l’Unique
La secrète et la discrète
Devenue Unica l’Unique
La ficelée et l’échevelée
Devenue Unica l’Unique
Visages, fagot de failles
Devenue Unica l’Unique
Hans et Unica
Devenus Unica l’Unique
*

Extrait de la postface de Manuel Anceau :
« Perrine Le Querrec écrit avec les ongles longs de qui laisse pousser au bout de ses doigts cet accent de vérité qu’on voudrait parfois limer, ne pas entendre, mais qu’intraitable, notre écrivain fait si souvent crisser sur ce qui est moins une marge qu’un mur?; et il y a dans sa mise en page, si particulière, un rappel brutal, se faisant au final absolument bouleversant (on ne peut qu’y arriver à ce moment fatal, et on ne peut que ne jamais l’atteindre) de ce qu’est, au sens propre, un saut à la ligne. »

La Quinzaine Littéraire
Approcher Unica Zürn, la nébuleuse formée par Unica Zürn et Hans Bellmer à coups de phrases-ciseaux, de phrases-cordes, sauter au cœur des fêlures d’Unica Zürn, de ses créations littéraires et graphiques gagnées sur la psychose ou avalées par un trou noir, tel est le pari que tente Perrine Le Querrec dans Ruines, livre d’une souveraine beauté. Toutes les ruines sont cristallisées en une écriture nerveuse, électrique, qui se tient au plus près des délitements (psychiques, langagiers, mondains, politiques…), au plus près des abîmes et des gouffres. Cette fiction poétique délivre un chant des ruines : les ruines de la raison dévastée, les ruines de l’Allemagne, de la langue allemande violée par le nazisme, les ruines de la maladie collective sous le IIIe Reich, celles de l’instabilité, de la fragilité mentale qui ronge Unica Zürn.
*
Notice biographique

Perrine Le Querrec publie de la poésie, des romans, des pamphlets. Elle écrit par chocs, construit une langue et un regard à la poursuite des mots réticents, des silences résistants.

Ses rencontres avec des artistes et sa fréquentation assidue des archives nourrissent sa propre création littéraire et pluridisciplinaire.

Dernières publications : Ruines, éd. Tinbad ; Les tondues, Z4 éditions ; La ritournelle, éd. Lunatique ; Le Plancher, L’Éveilleur.

 

*
*

Alex Less

Alex Less aka A4 putevie

Peintures acryliques et fanzines
Exposition du 2 au 30 mai 2018
Halle Saint Pierre – à la librairie 
Entrée libre

Portraitiste d’une civilisation crépusculaire, Alex Less fait le pont entre anthropologie et autopsie. Avec lui, la fantaisie le dispute au grotesque : trait affûté et couleurs stridentes, scrutant les collapsologies du quotidien, il fait office de dessinateur-légiste de la vanité humaine .
Une expression viscérale, souvent crue, qui rejoint la fulgurance du dessin de presse.  Avec une énergie frénétique, il produit donc inlassablement de véritables images iconiques, collisions poétiques, assaisonnées de salves de mots, jetées comme autant de haïkus tragiques . (David P.)

blog : putevie.over-blog.com
http://putevie.over-blog.com/page/81

 

Tristan Felix

Poupées de song
une fable du
Petit Théâtre des Pendus

Tristan Felix :
marionnettes, poupées, masques, bol, chant

Dimanche 2 juin 2018 à 15 heures

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Spectacle durée 45 minutes
Tarif : 10€

Tristan Felix est une poète-artiste polyphrène et polymorphe. 18 recueils de poésie, certains avec dessins médiumniques ou photographies, des spectacles de clown, de marionnettes animales, du théâtre d’objets, des performances singulières, des vidéos avec son complice nicAmy.

Cette fois, c’est un théâtre de poupées animées qu’elle présente, toujours avec son Petit Théâtre des Pendus. Poupées, masques, automarionnette, objets insolites, chant et glossolalies éveilleront un univers onirique, entre cabinet de curioité, théâtre de rue intérieure et petit cirque.

Rencontre possible avec le public à l’issue du spectacle.

L’USINE A MUSES,
pour la promotion des arts vifs et de la poésie

« Une artiste aux talents multiples, une virtuosité de touche-à-tout, une curiosité absolue. Tristan Felix écrit des poèmes et de la prose, dessine, photographie, imagine, construit et anime des marionnettes, réalise des vidéos, sonorise ses spectacles, fait la clowne en Gove de Crustace. Ses dessins montrent des êtres hybrides en forme de ruban, d’∞, des morceaux de corps greffés sur des toiles d’araignées, sans pas grand-chose d’humain, des gréements de navires sans voiles, parsemés d’yeux, de mâchoires et de vermicelles, des masques précolombiens, des formes flottant dans un éther inquiétant. Ses spectacles de marionnettes – à la fois drôles et inquiétantes, faites de bouts de pas grand-chose – se déploient au service d’une tendre et cruelle ironie, pour le Théâtre de la mort de Kantor ou le Petit Théâtre des Pendus. Ce qui tient l’ensemble est un gueuloir de mots et d’images, entre foire et salon, un panorama grandiose éclaté en saynètes discordantes, pleines de nuances et de subtilité, entre sauvage et magie, fantastique, cru et terrifiant, une exploration baguenaudante des travers du langage. » (Joëlle Busca)

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