HEY! présente

LES ARTISTES DE HEY!

CHRIS MARS
ERDEVEN DJESS – CHRISTELLE LENCI

DU 5 SEPTEMBRE AU 18 OCTOBRE 2020

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HANDIEDAN
TITINE K-LEU – TURF ONE

DU 19 OCTOBRE AU 30 NOVEMBRE 2020

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HALLE SAINT PIERRE – à la Galerie
 Ouvert tous les jours – entrée libre

dossier de presse hey !

Poursuivant notre dialogue pionnier, ensemble avec la Halle Saint Pierre, nous ouvrons la rentrée avec enthousiasme, pour une programmation emmenée par deux artistes phares, Chris Mars (Etats-Unis) et Handiedan (Pays-Bas), et un choix minutieux d’œuvres spectaculaires inédites en France. Je reste persuadée que se battre pour montrer des artistes différents finit par faire bouger les lignes .
– Anne Richard, fondatrice et commissaire de HEY!

HEY! modern art & pop culture investit la Galerie de la Halle Saint Pierre dès la rentrée.
Depuis dix ans, autour de la revue et de ses expositions outsider pop s’est construite
une communauté internationale d’artistes. Pour la plupart autodidactes, ils œuvrent à défier les codes de l’art dominant et ont été présentés par HEY! pour la première fois en France grâce à la Halle Saint Pierre dès 2011.
Depuis 2017, HEY! est aussi devenue une galerie de vente d’œuvres.

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PREMIER ACCROCHAGE

CHRIS MARS
ERDEVEN DJESS – CHRISTELLE LENCI
DU 5 SEPTEMBRE AU 18 OCTOBRE 2020
dossier de presse chris mars

CHRIS MARS. The Sea Witch Huile sur panneau de bois - 2019.CHRIS MARS. The Sea Witch. Huile sur panneau de bois – 2019.


Deuxieme ACCROCHAGE

HANDIEDAN
TITINE K-LEU – TURF ONE

DU 19 OCTOBRE AU 30 NOVEMBRE 2020

The Goddess in us, 2020 © Handiedan

Dans la presse

HEY! présente l’artiste Handiedan dans une exposition à la Halle Saint Pierre

 

 

 

Art Brut

 

Conférence du 17 décembre annulée, en raison des grèves dans les transports.

L’art brut n’est donc pas « l’art des fous ». À côté des créations associées aux asiles psychiatriques – étudiées dès les années 1920 par le docteur Hans Prinzhorn – et de l’art médiumnique, se rangent celles de « l’homme du commun » selon Dubuffet – celui qui est en dehors des circuits artistiques. Hier confidentiel, aujourd’hui consacré, institutionnalisé et médiatisé, l’art brut a une histoire et la réalité qu’il recouvre échappe à son inventeur et théoricien. D’autres appellations ont vu peu à peu le jour, correspondant à la démarche de nouveaux amateurs et à leur souci de baliser le territoire (hors normes, singulier, outsider, habitant-paysagiste…). Outre l’ouverture à de nouveaux champs de prospection, l’interaction avec l’art contemporain, dans une perspective de décloisonnement et d’élargissement, est une mise à l’épreuve de la notion d’art brut.

Les créations de l’« art brut », sont davantage des énigmes que des productions qui se laisseraient facilement appréhender par notre conceptualité. Aloïse, Wölfli, Darger, Walla, Zinelli, Traylor, Sawada… nous fascinent, nous touchent, nous éprouvent sans que nous puissions établir un rapport formel entre eux. L’enjeu est ailleurs. C’est dans le grand créateur d’art brut, le hors norme, le marginal, que nous voyons l’homme accompli et victorieux. Cet « Autre » de la culture ne réalise-t-il pas les possibilités les plus hautes de l’homme, l’héroïque construction de soi, son humanisation, finalement la fin véritable qu’est la culture ?


Martine Lusardy, spécialisée dans l’étude de l’art brut et de ses apparentés, elle est directrice de la Halle Saint-Pierre depuis 1994. Elle y a organisé de nombreuses expositions sur le sujet.
Elle a dirigé l’ouvrage de référence « L’art brut » aux éditions Citadelles & Mazenod. Une synthèse originale menée par une équipe pluridisciplinaire internationale (historiens d’art, critiques, psychologue, psychiatre, artiste), réunissant un corpus foisonnant de quelques 550 œuvres de plus de 250 artistes. À la fois étranges, inquiétantes et familières, elles sont les métaphores d’un « voyage-aventure » au tréfonds de notre sensibilité, qui donne à saisir la mesure de l’être humain.