STÉPHANE BLANQUET

“DANS LES TÊTES DE STÉPHANE BLANQUET”
Exposition du 5 septembre 2020 – 30 juillet 2021
Halle Saint Pierre

Notice biographique

Stéphane Blanquet

Né en 1973, Stéphane Blanquet vit et travaille en région parisienne. 
Stéphane Blanquet est actif sur la scène plastique depuis la fin des années 1980. 
Dessinateur, plasticien, metteur en scène, réalisateur, il a un beau parcours dans le milieu de l’édition et de l’illustration, où il se fait connaître par ses graphzines Chacal Puant (1990) et La Monstrueuse (primé à Angoulême en 1996).
Considéré comme l’un des fers de lance de la nouvelle bande dessinée ses livres sont édités chez Cornélius, Alain Beaulet, L’Association, Gallimard, Albin Michel et par sa propre maison d’édition United Dead Artists.
En 2001, il publie l’album, La nouvelle aux pis, roman graphique tout en ombres chinoises, salué par la critique.
Suivra en 2007, La Vénéneuse aux deux éperons.
En 2003, il réalise Sur l’épiderme, un ouvrage singulier de peintures sur corps photographiées.
Après avoir collaboré en 2006 avec le metteur en scène Jean Lambert-Wild sur la pièce de théâtre Sade Songs (adaptation musicale du Marquis de Sade, dont il a pensé les décors et les costumes), il occupe à partir de 2007 le poste de « directeur oculaire » du Centre Dramatique National de Normandie / Comédie de Caen.
Le « Labyrinthique intestin » produit en 2006 pour les Rencontres du 9e Art d’Aix-en-Provence permet à Stéphane Blanquet de déployer son tentaculaire imaginaire au sein d’un vaste dispositif scénographique.
Cette exposition sera suivie en 2007 par « Blanquet s’ouvre la panse », présentée à Paris par Arts Factory.
En 2009, Blanquet construit un train fantôme au sein du Musée d’Art Contemporain de Lyon, à l’occasion de l’exposition collective « Quintet ».
À la suite de l’importante rétrospective que lui a consacré en 2012 le Wharf – Centre d’Art Contemporain de Basse Normandie, il conçoit « A distorted forest », une installation pour le Musée d’Art Contemporain de Singapour, suivi en 2013 de « Les rêves engloutis », avec le soutien de la galerie Fuman Art avec laquelle Stéphane Blanquet développe de nombreux projets à l’international.


Site Stéphane Blanquetwww.blanquet.com


Hey! modern art & pop culture

Expositions collectives du 10 janvier au 31 juillet 2020
Commissariat
Anne Richard – HEY!

L’exposition a réouvert avec un nouvel accrochage
– accès gratuit 

La Halle Saint Pierre invite la revue HEY! modern art & pop culture à assurer la programmation de la galerie durant le premier semestre 2020. Une vingtaine d’artistes présentés lors des quatre grandes expositions (2011, 2013, 2015, 2019) se succéderont de janvier à juillet et nous démontreront que cette scène artistique alternative est toujours aussi originale et dynamique. 

 
Halle Saint Pierre – à la galerie (entrée libre)
Ouvert tous les jours 
sauf : 1er mai, 14 juillet
du lundi au vendredi :11h – 18h / samedi :11h à 19h / dimanche : 12h à 18h

*
PROGRAMMATION
FÉVRIER / MARS 2020

Mark Vaughn Bodé (États-Unis) / Vaughn Bodé père (États-Unis)
Mr Djub (France) / Tom Huck  (États-Unis) / Easy Sacha (France)
Masayoshi Hanawa (Japon) / Mina Mond (France)



FÉV
RIER 2020

Ce deuxième accrochage met en avant les artistes :

Alëxone Dizac (France),  Dana Wyse (Canada), 
Mr Djub (France) Masayoshi Hanawa (Japon) Vaughn Bodé (États-Unis)
autour d’un vaste corpus d’œuvres dont beaucoup ont été produites à cette occasion.

Focus sur Masayoshi Hanawa (Japon)

Artiste autodidacte, reconnu en tant que figure de proue de l’outsider pop japonais contemporain. Masayoshi Hanawa a étudié le métier de coiffeur dans un lycée technique. En 2005, tandis que le salon qui l’employait ferme boutique, il se met à peindre sur des tee-shirts qu’il vend dans la rue, à la sauvette, à côté de quelques dessins de lui. Enfant, Hanawa a grandi dans une maison isolée en pleine forêt. Sa mère travaillant de nuit, pour chasser la solitude et la peur du noir, il commença à dessiner de façon frénétique, caché sous son lit. Ses sujets sont ce qu’il appelle encore aujourd’hui « ses entités protectrices ». L’artiste a été présenté à La Halle Saint Pierre, dans le cadre de la quatrième édition de l’exposition HEY! 4 (2014). Il a intégré de nombreuses collections particulières, expose avec succès en Europe ainsi qu’en Asie et en foires internationales d’art.

Le musée de la Halle Saint Pierre et la revue d’art HEY! modern art & pop culture poursuivent leur association. Initiée en 2011 une série d’expositions venait donner corps à un désir commun d’explorer, d’expérimenter des voies autres que celles de la culture officielle, c’est-à-dire adopter, comme le fit Dubuffet, « un autre regard sur le monde, une autre interprétation de celui-ci, un autre vocabulaire et, par suite, une autre forme de manipulation de ce vocabulaire, donc une autre pensée”.

Ce partage a déjà son histoire. Dès 1995,  lors de l’exposition Art Brut et Cie, la face cachée de l’art contemporain, Anne & Julien se firent la caisse de résonance de cet événement fondateur, le répercutant dans les zones bouillonnantes de la contre-culture. Si aujourd’hui l’art brut et les formes hors-normes de la création sont sortis de la confidentialité sous l’effet d’une triple reconnaissance – de l’institution, de l’université et du marché –, c’est aussi grâce à la curiosité et l’engagement de ces deux agitateurs. Dans le même temps, face à sa confrontation confuse avec l’histoire de l’art contemporain et à la spéculation offensive du marché, ce sont de tels défenseurs avertis, inquiets des dérives et amalgames, qui ont permis à l’art brut de conserver sa spécificité.

La création de la revue d’art HEY! en 2010 fut l’occasion pour la Halle Saint Pierre d’élargir son projet artistique en accueillant dans une série d’expositions les « outsiders pop », cette  myriade de mouvements figuratifs contemporains révélés au public français par Anne (Richard) & Julien (Deflisques). Nul autre lieu ne  pouvait imaginer et mettre en œuvre la synthèse audacieuse de la scène artistique alternative. Des figures séditieuses du lowbrow art nourries de l’iconographie des médias populaires aux fantasmagories du pop surréalisme redécouvrant l’héritage des grandes traditions picturales, des activistes du street art au tatouage, des échappées individuelles et solitaires de l’art brut aux expressions raffinées et libertaires d’un «œil à l’état sauvage», les marges artistiques y étaient présentées dans leur diversité et leur complexité.

Martine Lusardy – Directrice de La Halle Saint-Pierre

JANVIER 2020

La première manifestation débute le 10 janvier 2020 avec les artistes :

Alëxone Dizac (France), Dana Wyse (Canada), Tom Huck (Etats-Unis),
Titine K-Leu (Suisse), Mark et Vaughn Bodé (Etats-Unis), Easy Sacha (France), Fabrice Lavollay (Belgique), Sabine Gaffron (Suisse), Zolton (Etats-Unis).