Histoire et dessin

[RENCONTRE / FILM]

La Halle Saint Pierre et le Centre Joë Bousquet et son Temps
vous invitent à la rencontre

La mémoire dessinée
Dessins des survivants de Hiroshima et de Nagasaki


Dessin de Yamada Sumako,  © Hiroshima Peace Memorial Museum

Projection du film
Blessures atomiques
de Marc Petitjean
Documentaire  –  52 minutes  –  France 2006

Samedi 2 février 2019 à 15 heures – entrée libre

Coordination  : René Piniès,
Directeur du Centre Joë Bousquet


avec la participation de :

Bernard Esmein, Michael Lucken, Sylviane Pagès,
Marc Petitjean

 

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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Notices biographiques :

Joë Bousquet (1897-1950).
Poète surréaliste et figure emblématique de la première moitié du XXe siècle. Blessé par une balle allemande en mai 1918, le jeune lieutenant Bousquet, paralysé, ne devait pratiquement plus quitter sa chambre. Alors, à son chevet, s’est pressé tout ce que le XXe siècle comptait de créateurs : de Paul Valéry à Max Ernst, de Magritte à Louis Aragon, en passant par André Gide, Dali, Tanguy, et Simone Weil…

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Michael LUCKEN
Professeur des Universités, directeur du Centre d’Etudes Japonaises de l’INALCO

Son intervention à la Halle Saint Pierre portera sur :

Histoire et dessin
Les dessins réalisés à Hiroshima (et dans une moindre mesure à Nagasaki) par les survivants des bombardements atomiques de 1945 ont une originalité propre. Mais ils s’inscrivent aussi dans une histoire du dessin éducatif et thérapeutique. L’objectif de cette présentation est de retracer l’histoire de ce type d’expériences au Japon, depuis les premières tentatives de Yamamoto Kanae dans les années 1910 jusqu’à l’irruption de l’art brut à la fin des années 1960, afin de mieux mesurer ce qui fait la particularité des « images de la bombe ».

Ouvrages publics/ Orientation bibliographique
L’Art du Japon au vingtième siècle : pensée, formes, résistances, Paris, Hermann, 2001

Grenades et amertume : Les Peintres japonais à l’épreuve de la guerre.
1935 1952, Paris, Les Belles Lettres, 2005

1945 – Hiroshima. Les images sources, Paris, Hermann, 2008
Les Japonais et la guerre : 1937 -1952, Paris, Fayard, 2013
Japon, l’Archipel du sens, Paris, Perrin, 2016

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Blessures atomiques, un film de Marc Petitjean
Documentaire  –  52 minutes  –  France 2006
Diffusion – Planète, Histoire (France), RTBF (Belgique) Télé-Québec (Canada) Russia Today (Russie)

+ d’infos cliquez ici

RÉSUMÉ
A 89 ans, le docteur Hida continue de soigner quelques unes des 250.000 personnes qui comme lui ont survécu à la bombe atomique de Hiroshima en août 1945. Le film retrace le parcours de cet homme charismatique et engagé.

Il pense que les Américains ont largué les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki pour servir – entre autre – de test scientifique sur la population. A l’aide d’images d’archives peu connues nous découvrons le fonctionnement d’ABCC, le laboratoire mis en place dès 1946 sur les lieux du drame par les scientifiques américains pour examiner systématiquement les survivants.

Le film démontre comment à partir des études faites sur les survivants de Hiroshima, le terrible danger des radiations a été minimisé par les administrations américaines dans les années 50-70 pour pouvoir développer le nucléaire civil et militaire en toute liberté et cela en dehors de toute préoccupation de santé publique.

« Blessures atomiques » nous alerte sur les enseignements qu’il reste à tirer du nucléaire, 60 ans après Hiroshima et 20 ans après Tchernobyl.

Marc Petitjean
Cinéaste, auteur et photographe, Marc Petitjean a réalisé ces dernières années plusieurs films sur le Japon, où il met en lumière des individus singuliers confrontés à des réalités sociales, économiques, politiques ou artistiques : « Blessures Atomiques », « Tokyo Freeters », « Trésor vivant »,  «De Hiroshima à Fukushima, le combat du Dr Hida » et plus récemment « Mer de Chine, la guerre des archipels ».

FESTIVALS
Hiroshima Peace Film Festival.
CineEco – Portugal – Prix de la jeunesse –
Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal 2006.
Documentary Fortnight 2007 -Musée d’Art Moderne de New-York (MoMA)
Festival International du film d’environnement – Paris 2007
Festival Resistances-Foix 2009.

« Éclairage bienvenu sur un sujet méconnu, portrait touchant d’un homme exceptionnel. »                                     

TELERAMA

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Bernard Esmein
Commissaire scientifique de l’exposition « Hibakusha, dessins des survivants d’Hiroshima et Nagasaki », auteur de plusieurs publications concernant ce sujet, a vécu une bonne partie de son enfance et de son adolescence au Japon. Professeur agrégé à la retraite, et docteur en philosophie, il a travaillé également comme attaché de coopération pour les services culturels des Affaires étrangères, et la coopération Européenne de la recherche français.

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Sylviane Pagès

En lien avec l’exposition dessins des survivants d’Hiroshima et de Nagasaki, Sylviane Pagès fera une présentation du butô, permettant de situer ce courant artistique né dans le Japon de l’après-guerre. L’histoire de cette danse, et de sa réception en France, nous éclairent sur l’histoire et la mémoire de Hiroshima. Elle permet d’aborder la question de la mémoire silencieuse de Hiroshima, et d’éclairer la manière dont le butô a permis, au prix de nombreux malentendus, de rendre visible cette mémoire douloureuse et complexe dans la France de la fin des années 1970.
Parmi les influences marquantes du butô, sera également évoqué le lien entre le butô et la poésie. Hijikata, le fondateur du butô, avait aussi une activité d’écriture, que les spécialistes japonais rapprochent du surréalisme. Dans ses processus de création chorégraphique, Hijikata s’est inspiré d’auteurs tels qu’Artaud, Bataille, Lautréamont… Cette évocation sera accompagnée de propositions dansées, illustrant ainsi le rapport étroit entre geste et poésie.
La question de l’immobilité, centrale et passionnante en butô, trouve aussi un écho dans la danse de Laurence Pagès. Dans l’apparente l’immobilité ou dans la lenteur, se révèlent intensité et créativité, mouvement de l’imaginaire et de la sensation. Réflexion et propositions dansées seront ainsi sans cesse en dialogue.
Enfin, sera évoqué un parallèle avec le flamenco. Dans ces deux formes de danse, l’état que vise le danseur – le duende en flamenco ou l’état butô – bien qu’avec des modalités et des chemins corporels différents, est une même recherche, d’être habité, voire « possédé » dans sa danse. 


Sylviane Pagès est maître de conférences au département Danse de l’Université Paris 8 depuis 2010 et actuellement responsable du Master Danse. Ses recherches portent sur le butô et sur l’histoire de la danse en France au XXe siècle, selon une approche mêlant histoire culturelle et esthétique. Elle a publié en 2015, aux éditions du Centre national de la danse, l’ouvrage issu de sa thèse, La réception du butô en France, malentendus et fascination, traduit en japonais aux presses universitaires de Keio en 2017. Elle a codirigé avec Isabelle Launay l’ouvrage collectif Mémoires et histoire en danse (Mobiles n°2, L’Harmattan, Arts 8, 2010), avec Isabelle Launay, Mélanie Papin et Guillaume Sintès, Danser en 1968, perspectives internationales (Deuxième époque, à paraître). Elle a fait partie du comité de rédaction des revues Funambule, Repères, cahier de danse et Recherches en danse (www.danse.revues.org).

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Coordinateur de la Rencontre : René Piniès

Directeur du Centre Joë Bousquet, il assure depuis sa création la programmation du Centre : entretiens et rencontres, la politique éditoriale, le commissariat des expositions temporaires et de l’exposition permanente Joë Bousquet et son Temps.

Co-commissaire de l’exposition : « Hibakusha, dessins des survivants d’Hiroshima et de Nagasaki »

+ d’infos cliquez ici

 

A perdita d’Occhio

FILM & ATELIER

Dimanche 27 janvier 2019 à 15 heures – entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89


PROJECTION
« A perdita d’Occhio »
film documentaire réalisé par
Morena CAMPANI

ATELIER
animé par Mieko Matsumoto, Morena Campan, Loriot Catherine

La rencontre atelier se déroule à partir des thèmes abordés dans le film
en considérant les trois niveaux de préoccupation :
soi-soi, soi-l’autre (soi-les autres), soi-le monde.
En 4 parties :
Présentation du film : 10 mn
Projection du film : 69 mn
pause : 15 mn
Atelier par groupe de 8 à 12 participants : 1h30

RÉSUMÉ DU FILM

C’est l’histoire de la rencontre à Paris entre deux femmes, l’une venue du Japon il y a 50 ans et l’autre arrivée d’Italie il y a 10 ans. Elles éprouvent le besoin de se réconcilier avec leur culture d’origine en cherchant les causes de leur départ. Par un va-et-vient entre l’Occident et l’Extrême-Orient dévoilant ressemblances et dissemblances, les vécus des deux femmes s’entremêlent sur le fil rouge de « Aïda », l’espace des possibles.

Pour approfondir la relation interculturelle, notre démarche a consisté à rencontrer des chercheurs, des artistes, des philosophes, qui ont théorisé, intégré, réfléchi sur différents sujets :

Quand on se rencontre il y a forcément un espace entre les deux personnes qui devient l’espace commun, un espace qui ne peut pas se faire tout seul. C’est Aïda, un espace qui change selon les personnes et selon l’interlocuteur, par rapport à nous-même et à nos changements…

KIMURA Bin

Je pense qu’il est urgent qu’ « Aïda » soit découvert en Occident, que nous apprenions à l’habiter, et permettions ainsi l’émergence créative du vivant. 

Hélène Trocmé-Fabre

Et à intérioriser des notions telles que :

Ma culture est la logique selon laquelle j’ordonne le monde. Et cette logique, je l’ai apprise dès ma naissance… Je la trouve naturelle donc invisible. 

Raymonde CARROLL

Aller dans le centre, c’est rencontrer la « vérité » sociale, c’est participer à la plénitude superbe de la « réalité ». La ville dont je parle (Tokyo) présente ce paradoxe précieux : elle possède bien un centre, mais ce centre est vide. Toute la ville tourne autour d’un lieu à la fois interdit et indifférent, demeure masquée sous la verdure, défendue par des fossés d’eau, habitée par un empereur qu’on ne voit jamais, c’est à-dire, à la lettre, par on ne sait qui. 

Rolland BARTHES


Dans ce film, nous avons exploré les thèmes :

– Espace-temps, l’entre (AIDA),
– Orient – Occident,
– Féminin – Masculin,
– Forme et Fond,
– La perception de la honte par rapport au handicap, par rapport à la diversité
– Acceptation de l’autre, l’unicité et la singularité de l’être (chacun a son récit),
– Refus de sa propre culture,
– Immigration (être étranger),
– La vie et la mort, etc.

Nous mettrons en place un questionnement :

– Qu’est-ce qu’être étranger ? Y a-t-il un étranger dans ma famille ?
– Qu’est-ce que la culture ? Ce que j’aime dans ma culture, Ce que j’aime dans ma
culture d’origine, Ce que je n’aime pas dans la culture où je vis, Ce que j’aime
dans la culture de l’autre…
– Les faits qui me tracassent, qui me choquent, qui me déroutent, qui me laissent
dans l’incompréhension dans le pays où je vis…
– Comment créer les liens ?

L’atelier a pour objectif de découvrir ensemble les valeurs telles que :
Tronc commun primordial du vivant, liberté intérieure pour vivre mieux, sens de la
culture, unicité de l’être, espace des possibles de chacun…

NOTE DE L’AUTEUR

« Aïda » en japonais, signifie « entre », un écart, marquant la contiguïté et la distinction entre deux choses / personnes, ou encore entre deux événements. Il est non seulement un espace, mais surtout une expérience, physique et mentale. Aïda est un vide, un espace de suspension, à partir de la perception d’une distance et d’une proximité. Entre les deux yeux, ainsi que… entre deux regards.

Aujourd’hui, dans ce monde qui souffre de nos différences, c’est-à-dire de la conséquence de notre diversité, et qui se bat pour conforter les identités plutôt que la singularité de chacun, l’intolérance est devenue l’élément le plus courant. Agir, en faisant l’analyse d’une culture « tierce », une culture « autre», pourrait servir de catalyseur pour prendre conscience de notre culture.
L’innovation de ce projet est de nous donner l’opportunité d’acquérir les valeurs positives du dialogue interculturel, de chercher l’authentique dans l’autre, de s’ouvrir vers de nouvelles formes de langage, de langues, de gestes et de non-verbal ; de s’ouvrir à une dimension qui va au delà des frontières.
La méthodologie basée sur la créativité, renforcerait le partage et la valorisation des cultures, en prenant soin de promouvoir les différentes activités, en les redistribuant dans des emplacements corrects et en encourageant l’expression artistique, la participation, le développement des compétences sociales et civiques.

Au fil de ses expériences Mieko s’aperçoit qu’en passant par sa culture d’origine, son regard vers la culture française s’est différencié : « Je commence à discerner les cultures respectives dans leur diversité. Une pensée a germé en moi : une culture autre, en tant qu’élément tiers, pourrait contribuer à trouver la voie à suivre dans la construction de l’avenir… Elle permettrait, en tant que catalyseur, de comprendre les bienfaits des rapports interculturels, et de prendre conscience du fonctionnement de la culture en général… »

Contact – Association ReEXISTER : reexister@gmail.com
Mieko Matsumoto : Tel. 06 88 68 93 44 – mieko.matsumoto@gmail.com
Morena Campani : Tél. 06 59 95 13 51 – morenacampani@gmail.com

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Le projet est porté par l’Association ReEXISTER

L’association a pour but d’accompagner la conception, la production et l’exploitation de projets multi/inter/transdisciplinaires de résistance. Prendre soin des artistes engagés et de leurs approches sensibles au quotidien, dans des démarches fragiles et incertaines mais authentiques pour qu’ils puissent nous livrer leurs œuvres, au quotidien.

Les événements proposés par l’Association « ReEXISTER » visent à permettre la rencontre ; les débats, tables-rondes, spectacles et formations que l’association organise ont le but de rapprocher les différentes générations, cultures, communautés culturelles et linguistiques. L’Association élabore son identité dans une culture basée sur l’interdisciplinaire et le multiculturel, comme une forme d’expression de notre existence humaine.

ReEXISTER agit aussi dans le domaine de la culture et de l’éducation, impliquée directement dans la participation et la coopération des communautés en particulier des jeunes et des femmes. L’association a une importante expérience dans le domaine culturel, certains aspects étant précieux dans le développement des méthodologies et des outils pédagogiques. En particulier, elle milite pour la société en difficulté et les défavorisés. Les questions sociales abordées sont l’intégration, la cohésion sociale, la citoyenneté…

Remerciements à :
Lucila Viso, Hélène Trocmé-Fabre, Marie-Hélène Metoyer, Catherine Loriot,
Stefka Chincheva.

Références :
Le langage du vivant, Hélène Trocmé-Fabre, 2013, HDiffusion, collection Précursions

DVD « A perdita d’Occhio », Morena Campani :
http://www.harmattantv.com/videos/film-(vod-dvd)-3422-A-PERDITA-D-OCCHIO-A-PERTE DE-VUE-DOCUMENTAIRES.html

PARTENAIRES

Paris occulte

Rencontre

Bertrand Matot
auteur de l’ouvrage
Paris occulte

ALCHIMISTES DE L’OMBRE, SPIRITES INSPIRÉS, MAGES SULFUREUX, TRAQUEURS DE FANTÔMES ET ASTROLOGUES VISIONNAIRES

Editions Parigramme

Dimanche 10 février 2019, à 15 heures (entrée libre)
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

“ Bertrand Matot offre une galerie de portraits piquants, superbement illustrée, de ce long envoûtement parisien.”
– Le Monde des livres

Feuilleter le livre

Si Paris a toujours dialogué avec les forces de l’esprit, c’est au milieu du XIXe siècle que la fascination pour les sciences occultes prend une ampleur inédite. Dans les salons de la bonne société et jusqu’au palais des Tuileries – où Napoléon III tente d’entrer en contact avec son oncle –, on fait danser les tables pour communiquer avec l’au-delà et les fantômes. Tandis que les alchimistes s’enferment dans leurs cabinets, écrivains ésotériques, artistes médiums, photographes spirites, magnétiseurs et féministes spiritualistes se passionnent pour le surnaturel. Parallèlement, des savants émérites auscultent des spectres dans leurs laboratoires et des personnages étranges s’adonnent à des messes noires. De la Grande Guerre à l’Occupation, la vogue occultiste s’enrichit d’un cortège de personnalités extraordinaires mues par un désir de magie et de mysticisme. Les visions des mages continuent de prospérer dans la littérature, l’art, la presse et la politique : astrologues, voyantes, fakirs, devins et oracles deviennent les gourous des temps modernes.

Journaliste de formation, Bertrand Matot a travaillé pour la télévision. Chercheur indépendant et passionné d’histoire, il a publié plusieurs ouvrages, dont La Guerre des cancres, préfacé par Patrick Modiano.

#parcoeur

#parcoeur
septième édition
Samedi 15 décembre de 14h30 à 18h – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Imaginez le dispositif.
Une personne sur scène qui dit son texte appris par cœur.

Devant elle, un « public » composé de ceux qui ont fait le choix d’apprendre un texte et de le partager, mais aussi, puisque la salle est grande, de ceux qui, par timidité ou trac, ou parce qu’ils veulent vivre l’expérience en spectateur, préfèrent rester en retrait.

Tous ces gens se connaissent-ils ? Oui et non.

L’important est que les personnes qui prendront la parole aient toutes fait le choix d’un texte, peu importe le texte, que leur temps de parole ne dépasse pas 5 minutes, pour laisser aux autres la place.

Il ne s’agit pas de lire un texte, vous l’avez compris, mais de l’apprendre, de le faire sien, de le faire mémoire, de le faire cœur, de le faire chair et partage.

Vous pouvez vous contenter de quatre vers, d’un paragraphe si votre mémoire est peu fiable. Peu importe.

Dîtes ces quelques mots I shin den shin, formule issue de la tradition zen : « de mon cœur à ton cœur ».

Nils Tavernier

[ RENCONTRE / DÉDICACE ]

autour du livre de

Nils Tavernier

Le facteur Cheval
Jusqu’au bout du rêve

Editions Flammarion 

Dimanche 13 janvier 2019 à 15 heures
entrée libre

Halle Saint pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Le film sortira en salle le 16 janvier 2019
avec à l’affiche Jacques Gamblin et Laetitia Casta
Bande-annonce Biopic « L’incroyable histoire du Facteur Cheval »


[Feuilleter]

LE LIVRE

En 1879, à Hauterives dans la Drôme, le facteur Cheval effectue chaque jour dix heures de marche pour boucler sa tournée de 32 kilomètres… Pas un instant de repos pour ce fils de paysan qui n’est allé que six ans à l’école. Et pourtant, la maturité venant, il se lance dans l’une des aventures les plus extraordinaires du siècle. Trente-trois années durant, sans aucune connaissance de l’architecture, il va bâtir pour l’amour de sa fille Alice un Palais idéal «vu en songe». Un palais aujourd’hui classé monument historique et visité par le monde entier…

L ‘AUTEUR

Auteur et réalisateur, Nils Tavernier a été bouleversé par la destinée étonnante de ce simple facteur devenu un artiste reconnu.

Sa vie lui a inspiré un film magnifique ainsi que le présent livre, première grande biographie de Ferdinand Cheval nourrie d’archives inédites, notamment de son journal.

LE FILM

Le film sortira en salle le 16 janvier 2019

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Revue K

Les éditions Revue K vous invitent à découvrir
leurs deux dernières publications de la collection L’instant

Beffroi de Radek Fridrich
pastels et lithographies de Pierre Alechinsky
&
Vers où le sommeil de Jan Sojka
encres de Maëlle Labussière

Mise en voix Marion Bonassies, Adèle Godefroy, Théophile Moreau,
Radek Fridrich 
et Jan Sojka.

Dimanche 2 décembre 2018 à partir de 15 heures – entrée libre


Halle Saint Pierre
– à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Les deux ouvrages sont traduits du tchèque par Erika Abrams.

 

Fondée à Paris, en mars 1981, sous l’égide du poète et plasticien Jiri Kolar — figure emblématique de la dissidence artistique tchèque qui entamait alors un exil de près de vingt ans dans la capitale française —, l’association Revue K s’est appliquée, dans son périodique trimestriel, à faire connaître surtout des représentants de la diaspora tchèque et slovaque de l’après-1968. Les cinquante-trois numéros parus à ce jour réunissent ainsi des échantillons de l’œuvre de plus d’une centaine de peintres et de sculpteurs dispersés aux quatre coins du monde. Au-delà d’une simple recension, le propos est d’observer et d’étudier dans la durée l’évolution des sensibilités de ces artistes intégrés aux milieux et aux cultures les plus divers. Depuis 1989, l’association a élargi son horizon éditorial avec des collections de poésie et des livres d’art : portfolios, estampes, catalogues d’exposition, monographies et albums photographiques. Elle organise également des expositions et d’autres événements.

+ d’infos

RENCONTRE / LECTURE
avec
Séverine Jouve
pour son roman
Les chercheurs de lumière
Révolutions minuscules
Préface de François Dominique
L’Harmattan, Collection Amarante
, 2018

Présentation par François Rannou,
écrivain, poète, directeur de la revue Babel Heureuse

Lecture par la comédienne Sarah Jalabert

Impromptu à deux voix
en hommage au poète Jacques Dupin :

Éclaboussures & Jaillissement
« Le Soleil substitué »

Par Séverine Jouve et Dominique Preschez,
organiste, compositeur et écrivain.

Dimanche 20 janvier 2019 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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En trois récits entremêlés dont le trait commun est l’admiration pour l’oeuvre d’un poète, le lecteur rencontrera Marie, écrivain, Suzanne, peintre, Alexandre, musicien : chacun entretient avec l’autre un rapport subtil dont l’unique motif est « l’oeuvre à faire ». Pour chacun des trois artistes dont nous partageons la quête, la lumière n’est pas une métaphore mais une expérience concrète. Une délicate alchimie des lisières s’opère entre le souci de l’oeuvre et la vision qui nous est offerte des lieux traversés : terrasse, bibliothèque dans un parc, forêt…

Notices biographiques

Séverine Jouve est écrivaine, plasticienne, journaliste et conférencière, elle vit à Florence. Elle a publié des essais consacrés à l’esthétique « fin de siècle » : Les Décadents (Plon, 1989) et Obsessions et perversions (Hermann, 1996). Pour son premier roman, Lettres intérieures (Balland, 1992), elle fut lauréate du Prix Villa Médicis hors-les-murs.

 Retrouvez l’interview de l’auteur dans l’émission « Social Club » présentée par Frédéric Taddéï sur Europe 1

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©Olga Caldas


Sarah Jalabert est comédienne, lectrice publique et radiophonique, et auteure. C’est la voix de l’écriture qui l’a entraînée vers la voix parlée. Entendre la voix du texte dans son corps, où sa propre voix vient, ou revient faire ensemble langage.
Elle crée des lectures-spectacles où petit à petit se joint la musique, pour un dialogue toujours en création. Parmi elles, Hugo et ses femmes, avec le comédien Jean-Claude Drouot, (Festival du Romantisme d’Allauch) ; Une chambre à soi, de Virginia Woolf, avec les musiciennes canadiennes de viole de gambe Les Voix Humaines (Festival d’Île-de-France) ; récemment Histoire qui se déchire sur le corps d’une femme, du poète Adonis, (invité d’honneur aux Rencontres poétiques Les Porteurs de Mots, chez Lily-Germ, Hautes-Pyrénées), avec le multi-instrumentiste Alexis Kowalczewski.
Tout dernièrement à la Halle Saint-Pierre, Les anges aiment nos pleurs, de cette rosée avides, (extrait de l’anthologie Célèbre la terre pour l’ange) d’après l’oeuvre de Rainer Maria Rilke, avec l’écrivain Jean-Philippe de Tonnac et la violoncelliste et chanteuse Birgit Yew von Keller.
Auteure, elle publie des nouvelles et deux romans : Toujours autre (2001); Des Tombereaux de Désir (2007); et Celui qui ouvre  (2012) aux éditions de l’Âge d’Homme ; Héloïse (2017) en version numérique et audio, ainsi que Thérèse ou La Nuit de L’Ossuaire (2019) aux éditions en ligne 15k.fr.

Sarah Jalabert donnera également lecture d’un court extrait de sa dernière nouvelle, dont le thème entre en résonance avec Les Chercheurs de Lumière, celui de la vocation, de l’oeuvre inachevée et de l’oeuvre à fairenouvelle parue en janvier aux éditions 15K.fr : Thérèse ou La Nuit de l’Ossuaire. 

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+ d’infos

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François Rannou
poète et essayiste breton né à Nice en 1963.
Il a créé avec le poète Jean-Louis Aven la revue « La Rivière Échappée » (1989-2000) devenue ensuite une collection de poésie aux éditions « Apogée ». Il coordonne également la collection Poésie chez Publie.net.
Il a également traduit des poèmes allemands de Peter Huchel, américains d’Emily Dickinson et catalans de Joan Szlvat-Papasseit, coordonné l’édition du double numéro de la revue « L’Étrangère » sur André du Bouchet en 2007 ainsi que « Littérature de Bretagne », dans la revue « Europe en 2005.
Il a créé en 2017, avec Gwen Catalá, la revue de poésie  » Babel heureuse »

Dernier ouvrage publié : La Pierre à trois Visages, aux éditions Lanskine, 2018.

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Dominique Preschez

Né à Sainte-Adresse, en Normandie, en 1954, Dominique Preschez s’initie à la musique avec Max Pinchard au Havre, et à l’orgue avec l’abbé Roger Chaudeur, à Lisieux, avant de terminer ses études à la Schola Cantorum de Paris, dont il est lauréat.
Les enseignements de Jean Langlais pour l’interprétation et l’improvisation à l’orgue, de Germaine Tailleferre en harmonie et piano, d’Yvonne Desportes en contrepoint et fugue, et de Michel Guiomar en musicologie, l’ont conduit à travailler l’orchestration et la composition avec Henri Sauguet. Son ami Jean-Louis Florentz le conforte dans son chemin vers la composition. Il étudie les esthétiques de ses contemporains compositeurs au travers d’œuvres de Jean Guillou, André Boucourechliev, André Jolivet. Ses préférences vont de Béla Bartók, Charles Ives, Edgar Varèse, à Henri Dutilleux en passant par Pierre Boulez et Didier Lockwood.
À 38 ans, il s’adonne à la composition musicale. Il donne des concerts d’orgue dans toute la France et à l’étranger en tant qu’interprète et improvisateur. Compositeur de plus de cent opus, son catalogue compte des œuvres sacrées, de la musique de chambre, des symphonies, concertos, musiques de scène (La Voix humaine de Jean Cocteau, les Sonnets de Shakespeare), trois musiques de films (Le Gâteau, le Grand Cerf et Un Siècle à Deauville). Plusieurs compositions ont été créées par les solistes et amis :  les sopranis Caroline Casadesus et Isabelle Panel, les pianistes Annette Chapellière, Noël Lee, Raphaël Drouin, Yannaël Quenel, le violoniste Jason Meyer, le trompettiste Thierry Caens, la harpiste Bertile Fournier, le comédien Jean Piat  et Andrée Chedid, le Quintette Monsolo, le Quatuor Via Nova, les Petits Chanteurs de Fourvière entre autres… Il a également écrit des transcriptions intégrales d’œuvres jamais jouées sur orgue comme la 5e Symphonie de Beethoven, le Boléro de Ravel, la Symphonie no 8 dite Inachevée de Franz Schubert.
Aujourd’hui, il enseigne la composition et l’improvisation au Conservatoire International de Musique de Paris. Il est titulaire de l’orgue de Deauville.
Outre une discographie importante, au printemps 2009 est paru un double DVD de son récital au grand orgue de saint Eustache, intitulé Beklemnt.

Dominique Preschez est aussi l’auteur d’une œuvre littéraire. Titulaire d’une maîtrise de Lettres classiques à l’Université Paris VIII-Vincennes, cette oeuvre va du poème au roman, de l’essai au théâtre, publiée, entre autres, par Seghers, Fata Morgana, Complexe. Son dernier livre Le Trille du diable est paru aux éditions Tinbad en 2018. Cet artiste pluridisciplinaire, atypique, aime partager des esthétiques contradictoires et défendre les vertus du métissage culturel. Il a obtenu le prix Pierre-Jean Jouve en 1984 pour l’ensemble de son œuvre. Il est Chevalier de l’ordre des Arts et Lettres.

Richard Millet a écrit : « Dominique Preschez a d’abord été écrivain. Héritée de Ives, Bartok, Hindemith, Milhaud, sa musique est habitée par la littérature, non seulement parce qu’elle donne voix à des textes littéraires, mais parce que la littérature n’a pour lui rien d’un prétexte.
C’est, bien au contraire, une manière de conjuguer deux visions du monde pour les porter à ce point où la signification est transfigurée, débouchant sur la pure célébration, que ce soit dans la pièce pour piano, Le Naufrage du Deutschland, d’après Hopkins, interprétée par le compositeur ; dans Lunapark pour orchestre à cordes (le Nouvel Orchestre de chambre de Rouen), hommage au Pasolini des ragazzi, petits voyous qui peuplent ses films et ses écrits ; dans Passion à visage d’homme, monologue pour voix et orchestre, chanté par la soprano Caroline Casadesus sur des textes d’Harold David qui réinventent la passion christique en un homme contemporain cloué sur un lit d’hôpital. Dans Santa Maria, l’orchestre à cordes suggère avec lyrisme une scène maritime aperçue par le compositeur à Honfleur : musique plus évocatrice que descriptive, et tout à fait heureuse. Avec Passion à visage d’homme, l’œuvre la plus ambitieuse est Quatuor nomade magnifiquement interprétée par le quatuor Via Nova : quatre mouvements qui, pour ce genre si redouté des compositeurs depuis Beethoven, s’inscrivent dans une tradition avec laquelle elle joue, rendant hommage à certains prédécesseurs (notamment Kurtag, Ligeti), et déployant tout un monde intérieur, tour à tour heurté, méditatif, lumineux. »