Collection Zakhor

RENCONTRE / PRÉSENTATION

X pierres de folie 
Préface de Muriel Richard-Dufourquet
Editions l’Arachnoïde

Entretien avec Jean-Louis Giovannoni, écrivain,
et Muriel Richard-Dufourquet, directrice de la collection Zakhor

Samedi 28 septembre 2019 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium

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Collection Zakhor
X pierres de folie (collectif, 2019)
Préface de Muriel Richard-Dufourquet qui dirige la collection Zakhor
Quelqu’un parle, elles parlent dans la solitude l’angoisse la mélancolie dans ces hôpitaux aux lumières d’équarrissage, ces hôpitaux d’hier et d’aujourd’hui. La folie – ce mot-peur, ce mot tabou, cet état vrai – fait naître chez ces femmes une poésie intense et brûlante, porte entrebâillée sur un autre monde. Quelqu’un parle et murmure encore, avec elles l’ange s’envole toujours pour finir en poupée chiffon, pauvre ange enchaîné retournant inlassablement à la fenêtre grillagée de l’hôpital. Emma Santos dit « saisir cet instant entre raison et folie… pour ne pas avoir à choisir entre littérature et délire. ». Entrer dans la folie c’est entrer dans la souveraine apparence de qui vous nommez « fou ». Elles, toutes – Sophie Podolski, Agnès Rouzier, Emma Santos, Miriam Silesu, Anne Thébaud, Raphaële George, Mary Barnes, Unica Zürn – chantent la cruelle douleur de la si haute solitude quand la nécessité d’écrire est la nécessité de vivre encore avant que le fil d’argent ne casse et que s’éteignent le soleil et les étoiles.
Muriel Richard-Dufourquet

Jean-Louis Giovannoni est un écrivain et poète français, né à Paris le 7 janvier 1950 (de père corse et de mère d’origine italienne).
Il a exercé le métier d’assistant social, pendant plus de trente cinq ans, dans un hôpital psychiatrique parisien. Il effectue aussi des lectures de poésie dans les prisons.
Il fonde en 1977, avec Raphaële George, la revue Les Cahiers du double qu’il codirige jusqu’en 1981.
De 2005 à 2007, il est membre du comité de rédaction de Nouveau Recueil .
Il reçoit le prix Georges-Perros en 2010.
Il est président de la Maison des écrivains et de la littérature de juin 2011 à juin 2012.

Collection Zakhor

Zakhor, en hébreu signifie « souviens-toi ». Comme son nom l’indique, cette collection des éditions L’arachnoïde a pour ligne éditoriale de faire découvrir et redécouvrir des auteurs français et étrangers et de rassembler par delà leurs domaines de compétence respectifs des philosophes, des poètes, des romanciers, des essayistes autour de figures incontestables de la modernité ou de textes plus anciens qui ne cessent de nous questionner.

« Le Lunetier aveugle »

Entretien-lectures
autour du livre qui vient de paraître de

Thieri Foulc
 « Le Lunetier aveugle »
éditions Al Manar

Entretien avec l’écrivain Paul Fournel

Dimanche 16 juin 2019 à 15h30 – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

L’expérience du désert.
Un ensemble de contes drôlatiques, par le grand Publicateur
du Collège de Pataphysique.
(éditions Al Manar)

« Ce que j’allais faire à Tétouan n’est pas clair, en fait je cherchais le Sahara. Ou plutôt, je cherchais le désert, celui-ci ou un autre, mon désir n’était pas d’ordre géographique, je cherchais le désert en soi, ou mieux : le désert en moi – pour naître, même si je ne le savais pas. À Tétouan, ville plaisante, je mangeai un couscous dans la médina, en plein après-midi. J’étais seul. Quand je voulus payer, le patron m’annonça : « Aujourd’hui c’est gratuit, c’est le premier jour. » Il saluait ma naissance, mais j’étais aveugle, je l’ai dit. » …

Thieri Foulc est notamment l’auteur de poèmes (Vingt écrits, 1968 ; Whâââh, 1972 ; Œuvres complètes tome 2, 1992), imprégnés comme les présents contes de son expérience du désert, et a longtemps édité la revue et autres publications du Collège de Pataphysique.

 

 

Paul Fournel écrivain ( à Saint-Étienne), auteur de romans, de nouvelles, de poésies, de pièces de théâtre et d’essais. Il a également écrit des romans pour la jeunesse. Il a reçu, entre autres prix littéraires, le Prix Goncourt de la nouvelle en 1989 pour son recueil de nouvelles Les Athlètes dans leur tête, et reçu le Prix Renaudot des lycéens en 1999 pour son roman Foraine. Régent du Collège de ’Pataphysique et président de l’Oulipo, président de la Société des gens de lettres de 1992 à 1996. Il occupe ensuite des postes de l’administration culturelle comme directeur de l’Alliance française de San Francisco (1996-2000), attaché culturel de l’ambassade de France au Caire (2000-2003) et directeur littéraire du Centre régional des lettres de Languedoc-Roussillon.

La Libération des âmes

[RENCONTRE]

La Libération des âmes

Une rencontre entre père Mikhaël et Marguerite Kardos
animée par Jean-Philippe de Tonnac

Dimanche 23 juin à partir de 14h30 – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Dans Le Cercle des guérisseuses (Guy Trédaniel, mars 2019), Jean-Philippe de Tonnac évoque sa rencontre avec Marguerite Kardos, praticienne en énergétique chinoise, puis avec un guérisseur installé dans un petit village du Vaucluse, père Mikhaël, prêtre orthodoxe qui dédie sa vie à la libération des âmes et la pratique de l’exorcisme. Ils se rencontreront pour la première fois à l’auditorium de la Halle Saint Pierre pour évoquer leur pratique du soin, la spiritualité orthodoxe dans laquelle ils puisent le don de soulager et d’accompagner, leur relation avec le monde invisible et avec les morts.

Des extraits du Cercle des guérisseuses seront lus par l’auteur Renata Armesto, accompagnée à la guitare par Lucas Sandoval, interprétera des chants issus du folklore latino-américain dédiés à la guérison.

Marguerite Kardos est praticienne en énergétique chinoise traditionnelle ; en dehors des soins qu’elle donne maintenant de façon très limitée, il faut évoquer son dévouement à la mémoire de Gitta Mallasz, dernière survivante des épisodes de Budaliget puis de Budapest que nous avons découverts, à partir des années 1970, à travers les fameux Dialogues avec l’ange (Aubier Montaigne, 1994) ; ses responsabilités au sein de l’association « A Ciel ouvert » dont elle est vice-présidente ; son travail pour que vive à travers le cercle qu’il créa, la parole de son maître soufi Mounir Hafez (1911-1998). Elle aurait dû devenir sumérologue, elle avait quitté sa Hongrie natale pour se mettre à l’école des maîtres français de la discipline ; la vie en décida autrement puisque son « mandat céleste » comme elle le dit si souvent, exigeait qu’elle se mette au service de son prochain dans l’affliction et la souffrance. Elle s’est alors formée à l’école de naturopathie de Pierre-Valentin Marchesseau (1911-1994) et, simultanément, à l’Institut d’énergétique traditionnelle chinoise devenu aujourd’hui l’Institut d’énergétique et acupuncture traditionnelles chinoises (l’IEATC). Elle n’est pas seulement une exceptionnelle acupunctrice ; elle est aussi homéopathe, radiesthésiste et vous entoure le plus naturellement du monde de ses bras.

Installé à la sortie d’un petit village du Vaucluse, père Mikhaël, prêtre orthodoxe, reçoit des personnes qui ont maille à partir avec leurs défunts. Il peut organiser pour elles dans sa « chapelle » une cérémonie de libération d’âme et parfois, si les circonstances l’exigent, une séance d’exorcisme. Le parcours de père Mikhaël est celui d’un chercheur de vérité qui se met en quête dès l’adolescence, cherche des enseignements, des maîtres, s’oriente insensiblement vers ce qui lui apparaît comme sa mission. C’est la lecture de la Bible protestante de Louis Second, encore très jeune, qui lui ouvre les yeux. « Dans la Bible, explique-t-il, un souffle de vie rassemble les mots prêtre, prophète et roi. » Il est décidé à enseigner et guérir, à être prêtre. Il reçoit à Montpellier une première ordination de prêtre de l’Église orthodoxe gallicane, puis une seconde dans la tradition catholique gallicane. Il y a chez cet homme une bonté en actes simples, une assistance à tous ceux d’entre nous qui ont « mal à leurs morts ». La modernité qui ne croit plus à l’au-delà, qui ne croit plus que les défunts sont quelque part, qui ne croit plus en grand chose, nous interdit de prendre soin de nos morts et ces morts, en retour, ces morts en souffrance, nous empêchent de trouver dans ce temps de nos vies, nulle part, la paix.

Le Cercle des guérisseuses raconte un voyage. Jean-Philippe de Tonnac est allé à la rencontre d’énergéticienne, magnétiseuse, naturopathe, médium, rebouteuse, écothérapeute, chercheuse en mémoire cellulaire, chamane, musicothérapeute, etc. Il a mené avec elles des entretiens approfondis pour reconstituer leurs parcours : il leur a demandé la manière dont elles étaient devenues guérisseuses, les dons à partir desquels elles parvenaient à enclencher chez leurs patients un processus de guérison. Pour connaître leur art, il a reçu chaque fois un soin, parfois plusieurs. C’est la notion de « maladie » et de « guérison » qu’interroge ce livre en profondeur. C’est la question du féminin blessé qu’il éclaire singulièrement.

Jean-Philippe de Tonnac est écrivain, essayiste et éditeur. Son roman Azyme chez Actes Sud a obtenu le prix Ecritures et spiritualités 2017. Il est notamment l’auteur de René Daumal, l’archange (Grasset, 1998), avec Anne Brenon de Cathares, la contre enquête (Albin Michel, 2008) ; avec Frédéric Lenoir de La mort et l’immortalité – Encyclopédie des savoirs et des croyances (Bayard, 2004) ; avec Roland Feuillas de A la recherche du pain vivant (Actes sud, 2017). Il est éditeur chez Bouquins Laffont, collabore régulièrement au Monde des religions, enseigne à l’Institut des Hautes Etudes du Goût à Reims et au Cordon Bleu Paris.

Hey! Deluxe#3

[ RENCONTRE /DÉDICACE ]

LANCEMENT
HEY! DELUXE #3 / SAISON 2
Mars 2019

En présence d’une douzaine d’artistes et des fondateurs
de la revue Anne & Julien

Samedi 20 avril 2019 de 15h à 18h30 – entrée libre

Halle Saint Pierre
+ d’infos

Née en 2010, la revue HEY! modern art & pop culture est unique en Europe, défend l’autre pop culture, est dédiée à l’outsider pop – terme instauré par Anne & Julien qui désigne la famille mondiale des arts porteurs d’une esthétique contemporaine pop minorée par l’académisme dominant. Soit des œuvres exclusivement figuratives, incarnations esthétiques des discours contre culturels face aux représentations et icônes produites par la culture de masse. À l’établissement du cliché, HEY! répond par la publication de travaux d’artistes peu ou jamais vus. Soit une encyclopédie en mouvement de notre époque proposant un contre champ original et brûlant d’actualité.

  • Siné Mensuel (mars 2019)

HEY! DELUXE #3
Revue d’art dirigée par Anne De HEY!

Bilingue (Français + Anglais)
240 x 290 mm à la française
320 pages abondamment illustrées
Bisannuel en librairie
Prix 44,50 € 
Trimestriel sur www.heyheyhey.fr

Disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre

Rencontre poésie

[Rencontre / Dédicace]

À l’occasion de leur dernière publication, les poètes
Christian Monginot  et Jean-Luc Despax
seront présents
samedi 6 avril 2019 à 15 heures
à l’auditorium de la Halle Saint-Pierre

Christian Monginot présentera son recueil Le radeau d’Ulysse
&
Jean-Luc Despax
 Denis Pouppeville : La Joie des profondeurs,
un essai sur le peintre

Editions L’Herbe qui tremble

Présentation et lecture publique des poèmes du Radeau d’Ulysse 
Évocation de l’œuvre du peintre en sa présence

Conversation à trois

Des dessins de Denis Pouppeville seront exposés à la librairie de la Halle Saint-Pierre

  

Halle Saint Pierre – à la librairie & auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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Le Radeau d’UlysseChristian Monginot
Après avoir, dans un de mes livres récents, le Miroir des solitudes, suivi pas à pas Dante et sa Divine Comédie, livre matriciel pour la langue, la littérature, la culture italiennes et plus largement pour la culture occidentale, je me suis laissé guider ici par l’œuvre d’Homère et son héros voyageur, Ulysse, l’homme aux mille détours. J’ai écrit ce Radeau dans l’urgence, avec le sentiment que nous avions besoin aujourd’hui de rassembler dans notre poésie les fragments épars d’un héritage fabuleux, toujours plus facilement mesurable, mais de moins en moins facile à intégrer à nos vies et à partager entre nous. Presque trois mille ans d’expériences poétiques et artistiques les plus diverses aspirées par le vortex matriciel d’Homère, je crois qu’il y a moyen d’en faire encore quelque chose pour ceux qui le voudront bien aujourd’hui et, pourquoi pas, pour ceux qui suivront et qui auront besoin de respirer l’air du grand large.
— Christian Monginot

Trois parties composent le Radeau d’Ulysse :
1. Le Roman de la discorde, 2. Le Voyage et son double, 3. Ithaque retrouvée.
L’ensemble est illustré de quarante-sept dessins originaux de Denis Pouppeville.

Dessins de Denis Pouppeville
14 x 21 cm – 1084 pages – 25 €

Denis Pouppeville : La Joie des profondeurs, Jean-Luc Despax

Jean-Luc Despax a rencontré Denis Pouppeville à l’occasion de la préparation de son recueil Rousseau dort tranquille, et la langue colorée du poète est tombée sur la palette du peintre. Tant de points communs les rapprochent, douceur et révolte, situations absurdes et émotion authentique, beauté et bonté. La Joie des profondeurs est le livre de leur rencontre. Cinquante œuvres de Denis Pouppeville reproduites en couleur, avec en regard une réflexion de Jean-Luc Despax, savante, poétique, pas trop savante, pas trop poétique, vive et souvent drôle

Peintures de Denis Pouppeville
18 x 23 cm – 320 pages – 25 €

[Performances]
Yannick Unfricht

LES DATES A VENIR – 15h30

Samedi 15+ dimanche 16 juin
Samedi 6 + dimanche 7 juillet

Performances au sein de l’exposition HEY! #4
accès avec le billet d’entrée à l’exposition.

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LA SÉRIE DE PHOTOGRAPHIES PRÉSENTÉES DANS LE CADRE DE HEY! #4
Tandis qu’il se photographie lui-même depuis vingt ans de façon quasi automatique, Yannick Unfricht entreprend en 2017 une série photographique dans les règles, suite à une rencontre : «  Tout est né après avoir trouvé un canapé abandonné sur un trottoir ; il était enfoui sous d’autres objets qui le cachaient entièrement… J’ai dû inconsciemment répondre à son S.O.S. car je l’ai sauvé d’un broyage assuré – destin des encombrants. Il s’agit d’un des premiers canapés lits convertibles fabriqués dans les années 30 en Allemagne. Habitant en France à coté de la frontière allemande, ce genre de trouvaille n’est pas rare. Une fois chez moi, je l’ai pris en photo, et sur l’image, il dégageait quelque chose de fort, une énergie particulière. Par le passé, afin de mettre en place une de mes performances de butô, je me suis intéressé de près à cette croyance japonaise appelée Tsukumogami – elle raconte qu’un objet ayant atteint l’âge de 99 ans est alors forcément habité par un esprit. J’ai donc tenté d’imaginer quelle était, pour ce canapé, la forme de cette entité… Mais j’ai compris que, dans ce cas précis, c’est le canapé lui-même qui est l’entité. Pour nourrir son âme, il fallait juste faire en sorte qu’il continue de servir le pourquoi de sa conception : (sup)porter des gens. »

L’installation
La représentation d’une pièce sombre de la maison d’enfance de l’artiste où il venait régulièrement s’enfermer pour tester le pouvoir de ses frayeurs – la première restant l’expérience de l’effondrement de sa foi. Abritant un Christ vieux de 200 ans et des tas de racines d’arbres aux formes monstrueusement humanoïdes amassées par son grand père, cette pièce consolida des visions traumatisées aujourd’hui transformées par l’artiste en performances, spectacles et photographie. Cette installation est, pour Y. Unfricht, un extrait d’acte de naissance de son imaginaire.

La série de performances
Chaque mois, Y. Unfricht vient habiter son installation, et se livrer à une performance au long cours. Chaque performance mettra en scène un objet de son enfance, et une entité née de ses souvenirs transformés. Chaque entité présentée au fil des performances mensuelles sont également des émanations des mythes de la région natale de l’artiste (Moselle). Ces dix performances ont été pensées pour former un ensemble au travers duquel l’artiste dessine les plans de son architecture émotionnelle fondamentale.

BIOGRAPHIE

Yannick Unfricht – Né en 1970. France. Vit et travaille à Bitche (France). Artiste autodidacte. Performer de culture franco-allemande, Yannick Unfricht est un membre historique de HEY! La Cie depuis sa création en 2010. Dans les années 90, il découvre    « l’art du mouvement », et l’explore de façon instinctive. Durant les années 2000, il fait la connaissance d’Atsushi Takenouchi (maître de butô). Depuis, il expérimente cette discipline lors de performances, interprétant des combinaisons libres observées avec intérêt  par l’ensemble de la communauté butô. Il additionne à son geste un jeu de masques et accessoires qu’il crée à partir d’éléments de son environnement (objets de récupération et fragments naturels d’écorce, bois, pierre, mousse…). Au travers d’une tactique d’ombre et de transformation, les personnages aux allures fantastiques qu’il s’invente sont poétiques, épiques, et questionnent. Après une phase de « test », nu et seul, dans sa forêt natale de Bitche, ils « se révèlent » à l’artiste, prêts à « être appelés » en performance. L’art du rituel ou le passage ritualisé restant l’alpha et l’oméga de son expression, l’exercice de la photographie n’est en soi pour l’artiste qu’un médium de plus à sa palette pour exprimer « son instant présent ». Gravement atteint de la maladie de Lyme depuis 2015, la photographie et la sculpture en bois brûlé au chalumeau augmentent son périmètre identitaire. Le chant diphonique fait aussi partie de ses talents.

  • Textes de Anne De HEY!