Codex Urbanus

[RENCONTRE / DÉDICACE]

Codex Urbanus

« Pourquoi l’art est dans la rue? »
Critères Editions
et
« Les Bestiaire Fantastique du street art » 
Editions Alternatives 

Samedi 15 décembre 2018 à partir de 15 heures
Halle Saint Pierre – à la librairie

 « Pourquoi l’art est dans la rue? »
Critères Editions

Mondial, sauvage et populaire, le street art s’impose aujourd’hui comme le mouvement artistique le plus signifiant de notre époque. Pourtant, malgré une littérature fournie sur l’art urbain, un marché qui s’emballe et toute une série d’intervenants qui tentent d’en récupérer l’âme, personne ne semble se poser LA question qui donne soudainement un sens aux quatre dernières décennies : « Pourquoi l’art est dans la rue ? »

Cet essai, en forme de manifeste, rédigé furtivement par un acteur de ce mouvement qui a été contraint de questionner son propre engagement artistique clandestin, pourrait bien apporter une réponse définitive, engagée, libre et citoyenne, aux raisons qui font que des hommes et des femmes, de tous âges et de tous pays, se sont spontanément mis à mettre de l’art illégal et gratuit dans l’espace public.

Un essai qui parle de nous tous.

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 » Le Bestiaire fantastique du street art  »
Préface de Stéphane Audeguy
Editions Alternatives
Les monstres attaquent la ville ! Depuis la nuit des temps, l’animal fantastique accompagne l’homme dans la découverte du monde et de sa propre identité. Les artistes se sont emparé avec passion de ce thème universel, peuplant bestiaires, bâtiments, sculptures ou longs-métrages des chimères les plus improbables. Boudé par l’art contemporain, l’animal fabuleux renaît de ses cendres grâce à l’art urbain, qui lâche monstres et créatures au cœur de nos villes pour une remise en question sauvage et directe de notre soi-disante humanité. Avec la contribution de 21 artistes internationaux.
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Codex Urbanus

Codex Urbanus est un artiste français né en 1974 qui s’inscrit dans le mouvement de l’art urbain ou street art. Il est particulièrement actif à Montmartre (Paris), où il crée un bestiaire fantastique depuis 2011. Codex Urbanus tire son nom du bestiaire qu’il dessine dans la rue, et qui signifie manuscrit urbain en latin. Il s’agit d’une suite de chimères dessinées au marqueur à peinture et toujours numérotées et accompagnées de leur nom binomial en latin.

codex-urbanus-itselfNuit après nuit, les pages d’un étrange bestiaire se tournent sur les murs de béton de Paris. D’improbables chimères défilent, telles des enluminures médiévales, pour créer la surprise et le rêve au sein de la ville, avant d’être très rapidement recouvertes par les services de nettoyages de la Mairie.

Codex Urbanus décline ses créatures mutantes sans fin, conscient de l’aspect éphémère de leur vie, comme une vanité urbaine.

Au-delà du bestiaire, l’art de Codex Urbanus s’exprime aussi sur des murs plus complexes, où d’antiques symboles apparaissent sur des fonds dorés, comme des icônes religieuses. Et parfois même, ce sont des dessins à l’encre de chine ou des toiles sur fond de peinture anti-graffiti qui sont montrées au rythme des expositions dans différentes galeries.

S’il n’a pas à proprement de formation artistique, Codex Urbanus a toujours dessiné à la marge, dans ses cahiers de cours, sur ses notes de réunion, sur des papiers volants. C’est quand il a cessé de travailler dans le monde de l’entreprise qu’il a fallu trouver un exutoire au manque créatif. Rapidement, c’est en vandale qu’il a assouvi sa soif d’art, suivant les exemples de bien des artistes du graffiti et du street art avant lui.

Aujourd’hui, de Montmartre aux galeries de Street Art, l’art de Codex Urbanus s’exprime sous des formes différentes, et participe de la personnalité diverse et foisonnante de la scène de l’art urbain parisien…

Bienvenue dans le monde de Codex Urbanus !

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Kotimi

[ RENCONTRE / DÉDICACE ]

Kotimi
Illustratrice de livres jeunesse 

Samedi 8 décembre 2018 à partir de 15 heures
Halle Saint Pierre – à la librairie

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4998 amis
Un jeune utilisateur des réseaux sociaux affiche 4 998 amis. Enfin, presque… parce que, parmi ces 4 998 amis, 78 ont oublié son anniversaire, et puis il y en a 98 à qui il n’écrit jamais. Et ceux à qui il a demandé de l’aide en vain et vice versa… Le chiffre astronomique dégringole de page en page. En fin d’ouvrage, sur 4 998 amis, il n’en reste qu’un…
le plus important :celui qui frappe à sa porte pour déguster *une pizza avec lui !

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Bimbim veut qu’on lui obéisse ! 
Bimbim veut être le chef du chat, du chien… et de toute la maison.
Mais la vie n’est pas aussi simple !

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Bimbim est très en colère !
Bimbim est fâché contre tout le monde aujourd’hui…
jusqu’à ce qu’il rencontre un gros chien encore plus en colère que lui !

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Mon dinosaure s’appelle Darwin
Ce petit garçon a trouvé son animal favori dans son berceau, à sa naissance ! Depuis, il aime rêver et voyager avec son Darwin, qui lui raconte le monde. Son histoire préférée, c’est bien sûr la fabuleuse histoire de la vie et de son évolution sur la Terre… Parce qu’elle mène jusqu’à lui, petit enfant curieux de tout, lointain descendant des poissons, des microscopiques premiers êtres vivants, mais aussi de son papa et de sa maman.

 

Tu me lis cette histoire ?
À partir du moment où Maître Chiharu raconte une histoire à l’oiseau, tous les autres animaux, les singes, l’éléphant, la girafe en veulent une à leur tour ! Seul le chat, qui a appris à lire, accepte de lire une histoire à Maître Chiharu. Et c’est ainsi que tous les animaux vont avoir envie d’en faire autant et se lancent dans l’apprentissage de la lecture. Quelle joie de les voir enfin lire leur livre tout seul ! Même si pour leur plus grand bonheur, Maître Chiharu continue de leur lire des albums… C’est si bon d’écouter une histoire, qu’on sache lire ou pas ! 

 

Tous sont sortis aux éditions Rue du Monde en 2017-2018

 

Notice biographique

Kotimi est née à Tokyo.
Dessinatrice de livres jeunesse depuis 2016, elle porte un regard amusé sur le monde, les êtres, leur allure ou le fond de leur pensée. Elle dit l’essentiel, comme si ses gris n’étaient là que pour laisser vivre la lumière du papier.
Aujourd’hui, elle vit à Paris. Son travail a été sélectionné à la Foire internationale du livre jeunesse de Bologne où elle a obtenu un prix d’excellence. Exposée à Tokyo puis à Paris, elle débute une carrière prometteuse.

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VITO

[EXPOSITION / DÉDICACE ]
Palimpseste,
un regard sur la France contemporaine
,
par VITO
éditions nomades

Dimanche 9 décembre 2018 de 14 h à 18 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à la librairie

Raconter l’évolution du territoire français par le truchement de petits récits autobiographiques : voilà le fil conducteur de ce périple hexagonal foisonnant, où Vito aborde avec humour les nombreux paradoxes de cette géographie du quotidien. Nomadisme enraciné ou sédentarité « hors sol » ? Telle est la dualité fondamentale de notre époque, celle qui modèlera le visage de la France de demain…

 

Nils Tavernier

[ RENCONTRE / DÉDICACE ]

autour du livre de

Nils Tavernier

Le facteur Cheval
Jusqu’au bout du rêve

Editions Flammarion 

Dimanche 13 janvier 2019 à 15 heures
entrée libre

Halle Saint pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Le film sortira en salle le 16 janvier 2019
avec à l’affiche Jacques Gamblin et Laetitia Casta
Bande-annonce Biopic « L’incroyable histoire du Facteur Cheval »


[Feuilleter]

LE LIVRE

En 1879, à Hauterives dans la Drôme, le facteur Cheval effectue chaque jour dix heures de marche pour boucler sa tournée de 32 kilomètres… Pas un instant de repos pour ce fils de paysan qui n’est allé que six ans à l’école. Et pourtant, la maturité venant, il se lance dans l’une des aventures les plus extraordinaires du siècle. Trente-trois années durant, sans aucune connaissance de l’architecture, il va bâtir pour l’amour de sa fille Alice un Palais idéal «vu en songe». Un palais aujourd’hui classé monument historique et visité par le monde entier…

L ‘AUTEUR

Auteur et réalisateur, Nils Tavernier a été bouleversé par la destinée étonnante de ce simple facteur devenu un artiste reconnu.

Sa vie lui a inspiré un film magnifique ainsi que le présent livre, première grande biographie de Ferdinand Cheval nourrie d’archives inédites, notamment de son journal.

LE FILM

Le film sortira en salle le 16 janvier 2019

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RENCONTRE / LECTURE
avec
Séverine Jouve
pour son roman
Les chercheurs de lumière
Révolutions minuscules
Préface de François Dominique
L’Harmattan, Collection Amarante
, 2018

Présentation par François Rannou,
écrivain, poète, directeur de la revue Babel Heureuse

Lecture par la comédienne Sarah Jalabert

Impromptu à deux voix
en hommage au poète Jacques Dupin :

Éclaboussures & Jaillissement
« Le Soleil substitué »

Par Séverine Jouve et Dominique Preschez,
organiste, compositeur et écrivain.

Dimanche 20 janvier 2019 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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En trois récits entremêlés dont le trait commun est l’admiration pour l’oeuvre d’un poète, le lecteur rencontrera Marie, écrivain, Suzanne, peintre, Alexandre, musicien : chacun entretient avec l’autre un rapport subtil dont l’unique motif est « l’oeuvre à faire ». Pour chacun des trois artistes dont nous partageons la quête, la lumière n’est pas une métaphore mais une expérience concrète. Une délicate alchimie des lisières s’opère entre le souci de l’oeuvre et la vision qui nous est offerte des lieux traversés : terrasse, bibliothèque dans un parc, forêt…

Notices biographiques

Séverine Jouve est écrivaine, plasticienne, journaliste et conférencière, elle vit à Florence. Elle a publié des essais consacrés à l’esthétique « fin de siècle » : Les Décadents (Plon, 1989) et Obsessions et perversions (Hermann, 1996). Pour son premier roman, Lettres intérieures (Balland, 1992), elle fut lauréate du Prix Villa Médicis hors-les-murs.

 Retrouvez l’interview de l’auteur dans l’émission « Social Club » présentée par Frédéric Taddéï sur Europe 1

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©Olga Caldas


Sarah Jalabert est comédienne, lectrice publique et radiophonique, et auteure. C’est la voix de l’écriture qui l’a entraînée vers la voix parlée. Entendre la voix du texte dans son corps, où sa propre voix vient, ou revient faire ensemble langage.
Elle crée des lectures-spectacles où petit à petit se joint la musique, pour un dialogue toujours en création. Parmi elles, Hugo et ses femmes, avec le comédien Jean-Claude Drouot, (Festival du Romantisme d’Allauch) ; Une chambre à soi, de Virginia Woolf, avec les musiciennes canadiennes de viole de gambe Les Voix Humaines (Festival d’Île-de-France) ; récemment Histoire qui se déchire sur le corps d’une femme, du poète Adonis, (invité d’honneur aux Rencontres poétiques Les Porteurs de Mots, chez Lily-Germ, Hautes-Pyrénées), avec le multi-instrumentiste Alexis Kowalczewski.
Tout dernièrement à la Halle Saint-Pierre, Les anges aiment nos pleurs, de cette rosée avides, (extrait de l’anthologie Célèbre la terre pour l’ange) d’après l’oeuvre de Rainer Maria Rilke, avec l’écrivain Jean-Philippe de Tonnac et la violoncelliste et chanteuse Birgit Yew von Keller.
Auteure, elle publie des nouvelles et deux romans : Toujours autre (2001); Des Tombereaux de Désir (2007); et Celui qui ouvre  (2012) aux éditions de l’Âge d’Homme ; Héloïse (2017) en version numérique et audio, ainsi que Thérèse ou La Nuit de L’Ossuaire (2019) aux éditions en ligne 15k.fr.

Sarah Jalabert donnera également lecture d’un court extrait de sa dernière nouvelle, dont le thème entre en résonance avec Les Chercheurs de Lumière, celui de la vocation, de l’oeuvre inachevée et de l’oeuvre à fairenouvelle parue en janvier aux éditions 15K.fr : Thérèse ou La Nuit de l’Ossuaire. 

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+ d’infos

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François Rannou
poète et essayiste breton né à Nice en 1963.
Il a créé avec le poète Jean-Louis Aven la revue « La Rivière Échappée » (1989-2000) devenue ensuite une collection de poésie aux éditions « Apogée ». Il coordonne également la collection Poésie chez Publie.net.
Il a également traduit des poèmes allemands de Peter Huchel, américains d’Emily Dickinson et catalans de Joan Szlvat-Papasseit, coordonné l’édition du double numéro de la revue « L’Étrangère » sur André du Bouchet en 2007 ainsi que « Littérature de Bretagne », dans la revue « Europe en 2005.
Il a créé en 2017, avec Gwen Catalá, la revue de poésie  » Babel heureuse »

Dernier ouvrage publié : La Pierre à trois Visages, aux éditions Lanskine, 2018.

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Dominique Preschez

Né à Sainte-Adresse, en Normandie, en 1954, Dominique Preschez s’initie à la musique avec Max Pinchard au Havre, et à l’orgue avec l’abbé Roger Chaudeur, à Lisieux, avant de terminer ses études à la Schola Cantorum de Paris, dont il est lauréat.
Les enseignements de Jean Langlais pour l’interprétation et l’improvisation à l’orgue, de Germaine Tailleferre en harmonie et piano, d’Yvonne Desportes en contrepoint et fugue, et de Michel Guiomar en musicologie, l’ont conduit à travailler l’orchestration et la composition avec Henri Sauguet. Son ami Jean-Louis Florentz le conforte dans son chemin vers la composition. Il étudie les esthétiques de ses contemporains compositeurs au travers d’œuvres de Jean Guillou, André Boucourechliev, André Jolivet. Ses préférences vont de Béla Bartók, Charles Ives, Edgar Varèse, à Henri Dutilleux en passant par Pierre Boulez et Didier Lockwood.
À 38 ans, il s’adonne à la composition musicale. Il donne des concerts d’orgue dans toute la France et à l’étranger en tant qu’interprète et improvisateur. Compositeur de plus de cent opus, son catalogue compte des œuvres sacrées, de la musique de chambre, des symphonies, concertos, musiques de scène (La Voix humaine de Jean Cocteau, les Sonnets de Shakespeare), trois musiques de films (Le Gâteau, le Grand Cerf et Un Siècle à Deauville). Plusieurs compositions ont été créées par les solistes et amis :  les sopranis Caroline Casadesus et Isabelle Panel, les pianistes Annette Chapellière, Noël Lee, Raphaël Drouin, Yannaël Quenel, le violoniste Jason Meyer, le trompettiste Thierry Caens, la harpiste Bertile Fournier, le comédien Jean Piat  et Andrée Chedid, le Quintette Monsolo, le Quatuor Via Nova, les Petits Chanteurs de Fourvière entre autres… Il a également écrit des transcriptions intégrales d’œuvres jamais jouées sur orgue comme la 5e Symphonie de Beethoven, le Boléro de Ravel, la Symphonie no 8 dite Inachevée de Franz Schubert.
Aujourd’hui, il enseigne la composition et l’improvisation au Conservatoire International de Musique de Paris. Il est titulaire de l’orgue de Deauville.
Outre une discographie importante, au printemps 2009 est paru un double DVD de son récital au grand orgue de saint Eustache, intitulé Beklemnt.

Dominique Preschez est aussi l’auteur d’une œuvre littéraire. Titulaire d’une maîtrise de Lettres classiques à l’Université Paris VIII-Vincennes, cette oeuvre va du poème au roman, de l’essai au théâtre, publiée, entre autres, par Seghers, Fata Morgana, Complexe. Son dernier livre Le Trille du diable est paru aux éditions Tinbad en 2018. Cet artiste pluridisciplinaire, atypique, aime partager des esthétiques contradictoires et défendre les vertus du métissage culturel. Il a obtenu le prix Pierre-Jean Jouve en 1984 pour l’ensemble de son œuvre. Il est Chevalier de l’ordre des Arts et Lettres.

Richard Millet a écrit : « Dominique Preschez a d’abord été écrivain. Héritée de Ives, Bartok, Hindemith, Milhaud, sa musique est habitée par la littérature, non seulement parce qu’elle donne voix à des textes littéraires, mais parce que la littérature n’a pour lui rien d’un prétexte.
C’est, bien au contraire, une manière de conjuguer deux visions du monde pour les porter à ce point où la signification est transfigurée, débouchant sur la pure célébration, que ce soit dans la pièce pour piano, Le Naufrage du Deutschland, d’après Hopkins, interprétée par le compositeur ; dans Lunapark pour orchestre à cordes (le Nouvel Orchestre de chambre de Rouen), hommage au Pasolini des ragazzi, petits voyous qui peuplent ses films et ses écrits ; dans Passion à visage d’homme, monologue pour voix et orchestre, chanté par la soprano Caroline Casadesus sur des textes d’Harold David qui réinventent la passion christique en un homme contemporain cloué sur un lit d’hôpital. Dans Santa Maria, l’orchestre à cordes suggère avec lyrisme une scène maritime aperçue par le compositeur à Honfleur : musique plus évocatrice que descriptive, et tout à fait heureuse. Avec Passion à visage d’homme, l’œuvre la plus ambitieuse est Quatuor nomade magnifiquement interprétée par le quatuor Via Nova : quatre mouvements qui, pour ce genre si redouté des compositeurs depuis Beethoven, s’inscrivent dans une tradition avec laquelle elle joue, rendant hommage à certains prédécesseurs (notamment Kurtag, Ligeti), et déployant tout un monde intérieur, tour à tour heurté, méditatif, lumineux. »