Lionel Rigault

La Barbouille de Lionel Rigault
Exposition du 1er au 30 mars 2019

Halle Saint Pierre – à la librairie

La barbouille

Pour le peintre Lionel Rigault, le mot barbouille remonte à son enfance en banlieue nord. C’est en effet à cette époque qu’il a entendu pour la première fois ce terme prononcé au sein de sa famille. Il désignait alors les travaux de peinture réalisés par son père et son oncle, tous deux ouvriers.

À dix-huit ans, après avoir découvert l’univers de Pollock, il commence à peindre au ripolin sur des papiers d’emballage ou des rouleaux. Puis, ayant eu connaissance de l’œuvre de Tatin, il en vient à créer des mannequins avec des matériaux de récupération : qu’il appelle Amandine, tête de Cheval, Gédéon.  À ce sujet il déclare : « Pourquoi, je faisais ça ? Parce que c’était un appel. »

 Il y a vingt ans, il se lance dans la réalisation des barbouilles, peintures à la gouache, puis à l’acrylique. Les scènes représentées dans ces tableaux sont pour la plupart issues de moments passés dans un bistrot de Goussainville.  Il dit : « Ce n’est pas parce que mes personnages sont atypiques qu’ils sont laids. Ce sont des marginaux, ils ont choisi leur mode de vie. Ce sont des gens de la débrouille, des gens qui vivent d’expédients. Ils n’ont pas un rond, mais ils sont libres. Il y a une grande fraternité, une grande bienveillance entre eux.»

Également auteur, Lionel Rigault écrit des nouvelles inspirées par sa vie passée sur les chantiers ouvriers, sur les marchés et dans les bars. La revue littéraire Missives a publié plusieurs de ses textes illustrés de ses barbouilles, ainsi qu’un entretien. La revue Les Nouveaux Cahiers Pour La Folie a publié sa dernière nouvelle L’oreiller.  « Dans mes écrits, c’est d’abord une amitié entre hommes, puis vient le personnage féminin qui illumine tout, comme dans mes barbouilles… »

  • Patrick Navaï

Codex Urbanus

[ CONFÉRENCE / DÉDICACE ]

«  Pourquoi l’art dans la rue ? »
Codex Urbanus
Street artist montmartrois

Dimanche 14 avril 2019 à partir de 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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La conférence
« Lors de cette conférence à la Halle Saint Pierre, temple de l’Art Brut à Paris, c’est non seulement les sources du graffiti et du street art qui seront interrogées, mais aussi ça relation au monde de l’art contemporain : pourquoi les experts ont tant de mal à l’appréhender? Quelle est sa place dans l’art contemporain? Le street art officiel est-il encore du street art …? »

Street art et graffiti : quelle place dans l’art contemporain?
Ce sont des mouvements mondiaux auquel quasiment tous les terriens vivant en ville sont exposés: depuis quelques décennies, des femmes et des hommes se sont mis à placer sans autorisation, gratuitement et illégalement de l’art dans l’espace public, ce qui n’avait aucun précédent historique. Alors que certains des artistes les plus connus en sont aujourd’hui issus – Haring, Basquiat, Banksy, Shepard Fairey – le monde de l’art contemporain peine encore à comprendre et à accepter un mouvement qui semble vivre à la marge.

L’artiste / auteur
Codex Urbanus est un street artist montmartrois qui dessine depuis des années des créatures fantastiques dans la rue. À ce jour c’est plus de 350 chimères qu’il a glissé dans son bestiaire de béton… C’est parce qu’il s’est interrogé sur sa propre pratique vandale que lui, en tant qu’autodidacte, s’est mis à réfléchir aux raisons qui l’ont poussées à entreprendre cette œuvre urbaine, et par extension aux raisons qui ont poussé des centaines des artistes à placer de l’art illégalement et systématiquement dans la rue. Devant l’absence de réponse à cette question dans les livres qu’il consulte, il écrit lui-même un essai qui parait en 2018 chez Critères Éditions : « Pourquoi l’art est dans la rue?»

  • Codex Urbanus, Paris – février 2019