Etty Buzyn

Dédicaces de son livre

« laissez-moi le temps de rêver »
Editions Albin Michel – 2020
Samedi 1er février de 15h à 17h – entrée libre
Halle Saint Pierre – à la libraire

 

Trop de stimulations, trop d’informations, trop d’écrans, trop d’activités extra-scolaires…
À l’école comme à la maison, nos enfants saturent. Pourtant, tout comme leurs parents, ils ont besoin de faire relâche.

Etty Buzyn, psychologue-clinicienne et psychothérapeute, a rencontré tant d’enfants sous pression, anxieux, tendus et agités, qu’elle plaide en faveur d’un retour à la liberté de jouer pour… jouer, tout simplement. Le jeu est constructif, tout comme l’inactivité et l’ennui, alors que les écrans, en embuscade, menacent leur élan créatif.

Générateur de stress et d’agitation, l’excès de sollicitations met en péril la capacité des enfants à déployer toute la richesse de leur imaginaire. C’est pourtant là qu’ils puiseront la créativité nécessaire pour devenir des adultes à la fois autonomes et équilibrés. Pour leur épanouissement présent et futur, il est vital de leur laisser le temps de souffler. À nous de leur rendre cette indispensable liberté de rêver.

Art Brut

 

Conférence du 17 décembre annulée, en raison des grèves dans les transports.

L’art brut n’est donc pas « l’art des fous ». À côté des créations associées aux asiles psychiatriques – étudiées dès les années 1920 par le docteur Hans Prinzhorn – et de l’art médiumnique, se rangent celles de « l’homme du commun » selon Dubuffet – celui qui est en dehors des circuits artistiques. Hier confidentiel, aujourd’hui consacré, institutionnalisé et médiatisé, l’art brut a une histoire et la réalité qu’il recouvre échappe à son inventeur et théoricien. D’autres appellations ont vu peu à peu le jour, correspondant à la démarche de nouveaux amateurs et à leur souci de baliser le territoire (hors normes, singulier, outsider, habitant-paysagiste…). Outre l’ouverture à de nouveaux champs de prospection, l’interaction avec l’art contemporain, dans une perspective de décloisonnement et d’élargissement, est une mise à l’épreuve de la notion d’art brut.

Les créations de l’« art brut », sont davantage des énigmes que des productions qui se laisseraient facilement appréhender par notre conceptualité. Aloïse, Wölfli, Darger, Walla, Zinelli, Traylor, Sawada… nous fascinent, nous touchent, nous éprouvent sans que nous puissions établir un rapport formel entre eux. L’enjeu est ailleurs. C’est dans le grand créateur d’art brut, le hors norme, le marginal, que nous voyons l’homme accompli et victorieux. Cet « Autre » de la culture ne réalise-t-il pas les possibilités les plus hautes de l’homme, l’héroïque construction de soi, son humanisation, finalement la fin véritable qu’est la culture ?


Martine Lusardy, spécialisée dans l’étude de l’art brut et de ses apparentés, elle est directrice de la Halle Saint-Pierre depuis 1994. Elle y a organisé de nombreuses expositions sur le sujet.
Elle a dirigé l’ouvrage de référence « L’art brut » aux éditions Citadelles & Mazenod. Une synthèse originale menée par une équipe pluridisciplinaire internationale (historiens d’art, critiques, psychologue, psychiatre, artiste), réunissant un corpus foisonnant de quelques 550 œuvres de plus de 250 artistes. À la fois étranges, inquiétantes et familières, elles sont les métaphores d’un « voyage-aventure » au tréfonds de notre sensibilité, qui donne à saisir la mesure de l’être humain.