Séminaire Art & Thérapie 2024

Séminaire mensuel 2024 pour la  14ème année 
à la Halle Saint Pierre

Sous la direction de Jean-Pierre Klein, directeur de l’Inecat école de médiations artistiques et de François Dingremont, Dr. en Esthétique et Anthropologie de l’art

Le 3ème samedi de 14H30 à 16H30 de janvier à  mai, de 11H à 17H30 en juin

L’art inspire, l’art conspire, l’art anticipe

Entrée 12 € (6 € pour les élèves INECAT carte de l’année) 
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89 / communication@hallesaintpierre.org


A chaque séance :
Questions et questionnements par Jean-Pierre Klein

SAMEDI 15 JUIN DE 11H15 à 18H

Interventions d’
Art-thérapeutes et de
Médiateurs artistiques, conférences, performances, …

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation recommandée : 01 42 58 72 89

 


18/05 de 14H30 à 16H30,

Valère Novarina
Surnaturel ?
Les appariations successives des personnages de sa pensée.

Halle Saint pierre – à l’auditorium
Réservation recommandée : 01 42 58 72 89
 
 
Valère Novarina écrivain, metteur en scène et artiste.

Il faut le reconnaître d’emblée : l’œuvre que construit Valère Novarina depuis une quarantaine d’années est l’une des plus étranges qu’il est aujourd’hui possible de lire. Son travail, qui déjoue sans relâche les catégories génériques traditionnelles, est une sorte de théâtre volontairement énigmatique destiné à la scène et au livre. L’auteur, avec un clin d’œil pour Artaud, aime bien parler d’un «théâtre de la cruauté comique» quand il évoque ses textes pour la scène – de L’atelier volant (1974) et du Babil des classes dangereuses (1978) à L’acte inconnu (2007) et au Vrai sang (2010) – et ses grands «romans théâtraux» – Le drame de la vie (1984), Le discours aux animaux (1987) et La chair de l’homme (1995).
 

 

 

 


Interview de Jean-Pierre Klein par Olga Caldas à la Halle Saint Pierre, au sein de l’exposition
HEY! Céramique.s, œuvre de Kim Simonsson, déc. 2023

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L’art inspire, l’art conspire, l’art anticipe

Il nous précède dans ses contenus, ses rapports au monde, ses façons d’être et de faire. Il reflète et influe notre être-au-monde, nos prospectives, nos innovations et nos inventions, nos mœurs et nos mentalités. La vie imite l’art, comme le dit Oscar Wilde, mais nous-mêmes aussi nous nous en imprégnons comme praticiens, comme citoyens, comme penseurs, pour qu’advienne un monde autre, pour s’advenir autre, pour nous advenir autres. L’art (comme d’autres instances) ex-iste au-devant de notre être individuel, groupal et collectif. Dans un geste déictique, il désigne, il indique, il fait signe dans sa fonction oraculaire.

L’art modèle-t-il notre vision du monde (à venir ?). L’art actuel dans sa forme et ses thèmes (prises de risque, mort et après-mort, amour-tendresse, surgissement de l’apparaître,…) préfigure-t-il d’autres façons de considérer le monde ? Cela rejoint ce que Jean Duvignaud sociologue du théâtre  appelle « l’anomie“ (concept hérité de Durkheim) qui pour lui est une aventure solitaire d’un hors-norme qui ne se revendique pas forcément comme tel mais s’inscrit  tout naturellement hors des normes en vigueur, qu’elles soient estampillées, majoritaires ou même minoritaires. Cette anomie annonce éventuellement des normes à venir.

Notre civilisation se place au fond sous le signe du déséquilibre permanent, de l’attente d’un comblement factice, d’un évitement de l’impalpable, du précaire, de l’indicible. Qu’en faisons-nous ? Comment donner sens à l’infime, rétablir la simplicité apparente de la complexité du monde, de son devenir énigmatique, comment être en attente active, en ouverture, remettre en mouvement ce qui s’est figé en prenant le risque de l’inabouti qui tient quand même ?

Les préoccupations actuelles des artistes, des aventuriers des langages, les matières (dont la parole) qu’ils explorent de façon novatrice sont-elles porteuses d’expériences augurant une nouvelle façon de symboliser le monde ou, plus simplement, de l’appréhender ? Cela fait-il résonance avec nos recherches et pratiques au bord du vertige ?

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PROGRAMME 2024

20/01 de 14H30-16H30   Eugénie Baccot, Cyril Abad, photographes indépendants et  I A MidJourney, Intelligence Artificielle, La métaphore du Kratt, utilisation d’une référence de la mythologie estonienne comme métaphore de l’intelligence artificielle, Christian Gattinoni, commissaire d’exposition, historien d’art, directeur de lacritique.org

17/02 de 14H30 à 16H30 Johann Le Guillerm, équilibriste, créateur et manipulateur d’objets, agencements autres pour une nouvel ordre poétique (intervention de Pascale Ract, plasticienne en sculpture en taille directe et art-thérapeute)

16/03 de 14H30 à 16H30, Kitsou Dubois, chorégraphe et chercheuse en danse, Corps modifié et microgravité,  immersion contenante et désordre environnemental

20/04 de 14H30 à 16H30 Eric Dexheimer, photographe explorateur des hors-normes de la vie, et de la mort

18/05 de 14H30 à 16H30, écrivain du langage, programmation en cours

15/06 de 11H15 à 18H interventions d’Art-thérapeutes et de Médiateurs artistiques, conférences

Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com  entrée 12 € (6 € pour les élèves INECAT carte de l’année)

INECAT/Art et Thérapie, www.inecat.org

Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie (Revue, et établissement d’enseignement supérieur de médiation artistique et d’art-thérapie)

 


SAMEDI 20 JANVIER 2024 de 14H30 à 16H30  

La métaphore du Kratt
utilisation d’une référence de la mythologie estonienne comme métaphore de l’intelligence artificielle,
avec :
Eugénie Baccot, Cyril Abad

Photographes indépendants et  I A MidJourney, Intelligence Artificielle,

Christian Gattinoni

Commissaire d’exposition, historien d’art, directeur de lacritique.org

Eugénie Baccot & Cyril Abad

KRATT : Dans le folklore estonien, créature volante façonnée à partir de vieux objets, qui rapporte à son maître de l’argent ou de la nourriture. Il peut se retourner contre celui-ci s’il est laissé sans activité.
Source, Les Groseilles de novembre, Andrus Kivirähk

La relation du peuple estonien à la nature est indissociable de l’omniprésence du paganisme dans leur culture. C’est donc naturellement que le gouvernement décide d’évoquer le Kratt, pour sensibiliser les citoyens à la notion d’intelligence artificielle et engager le débat.

La métaphore du Kratt explore le rapport intime des estoniens à la nature au travers de leurs croyances païennes et leur relation fusionnelle avec les technologies dans un pays entièrement digitalisé (99% des services gouvernementaux sont en ligne).

Ce projet immersif soutenu par le CNAP a été réalisé de 2020 à 2022 par Eugénie Baccot et Cyril Abad, photographes indépendants et partenaires dans la vie collaborant régulièrement pour des projets photographiques au long cours.

Séminaire Art & Thérapie

Médiations : pour une société de l’horizontalité
« Je suis les liens que je tisse avec les autres » – Albert Jacquard


Sous la direction de Jean-Pierre Klein, Psychiatre hon. des Hôpitaux,
et de François Dingremont, Dr Esthétique et anthropologie

Chaque 3ème samedi de 14H30 à 16H30 de janvier à  mai, de 11H à 17H30 en juin
avec art-thérapeutes
Entrée 12 € (6 € pour les élèves INECAT carte de l’année) 
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89 / communication@hallesaintpierre.org


 

SAMEDI 17 JUIN DE 11H A 18H

Conférences, ateliers, études de cas
en art-thérapie et en médiation artistique en relation d’aide

 

Médiations : pour une société de l’horizontalité*
« Je suis le lien que je tisse avec les autres » – Albert Jacquard


L’association Art et Thérapie créée en 1981 par une cadre socio-éducative, des artistes (peintre, sculpteure, céramiste, poète) et un psychiatre infanto-juvénile s’est mise d’emblée sous le signe du “et“ comme conjonction de coordination.

La médiation a été d’emblée au cœur de nos recherches au même titre que ce “et“ comme tiers faisant lien. Or, le problème du lien est au cœur même des contestations actuelles devant l’idéologie de l’individualisme en confinement et en culpabilisation que déploient les briseurs de communication horizontale qualitative voire décisionnelle.

La symbolisation partagée que nous avons choisie préférentiellement comme médiation restaurerait-elle les liens sociaux égalitaires ?
À quels médiums alternatifs faire appel ?
Quels objets facteurs de circulation : artistiques, fictionnels, narratifs, imagés, créatifs ?
Quelles réalisations symboliques comme facteurs d’unicité dans le respect des différences et de leurs enrichissements réciproques et communs ?
La crise multiple actuelle est-elle annonciatrice  d’une ère nouvelle dont la médiation serait le pivot ?
Quelle répercussion sur les institutions menacées par l’institué conséquence de leur obsolescence et surtout des emprises administratives, financières,  et contrôleuses ? Médiation, avènement d’une société de respect mutuel dans des co-créations éphémères : utopie ?

 

PROGRAMME 2023

21/01 14H30-16H30
Bernard Golse,
pédopsychiatre-psychanalyste, Président de l’Association Européenne de Psychopathologie de l’Enfant et de l’Adolescent, fondateur de l’Institut Contemporain de l’Enfance :
Parler du bébé aux adolescents dans une Zone d’Éducation Prioritaire  

18/02
Matt’K Danet, artiste-chercheur, directeur de ZIGZAG Centre des arts adaptés,
Kate France,  
art-thérapeute, ArtRefuge, François Dingremont et Jean-Pierre Klein :
La médiation : enjeux et actualités de ses pratiques

18/03
Laurie Laufer, 
psychanalyste, Pr au département d’Études Psychanalytiques de l’université Paris Cité, directrice du Centre de Recherche Psychanalyse, Médecine et Société : Psychanalyse et émancipation

15/04
Ismael Jude,
écrivain, docteur en littérature, art-thérapeute :
L’écriture, l’espace, soi, dans quelle mesure l’écriture permet de se créer un espace

20/05
Stéphane Charpier,
professeur de neuroscience, directeur d’une équipe de recherche fondamentale et clinique à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière : neuromédiations

17/06 11H-18H
Conférences, ateliers, études de cas en art-thérapie et en médiation artistique en relation d’aide


Séminaire organisé par l’Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie (INECAT)
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur de médiation artistique et d’art-thérapie)
Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris

Séminaire art & thérapie

Chaos pour finir et pour recommencer
Séminaire mensuel à la Halle Saint Pierre – 2022

Sous la direction de Jean-Pierre Klein, psychiatre honoraire des Hôpitaux,
et de François Dingremont, Dr Esthétique et anthropologie
 
Chaque 3ème samedi de 14H30 à 16H30 de janvier à mai et en juin 2022,

une journée entière avec des médiateurs artistiques et des art-thérapeutes

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation indispensable : 01 42 58 72 89
Entrée 12 € (6 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)


Thème du séminaire 2022
Chaos pour finir et pour recommencer

La destinée de l’être humain est de frôler sans cesse le chaos dès la “catastrophe” de la naissance. Notre existence, ce mouvement vers l’avant-de-soi, serait – elle bâtie sur cette tentative renouvelée de construction contre et sur le chaos ? L’art-thérapie et la médiation artistique ont l’expérience de ceux qui sont habités de chaos : troubles extrêmes de la personnalité, néantisation par des atteintes de l’intégrité corporelle, mentale, sensorielle, exclusions et persécutions, suicides, handicaps, violences graves…  Elle propose une réponse au chaos, sans le méconnaître, ni le nier, ni tenter illusoirement de le combler. Son action est de le border, le contenir, le délimiter, le maintenir pour le transmuer.

« C’est une vitesse infinie de naissance et d’évanouissement » ; « C’est chacun de nous qui se trouve sans cesse en pourparlers et en guérilla avec lui-même, grâce à la philosophie » Deleuze. Peut-on en dire  autant de l’art qui se mêle de thérapie ? « L’art me paraît un moyen de vaincre la mort » dit Hans Hartung “interrogé“ par la Gestapo puis en Espagne franquiste, ces deux chaos érigés en absolu. Ce n’est plus le chaos-néant, mais le chaos qui ouvre au désordre facteur de créations.

Cette dissolution intime de l’univers ordonné, c’est aussi, au-delà des individus, ce qui se fait jour dans un monde en proie au chaos et dans la recherche hésitante de nouveaux paradigmes. Les situations de blocage, d’inertie, de régression, de violence auxquelles nous assistons actuellement révèlent crûment une faille majeure de l’action politique : la créativité. L’expérience de créateurs qui ont su transmuer le chaos en œuvre peut-elle nous aider à réfléchir sur de possibles mutations inventives actuelles ?

PROGRAMME 2022

15/01 reporté Pablo Gershanik, artiste, comédien, metteur en scène, pédagogue théâtral, 
Jean-Michel Vives, professeur de psychopathologie, Les maquettes intimes, du chaos cauchemardesque à la mise en maquette onirique.

19/02 Florian Gaité, docteur en philosophie, chercheur associé à l’institut ACTE, Chaos cérébral et création artistique

19/03 Dominique Bertrand, musicien voyageur et écrivain, mythologue, auteur de L’art du chaos, éditions Signatura, Le chaos comme source de tous les possibles

16/04 : Nicolas Poirier, philosophe, Du chaos naît la création, une perspective philosophique (Cornelius Castoriadis) et littéraire (Elias Canetti, Witold Gombrowicz, Doris Lessing).

21/05 : Kati Basset, artiste du spectacle vivant, spécialiste de Bali et d’Antonin Artaud, « Rajeunir », défragmenter, réarticuler, réinitialiser, le choeur Kecak balinais et le retour à l’unitotalité.

18/06 Toute la journée de 11H à 18H
Les Ehpad  face aux chaos, avec Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées, et des médiateurs artistiques et des art-thérapeutes (ateliers, performances, études de cas)

Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
Entrée 12 € (6 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
Tel : 01 42 58 72 89 INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris,
www.inecat.org