Denis Pouppeville

Denis POUPPEVILLE

Exposition du 1er au 30 avril 2019

A l’occasion de la parution de deux ouvrages des poètes
Jean-Luc Despax,
Denis Pouppeville : La Joie des profondeurs,
un essai sur le peintre.
&
Christian Monginot,
Le radeau d’Ulysse
, illustré par Denis Pouppeville
Editions L’Herbe qui tremble

Halle Saint Pierre – à la librairie

Rencontre avec les auteurs et l’artiste
samedi 6 avril 2019 à 15 heures – entrée libre
– à l’auditorium

 

Chez Denis POUPPEVILLE se mêlent personnages insolites et grotesques, mi-hommes mi-bêtes dans une truculente mascarade. Denis Poupeville s’inscrit dans la lignée des expressionnistes flamands, James Ensor, Permeke… Son dessin mêle encres, aquarelle, gouache au gré de la plume ou du pinceau. Daumier n’est pas loin : l’humour et le sarcasme mènent la danse dans une atmosphère jubilatoire.
(Galerie Art Aujourd’hui, extrait du dossier de presse, exposition L’Ange du Bizarrejanvier- février 2016)

Né en 1947 au Havre. Etudes aux Beaux-Arts de Paris puis travaille comme illustrateur de presse ( Le Fou parle, L’Express, Le Monde, Le Magazine littéraire). A aussi enseigné à la faculté des Arts d’Amiens et à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs à Paris.

Depuis 1980, nombreuses expositions en France ( Galerie Béatrice Soulié, Paris, Abbaye d’Auberive etc.) et à l’étranger (Salon d’art de Bruxelles, Lausanne, Genève, Tokyo etc.) Plusieurs rétrospectives lui ont été consacrées comme en 2011 au Fort de Condé.

Denis Pouppeville a aussi illustré de nombreux textes littéraires: Jules Renard, Jean Paulhan, Louis Calaferte, Gilbert Lascault, Alfred Jarry, Lionel Bourg, Léon Bloy, aux éditions Fata Morgana et plusieurs autres aux éditions L’Herbe qui Tremble.

Rencontre poésie

[Rencontre / Dédicace]

À l’occasion de leur dernière publication, les poètes
Christian Monginot  et Jean-Luc Despax
seront présents
samedi 6 avril 2019 à 15 heures
à l’auditorium de la Halle Saint-Pierre

Christian Monginot présentera son recueil Le radeau d’Ulysse
&
Jean-Luc Despax
 Denis Pouppeville : La Joie des profondeurs,
un essai sur le peintre

Editions L’Herbe qui tremble

Présentation et lecture publique des poèmes du Radeau d’Ulysse 
Évocation de l’œuvre du peintre en sa présence

Conversation à trois

Des dessins de Denis Pouppeville seront exposés à la librairie de la Halle Saint-Pierre

  

Halle Saint Pierre – à la librairie & auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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Le Radeau d’UlysseChristian Monginot
Après avoir, dans un de mes livres récents, le Miroir des solitudes, suivi pas à pas Dante et sa Divine Comédie, livre matriciel pour la langue, la littérature, la culture italiennes et plus largement pour la culture occidentale, je me suis laissé guider ici par l’œuvre d’Homère et son héros voyageur, Ulysse, l’homme aux mille détours. J’ai écrit ce Radeau dans l’urgence, avec le sentiment que nous avions besoin aujourd’hui de rassembler dans notre poésie les fragments épars d’un héritage fabuleux, toujours plus facilement mesurable, mais de moins en moins facile à intégrer à nos vies et à partager entre nous. Presque trois mille ans d’expériences poétiques et artistiques les plus diverses aspirées par le vortex matriciel d’Homère, je crois qu’il y a moyen d’en faire encore quelque chose pour ceux qui le voudront bien aujourd’hui et, pourquoi pas, pour ceux qui suivront et qui auront besoin de respirer l’air du grand large.
— Christian Monginot

Trois parties composent le Radeau d’Ulysse :
1. Le Roman de la discorde, 2. Le Voyage et son double, 3. Ithaque retrouvée.
L’ensemble est illustré de quarante-sept dessins originaux de Denis Pouppeville.

Dessins de Denis Pouppeville
14 x 21 cm – 1084 pages – 25 €

Denis Pouppeville : La Joie des profondeurs, Jean-Luc Despax

Jean-Luc Despax a rencontré Denis Pouppeville à l’occasion de la préparation de son recueil Rousseau dort tranquille, et la langue colorée du poète est tombée sur la palette du peintre. Tant de points communs les rapprochent, douceur et révolte, situations absurdes et émotion authentique, beauté et bonté. La Joie des profondeurs est le livre de leur rencontre. Cinquante œuvres de Denis Pouppeville reproduites en couleur, avec en regard une réflexion de Jean-Luc Despax, savante, poétique, pas trop savante, pas trop poétique, vive et souvent drôle

Peintures de Denis Pouppeville
18 x 23 cm – 320 pages – 25 €

Lionel Rigault

La Barbouille de Lionel Rigault
Exposition du 1er au 30 mars 2019

Halle Saint Pierre – à la librairie

La barbouille

Pour le peintre Lionel Rigault, le mot barbouille remonte à son enfance en banlieue nord. C’est en effet à cette époque qu’il a entendu pour la première fois ce terme prononcé au sein de sa famille. Il désignait alors les travaux de peinture réalisés par son père et son oncle, tous deux ouvriers.

À dix-huit ans, après avoir découvert l’univers de Pollock, il commence à peindre au ripolin sur des papiers d’emballage ou des rouleaux. Puis, ayant eu connaissance de l’œuvre de Tatin, il en vient à créer des mannequins avec des matériaux de récupération : qu’il appelle Amandine, tête de Cheval, Gédéon.  À ce sujet il déclare : « Pourquoi, je faisais ça ? Parce que c’était un appel. »

 Il y a vingt ans, il se lance dans la réalisation des barbouilles, peintures à la gouache, puis à l’acrylique. Les scènes représentées dans ces tableaux sont pour la plupart issues de moments passés dans un bistrot de Goussainville.  Il dit : « Ce n’est pas parce que mes personnages sont atypiques qu’ils sont laids. Ce sont des marginaux, ils ont choisi leur mode de vie. Ce sont des gens de la débrouille, des gens qui vivent d’expédients. Ils n’ont pas un rond, mais ils sont libres. Il y a une grande fraternité, une grande bienveillance entre eux.»

Également auteur, Lionel Rigault écrit des nouvelles inspirées par sa vie passée sur les chantiers ouvriers, sur les marchés et dans les bars. La revue littéraire Missives a publié plusieurs de ses textes illustrés de ses barbouilles, ainsi qu’un entretien. La revue Les Nouveaux Cahiers Pour La Folie a publié sa dernière nouvelle L’oreiller.  « Dans mes écrits, c’est d’abord une amitié entre hommes, puis vient le personnage féminin qui illumine tout, comme dans mes barbouilles… »

  • Patrick Navaï