Alex Less

Alex Less aka A4 putevie

Peintures acryliques et fanzines
Exposition du 2 au 30 mai 2018
Halle Saint Pierre – à la librairie 
Entrée libre

Portraitiste d’une civilisation crépusculaire, Alex Less aka A4 putevie fait le pont entre anthropologie et autopsie; Quand la fantaisie le dispute au grotesque. Trait affuté et couleurs stridentes, il fait office de dessinateur-légiste de la vanité humaine . Une expression viscérale, souvent crue, qui rejoint la fulgurance du dessin de presse.  Avec une énergie frénétique, il produit donc inlassablement de véritables images iconiques, collisions poétiques, assaisonnées de salves de mots, jetées comme autant de haïkus tragiques .

David Pujol

blog : putevie.over-blog.com
http://putevie.over-blog.com/page/81

 

Tristan Felix

Tristan Felix
présente une fable du
Petit Théâtre des Pendus

Dimanche 2 juin 2018 à 15 heures

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Tristan Felix est une poète-artiste polyphrène et polymorphe. 18 recueils de poésie, certains avec dessins médiumniques ou photographies, des spectacles de clown, de marionnettes animales, du théâtre d’objets, des performances singulières, des vidéos avec son complice nicAmy.

Cette fois, c’est un théâtre de poupées animées qu’elle présente, toujours avec son Petit Théâtre des Pendus. Poupées, masques, automarionnette, objets insolites, chant et glossolalies éveilleront un univers onirique, entre cabinet de curioité, théâtre de rue intérieure et petit cirque.

Rencontre possible avec le public à l’issue du spectacle.

L’USINE A MUSES,
pour la promotion des arts vifs et de la poésie

« Une artiste aux talents multiples, une virtuosité de touche-à-tout, une curiosité absolue. Tristan Felix écrit des poèmes et de la prose, dessine, photographie, imagine, construit et anime des marionnettes, réalise des vidéos, sonorise ses spectacles, fait la clowne en Gove de Crustace. Ses dessins montrent des êtres hybrides en forme de ruban, d’∞, des morceaux de corps greffés sur des toiles d’araignées, sans pas grand-chose d’humain, des gréements de navires sans voiles, parsemés d’yeux, de mâchoires et de vermicelles, des masques précolombiens, des formes flottant dans un éther inquiétant. Ses spectacles de marionnettes – à la fois drôles et inquiétantes, faites de bouts de pas grand-chose – se déploient au service d’une tendre et cruelle ironie, pour le Théâtre de la mort de Kantor ou le Petit Théâtre des Pendus. Ce qui tient l’ensemble est un gueuloir de mots et d’images, entre foire et salon, un panorama grandiose éclaté en saynètes discordantes, pleines de nuances et de subtilité, entre sauvage et magie, fantastique, cru et terrifiant, une exploration baguenaudante des travers du langage. » (Joëlle Busca)

 

Matrijaršija

LA ROUTE BALKANIQUE DE LA SOIE
sérigraphies art brut
dans le cadre de l’exposition Turbulences dans les Balkans 

 du 3 au 30 mai 2018
Vernissage le jeudi 3 mai de 18h à 21h – entrée libre

Halle Saint Pierre – à la Galerie

PRÉSENTATION

Dans le cadre du programme autour de l’exposition “Turbulences dans les Balkans”, le 1er mai s’ouvrira la troisième et dernière des expositions d’affiches et estampes en sérigraphie sorties des fourneaux du centre culturel autonome Matrijaršija à Zemun en Serbie. Cette dernière sélection (après celle des auteurs de bande dessinée non-alignée du festival Novo Doba et celle des expérimentations sérigraphiques) présentent le résultat de la collaboration de Matrijaršija avec le collectif Art Brut Serbia et quelques autres artistes de Belgrade.

La plupart des travaux présentés ont été réalisés collectivement dans l’atelier de Matrijaršija avec les artistes concernés, parmi les plus excitants des Balkans, spécialement pour cette exposition. Ces travaux uniques sont pour une grande partie réalisés sans plan et préparation en amont, couche après couche, sans but précis, là où le processus sérigraphique nous mène. Ils contiennent des variations et des répétitions, des situations hasardeuses et des résultats inattendus.

Sur différents supports, des pages de livres, des vielles cartes géographiques, de formats différents, sous forme de séries ou bien complètement isolés vous attendent : Le Moyen-âge de Goran Stojčetović, les Belles-filles de Joškin Šiljan, les Batailles d’Aleksandar Denić, les Robots de Miloš Petrović, les Miniatures d’Omča

Le centre culturel autonome Matrijaršija a été créé en 2014 à Zemun, quartier de Belgrade sur les bords du Danube en Serbie, de la fusion de deux associations et de nombreux collectifs d’artistes, dont Art Brut Serbia, quelques habitants et d’innombrables amis et collaborateurs. Sa (non)structure confuse comprend le festival Novo Doba, le réseau de petits éditeurs Fijuk, et les collectifs Mubareć, Dedice et Bitlsti. Dans cet étrange cadre s’est créé un espace pour la création non-institutionnelle, non-alignée et marginale, d’artistes qui souvent ne se considèrent pas comme tels, dont le discours et la création sont hors des circuits du monde de l’Art, hors du possible.

https://www.facebook.com/matrijarsija/

L’association Art Brut Serbia de Belgrade réunit des artistes au profil marginal, organise des expositions, des ateliers, des réunions professionnelles et des séminaires, de nouvelles formes de pédagogie et de formation des professionnels dans ce domaine. Elle collabore avec des institutions, des associations et de nombreuses organisation en Serbie et à l’étranger qui travaillent dans le domaine de l’Art brut. Il anime depuis trois ans l’atelier Art Brut studio dans le département psychatrique de l’ancien hôpital militaire VMA où il assiste les patients dans leur démarche artistique.

L’association Art Brut Serbia est membre de l’European Outsider Art Assosiation.

http://artbrut-inside.org/

André Gorz

Gorz l’intempestif
Journée d’étude sur la pensée d’André Gorz

Vendredi 4 mai 2018 de 9h30 à 16h30 – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

Journée organisée par Francesco Brancaccio, Alexander Neumann,
Carlo Vercellone

NOTICE BIOGRAPHIQUE

André Gorz s’est donné la mort le 22 septembre 2007, à l’âge de 84 ans. Philosophe, ami de Sartre, de Marcuse ou encore d’Ivan Illich, il a été l’un des précurseurs de l’écologie politique et de la décroissance et n’a cessé d’analyser et de dénoncer le capitalisme, qui détruit la planète et dépossède les individus de leur autonomie. Mais, sous le nom de Michel Bosquet, il était également un journaliste et fut l’un des fondateurs du «Nouvel Observateur» en 1964, où il tint un rôle éminent jusqu’en 1982. De cet itinéraire intellectuel hors du commun, on peut désormais se faire une idée complète grâce à la biographie que lui a consacré l’historien Willy Gianinazzi («André Gorz. Une vie», Editions La Découverte).
L’Obs

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

9h30 : Accueil, ouverture, introduction.

1.Penser la sortie du capitalisme avec André Gorz

10h15-10h45 : Emmannuele Leonardi (chercheur à l’Université di Coimbra) :
Le lien valeur-nature dans la pensée de Gorz

10h45-11h15 : Carlo Vercellone (Université de Paris 8, Cemti) :
Le travail entre aliénation et émancipation dans la dynamique du capitalisme

2.Cybercommunisme et commons

11h30-12h : Alexander Neumann (Université de Paris 8, Cemti):
Cybercommunisme, résistance et création

12h-12h30 : Francesco Brancaccio (Université de Paris 8, Cemti) :
Luttes urbaines et communs

13h-13.30h :  Élise Lowy (sociologue, revue Eco-rev)
Gorz en ZAD

Pause-déjeuner

3.Monnaies complémentaires et alternatives

15h-15.30 : Christophe Fourel :
Sortie du capitalisme, revenu d’existence  et monnaies alternatives 

16-16h30 : Arianna Bove (Lecturer in Politics and Ethics, School of Business and Management, Queen Mary University of London) :
Les monnaies alternatives en Europe

 

 

Rabah MEHDAOUI

Rabah Mehdaoui est une personnalité bien connue à la Halle Saint Pierre qu’il fréquente depuis de nombreuses années. C’est un passeur de poésie, à la mémoire d’éléphant !

Il connait par cœur des dizaines de textes des grands classiques Benjamin Fondane, Aimé Césaire, Victor Hugo, Yacine Kateb, Charles Baudelaire, Jean Genet …  qu’il partage à sa  manière impromptue, avec les visiteurs et les passants interloqués, puis attentifs et émus.

Il donnera non pas une lecture, il vous parlera !

« Rabah ne déclame pas, il ne dit pas, il nous parle, droit dans les yeux, avec l’urgence de comprendre ces mots dont on saisit soudain tous les sens.
Les rimes sont secondaires, les prouesses littéraires accessoires, ce n’est pas un cours de poésie, ce n’est pas une énième récitation : c’est une transmission, du partage, un don.
Rabah n’est pas seulement fidèle au texte, il l’est au message et les mots de Fondane, Césaire, Hugo, Kateb et Baudelaire deviennent les nôtres.
Pas de colère surjouée, pas de larmes extirpées, l’émotion nait d’un alliage inattendu et subtil : la puissance – presque la violence – de la prose contraste avec la sérénité de celui qui nous parle.
On n’est pas pris à témoin, contraint au spectacle, on est acteur de chaque phrase.
On n’est pas acculé, sermonné, exclu, on est enveloppé d’une affection amicale, Rabah aime les poètes, Rabah aime les gens.
Et c’est à nous qu’il parle. »

Voir la vidéo interview, cliquez sur le lien ci dessous :

Festival Avignon Off 2014 – Rencontre avec Rabah Mehdaoui « Passeur de mots »

Rabah Mehdaoui est une personnalité du festival d’Avignon. Présent depuis de nombreuses années sur l’événement, il incarne des textes classiques au fil des rues de la ville, au détour d’une place. Rencontre avec un « passeur de mot ».

Son portrait ici

Alexis Gallissaires

Alexis Gallissaires
Jour Blanc
Editions Allia, mars 2018

Samedi 26 mai à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89


Leporello — Dessins au crayon. 70 pages — 30 €

‘‘Il y a près de 4 ans, je songeais à un nouveau projet mêlant mes dessins à mes écrits. Depuis Jimmy, mon travail avait beaucoup évolué. Mes envies aussi avaient changé. À l’époque, mes dessins étaient représentés en galerie. Pourtant, je me sentais encore incomplet. J’ai commencé à rassembler mes idées et les images affluaient naturellement. Cependant, ces visions étaient martelées par le tambour des pages. Je voulais dessiner une rivière mais toutes mes intentions étaient conditionnées par la structure du cahier et les coups de poignards de ses pages. Je cherchais en vain, ma foi en mon travail s’épuisait. J’ai souvent pensé abandonner, m’avouer vaincu. Une nuit j’ai décidé d’arrêter et d’enterrer ce rêve de fleuve.

  

J’étais presque heureux. Mon livre était mort, mon avenir aussi. Parfois l’inconfort a ce talent de changer notre regard sur ce qui nous entoure. Quand j’ai vu cette longue table, je ne sais ce qui m’a fait l’envisager autrement, mais elle est apparue comme ma solution. Mon livre est devenu possible. Immédiatement, son hérédité fut révélée. J’ai revu la tapisserie de Bayeux, la colonne Trajan. J’ai repensé aux rouleaux de la Torah, aux codex mayas, aux fresques et bas-reliefs antiques. Je devais revenir à l’origine de la narration, aux bêtes noires et rouges sur les parois des cavernes. Je devais désapprendre le livre. Il me fallait être inculte.

 

J’ai commencé à dessiner et à écrire en même temps. C’était évident. J’étais heureux, au milieu de nulle part, à ma place. Je n’avais pas peur. Je savais que le papier savait tout, qu’entre les irrégularités du grain s’allongeaient déjà tous les dénouements.

Je voulais que les dessins soient l’inconscient du texte. Le seul bégaiement qu’il m’importait de montrer était celui de l’obsession. J’imaginais cet ‘éternel retour’. Dans ses répétitions seulement, l’avenir et le passé pourraient enfin mourir et ne plus jamais montrer que la paisible certitude du jour blanc. Je voulais dire combien la liberté est une
épreuve, combien la contrainte peut être un refuge.

Du deuil de cet ouvrage est né ce livre. Aujourd’hui, je ne m’en étonne plus. La mort est le berceau de chaque vie. La matière est en permanence recyclée comme dans un jeu de construction. Je voulais témoigner de ces métamorphoses et j’ai construit cet ouvrage comme une boucle. Dans ses rondeurs tournent les miracles de la réincarnation.

Jour blanc est un objet unique que nous voulions pourtant rendre accessible au plus grand nombre. Chaque instant de sa production fut un défi technique. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer que le format du livre traditionnel a complètement découragé toutes les autres formes primitives de narration. Elles ont dû s’expatrier et tenter d’exister malgré tout dans la marginalité. Le ‘livre’ est un objet sacré. C’est un lieu de savoir, de liberté et d’émancipation. Il affranchit. Mais paradoxalement, l’intelligence et l’évidence de sa structure ont aussi invalidé toutes les autres possibilités. Ce faisant, ce classicisme formate aussi la pensée et la création. Une des lois fondamentales de la théorie de l’évolution veut que la contrainte engendre l’invention de réponses adaptatives. Jour blanc est le fruit de cet instinct.’’

Alexis Gallissaires

Jour blanc est une expérience sensuelle. Un voyage vertigineux de 16,10 mètres à dérouler, à déplier… Sa forme fut décidée par sa seule fonction, celle du métissage. Son format s’est imposé naturellement, il a même rendu ce projet possible. Dans cette frise organisée comme une boucle, les dessins n’ont pas pour vocation d’illustrer ou de répéter les mots. Non, ils sont davantage leurs rêves ou leurs cauchemars. Idéalement, il faudrait appréhender l’image comme ‘‘l’inconscient’’ de l’histoire, non comme son miroir. D’ailleurs, il n’y a pas des images mais une seule image qui mime tantôt le récit quand elle s’en souvient, tantôt le prédit.

‘‘Dans la chambre de Paul, tout est parfait. Tout est ordonné. Rien n’est inattendu et rien ne jure. Chaque relief a été effacé, même ceux qui ailleurs séparent encore les jours des nuits. Dans cette chambre, le temps bégaye, la symétrie d’un seul et unique moment. Cette monotonie, Paul l’entretient scrupuleusement car rien ne doit la briser. Alors il doit rester vigilant, il sait que la perfection exige des sacrifices. Après tout, chaque utopie est aussi une aliénation. Oui, entre ces murs, Paul a fondé une société idéale, entièrement dévouée à un seul objectif, un territoire où l’unique loi est celle de la perpétuelle égalité. C’est certain, Paul a créé un monde parfait, à ceci près, peut-être, que, dans ce monde, tout est faux. Mais, après tout, chaque rêve n’est-il pas aussi une hallucination ?’’

 

Alexis Gallissaires est né en l’an de grâce 1980 à Perpignan, une charmante bourgade nichée entre les Pyrénées et la Méditerranée.
En 2005, il a illustré le deuxième roman d’Oliver Rohe, Terrain Vague (Allia).
Son premier livre, Jimmy, est paru en 2006 (Allia). Par la suite, son travail a été présenté
par la galerie Alfa (Drawing Now, Armory Show et Art Paris).
Il a aussi collaboré à plusieurs revues et magazines (Inculte, Feuilleton, Technikart ou encore Transfuge).

*

Éditions Allia – 16, rue Charlemagne 75004 Paris – 01 42 72 77 25 –
allia@editions-allia.com – contact : Benoit Bidoret

Joël Gayraud

RENCONTRE / DEDICACE

Joël Gayraud
La Paupière auriculaire
Éditions Corti

Samedi 12 mai à partir de 12 heures 30 – entrée libre

Halle Saint Pierre – à la librairie
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

LE LIVRE

Harcelé par le brouillage et la cacophonie médiatiques, l’homme contemporain est menacé de surdité mentale et émotionnelle. Il a le plus grand besoin d’interposer une paupière protectrice entre son oreille et le déluge d’informations qui l’assaille. C’est seulement ainsi qu’il pourra filtrer ce qui a du sens et mérite d’être pensé. Pratiquant cette écoute sélective, l’auteur interroge, sous forme de fragments allant de l’aphorisme au petit essai, tout ce qui, au fil des jours, sollicite sa vigilance ou sa rêverie : entre autres thèmes sont abordés ici le sens du mythe, la projection utopique, les passions de l’amour, notre rapport à l’animal et à la nature, le statut de l’objet, du langage et du livre, l’expression artistique, de Corot au Street art, de Kafka à Rimbaud, non sans quelques excursus philologiques et philosophiques du côté de Spinoza, Leopardi et Levinas. Une dérive ironique et critique qui cible les impostures toujours plus nombreuses sur le marché et exalte les occasions d’émerveillement qui se dévoilent dans les interstices d’une vie menée sous le signe de la poésie.

 

L’AUTEUR

Joël Gayraud.

Né en 1953 à Paris.
Essayiste (La Peau de l’ombre, Éditions Corti, 2004), poète (Clairière du rêve, Passage public, Ocelles), traducteur (Ovide, Érasme, Machiavel, Straparole, Leopardi, Pavese, Agamben). Publie des articles critiques et des textes poétiques dans de nombreuses revues françaises ou étrangères (Europe, Critique, L’Œuf sauvage, L’Or aux treize îles, Nomades, Analogon, Phosphor, A Phala etc.).

 

Extraits de presse

« Joël Gayraud cisèle aphorismes et réflexions variées comme autant de filtres contre le boucan extérieur »
(Frédéric Pagès, Le Canard enchaîné, 3 janvier 2018).

« Ce remarquable livre est l’héritier d’une noble tradition de fragments poético-philosophiques, qui va des moralistes du Grand Siècle jusqu’aux Minima Moralia de Theodor W. Adorno,  en passant par Novalis et Leopardi.  Joël Gayraud est quelqu’un dont l’idéal est de  “rêver au fil des jours,  aimer au fil de la nuit, écrire au fil de l’épée et vivre au fil du rasoir” […] Les aphorismes et fragments ici rassemblés […] constituent une dérive – au sens situationniste et surréaliste du mot – ironique et critique qui cible les impostures modernes sans renoncer à la quête du merveilleux.  »
(Michael Löwy, Blog Médiapart, 5 février 2018).

« Ces sujets s’entrelacent à des réflexions sur l’oubli, la représentation graphique de l’infini, le style de Céline. S’y mêlent aussi des appels à la “contamination généralisée des âmes” face à “l’hygiène mentale” et même des mises en garde : “La barbarie ne s’annonce pas toujours sous une forme barbare. Elle peut n’apparaître d’abord que comme une régression mineure de la civilisation.” Un roboratif bonheur de penser, tant, pour Joël Gayraud, la poursuite de la vérité et de la volupté sont inséparables »
(Richard Blin, Le Matricule des anges, n°191 mars 2018).

 

Joseph Kurhajec

Masques

Exposition du 2 au 30 avril 2018
Vernissage samedi 7 avril à partir de 15 heures
Halle Saint Pierre
– à la librairie

 

Joseph Kurhajec (né en 1938 à la frontière du Canada, dans le Wisconsin) est un artiste américain remarquable, dont la réputation serait établie depuis long temps si le triomphe de l’art “contemporain” international et l’hégémonie de l’approche conceptuelle de l’art n’avaient pas marginalisé les créateurs de son acabit. Après une enfance dans un ranch où ses grande parents, originaires de Tchécoslovaquie, étaient à la tête d’un élevage de visons, il choisit d’abord d’étudier la sculpture sur métal à l’Université du Wisconsin, mais c’est une exposition de fétiches du Congo à l’Art Institute de Chicago qui, en 1961, va décider de son orientation artistique: une sorte de néo-tribalisme où la céramique, la pierre, la corne, les cordes, la fourrure ou les ossements, se mêlent pour former d’étranges objets “chargés”, masques ou fétiches d’une civilisation primitive imaginaire. Ayant vécu et travaillé successivement à New York, à Rome et en Angleterre, Joseph Kurhajec s’est installé à Paris en 1987 et son art momifié (mummified art), plus tourné vers les sociétés archaïques, voire la préhistoire, que vers le futur, a été présenté dans de nombreuses expositions, personnelles ou collectives, aux Etats-Unis, au Canada et en Europe, ainsi qu’au Chili et en Inde. Il figurait déjà dans l’exposition Young America 1965 du Whitney Museum of American Art, à New York, à l’époque où l’art dominant prenait une direction opposée autour d’Andy Warhol. Aujourd’hui Joseph Kurhajec partage son temps entre son atelier parisien, sa maison-musée de Treadwell, au Nord de New York, et sa demeure mexicaine de Mérida, au Yucatan, où il avait étudié la culture maya dans sa jeunesse et pratique aujourd’hui la sculpture sur pierre. Ses collages d’éléments reptiliens sur fonds apocalyptiques ou antédiluviens semblent la métaphore inquiétante des régressions cosmiques qui se préparent.

Laurent Danchin

HEY

RENCONTRE / DÉDICACE

HEY !
REVIENT À LA HALLE SAINT PIERRE

HEY! Modern Art & Pop Culture fête sa nouvelle formule
DELUXE #1

SAMEDI 7 AVRIL de 16H30  à 17H30 – entrée libre

À l’occasion de la nouvelle formule de la revue d’art HEY! modern art & pop culture, Laurent Martin et Pascal Ory (historiens spécialistes de la culture contemporaine) seront aux côtés de Anne & Julien, commissaires d’exposition et fondateurs de la revue d’art HEY! modern art & pop culture. Ensemble, ils commenteront l’action de HEY!, et son impact.

*

NOTICES BIOGRAPHIQUES

Pascal Ory
Pascal Ory est professeur émérite à la Sorbonne-Paris 1. Ses travaux portent sur l’histoire culturelle et sur l’histoire politique des sociétés modernes. Il enseigne également à l’INA. Il est aussi critique de bande dessinée et Régent du Collège de ‘Pataphysique.

*

Laurent Martin
Professeur d’histoire à l’université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle, ses travaux portent sur l’histoire culturelle contemporaine en Occident.
Dernier ouvrage paru : Les Censures dans le monde, XIX-XXIe siècles, Presses universitaires de Rennes, 2016.

*

*

__

Anne & Julien
Co-fondateurs de la revue d’art internationale HEY! modern art & pop culture, auteurs, commissaires d’exposition indépendants (expositions HEY!,“Tatoueurs, Tatoués”) ou encore auteurs / performeurs / metteurs en scène au sein de leur troupe HEY! La Cie, ils œuvrent dans le milieu de l’art et les sphères musicales depuis 1986, analysant et transmettant les subcultures qui les passionnent. Anne De HEY! dirige la conception éditoriale et les textes des catalogues d’expositions. Julien De HEY! est « Djubaka », programmateur musical sur l’antenne de France Inter depuis 2000, en charge d’une quinzaine d’émissions quotidiennes et hebdomadaires.

+ d’infos sur HEY

Le temps retrouvé de l’art

Art et Thérapie
Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie

(Revue et établissement d’enseignement supérieur de médiation artistique et d’art-thérapie)
organise le
Séminaire mensuel à la Halle Saint-Pierre
Sous la direction de Jean-Pierre Klein
pour sa 9 ème année
Chaque 3ème samedi par mois de janvier à mai 2018 de 14h30 à 16h30
et le 16 juin de de 10h30 à 18h

_

Cyril Hazif-Thomas
gérontopsychiatre
Comment les malades d’Alzheimer retraitent le temps?

Samedi 21 avril 2018 de 14h30 à 16h30

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Entrée : 10 € / 5 € pour les élèves INECAT

Quand dire la maladie d’Alzheimer n’est pas maudire le malade

Redéfinir la maladie pour mieux annoncer le diagnostic.

De Cyril Hazif-ThomasPhilippe Thomas

Éditions MF

*

*

*

*

_

Séance suivante :

 Pascal Dupond, philosophe
Existence et temporalité

Samedi 19 mai 2018 de 14h30 à 16h30


Le temps retrouvé de l’art

Le temps est un enfant qui joue aux dés, Héraclite (Fragment n°52)

La politique de l’économie de marché s’étend maintenant à la sphère de l’art désormais soumise à une incitation permanente à consommer et à ne plus penser. Ainsi s’abolit le temps personnel de l’émotion artistique et de la possibilité pour chacun de devenir, d’advenir, soi-même comme créateur.
L’art, la thérapie, l’art-thérapie, la géronto-psychiatrie, la philosophie, les neurosciences, les psychanalyses, les technologies numériques, l’esthétique peuvent-elles offrir des terrains à des reconquêtes ?
Il urge cependant pour tous de parvenir à un champ personnel de symbolisation qui soit propre à chacun et, du coup, toucher ses semblables. Nous avons choisi cette année d’aborder les dimensions temporelles de l’appropriation subjective de la fabrication des images et imageries de nos mystères.
Les intervenants nous feront partager leurs réflexions engagées comme porteuses d’un sauvetage espéré du chaos trop ordonné d’un monde qui court vers son suicide.

Être ou ne pas être ? Être et ne pas être comme le veut le temps, René Char

PRÉSENTATION DU SÉMINAIRE 2018 PAR JEAN-PIERRE KLEIN


PROGRAMME 2018

Le 20 janvier 2018

François Dingremont, anthropologue de l’art et spécialiste de la Grèce archaïque :
le Kaïros et le temps de l’inventivité

Le 17 février 2018
Jean-Marie Baldner/Yannick Vigouroux, critiques d’art et historiens de la photographie : Les pratiques archaïsantes dans la photographie contemporaine : explorer d’autres temporalités ?

Le 17 mars 2018
Stéphane Charpier, professeur de neurosciences :
Le temps des neurones: le miroir de notre avenir

Le 21 avril 2018
Cyril Hazif-Thomas, gérontopsychiatre :
Comment les malades d’Alzheimer retraitent le temps

Le 19 mai 2018
Pascal Dupond, philosophe : Existence et temporalité

Le 16 juin 2018 toute la journée :
Le temps de l’art-thérapie avec artistes et art-thérapeutes

*

Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
entrée 10 € (5 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
communication@hallesaintpierre.org Tel : 01 42 58 72 89
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org