Séminaire INECAT 2019

Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur de médiation artistique et  d’art-thérapie)

Logo-inecatprésentent
Le Séminaire mensuel 2019 à la Halle Saint-Pierre
sous la direction de Jean-Pierre Klein,

 Chaque 3ème samedi de 14H30 à 16H30 de janvier à mai
suivis d’une journée entière avec des art-thérapeutes en juin.

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Entrée :12 €
(6€ pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)

*

Samedi 18 mai 2019 de 14h30 à 16h30

 François Dingremont,
anthropologue de l’art

L’homme est-il naturellement violent ? 

 

Prochaine séance :
Le 15 juin de 11h15 à 18h
conférences, performances, ateliers par des art-thérapeutes

*

Violences réelles, violences symboliques  

La violence paralyse le corps de l’être violenté, elle l’empêche de penser, elle s’inscrit en deçà des mots, en deçà de toute remémoration, dans une temporalité figée. C’est l’effondrement, le deuil impossible, la fixation de la personne dans le statut de victime, voire de coupable de la violence subie. Ou bien c’est la fixation de la personne migrante, handicapée, etc., dans la violence d’une stigmatisation. L’évocation du trauma tourne à l’invocation qui le réitère. Essayer d’oublier comme si rien ne s’était passé est un leurre. Comment réagir sans tomber dans la compassion émotionnelle, le psychologisme, ou une réaction limitée à la condamnation des responsables ?

Le monde actuel n’est presque totalement que violence. Cependant, on note partout un début de prise de conscience, de dénonciation, de mobilisation. Assistons-nous au début d’une ère d’alternative violente à la violence ? Mais d’abord comprenons ce qu’est la violence, mesurons en quoi elle n’est perçue que dans sa dimension de destruction, et comment elle peut devenir une force. L’art, la sociologie, la philosophie, la psychanalyse, la pensée humaniste, les sciences de l’éducation, l’art-thérapie peuvent-ils non seulement analyser la violence agie et subie mais aussi donner des pistes de son dépassement, voire de sa transfiguration symbolique ? Qu’en est-il de la violence source de création, d’accomplissement, de dynamisme vital ? À quoi la violence comme qualité – et non comme passage à l’acte – peut-il donner accès ?

Présentation par Jean-Pierre Klein à la Halle Saint Pierre.
Dans l’exposition Art Brut japonais 2 – à voir jusqu’au 10/03/19

*


Intervenants prévus :

19/01 Hervé Benoit, Dr en Sciences de l’éducation, INSHEA,  Violence dans et de l’Education Nationale (titre provisoire).

16/02 Jean-Marc Talpin : professeur de psychologie, psychologue : Violence du vieillir, violence dans  la vieillesse, violence sur les vieux.

16/03 Pascal Coulon, Enseignant en philo et en esthétique, Origines de la violence et violence des origines, L’apport de l’anthropologie de René Girard.

20/04/2019 Ahmed Madani, Metteur en scène

Le 18/05/2019 est en cours de programmation,

Le 15/06 toute la journée : L’art-thérapie, de la violence réelle à la violence symbolique.

*

Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
Entrée 12 €  (6€ pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

Facebook  

*


Jean Pierre Klein
Pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne, Jean-Pierre Klein est l’auteur de nombreux livres, soutenus notamment par Paul Ricoeur ou Jean Duvignaud, dont le
« Que Sais-je ? » sur L’art-thérapie.
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, docteur habilité à diriger des recherches en psychologie, auteur dramatique, il dirige l’INECAT, première école à délivrer des titres professionnels de « médiateur artistique » et d’« art-thérapeute » reconnus par l’État.

Ouvrages (seléction)couverture
Initiation à l’art-thérapie

Découvrez-vous artiste de votre vie.

Ed Marabout (2014)
4ème de couvertureLire un extrait
Psychothérapies d’enfants et d’adolescents : une réinvention permanente de Jean-Pierre Klein et Michel Hénin (6 mars 2014)
– Scènes d’une cure ordinaire, roman, Paris, Éditions HD, 2013
– Penser l’art-thérapie, Paris, PUF. 2012 (postface de H. Maldiney)

INECAT, établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique  et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat.
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris,
en savoir plus (ICI)

La Revue (ICI)

Le cercle des guérisseuses

[RENCONTRE]

Le cercle des guérisseuses
Dimanche 28 avril à partir de 15h – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium (entrée libre)
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

La Halle Saint Pierre vous propose une rencontre exceptionnelle avec trois des guérisseuses rencontrées par Jean-Philippe de Tonnac au cours de son « voyage de guérison », voyage raconté dans Le Cercle des guérisseuses (Guy Trédaniel, 2019) :

  • Joëlle Duchemin (Narbonne) propose un travail sur les mémoires ancestrales, qui peut porter sur l’arbre familial, l’enfant intérieur ou la mémoire fœtale.
  • Céline Herminie (Paris) est médium par incorporation et guérisseuse ; à travers ses lectures d’âme, ses guidances, ses soins de libération, ses ateliers, elle propose de mettre en lumière la cause originelle des souffrances.
  • Nathalie Abdelaziz (Poissy) propose des soins énergétiques par imposition des mains et palpation des auras (ou corps subtils) qui s’accompagnent de mots qui mettent en lumière les blessures et favorisent une évolution.

Présence de Christophe Fauré, psychiatre et psychothérapeute, spécialiste de l’accompagnement du deuil et de la fin de vie.

Rencontre animée par Gabriel Feat

Renata Armesto, accompagnée à la guitare par Jean Brogat-Motte, interprétera des chants issus du folklore latino-américain dédiés à la guérison.
Coralie Emilion-Laguille lira des extraits du Cercle des guérisseuses.

 *

« Je suis allé à la rencontre de guérisseuses en France, en Suisse et au Canada. Guérisseuses ? Des femmes qui prennent en charge les maux qui ne trouvent plus aucune écoute, qui prennent indistinctement soin du corps et de l’âme, qui soignent à partir de dons. Vous pouvez les appeler énergéticiennes, magnétiseuses, naturopathes, médiums, écothérapeutes, chercheuses en mémoire cellulaire, chamanes, gardiennes des eaux, adeptes du tantra, etc. Elles sont pour notre temps celles que les pouvoirs temporels et religieux ont autrefois malmenées, persécutées avant de les faire disparaître par le feu. Je leur ai demandé de me dire la manière dont elles étaient devenues guérisseuses, les dons à partir desquels elles pouvaient enclencher chez leurs patients un processus de guérison. Pour connaître leur art, j’ai reçu de leur part un soin, parfois plusieurs. C’est la notion de « maladie » et de « guérison » qu’interroge ce voyage. C’est la notion de « féminin blessé » qu’il éclaire.

Adolescent, en écoutant les garçons parler des filles, en questionnant plus tard la condition des femmes partout dans ce monde, j’ai souvent eu honte d’être un homme. Me diriger vers ces femmes qui, parce qu’elles se sont relevées de leurs blessures, peuvent venir au secours de leurs semblables, porter assistance à humanité en danger, était pour moi comme entreprendre mon chemin de guérison. Elles incarnent la puissance du féminin dont nous avons, hommes et femmes, si terriblement peur ; une peur qui a justifié qu’on discrédite longtemps leur art né de l’expérience et de l’élan d’apaiser. Elles représentent pour moi l’accès à un monde que nous avons perdu. »

– Jean-Philippe de Tonnac

Jean-Philippe de Tonnac est écrivain, essayiste et éditeur. Son roman Azyme chez Actes Sud a obtenu le prix Ecritures et spiritualités 2017. Il est notamment l’auteur de René Daumal, l’archange (Grasset, 1998), avec Anne Brenon de Cathares, la contre enquête (Albin Michel, 2008) ; avec Frédéric Lenoir de La mort et l’immortalité – Encyclopédie des savoirs et des croyances (Bayard, 2004) ; avec Roland Feuillas de A la recherche du pain vivant (Actes sud, 2017). Il est éditeur chez Bouquins Laffont, collabore régulièrement au Monde des religions, enseigne à l’Institut des Hautes Etudes du Goût à Reims et au Cordon Bleu Paris.

Codex Urbanus

[ CONFÉRENCE / DÉDICACE ]

«  Pourquoi l’art dans la rue ? »
Codex Urbanus
Street artist montmartrois

Dimanche 14 avril 2019 à partir de 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

*

La conférence
« Lors de cette conférence à la Halle Saint Pierre, temple de l’Art Brut à Paris, c’est non seulement les sources du graffiti et du street art qui seront interrogées, mais aussi ça relation au monde de l’art contemporain : pourquoi les experts ont tant de mal à l’appréhender? Quelle est sa place dans l’art contemporain? Le street art officiel est-il encore du street art …? »

Street art et graffiti : quelle place dans l’art contemporain?
Ce sont des mouvements mondiaux auquel quasiment tous les terriens vivant en ville sont exposés: depuis quelques décennies, des femmes et des hommes se sont mis à placer sans autorisation, gratuitement et illégalement de l’art dans l’espace public, ce qui n’avait aucun précédent historique. Alors que certains des artistes les plus connus en sont aujourd’hui issus – Haring, Basquiat, Banksy, Shepard Fairey – le monde de l’art contemporain peine encore à comprendre et à accepter un mouvement qui semble vivre à la marge.

L’artiste / auteur
Codex Urbanus est un street artist montmartrois qui dessine depuis des années des créatures fantastiques dans la rue. À ce jour c’est plus de 350 chimères qu’il a glissé dans son bestiaire de béton… C’est parce qu’il s’est interrogé sur sa propre pratique vandale que lui, en tant qu’autodidacte, s’est mis à réfléchir aux raisons qui l’ont poussées à entreprendre cette œuvre urbaine, et par extension aux raisons qui ont poussé des centaines des artistes à placer de l’art illégalement et systématiquement dans la rue. Devant l’absence de réponse à cette question dans les livres qu’il consulte, il écrit lui-même un essai qui parait en 2018 chez Critères Éditions : « Pourquoi l’art est dans la rue?»

  • Codex Urbanus, Paris – février 2019

Émile Rogé

Présentation du livre du psychiatre jungien qui vient de paraître

Émile Rogé
Psychiatrie jungienne,
Attitudes et fonctions du moi dans les états psychotiques.

Présentation par Aimé Agnel et Jean Henriet.

Dimanche 10 mars à 15 heures – entrée libre
Réservation conseillée  : 01 42 58 72 89

Émile Rogé, Psychiatrie jungienne

Émile Rogé a laissé, à sa mort survenue en 2011, le manuscrit d’un ouvrage singulier où il expose sa conception personnelle de la psychothérapie des psychoses. Très ouvert aux théories psychanalytiques, très éclectique, il se revendiquait jungien. Pour lui, comme pour Jung, l’inconscient n’est pas psychotique, comme le pensent de nombreux analystes; c’est du conscient que provient le trouble ; c’est lui qu’il faut traiter. Émile Rogé se réfère dans ce but aux types psychologiques décrits par Jung comme un système dynamique d’adaptation du moi à la réalité externe et interne : attitudes d’introversion ou d’extraversion et fonctions pensée, sentiment, intuition et sensation. Dans la psychose une seule de ces attitudes et de ces fonctions est utilisée, au détriment des autres qui sont refoulées. Dans cette conception, qui implique une certaine responsabilité du psychotique, le délire n’est plus considéré comme une activité pathologique. « Délirer, c’est littéralement être dans son mode propre. Sortir du sillon, c’est surtout se mettre dans le sien… l’être humain n’évolue que par crises. »

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Le docteur Émile Rogé (1933-2011) s ’est souvent référé, dans ses cours et ses travaux, à Eugen Bleuler et Henry Ey, deux psychiatres qui défendaient, contre les idées reçues, la « réversibilité » et l’ »évolutivité » des psychoses. Il a été d’emblée séduit par la position novatrice de C. G. Jung, disciple lui-même de Bleuler, pour qui le psychotique n’était pas incurable et qui recherchait le sens de son délire dans l’histoire de sa vie. C’est en suivant
Jung dans sa thérapie des psychoses, qu’Émile Rogé s’opposera à l’idée, couramment admise, d’une désorganisation de l’inconscient dans les états psychotiques. « Si le trouble initial, écrit-il, est au conscient, la source du progrès et la guérison éventuelle n’est pas dans le conscient, mais bien dans l’inconscient. Et l’inconscient du schizophrène me paraît toujours sain, comme d’ailleurs chez tous les psychotiques. » En partant de ce constat, Émile Rogé a eu recours, dans son engagement thérapeutique et sa théorisation, à la typologie psychologique de C. G. Jung qui oppose, dans une conception essentiellement dynamique, les attitudes (introversion et extraversion) et les fonctions d’adaptation du moi (pensée, sentiment, sensation, intuition). L’étude de cette typologie n’a, cependant, pas été menée jusqu’à son terme par Jung, qui, dans les années 1930, a orienté sa recherche vers une autre classification : celle des images archétypiques. Ce livre d’Émile Rogé, qui traite d’une façon originale et très approfondie des attitudes et des fonctions du moi dans les états psychotiques, vient donc remplir un vide ; il fait de lui le vrai continuateur de l’œuvre inachevée de Jung.

L’AUTEUR

Neuro-psychiatre et psychanalyste, Emile Rogé (1933-2011) a essentiellement exercé en cabinet privé, à Paris. Il a été actif au sein de l’Association française et du Syndicat national des psychiatres privés (AFPEP-SNPP). Il a été membre de la Société française de psychologie analytique (SFPA). Dans les années 1980, il a fondé « Dimension psychologique », une association promouvant la pensée jungienne.