La banalyse

Une aventure collective critique et poétique autour du banal et de l’ennui !

RENCONTRE
autour de
Éléments de banalyse,
édition de documents conçue et établie par
Marie-Liesse Clavreul et Thierry Kerserho,
avec une préface de Pierre Bazantay et Yves Hélias,
cofondateurs du Congrès ordinaire de banalyse

éditions Le jeu de la règle,
juin 2015

Dimanche 26 juin de 14h30 à 17h30 – entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Halle Saint Pierre – auditorium

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PRESENTATION

par Jean Lebrun,
historien, journaliste à Radio France, président de la Halle Saint Pierre
en présence de Marie-Liesse Clavreul ,Thierry Kerserho, Yves Hélias,
Pierre Bazantay et Patrick Viret, réalisateur d’un film sur la banalyse sorti en 2012  : Échangeriez-vous votre voiture contre deux Traban ?

PROJECTION
Échangeriez-vous votre voiture contre deux Traban ? film de Patrick Viret (extrait )

Banalyse_photo_1Les Fades vue générale

Présentation

Il y a eu Dada, le futurisme, le surréalisme, le situationnisme, la ‘pataphysique et l’oulipisme et il y eut la banalyse. On nomme parfois aussi cela le Mouvement banalytique (…). La banalyse est, cela se conçoit et se suffit, et elle existe parce que le banal et le capitalisme coexistent.
Eric Dussert –  Matricule des Anges (nov 2015)

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Le Congrès ordinaire de banalyse fut fondé en 1982. Il s’est tenu aux Fades, une halte ferroviaire facultative d’une localité du Puy-de-Dôme (France). La seule activité inscrite au programme officiel était, pour l’assemblée générale des congressistes déjà présents, d’attendre et d’accueillir les autres éventuels congressistes à chacun des trains. Le Congrès fut obstinément reconduit pendant dix ans, chaque troisième week-end de juin.

Tenant lieu de manifeste, le Congrès des Fades inspira d’autres propositions en France, en Belgique, aux Açores, en République socialiste tchécoslovaque, au Québec, etc.

Un ensemble de documents témoignant de ce que firent et inventèrent les banalystes entre 1982 et 1991 est ici publié pour la première fois. Durant cette décennie, ce sont une trentaine de manifestations et expériences, ponctuelles ou périodiques, qui auront été organisées et menées sous le nom de banalyse, et ce sont plusieurs centaines de personnes provenant d’horizons les plus divers qui s’y seront associées.

La présente édition vise également à rendre compte d’un état d’esprit, ironique autant que sérieux, qui invitait à déjouer collectivement les pesanteurs du réel. Encore fallait-il, pour répondre à l’invitation, accepter de prendre certains risques, comme celui de l’ennui ou celui de perdre son temps.

S’il n’était pas de définition de la banalyse, était présumé banalyste quiconque, ayant eu vent du Congrès des Fades, avait été fortement tenté de s’y rendre.

+ d’infos sur le site des éditions Le Jeu de la règle (cliquez ici)

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la-banalyse-un-jeu-de-lesprit-de-1re-classeVle Congrès ordinaire de banalyse, le 20 juin 1987, cérémonies du train officiel : le Toast

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France Culture, « Les Carnets de la création », 14 janvier 2016
Interview de Pierre Bazantay par Aude Lavigne (5 min)

Sélection janvier 2016

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Halle Saint Pierre
– à la librairie (ouvert tous les jours)

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71s7joP91XL._SL500_SX383_BO1,204,203,200_Ferdinand Cheval est né à Charmes, un petit village proche d’Hauterives en 1836. Il appartenait à une famille paysanne assez pauvre et se mis très tôt à travailler avec son père. Sa fréquentation de l’école fut donc très limitée. Devenu apprenti boulanger, il s’exila quelques années loin de sa famille pour trouver du travail, avant de revenir dans son village, où il deviendra facteur rural.
Avril 1879. Ferdinand Cheval, facteur rural âgé alors de 43 ans, butte sur une pierre si bizarre lors de sa tournée qu’elle réveille un rêve. Véritable autodidacte, il va consacrer 33 ans de sa vie à bâtir seul, un palais de rêve dans son potager, inspiré par la nature, les cartes postales et les premiers magazines illustrés qu’il distribue.


2541798987Un magnifique livre d’Anna Pravdova sur Jan Krizek

C’est une œuvre pie que vient de publier Anna Pravdova à Prague, République tchèque, un magnifique livre d’art sur Jan Křížek édité par les bons offices de la Narodni Galerie de Prague (la Galerie Nationale). On aurait pu croire en effet l’œuvre et la vie de cet artiste extraordinaire en bonne voie d’oubli total tant les aléas de la vie, les persécutions policières, les conditions politiques défavorables (en Tchécoslovaquie en 1948 avec l’avénement du stalinisme, comme en France avec ses lois hostiles aux étrangers), la misère économique avaient conspiré dans son cas à l’empêcher de rester dans nos mémoires, et au point aussi de son vivant à le pousser à cesser de créer dans sa discipline préférée, la sculpture.
Article du Poignard subtil, lire la suite : http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/…/un-magnifique…


téléchargementJacques Prevel arrive à Paris durant l’occupation. Autour de Saint-Germain-des-Prés, il connaît l’isolement et la misère car il renonce à toute situation pour écrire. Il publie à ses frais trois recueils de poèmes. En 1946, la rencontre d’Antonin Artaud est son illumination. De ce jour jusqu’à la mort d’Artaud, en 1948, il écrit le roman de sa vie, la quête quotidienne de nourriture, de drogue, de poésie, recueillant les paroles d’Artaud, les textes qu’il lui dicte, les lettres qu’il lui écrit. « L’intensité de sa vie me faisait entrer dans un absolu, le sien. J’étais pris dans un tourbillon. Je le suivais comme un somnambule. Et quand je le quittais à Jussieu ou quelque part dans la nuit, je revenais ivre, étrangement obsédé par ses paroles, par les chants qu’il psalmodiait, par son visage unique. » Epuisé par la tuberculose, Jacques Prevel meurt cinq ans jour pour jour après sa première rencontre avec Artaud, laissant un journal qui ne sera publié à titre posthume qu’en 1974.


Sans titre-1L’Imaginaire et le Réel ; toute sa vie, Charles Duits explora ces deux mondes, jusqu’à « ce point où le haut et le bas cessent d’être perçus contradictoirement ». Dans la continuité du Pays de l’éclairement, cet ouvrage regroupe des textes relatifs à ses incursions dans les contrées oniriques, tout autant que dans le « pays pur » auquel donne accès le peyotl. Méditation, visions, expérience intérieure, enseignement spirituel constituent la matière de ces textes qui décrivent un cheminement intérieur. Toutes ces expériences procèdent de la conscience visionnaire, ou démonique, conscience qui est propre au daimôn, ce génie qui inspire à l’homme qui sait l’entendre ses plus troublantes intuitions. Ces textes sont écrits dans la langue limpide et merveilleusement imagée qui était la sienne.
Inclus dans cette édition renouvelée, le très beau texte sur la vision du Christ que Charles Duits eut à vingt-trois ans : Le 6 décembre 1948.

Charles Duits a 17 ans quand il rencontre André Breton à New York. Il est, quelques saisons, le jeune poète inspiré du groupe surréaliste en exil. A son retour en France, il collabore aux principales revues littéraires, écrit un premier roman. Par-delà des périodes de silence, il construit une œuvre forte, sans concession, qui prend naissance dans son expérience d’homme en quête de lui-même. Explorateur de l’ombre, inventeur de mondes fabuleux, il publie notamment Le pays de l’éclairement, Ptah Hotep, Nefer.
Charles Duits meurt à Paris en avril 1991, peu après la réédition de
André Breton, a-t-il dit, passe.


9782020950275Imaginez une cité-jardin résidentielle offrant des conditions exceptionnelles à des couples choisis qui s’engagent sur un contrat de procréation… Localisée au pied du Parlement européen à Strasbourg, cette expérimentation grandeur nature dura des années 1920 aux années 1980 grâce au soutien des pouvoirs publics.
Synthèse de l’eugénisme britannique, allemand et français, ce projet visait à « accélérer l’évolution de l’espèce humaine ». Le créateur de ce « laboratoire humain », Alfred Dachert, était un homme d’affaires qui se rêvait en poète tragique de l’eugénisme, en Ibsen alsacien.
Paul-André Rosental explore cette entreprise politique et scientifique en se fondant sur des archives inédites. En expliquant l’énigmatique longévité de l’expérience, l’auteur réinterprète les grandes politiques républicaines de l’après-guerre, de la Sécurité sociale à la démocratisation scolaire.
Dans cet essai pionnier de microhistoire politique de la France contemporaine, Paul-André Rosental prend la mesure de l’héritage de l’eugénisme, idéologie scientiste et inégalitaire, en contexte démocratique.
L’eugénisme ne constitue pas seulement une théorie biologique qui hante les débats bioéthiques. De manière inattendue, il se révèle comme une théorie morale ayant pu imprégner cette norme de notre temps qui a pour nom « psychologie du développement personnel ».