Watership Down de Richard Adams

Watership Down de Richard Adams

watershipdown

 

Éditions Monsieur Toussaint Louverture ( réédition 2016)

Genre : Fantasy dans la littérature

« Watership Down est tout ce que vous voulez et plus encore, un chef-d’œuvre enfin sorti du terrier de l’oubli. »
Marianne

Présentation par Pascal Hecker – Librairie de la Halle Saint Pierre, nov. 2016

La BBC le qualifie de « plus grands classiques de tous les temps », tandis que l’auteur britannique de livres jeunesse S. F. Said le sacre « parrain de Harry Potter ». Watership Down, de Richard Adams, est un livre incontournable outre-Manche, de ces récits d’aventures que tout le monde connaît ou presque. L’Hexagone n’a que trop peu goûté à cette merveille, malgré plusieurs éditions.
L’éditeur Monsieur Toussaint Louverture réédite l’ouvrage avec la splendide couverture signée par Mélanie Amaral et l’éditeur.

 

Résumé :

C’est dans les fourrés de collines verdoyantes et idylliques que se terrent parfois les plus terrifiantes menaces. C’est là aussi que va se dérouler cette vibrante odyssée de courage, de loyauté et de survie.

Menés par le valeureux Hazel et le surprenant Fyveer, une poignée de braves choisit de fuir l’inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, malices et légendes vont guider ces héros face aux mille ennemis qui les guettent, et leur permettront peut-être de franchir les épreuves qui les séparent de leur terre promise, Watership Down. Mais l’aventure s’arrêtera-t-elle vraiment là ?

Aimé et partagé par des millions de lecteurs à travers le monde, l’envoûtant roman de Richard Adams fait partie de ces récits mythiques et hors du temps, une épopée sombre et violente, néanmoins parcourue d’espoir et de poésie. Vous sentirez le sang versé. Vous tremblerez face aux dangers. Vous craindrez la mort. Et, par dessus tout, vous ressentirez l’irrépressible désir de savoir ce qui va se passer.

Richard Adams a vingt ans lorsqu’il est mobilisé pour la Seconde guerre Mondiale. Diplômé d’Oxford à son retour, il sera le bras droit du ministre de l’Agriculture jusqu’au spectaculaire succès de son premier roman, Watership Down, vendu à plus de 50 millions d’exemplaires. Désormais auteur d’une quinzaine d’ouvrages, admirateur de Kipling et Shakespeare, son style soigné, ses images poétiques et son talent pour le suspense font de lui l’un des écrivains britanniques les plus lus au monde.

 

Charles DUITS

Charles DUITS
La seule femme vraiment noire
Editions Éoliennes

120

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Présentation par Pascal Hecker – Librairie de la Halle Saint Pierre

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Le 17 juin 1978, sous le saint regard du père Éternul, Charles Duits se lance dans un nouveau livre, « La Seule Femme vraiment noire », comme on se jetterait par la fenêtre mais en remplaçant l’asphalte… par l’inconnu.

« Un livre qui tient d’un château de cartes dont toutes les cartes sont des châteaux […] une expérience des plus étonnantes. »

Richard Blin, in Le Matricule des anges, n°177

 

« … Un vaste ensemble textuel à la portée significative et folle (…) La Seule Femme vraiment noire devrait surprendre son monde en le mettant au contact de la Déesse. »

L’Alamblog

 

Précédé de « Souvenirs de la Déesse », préface de son fils, Juste Duits.

C’est à la fois une œuvre littéraire, une expérience philosophique, et un parcours médiumnique. Une œuvre littéraire, sur laquelle l’auteur aura travaillé près de dix ans, qui se déroule comme une incessante vague, aux tourments logorrhéiques par moments ; une réflexion illuminée, aux accents philosophiques telles que la notion d’Inistence en opposition à l’Existence, et enfin la relation d’une liaison médiumnique, qui pourra sembler blasphématoire à certains, mais qui présente une liaison singulière et passionnée avec une entité divine, à la peau noire et de sexe féminin.
À l’heure de la littérature uniformisée et insipide, il est temps de lire un Duits foutrement rock’n’roll, dévergondé, libre et génial.

« Les Éditions Éoliennes, à Bastia, viennent de publier courageusement son grand livre posthume, La Seule Femme vraiment noire, œuvre étrange et ésotérique, dans laquelle il dit écrire sous la dictée de la déesse Isis, qui est la déesse suprême. […]  Quand le temps aura relativisé ses saillies provocantes, son génie apparaîtra crûment, et il restera comme celui qui, au vingtième siècle, couronnant l’œuvre surréaliste, aura créé une mythologie, aura parlé avec une déesse, qui est celle même qu’on dit être à l’origine de Paris – Isis. Tel Lovecraft, mais avec tout l’instinct sacrilège et satirique français, il aura défini un panthéon, où trône l’Africaine aux Dents de Lumière.  »

Le blog vaudois de Rémi Mogenet

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La tortue et le lièvre

La tortue et le lièvre
Lettres de Ghislaine à Laurent Danchin

Avant-voir de Claude Roffat
édité par L’œuf sauvage

P1380245

 

[…] L’adjectif qui me vient en premier pour décrire cette correspondance c’est « sincère » , « brutale ». C’est un livre impudique et plein de pudeur, c’est un livre plein de paradoxes, c’est une histoire d’amitié, c’est une histoire de folie créatrice, c’est l’histoire d’un homme et d’une femme, c’est l’histoire d’une rencontre. C’est l’histoire de deux êtres que j’admire et cette plongée dans leur intimité est fascinante et perturbante .
C’est l’histoire d’une correspondance entre Ghislaine et Laurent Danchin .
La femme qui  « voyage son suicide à la boutonnière  » et l’homme qui « court trois lièvres à la fois »  .
Lorsque j’écris qu’il s’agit de l’histoire de deux êtres, j’oublie une personne indispensable à cette publication et dont le nom revient sans cesse : Claude Roffat.
Claude, créateur de l’Oeuf Sauvage et auteur d’un avant-voir magnifique, Claude ami de l’un et de l’autre […]

lire + sur le blog les grisgris de sophie

Interview de Claude Roffat à Marseille le 7 juillet 2016 par Olga Caldas

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Coups de cœur du libraire

LES PIERRES VIVES

d’Anne GUGLIELMETTI

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À la tête d’une abbaye bénédictine normande du XIe siècle, l’abbé Mainier a, par charité, pris sous son aile un orphelin de huit ans, Benoît, que ses remarquables dispositions semblent destiner à une vie monastique capable de lui épargner les vicissitudes de la pauvreté et les tentations du monde séculier. Mais, associés au secret qui pousse régulièrement Benoît à fuguer dans la forêt profonde entourant le monastère, les troubles de l’Histoire qui s’invitent alors au cœur même des édifices de la foi vont en décider autrement.
Banni de l’abbaye, Benoît, désormais à l’orée de l’âge adulte, se trouve jeté, en compagnie du “géant”, un moine servant qui s’est juré de le protéger, sur la route de l’Italie où est en train de s’édifier, entre Naples et Bari, le vaste complexe monastique normand de Venosa, aboutissement tant religieux qu’architectural de l’extraordinaire épopée des descendants des Vikings.
Dans ce roman initiatique qui convoque un Moyen Âge où tout est signe et mystère, où une nature encore enchantée fait le siège des représentations humaines, où le religieux cohabite avec la superstition et les pratiques magiques, Anne Guglielmetti fait entrer un très lointain passé en intense résonance avec nos sociétés contemporaines au sein desquelles toutes les demeures, de l’homme ou de ses croyances, restent constamment à bâtir.

éditions Actes Sud, 2016

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à lire cet été …

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Coup de cœur de Pascal Hecker – Librairie de la Halle Saint Pierre

« Les Enfants Jéromine », le chef-d’œuvre méconnu de la littérature allemande écrit par Ernst Wiechert, le chaînon entre Thomas Mann et Hermann Hesse.

Roman d’éducation dans la grande tradition allemande.
Réédition 2016 en Poche.

Fils de garde-forestier Ernst Wiechert est né en 1887 en Prusse orientale et a été interné en 1938 à Buchenwald avant d’être contraint au silence par les nazis sous peine « d’anéantissement physique ».

Interview de Pascal Hecker – juin 2016


Coups de Cœur

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Les Étoiles s’éteignent à l’aube
de Richard Wagamese
éditions ZOE, 2016

Lorsque Franklin Starlight, âgé de seize ans, est appelé au chevet de son père Eldon, il découvre un homme détruit par des années d’alcoolisme. Eldon sent sa fin proche et demande à son fils de l’accompagner jusqu’à la montagne pour y être enterré comme un guerrier. S’ensuit un rude voyage à travers l’arrière-pays magnifique et sauvage de la Colombie britannique, mais aussi un saisissant périple à la rencontre du passé et des origines indiennes des deux hommes. Eldon raconte à Frank les moments sombres de sa vie aussi bien que les périodes de joie et d’espoir, et lui parle des sacrifices qu’il a concédés au nom de l’amour. Il fait ainsi découvrir à son fils un monde que le garçon n’avait jamais vu, une histoire qu’il n’avait jamais entendue.

 » (…) Les étoiles s’éteignent à l’aube. Transmission, en un souffle, de la beauté puissante de la nature sauvage et de la complexité des vies humaines, à lire d’une traite, parfois les larmes aux yeux, frappé par l’écriture concise, forte et juste. L’auteur, Richard Wagamese appartient comme ses personnages à la nation objiwé et a déjà écrit une dizaine de livres. Son dernier roman paru est le premier traduit en français, dans la collection « écrits d’ailleurs » qui édite des textes d’auteurs anglophones qui « ont pour point commun d’avoir une double culture, et une écriture riche de métissages ». Il sera présent au très beau festival Etonnants voyageurs de Saint-Malo, du 14 au 16 mai. » Lou, Un dernier livre avant la fin du monde, 1.4.16

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product_9782070145607_195x320Jean Starobinski
La beauté du monde
Collection Quarto, Gallimard, 2016

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product_9782070145959_195x320Jón Kalman Stefánsson
D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds
Chronique familiale
Collection Du monde entier, Gallimard, 2015
 

35925062_000_CV_1_000David Abram
Comment la terre s’est tue
La découverte

Comment se fait-il que les arbres ne nous parlent plus ? Que le soleil et la lune se bornent désormais à décrire en aveugle un arc à travers le ciel ? Et que les multiples voix de la forêt ne nous enseignent plus rien ? À de telles questions répondent le plus souvent des récits qui aboutissent à faire de nous, « enfants de la raison », ceux qui ont su prendre conscience de ce que les humains étaient seuls au sein d’un monde vide et silencieux.
Les peuples de tradition orale – Hopis, Apaches, Koyukon, aborigènes australiens, habitants du Népal ou de la jungle amazonienne – savent qu’il n’en est rien. Le parcours et le travail d’enquête passionnants que David Abram rapporte ici leur donnent raison. Plutôt qu’une prise de conscience, ce qui nous est arrivé serait de l’ordre d’une brutale mutation écologique, qui a interrompu la symbiose entre nos sens et le monde.
« Manifestement, quelque chose manque – manque terriblement », comme en témoigne la manière dont nous maltraitons et la terre et nous-mêmes. Toutefois, ce n’est pas l’ancien pouvoir d’animation des choses qui s’est tari. Ne sommes-nous pas témoins de scènes étranges ? N’avons-nous pas des visions ? Ne faisons-nous pas l’expérience d’autres vies… lorsque nous lisons ? Et si la magie vivifiante de nos sens avait été capturée par les mots écrits ?
Les mots de David Abram possèdent cette magie, mais surtout ils réactivent l’expérience d’un monde au présent. Ce monde alentour qui, en sourdine, continue à nourrir nos manières de penser et de parler, de sentir et de vivre.
Parce que la terre parle…

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Sélection janvier 2016

Les libraires de la Halle Saint Pierre vous recommandent ces livres !
Halle Saint Pierre
– à la librairie (ouvert tous les jours)

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71s7joP91XL._SL500_SX383_BO1,204,203,200_Ferdinand Cheval est né à Charmes, un petit village proche d’Hauterives en 1836. Il appartenait à une famille paysanne assez pauvre et se mis très tôt à travailler avec son père. Sa fréquentation de l’école fut donc très limitée. Devenu apprenti boulanger, il s’exila quelques années loin de sa famille pour trouver du travail, avant de revenir dans son village, où il deviendra facteur rural.
Avril 1879. Ferdinand Cheval, facteur rural âgé alors de 43 ans, butte sur une pierre si bizarre lors de sa tournée qu’elle réveille un rêve. Véritable autodidacte, il va consacrer 33 ans de sa vie à bâtir seul, un palais de rêve dans son potager, inspiré par la nature, les cartes postales et les premiers magazines illustrés qu’il distribue.


2541798987Un magnifique livre d’Anna Pravdova sur Jan Krizek

C’est une œuvre pie que vient de publier Anna Pravdova à Prague, République tchèque, un magnifique livre d’art sur Jan Křížek édité par les bons offices de la Narodni Galerie de Prague (la Galerie Nationale). On aurait pu croire en effet l’œuvre et la vie de cet artiste extraordinaire en bonne voie d’oubli total tant les aléas de la vie, les persécutions policières, les conditions politiques défavorables (en Tchécoslovaquie en 1948 avec l’avénement du stalinisme, comme en France avec ses lois hostiles aux étrangers), la misère économique avaient conspiré dans son cas à l’empêcher de rester dans nos mémoires, et au point aussi de son vivant à le pousser à cesser de créer dans sa discipline préférée, la sculpture.
Article du Poignard subtil, lire la suite : http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/…/un-magnifique…


téléchargementJacques Prevel arrive à Paris durant l’occupation. Autour de Saint-Germain-des-Prés, il connaît l’isolement et la misère car il renonce à toute situation pour écrire. Il publie à ses frais trois recueils de poèmes. En 1946, la rencontre d’Antonin Artaud est son illumination. De ce jour jusqu’à la mort d’Artaud, en 1948, il écrit le roman de sa vie, la quête quotidienne de nourriture, de drogue, de poésie, recueillant les paroles d’Artaud, les textes qu’il lui dicte, les lettres qu’il lui écrit. « L’intensité de sa vie me faisait entrer dans un absolu, le sien. J’étais pris dans un tourbillon. Je le suivais comme un somnambule. Et quand je le quittais à Jussieu ou quelque part dans la nuit, je revenais ivre, étrangement obsédé par ses paroles, par les chants qu’il psalmodiait, par son visage unique. » Epuisé par la tuberculose, Jacques Prevel meurt cinq ans jour pour jour après sa première rencontre avec Artaud, laissant un journal qui ne sera publié à titre posthume qu’en 1974.


Sans titre-1L’Imaginaire et le Réel ; toute sa vie, Charles Duits explora ces deux mondes, jusqu’à « ce point où le haut et le bas cessent d’être perçus contradictoirement ». Dans la continuité du Pays de l’éclairement, cet ouvrage regroupe des textes relatifs à ses incursions dans les contrées oniriques, tout autant que dans le « pays pur » auquel donne accès le peyotl. Méditation, visions, expérience intérieure, enseignement spirituel constituent la matière de ces textes qui décrivent un cheminement intérieur. Toutes ces expériences procèdent de la conscience visionnaire, ou démonique, conscience qui est propre au daimôn, ce génie qui inspire à l’homme qui sait l’entendre ses plus troublantes intuitions. Ces textes sont écrits dans la langue limpide et merveilleusement imagée qui était la sienne.
Inclus dans cette édition renouvelée, le très beau texte sur la vision du Christ que Charles Duits eut à vingt-trois ans : Le 6 décembre 1948.

Charles Duits a 17 ans quand il rencontre André Breton à New York. Il est, quelques saisons, le jeune poète inspiré du groupe surréaliste en exil. A son retour en France, il collabore aux principales revues littéraires, écrit un premier roman. Par-delà des périodes de silence, il construit une œuvre forte, sans concession, qui prend naissance dans son expérience d’homme en quête de lui-même. Explorateur de l’ombre, inventeur de mondes fabuleux, il publie notamment Le pays de l’éclairement, Ptah Hotep, Nefer.
Charles Duits meurt à Paris en avril 1991, peu après la réédition de
André Breton, a-t-il dit, passe.


9782020950275Imaginez une cité-jardin résidentielle offrant des conditions exceptionnelles à des couples choisis qui s’engagent sur un contrat de procréation… Localisée au pied du Parlement européen à Strasbourg, cette expérimentation grandeur nature dura des années 1920 aux années 1980 grâce au soutien des pouvoirs publics.
Synthèse de l’eugénisme britannique, allemand et français, ce projet visait à « accélérer l’évolution de l’espèce humaine ». Le créateur de ce « laboratoire humain », Alfred Dachert, était un homme d’affaires qui se rêvait en poète tragique de l’eugénisme, en Ibsen alsacien.
Paul-André Rosental explore cette entreprise politique et scientifique en se fondant sur des archives inédites. En expliquant l’énigmatique longévité de l’expérience, l’auteur réinterprète les grandes politiques républicaines de l’après-guerre, de la Sécurité sociale à la démocratisation scolaire.
Dans cet essai pionnier de microhistoire politique de la France contemporaine, Paul-André Rosental prend la mesure de l’héritage de l’eugénisme, idéologie scientiste et inégalitaire, en contexte démocratique.
L’eugénisme ne constitue pas seulement une théorie biologique qui hante les débats bioéthiques. De manière inattendue, il se révèle comme une théorie morale ayant pu imprégner cette norme de notre temps qui a pour nom « psychologie du développement personnel ».

CHARLOTTE SALOMON

51p9gWEDeWL._SY497_BO1,204,203,200_Halle Saint Pierre – à la Librairie

Charlotte Salomon (1917 -1943) fut la dernière étudiante juive des Beaux-Arts de Berlin. Fin 1938, le danger devient si grand pour elle que sa famille décide de lui faire quitter l’Allemagne. Elle rejoint en décembre ses grands-parents maternels, réfugiés dans la région de Nice depuis déjà plusieurs années.

Le début de la guerre rompt cet équilibre. Le 20 mars 1940, bouleversée par le déclenchement des hostilités et paniquée par la violence nazie qui déferle sur l’Europe, la grand-mère de Charlotte Salomon se défenestre sous les yeux de sa petite-fille. Peu de temps auparavant, son grand-père avait révélé à la jeune femme un terrible secret familial : elle est la dernière d’une lignée maternelle dont tous les membres, depuis trois générations, se suicident.

Charlotte Salomon, isolée dans un pays dont elle ne parle pas la langue, et avec pour unique parent un vieil homme amer qui la rejette, doit faire face à la menace d’une guerre et d’une malédiction familiale qui programment toutes les deux sa mort. À cette situation tragique, elle décide d’apporter une réponse extraordinaire et transcende son destin en mettant en scène son histoire à l’aide de peintures, de textes, de musiques. En moins de deux ans, entre 1940 et 1942, elle peint plus d’un millier de gouaches et en retient 781 qui formeront – avec les feuilles calque sur lesquelles elle écrit simultanément – le roman de sa vie, sa grande œuvre : Vie ? ou Théâtre ?

La présente édition est la première au monde à donner Vie ? ou Théâtre ? dans son intégrité, en reproduisant notamment les calques et la transcription d’une lettre finale capitale. Deux témoignages, en postface, offrent des éclairages sur l’artiste et son œuvre.

en savoir plus

CHARLOTTE SALOMON : Vie ? ou Théâtre ?
Roman graphique – Beaux Livres
840 pages
Parution: 1 octobre 2015
Editions Le Tripode

L’Art Brut 25

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Laure Pigeon

par Lise Maurer, psychiatre et psychanalyste, préface de Sarah Lombardi

Les fascicules L’Art Brut sont une série de publications de référence historique, inaugurée par l’artiste français Jean Dubuffet, à partir de 1964. Ce dernier a été le premier à définir la notion d’Art Brut et à constituer une collection d’œuvres réunies sous cette appellation.
Depuis leur conception, les fascicules réunissent des textes monographiques sur divers auteurs qui figurent dans les collections de la Compagnie de l’Art Brut, à Paris, puis dans celles du musée lausannois.

L’année 2014 marque l’anniversaire des 50 ans de cette publication.
Pour cet événement, la Collection de l’Art Brut a publié un numéro spécial entièrement consacré à l’œuvre de
Laure Pigeon.
Des oeuvres de Laure Pigeon sont montrées actuellement dans l’exposition Les Cahiers dessinés à la Halle saint Pierre.

Disponible à la Librairie de la Halle Saint Pierre – 29€ (novembre 2014)

Bruno Schulz

Sans titre-8Bruno Schulz « Le printemps »
Nouvelle extraite du recueil Le sanatorium au croque-mort

De l’Art Brut aux Beaux-Arts Convulsifs

Sans titre-6 Jean DUBUFFET & Marcel MOREAU
De l’Art Brut aux Beaux-Arts Convulsifs

Editions L’Atelier Contemporain (nov. 2014)

Édition complète de la correspondance inédite échangée entre le peintre et l’écrivain entre 1969 et 1984, suivie d’un essai de Marcel Moreau écrit spécialement pour cette publication.
Avec la reproduction de 20 documents (lettres et dédicaces) tous inédits.

Ils ont échangé une soixantaine de lettres, denses, ardentes, incandescentes. « Vos lettres sont admirables, avec une charge énergétique hautement opérante » dit Dubuffet à son correspondant qu’il surnomme Marcel Moreau de feu ou frère en doctrine, qu’il qualifie d’incendie et d’ouragan. « Moi aussi je flambe et j’explose » ajoute le peintre.
Ils se sont rencontrés plusieurs fois. Lorsqu’à présent, Marcel Moreau pense à Dubuffet, il le revoit dans son atelier où il l’avait emmené en voiture. Il se souvient d’une conduite au volant très maîtrisée, à l’instar de la « graphie sage, impeccable, civilisée » de ses lettres. Cette rigueur, se rappelle Marcel Moreau, contrastait avec l’artiste convulsif qu’il était. Ce « quelque chose de cartésien » chez Dubuffet, le désarçonnait, lui, qui dit être dans l’incontrôlable.
Mais ils ont admiré leur travail respectif : « Avant vous, je n’aimais pas la peinture. Depuis vous, je l’aime, mais je n’aime que la vôtre. »
Et Marcel Moreau d’ajouter aujourd’hui : « Il y a de l’Art Brut dans ma façon de ne pas me souvenir avec précision de mes rencontres avec Dubuffet. Je jouis d’une amnésie qui en efface les contours et remet le chaos à l’aube de la réminiscence. Ce qui se passait entre nous : une certaine manière de s’accompagner, toutes différences acceptées, dans telle descente aux origines du Sens, à commencer par celui de l’Insensé ».

Éditeur : L’ATELIER CONTEMPORAIN
Parution : 7 novembre 2014
Façonnage : broché
Pagination : 96 pages
Prix : 20€

Disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre