Rabah MEHDAOUI

Rabah Mehdaoui est une personnalité bien connue à la Halle Saint Pierre qu’il fréquente depuis de nombreuses années. C’est un passeur de poésie, à la mémoire d’éléphant !

Il connait par cœur des dizaines de textes des grands classiques Benjamin Fondane, Aimé Césaire, Victor Hugo, Yacine Kateb, Charles Baudelaire, Jean Genet …  qu’il partage à sa  manière impromptue, avec les visiteurs et les passants interloqués, puis attentifs et émus.

Il donnera non pas une lecture, il vous parlera !

« Rabah ne déclame pas, il ne dit pas, il nous parle, droit dans les yeux, avec l’urgence de comprendre ces mots dont on saisit soudain tous les sens.
Les rimes sont secondaires, les prouesses littéraires accessoires, ce n’est pas un cours de poésie, ce n’est pas une énième récitation : c’est une transmission, du partage, un don.
Rabah n’est pas seulement fidèle au texte, il l’est au message et les mots de Fondane, Césaire, Hugo, Kateb et Baudelaire deviennent les nôtres.
Pas de colère surjouée, pas de larmes extirpées, l’émotion nait d’un alliage inattendu et subtil : la puissance – presque la violence – de la prose contraste avec la sérénité de celui qui nous parle.
On n’est pas pris à témoin, contraint au spectacle, on est acteur de chaque phrase.
On n’est pas acculé, sermonné, exclu, on est enveloppé d’une affection amicale, Rabah aime les poètes, Rabah aime les gens.
Et c’est à nous qu’il parle. »

Voir la vidéo interview, cliquez sur le lien ci dessous :

Festival Avignon Off 2014 – Rencontre avec Rabah Mehdaoui « Passeur de mots »

Rabah Mehdaoui est une personnalité du festival d’Avignon. Présent depuis de nombreuses années sur l’événement, il incarne des textes classiques au fil des rues de la ville, au détour d’une place. Rencontre avec un « passeur de mot ».

Son portrait ici

Joël Gayraud

RENCONTRE / DEDICACE

Joël Gayraud
La Paupière auriculaire
Éditions Corti

Samedi 12 mai à partir de 12 heures 30 – entrée libre

Halle Saint Pierre – à la librairie
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

LE LIVRE

Harcelé par le brouillage et la cacophonie médiatiques, l’homme contemporain est menacé de surdité mentale et émotionnelle. Il a le plus grand besoin d’interposer une paupière protectrice entre son oreille et le déluge d’informations qui l’assaille. C’est seulement ainsi qu’il pourra filtrer ce qui a du sens et mérite d’être pensé. Pratiquant cette écoute sélective, l’auteur interroge, sous forme de fragments allant de l’aphorisme au petit essai, tout ce qui, au fil des jours, sollicite sa vigilance ou sa rêverie : entre autres thèmes sont abordés ici le sens du mythe, la projection utopique, les passions de l’amour, notre rapport à l’animal et à la nature, le statut de l’objet, du langage et du livre, l’expression artistique, de Corot au Street art, de Kafka à Rimbaud, non sans quelques excursus philologiques et philosophiques du côté de Spinoza, Leopardi et Levinas. Une dérive ironique et critique qui cible les impostures toujours plus nombreuses sur le marché et exalte les occasions d’émerveillement qui se dévoilent dans les interstices d’une vie menée sous le signe de la poésie.

 

L’AUTEUR

Joël Gayraud.

Né en 1953 à Paris.
Essayiste (La Peau de l’ombre, Éditions Corti, 2004), poète (Clairière du rêve, Passage public, Ocelles), traducteur (Ovide, Érasme, Machiavel, Straparole, Leopardi, Pavese, Agamben). Publie des articles critiques et des textes poétiques dans de nombreuses revues françaises ou étrangères (Europe, Critique, L’Œuf sauvage, L’Or aux treize îles, Nomades, Analogon, Phosphor, A Phala etc.).

 

Extraits de presse

« Joël Gayraud cisèle aphorismes et réflexions variées comme autant de filtres contre le boucan extérieur »
(Frédéric Pagès, Le Canard enchaîné, 3 janvier 2018).

« Ce remarquable livre est l’héritier d’une noble tradition de fragments poético-philosophiques, qui va des moralistes du Grand Siècle jusqu’aux Minima Moralia de Theodor W. Adorno,  en passant par Novalis et Leopardi.  Joël Gayraud est quelqu’un dont l’idéal est de  “rêver au fil des jours,  aimer au fil de la nuit, écrire au fil de l’épée et vivre au fil du rasoir” […] Les aphorismes et fragments ici rassemblés […] constituent une dérive – au sens situationniste et surréaliste du mot – ironique et critique qui cible les impostures modernes sans renoncer à la quête du merveilleux.  »
(Michael Löwy, Blog Médiapart, 5 février 2018).

« Ces sujets s’entrelacent à des réflexions sur l’oubli, la représentation graphique de l’infini, le style de Céline. S’y mêlent aussi des appels à la “contamination généralisée des âmes” face à “l’hygiène mentale” et même des mises en garde : “La barbarie ne s’annonce pas toujours sous une forme barbare. Elle peut n’apparaître d’abord que comme une régression mineure de la civilisation.” Un roboratif bonheur de penser, tant, pour Joël Gayraud, la poursuite de la vérité et de la volupté sont inséparables »
(Richard Blin, Le Matricule des anges, n°191 mars 2018).

 

HEY

RENCONTRE / DÉDICACE

HEY !
REVIENT À LA HALLE SAINT PIERRE

HEY! Modern Art & Pop Culture fête sa nouvelle formule
DELUXE #1

SAMEDI 7 AVRIL de 16H30  à 17H30 – entrée libre

À l’occasion de la nouvelle formule de la revue d’art HEY! modern art & pop culture, Laurent Martin et Pascal Ory (historiens spécialistes de la culture contemporaine) seront aux côtés de Anne & Julien, commissaires d’exposition et fondateurs de la revue d’art HEY! modern art & pop culture. Ensemble, ils commenteront l’action de HEY!, et son impact.

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NOTICES BIOGRAPHIQUES

Pascal Ory
Pascal Ory est professeur émérite à la Sorbonne-Paris 1. Ses travaux portent sur l’histoire culturelle et sur l’histoire politique des sociétés modernes. Il enseigne également à l’INA. Il est aussi critique de bande dessinée et Régent du Collège de ‘Pataphysique.

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Laurent Martin
Professeur d’histoire à l’université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle, ses travaux portent sur l’histoire culturelle contemporaine en Occident.
Dernier ouvrage paru : Les Censures dans le monde, XIX-XXIe siècles, Presses universitaires de Rennes, 2016.

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Anne & Julien
Co-fondateurs de la revue d’art internationale HEY! modern art & pop culture, auteurs, commissaires d’exposition indépendants (expositions HEY!,“Tatoueurs, Tatoués”) ou encore auteurs / performeurs / metteurs en scène au sein de leur troupe HEY! La Cie, ils œuvrent dans le milieu de l’art et les sphères musicales depuis 1986, analysant et transmettant les subcultures qui les passionnent. Anne De HEY! dirige la conception éditoriale et les textes des catalogues d’expositions. Julien De HEY! est « Djubaka », programmateur musical sur l’antenne de France Inter depuis 2000, en charge d’une quinzaine d’émissions quotidiennes et hebdomadaires.

+ d’infos sur HEY

Remo Guidieri

Rencontre avec Remo Guidieri
pour la publication de son livre
Intérieur avec ruines
aux Éditions Carnets-Livres

Samedi 7 avril 2018 de 14h15 à 15h30 – entrée libre

Halle saint Pierre – à l’auditorium


Photographie : D. Besace

LE LIVRE

Intérieur avec ruines de Remo Guidieri

L’ouvrage rassemble six essais composés entre 1979 et 2015 :
Après Bougainville
Le primitivisme aujourd’hui
Post-scriptum
Paganismes
L’adieu aux armes
De petites illusions

Ce sont des réflexions sur notre manière d’observer et d’évaluer le monde présent, à penser l’altérité sans y déverser ces besoins qui la neutralisent et l’aplatissent. Une réflexion sur notre propension à établir des barrières qui dénaturent toute innocence, tout regard enthousiaste sur la différence, qui repoussent vers un passé effacé et altéré l’origine du sens, celui même qui nous fait Modernes. Une réflexion précise qui établit un réseau de pensées, entre le passé et le présent, l’oubli et le mensonge, l’invisible et le caché, dans le but de rester en éveil, de solliciter la critique aux fausses évidences, à garder une indépendance d’esprit qui ne se laisse pas bercer par les séductions du monde actuel.

Ce ne sont pas seulement des témoignages d’indépendance de jugement. Par leur écriture et leur liberté, leur volonté de décrypter les « écho-systèmes », ce sont aussi des compagnons de vie.

Extraits 1
Les choses du musée sont aussi des marchandises. En quoi elle le sont aussi c’est toute la question. Et si elles le sont c’est contradictoirement, car elles ne circulent plus ou circulent autrement, et surtout par des « prêts » parasités par les « assurances » dont le coût  pèse d’un poids exorbitant sur le budget général de toute exposition.

Le grand mystère de l’accumulation muséale : on s’arrête à la surface des choses accumulées qui recouvre le grouillement des interrogations sur les raisons de ce cumul, comme sur son utilité ( « éducative » ), ce qui revient presque au même. Mais leur symbologie et leur efficacité se veulent post-utilitaires, ce qui ajoute à la mystification la banalisation des choses.

Extrait 2
Je soutiens que si le paganisme connaît les interdits et les transgressions, il ne connaît pas la culpabilité. Elle apparaît avec l’Alliance. Dans le paganisme occidental c’est le tragique et non la culpabilité qui « donne le sens ». La seule « rédemption » qu’il proposait était le sacrifice, mimesis du crime. L’épilogue du tragique donne rendez-vous avec un autre recommencement. Cycle répétitif qui ne se brise pas. On peut se demander quand serait possible dans ces circonstances la « purification » proposée par Aristote à travers la scène, ou si au contraire nous sommes dans le dépassement de la Faute, puisque l’Esprit doit évoluer et devenir Progrès, « s’émanciper ». Le progrès en gagnant gagnerait aussi sur la Faute.

Extrait  3
Ce qu’on peut apprendre des cultures d’Océanie ( pour se limiter à celles que je connais le mieux ), peut se résumer ainsi : l’Interdit n’est pas le Sacré.  L’interdit est un nom ( celui de l’entité ancestrale ), ou un surnom ( ainsi le « Tout Puissant », ou « Lui » ) et un adjectif caractérisant son, ses, effet[s]. Il désigne une entité et nomme, pour celle-ci et pour une autre qui est différente de lui ( avec laquelle il constitue une sorte d’ontologie complémentaire ), en l’occurrence la femme, l’évitement à respecter. La relation d’implication se change en homonymie entre la substance et la règle, l’essence et l’action.

Extrait 4
La concentration de la vitesse, de l’ubiquité, et de l’uniformisation, produit des effets déjà aperçus par les artistes des avant-gardes du siècle dernier : spectralité, irréalité, prostitution et marchandisation — une seule et même chose — sans limites.

Promiscuité, prosaïsme, erreur spirite, dynamique de la dette, usure planétaire, anxiété boulimique, mimésis devenue plagiat, et gaspillages qu’aucune « part maudite » à neutraliser ne peut plus justifier.

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NOTICE BIOGRAPHIQUE

Remo Guidieri, professeur d’anthropologie et d’esthétique à l’Université Paris Ouest Nanterre – La Défense ( de 1970 à 2007 ) et Permanent Visiting Professor, depuis 1986, à la Cooper Union School of Architecture, New York.

Venu de Turin pour étudier l’anthropologie, Remo Guidieri fut élève de Claude Lévi-Strauss au sein du laboratoire d’anthropologie sociale du Collège de France alors nouvellement créé. Rapidement, il se détourna du structuralisme de son maître pour poursuivre son approche de l’altérité humaine qui devait le conduire dans les îles Salomon, à Mailaita chez les Fataleka.

Il se verra confier aux éditions du Seuil la collection « Recherches anthropologiques », une collection qui permettra de faire connaître au public français des penseurs phares de l’anthropologie comme Gregory Bateson (Vers une écologie de l’esprit ; La nature et la pensée), Arthur Maurice Hocart (Rois et courtisans), Rodney Needham (La parenté en question), Bronislaw Malinowski (Journal d’ethnographe) ou encore Miguel León Portilla (La pensée aztèque).

Remo Guidieri sera aussi le premier anthropologue en France à s’interroger en profondeur sur l’esthétique des populations non occidentales. Il inaugura ainsi, au sein du département d’ethnologie et de sociologie comparative de l’Université Paris Ouest Nanterre – La Défense, un enseignement régulier sur l’étude des formes non occidentales qui donnera lieu à la création d’un certificat « d’anthropologie esthétique », repris à la Cooper Union (New York).

Auteur prolifique, publiant aussi en Italie, en Espagne ou aux États-Unis, il confie depuis plusieurs années ses nouveaux livres à l’éditeur Daniel Besace des éditions Carnets-Livres : Trois essais sur les pièges et les outils (2007), Miroir du Vestibule(2009), Après Bougainville (2010), Géométrie sauvage (2012), La mort avant, après (Carnets-Livres, 2015).

(extrait du site de la BnF)

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Les éditions Carnets Livres
ont été créées en 2005 par Daniel Besace & Francine Chatelain.

Notre désir est de publier de beaux livres fabriqués à la main,

édités à peu d’exemplaires et diffusés par des libraires amis.

Chaque livre est imprimé, façonné et relié par nos soins,
il faut compter à peu près 1 heure par livre.

Nous fabriquons environs 100 livres par mois.
Nous diffusons et fabriquons donc lentement.

livres fabriqués
chez nous
petite imprimante
temps extensible
pas trop pressé
limiter le nombre

tous sont imparfaits

avec souvent le choix de ne pas fignoler
le plaisir de l’infini
un peu de pressionet des exigences
chaque matin se lever et fabriquer quelques livres
qui seront diffusés par nos soins
vendus ou offerts
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Dominique Baur

EXPOSITION

Dominique Baur
AnimOSmen
sculptures
Exposition du 2 au 31 mars 2018
Halle Saint Pierre – à la librairie

Je trouve aujourd’hui avec mes « onimosmen » l’aboutissement de 40 années à transformer ce qui me passe à portée de mains et parfois tombe … sous la dent.
+ d’infos

LECTURE / PROJECTION

Le grand poème par Werner Lambersy
Livre d’artiste
Texte Wener Lambersy & sérigraphies Dominique Baur

Collodion éditeur, mars 2018

Samedi 31 mars 2018 à 15 heures, entrée libre
Halle Saint Pierre – à la librairie et auditorium

Exposition Dominique Baur, AnimOSmen à la libraire de la Halle Saint Pierre

Sérigraphies de Dominique Baur pour Le grand poème de Wener Lambersy

Dominique Baur par Wener Lambersy

Effets du facteur éolien de l’art sur l’érosion des choses

Werner Lambersy
Auteur de près de soixante-dix ouvrages, surtout des recueils de poésie, mais également des essais et pièces de théâtre, il est considéré comme une voix majeure de la littérature francophone.
Diverses collaborations et livres d’artistes.

Il a reçu de très nombreux prix, dont le prix Mallarmé, le prix Théophile-Gautier, le prix Maïse Ploquin-Caunx et le prix international de poésie francophone Yvan-Goll.
Chevalier Arts et Lettres en 2000.

Né à Anvers, le 16 novembre 1941, vit à Paris depuis 1982.

Dominique Baur
Artiste protéiforme qui explore tant la peinture que la céramique et le récup-art, est aussi l’initiateur de l’association « La Voie ferrée »

Mon travail est fait de pratiques empiriques, d’expériences irrationnelles. Les boues, les déchets et scories autant que les matières nobles, je les mélange pour satisfaire une curiosité cynique. 

Bernard Desportes

RENCONTRE / LECTURE

Bernard DESPORTES
s’entretiendra sur son œuvre
avec Esther Tellermann et Pierre-Yves Soucy
Lectures par Bernard Desportes d’extraits de ses derniers livres

Samedi  3 mars à 15 heures, entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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Bernard Desportes s’entretient avec le peintre et dessinateur Marcel Katuchevski 

NOTICES BIOGRAPHIQUES

Bernard Desportes, a publié une vingtaine de livres (romans, poèmes, essais).
En 1995, il crée la revue Littéraire « Ralentir travaux » qu’il dirige jusqu’en 2000.
En 2006, l’Université de Lille 3 organise un colloque sur son travail, dont les actes sont publiés en 2008, sous le titre « Bernard Desportes autrement » (Artois Presses Université).
En 2007, il est commissaire du Salon international du livre de Tanger.

Poésie et fiction

  • La Vie à l’envi (roman), Maurice Nadeau, 1985.
  • Dans l’herbe cassante (poésie), Chambelland, 1988.
  • Bribes Suds Eclats, suivi de Des errances (poèmes avec six encres de Jean Berthet), La Bartavelle, 1989.
  • Nulle part, l’été (roman), Éditions de l’Aube, 1990.
  • Les Transparents (poésie), La Bartavelle, 1991.
  • Vers les déserts (roman), Maurice Nadeau, 1999.
  • Brèves histoires de ma mère (roman), Fayard, 2003.
  • dansant disparaissant (roman), Fayard, 2004.
  • Une irritation (roman), Fayard, 2008.
  • Tout dire, L’Etrangère, 2008.
  • L’Espace du noir, (dessins de Marcel Katuchevski), Le Livre d’art, 2010.
  • L’Éternité, Al Dante, 2012.
  • Brève histoire de la poésie par temps de barbarie, La Lettre volée 2017
  • Le Cri muet (frontispice de Gilles du Bouchet), Al Manar 2018

Esther Tellermann est poète et psychanalyste.

Pierre-Yves Soucy est poète et éditeur. Il dirige les éditions La Lettre volée et Le Cormier.

 

 

Jean-Luc Johannet

RENCONTRE / DEDICACE

L’association Patrimoines irréguliers de France
invite à découvrir l’œuvre de

Jean-Luc Johannet

Présentation de l’ouvrage
Jean-Luc Johannet : dessins, maquettes, sculptures cinétiques
en présence de l’artiste,
à l’occasion de l’exposition à la galerie de la Halle Saint Pierre du 1er au 25 février 2018 

Attention rencontre du 11/02 reportée au 25/02

Dimanche 25 février 2018 à 15h, entrée libre
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

Halle Saint Pierre  – à l’auditorium

Interviendront :
Chiara Scordato, Danilo Proietti et Roberta Trapani
du collectif PiF (Patrimoines irréguliers de France), auteurs de l’ouvrage.
L’artiste Jean-Luc Johannet sera présent pour discuter avec le public.

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Jean-Luc Johannet (Blois, 1951)
Ancien élève de l’École d’Architecture de Normandie, Jean-Luc Johannet est animé par le désir de concilier l’art de l’architecte à celui du plasticien. Il s’écarte très tôt du fonctionnalisme, pour se tourner vers une architecture irrégulière, organique. De son « combat pour la liberté de la forme » naît son travail visionnaire, où les limites entre la sculpture et l’architecture, la réalité et l’utopie, se brouillent. Cette œuvre regroupe une multitude de dessins, maquettes et sculptures cinétiques représentant des architectures imaginaires. Constructions d’un univers à la fois ludique et lyrique, ces créations allient l’art, la science et la technique et appartiennent au domaine du merveilleux. Elles mêlent le souvenir d’architectures lointaines, dans le temps et dans l’espace, à un imaginaire de science-fiction.

Jean-Luc Johannet : dessins, maquettes, sculptures cinétiques
L’exposition « Jean-Luc Johannet : dessins, maquettes, sculptures cinétiques » (été 2017) à la Cathédrale de Jean Linard et la Tour de Vesvre (Neuvy-Deux-Clochers), a permis de découvrir cette œuvre magistrale, qui n’a presque jamais été montrée. Les pièces exposées ont été récupérées dans les ateliers et dans la maison de l’artiste, à Blois, par les membres de l’association Patrimoines irréguliers de France, partenaire de l’exposition. Certaines se trouvant dans un état de conservation alarmante, un travail de nettoyage et de restauration a été assuré.

C’est dans la perspective de conserver une trace de cette exposition, considérée par l’artiste comme un moment essentiel de son parcours, que les associations partenaires ont choisi d’autoéditer l’ouvrage Jean-Luc Johannet : dessins, maquettes, sculptures cinétiques, rassemblant 70 pages de photographies sur l’ensemble des œuvres présentées lors de l’exposition, des textes critiques sur le travail de l’artiste, ainsi qu’une partie de ses écrits et de ses archives.

Concernant l’avenir de l’œuvre de Johannet, l’artiste souhaiterait la préserver dans son intégralité, à travers l’acquisition par une collection, afin qu’elle puisse être conservée dans des bonnes conditions et régulièrement montrée au public.

Les bénéfices de la vente de l’ouvrage sont recueillis par l’association Patrimoines Irréguliers de France afin de poursuivre le travail de mise en valeur de l’œuvre de cet artiste visionnaire, dans l’espoir de trouver une solution à sa sauvegarde.

Patrimoines Irréguliers de France

Le PIF (Patrimoines Irréguliers de France) est une association ayant pour objectif la protection et la mise en valeur d’univers inventés par des irréguliers de l’art. Bâtis, sculptés et/ou dessinés, ces patrimoines fleurissent dans les banlieues du système culturel, qu’ils court-circuitent pour leur résistance à être saisis, à être catégorisés. Ils associent plusieurs techniques, médiums et disciplines et évoluent avec les auteurs qui les créent, suivant le flux de leurs rêveries. Réels et irréels à la fois, ils sont donc évolutifs, éphémères, interdisciplinaires, inclassables. Ils demeurent souvent dans la clandestinité, risquant l’oubli. A travers des rencontres, des expositions et des publications, Patrimoines irréguliers de France vise à faire sortir de l’ombre ces lieux autres, qui ouvrent une brèche dans le réel, en suggérant que la vie est rêve.

L’herbe qui tremble

R E N C O N T R E  /  P O E S I E

Les éditons L’herbe qui tremble
invitent à une conversation – lecture avec les poètes

Max Alhau
Isabelle Lévesque
Christian Monginot

Samedi  27 janvier de 14h à 16h – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

 

       

Notices biographiques

Max Alhau, est né en 1936 à Paris. Poète, a publié une trentaine de recueils, parmi les plus récents : Si loin qu’on aille ( L’Herbe qui tremble, 2016, Prix François Coppée de l’Académie Française ), Le Temps au crible ( L’Herbe qui tremble, 2014, Prix Aliénor ), Aperçus, Lieux, Traces ( éditions Henry, 2012 ), à la nuit montante (Voix d’encre, 2002), Proximité des lointains (L’Arbre à paroles, 2006, Prix Charles Vildrac de la S.G.D.L.), D’asile en exil (Voix d’encre, 2007, Prix Georges Perros), Du bleu dans la mémoire (Voix d’encre, 2010).
Il collabore à différentes revues : Diérèse, Europe, Texture. Il est membre de l’Académie Mallarmé.
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Isabelle Lévesque est née et vit en Normandie. Elle a publié en 2011 Or et le jour (Anthologie Triages, Tarabuste), Ultime Amer (Rafael de Surtis), Terre! (éd. de l’Atlantique), Trop l’hiver (Encres vives). Elle a fait paraître en 2012 : Ossature du silence (Les Deux-Siciles), en 2013 : Un peu de ciel ou de matin (Les Deux-Siciles), Va-tout (Éd. des Vanneaux) et en 2014 Ravin des nuits que tout bouscule (Éd. Henry).
En 2013 également un livre d’artiste en français et en italien : Neve / Neige, photographies de Raffaele Bonuomo, traduction de Marco Rota (Edizioni Quaderni di Orfeo). En 2015 : Le tue braccia saranno / Tes bras seront (poèmes traduits en italien par Marco Rota – Edizioni Il ragazzo innocuo, coll. Scripsit Sculpsit). 
Elle écrit des articles pour plusieurs revues : La Nouvelle Quinzaine Littéraire en particulier, mais aussi Europe, Terres de Femmes Diérèse Recours au poème, Terre à ciel …
Isabelle Lévesquepoète, aime collaborer avec des peintres : Jean-Gilles Badaire, Christian Gardair, Colette Deblé, Gaetano Persechini.
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Christian Monginot est né en 1947, sa famille paternelle est champenoise, sa famille maternelle, venue de Pula, en Croatie, est d’origine italienne. Les fortes impressions de sa petite enfance, immergée dans l’atmosphère et la langue de cette famille maternelle italienne, transparaissent dans les choix, le contenu, les couleurs et la musique même de sa poésie.
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Les éditons L’herbe qui tremble sont nées en 2008. 
Si Victor Hugo dans le paisible paysage de la vallée de Bièvre écoute et voit « L’herbe qui tremble et qui reluit », L’herbe qui tremble est aussi le titre d’un livre de Paul Willems. La maison fait la part belle à la poésie belge depuis sa création, ce qui ne l’empêche nullement de s’ouvrir à d’autres horizons.
La maison d’éditions prend le parti de la discrétion. Herbe fragile entre deux pavés, certains s’arrêteront pour la saluer tandis que d’autres passeront leur chemin. Nous œuvrons paisiblement à son enracinement dans le paysage éditorial francophone. 

 Jean Seban

P R O J E C T I O N

L’invention de l’année 2019
premier volet de la trilogie sur le temps et le hasard 

Scénario inspiré par Charles Péguy
(1 h 33 min, 2018)

en présence du réalisateur

Dimanche 21 janvier à 15 heures – entrée libre
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

Halle Saint Pierre – à l’auditorium

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Olga Caldas et Pascal Hecker, un dialogue avec Jean Seban.

 


L’invention de l’année 2019, un film de Jean Seban (2018).

L’invention de L’année 2018 extrait d’octobre.

Notes sur le film par Anne Schneider et Isidore Gracián.

« Le film ne cache rien, le titre de l’œuvre nous dit tout, il nous dit ce que nous ne devons pas refuser d’entendre : non pas représentation, mais Invention…  Le monde n’est plus ici un spectacle que l’art confierait à notre regard indiscret, regard sur le monde mais protégé de ses anfractuosités, immunisé contre son écoulement sans répit, contre son souffle qui ne laisse rien indemne. Dans le film L’Invention de L’Année 2018 le monde… 
suite des textes, ici 

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Marc Décimo

C O N F E R E N C E /  S I G N A T U R E
de
Marc Décimo
 autour de la présentation de ses deux derniers livres, lesquels traitent des
relations
entre art, littérature et folie

Et il y aura une surprise !

1- Des fous et des hommes avant l’art brut
 – suivi de Marcel Réja : L’Art chez les fous
Le dessin, la prose, la poésie – 1907 (édition critique et augmentée) 


2- Le texte à l’épreuve de la folie et de la littérature
avec Tanka G. Tremblay

3- Coloquintessence

Samedi  27 janvier de 16h00 à 17h30 – entrée libre

Halle Saint Pierre – à auditorium
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

  
Coloquintessence

1. Des fous et des hommes avant l’art brut – suivi de Marcel Réja : L’Art chez les fous – Le dessin, la prose, la poésie – 1907 (édition critique et augmentée) 

Un essai introductif sur les pratiques artistiques dans les conditions de l’asile, depuis la Belle époque jusqu’à la théorisation de l’art brut. Autour de la réédition critique et augmentée de la célèbre étude de l’aliéniste français du début du XXe siècle, Marcel Réja, et du « Musée de la folie » inventé par Auguste Marie.
+ d’infos ici

2. Le texte à l’épreuve de la folie et de la littérature (avec Tanka G. Tremblay)

Une somme consacrée aux liens étroits entre littérature et folie, du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours. Où commence et finit la Littérature ? Où commence et finit la folie ? De l’histoire de ces limites traitent depuis le XVIIIe siècle jusqu’à nos jours littérateurs, notamment – autour de la question des « fous littéraires » – Disraeli, Philarète Chasles, Gabriel Peignot, Nodier, Breton, Queneau, médecins, etc. Que faire des Gleïzès (l’inventeur du végétarisme), des farfadets de Berbiguier de Terre-Neuve du Thym, de Jules Allix atteint d’escargotomanie, de la philanthropophagie de Paulin Gagne, de Jean-Pierre Brisset atteint de grenouillomanie, du marquis de Camarasa et de ses brouettes, de Perreaux (l’inventeur de la moto), de Normand Lamour et de tant d’autres?
+ d’infos ici

3. Coloquintessence

Livre d’artiste qui évoque en raccourci l’histoire de l’art à partir de coloquintes, cette cucurbitacée qui fait naturellement l’apologie d’Ubu roi.

Notices biographiques

Professeur d’histoire de l’art contemporain à Paris-X Nanterre, Régent du Collège de ‘Pataphysique (chaire d’Amôriographie littéraire, ethnographique et architecturale), Marc Décimo est linguiste, sémioticien et historien d’art. Il a publié un vingtaine de livres et de nombreux articles sur la sémiolologie du fantastique, sur les fous littéraires (Jean-Pierre Brisset – dont il a édité l’œuvre complète aux Presses du réel –, Paul Tisseyre Ananké) et sur l’art brut, sur Marcel Duchamp (La bibliothèque de Marcel Duchamp, peut-êtreMarcel Duchamp mis à nuLe Duchamp facile, les mémoires de Lydie Fischer Sarazin-Levassor, Marcel Duchamp et l’érotisme) et sur l’histoire et l’épistémologie de la linguistique.

Tanka G. Tremblay est professeur au collège Jean-de-Brébeuf de Montréal, associé à l’O. Québécois de ‘Pataphysique.