Rencontre autour du livre de Mary Wollstonecraft

Rencontre autour du livre de Mary Wollstonecraft, Défense des droits de la Femme


« Fortifiez et élevez l’esprit des femmes, et vous mettrez fin à leur obéissance aveugle.
Il est temps d’opérer une révolution dans les mœurs féminines – temps de rendre aux femmes leur dignité perdue et de faire qu’elles travaillent, en tant que membres de l’espèce humaine, à réformer le monde en
 se réformant elles-mêmes. »


À l’occasion de la parution de la nouvelle traduction de Défense des droits de la Femme de Mary Wollstonecraft chez Champs Flammarion, Héloïse Salelles et Amirpasha Tavakkoli seront à la Halle Saint Pierre pour échanger autour du livre. La rencontre se terminera par une discussion avec le public.

Héloïse Salelles est enseignante en classes préparatoires. Professeure agrégée et titulaire d’un doctorat en philosophie de l’Université de Nanterre, elle a co-traduit
pour les éditions Champs Flammarion la Défense des droits de la Femme de Mary Wollstonecraft.

Né en 1988, Amirpasha Tavakkoli est enseignant à Sciences Po Paris et à l’université catholique de Lille. Docteur en science politique, spécialiste des débats anglais autour de la Révolution française, il est notamment l’auteur d’une introduction à la pensée de Mary Wollstonecraft, Le Féminisme des Lumières (Michalon, 2024).

 


Vénus d’Ailleurs

Présentation de la maison d’éditions Vénus d’Ailleurs

Venus d’Ailleurs est une maison d’édition installée dans le sud de la France qui fête, cette année, ses 20 ans d’existence.

Se jouant des frontières des genres, Venus d’Ailleurs est devenu le symbole d’un collectif extensible et hybride, où cohabitent artistes et écrivains, mais également, anthropologues, folkloristes, ‘patascientifiques, ésotéristes, cinéastes, musiciens… Les contributeurs évoluent dans Venus d’Ailleurs sur un mode subtilement anarchique et proposent d’ouvrir un dialogue sans restriction.

Ce qui unit toutes ces personnalités dans Venus d’Ailleurs réside dans un esprit et une esthétique. Une conception du livre comme merveille, musée portatif, utopie libertaire à s’approprier, entreprise sans fin et espace collaboratif d’expérimentation graphique et littéraire. Ils fréquentent les alentours du surréalisme, du dadaïsme, de Fluxus, et les formes liées à l’art de l’illusion, du rêve, du brut et du kitsch. Ils abusent du dissonant, de la circulation entre les arts et de l’exploration sans GPS.
Avec le temps, le collectif se forge une identité polymorphe, intrigante, qui se déploie sur les tables de leurs lieux d’expositions, rappelant les cabinets de curiosités du XVIème siècle.


Ce dimanche 22 mars, Yoan Armand Gil présentera les activités de la maison d’édition, avec entre autres, la nouvelle revue HALO, ainsi que les projets artistiques en relation avec les 20 ans de la structure.


Cette présentation se poursuivra avec Dominique Pauvert et son livre « Le prince des Cornes » qui met en correspondance les œuvres de Bosch et Bruegel avec les traditions carnavalesques.

Dominique Pauvert est agrégé d’histoire, préhistorien, Occitaniste, docteur en histoire de l’art, ethno-mythologue et carnavalier, Vice-président de la Société de mythologie française et membre du laboratoire MICA de l’Université Bordeaux Montaigne.

Sa thèse « Jérôme Bosch et Pieter Bruegel l’ancien, peintres de la religion carnavalesque », publiée sous le titre « La Religion Carnavalesque », a été rééditée en novembre 2025 par Venus d’Ailleurs dans une version augmentée et richement illustrée : « Le Prince des Cornes ».

En compagnie de Christine Escarmant, il est l’un des fondateurs du CRIC (Centre de Recherches Interdisciplinaire sur les Carnavals) et la SOMI (Societat Occitana de MItologia). Depuis des années, ils travaillent sur le paysage mythologique et la recréation de carnavals traditionnels vivants, notamment à Plazac (Dordogne) avec la “maison du Carnaval et des mythologies populaires”.

 » Le carnaval, envisagé dans son espace européen, est un ensemble de fêtes antérieures au christianisme, dont les liens avec d’autres fêtes de l’Antiquité grecque, romaine, proche-orientale, celte, germanique, etc., permettent de dégager des caractères communs invariables, qui se retraduisent dans les cultures populaires des pays européens, à l’intérieur et à l’extérieur du christianisme. Dans notre sphère géoculturelle de l’Europe occidentale, carnaval est bien une fête pagano-chrétienne qui se célèbre encore en marge du christianisme, ou en confrontation avec lui, et en marge de l’ordre civil établi. (…) « 


La fin d’après-midi se conclura avec un échange avec les auteurs présents (Tristan Felix, Flambermont, Dominique Pauvert, Christine Escarmant, Laurent Segalini, Eric Phalippou…) qui signeront leurs ouvrages.

Lecture Musicale – Codex Urbanus

Lecture de fables vandales par Cordex Urbanus accompagné par Alexis Morel

À l’occasion de l’exposition dédiée à Codex Urbanus sur les murs de la librairie, retrouvez le street artist dans l’auditorium de la Halle Saint-Pierre le samedi 7 février à 15 h.

« Pour les 400 ans de Jean de La Fontaine et de ses Fables choisies, Codex Urbanus avait composé et collé dans la rue des dizaines de Fables Subies, mettant en scène ses chimères urbaines.

Le samedi 7 février, accompagné du musicien Alexis Morel, il propose une lecture d’une sélection de ces fables vandales, pleines de tentacules emplumées et de moralités étranges. »

L’événement se terminera par une séance de dédicace du recueil Fables Subies et d’autres ouvrages de l’artiste, à retrouver à la librairie de la Halle Saint-Pierre.

La scène poésie du Chat Noir

La Scène Poésie du Chat Noir auditorium de la Halle Saint Pierre



La scène de poésie du Chat noir, c’est une scène slam que j’anime régulièrement avec Romain Nouat, rédacteur en chef du journal Le Chat noir, à la Halle Saint-Pierre, au pied des escaliers de Montmartre.

Une fois par mois, un samedi ou un dimanche après-midi, ce lieu mythique de l’art brut nous accueille pour une scène de poésie à laquelle participe un nombre croissant d’afficionados, tout en restant ouverte à quiconque souhaite écouter ou dire un texte. Plusieurs fois par an, nous y présentons aussi le Cabaret du Chat noir, un plateau théâtral réunissant nos meilleurs poètes et poétesses.

Toutes celles et ceux qui le souhaitent, quelle que soit la forme de leur art poétique – vers compté, vers libre ou prose poétique, chanson, rap ou conte – peuvent déclamer leur texte en direct lors de la scène du Chat noir. Quant au cabaret, il offre un spectacle de choix, toujours gratuit, pour découvrir un panel de l’art oratoire et poétique contemporain. »

Julien Barret

 


https://julienbarret.com/sur-scene/la-nouvelle-scene-de-poesie-du-chat-noir/

Editons L’Herbe qui tremble – Rencontre en poésie

Les éditions L’herbe qui tremble présentent Une rencontre en poésie autour de trois ouvrages

Samedi 22 novembre à partir de 14h30 dans l’auditorium de la Halle Saint Pierre


 

 

Elle dit : « Connaissez-vous la mer je vous y mènerai, nous la prendrons ensemble, on prend comme ça la main de nos enfants, oui quand ils pleurent dans la nuit jaune, qu’ils se salissent et se retournent […] Connaissez-vous la mer, fermez les bras sur elle, dans nos silences elle est là tout entière, elle roule dans les moulins du désir qui tournent dans nos reins ».

Toute la mer de Claudine Bohi, ce sont tous les désirs, toutes les enfances, tous les rêves et toutes les chutes, le flux et le reflux de la musique du monde, « le retour en nous de l’espérance », la recherche de soi-même en prenant les sentiers de la poésie.


Au jour le jour est un grand et beau livre de poèmes empreints de mélancolie. « Ces pays perdus / autant que les mots, / ils sont derrière toi. » Le futur, le poète s’en préoccupe : « Te faudra-t-il quitter tes pas sur des chemins sans issue, maintenant que tu as pris note de ton absence future sans trop y croire pourtant ? » Certes sans trop y croire. La vie, le sentiment de vivre toujours, s’imposent irrésistiblement. « Le fleuve n’a pas changé de cours, / même si la nuit s’est épaissie / l’aube ne faillira pas. »
Nous retrouvons dans ce dernier recueil les poèmes courts dont Max Alhau maîtrise si bien l’écriture. Le poème, qu’on lit vite, ouvre d’infinis chemins de pensées.

 

 


 

 

Le 12 mai 2008 à 2 h 28, un tremblement de terre de magnitude 8 a ravagé la province du Sichuan occidental en Chine, jetant des millions de personnes sur les routes et tuant des dizaines de milliers d’autres. Ce fut l’un des séismes les plus meurtriers de l’histoire de l’humanité. Il devint rapidement patent qu’il y avait parmi les victimes un nombre effarant d’écoliers, ensevelis sous les décombres de leurs écoles construites par le gouvernement. Ian Boyden, plasticien, sinologue et poète américain né en 1971, s’est inspiré du travail de l’artiste chinois Ai Weiwei pour évoquer à son tour la mémoire de 108 des enfants disparus lors du séisme de 2008. Chaque poème est un hommage.


La Bande à TOTO présentent IN TOTO 7 Revue de la poésie

A L’occasion de la présentation de la collection de Joseph Nosarzewski autour de Hans Bellemer, à la libraire de la Halle Saint Pierre. La Bande à TOTO présentent IN TOTO 7 Revue de la poésie.

Les premières interventions seront intercalées par morceaux du CD de poésie sonore inclus dans les premiers exemplaires de IN TOTO 7

  • Mona Huerta, « De la comète Bernard Requichot ».  
  • Joseph Nosarzewski, « Autour de Hans Bellmer
  • Virginie di RicciI, lecture de Mistakes, d’Unica Zürn 
  • Denis Moscovici, sur Odilon de Jean Perier
  • Charles Illouz, Masques Indonésie (vidéo)
  • Jehan van Langhenhoven, Du surréalisme raconté a Mamadou Slang et sa bande au Rendez-vous des Amis

Fusco l’exilé

Fusco l’exilé par Céline Muzelle et Manuel Anceau

Arrivez ! Femmes planétaires !
Venez nous délivrer !
Venez sur la terre !
Faites-nous délivrer !

S’il n’avait eu le dessin pour dernier langage, Sylvain Fusco, mort de faim à 37 ans dans un asile psychiatrique français pendant la Seconde Guerre mondiale, aurait pu disparaître dans les interstices de l’Histoire. Mais il laisse une œuvre puissante, indicible, qui parle et fascine encore.
Né dans les ombres d’un siècle en crise – cabarets de la nuit, bandes d’Apaches, bagnes coloniaux, asiles… Fusco a vécu dans les marges de l’Histoire. De ces zones liminaires est née une création incandescent et fulgurante : des milliers de figures féminines surgissent dans la nuit, dans une forme parallèle bouleversante, et habitée.
Son œuvre finit par intégrer la Collection de l’Art Brut, tout en échappant aux cadres. Fusco reste à la lisière de l’art « savant » et de l’art populaire, de l’institution et de l’art marginal, de la culture et de son affranchissement.
Une plongée dans l’univers d’un « exilé » – et dans ce que l’écart, parfois, révèle de plus brut.

Auteurs : Céline Muzelle et Manuel Anceau
Préface de Michel Thévoz

Présentation et signature le samedi 27 septembre à 15h dans la salle de l’auditorium de la Halle Saint Pierre en présence de Céline Muzelle et Manuel Anceau.


Présentation des auteurs

Céline Muzelle 
En parallèle de son métier d’enseignante, Céline Muzelle consacre son écriture critique et biographique à des œuvres et des artistes aux parcours singuliers et aux expressions radicales. L’ouvrage Fusco, L’exilé est notamment issu d’une recherche universitaire inédite. Elle a également co-écrit, aux côtés de Jacqueline Porret-Forel, le catalogue raisonné d’Aloïse Corbaz, et publié divers articles, livres et catalogues d’exposition en France comme à l’international.

Manuel Anceau 
Entré dans l’art brut il y a trente ans, Manuel Anceau est l’auteur de nombreux articles sur ce sujet pour des publications en France et en République tchèque, que ce soit pour ABCD – Collection Decharme, Galerie Christian Berst (Paris), Musée LaM (Villeneuve-d’Ascq), revue Analogon (Prague), etc. Il a aussi publié trois recueils de contes, parus chez Ab irato.

L’œil hanté par Lucia Sagradini

L’oeil Hanté, l’art en alerte 1919-1983 par Lucia Sagradini

L’ouvrage : Considérer la puissance des images tout en cherchant à échapper à leur pouvoir, à l’asservissement tant de l’image que de celui ou de celle qui regarde. Toujours chercher, alerte, la dimension subversive des images. Tel est le sujet de cet essai. Regarder implique l’action de saisir l’image et de sortir de la passivité et de la contemplation, mêlant nos histoires, savoirs, et mêmes nos ignorances, pour donner un sens. Dans un monde où les modes virtuels construisent et appuient les fantasmagories du capitalisme, et où les images, leurs flux, participent activement à accroître la passivité des êtres, l’atonie, la peur et l’aliénation, la possibilité de comprendre que le regard est une action politique devient essentielle. Le regard comme une puissance agissante – premier pas vers l’émancipation. L’attachement de Walter Benjamin aux images et à leur saisissement, dans une période de basculement, en dit long sur la vivacité du danger. Walter Benjamin pense que les images dialectiques renferment des expériences de liberté actualisables. Ces images reposent sur des formes venues du passé. L’espace du regard est bien celui d’une lutte politique. L’ordre du monde et la capacité de le bouleverser se tiennent « telles la fleur et l’ortie sur la même prairie… » comme le disait Victor Klemperer. Dans le passé se tiennent les sources et ressources de nos gestes futurs. L’œil hanté porte cette dimension de futur antérieur.

L’autrice : Lucia Sagradini est Docteur en sociologie de l’art et de la culture, professeure d’histoire de l’art et de théorie à l’ESAD des Pyrénées depuis 2017. Rédactrice en chef de Variations – revue internationale de théorie critique, elle poursuit un travail de longue haleine en différentes directions : écriture d’articles sur des pratiques artistiques actuelles, et sur les enjeux conceptuels contemporains ; réalisation d’Icônes pour Multitudes ; présentations d’expositions ou de catalogues ; traductions vers différentes langues : Martha Rosler, Gerd Arntz, John Holloway, Gregorio F. Baremblitt etc..

Dite Existence une amie de Jules et Jim

Dite Existence, une amie de Jules et Jim

Présentation par Martine Willot, autrice du livre édité par l’association La vie d’artiste awd. Lecture d’extraits des Nouvelles paysannes d’Existence, éditions Pleins chant, par Frida Morrone de la compagnie Astolfo sulla luna et des journaux de Pierre Roché et de Franz Hessel.

Avec la participation de Bruno Montpied, écrivain et peintre, spécialiste de peinture naïve et d’art brut et de Stéphane Polplimont, responsable librairie de la Halle Saint Pierre.

Première biographie d’Existence (1892-1952), peintre et conteuse,
Ce livre édité par l’association La vie d’artiste awd est une chronique de la vie imprévue
et mouvementée d’une petite bergère Limousine native de Saint-Léonard de Noblat.
Venue travailler à Paris, elle se retrouve à la rue. Un soir de février 1911, par une nuit
de demi-lune, sur le boulevard Montmartre, elle fait une rencontre providentielle, celle
d’Henri-Pierre Roché (auteur de Jules et Jim) et de son ami, l’écrivain et poète, Franz
Hessel qu’elle étonne et ravie par ses qualités rares de conteuse et sa personnalité
attachante.

Un visage intelligent, paysan, cabochard, cet air de gosse honnête…
Ils la surnomment Existence et ce nouveau nom, si beau, si étrange, l’intéressée le
perçoit comme une promesse de bonheur et l’adopte aussitôt. Les deux écrivains vont se déployer pour lui inventer une nouvelle vie, un nouveau métier, modèle à Montparnasse.
Elle posera à l’Académie Colarossi et pour Marie Laurencin, qui l’aidera elle-aussi.
Existence, emplie de reconnaissance pour Pierre et Franz, ne les écoutera pourtant que d’une oreille, poursuivant un temps sa vie aventureuse et folle avant de s’assagir.
Je veux écrire mes mémoires, comme vous, dit-elle à Pierre, cinq ans plus tard.
Écrire, oui, mais pas seulement…

La particularité d’Existence, sa différence, c’est de s’être partagée entre écriture et
peinture avec le même bonheur. Son œuvre est dédiée à son enfance limousine, à son pays natal, un univers préservé de la modernité et qui avait déjà à moitié disparu lorsqu’elle entreprend de lui redonner vie et couleurs par sa plume et son pinceau.

Ses nouvelles sont parues aux Œuvres libres en 1931 et 1939 et ses tableaux ont été exposés en 1949 à la galerie Cambacérès.
Elle disparaît à Paris à l’âge de soixante ans en 1952. Son mari le peintre Maurice
Taquoy se suicidera le lendemain matin.

 

 

« Existence écrivait mais peignait, et dessinait aussi. Il semble qu’elle ait pratiqué cette seconde discipline dans un second temps par rapport à l’écriture. Le but de l’opération étant en ce qui la concerne de dépeindre le milieu rural du Limousin qu’elle avait bien connu dans son enfance, comme elle l’a fait dans les deux seules nouvelles que l’on connaît d’elle, mais dans une langue visuelle, qui dit autre chose, et qui prolonge. La plupart des peintures recensées par Martine et Bertrand Willot évoquent cette enfance.
Sa peinture que l’on peut qualifier de « naïve », ce qui selon moi n’entraîne aucune condescendance ou une quelconque manière de rabaisser cet art, est à connaître. On voit quelques-unes de ses œuvres reproduites dans les deux livres que les Willot ont consacrés à cette amie de « Jules et Jim », de même qu’on peut les découvrir, matériellement parlant, au Musée Cécile Sabourdy à Vicq-sur Breuilh, où elles sont prêtées.

Au cours de l’après-midi que la Halle Saint-Pierre propose pour découvrir un peu mieux Existence, j’ai été chargé de présenter sur écran plusieurs reproductions de ses tableaux et dessins, en les choisissant en fonction de leur valeur esthétique, et en tentant de les mettre en regard avec d’autres peintures dites naïves, extraites de ma collection ou provenant de sources présentant des œuvres analogues en termes de traitement esthétique ou documentaire. Afin de lancer un signe à tous ceux qui n’ont pas abandonné l’idée de continuer de s’intéresser au corpus vaste et hétéroclite de l’art naïf, genre d’art autodidacte qui a été supplanté (injustement) par la vogue de l’art brut depuis quelques décennies.
L’art naïf insolite et de qualité (à distinguer de l’art naïf mièvre et gentillet) a toujours quelque chose à nous dire. L’œuvre d’Existence, placée à côté d’autres participants à cette catégorie d’art, ne souffre aucunement ‒ au contraire ‒ d’être associée à des artistes naïfs déjà repérés. »

Bruno Montpied
Peintre autodidacte et chercheur indépendant, collectionneur, auteur d’Éloge des Jardins anarchiques et du Gazouillis des éléphants, ouvrages consacrés aux créateurs populaires d’environnements en extérieur.

Le cas Lambert, éditions le Lampadaire

Un certain effet mêlé de beauté et d’effroi

Dimanche 18 mai à 15h

 

À l’occasion de la sortie du dernier ouvrage des éditions Le Lampadaire, Le cas Lambert ⎻ seconde parution de la collection Curiosités ⎻ Sophie Saulnier, directrice éditoriale de la publication, sera en conversation avec Julie Cheminaud, philosophe, et Vincent Duché, chercheur en art. 

« Lambert, fou ! m’écriai-je frappé de stupeur. Et par quel événement ? C’était la plus riche mémoire, la tête la plus fortement organisée, le jugement le plus sagace que j’aie rencontrés ! » Balzac, Louis Lambert

Le Cas Lambert est une réédition du Louis Lambert de Balzac, un texte peu connu du grand public, mais considéré par les balzaciens comme une de ses œuvres les plus importantes. Le roman est suivi d’études composées à partir de documents-textes, documents-images et de textes dits « interpolés ». Le thème est l’aliénation mentale dont un des traits majeurs est la confusion entre fiction et réalité. L’ouvrage reprend les démarches de l’art archiviste.

En 304 pages et 154 images, Le cas Lambert éclaire le texte de Balzac et met en perspective les tentatives des médecins aliénistes pour explorer le cerveau humain et résoudre son énigme.