The Gallery of Everything & la Halle Saint Pierre vous invitent à venir voir :

 

« LES MOVIES D’ION BĂRLADEĂNU »

Une exposition d’œuvres originales par le maître roumain du collage satirique,

ION BĂRLADEĂNU 
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résentée par The Gallery of Everything

Exposition du 1er juin au 1er juillet 2018
Vernissage le jeudi 7 juin de 18h à 21h30 – entrée libre
Halle Saint Pierre – à la Galerie (entrée libre)

Dans le cadre de l’exposition à la Halle Saint Pierre Turbulences dans les Balkans

NOTICE BIOGRAPHIQUE

Ion Bârlădeanu est né en 1946 à Zapodeni, petit village roumain situé près de la frontière de la Moldavie, est réputé pour ses collages pop art.

Bârlădeanu, a fait peu d’études, mais a passé deux années dans une école populaire d’art. À l’âge de vingt ans il a quitté son village natal et exercé différentes professions : ouvrier agricole, docker, ouvrier d’usine, gardien, fossoyeur. À la suite de la révolution de 1989, il est tombé dans la misère et a perdu son logement. Indigent, il vivait dans la cour d’un immeuble de la Calea Moșilor, subsistant de recyclage de bouteilles.

Son travail a été découvert par l’artiste roumain Ovidiu Feneș, qui l’a présenté au galeriste Dan Popescu.
Ce n’est qu’à l’âge de 62 ans que Bârlădeanu a exposé pour la première fois ses œuvres ; cette exposition présentait vingt collages ayant trait à la politique, un thème qu’il affectionne. Il exposait l’année suivante à Bâle et à Londres et en 2010 à Paris.

En 2009, le cinéaste allemand d’origine roumaine Alexander Nanau a réalisé un film sur Bârlădeanu. Intitulé The World According to Ion B., ce film a obtenu un Emmy Award.

Pendant près de quarante années Bârlădeanu travaillait en cachette à des collages qu’il ne présenta pas avant la chute du régime de Ceaușescu (1989).

Ces travaux réalisés uniquement à partir d’images découpées dans les magazines tirent leur composition à la fois du dessin – première passion de Bârlădeanu, mais aussi du cinéma européen  (principalement français). qui a toujours été l’inspiration principale de l’artiste.

Avec peu ou pas de ressources, Bârlădeanu, utilise colle, carton, lame de rasoir et magazines pour créer des photogrammes uniques qui racontent des histoires autonomes.

Ses créations sont un exemple rare d’art subversif créé pendant le communisme, ses collages traitent de manière ironique et comique des thèmes politiques et culturels extraits de la réalité roumaine et internationale, mélange de dadaïsme, de surréalisme et de pop art.

Bârlădeanu a en effet inventé un imaginaire Pop mais avec 20 ans d’avance sur le public roumain.

Pour plus d’informations, veuillez contacter The Gallery of Everything:
ge@gallevery.com + www.gallevery.com.

Turbulences dans les Balkans

La Halle Saint Pierre
présente l’exposition

TURBULENCES DANS LES BALKANS
  7 septembre 2017 au 31 juillet 2018
Dossier de presse (cliquez ici)

L’EXPOSITION

L’exposition Turbulences dans les Balkans poursuit les prospections que la Halle Saint Pierre mène depuis plus de vingt ans aux frontières de l’art brut. La scène artistique des Balkans donne à voir ses territoires alternatifs riches de leur complexité et leur diversité. Gardiens du grand héritage de l’art populaire, icône de la pop culture, explorateurs de langages archaïques ou magiciens du matériau brut, tous ces artistes inventent des mondes singuliers travaillés par une Histoire déchaînée autant que par les sentiments et les instincts excessifs qui enflamment leur relation au monde. TURBULENCES, est la métaphore de ces expériences intimes mises en images, en émotions et en réflexions.

C’est le vent de l’art brut qui relie organiquement ces formes d’art différentes mais pourtant voisines.  Comment ne pas porter sur Ilija Bosilj et Sava Sekulic, maîtres de l’art naïf yougoslave, un œil neuf libéré du jugement de la naïveté. Nous serons étonnés de voir comment leur référence au monde réel est éloignée des compromis narratifs avec la réalité objective. Leur maladresse, leur simplicité, leur exagération et leur étrangeté, loin d’être la marque d’une quelconque indigence, expriment leur vision onirique d’un au-delà des apparences révélé dans sa dimension mythique et magique. Dans leur sillage Matija Stanicic, Milan Stanisavljevic et Barbarien feront également pencher leurs œuvres du côté brut de la force psychique.  Mais ce sont les compositions torturées de Jakic, que l’artiste vivait non pas comme « un dessin ou une peinture, mais comme une  sédimentation  de douleur »  qui nous plongent implacablement dans un monde archaïque, déstructurant dans le même temps nos logiques rationnelles. 

Nous devons à Nina Krstic, conservatrice du Musée d’art Naïf et Marginal de Jagodina en Serbie, de conserver et protéger ce patrimoine artistique mais aussi de le partager comme une réalité patrimoniale en perpétuelle évolution. C’est ainsi que, grâce à son action, des artistes aux entreprises très différentes, Siljan Joskin, Ivana Stanisavljevic, Igor Simonovic , Ljubisa Jovanovic Kene ou Vojkan Morar,  revendiquant pleinement leur statut mais se trouvant en porte à faux avec « l’asphyxiante culture » ont gagné la reconnaissance au sein de la tribu créatrice complexe et plurielle des artistes « outsiders ».                                                  

La rencontre de l’art brut et des Balkans n’en est cependant qu’à ses premiers développements, loin de la vulgarisation  en cours en Europe occidentale et aux Etats-Unis. Autrefois poudrière, aujourd’hui morcelés et en quête de stabilité, les Balkans tentent d’exister ailleurs que dans le poids du passé, que ce soit un passé lointain marqué par la domination des Empires, les mythes nationaux, ou un passé proche fait de conflits armés. En marge des institutions une scène artistique alternative voit le jour. Tournant le dos aux performances trop artificielles et intellectualisées d’un certain art contemporain, des artistes veulent renouer avec des formes d’expression plus authentiques,  ouvertes sur la vie intérieure jusqu’aux confins de l’obsession et du délire.

Entre caractère alternatif et effervescence artistique, des initiatives ont vu le jour qui donnent une visibilité à l’art des marges. L’association Art Brut Serbia, fondée par Goran Stojcetovic s’est donnée pour mission  de créer émulation,  rencontres,  partage aussi bien dans le champ de la réflexion que dans celui de la pratique. Ses membres,  parmi lesquels Danijel Savovic, Budimir Pejakovic, Bojan Dordevic Omca, Dragan Gagac Jovanovic, Dragan Radovic Cica,  sont  de sensibilité très différente et d’une grande variété d’inspiration. Mais ils ont en commun un même besoin viscéral de célébrer le geste créateur, d’oser lever barrages et censures pour réactiver des noyaux de vécu et les sentiments confus qui les traversent. L’association collabore étroitement avec le centre culturel autonome Matrijarsija dont l’objectif est d’être un « générateur puissant d’art turbulent ». Ces nouveaux artisans de la contre-culture, renouvelant le slogan Do it now, do it yourself,  inventent des pratiques artistiques visuelles et musicales spécifiques à destination des artistes marginalisés par le système de production, de présentation et de transmission de l’art. Turbulences dans les Balkans met en acte le besoin existentiel de ces artistes de penser le monde en le poétisant, de faire résonner un langage qui ne raisonnerait plus.  Un langage de la rupture à l’œuvre dans les photomontages d’Emir Sehanovic perpétuant la molybdomancie, un art divinatoire ancestral ou dans les dessins de Zoran Tanasic placardés dans différents lieux de la ville, faisant de l’espace public le théâtre éphémère de son récit personnel.

Les terres sauvages de l’art brut  nous interrogent  sur ce qui reste d’espoir aujourd’hui de renouer avec les forces créatives profondes. En riposte à la prison imaginaire dans laquelle le progressisme technologique nous détient depuis si longtemps, l’insoumission sensible de nos turbulents imagine de folles évasions. Ces artistes ne correspondraient-ils pas à la description nietzschéenne de l’homme du « gai savoir » : « Après avoir subi assez souvent naufrages et catastrophes », ils ont pu découvrir une autre compréhension de la réalité, « un monde […] démesurément riche en choses belles, étrangères, problématiques, terribles et divines »[1] .

Texte du catalogue de Martine Lusardy, directrice et commissaire de l’exposition

[1] Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, Paris : Flammarion, 1997, p. 351.


LES ARTISTES

L’ARCHIVISTE
BARBARIEN – Predrag MILICEVIC
Ion BÂRLADEANU dit Ion B.
Ilija BOSILJ BASICEVIC
Boris DEHELJAN
Aleksandar DENIC
Bojan DORDEVIC – dit Omca
Joca GERINGER
Vojislav JAKIC
Siljan JOSKIN
Dragan Gagac JOVANOVIC
Ljubisa JOVANOVIC « KENE »
Dragan MILIVOJEVIC
Vojkan MORAR
Budimir Pejak PEJAKOVIC
Nenad Dzoni RACKOVIC
Dragan “Magicni Cica” RADOVIC
Danijel SAVOVIC
Emir SEHANOVIC
Sava SEKULIC
Igor SOMONOVIC
Matija STANICIC
Ivana STANISAVLJEVIC
Milan STANISAVLJEVIC
Goran STOJCETOVIC
TANASIC Zoran par Ivan ZUPANC


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