Jacques Roman

La Revue de Belles-Lettres &
la Halle Saint Pierre vous invitent à une
lecture/rencontre
avec

Jacques Roman
poète et comédien franco-suisse

dimanche 9 juin à 15h30

présentation par Marion Graf, directrice de la Revue de Belles-Lettres

Halle Saint Pierre – auditorium
(entrée libre)
réservations conseillées: 01 42 58 72 89

Jacques Roman lira son choix parmi les poètes publiés par la RBL :
Paul Celan
, Alejandra Pizarnik, Keith et Rosmarie Waldrop.
Il lira également un texte qui sort en juin aux éditions Isabelle Sauvage,
Le Dit du Raturé/le Dit du lézardé
.

***

Jacques Roman
Né en 1948 en France, Jacques Roman s’installe en Suisse romande au début des années 1970 et foule bientôt les planches des théâtres, de Lausanne à La Chaux-de-Fonds, de Fribourg à Genève. Comédien, metteur en scène, réalisateur, collaborateur et producteur à la Radio Suisse romande, pionnier des lectures publiques, il est aussi l’auteur d’une trentaine d’ouvrages dans des genres divers: prose et recueils poétiques, livres d’artistes, pièces de théâtre et œuvres radiophoniques.

En 2000, il obtient le Prix Edouard Rod pour L’ouvrage de l’insomnie, éd. Paroles d’Aube.
Écriture et scène sont pour lui les deux facettes indissociables d’une démarche qui s’élabore par bribes – «débris», dit-il – depuis 1972, quand il publie le recueil Avant l’heure . Par un travail sur la langue, le son, le rythme, il tente de «rendre compte de l’indicible et de l’inaudible, ce ‘chaos parfait’ d’où vient le monde, où toutes les formes n’ont pas encore surgi», explique-t-il ( Le Courrier du 19 juillet 2010).

La Revue de Belles-Lettres a consacré son dernier numéro à Jacques Roman
(136e année, numéro 2012,2)

Que l’expérience poétique, subrepticement ou violemment, dans le doute et l’insécurité, fasse éclater les formes et les contraintes habituelles de l’écriture pour donner naissance à une parole neuve, ce numéro de La Revue de Belles-Lettres l’illustre de multiples façons : chez Jacques Roman, c’est un vaste chantier d’exploration qui trouve sa cohérence dans la nécessité secrète et vivante de la respiration, de la voix et du rythme [...]

Jacques Roman
Doris Jakubec
Jacques Roman, les minutes du présent
Jacques Roman
Deux lettres D’un secret de voix Rose nuit ou le dire tremblé
Bernard Noël
Ni début Ni fin
Christophe Gallaz
Lire les fleuves, ouvrir les visages
Pascal Poyet
David Antin, l’homme approximatif
David Antin
Noms en danger

 

Bibliographie

  • Le dossier R… ou l’affaire du crochet à viande, éditions Empreintes, 1983
  • Le cri de la fourchette sur une vitre nue, Genève, Eliane Vernay, 1984
  • L’ange dans le couloir, Genève, éditions E. Vernay, 1988
  • Fou qui croit remplir l’adresse, Genève, éditions E. Vernay, 1988
  • Un étranger resté attardé sur la piste, Genève, éditions E. Vernay, 1989
  • L’orchestre intérieur dont Eros est le chef, Genève, éditions E. Vernay, 1993
  • L’ouvrage de l’insomnie, Éd. Paroles D’aube, 1999; rééd. Vevey, éditions de l’Aire, Vevey, 2001
  • Toutes les vertus du désert, Vevey, éditions de l’Aire, Vevey, 2002
  • L’ardeur de l’ombre : poèmes, Vevey, éditions de l’Aire, Vevey, 2004
  • La chair touchée du temps, Genouilleux, éd. La Passe du vent, 2005
  • Je vois loin des yeux, Genève, Labor et Fides, 2005
  • Je ne me souviens pas, Genève, Le Miel de l’Ours, 2005
  • Marie pleine de larmes, Lignes Manifeste, 2006
  • Du monde du chagrin, Montrouge, Éditions Paupières de terre, 2006
  • Je vous salue l’enfant maintenant et à l’heure de notre mort, éditions de l’Aire, Vevey, 2008
  • D’entente avec oui, Montrouge, éditions Paupières de terre, 2008
  • Écrits dans le regard de Hans Bellmer, éditions Notari, 2009
  • L’élan, l’abandon, éditions Samizdat, 2010
  • Tout Bêtement, éd La joie de lire, 2012
  • Le dit du raturé /Le dit du lézardé, éditions Isabelle Sauvage 2012

***

La Revue de Belles-Lettres

Marion Graf

a étudié les lettres (russe, espagnol, français) à Bâle, Lausanne et Voronej. Elle est traductrice littéraire du russe et de l’allemand, ainsi que critique littéraire pour différents médias. Elle collabore à des revues et ouvrages spécialisés. Elle a été membre de la commission de programmation des Journées littéraires de Soleure et elle dirige aujourd’hui la Revue de Belles-Lettres. Elle a reçu de nombreux prix pour ses traductions.

La Revue de Belles-Lettres, l’une des plus anciennes revues littéraires du monde francophone, est aujourd’hui une référence en matière de poésie contemporaine. Ancrée en Suisse, au cœur de la langue française, elle accueille des poètes confirmés et nouveaux, et se veut ouverte à la diversité des voix et des langues. Semestrielle, elle publie des dossiers et des numéros spéciaux qui font date. De plus, elle ouvre souvent ses pages à des artistes et propose des rubriques régulières, des chroniques et des notes de lecture.

 

http://www.larevuedebelleslettres.ch

 

 

Dans la Montagne d’argent

A l’occasion de la parution du roman de
Anne Sibran :
Dans la Montagne d’argent,
(éd. Grasset, 2013)

La Halle Saint Pierre, la librairie des Abbesses et les Éditions Grasset
vous invitent à venir assister
à une lecture du réalisateur-comédien
Bruno Podalydés

qui aura lieu dans l’auditorium de la
Halle Saint Pierre

le samedi  15 juin à 15 heures

Entrée libre, réservations souhaitées au : 01 42 58 72 89

 

Résumé du livre

Pour Agustin Osorio, mineur Bolivien, le diable existe vraiment. C’est lui qui est caché dans le ventre de la montagne d’argent, qui piège les hommes, les terrifie, les assassine. Depuis l’exploitation de la mine par les Espagnols, il y a plus de 450 ans, huit millions d’Indiens sont morts dans le ‘Cerro Rico ‘( la ‘Montagne Riche ‘) de Potocsi. Qu’ est-ce qui pousse donc cet homme à descendre dans l’endroit le plus dangereux de la mine par un soir de Toussaint ? Pourquoi blessé, la jambe coincée sous un rocher, trouve-t-il encore la force de convoquer le diable ? Qu’a-t-il fait qu’aucun Indien avant lui n’aurait jamais osé ? Le temps d’une nuit, Potocsi nous emmène dans le ventre de la montagne d’argent, assister à ce face-à-face impitoyable et fascinant où, par-delà le diable, apparaît la vie fantastique de ce peuple des hauts plateaux, sacrifié depuis des siècles à l’extraction du précieux minerai.
D’où vient l’argent ? La question n’est pas innocente si l’on sait que l’argent de Potocsi a alimenté les économies européennes, favorisant la capitalisation préalable à la révolution industrielle et provoquant le remplacement de l’or par l’argent au sein du système monétaire international… L’argent de Potocsi a permis à l’Europe de devenir la puissance économique qu’elle est aujourd’hui. Par delà le mystère de cette rencontre, la réponse est donnée ici par la voix d’un homme des antipodes, qui nous invite à plonger dans un univers où la magie s’imbrique étroitement au réel…  La montagne d’argent est un voyage à rebours.
Il s’agit cette fois d’aller de l’autre côté, de se perdre dans l’impensable.

A regarder : présentation de l’ouvrage par Anne Sibran

***

Notice biographique

Anne Sibran
Née en 1963, de parents pied-noirs, d’origine Grecque et Irlandaise. Études de philosophie et d’ethnologie. Passionnée aussi par l’entomologie (j’ai quelques ruches en Ardèche) et la botanique. Je vis entre Paris, (quartier de la Goutte d’or), et cette maison au cœur de la forêt, dans le sud du massif central.
J’ai commencé par écrire des romans pour enfants (chez Rageot et Milan) avant de publier mon premier roman chez Grasset (en 1999), l’histoire de mon père, et de son exil : Bleu-Figuier.
Parallèlement, j’écris aussi des scénarios de bande dessinée : Ma vie en l’air, adaptation, dessin de Didier Tronchet, éditions Dupuis 2005, Là-bas, éditions Dupuis, dessin Didier Tronchet. 2004, La Terre sans mal ; éditions Dupuis, dessin Emmanuel Lepage. 2000, Le Quartier évanoui, dessin de Didier Tronchet, éditions Glénat, 2002, et je travaille pour la radio : France Culture (La Reine Didon, 2007).
Mon « lieu » d’écriture est depuis toujours la lisière. (Peut-être est-ce parce que je suis fille d’exilés…) J’ai cette prédilection pour les situations, les personnages et ces lieux d’imprécision que sont les lisières. Trace d’un pays perdu, de la couleur improbable du souvenir que l’on n’a point vécu et qu’il faut pourtant tenter de capter : Bleu-Figuier. Biographie d’une petite fille qui prétend savoir voler (aux confins de la folie) : Ma vie en l’air. Et [...] avec Je suis la bête, exploration de la lisière entre l’homme et l’animal…
La lisière a ce privilège de parler depuis deux côtés en même temps sans prétendre en choisir aucun.

Bibliographie

Littérature
  • Bleu-Figuier, Grasset (1999)
  • Ma vie en l’air, Grasset (2002)
  • Je suis la bête, Gallimard (2007)
  • Le Monde intervalle, Panama (2008)
  • Dans la montagne d’argent, Grasset (2013)
Livres pour la jeunesse
  • Hugo et les Lapins, Rageot (1991)
  • Le Cloune et la Belle Cuillère, Milan (1995)
  • Les bêtes d’ombre, Gallimard (2010)
Bande dessinée
  • Le Quartier évanoui, dessins de Didier Tronchet, One shot (1994)
  • La Terre sans mal, dessins d’Emmanuel Lepage, One shot (1999)
  • Là-bas, dessins de Didier Tronchet, One shot (2003) (Prix Albert Uderzo du meilleur dessinateur en 2004)
  • Ma vie en l’air, dessins de Tronchet, One shot (2005)
Textes pour la radio
  • Mwalukundo, le chasseur de mémoire, France-Culture (2003)
  • Le Carillon de la montagne Tông Son, France-Culture (2006)
  • La Reine Didon, France-Culture (2007)

François Dominique

SOLENE
roman de François Dominique
Éditions Verdier, 2011
(Mention spéciale du jury, Prix Wepler-Fondation La Poste 2011, Prix Charles Brisset 2012)


lecture et rencontre avec l’auteur

en compagnie de Frédéric Stochl, compositeur
et de Frédérique Cambreling à la harpe

samedi 11 mai de 17 à 18 heures
Halle Saint Pierre
– auditorium (entrée libre)

 

Interview de François Dominique à la Halle Saint Pierre - mars 2013


Extraits de la revue de presse

Folle enfant
Dans la banlieue lyonnaise, une petite fille voit arriver la fin du monde. Entre sci-fi et chant poétique sublime, François Dominique signe un récit fascinant de singularité.

Emily Barnett, Les Inrockuptibles, mercredi 14 décembre 2011

Inventif et crépusculaire, Solène ouvre des pistes à l’infini, tantôt lumineuses comme un éclat de rire enfantin, tantôt sauvages comme cette maladie de l’ombre qui guette les derniers survivants juste avant la nuit.
Christine Ferniot, Télérama, le 20/08/2011

Les mots de la fin
Avec Solène, François Dominique signe un puissant roman postapocalyptique, dont les expérimentations littéraires trouvent leur raison d’être dans l’intrigue elle-même.
Alexis Brocas, Le magazine littéraire – 01/12/2011

Prix Charles Brisset 2012
Solène, écrit par François Dominique, auteur de plusieurs romans et récits, éditeur et traducteur, est une histoire qui peut être lue comme un roman de science-fiction, une fable sur les pouvoirs de l’enfance, un poème sur la solitude.
Lettre de psychiatrie française, n°209, juin 2012

Plus d’articles : http://www.editions-verdier.fr/v3/oeuvre-solene.html

 ***

Extrait de texte

Le soleil n’en finit pas de décliner. Un vent terrible s’est levé. Les volets claquent. Depuis le salon où je suis assise, j’entends une plainte et un bruit de verre brisé. Le vent s’apaise un instant puis revient en rafales, gémit, rugit contre les portes, se faufile dans la maison, assourdissant, plein de mots concassés.
Je ne comprends rien à ces langues délabrées, à ces murmures de foules; ce ne sont pas de vraies phrases mais des rires gras entremêlés de râles; ou bien des coups sourds infiniment répétés, des gémissements suivis d’applaudissements, des pas cadencés, des cris rauques. Les vibrations traversent ma chair, vibrent dans mon ventre et mon crâne. J’ai mal partout. J’ai envie de vomir.
Le vent jette sur nous des paquets de mots froids. Ils nous tombent dessus, nous giflent, nous assomment! Les débris de mots s’écrasent par terre de façon répugnante, effilochés, trempés de bouillie grise… Je n’ose faire un geste. Je suis accroupie dans un coin du salon et protège ma tête avec mes bras. Mes frères, à l’étage, poussent des cris de peur ou de colère; mes parents lancent des consignes incompréhensibles. J’ai froid, je grelotte.
La tempête soulève des tourbillons de paroles déchiquetées, les jette contre les murs, les rattrape et les jette à nouveau. Toutes ces phrases éperdues traînent derrière elles des plaques d’ombres qui cherchent à se fixer ça et là. Je ferme les yeux pour ne pas les voir ramper sur le plancher.
Vent et poussières de mots crevores s’insinuent partout, jusque dans les fentes des murs et des parquets. Je rampe vers l’escalier, grimpe à toute vitesse, sans me retourner. Je vois Ludo accroupi sur le palier. « Vite! Vite! Regarde! », me dit-il.

***

Notices biographiques

François Dominique
Né à Paris en 1943, François Dominique est l’auteur de plusieurs romans et récits, de recueils de poèmes, d’essais et de  traductions. Il a fondé en 1987 avec Alain Coulange et Jean-Michel Rabaté les éditions Ulysse Fin de Siècle (poésie et essais).

Ses dernières publications :

  • Romulphe, roman, Mercure de France, 2008.
  • Solène, roman, Verdier, 2011 (Mention spéciale du jury, Prix Wepler-Fondation La Poste 2011, Prix Charles Brisset 2012).
  • Petite Cassandre, poèmes, photographies de Bernard Plossu, éditions du Murmure, 2011.
  • À Présent, Louis-René des Forêts, récit, Mercure de France, 2013

Il a traduit, notamment Les Sonnets à Orphée de Rainer Maria Rilke, Éditions Virgile, 2001.

en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Dominique

***

Frédéric Stochl a reçu une triple formation musicale, chorégraphique et théâtrale.
Contrebassiste soliste depuis 1980 à l’Ensemble Intercontemporain (direction Pierre Boulez), il a participé à ce titre à de nombreuses créations. Il est actuellement Professeur de Musique de chambre au CNSMDP, où il anime également un atelier de Théâtre instrumental. Frédéric Stochl poursuit par ailleurs une activité indépendante d’invention de spectacles qui veulent entremêler musique, théâtre et danse dans un même geste expressif.

en savoir plus : http://www.conservatoiredeparis.fr/disciplines/les-enseignants/les-enseignants-detail/enseignant/stochl/

Frédérique Cambreling partage actuellement sa vie de musicienne entre ses activités de soliste-concertiste et l’Ensemble intercontemporain dont elle est soliste depuis 1993. Elle est également membre du Trio Salzedo.
Comme soliste, Frédérique Cambreling a créé de nombreuses œuvres et notamment, de Wolfgang Rihm, Philippe Boesmans, Andréas Dohmen, Luis De Pablo, Philippe Schoëller, Tôn That Tiet, Frédéric Pattar, Gérard Buquet.
Elle a réalisé plusieurs enregistrements couvrant une large littérature du répertoire de la harpe.

en savoir plus : http://www.frederique-cambreling.fr/actus.html

 

 

Rencontres poétiques

Lectures et rencontres avec les auteurs

samedi 25 mai 2013 à 15 heures

Halle Saint Pierre - auditorium
entrée libre

Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

 

***

Claude Held
Récit Sporadique  Laossissètoucom
Édition Propos de Campagne

Nina Karacosta
Vertiges Précédents, éditons Corrupt Press

Werner Lambersy
A l’ombre du Bonsaï, éditions L’Âne qui butine

Marie Brunette Spire
Les cahiers André Spire – Mots et Notes, Cahiers de Peut-être

Patrick Beurard-Valdoye
Théorie des noms, éditions Textuel


Patrick Williamson
Trois rivières, Three rivers
Bilingue français-anglais éditions L’Harmattan

***

Notes biographiques

Werner Lambersy
est un poète belge né à Anvers le 16 novembre 1941. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages, il est considéré comme une voix majeure de la littérature francophone. Il a reçu de nombreux prix. Werner Lambersy vit et travaille actuellement à Paris où il a été responsable de la promotion des lettres belges de langue française (Centre Wallonie-Bruxelles). Il est avant tout poète, un des plus importants de la Belgique francophone à l’heure actuelle. Tout en variant dans leur ton et leur forme de l’extrême dépouillement à une respiration ample, sa poésie, à travers quelque quarante ouvrages publiés, poursuit une méditation ininterrompue sur le dépassement de soi dans l’amour (tant charnel que mystique) et l’écriture.
en savoir plus : http://wernerlambersy.hautetfort.com/

A paraitre prochainement : Opsimath. éd. Ficelles V. Rougier  juin 2013

Extrait de A l’ombre du bonsaï, éditions L’Âne qui butine

Vide e[s]t plein
Silence en transe.

Le mouvement recueille son dû.
Dû à qui ?
Acquis en suspense
à libre et interprétation.
ainsi
ni gloire
ni répit.

qui suit le soit par abstinence de.

Le regard du poète syncope le temps.

***

Claude Held
Né à Paris en 1936. Vit à 10 km d’Orléans depuis 1967.
Des textes ont paru dans une centaine de revues et d’anthologies; certains ont été lus à Paris, Bradford, Belgrade, Rome, Rotterdam, Casablanca. Des performances ont été réalisées en compagnie de Jacques Remus (musique électro-acoustique), Mathias Autexier (zarb) et Mohamed Alnama (‘ûd) à Manosque (1998), à Casablanca (1999).
Des traductions de poèmes anglais, américains, italiens et espagnols ont paru en revue (La Traductière, Propos de Campagne), en livre (aux éditions de l’Amourier) et sur internet. Des poèmes de Claude Held ont été traduits en anglais, en allemand et en espagnol.

Ecrire signifie pour moi : travailler la langue en tant que matériau brut et sensible, à la limite de la prose et de la poésie ; j’aime par ailleurs accompagner le regard du peintre, du photographe, rendre compte avec eux de notre temps par approches successives, décalées, éphémères. En lisant les autres langues, en les traduisant parfois, je redécouvre l’étrangeté de ma propre langue.

Dernières publications
Récits sporadiques de Laossissètoucom, fiction, Propos/2, 2012 (photographie de Michel Foissier).
– Périphérie, poèmes, La Porte, 2012.
en savoir plus : http://www.m-e-l.fr/claude-held,ec,522

***

Nina Karacosta est née à Athènes en Grèce. Elle a vécu 15 ans à New York et réside à présent à Paris. Elle a étudié la poésie au Poetry Project et à la Poet’s House à New York.

en savoir plus : http://www.ditchpoetry.com/ninakaracosta.htm

 ***


Marie-Brunette Spire est universitaire, chercheur et traductrice. Elle est aussi la fille du poète André Spire, qui fut, avec Charles Péguy, l’un des introducteurs de Zangwill en France. Elle publie la première traduction intégrale du livre d’Israël Zangwill « les enfants du ghetto »

***

Patrick Beurard-Valdoye est un poète né dans le Territoire de Belfort au cours des années cinquante. Il vit à Paris.
Son œuvre poétique a pour centre de gravité le « cycle des exil », actuellement constitué de cinq livres publiés. La capacité du poème à travailler l’histoire collective comme matière première toujours vive, et à se construire en une forme-sens nommée « le narré », constitue le continuum majeur des ouvrages de ce cycle en cours.
Patrick Beurard-Valdoye accorde une importance première à la mise en voix de ses poèmes. Il donne ainsi régulièrement des «récitals», tenant à la distinction entre cette pratique et celle des lectures publiques. Ces prestations, faisant écho à celles de poètes comme Kurt Schwitters, Ghérasim Luca, ou encore Oskar Pastior et Bernard Heidsieck, ont donné lieu à des enregistrements.

***

Patrick Williamson, un poète et traducteur anglais, est né en 1960 à Madrid. Il travaille et habite près de Paris. Il a traduit Yves Bonnefoy et Jacques Dupin entre autres, et des choix de poèmes du poète tunisien Tahar Bekri et du poète québécois Gilles Cyr.
En 1995 et 2003, il était invité au Festival International de Poésie à Trois-Rivières au Québec. Il a également publié une anthologie bilingue de poètes francophones d’Afrique et du monde arabe. Angleterre, 2010)


 

“Transgression(s”

Recherches en Esthétique
revue du C.E.R.E.A.P.

Présentation de la revue & lectures avec :
Dominique Berthet
Dominique Chateau
Pierre Juhasz
Jean-Marc Lachaud

document audio : entretien avec Edgar Morin

dimanche 9 juin 2013 à 15 heures

Halle Saint Pierre- auditorium (entrée libre)
réservations conseillées :
01 42 58 72 89

***

Présentation synthétique des intervenants

Dominique Berthet : Professeur des Universités, il enseigne l’esthétique et la critique d’art à l’Université des Antilles-Guyane. Directeur de la revue Recherches en Esthétique. Commissaire d’exposition. Critique d’art, membre de l’AICA-France. Dernière publication : Pratiques plastiques contemporaines en Martinique, L’Harmattan, 2012.

Dominique Chateau : Professeur à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne où il enseigne l’esthétique et les études cinématographiques. Dernières publications : Christian Jaccard, Énergies dissipées, Bernard Chauveau éditeur, 2011. La Subjectivité au cinéma, Presses Universitaires de Rennes, 2011. Dialectique ou antinomie ? Comment penser, Paris, L’Harmattan, 2012.

Pierre Juhasz : Agrégé d’Arts plastiques à l’UFR des Arts Plastiques et Sciences de l’Art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Plasticien. Il publie régulièrement des critiques sur le site Paris-art.com. Dernière publications : « L’insolent insolite de la subversion : autour de “Soulèvements”, une exposition de Jean-Jacques Lebel (…) », in Recherches en Esthétique n° 16, 2010

Jean-Marc Lachaud : Professeur des Universités, il enseigne l’esthétique au sein de l’UFR Arts de l’Université de Strasbourg. Auteur de plusieurs essais et articles sur les théories esthétiques et sur les démarches artistiques des XXe et XXIe siècles. Dernières publications : Art et aliénation, Paris, PUF, 2012.

***

Recherches en Esthétique n° 18 « Transgression(s) »

Éditorial

Ce 18e numéro de Recherches en Esthétique questionne la notion de « transgression(s) ». Le s qui accompagne ce terme laisse entendre qu’il y aurait de petites et de grandes transgressions. De même, indique-t-il qu’il y aurait différentes formes de transgression. Qu’est-ce que transgresser ? Passer par-dessus une loi, un ordre, une obligation. D’où les renvois synonymiques : désobéir, contrevenir, enfreindre, violer.

Qu’en est-il dans le domaine artistique ? L’idée générale reste la même, mais ce qui est de l’ordre de la déviance répréhensible dans la sphère sociale est plutôt, dans le cas de l’art, appréhendé comme source de renouvellement, de réorientation, d’invention, de nouveauté, d’audace. La dimension condamnable se transmue donc dans ce cas en une sorte de valeur ajoutée.

Les plus importantes et les plus radicales transgressions ont vu le jour avec l’art moderne, puis avec l’art contemporain. L’art du passé (antérieur au XIXe siècle) a connu lui aussi son lot de transgressions, mais il s’agissait de prises de liberté au sein d’une même forme et d’une même esthétique : l’esthétique de la mimésis. Les transgressions de l’art moderne et de l’art contemporain ont, quant à elles, bouleversé les codes esthétiques, repoussé les limites de l’art, reconfiguré la face de l’art.

Si la transgression fut le moteur de l’art moderne, a-t-elle les mêmes implications et enjeux dans l’art contemporain ? La situation est complexe et oblige à envisager les choses avec circonspection. L’art contemporain a certes lui aussi connu de nombreuses transgressions, mais ces dernières décennies ont également montré que la transgression n’est pas toujours une marque de rupture, de critique ou de résistance de la part des artistes et qu’elle est parfois aussi liée à des considérations commerciales. N’a-t-on pas aussi observé à un certain moment un encouragement à la transgression émanent de structures a priori peu enclines à apprécier, habituellement, les provocations artistiques ? Plus globalement, on peut aussi se demander quelle est la marge de manœuvre des artistes bénéficiant d’aides et de subventions ? Sont-ils en situation de pouvoir oser de véritables transgressions ? Se pose encore la question de la récupération par le « système » du potentiel de contestation de l’art et de remise en cause.

Par ailleurs, transgresser, y compris en art n’est pas sans risques et sans conséquence. L’actualité internationale nous montre bien que certaines transgressions artistiques, ont parfois d’importantes répercussions ; souvent d’ailleurs disproportionnées quand elles ne sont pas dramatiques.

Ce nouveau numéro de Recherches en Esthétique propose une vingtaine d’articles sur cette question délicate de la transgression. Plusieurs d’entre eux se font échos et se répondent alors même que les auteurs ne se sont pas concertés. De nombreux cas sont ici étudiés relevant des arts plastiques, de la photographie, des nouvelles technologies, etc., et qui concernent plusieurs régions du monde : l’Europe, le Maghreb, la Caraïbe, les Amériques.

On pourra lire aussi en fin de volume un passionnant témoignage d’Edgar Morin dans lequel cette grande figure de la pensée française retrace son parcours et ses engagements. Il revient sur quelques-uns de ses principaux concepts comme ceux d’espérance et de reliance. Dans le contexte d’intolérance, de fanatisme religieux, d’exclusion de l’autre que nous connaissons, l’acuité de la pensée de cet auteur nous est d’un grand secours et nous montre « le chemin de l’espérance ».

Dominique Berthet

Caractéristiques du numéro : format 21 x 29,7 cm, 212 pages
plus un cahier couleur de 8 p.

Sommaire

Editorial : Dominique BERTHET

 I – La transgression en question
Marc JIMENEZ, L’art de la transgression, entretien avec Dominique Berthet
Dominique CHATEAU, Autopsie d’une transgression
Michel GUÉRIN, Expérience des limites / Crise de l’expérience
Dominique BERTHET, Au risque de la transgression
Sébastien RONGIER, Scatologie et transgressions contemporaines
SENTIER, Les formes mises à nu

II – Œuvres et démarches transgressives

Jean-Marc LACHAUD, Brefs commentaires sur les images transgressives de
Joël-Peter Witkin

Samia KASSAB-CHARFI, Traversées, transgressions de Marianne Catzaras.
Portraits et Déluges

Isabel NOGUEIRA, Image photographique, aura et transgression
Aline DALLIER-POPPER, Le transgresseur des confins de l’art. Hommage à Yves Klein (1928-1962)
Frank POPPER, Grégory Chatonsky et la transgression des codes esthétiques contemporains
Gisèle GRAMMARE, La Maison de l’Armateur, un lieu transgressif

III – Art et transgression en Caraïbe et au Brésil

Scarlett JESUS, Marron’art en Guadeloupe
Christian BRACY, Transgression(s) – Avancées et / ou régressions
Sophie RAVION D’INGIANNI, De quelques transgressions dans l’art cubain
Myrna GUERRERO VILLALONA, La transgression dans les Arts visuels en République Dominicaine
Hugues HENRI, Transgression et anthropologie brésiliennes

IV – Rencontre avec Edgar Morin

Patrick CHAMOISEAU, Pour saluer M. Edgar Morin
Edgar MORIN, Au cœur de l’engagement, entretien avec Dominique Berthet

V – NOTES DE LECTURE / PUBLICATIONS RECENTES

***

Recherches en Esthétique, revue du C.E.R.E.A.P.

RECHERCHES EN ESTHETIQUES est l’organe éditorial du Centre d’Etudes et de Recherches en Esthétique et Arts Plastiques (CEREAP)  à l’IUFM des Antilles
Sous la direction de Dominique Berthet
1 numéro par an
Diffusion Jean-Michel Place

La revue

La revue, publiée en Martinique, rassemble autour d’un thème entre vingt et vingt-cinq articles par numéro. Revue théorique internationale, ses domaines de réflexions couvrent un large registre : les arts plastiques, l’esthétique, la philosophie, la littérature, les arts du spectacle, l’architecture, la photographie, le cinéma, la musique, la bande dessinée, etc. Une place importante est aussi accordée dans chaque numéro aux artistes contemporains et en particulier à ceux de la Caraïbe, devenant de ce fait l’un des rares outils d’information et surtout d’analyse de l’art de cette région.

La revue est diffusée dans les universités et écoles d’art ainsi que dans plusieurs musées français et étrangers.

Recherches en Esthétique s’inscrit résolument dans son temps. Cette revue crée des liens entre les lieux, les individus, les esthétiques ; elle témoigne de cet esprit d’ouverture sans lequel il n’y pas de rencontres et de partages possibles. Interdisciplinaire et critique, elle propose des points de vue croisés sur des thèmes qui trouvent des résonances particulièrement riches en art. Cette revue est l’actualité d’une pensée qui montre le divers à l’œuvre.