Jérôme Bosch

 Rencontre / Dédicace
Jérôme Bosch
Avertissement d’alchimie
de Serge Pey
Voix éditions
Dimanche 22 janvier 2017 à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

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Avec Serge Pey, la poésie tape du pied, devient vertige, envoûtement et libération de chaque fibre du corpsAndré Velter

A écouter sur France Culture « La poésie en action » :
https://www.franceculture.fr/recherche?q=serge+pey

*

Toute œuvre secrète s’ouvre avec un secret. Ainsi le Jardin des délices a une porte et une clef. Mais ici c’est une porte qui ouvre la clef du poème. Avertissement d’Alchimie est le détournement d’une citation de Walter Benjamin, Avertissement d’incendie. Comme dans un fragment de Sens unique, Le poète nous livre ici une nouvelle clef de l’œuvre insondable de Jérôme Bosch. Serge Pey nous démontre, à travers lettres, poèmes anaphoriques, commentaires et descriptions, que la science alchimique est la poétique incontestable qui irrigue les images du labyrinthe de l’œuvre. Le Jardin des délices, La tentation de Saint Antoine, Le Chariot de foin ou Le Jugement dernier, sont ainsi explorés et commentés dans les spirales mystiques et visionnaires de cet artiste inclassable, contemporain de Michel Ange et de Léonard de Vinci.
C’est dans une longue lettre adressée à son ami Serge Hutin, aujourd’hui disparu, que le poète-chercheur délivre ici une nouvelle grille et une méthode de lecture.
À travers les ombres des corps torturés des enfers, et celles glorifiées amoureusement et sans péché de la parenthèse d’un paradis, c’est de la lumière d’un corps alchimique dont le poète nous parle. Œuvre au noir, Œuvre au blanc et Œuvre au rouge sont la colonne vertébrale de la parabole peinte sublime de ce Mutus Liber.
Poème érudit et visionnaire, faisant appel aux labyrinthes de la science de l’Art Royal, ce recueil est la somme de décennies de réflexions et de notes prises par Serge Pey au bord de l’athanor de toute la poésie et de ses tables d’émeraude.

Serge Pey est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages de poésie, de nouvelles philosophiques et de critiques.
Théoricien des relations entretenues entre l’écriture et le corps, penseur des rituels de la parole, plasticien et muraliste, son œuvre traverse le mouvement contemporain de l’art action et de la poésie directe. Membre de l’unité mixte de recherche ACTE et du groupe ESPAS (Esthétique de la performance et arts du spectacle), Sorbonne-Cnrs, il dirige les Chantiers d’art provisoire du Centre d’initiative artistique de l’Université Toulouse II- Jean Jaurès. Parmi ses dernières parutions retenons : Ahuc, poèmes stratégiques (Éd. Flammarion), Le trésor de la guerre d’Espagne, La boîte aux lettres du cimetière (Zulma), Le manifeste magdalénien, critique du temps (Dernier Télégramme). À Voix-édition, il est l’auteur de Si on veut libérer les vivants, il faut aussi libérer les morts et La barque de pierre. Le prix de poésie Robert Gonzo lui a été décerné en juin 2013, lors du festival « Les étonnants voyageurs » pour l’ensemble de son œuvre.

Biographie

Serge Pey est né en 1950 dans une famille ouvrière du quartier de la cité de l’Hers à Toulouse. Enfant de l’immigration et de la guerre civile espagnole, son adolescence libertaire fut traversée par la lutte antifranquiste et les mouvements révolutionnaires qui secouèrent la planète. Militant contre la guerre du Vietnam, il participa activement aux événements de mai et juin 1968.

Parallèlement à son engagement politique, il découvrit très tôt la poésie et les voix de fondation qui transformèrent sa vie. De Lorca à Whitman, de Machado à Rimbaud, de Villon à Baudelaire, de Yannis Rítsos à Elytis, d’Alfred Jarry à Tristan Tzara, des troubadours à Antonin Artaud, des poésies chamaniques à celle des poésies visuelles et dadaïstes… Il commence alors la traversée d’une histoire de la poésie contre la dominance française des écritures de son époque. C’est au début des années soixante-dix que Serge Pey inaugure son travail de poésie d’action et expérimente, dans toutes ses formes, l’espace oral de la poésie. En 1975 il fonde Émeute puis en 1981 les éditions Tribu.

Coopérative d’édition à la distribution nomade, Tribu a publié sous sa direction des auteurs comme Bernard Manciet, Jean-Luc Parant, Gaston Puel, Rafaël Alberti, Dominique Pham Cong Thien, le Sixième Dalaï Lama, Allen Ginsberg, Ernesto Cardenal, Armand Gatti, Henri Miller… Il fut l’éditeur de Jaroslav Seifert, prix Nobel de littérature en 1984. Dans Les funambules de Prague, réalisé avec son ami Karel Bartocek, il donna à lire en France des auteurs comme le philosophe Karel Kosik ou Vaclav Havel.

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Les Forces de l’ordre invisible

Rencontre & Dédicace

« Les Forces de l’ordre invisible »
Emile Tizané (1901-1982), un gendarme sur les territoires de la hantise

de Philippe Baudouin
éditions Le Murmure, novembre 2016

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Préface de Dominique Kalifa. Postface de Hélène L’Heuillet

Dimanche 11 décembre 2016 à 15 heures
Halle Saint Pierre – à l’auditorium (entrée libre)

Présentation 

Émile Tizané a-t-il réellement existé ? Sans la découverte récente de ses archives privées, il eût été permis d’en douter tant la vie romanesque de cet homme paraît conférer à celui-ci tous les traits caractéristiques d’un personnage de fiction. Cas unique, cet officier de gendarmerie fut sans doute le plus grand expert français en matière de « maisons hantées » et sillonna ainsi les routes de campagne pour les besoins de ses enquêtes officieuses. Réunis ici pour la première fois, ses dossiers se composent d’innombrables notes, rapports, photographies, croquis et correspondances qui laissent entrevoir les aspects à la fois fascinants et obscurs d’un gendarme sur les territoires de la hantise.

Extrait
« Officier de gendarmerie, je me suis attaché à l’étude des problèmes incompris qui prennent parfois naissance dans certaines maisons ou leurs abords immédiats. Fort critiqué par nombre de mes camarades, souvent même par des chefs qui m’ont reproché de mal employer mon activité, j’ai cherché dans les enquêtes de gendarmerie relatant des histoires dites ‘occultes’ la part qu’il convenait de donner à la vérité. Plus particulièrement aiguillé vers l’étude des maisons dites ‘hantées’, je recherchais à l’origine la fraude, mais le nombre des documents que j’ai pu recueillir, leur étude, et les conclusions que j’ai pu en tirer me permettent aujourd’hui de soutenir que dans la plupart des cas motivant enquête, il y a toujours un être vivant qui est le centre des phénomènes. »

Lettre de Émile Tizané à Alexis Carrel du 22 janvier 1942.

 

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Les Bâtisseurs de l’Imaginaire

SIGNATURE / PROJECTION

« Les Bâtisseurs de l’Imaginaire »
de Claude et Clovis Prévost
Editions Klincksieck – Les Belles Lettres, 2016

Samedi 3 décembre 2016 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium et librairie

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PROJECTION/RENCONTRE
avec les auteurs-réalisateurs,
de 3 courts métrages consacrés à quelques « Bâtisseurs » :

Le Facteur CHEVAL / L’Abbé FOURÉ / Monsieur G. /
Marcel LANDREAU / Raymond ISIDORE  / Fernand CHÂTELAIN /
Camille VIDAL / Irial VETS  / Robert GARCET / CHOMO /

+ 4 nouveaux chapitres :

Robert TATIN Les signes de l’homme, La Frénouse; à Cossé-le-Vivien, Mayenne.
Robert VASSEUR La Maison aux papillons; à Louviers, Eure.
Guy BRUNET l’Age d’or du cinéma; à Viviez, Aveyron.
Roger ROUSSEAU Le Causse en sous-sol ; à Beauregard, Lot.

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3 films de Claude & Clovis Prévost :

tatin-tournageRobert TATIN : Les signes de l’homme
Couleur, durée 28 minutes. Production Antenne 2. INA.

Robert TATIN, il a alors 77 ans, nous initie au  sens des signes qui marquent son œuvre de peintre et se retrouvent dans la sculpture et l’architecture de la FRÊNOUSE : ce domaine qu’il a construit au pays de ses Pères et Mères. (Lire la suite)

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f-cheval-p-i-totalLe Facteur CHEVAL : « où le songe devient la réalité »
Tourné en 35 mm couleur, monté en 2 versions : courte de 13 minutes et longue
de 26 minutes.

Le Palais Idéal et le Tombeau du silence et du repos sans fin du Facteur Cheval, représentent une projection spatiale très complexe, ayant pris forme peu à peu à l’échelle du corps. Tenter d’en rendre compte, c’est rechercher une approche physique et sensible par laquelle la possession de l’espace est possession par l’espace. Il s’agit de retrouver la structure et l’écriture d’un parcours quasiment initiatique voulu par Ferdinand Cheval, dont le sens se développe et s’enchaîne dans son propre accomplissement : le sens de la visite, atteinte après 33 années d’épreuves. (Lire la suite)

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chomo-e%c2%a6uglise-pauvresCHOMO : Le fou est au bout de la flèche
Vidéo 3/4, durée : 28 minutes.

CHOMO – Roger Chomeaux – signé 0-0-0, à l’âge de 74 ans, vit retiré en bordure de la forêt de Fontainebleau, à la sortie du village d’Achères-la-Forêt; sur un terrain acheté pendant la guerre pour presque rien. (lire la suite)

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4ème de couverture
Les Bâtisseurs de l’Imaginaire
Claude et Clovis Prévost

En marge de toute norme ? Certains ont entrepris de transgresser règlements et usages pour édifier l’espace qui les habite. En ces lieux de rupture, le rêve de bâtir se nourrit de lui-même : il est un art de vivre et une manière de philosopher personnelle et concrète qui s’enracinent dans l’imaginaire. La confrontation de ces œuvres singulières nous montre comment l’imaginaire se symbolise à travers certaines figures formelles, spatiales, comportementales.

À quels manques et désirs, à quelle crise, répondent ce besoin de créativité individuelle, cette appropriation démesurée de l’espace ? Là opère la fonction motrice de l’Imaginaire.

« Bâtir, habiter, penser » ont des racines communes. Le choix d’un site, d’un volume, d’un motif, d’une matière est l’aveu et la reconnaissance d’une réalité intime. L’imagination matérielle est à l’œuvre, et le recours à des jeux de miroir donne aux Bâtisseur  de l’Imaginaire cette extraordinaire possibilité d’être autre et autres dans un espace où il n’y aurait plus de séparation entre réel et imaginaire.

Ces parcours, domaines, sanctuaires, monuments, jardins ne sont pas nécessairement habitables. Mais dans ces lieux de rencontre, les Bâtisseurs de l’Imaginaire matérialisent la volonté et le désir de renaître et d’appartenir à un monde plus relié, orienté, cosmisé.

 Les 14 chapitres de l’ouvrage :

  • Le Facteur CHEVAL Le Palais Idéal et le Tombeau ; à Hauterieves, Drôme.
  •  L’Abbé FOURÉ Les Rochers de Rothéneuf, Ille et Vilaine. 
  •  Monsieur G. Le sanctuaire des lasers ; à Nesles-la-Gilberde, Seine et Marne.
  •  Marcel LANDREAU Le village natal ; Mantes-la-Ville, Yvelines.
  •  Raymond ISIDORE dit Picassiette La Maison et le jardin ; à Chartres, Eure et Loir.
  •  Fernand CHÂTELAIN Bonjour aux visiteurs ; à Fyé-la-Route, Sarthe.
  • Camille VIDAL L’arche de Noé ; à Adgde,Hérault.
  •  Irial VETS La chapelle Sixtine ; à Broglie, Eure.
  •  Robert GARCET La Tour d’Eben Ezer et le Musée du silex ; à Eben Emael, Belgique.
  •  Roger CHOMO Le village d’art préludien ; à Aschères-la-Forêt, Seine et Marne.
  • Robert TATIN Les signes de l’homme, La Frénouse ; à Cossé-le-Vivien, Mayenne.
  • Robert VASSEUR La Maison aux papillons ; à Louviers, Eure.
  • Guy BRUNET l’Age d’or du cinéma ; à Viviez, Aveyron.
  • Roger ROUSSEAU Le Causse en sous-sol ; à Beauregard, Lot.

Édition  Klimcksieck 2016 – Les Belles Lettres  Diffusion Distribution

+ Biographie, bibliographie, filmographie (Cliquez ici)
Clovis Prévost  et Claude L. Prévost : cinéastes, photographe et auteurs.

 

 

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