Encres Contraires par la Galerie Pol Lemétais Du 7 février au 4 mars 2026 Entrée libre
Cette exposition met en résonance le travail de deux artistes émergents du dessin contemporain.
Daniel Gonçalves
Daniel Gonçalves est artiste portugais autodidacte dont l’œuvre se caractérise par des dessins abstraits géométriques, il créé dans un état de concentration méditative qui explore la pureté, la répétition des formes dans une esthétique minimaliste.
Evelyne Postic
Evelyne Postic est une artiste autodidacte française, son dessin foisonnant nous présente des formes hybrides mêlant humain, animal et végétal pour explorer l’adaptation des êtres vivants à leur environnement et l’évolution des espèces.
Le vernissage aura lieu le samedi 7 février 2026 à 17h dans la galerie de la Halle Saint Pierre.
Exposition Hommage Mathieu Chauve Du 6 janvier au 31 janvier 2026
Après une scolarité qu’il survole brillamment, Mathieu s’oriente vers des études de philosophie. Il s’y consacre deux années… et bifurque vers l’art du vitrail et l’architecture. Mathieu entre ensuite à l’école Penninghen….ou il se sent rapidement à l’étroit….déjà enfermé dans la maladie qui l’envahît peu à peu. Dans son petit studio..…. Mathieu commence à peindre sur des toiles de très grand format et sur papier de plus petite taille pour exprimer ses émotions. Il peint nuit et jour… en quelques années il va produire plus de 300 œuvres.
Mathieu nous a quitté au printemps 2014… il avait 37 ans…. en nous léguant une œuvre artistique très dense et très puissante.
Découvrez et redécouvrez Les Reliquaires de Francois Jauvion, Les plus beaux mouchoirs de Paris par la Buanderie et les sérigraphies de Matrijaršija/Turbo Comics pour clôturer l’année 2025
Du 23 décembre 2025 au 4 janvier 2026 Entrée libre
Les reliquaires de François Jauvion
Après L’Imagier singulier (tomes 1 et 2) exposé en décembre 2024, François Jauvion revient cette année à la Galerie de la Halle Saint-Pierre avec ses reliquaires.
Au premier abord, le travail de François Jauvion semble joyeux, coloré et… inoffensif, comme l’artiste lui-même. Les visiteurs s’approchent, ils rient, ils commentent « oh les couleurs flash ! » « et tu as vu les vaches folles ? » « C’est qui Sainte-Dépression ? » . Et puis les titres des œuvres commencent à fermenter dans leur cerveau, ça mijote et ça réveille des pensées pas très agréables: c’est l’effet boomerang, en douceur…
Derrière les couleurs acidulées et l’humour, les thèmes de société se rappellent au bon souvenir des visiteurs qui préféreraient les oublier: dérèglement climatique, Roms, maltraitance des animaux, crise des migrants, faits divers sordides… Si l’esthétique des triptyques et des dessins renvoie souvent à l’univers de la BD ou des dessins animés c’est pour faire ressortir l’enfant qui se cache dans chaque visiteur. Un enfant, ça voit la réalité sans filtre et sans a priori, spontanément, et c’est beaucoup plus sensible à l’injustice que les adultes.
Depuis 2013, l’association La Buanderie invite des artistes pour imprimer en sérigraphie leurs dessins sur des mouchoirs en tissu. De fil en aiguille, ce sont 400 modèles qui ont été réalisés par plus de 200 artistes du monde entier, et la collection ne cesse de s’étoffer ! L’enquête continue sur les riches usages de cet objet de peu, de peine, mais pas que…
Matrijaršija / Turbo Comics
Matrijaršija, un centre culturel autonome de Belgrade (Serbie), entre cette année dans sa deuxième décennie. Il est conçu comme un générateur d’art non institutionnel, brut, non aligné, marginal. L’atelier de sérigraphie y a une place centrale, mais la RISO, la peinture, le collage et la reliure y sont aussi des activités quotidiennes. Un grand réseau d’artistes et de collectifs, la plupart des Balkans, y travaillent régulièrement et différentes formes de collaborations existent avec d’autres artistes et imprimeurs intéressés. De Matrijaršija s’organisent aussi de nombreux évènements hors-les-murs : on y produit le programme de la galerie Ulična, le festival Novo Doba, le salon de petits éditeurs FIJUK et de nombreux autres évènements en Serbie et à l’étranger. Les affiches présentées ici sont imprimées à la main en sérigraphie par différents artistes, certaines sont des illustrations, certaines des affiches d’évènements réels, certaines d’évènements imaginaires. La plupart des auteurs sont membres actifs du collectif, d’autres des artistes invités. La Halle Saint Pierre propose les affiches de Matrijaršija dans sa librairie depuis leur rencontre lors de l’exposition Turbulences dans les Balkans.
Egalement en vente à la librairie :
La Cartonera
La Cartonera est une maison d’édition indépendante mexicaine qui fait partie du mouvement des éditeurs cartoneros, né en Amérique latine au début des années 2000. Elle publie des livres artisanaux ,fabriqués à partir de carton recyclé, avec des couvertures peintes à la main, ce qui rend chaque exemplaire unique.
Une fenêtresur le monde
Une fenêtre sur le monde est un lieu de création ouvert, où des personnes aux parcours variés se retrouvent pour peindre, dessiner et expérimenter librement. Cet atelier d’arts plastiques est situé à Alfortville et se situe au sein d’un Centre d’Habitats (APAJH94).
Du 6 au 22 décembre Diane Victor expose dans la galerie de la Halle Saint Pierre
Née en 1964 à Witbank en Afrique du Sud, Diane Victor s’est imposée comme une figure majeure de la scène artistique contemporaine internationale. Diplômée de l’Université du Witwatersrand à Johannesburg en 1986, elle séjourne entre 1988 et 1989 à la Cité internationale des Arts à Paris et représente en 2015 l’Afrique du Sud à la Biennale de Venise. À travers une œuvre intensément engagée, elle explore les réalités sociales et politiques de son pays natal, marquées par les séquelles de l’apartheid, les violences systémiques, l’injustice et les tensions identitaires. Son travail se caractérise par une grande maîtrise du trait, nourrie par une tradition figurative classique, qu’elle confronte à des matériaux contemporains et éphémères tels que la suie et la fumée.
Diane Victor sera présente à la Halle Saint Pierre le 6 décembre 2025 à partir de 14h pour une séance de dédicace de l’ouvrage Diane Victor, Estampes, Dessins, Suie.
L’Académie des beaux-arts a décerné, ce mercredi 3 octobre, le 10ème Prix de Gravure Mario Avati – Académie des beaux-arts à l’artiste sud-africaine Diane Victor.
Les œuvres de Diane Victor sont représentées par la Galerie Larock- Granoff,13 Quai de Conti 75006 Paris.
La Halle Saint Pierre est heureuse d’accueillir Escale Nomad
Du 7 septembre au 5 octobre 2025
Philippe Saada – Escale Nomad en 3 actes à la galerie de la Halle Saint Pierre.
ACTE I
Abel Burger artiste autodidacte dont la pratique associe dessin, peinture et écriture. Nourrie par les mythes, la mémoire et le sacré, son œuvre explore les passages entre visible et invisible, intime et universel. Fragments, papiers superposés et traces poétiques composent un langage singulier, inspiré des civilisations anciennes et des rêves. Son travail, régulièrement exposé en Europe et aux États-Unis, figure dans plusieurs collections publiques et muséales.
ET
Pascal Leyder qui explore par le dessin les territoires de l’image imprimée, en associant réinvention visuelle et liberté du tracé. Ses dessins déconstruisent anciens planisphères, affiches et autres motifs iconographiques pour créer de nouveaux récits, où se mêlent écritures cryptographiques, figures et architectures. Il conjugue pratique solitaire et collaborations graphiques notamment avec Pakito Bolino. Son travail a intégré plusieurs collections publiques et muséales, dont le Centre Pompidou et le LAM. Il crée au sein de la « S » Grand Atelier en Belgique.
à suivre …
ACTE II : Art brut Marocain du 7 octobre au 5 novembre 2025
ACTE III : Photo et Outsider Art USA du 7 novembre au 1er décembre 2025
Du 5 juillet au 14 août 2025 à la Galerie (entrée libre)
Né en 1930, Robert Coutelas s’est éteint en juin 1985 à Paris, 226 rue de Vaugirard dans le quinzième arrondissement, dans la pièce au confort plus que rudimentaire, partagée avec des rats et des pigeons, où il s’était installé en 1967, année même où il débuta la série de cartes qui devait le rendre célèbre, mais bien après sa mort. Quasi autodidacte, Coutelas a combattu toute sa vie pour devenir et demeurer artiste, malgré l’opposition totale de ses parents – qui le conduisit par deux fois, adolescent, à attenter à ses jours –, malgré son incapacité à marchander son art – qui le poussa à rompre ses contrats avec des galeries commerciales qui entendaient le promouvoir comme le nouvel Utrillo –, malgré la misère absolue dans laquelle il a constamment vécu.
L’œuvre de Robert Coutelas est riche de plusieurs milliers de peintures sur carton de récupération, miniatures au format de cartes de tarot (dont certaines agencées en des compositions de 3, 5, 6, 8, 9, 12, 15, 16, 18, 20, 24 ou 28, sans raison ou intention décelable, et 469 inséparables réunies dans La Réserve du patron): Mes Nuits, de quelques centaines de gouaches sur envers d’affiches inutilisées: Mes ancêtres, et de quelques dizaines de sculptures, en pierre ou en terre cuite, pour la plupart minuscules.
Grâce à la détermination de son ayant-droit Mariko Molia (auteure d’un livre de souvenirs sur l’artiste, plusieurs fois réimprimé), les œuvres de Coutelas ont été montrées dès 1982 au Japon, où il a progressivement acquis un statut d’artiste culte, exposé dans des musées (Shoto Museum of Art, Tokyo, 2015, Musée Bernard Buff et, Shizuoka et Asahi Beer Oyamazaki Villa Museum of Art, 2016, Mori Museum of Art, Tokyo, 2022…)
Célébré par des artistes et écrivains (Nobuo Hashiba, Toshiyuki Horie, Akira Minagawa, Hiroshi Sugito…), et sujet de livres à succès; ses dessins y décorent des bols en céramique, des magnets ou des pâtisseries, certains s’en ornent même les ongles, ou tatouent ses motifs sur leur peau.
Obsessionnelle sans jamais être répétitive, l’œuvre de Coutelas se place dans la lumière de l’art brut et de l’art populaire, mais dessine son territoire singulier, poétique et universel, hors du temps et de toutes tendances. Tel un compagnon du Moyen-Âge, il ne signe généralement pas ses œuvres; s’il inscrit parfois son nom au centre d’une carte, c’est à la manière d’un blason, quand la composition l’exige, mais bien plus souvent il privilégie VAUGIRARD voire VAUGI, ou ses initiales C.R., parfois accompagnées de H.A. pour ses autres prénoms, Henri et André – mais aussi comme un éclat de rire; de temps à autre il date ses œuvres, de l’année, parfois aussi du mois, et exceptionnellement du jour. Seules une poignée portent un slogan, toujours le même, existentiel et révolutionnaire, absolument coutelassien:
La Liberté ou la mort.
D’une remarquable diversité de motifs, les cartes qui composent Mes Nuits sont pour certaines abstraites, rythmées d’alignements itératifs de points ou de lignes, mais la majorité figurent des personnages, voire des saynètes parfois énigmatiques, ou des écritures illisibles. Si certains de leurs thèmes peuvent référer à l’histoire, aux jeux, au théâtre, aux mythes ou à l’histoire de l’art, comme la Fanny, les maternités, Guignol, Adam et Ève, le Pendu… la plupart témoignent d’obsessions très personnelles – les longues chevelures ondulantes qui enserrent les visages, les têtes au centre d’un tourbillon en spirale, les créatures mi-humaines mi-papillons ou mi-lapins, les vignerons, les alignements d’ossements, les tours en flammes… que l’artiste combine et reconfigure inlassablement. La mort y rôde, mais la vie la submerge, par assauts de tendresse et de cocasserie. On dit que mes cartes sont des symboles, objectait Coutelas, mais qu’est-ce qu’un symbole? Elles sont des êtres vivants qui font la fête dès que je m’absente de chez moi.
Robert Coutelas, Mes Nuits, est disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre.
Emelie Östergren, née en 1982, est une dessinatrice suédoise, auteure de livres pour enfants, et pour adultes. Elle a étudié à Konstfack, à Stockholm.
Ses bandes dessinées, ses livres pour enfants et illustrations ont été publiées en Suède et à l’étranger, notamment dans le magazine américain The Believer. À l’automne 2023, elle a publié avec Emma Virke un livre d’images unique, Presenten (un « trois livres en un », sur le pouvoir des contes de fées et de l’imagination), qui a été nominé pour le prix August.
Elle est également connue pour ses bandes dessinées Evil Dress et Duke and His Army- A Dream Revisited, publiées chez Sanatorium Press. En 2023, elle a publié en français Flore & Faune aux éditions Hoochie coochie.
Retrouvez La petite histoire de Franka à la librairie de la Halle Saint Pierre
« C’est l’histoire d’une petite fille qui ne supportait plus d’être considérée comme une enfant. Elle voulait être une maman avec un vrai bébé, loin des poupées que sa mère lui avait laissées. Elle savait d’ailleurs très bien comment s’y prendre : Il suffisait d’enterrer ses poupées dans le jardin et attendre la nouvelle pousse… Mais était-ce vraiment une bonne idée ? »
Shinichi Sawada (1982) vit dans la préfecture de Shiga au Japon. C’est un jeune autiste qui parle très peu. Cependant, très habile de ses doigts, il a toujours fabriqué chez lui des objets, comme des petites voitures en papier. Depuis la fin de ses études secondaires dans un lycée spécialisé, il est employé à la boulangerie de l’établissement pour handicapés mentaux qu’il fréquente. Il pratique régulièrement la céramique dans un atelier à ciel ouvert perdu dans les montagnes verdoyantes de la région de Shiga. Sawada y sculpte des créatures étranges au corps hérissé d’épines. De ses doigts longs, minces et souples il modèle une à une ces pointes qu’il plante ensuite dans une masse tantôt ronde, tantôt cylindrique constituant la base de ses sculptures. Il travaille en silence, sans hésitation, avec toujours les mêmes gestes lents, délicats et réguliers, emporté par un flux créatif vers un monde qui n’appartient qu’à lui. Une fois modelées, ses sculptures sont cuites, suivant une tradition ancestrale, dans un four à bois, ce qui leur donne une couleur brun-rouge.