Rencontres en surréalisme

[ Rencontres en surréalisme ]
organisées par Françoise Py
Chaque deuxième samedi de novembre 2018 à juin 2019
et samedi 23 février 2019 de 15h30 – à 18h (sauf journées d’étude où l’horaire est précisé)
dans le cadre de l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme (L’APRES)

SAMEDI 9 MARS 2019 de 15h30 à 18h – Entrée libre

[ PROJECTION ]
Jean-Claude Silbermann,
Mais qui a salé la salade de céleri ?

Film de Frédéric Le Clair  (90′)
(Seven Doc production, Collection Phares)

Projection du film du peintre surréaliste en présence de Jean-Claude Silbermann et de Georges Sebbag. Suivi d’un dialogue avec la salle.

 Réservation conseillée au : 01 42 58 72 89

*

NOTICE BIOGRAPHIQUE

Né en 1935, Jean-Claude Silbermann, un des derniers artistes à qui Breton consacre un texte dans Le Surréalisme et la Peinture participe, de 1957 à 1969, aux activités du mouvement surréaliste.

Le surréalisme comme expérience du savoir inconscient tant au niveau de la réflexion qu’à celui de la pratique occupe depuis lors toute sa vie mentale. Il écrit depuis 1959 (le mythique Au puits de l’Ermite, poèmes aux Editions J.J. Pauvert) et peint – en autodidacte – depuis 1962.

Le film œuvre autobiographique de 90′ de Jean-Claude Silbermann, est réalisé par Frédéric Le Clair (Seven Doc production, Collection Phares).
Le titre de ce film, emprunté à une chanson composée par l’artiste, est aussi celui de l’exposition de Silbermann à l’ARC, au musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1975.


(Reporté date ultérieure)

En compagnie d’Aimé Césaire 


Poèmes dits et chantés 
par Bernard Ascal (conception et voix),
Yves Morel : arrangements, trombone, accordina, clavier,
Delphine Franck : violoncelle, voix.

Halle Saint-Pierre – à l’auditorium, entrée libre
Réservation conseillée :  01 42 58 72 89

*

Aimé Césaire (1913-2008)
Né le  à Basse-Pointe (Martinique) et mort le  à Fort-de-France (Martinique)écrivain et homme politique, à la fois poète, dramaturge, essayiste, et biographe.

Fondateur et représentant majeur du mouvement littéraire de la négritude avec Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas, et anticolonialiste résolu, il mena en parallèle une carrière politique en tant que député de la Martinique, et maire de Fort-de-France durant cinquante-six années consécutives, de 1945 à 2001.

*

 UNE VIE, UNE OEUVRE – France Culture

Homme politique et poète d’envergure, chéri de la Martinique au Congo en passant par Haïti, murmuré, chanté d’île en île, de continent en continent, pour son verbe haut et sa lucidité, Aimé Césaire demeure peut-être avant tout le « Nègre fondamental », celui qui jamais ne renonce à sa liberté.

« Je pousserai d’une telle raideur le grand cri nègre, que les assises du monde en seront ébranlées« . L’homme qui inventa le mot « négritude » a su à la fois mener un combat politique et une vie de poète engagé. Le surréalisme, puis l’invention d’une langue poétique singulière furent pour Aimé Césaire, la voie royale vers la négritude, ce mouvement littéraire et culturel né dans l’entre-deux-guerres.

Son Discours sur le colonialisme fit référence pour toute une génération engagée dans les luttes d’indépendance, et la suivante. Devenu député, puis maire, Aimé Césaire continua de dire tout haut ce que d’autres s’obstinaient à taire. Il obtint la départementalisation en 1947, et la mise en œuvre de l’égalité en droit de tous les citoyens sur le territoire national.

Achille Mbembe disait de lui qu’il était le « Nègre fondamental », celui qui jamais ne renonçait à sa liberté, car depuis qu’elle avait été acquise : « Les Nègres, ces êtres-pris-par les autres, [pouvaient] désormais articuler un langage à eux tout en revendiquant le statut de sujet à part entière du monde vivant ».

Petite bibliographie :

Nègre je suis, nègre je resterai, livre d’entretiens avec Françoise Vergès (Albin Michel, 2005)

Présence africaine. Les conditions noires : une généalogie des discours. Coordonné et présenté par Sarah Frioux-Salgas. Paris : Musée du Quai Branly, 2009, 239 p.
(Gradhiva, n°10)

Les Écrivains noirs de langue française : naissance d’une littérature, thèse de doctorat de Lylian Kasteloot publiée en 1963 par l’Institut de Sociologie de l’Université libre de Bruxelles et toujours rééditée depuis.

Aimé Césaire, de Romuald Fonkoua (Perrin, 2008)

 


PROGRAMME 2018/2019

Samedi 8 décembre 2018 : Isabel Echarri et Diego Etcheverry, plasticiens et scénographes. Présentation par Françoise Py de leurs œuvres à quatre mains (décors et costumes d’opéra) et des livres d’artistes d’Isabel Echarri, avec la participation de Fernando Arrabal, Laurence Imbert, Jean-Clarence Lambert.

Samedi 12 janvier 2019 : En compagnie d’Aimé Césaire : poèmes dits et chantés par Bernard Ascal : conception et voix, Yves Morel : arrangements, trombone, accordina, clavier,  Delphine Franck : violoncelle, voix.

Samedi 9 février 2019 : Mouradian galeriste, 41 rue de Seine (1926-1974) par Monique et Georges Sebbag, en présence de José-Maria Jimenez-Alfaro, petit-fils d’Aram Mouradian.

Samedi 23 février 2019 : Journée d’étude : Poésie en action, performances théâtrales, organisée par Henri Béhar et Françoise Py.

11h-12h30 : Cristina De Simone : surréalisme et performances, à l’occasion de la sortie de son livre Proféractions ! Poésie en action à Paris (1946-1969), Les Presses du réel, 2018. Suivi d’un dialogue avec Jean-Clarence Lambert et Jean-Loup Philippe.
14h-15h : Jean-Loup Philippe : performances.

15h30-17h : Charles Gonzales : Sarah Kane. Théâtre-performance.

Samedi 9 mars 2019 : Projection du film du peintre surréaliste Jean-Claude Silbermann, Mais qui a salé la salade de céleri ?, en présence de Jean-Claude Silbermann et de Georges Sebbag. Suivi d’un dialogue avec la salle.

Samedi 13 avril 2019 : Journée d’étude Surréalisme et freudo-marxisme, organisée par Henri Béhar, Françoise Py et Paolo Scopelliti.

Samedi 11 mai 2019 : Thessa Herold galeriste (1970-2018), en présence de Thessa et Jacques Herold, avec Monique et Georges Sebbag et plusieurs artistes et auteurs proches de la galerie. Projection d’un film sur l’exposition Chassé-croisé Dada-Surréaliste, 1916-1969 (espace Fernet-Branca, Saint-Louis, 2012).

Samedi 8 juin 2019 : Journée d’étude : la correspondance d’André Breton, organisée par Henri Béhar et Françoise Py.

10h30-11h30 : Henri Béhar : Correspondance d’André Breton avec Tristan Tzara et Francis Picabia (1919-1924).

11h30-12h30 Etienne-Alain Hubert : Lettres d’André Breton à Jacques Doucet.

14h-15h Jean-Michel Goutier : Lettres d’André Breton à sa fille Aube, Lettres d’André Breton à Simone Kahn.

15h-15h30 Table ronde avec Maryse Vassevière (modérateur), Henri Béhar, Jean-Michel Goutier, Etienne-Alain Hubert et Françoise Py.

15h45-16h15 : Dialogue de Benjamin Fondane et Léon Chestov par Michel Carrassou dans le rôle de Benjamin Fondane et Vladimir Kovalenko dans celui de Chestov. Texte établi à partir de la correspondance. Participation d’Edith Scob (sous réserve).

16h30 – 17h30 : Concert : rencontre entre tradition orale et jazz : Alessio Penzo, piano électrique et piano de verre, et Antonio Serafini, cornemuse. Verre de l’amitié.

Les trois Journées d’étude sont organisées avec le concours de l’université Paris 8, Laboratoire Arts des Images et Art Contemporain (AIAC), équipe de recherche Esthétique, Pratique et Histoire des Arts ( EPHA).

 

Halle Saint-Pierre, auditorium, 2 rue Ronsard, métro Anvers. Entrée libre.