Vénus d’Ailleurs

Présentation de la maison d’éditions Vénus d’Ailleurs

Venus d’Ailleurs est une maison d’édition installée dans le sud de la France qui fête, cette année, ses 20 ans d’existence.

Se jouant des frontières des genres, Venus d’Ailleurs est devenu le symbole d’un collectif extensible et hybride, où cohabitent artistes et écrivains, mais également, anthropologues, folkloristes, ‘patascientifiques, ésotéristes, cinéastes, musiciens… Les contributeurs évoluent dans Venus d’Ailleurs sur un mode subtilement anarchique et proposent d’ouvrir un dialogue sans restriction.

Ce qui unit toutes ces personnalités dans Venus d’Ailleurs réside dans un esprit et une esthétique. Une conception du livre comme merveille, musée portatif, utopie libertaire à s’approprier, entreprise sans fin et espace collaboratif d’expérimentation graphique et littéraire. Ils fréquentent les alentours du surréalisme, du dadaïsme, de Fluxus, et les formes liées à l’art de l’illusion, du rêve, du brut et du kitsch. Ils abusent du dissonant, de la circulation entre les arts et de l’exploration sans GPS.
Avec le temps, le collectif se forge une identité polymorphe, intrigante, qui se déploie sur les tables de leurs lieux d’expositions, rappelant les cabinets de curiosités du XVIème siècle.


Ce dimanche 22 mars, Yoan Armand Gil présentera les activités de la maison d’édition, avec entre autres, la nouvelle revue HALO, ainsi que les projets artistiques en relation avec les 20 ans de la structure.


Cette présentation se poursuivra avec Dominique Pauvert et son livre « Le prince des Cornes » qui met en correspondance les œuvres de Bosch et Bruegel avec les traditions carnavalesques.

Dominique Pauvert est agrégé d’histoire, préhistorien, Occitaniste, docteur en histoire de l’art, ethno-mythologue et carnavalier, Vice-président de la Société de mythologie française et membre du laboratoire MICA de l’Université Bordeaux Montaigne.

Sa thèse « Jérôme Bosch et Pieter Bruegel l’ancien, peintres de la religion carnavalesque », publiée sous le titre « La Religion Carnavalesque », a été rééditée en novembre 2025 par Venus d’Ailleurs dans une version augmentée et richement illustrée : « Le Prince des Cornes ».

En compagnie de Christine Escarmant, il est l’un des fondateurs du CRIC (Centre de Recherches Interdisciplinaire sur les Carnavals) et la SOMI (Societat Occitana de MItologia). Depuis des années, ils travaillent sur le paysage mythologique et la recréation de carnavals traditionnels vivants, notamment à Plazac (Dordogne) avec la “maison du Carnaval et des mythologies populaires”.

 » Le carnaval, envisagé dans son espace européen, est un ensemble de fêtes antérieures au christianisme, dont les liens avec d’autres fêtes de l’Antiquité grecque, romaine, proche-orientale, celte, germanique, etc., permettent de dégager des caractères communs invariables, qui se retraduisent dans les cultures populaires des pays européens, à l’intérieur et à l’extérieur du christianisme. Dans notre sphère géoculturelle de l’Europe occidentale, carnaval est bien une fête pagano-chrétienne qui se célèbre encore en marge du christianisme, ou en confrontation avec lui, et en marge de l’ordre civil établi. (…) « 


La fin d’après-midi se conclura avec un échange avec les auteurs présents (Tristan Felix, Flambermont, Dominique Pauvert, Christine Escarmant, Laurent Segalini, Eric Phalippou…) qui signeront leurs ouvrages.

Exposition Librairie – Codex Urbanus

Codex Urbanus

Du 4 février au 4 mars 2026 sur les murs de la Librairie

Codex Urbanus est un street artist parisien qui trace depuis plus de 15 ans, à la faveur de la nuit, un bestiaire d’animaux fantastiques en dessin direct sur les murs de la ville, et plus particulièrement à Montmartre ou beaucoup de ses chimères sont visibles.

Aujourd’hui, ce sont plus de 800 créatures hybrides qui ont défilé dans les rues, arborant toujours leur nom latin, pour offrir une collection chimérique de naturaliste que de nombreux passants et passionnés chassent et inventorient.

Il est également l’auteur de plusieurs livres, dont un essai sur l’existence même du street art

Pourquoi l’Art est dans la Rue ? », Critères Éditions, 2018

Fables Subies, Critères Éditions, 2021

Ou encore un guide pour reconnaître 150 artistes travaillant sans autorisation dans les rues de Paris 

Petit Atlas de Poche du Street Art de Paris et sa Banlieue, Omniscience, 2024 

Tous disponibles à la Librairie de la Halle Saint Pierre.

Codex Urbanus exposera à la librairie de la Halle Saint Pierre (4 février au 4 mars 2026) en parallèle de son exposition au Musée de Minéralogie de l’école des Mines de Paris (du 29 janvier au 27 juin 2026) pour un dialogue inattendu entre ses créatures et l’une des plus grandes collections de minéraux du monde. 

https://www.musee.minesparis.psl.eu/Evenements/ExpoTemp/ExpoTemp2026/Codex/ 

Alice Massénat

Alice Massénat expose sur les murs de la Libraire de la Halle Saint Pierre du 4 au 31 décembre

Poétesse habitée et radicale, Alice Massénat trace dans ses textes le sillon d’une langue sauvage, qui lacère et s’ouvre sur un gouffre où la langue se défait pour mieux renaître.

Sa poésie mêle le rythme, le son et l’âpreté pour laisser surgir la voix des rêves ou celle des traumas.
L’univers de ses mots flirtant avec l’image il était donc naturel de découvrir l’autre versant de son œuvre : le dessin.

Exposés à la librairie pour la première fois, ces dessins sont autant de territoires révélés par le trait et la couleur.
Des gestes spontanés d’où émergent des images, des zones mouvantes où l’inconscient affleure, des mondes à l’écoute de la voix intérieure de chacun.

Victoria Rose

L’artiste Victoria Rose expose son Paper Art sur les murs de la Librairie Du 7 au 30 novembre 2025


Victoria Rose est une artiste plasticienne autodidacte dont l’univers visuel explore la joie, la couleur et l’imaginaire. Elle dessine et peint des œuvres composées de milliers de points de tailles et de rythmes différents, formant des paysages poétiques où le rêve occupe une place centrale. Son travail s’inscrit dans une approche multidisciplinaire mêlant peinture, dessin, collage, papier et création d’objets.

Inspirée par la nature, les textures et les matières, elle développe une recherche autour du papier à travers : le tissage sous diverses formes, la réalisation de labyrinthes, d’entrelacs et de parcours visuels, le collage et la conception de lettrage, la création de bols en papier et d’objets uniques à partir de matériaux naturels ou recyclés.

Chaque œuvre est entièrement façonnée à la main, conférant à chaque pièce son  caractère singulier, unique et artisanal.

Engagée dans la transmission, Victoria Rose anime régulièrement des ateliers d’art plastique au sein d’établissement scolaire et culturels, et participe à la conception de décors ainsi qu’à la réalisation de scénographies de vitrines.

Son compte Instagram présente un aperçu de son univers artistique et photographique et constitue un espace privilégié de contact et d’échanges autour de son travail. 


Editons L’Herbe qui tremble – Rencontre en poésie

Les éditions L’herbe qui tremble présentent Une rencontre en poésie autour de trois ouvrages

Samedi 22 novembre à partir de 14h30 dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre


 

 

Elle dit : « Connaissez-vous la mer je vous y mènerai, nous la prendrons ensemble, on prend comme ça la main de nos enfants, oui quand ils pleurent dans la nuit jaune, qu’ils se salissent et se retournent […] Connaissez-vous la mer, fermez les bras sur elle, dans nos silences elle est là tout entière, elle roule dans les moulins du désir qui tournent dans nos reins ».

Toute la mer de Claudine Bohi, ce sont tous les désirs, toutes les enfances, tous les rêves et toutes les chutes, le flux et le reflux de la musique du monde, « le retour en nous de l’espérance », la recherche de soi-même en prenant les sentiers de la poésie.


Au jour le jour est un grand et beau livre de poèmes empreints de mélancolie. « Ces pays perdus / autant que les mots, / ils sont derrière toi. » Le futur, le poète s’en préoccupe : « Te faudra-t-il quitter tes pas sur des chemins sans issue, maintenant que tu as pris note de ton absence future sans trop y croire pourtant ? » Certes sans trop y croire. La vie, le sentiment de vivre toujours, s’imposent irrésistiblement. « Le fleuve n’a pas changé de cours, / même si la nuit s’est épaissie / l’aube ne faillira pas. »
Nous retrouvons dans ce dernier recueil les poèmes courts dont Max Alhau maîtrise si bien l’écriture. Le poème, qu’on lit vite, ouvre d’infinis chemins de pensées.

 

 


 

 

Le 12 mai 2008 à 2 h 28, un tremblement de terre de magnitude 8 a ravagé la province du Sichuan occidental en Chine, jetant des millions de personnes sur les routes et tuant des dizaines de milliers d’autres. Ce fut l’un des séismes les plus meurtriers de l’histoire de l’humanité. Il devint rapidement patent qu’il y avait parmi les victimes un nombre effarant d’écoliers, ensevelis sous les décombres de leurs écoles construites par le gouvernement. Ian Boyden, plasticien, sinologue et poète américain né en 1971, s’est inspiré du travail de l’artiste chinois Ai Weiwei pour évoquer à son tour la mémoire de 108 des enfants disparus lors du séisme de 2008. Chaque poème est un hommage.


https://lherbequitremble.fr/livres/une-foret-de-noms.html

Rencontre Signature Bruno Montpied Outsider’Paris

 » En rassemblant dans mon livre plus de 300 créateurs populaires, je voulais offrir au public un panorama des jardins spontanés le plus complet et éclectique possible. »

Bruno Montpied

Bruno Montpied sera présent samedi 25 octobre à l’Outsider ‘Paris, dès 14h30, au stand de la librairie de la Halle Saint Pierre, pour une signature de la réédition de son livre Le Gazouillis des éléphants

Rendez vous au 74 boulevard Richard-Lenoir, 75011 Paris

Rencontre avec Ficht Tanner

Rencontre et dédicace avec l’artiste Ficht Tanner

Dimanche 28 septembre 2025 à 14h30 – Galerie de la Halle Saint Pierre


«  Je m’assois depuis des années chaque jour devant ma machine à broder, sans dessin
préparatoire ou intention intellectuelle, en suivant simplement l’impulsion des formes qui
naissent spontanément par le mouvement de l’aiguille, et que mes yeux découvrent ensuite avec étonnement. J’aime écouter la musique, les sons et la langue comme des formes musicales colorées
« 

Ficht Tanner


Présent dans l’exposition L’étoffe des rêves de la Halle Saint Pierre, Ficht Tanner dédicacera son livre Ficht Tanner, les jeux de rêves, disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre, dimanche 28 septembre, dans la galerie de la Halle Saint Pierre. 


Musicien, poète, dessinateur et brodeur Suisse, Ficht Tanner est né dans le village de Trogen, dans la région pastorale de l’Appenzell. Il passe sa jeunesse dans la vallée du Rhin, dans le village de Balgach où l’industrie textile est alors très forte. Obtenant son diplôme de compositeur-typographe en avril 1972, il rejoint alors immédiatement Berne, la capitale helvétique. Il s’installe avec sa femme artiste Esther Tanner (Marcoux) dans le village voisin de Kirchlindach, et devient l’assistant durant six années du peintre bernois Rudolf Mumprecht, tout en commençant à jouer en autodidacte de la contrebasse. C’est là qu’il commence sa pratique artistique de dessinateur et de brodeur, également en autodidacte, mais aussi qu’il rencontre l’artiste textile
Therese Hächler, sa future compagne de vie, et qu’il fonde en en 1981, avec son ami musicien Töbi Tobler, son groupe de musique d’improvisation folk, free jazz et rock       « sans coutures » Appenzeller Space Schöttl. En 1983, il parvient à réunir sa communauté sentimentale et artistique sous un même toit, dans la moitié
d’un double palais du XVIIIe siècle dans son village natal de Trogen: un lieu que
Therese et lui-même ont transformé en un remarquable théâtre de vie, de rencontres et de création qui perdure grâce à eux depuis plus de quarante ans. En 2012, le musée d’art brut de Saint-Gall (Open art museum) a consacré une rétrospective à l’artiste brodeur.



Der Fortuna

Der Fortuna à la librairie du 5 septembre au 10 octobre

Ancré dès son plus jeune âge dans l’univers des sculptures anglaises des années 90, il
illustre à cette époque des fanzines aux États-Unis, Angleterre, France et Pologne entre
autre…
En 2005, la galeriste Christelle P expose ses assemblages lors du Printemps des
Singuliers à Paris. Suite à cela il rentre dans des collections d’art Brut.
En 2011, une série de reliquaires est présentée lors de l’événement collectif underground Street Voodoo, en écho à la Biennale d’art contemporain de Lyon.
En 2012, à Katmandou, il conçoit une installation chez un collectionneur autour du thème du voyage intérieur, mêlant poésie et grandes toiles. Cette instalation ira ensuite
exposée à Hong Kong, en showroom privé.
En 2016, à Amsterdam, une série de ses dessins est exposée au musée de l’Hermitage.
En 2019, son travail figure dans une exposition consacrée à l’art carcéral mexicain à
Bruxelles.
En 2020, il réalise une série d’illustrations pour des médiévistes de l’Académie de
Vienne, en Autriche.
En 2022, il illustre une série autour de la médecine dans la Grèce antique pour des
chercheurs basés à Bratislava.
En 2023, de passage à Prague, il commence une série de dessins préparatoires inspirés de sa rencontre avec Ørland von Traumer et son roman CazinoLA. La même année, il conçoit la pochette d’une cassette audio pour un compositeur anglais de musiques de films d’horreur coréens.
En 2024, il travaille sur une série d’illustrations autour de la Grande Guerre pour la
réédition d’un roman français, puis crée une série sur Les Mille et Une Nuits pour un
hôtel privé au Vietnam, ainsi qu’une série dédiée à la vigne et à l’alchimie, pour des
viticulteurs.
En 2025, il se consacre essentiellement à l’illustration du roman CazinoLA, pour lequel
il réalise plus de trente dessins et plusieurs toiles. Il poursuit actuellement sa
collaboration avec Ørland von Traumer, et travaille déjà aux esquisses du prochain roman de ce dernier à New York. Il le dit lui-même : s’il a multiplié les alias au fil de sa carrière, c’est qu’il revendique l’héritage alchimique et hermétique de ses ancêtres, pour qui le nom n’est qu’un voile de discrétion. Seule compte l’œuvre, et ce qu’elle sème dans le monde profane…
Une partie de son œuvre a trouvé refuge dans des collections privées, parfois
confidentielles, éparpillées aux quatre coins du monde, où elles poursuivent leur chemin secret.

Elles viennent sous ma main, Hélène N.

Hélène N. Elles viennent sous ma main

HÉLÈNE N. 

Hélène N. est née en 1947 à Skikda (anciennement Philippeville) en Algérie, de parents siciliens et français. Hélène arrive en France à l’âge de 15 ans, sa famille s’installe alors à Palaiseau, banlieue située au sud-ouest de Paris. Sa vie de jeune fille sera marquée par des épreuves personnelles mais aussi une force de vie et une aspiration passionnée pour les arts qui la pousseront malgré des moyens limités à écumer musées et salles de cinéma, ainsi qu’à épuiser les répertoires musicaux. À la seconde moitié de sa soixantaine, elle se met à dessiner des portraits de femmes, en nombre bientôt incalculable. Reste de son œuvre, réalisée sur une dizaine d’années, une centaine de pièces aux formats allant du 24 cm × 32 cm à des petits papiers aux contours découpés. Beaucoup ont été perdues, jetées, ou vendues sur les marchés et dans les bars. Hélène N. vit aujourd’hui dans un studio en banlieue parisienne, proche de ses filles et petits-enfants.

Hélène N. was born in 1947 in Skikda (formerly Philippeville), Algeria, to Sicilian and French parents. She moved to France at the age of fifteen, when her family settled in Palaiseau, a suburb southwest of Paris. Her early years were shaped by personal hardship, but also by a resilient life force and a passionate drive toward the arts. Despite limited means, she roamed museums and cinemas, and immersed herself in the world of music.  In her late sixties, she began drawing women’s faces—eventually creating an extraordinary number of portraits.What remains of this body of work—produced over the course of a decade—is a collection of around one hundred pieces, ranging from 24 × 32 cm sheets to small, irregularly cut fragments. Many were lost, discarded, or sold at markets and in cafés. Today, Hélène N. lives in a studio apartment on the outskirts of Paris, close to her daughters and grandchildren.

Myriorama – Edition présentera Elles viennent sous ma main, le dimanche 28 septembre à 14h30, dans l’espace galerie de la Halle Saint Pierre.