[EXPOSITION / DÉDICACE ]
Palimpseste,
un regard sur la France contemporaine
,
par VITO
éditions nomades

Dimanche 9 décembre 2018 de 14 h à 18 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à la librairie

Raconter l’évolution du territoire français par le truchement de petits récits autobiographiques : voilà le fil conducteur de ce périple hexagonal foisonnant, où Vito aborde avec humour les nombreux paradoxes de cette géographie du quotidien. Nomadisme enraciné ou sédentarité « hors sol » ? Telle est la dualité fondamentale de notre époque, celle qui modèlera le visage de la France de demain…

 

[ RENCONTRE / DÉDICACE ]

Nils Tavernier
Le facteur Cheval
Jusqu’au bout du rêve

Dimanche 13 janvier 2019 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Editions Flammarion (14/11/2018)


[Feuilleter]

En 1879, à Hauterives dans la Drôme, le facteur Cheval effectue chaque jour dix heures de marche pour boucler sa tournée de 32 kilomètres… Pas un instant de repos pour ce fils de paysan qui n’est allé que six ans à l’école. Et pourtant, la maturité venant, il se lance dans l’une des aventures les plus extraordinaires du siècle. Trente-trois années durant, sans aucune connaissance de l’architecture, il va bâtir pour l’amour de sa fille Alice un Palais idéal «vu en songe». Un palais aujourd’hui classé monument historique et visité par le monde entier…

Auteur et réalisateur, Nils Tavernier a été bouleversé par la destinée étonnante de ce simple facteur devenu un artiste reconnu.

Sa vie lui a inspiré un film magnifique ainsi que le présent livre, première grande biographie de Ferdinand Cheval nourrie d’archives inédites, notamment de son journal.
Le film sortira  en salle le 16 janvier 2019 avec à l’affiche Jacques Gamblin et Laetitia Casta.
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[RENCONTRE / SIGNATURE]
Les carnets du Vall d’Oubly
Livre jeunesse illustré et écrit par Albert Lemant
Editions plume de carotte – Jeunesse

Samedi 24 novembre 2018 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à la librairie

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Le jour où il décide de passer derrière cette cascade pyrénéenne, Augustin le berger ne s’attend pas à tomber sur une vallée totalement inconnue. Et si surprenante : ici, tout semble se faire à l’envers…

Livre jeunesse écrit et illustré par Albert Lemant. Pour un public à partir de 8 ans.
Une co-édition Plume de carotte & Éditions Cairn

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Imaginez que vous lisiez un récit de voyage d’Alexander von Humbolt ou le journal de bord de Louis-Antoine de Bougainville, mais avec l’accent du Sud-Ouest !

Voilà bien l’esprit de ce drôle de récit d’Augustin Troumazègue, un vieux berger, qui a réalisé un carnet où il raconte tous les détails, plus incroyables les uns que les autres, de sa découverte d’une vallée perdue, où tout… est à l’envers ! On y élève en effet des ourses pour les traire, on chasse le bélier sauvage qui vient faire des ravages dans les troupeaux, on prélève délicatement les couleurs des ailes papillons, on récolte du lait d’ours, on fait du fromage d’ours, on pratique la transoursmance, ce sont les oursiers qui hibernent… Tout cela accompagné de force illustrations et annotations, car Augustin, ancien instituteur, est aussi un artiste.

À travers ce conte inversé, poétique et souvent loufoque, c’est un vrai questionnement que nous offre l’auteur, sur les « territoires », les identités, les pays qui existent ou pas, le savoir, la connaissance, l’encyclopédie, les musées, la science… Tout un programme dans ce beau livre surprenant !

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 Notice biographique

Auteur, illustrateur, peintre, plasticien, graveur, taille-doucier… Depuis tout petit, Albert Lemant explore de multiples formes d’expression, pour peu qu’elles lui permettent de développer son sens du conte un peu farfelu et de la poésie décalée. Il a commencé par publier ses dessins dans des revues comme à Suivrele Fou ParleDada, en France et à l’étranger. Il a écrit et illustré à ce jour une vingtaine de livres (au Seuil jeunesse : Lettres des Isles GirafinesHistoires pas très naturellesLe Journal d’Emma,… ; au Poisson soluble : L’Encyclopédie de cet idiot d’AlbertL’ABC de la trouilleGustave dortLes Ogres sont des Cons,…).

Vivant et travaillant dans les Pyrénées depuis 1986, il crée, avec sa compagne et complice Kiki Lemant, de nombreuses expositions a priori grotesques et facétieuses, mais qui interrogent et invitent à la réflexion. Dans Girafawaland (un monde de girafes… ou peut-être une réflexion sur le colonialisme…) ou encore dans Nids d’ici ni d’ailleurs (quitter le nid, chercher son nid…), Albert et Kiki créent des mondes décapants et faussement naïfs puisés dans l’imaginaire collectif.

– Editions Cairn

Michel Lascault

[Exposition]
Michel Lascault
« Peintures de la nuit »
du jeudi 1er au vendredi 30 novembre 2018
Halle Saint Pierre – à la librairie
Entrée libre – ouvert tous les jours

   

ÉVÉNEMENTS ACCOMPAGNANT L’EXPOSITION

 [Rencontres / Signatures]
Lord Pyrrhon 
roman de Michel Lascault,
consacré au fondateur du scepticisme.
Samedi 3 novembre à 15 heures – entrée libre
Samedi 17 novembre à 17 heures – entrée libre
– à la librairie

[Conférence – Concert –  Performance]
« Poétiques singulières de la dispersion » 
Samedi 17 novembre de 15 heures à 16 h 30 – entrée libre
– à l’auditorium

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Des peintures, des éditions, des chansons, voilà ce que Michel Lascault partagera en novembre à la librairie de la Halle Saint Pierre.

Ses « peintures de la nuit » parlent, en gestes parfois maladroits et brouillés, d’hallucinations, de visions, de scénographies qui sont autant d’écrans de rêve. La nuit dont il est question est celle de l’intériorité, dont la partition fugace s’écrit en mineur dans le bruit du monde.

Artiste original, bédéiste, peintre, dessinateur, vidéaste, musicien, romancier, théoricien, Michel Lascault a des démarches singulières et pluralistes. Il présentera notamment son nouveau roman, Lord Pyrrhon, consacré au fondateur du scepticisme.

Des séances de signatures seront organisées pendant l’exposition le samedi 3 novembre à 15 heures et le samedi 17 novembre à 17 heures.

Michel Lascault et Germain Roesz donneront samedi 17 novembre à l’auditorium une mini-conférence  sur les « poétiques singulières de la dispersion » : les deux artistes indisciplinaires évoqueront les différentes facettes de leur travail, réfléchissant notamment sur ce qui se crée par la dispersion.
Un concert/performance suivra cette présentation, avec la participation de David Keler.

 

La grande année

RENCONTRE
avec Isabelle Lévesque  
(photographies et poèmes)
et Pierre Dhainaut (poèmes) pour
La grande année
Éditions l’herbe qui tremble

Samedi 6 octobre 2018 à 15 heures

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Jacques Josse
sur remue.net

S’il fallait trouver quelques mots pour parler de la poésie de Pierre Dhainaut, ceux qui viendraient spontanément à l’esprit seraient enchantement, accueil, écoute, transparence. Ces points de repères ne suffisent pourtant pas. Ils ne disent rien de l’approche des paysages dont il s’imprègne et dont il aime isoler un fragment particulier pour le ciseler, y poser ses mots et transmettre ce que cela suscite (d’émoi, d’éveil, de suggestion) en lui.

Il procède de façon presque identique avec les photographies qu’Isabelle Lévesque lui a fait parvenir au fil des saisons, et ce durant une année entière. Arbres, feuilles, fleurs, herbes, pierres sont saisis sous ciel bleu ou nuageux, par temps de brume ou de givre, sous un soleil pale ou radieux, à l’aube ou au crépuscule. À chaque photographie reçue, Pierre Dhainaut répond par un poème. L’image lui sert d’appui. Son regard le porte vers l’extérieur. Vers la lumière qu’il parvient toujours à capter, y compris au cœur de l’hiver.

Tous deux se relaient à distance. Lui à Dunkerque – où il voit apparaître le premier coquelicot de l’année (la fleur fétiche d’Isabelle Lévesque) le « 15 avril 2017, dans le très mince interstice de ciment entre le trottoir et la palissade » qui entoure son jardin – et elle aux Andelys où elle surprend la même fleur, en avril aussi, mais au milieu d’un champ de graminées. Ils cheminent ainsi tout au long du livre. Pierre Dhainaut s’arrête sur les vies infimes qui bougent à hauteur d’herbes ou de ronces. Il lui arrive d’interroger, tout en poursuivant son périple dans le monde végétal et secret, l’étrange relation qui peut naître entre le poète et ses poèmes :

« Ne pas déléguer aux poèmes la tâche de nous représenter, écrivons-les pour eux-mêmes, mais si faibles soient-ils, ils nous désentravent, ils libèrent l’autre qui se dissimule en nos petites personnes. »

Isabelle Lévesque offre patiemment son regard et ses mots aux fougères, aux arbres, aux prairies et surtout aux fleurs vives, plus particulièrement à celles, rouges, rebelles, attirantes qu’elle affectionne. Elle les sait tout aussi fragiles que les instants éphémères qu’elle essaie de retenir.

« Cœur éprouvé
éperdu.

Une heure fait
l’éternité.
(En mai).

Je laisse le corps nu
des mois d’hiver.

Ni mai ni rien.
Démens
la nuit. »

En fin de livre, l’un et l’autre expliquent leur démarche et disent le plaisir qu’ils ont pris à concevoir et à mener à bon port cet ensemble d’où se dégage une stimulante quête de plénitude.

Notices biographique

Isabelle Lévesque est née et vit en Normandie. Elle a publié en 2011 Or et le jour (Anthologie Triages, Tarabuste), Ultime Amer (Rafael de Surtis), Terre! (éd. de l’Atlantique), Trop l’hiver (Encres vives). Elle a fait paraître en 2012 : Ossature du silence (Les Deux-Siciles), en 2013 : Un peu de ciel ou de matin (Les Deux-Siciles), Va-tout (Éd. des Vanneaux) et en 2014 Ravin des nuits que tout bouscule (Éd. Henry).
En 2013 également un livre d’artiste en français et en italien : Neve / Neige, photographies de Raffaele Bonuomo, traduction de Marco Rota (Edizioni Quaderni di Orfeo). En 2015 : Le tue braccia saranno / Tes bras seront (poèmes traduits en italien par Marco Rota – Edizioni Il ragazzo innocuo, coll. Scripsit Sculpsit).
Elle écrit des articles pour plusieurs revues : La Nouvelle Quinzaine Littéraire en particulier, mais aussi Europe, Terres de Femmes Diérèse Recours au poème, Terre à ciel …
Isabelle Lévesquepoète, aime collaborer avec des peintres : Jean-Gilles Badaire, Christian Gardair, Colette Deblé, Gaetano Persechini.

Pierre Dhainaut, né en 1935, vit à Dunkerque. Une anthologie rappelle quel fut, de 1961 à 1991, son parcours, Dans la lumière inachevée (Mercure de France). Le Prix de Littérature Francophone Jean Arp a été accordé à Plus loin dans l’inachevé (Arfuyen) et le Grand Prx de poésie de la Société des Gens de Lettres lui a été attribué pour l’ensemble de son œuvre.
Il a contribué à l’édition posthume des poèmes de Jean Malrieu (1915-1976) et leur a consacré plusieurs études.

JY

JY
Matière grise
exposition du 8 au 30 septembre 2018

Signature du livre éponyme réunissant 60 dessins originaux
Dimanche 30 septembre 2018 à partir de 15 heures 

Jean-Yves Hamel, alias JY, dessinateur, sera présent pour la signature de son livre Matière Grise aux éditions Les Professionnels de la Profession

Halle Saint Pierre – à la Librairie (entrée libre)

Ciel Crédits : © JY

JY est un dessinateur pudique et réservé, mais qui porte sur le monde un regard féroce à qui aucun ridicule n’échappe. Son trait acéré souligne sans aucune pitié les ridicules de notre monde. Il dénonce avec vigueur les pressions qu’exercent sur l’individu une société écrasante et dévastatrice qui dépouille la planète et pousse l’homme au désespoir.

JY est un humaniste : l’homme est au cœur de ses interrogations. C’est un dessinateur engagé : quand il dessine l’absurdité, c’est pour s’en délivrer et la combattre.

JY a pour ses personnages et pour l’homme en général une grande tendresse. Il dénonce sans juger. L’humour est son arme, une arme qui bouscule les rapports de force, qui s’insurge contre le prétendu « ordre des choses » : l’immense désordre proposé par les puissants. La marge de manœuvre est mince, mais JY est un homme joyeux et festif. Ses personnages s’échappent, ils retournent les situations à leur profit, et leur jubilation donne alors toute sa dimension. Seuls ou à plusieurs, avec ou sans instruments de musique, ils font sonner leur liberté.

JY est un dessinateur sans texte.

Des actualités de JY sur ce blog collectif (cliquez ici) 

Ecouter en podcast sur France Culture 

JY : « Je ne suis pas un homme triste mais mes dessins sont des dessins de peur »

RENCONTRE / LECTURE
avec
Séverine Jouve
pour son roman
Les chercheurs de lumière
Révolutions minuscules
Préface de François Dominique
L’Harmattan, Collection Amarante
, 2018

Présentation par François Rannou,
écrivain, poète, directeur de la revue Babel Heureuse

Lecture par la comédienne Sarah Jalabert

Dimanche 20 janvier 2019 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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En trois récits entremêlés dont le trait commun est l’admiration pour l’oeuvre d’un poète, le lecteur rencontrera Marie, écrivain, Suzanne, peintre, Alexandre, musicien : chacun entretient avec l’autre un rapport subtil dont l’unique motif est « l’oeuvre à faire ». Pour chacun des trois artistes dont nous partageons la quête, la lumière n’est pas une métaphore mais une expérience concrète. Une délicate alchimie des lisières s’opère entre le souci de l’oeuvre et la vision qui nous est offerte des lieux traversés : terrasse, bibliothèque dans un parc, forêt…

Notices biographiques

Séverine Jouve est écrivaine, plasticienne, journaliste et conférencière, elle vit à Florence. Elle a publié des essais consacrés à l’esthétique « fin de siècle » : Les Décadents (Plon, 1989) et Obsessions et perversions (Hermann, 1996). Pour son premier roman, Lettres intérieures (Balland, 1992), elle fut lauréate du Prix Villa Médicis hors-les-murs.

 Retrouvez l’interview de l’auteur dans l’émission « Social Club » présentée par Frédéric Taddéï sur Europe 1

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© Olga Caldas

Sarah Jalabert est comédienne, lectrice publique et radiophonique, et auteure.
La voix de l’écriture l’a patiemment (re)conduite vers la voix parlée, celle qui inclut le temps du silence où se féconde l’écoute. Elle crée des lectures-concerts où rencontrer la musique, telles la dernière en date : Histoire qui se déchire sur le corps d’une femme d’après le poème d’Adonis, invité d’honneur aux Rencontres « Les Porteurs de Mots » chez Lily-Germ (Hautes-Pyrénées), avec le musicien Alexis Kowalczewski.
Elle a publié plusieurs récits aux éditions de l’Âge d’Homme, dont le dernier : Celui qui ouvre, et une nouvelle récente, également en version audio : Héloïse aux éditions en ligne 15k.fr.

+ d’infos

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François Rannou
poète et essayiste breton né à Nice en 1963.
Il a créé avec le poète Jean-Louis Aven la revue « La Rivière Échappée » (1989-2000) devenue ensuite une collection de poésie aux éditions « Apogée ». Il coordonne également la collection Poésie chez Publie.net.
Il a également traduit des poèmes allemands de Peter Huchel, américains d’Emily Dickinson et catalans de Joan Szlvat-Papasseit, coordonné l’édition du double numéro de la revue « L’Étrangère » sur André du Bouchet en 2007 ainsi que « Littérature de Bretagne », dans la revue « Europe en 2005.
Il a créé en 2017, avec Gwen Catalá, la revue de poésie  » Babel heureuse »
Dernier ouvrage publié : La Pierre à trois Visages, aux éditions Lanskine, 2018.