Pinnacle

RENCONTRE / DÉDICACE
autour du livre
PINNACLE
Le paradis perdu des Rastas
Hélène Lee, co-auteur du livre avec Bill Howell (Jamaïcain résident à New York) 
Editions Afromundi, mai 2018
Dimanche 10 juin 2018 à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée :  01 42 58 72 89

PRÉSENTATION

Le Pinnacle (1940-1957) fut le creuset du mouvement rasta, le lieu où s’élabora la philosophie et le mode de vie qui allaient inspirer le reggae. Pourtant nous ne savons rien de cette expérience unique, véritable état dans l’État jamaïcain colonial, où plusieurs milliers de descendants d’esclaves africains réapprirent la fierté et l’autosuffisance sous la bannière rouge, jaune et verte de Ras Tafari.

NOTICES BIOGRAPHIQUES

Bill ‘Blade’ Howell est le fils de Leonard Percival Howell, le fondateur du Pinnacle. Il est né et a grandi aux côtés de cet homme extraordinaire qui avait parcouru le monde et côtoyé les penseurs noirs de Harlem. Témoin des bons et des mauvais jours, Bill Howell trace un portrait saisissant de son père, et d’une communauté où l’on « reconstruisait à la fois l’individu et la société ». Un monde sans argent, sans police, sans armée, sans impôts, et sans autre loi que le respect de l’autre et l’entraide ; un monde de femmes fortes, de libres-penseurs, d’artisans industrieux, de musiciens créatifs… jusqu’à ce que les autorités coloniales décident de mettre fin à un phénomène qui menaçait leur suprématie. Le village fut finalement incendié et la communauté dispersée, mais trop tard : le message rasta s’était propagé à toute la Jamaïque et deviendrait bientôt, grâce au reggae, un phénomène mondial.

« Le Pinnacle est la preuve que lorsqu’on laisse les gens tranquilles, sans se mêler de leur vie, ils se gouvernent très bien par eux-mêmes. » (B. Howell)

Hélène Lee est journaliste, écrivain et documentariste. Elle est l’auteur de la biographie de L.P. Howell, Le Premier Rasta (Flammarion 1999), et du film éponyme (Kidam, 2011), Prix du Public au Festival du film insulaire de Groix, Coup de cœur de l’Académie Charles Cros, Prix du Meilleur film étranger au Portobello Film Festival. On lui doit également Voir Trench Town et mourir, les années Bob Marley (Flammarion 2004).

+ d’infos

AFROMUNDI – Maison d’édition de Rootsblogreggae
www.afromundi.fr

ROOTSBLOGREGGAE
www.rootsblogreggae.com

Teresa Soto

RENCONTRE POÉTIQUE
Lecture croisée français espagnol, dédicace et verre de l’amitié

· · · · ·  Teresa Soto à Paris  · · · · ·

Nous avons le plaisir de recevoir la poétesse espagnole Teresa Soto
para presentar los dos primeros libros de la colección Oscilantes
éditée par les Éditions Incorpore basée à Blanes en Espagne (Catalogne)
et co-éditée avec L’herbe qui tremble

Chutes / Caídas

traduit par Meritxell Martínez et Bernard Noël
avec une préface de Bernard Noël
et
nœuds / nudos
traducido por Saberi Hudélieau y Deerie Sariols
*
(publiés en bilingues espagnol-français)

Teresa Soto sera accompagnée de ses traducteurs
Meritxell Martínez, Bernard Noël et Deerie Sariols 

Dimanche 3 juin à partir de 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 0 142 58 72 89

 

Nous vous y attendons nombreux, nombreuses !
Lectures, voix et verres levés.
¡Os esperamos!

*

Notices biographiques

TERESA SOTO
Teresa Soto, née à Oviedo en 1982, a obtenu le prix Adonáis de poésie en 2007 pour son premier livre, Un poemario, publié en 2008 par la maison d’édition Rialp. A cet ouvrage ont succédé Erosión en paisaje (Vaso Roto, 2011), Nudos (Arrebato Libros, 2013) et Caídas (incorpore, 2016). Sa poésie a été définie comme « l’expression épurée d’une voix singulière et lisse, qui se tourne vers une origine qu’elle tente de récupérer, et dont le chemin se passe d’afféteries tout comme d’ornements »  (J. L. Clariond). Des inédits de son œuvre figurent dans les anthologies Poesía en Mutación (Alpha Decay, 2010), -A: Mujer, Lenguaje y Poesía (Stendhal Books, 2017) et Trilce (Karima, 2017).

Elle a étudié la philologie arabe et la théorie de la littérature, actuellement elle s’intéresse aux liens qui unissent discours poétique, rhétorique et spacialité. Elle a vécu aux États-Unis, en Italie, en Égypte et au Liban. Elle a traduit de l’arabe et de l’anglais des auteurs tels que Buland al-Haidari, Richard Brautigan et Etel Adnan. Elle termine sa thèse de doctorat sur la poésie morisque à l’université de Salamanque et au Centre supérieur de recherches scientifiques de Madrid.

MERITXELL MARTINEZ
Meritxell Martínez (Barcelone, 1972). Entraînée par l’amour des gens et des livres, elle s’engage dans une oscillation qui la conduit à cette métamorphose textuelle qu’on appelle habituellement traduction. Elle a traduit, entre autres, Georges Bataille, Michel Surya, Bernard Noël, Pascal Quignard, Francy Brethenoux-Seguin et Jean-Noël Vuarnet.

BERNARD NOËL
Bernard Noël (Sainte-Geneviève-sur-Argence, 1930). Sa passion de l’écriture l’engage dans une œuvre qui ne cesse d’explorer de nouveaux domaines : la poésie, la narration, le théâtre, l’histoire, la politique, la peinture… Dans ce va-et-vient des genres, dont se nourrit l’expérience de la langue et du regard, la traduction tient une place importante. La pratique de cette dernière, ancienne et multiple — elle concerne l’anglais, l’italien, l’arabe, l’espagnol, etc. —, débutée dans les années cinquante, s’intensifie dans les années quatre-vingt. En particulier, il organise des séminaires de traduction collective au Centre littéraire de l’abbaye de Royaumont (1983-1990). Par la suite, il n’a jamais interrompu l’appro­fondissement de l’expérience d’une langue autre. Il a reçu le Grand Prix de Poésie de l’Académie française en 2016.

DEERIE SARIOLS
Deerie Sariols (Barcelone, 1964). Docteur en Littérature Générale et Comparée de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 avec une thèse sur les monstres. Elle s’engage dans l’écriture dès son plus jeune âge, alors qu’elle arpentait les rues de Barcelone. Espagnole, catalane, suédoise, française d’adoption, elle a publié des articles et des traductions dans différentes revues et maisons d’édition. Elle travaille à Paris, ville où elle vit depuis 1992, en tant que professeur d’espagnol et de littérature.

 

RENCONTRE / DÉDICACE

Le Gazouillis des éléphants
Premier inventaire des environnements populaires spontanés en France
éditions du Sandre

Un livre de Bruno Montpied

Vendredi  8 juin à 16 heures, entrée libre

Dans le cadre des manifestations du Pari des Librairies.

Halle Saint Pierre – à la librairie
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

La librairie de la Halle Saint-Pierre, spécialisée dans l’art hors-les-normes et en particulier l’art brut, reçoit Bruno Montpied pour son livre « Le gazouillis des éléphants », monographie regroupant plus de trois cents jardins oniriques, fantasmagoriques et inédits à travers la France.

Le Gazouillis des éléphants de Bruno MONTPIED

Tentative d’inventaire général des environnements spontanés et chimériques créés en France par des autodidactes populaires, bruts, naïfs, loufoques, excentriques, brindezingues, ou tout simplement inventifs, passés, présents et en devenir, en plein air ou sous terre (quelquefois en intérieur), pour le plaisir de leurs auteurs et de quelques amateurs de passage.

On publie en France des ouvrages sur la question des autodidactes bâtisseurs et sculpteurs naïfs ou bruts, type Facteur Cheval, Picassiette ou abbé Fouré (les rochers sculptés de Rothéneuf) depuis les années 1960 (depuis les Inspirés et leurs demeures de Gilles Ehrmann, livre préfacé par André Breton). Mais les ouvrages parus sur la question ne traitaient à chaque fois que d’une infime partie du corpus (une quarantaine de sites, grosso modo). Personne n’avait tenté jusqu’à présent un panorama tendant à l’exhaustivité de ce qui s’avère comme un patrimoine populaire méconnu, les environnements mobiliers ou immobiliers créés par des amateurs, absolument non-professionnels en matière de création artistique. C’est chose faite avec ce livre véritablement monumental (950 pages, plus de 1000 photos).

Notice biographique

Bruno Montpied est un écrivain, peintre, cinéaste, chercheur et médiateur de l’art brut et des arts spontanés, né en 1954 à Boulogne-Billancourt.

Ni universitaire ni conservateur de musée, Bruno Montpied mène depuis les années 1980 des recherches sur l’art brut. Collaborateur de nombreuses revues (Raw VisionPlein chantCréation Franche…), il est notamment l’auteur d’Éloge des jardins anarchiques (L’Insomniaque, 2011) et l’animateur du site Le Poignard subtil.
éd. du Sandre

Perrine Le Querrec

RENCONTRE / SPECTACLE
autour du livre de
Perrine Le Querrec
Ruines
Postface de Manuel Anceau
éditions Tinbad, 2017
 *
interprété par la comédienne Viviane Gay et le musicien Luc Müller
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Samedi 23 juin 2018 à 15 heures

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Tarif spectacle : 10€

Nora Berta Unika Ruth
Devenue Unica l’Unique
La secrète et la discrète
Devenue Unica l’Unique
La ficelée et l’échevelée
Devenue Unica l’Unique
Visages, fagot de failles
Devenue Unica l’Unique
Hans et Unica
Devenus Unica l’Unique
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Extrait de la postface de Manuel Anceau :
« Perrine Le Querrec écrit avec les ongles longs de qui laisse pousser au bout de ses doigts cet accent de vérité qu’on voudrait parfois limer, ne pas entendre, mais qu’intraitable, notre écrivain fait si souvent crisser sur ce qui est moins une marge qu’un mur?; et il y a dans sa mise en page, si particulière, un rappel brutal, se faisant au final absolument bouleversant (on ne peut qu’y arriver à ce moment fatal, et on ne peut que ne jamais l’atteindre) de ce qu’est, au sens propre, un saut à la ligne. »

La Quinzaine Littéraire
Approcher Unica Zürn, la nébuleuse formée par Unica Zürn et Hans Bellmer à coups de phrases-ciseaux, de phrases-cordes, sauter au cœur des fêlures d’Unica Zürn, de ses créations littéraires et graphiques gagnées sur la psychose ou avalées par un trou noir, tel est le pari que tente Perrine Le Querrec dans Ruines, livre d’une souveraine beauté. Toutes les ruines sont cristallisées en une écriture nerveuse, électrique, qui se tient au plus près des délitements (psychiques, langagiers, mondains, politiques…), au plus près des abîmes et des gouffres. Cette fiction poétique délivre un chant des ruines : les ruines de la raison dévastée, les ruines de l’Allemagne, de la langue allemande violée par le nazisme, les ruines de la maladie collective sous le IIIe Reich, celles de l’instabilité, de la fragilité mentale qui ronge Unica Zürn.
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Notice biographique

Perrine Le Querrec publie de la poésie, des romans, des pamphlets. Elle écrit par chocs, construit une langue et un regard à la poursuite des mots réticents, des silences résistants.

Ses rencontres avec des artistes et sa fréquentation assidue des archives nourrissent sa propre création littéraire et pluridisciplinaire.

Dernières publications : Ruines, éd. Tinbad ; Les tondues, Z4 éditions ; La ritournelle, éd. Lunatique ; Le Plancher, L’Éveilleur.

 

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Rabah MEHDAOUI

Rabah Mehdaoui est une personnalité bien connue à la Halle Saint Pierre qu’il fréquente depuis de nombreuses années. C’est un passeur de poésie, à la mémoire d’éléphant !

Il connait par cœur des dizaines de textes des grands classiques Benjamin Fondane, Aimé Césaire, Victor Hugo, Yacine Kateb, Charles Baudelaire, Jean Genet …  qu’il partage à sa  manière impromptue, avec les visiteurs et les passants interloqués, puis attentifs et émus.

Il donnera non pas une lecture, il vous parlera !

« Rabah ne déclame pas, il ne dit pas, il nous parle, droit dans les yeux, avec l’urgence de comprendre ces mots dont on saisit soudain tous les sens.
Les rimes sont secondaires, les prouesses littéraires accessoires, ce n’est pas un cours de poésie, ce n’est pas une énième récitation : c’est une transmission, du partage, un don.
Rabah n’est pas seulement fidèle au texte, il l’est au message et les mots de Fondane, Césaire, Hugo, Kateb et Baudelaire deviennent les nôtres.
Pas de colère surjouée, pas de larmes extirpées, l’émotion nait d’un alliage inattendu et subtil : la puissance – presque la violence – de la prose contraste avec la sérénité de celui qui nous parle.
On n’est pas pris à témoin, contraint au spectacle, on est acteur de chaque phrase.
On n’est pas acculé, sermonné, exclu, on est enveloppé d’une affection amicale, Rabah aime les poètes, Rabah aime les gens.
Et c’est à nous qu’il parle. »

Voir la vidéo interview, cliquez sur le lien ci dessous :

Festival Avignon Off 2014 – Rencontre avec Rabah Mehdaoui « Passeur de mots »

Rabah Mehdaoui est une personnalité du festival d’Avignon. Présent depuis de nombreuses années sur l’événement, il incarne des textes classiques au fil des rues de la ville, au détour d’une place. Rencontre avec un « passeur de mot ».

Son portrait ici

Joël Gayraud

RENCONTRE / DEDICACE

Joël Gayraud
La Paupière auriculaire
Éditions Corti

Samedi 12 mai à partir de 12 heures 30 – entrée libre

Halle Saint Pierre – à la librairie
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

LE LIVRE

Harcelé par le brouillage et la cacophonie médiatiques, l’homme contemporain est menacé de surdité mentale et émotionnelle. Il a le plus grand besoin d’interposer une paupière protectrice entre son oreille et le déluge d’informations qui l’assaille. C’est seulement ainsi qu’il pourra filtrer ce qui a du sens et mérite d’être pensé. Pratiquant cette écoute sélective, l’auteur interroge, sous forme de fragments allant de l’aphorisme au petit essai, tout ce qui, au fil des jours, sollicite sa vigilance ou sa rêverie : entre autres thèmes sont abordés ici le sens du mythe, la projection utopique, les passions de l’amour, notre rapport à l’animal et à la nature, le statut de l’objet, du langage et du livre, l’expression artistique, de Corot au Street art, de Kafka à Rimbaud, non sans quelques excursus philologiques et philosophiques du côté de Spinoza, Leopardi et Levinas. Une dérive ironique et critique qui cible les impostures toujours plus nombreuses sur le marché et exalte les occasions d’émerveillement qui se dévoilent dans les interstices d’une vie menée sous le signe de la poésie.

 

L’AUTEUR

Joël Gayraud.

Né en 1953 à Paris.
Essayiste (La Peau de l’ombre, Éditions Corti, 2004), poète (Clairière du rêve, Passage public, Ocelles), traducteur (Ovide, Érasme, Machiavel, Straparole, Leopardi, Pavese, Agamben). Publie des articles critiques et des textes poétiques dans de nombreuses revues françaises ou étrangères (Europe, Critique, L’Œuf sauvage, L’Or aux treize îles, Nomades, Analogon, Phosphor, A Phala etc.).

 

Extraits de presse

« Joël Gayraud cisèle aphorismes et réflexions variées comme autant de filtres contre le boucan extérieur »
(Frédéric Pagès, Le Canard enchaîné, 3 janvier 2018).

« Ce remarquable livre est l’héritier d’une noble tradition de fragments poético-philosophiques, qui va des moralistes du Grand Siècle jusqu’aux Minima Moralia de Theodor W. Adorno,  en passant par Novalis et Leopardi.  Joël Gayraud est quelqu’un dont l’idéal est de  “rêver au fil des jours,  aimer au fil de la nuit, écrire au fil de l’épée et vivre au fil du rasoir” […] Les aphorismes et fragments ici rassemblés […] constituent une dérive – au sens situationniste et surréaliste du mot – ironique et critique qui cible les impostures modernes sans renoncer à la quête du merveilleux.  »
(Michael Löwy, Blog Médiapart, 5 février 2018).

« Ces sujets s’entrelacent à des réflexions sur l’oubli, la représentation graphique de l’infini, le style de Céline. S’y mêlent aussi des appels à la “contamination généralisée des âmes” face à “l’hygiène mentale” et même des mises en garde : “La barbarie ne s’annonce pas toujours sous une forme barbare. Elle peut n’apparaître d’abord que comme une régression mineure de la civilisation.” Un roboratif bonheur de penser, tant, pour Joël Gayraud, la poursuite de la vérité et de la volupté sont inséparables »
(Richard Blin, Le Matricule des anges, n°191 mars 2018).

 

HEY

RENCONTRE / DÉDICACE

HEY !
REVIENT À LA HALLE SAINT PIERRE

HEY! Modern Art & Pop Culture fête sa nouvelle formule
DELUXE #1

SAMEDI 7 AVRIL de 16H30  à 17H30 – entrée libre

À l’occasion de la nouvelle formule de la revue d’art HEY! modern art & pop culture, Laurent Martin et Pascal Ory (historiens spécialistes de la culture contemporaine) seront aux côtés de Anne & Julien, commissaires d’exposition et fondateurs de la revue d’art HEY! modern art & pop culture. Ensemble, ils commenteront l’action de HEY!, et son impact.

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NOTICES BIOGRAPHIQUES

Pascal Ory
Pascal Ory est professeur émérite à la Sorbonne-Paris 1. Ses travaux portent sur l’histoire culturelle et sur l’histoire politique des sociétés modernes. Il enseigne également à l’INA. Il est aussi critique de bande dessinée et Régent du Collège de ‘Pataphysique.

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Laurent Martin
Professeur d’histoire à l’université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle, ses travaux portent sur l’histoire culturelle contemporaine en Occident.
Dernier ouvrage paru : Les Censures dans le monde, XIX-XXIe siècles, Presses universitaires de Rennes, 2016.

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Anne & Julien
Co-fondateurs de la revue d’art internationale HEY! modern art & pop culture, auteurs, commissaires d’exposition indépendants (expositions HEY!,“Tatoueurs, Tatoués”) ou encore auteurs / performeurs / metteurs en scène au sein de leur troupe HEY! La Cie, ils œuvrent dans le milieu de l’art et les sphères musicales depuis 1986, analysant et transmettant les subcultures qui les passionnent. Anne De HEY! dirige la conception éditoriale et les textes des catalogues d’expositions. Julien De HEY! est « Djubaka », programmateur musical sur l’antenne de France Inter depuis 2000, en charge d’une quinzaine d’émissions quotidiennes et hebdomadaires.

+ d’infos sur HEY

Remo Guidieri

Rencontre avec Remo Guidieri
pour la publication de son livre
Intérieur avec ruines
aux Éditions Carnets-Livres

Samedi 7 avril 2018 de 14h15 à 15h30 – entrée libre

Halle saint Pierre – à l’auditorium


Photographie : D. Besace

LE LIVRE

Intérieur avec ruines de Remo Guidieri

L’ouvrage rassemble six essais composés entre 1979 et 2015 :
Après Bougainville
Le primitivisme aujourd’hui
Post-scriptum
Paganismes
L’adieu aux armes
De petites illusions

Ce sont des réflexions sur notre manière d’observer et d’évaluer le monde présent, à penser l’altérité sans y déverser ces besoins qui la neutralisent et l’aplatissent. Une réflexion sur notre propension à établir des barrières qui dénaturent toute innocence, tout regard enthousiaste sur la différence, qui repoussent vers un passé effacé et altéré l’origine du sens, celui même qui nous fait Modernes. Une réflexion précise qui établit un réseau de pensées, entre le passé et le présent, l’oubli et le mensonge, l’invisible et le caché, dans le but de rester en éveil, de solliciter la critique aux fausses évidences, à garder une indépendance d’esprit qui ne se laisse pas bercer par les séductions du monde actuel.

Ce ne sont pas seulement des témoignages d’indépendance de jugement. Par leur écriture et leur liberté, leur volonté de décrypter les « écho-systèmes », ce sont aussi des compagnons de vie.

Extraits 1
Les choses du musée sont aussi des marchandises. En quoi elle le sont aussi c’est toute la question. Et si elles le sont c’est contradictoirement, car elles ne circulent plus ou circulent autrement, et surtout par des « prêts » parasités par les « assurances » dont le coût  pèse d’un poids exorbitant sur le budget général de toute exposition.

Le grand mystère de l’accumulation muséale : on s’arrête à la surface des choses accumulées qui recouvre le grouillement des interrogations sur les raisons de ce cumul, comme sur son utilité ( « éducative » ), ce qui revient presque au même. Mais leur symbologie et leur efficacité se veulent post-utilitaires, ce qui ajoute à la mystification la banalisation des choses.

Extrait 2
Je soutiens que si le paganisme connaît les interdits et les transgressions, il ne connaît pas la culpabilité. Elle apparaît avec l’Alliance. Dans le paganisme occidental c’est le tragique et non la culpabilité qui « donne le sens ». La seule « rédemption » qu’il proposait était le sacrifice, mimesis du crime. L’épilogue du tragique donne rendez-vous avec un autre recommencement. Cycle répétitif qui ne se brise pas. On peut se demander quand serait possible dans ces circonstances la « purification » proposée par Aristote à travers la scène, ou si au contraire nous sommes dans le dépassement de la Faute, puisque l’Esprit doit évoluer et devenir Progrès, « s’émanciper ». Le progrès en gagnant gagnerait aussi sur la Faute.

Extrait  3
Ce qu’on peut apprendre des cultures d’Océanie ( pour se limiter à celles que je connais le mieux ), peut se résumer ainsi : l’Interdit n’est pas le Sacré.  L’interdit est un nom ( celui de l’entité ancestrale ), ou un surnom ( ainsi le « Tout Puissant », ou « Lui » ) et un adjectif caractérisant son, ses, effet[s]. Il désigne une entité et nomme, pour celle-ci et pour une autre qui est différente de lui ( avec laquelle il constitue une sorte d’ontologie complémentaire ), en l’occurrence la femme, l’évitement à respecter. La relation d’implication se change en homonymie entre la substance et la règle, l’essence et l’action.

Extrait 4
La concentration de la vitesse, de l’ubiquité, et de l’uniformisation, produit des effets déjà aperçus par les artistes des avant-gardes du siècle dernier : spectralité, irréalité, prostitution et marchandisation — une seule et même chose — sans limites.

Promiscuité, prosaïsme, erreur spirite, dynamique de la dette, usure planétaire, anxiété boulimique, mimésis devenue plagiat, et gaspillages qu’aucune « part maudite » à neutraliser ne peut plus justifier.

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NOTICE BIOGRAPHIQUE

Remo Guidieri, professeur d’anthropologie et d’esthétique à l’Université Paris Ouest Nanterre – La Défense ( de 1970 à 2007 ) et Permanent Visiting Professor, depuis 1986, à la Cooper Union School of Architecture, New York.

Venu de Turin pour étudier l’anthropologie, Remo Guidieri fut élève de Claude Lévi-Strauss au sein du laboratoire d’anthropologie sociale du Collège de France alors nouvellement créé. Rapidement, il se détourna du structuralisme de son maître pour poursuivre son approche de l’altérité humaine qui devait le conduire dans les îles Salomon, à Mailaita chez les Fataleka.

Il se verra confier aux éditions du Seuil la collection « Recherches anthropologiques », une collection qui permettra de faire connaître au public français des penseurs phares de l’anthropologie comme Gregory Bateson (Vers une écologie de l’esprit ; La nature et la pensée), Arthur Maurice Hocart (Rois et courtisans), Rodney Needham (La parenté en question), Bronislaw Malinowski (Journal d’ethnographe) ou encore Miguel León Portilla (La pensée aztèque).

Remo Guidieri sera aussi le premier anthropologue en France à s’interroger en profondeur sur l’esthétique des populations non occidentales. Il inaugura ainsi, au sein du département d’ethnologie et de sociologie comparative de l’Université Paris Ouest Nanterre – La Défense, un enseignement régulier sur l’étude des formes non occidentales qui donnera lieu à la création d’un certificat « d’anthropologie esthétique », repris à la Cooper Union (New York).

Auteur prolifique, publiant aussi en Italie, en Espagne ou aux États-Unis, il confie depuis plusieurs années ses nouveaux livres à l’éditeur Daniel Besace des éditions Carnets-Livres : Trois essais sur les pièges et les outils (2007), Miroir du Vestibule(2009), Après Bougainville (2010), Géométrie sauvage (2012), La mort avant, après (Carnets-Livres, 2015).

(extrait du site de la BnF)

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Les éditions Carnets Livres
ont été créées en 2005 par Daniel Besace & Francine Chatelain.

Notre désir est de publier de beaux livres fabriqués à la main,

édités à peu d’exemplaires et diffusés par des libraires amis.

Chaque livre est imprimé, façonné et relié par nos soins,
il faut compter à peu près 1 heure par livre.

Nous fabriquons environs 100 livres par mois.
Nous diffusons et fabriquons donc lentement.

livres fabriqués
chez nous
petite imprimante
temps extensible
pas trop pressé
limiter le nombre

tous sont imparfaits

avec souvent le choix de ne pas fignoler
le plaisir de l’infini
un peu de pressionet des exigences
chaque matin se lever et fabriquer quelques livres
qui seront diffusés par nos soins
vendus ou offerts
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Dominique Baur

EXPOSITION

Dominique Baur
AnimOSmen
sculptures
Exposition du 2 au 31 mars 2018
Halle Saint Pierre – à la librairie

Je trouve aujourd’hui avec mes « onimosmen » l’aboutissement de 40 années à transformer ce qui me passe à portée de mains et parfois tombe … sous la dent.
+ d’infos

LECTURE / PROJECTION

Le grand poème par Werner Lambersy
Livre d’artiste
Texte Wener Lambersy & sérigraphies Dominique Baur

Collodion éditeur, mars 2018

Samedi 31 mars 2018 à 15 heures, entrée libre
Halle Saint Pierre – à la librairie et auditorium

Exposition Dominique Baur, AnimOSmen à la libraire de la Halle Saint Pierre

Sérigraphies de Dominique Baur pour Le grand poème de Wener Lambersy

Dominique Baur par Wener Lambersy

Effets du facteur éolien de l’art sur l’érosion des choses

Werner Lambersy
Auteur de près de soixante-dix ouvrages, surtout des recueils de poésie, mais également des essais et pièces de théâtre, il est considéré comme une voix majeure de la littérature francophone.
Diverses collaborations et livres d’artistes.

Il a reçu de très nombreux prix, dont le prix Mallarmé, le prix Théophile-Gautier, le prix Maïse Ploquin-Caunx et le prix international de poésie francophone Yvan-Goll.
Chevalier Arts et Lettres en 2000.

Né à Anvers, le 16 novembre 1941, vit à Paris depuis 1982.

Dominique Baur
Artiste protéiforme qui explore tant la peinture que la céramique et le récup-art, est aussi l’initiateur de l’association « La Voie ferrée »

Mon travail est fait de pratiques empiriques, d’expériences irrationnelles. Les boues, les déchets et scories autant que les matières nobles, je les mélange pour satisfaire une curiosité cynique. 

Bernard Desportes

RENCONTRE / LECTURE

Bernard DESPORTES
s’entretiendra sur son œuvre
avec Esther Tellermann et Pierre-Yves Soucy
Lectures par Bernard Desportes d’extraits de ses derniers livres

Samedi  3 mars à 15 heures, entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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Bernard Desportes s’entretient avec le peintre et dessinateur Marcel Katuchevski 

NOTICES BIOGRAPHIQUES

Bernard Desportes, a publié une vingtaine de livres (romans, poèmes, essais).
En 1995, il crée la revue Littéraire « Ralentir travaux » qu’il dirige jusqu’en 2000.
En 2006, l’Université de Lille 3 organise un colloque sur son travail, dont les actes sont publiés en 2008, sous le titre « Bernard Desportes autrement » (Artois Presses Université).
En 2007, il est commissaire du Salon international du livre de Tanger.

Poésie et fiction

  • La Vie à l’envi (roman), Maurice Nadeau, 1985.
  • Dans l’herbe cassante (poésie), Chambelland, 1988.
  • Bribes Suds Eclats, suivi de Des errances (poèmes avec six encres de Jean Berthet), La Bartavelle, 1989.
  • Nulle part, l’été (roman), Éditions de l’Aube, 1990.
  • Les Transparents (poésie), La Bartavelle, 1991.
  • Vers les déserts (roman), Maurice Nadeau, 1999.
  • Brèves histoires de ma mère (roman), Fayard, 2003.
  • dansant disparaissant (roman), Fayard, 2004.
  • Une irritation (roman), Fayard, 2008.
  • Tout dire, L’Etrangère, 2008.
  • L’Espace du noir, (dessins de Marcel Katuchevski), Le Livre d’art, 2010.
  • L’Éternité, Al Dante, 2012.
  • Brève histoire de la poésie par temps de barbarie, La Lettre volée 2017
  • Le Cri muet (frontispice de Gilles du Bouchet), Al Manar 2018

Esther Tellermann est poète et psychanalyste.

Pierre-Yves Soucy est poète et éditeur. Il dirige les éditions La Lettre volée et Le Cormier.