James Castle

LA VIE SANS HISTOIRE DE JAMES CASTLE
par Luc Vezin
Éditions Arléa, 2022

Avec Nathacha Wolinski qui présentera l’auteur

Dimanche 11 décembre 2022, à 15h (entrée libre)
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

James CASTLE

Il ne savait pas qu’il était sourd, que les autres ne l’étaient pas, ni même ce que cela signifiait. Il voulait simplement qu’on le regarde, pour s’assurer qu’il n’était pas invisible.

Il récupérait la suie du grand poêle à bois du magasin-bureau de poste, qu’il mêlait à sa salive pour en faire son encre, et dessiner la vallée de son enfance, au nom de jardin. Et bien après qu’il eut quitté la Garden Valley et son enfance, il ne cessa d’y revenir, pour dessiner, encore et sans fin, le théâtre de sa mémoire.
La Vie sans histoire de James Castle est la vie mystérieuse, secrète et fascinante d’un enfant
sourd et illettré né en 1899 en Idaho, où il vécut toute sa vie, et qui est aujourd’hui considéré comme un artiste majeur du XXe siècle.
Son œuvre prolifique et inclassable est faite de dizaines de milliers de dessins, collages, sculptures qu’il cachait dans les murs et sous les toits des maisons, de la glacière et du poulailler des fermes de ses parents qui lui servaient d’atelier.
Découverte tardivement grâce à l’un de ses neveux dans les années 60, l’œuvre de James Castle, rencontre inattendue entre l’Amérique profonde (celle des photos de Dorothea Lange ou de Walker Evans) et l’art contemporain, a fait l’objet d’importantes expositions dans les plus grands musées et galeries américaines ainsi qu’en Espagne, en Angleterre ou au Japon, mais elle demeure quasiment inconnue en France. ()

Site de James Castle

L’Auteur
Luc Vezin, historien d’art, journaliste, a publié plusieurs livres consacrés à l’art du XXe siècle. La Vie sans histoire de James Castle est son premier roman et la révélation d’un exceptionnel talent d’écrivain. Il signe ici le premier livre inspiré par la vie hors du commun de James Castle, et la découverte d’une œuvre énigmatique, sans précédent ni rivale, qui questionne ce que nous pensons de la création artistique et résiste à toute définition.

Natacha Wolinski est critique d’art pour la presse.
Elle a publié de nombreux ouvrages sur la photographie contemporaine et un premier roman, En ton absence (Grasset, 2011).
Avec sa sœur Elsa, elle a dédié un livre aux Demoiselles de Rochefort (La Martinière, 2017). 
Cherchant à définir le lien qui l’unit à son père, Georges Wolinski, tué lors de l’attentat contre Charlie Hebdo, l’auteur revit les jours sombres de janvier 2015 dans Son éclat seul me reste (Arléa, 2020).