Runcrab

RUNCRAB et autres stéréoscopiques
(dé)ambulations


exposition du 10 février au 4 mars 2018

Halle Saint Pierre – à la Librairie (entrée libre)
Ouvert en semaine de 11h à 18h
samedi de 11h à 19h
dimanche de 12h à 18h

Samedi 10 février à partir de 15 h – entrée libre
invitation aux improvisations (dé)ambulatoires de

Nancy Sulmont-A. 
Michel Lascault
Gilbert Lascault 
Ève Petermann
Céline Larrère
Emmanuel Matte


Bienvenue – Hôtel en France
, ces dessins sont marouflés sur drap et seront collés avec un adhésif dans les travées .
Les morichettes, les plus petits dessins sont dans des sacs en plastique et aussi collés sur les montants intermédiaires.

L’EXPOSITION « RUNCRAB et autres stéréoscopiques (dé)ambulations »
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Au Programme
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IMPROVISATIONS (DÉ)AMBULATOIRES
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le 10 février à partir de 15 h pour l’inauguration de l’exposition, entrée libre
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Nancy Sulmont-A. dans sa chasuble à jabot Runcrab
Michel Lascault inventeur du Running Crabouillage
Gilbert Lascault scribouilleur occasionnel
Ève Petermann, Céline Larrère danseuses et Emmanuel Matte comédien
improvisent façon Moric(h)jettes
seront à l’ouvrage dans l’espace de la Halle Saint Pierre : improvisations graphiques, sonores, gestuelles…
Chacun.e est invité.e à participer en amenant papier et crayon pour crabouiller à l’aise.
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Les KAKÉMONOS « Hôtel en France »
Quelques unes des cent trente huit stéréoscopies dessinées par Nancy en déambulations dans le cadre de l’ex Hôtel de Monsieur de Graslin (XIXème s.), pendant plusieurs semaines, suivant les allers et venus de ses occupants. Riche de cette histoire et de ses histoires, le regard vagabond s’écrit. Captation de l’instant, addition de moments saisis sur le vif du sujet, lacis nerveux et innervés de poésie. « Hôtel en France » est aussi un livre de ses dessins avec le texte de Pascal Roué.

Les BANDES « Les Moric(h)ettes & Co »
« Les Moric(h)ettes & Co », c’est Ève Petermann, Céline Larrère danseuses et Emmanuel Matte comédien. Ils invitent Nancy à leur résidence au centre de recherche chorégraphique Honolulu à Nantes. De cette assemblée en pleine improvisation nait une centaine de pastels juteux sur bandes de papiers coton frappés au clavier de l’Olympia.  La compilation de ce reportage subjectif donnera quatre dépliants : « cela ce passe dans une maison », « un peu partout », « on a commencé lundi », « Je m’interroge » éponymes de leurs envolées improvisées.

Présentation des LIVRES d’ARTISTES des éditions Le petit jaunais de Nancy Sulmont-A. avec :

    – « Brûler le pavé » avec aussi Gilbert Lascault, Michel Lascault
    – « Le Manuel de crabouillage » avec aussi Gilbert Lascault,
Michel Lascault
 et son adaptation en anglais par Corinne Faure-Geors « The handbook of crabouillage »
    – « Hôtel en France » avec aussi Pascale Roué
    – « Les Moric(h)ettes & Co » avec aussi Ève Petermann, Céline Larrère et Emmanuel Matte.

L’ARTISTE
Nancy Sulmont-A. aime et pratique le dessin, les inventions à temps plein. Imprimeure et éditeure de lithographie (éditions Le petit jaunais). Artiste en édition, avec du matériel qu’elle met au « poing ». Ses inventions lui permettent des collaborations avec des artistes professionnels et des ateliers d’expressions graphiques. Elle conçoit, à la vue sur Youtube du « Tutoriel Running Crabouillage » de Michel Lascault, un costume dit « Runcrab » pour dessiner le regard libre.

Le RUNCRAB est donc ce vêtement de fiction, un outils pour un dessin libéré.

L’idée évolue depuis le printemps 2015, grâce à cette pratique quasi journalière dans des projets formels et informels, des échanges continus avec des artistes passionnés par l’exercice, les inventions plastiques et les esthétiques que ce concept génère. L’histoire de l’art et les œuvres dans tous les domaines artistiques riches de pratiques connectées sur le «réel», le moment présent, la farce de l’addition, du mouvement, le plaisir et le spectacle du graphisme…  inspirent comme source et sujet en soi.

Benjamin Peret

E X P O S I T I O N

Benjamin Péret :
Du merveilleux, partout, de tous les temps, de tous les instants

du 8 au 28 janvier 2018
Vernissage jeudi 11 janvier 2018, de 18h à 21h – entrée libre

organisé avec les Editions du Sandre et l’Association des amis de Benjamin Péret.

Halle Saint Pierre – à la galerie (entrée libre)

&

P R E S E N T A T I O N   /   L E C T U R E S

Benjamin PÉRET
Les Arts primitifs et populaires du Brésil
Plus de 200 photographies inédites.
 éditions du Sandre

Dimanche 14 janvier 2018 à 15 heures – entrée libre


Une rencontre autour de la parution des Arts primitifs et populaires du Brésil et du dernier numéro des Cahiers Benjamin Péret
animée par
Leonor de Abreu et Jérôme Duwaco-responsabales du livre  
et Gérard Rocheéditeur de la Correspondance Benjamin Péret/ Breton (Gallimard, 2017)
et président de l’Association des Amis de Benjamin Péret qui 
présentera les 
Cahiers Benjamin Péret n°6

Halle Saint Pierre – à l’auditorium

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LE LIVRE

Entre 1955 et 1956, le surréaliste Benjamin Péret (1899-1959) arpente par trois fois le Brésil, et va à la rencontre du merveilleux, qu’il entrevoit dans les arts primitifs et populaires. Il photographie de nombreuses œuvres, souvent singulières et saisissantes, en vue d’un livre qui ne verra jamais le jour. Retrouvées à la faveur d’un heureux concours de circonstances, ces photographies sont ici pour la première fois réunies.

Préparée par Jérôme Duwa et Leonor Lourenço de Abreu, la présente édition accompagne ces images de plusieurs documents permettant de les éclairer, dont les textes de Péret consacrés au sujet.

Benjamin Péret, né à Rezé, près de Nantes, en 1899, entre après des études sommaires, dans ce qu’on appelle la vie active avec la guerre de 1914-1918, « ce qui a tout facilité » dira-t-il! Cette expérience désastreuse le conduit en effet à chercher comment « changer la vie » et « transformer le monde ». Il rencontre André Breton en 1920 et restera son ami jusqu’à sa mort, en 1959. Non seulement Péret participera à toutes les activités collectives surréalistes – tracts, revues, expositions mais grâce à des textes comme La parole est à Péret (1943), Le Déshonneur des poètes (1945), Le Noyau de la comète (1956), il assure plusieurs fois au cours de l’histoire du mouvement surréaliste, le relais théorique d’André Breton. L’œuvre de Péret est non seulement inséparable mais constitutive du surréalisme . S’il est vrai, comme l’affirme Breton dans le Manifeste du surréalisme, que « le langage a été donné à l’homme pour qu’il en fasse un usage surréaliste », nul mieux que Péret n’a usé du langage de façon plus constamment, plus profondément, plus évidemment surréaliste.

+  d’infos cliquer ici

BANDITI DELL’ARTE

Francesco Nardi, Portes. Collection privée © Halle Saint Pierre

 Après le succès de British outsider art,
Art Brut Japonais,
Hey ! modern art & pop culture
,
La Halle Saint Pierre présente pour la première fois en France une exposition entièrement dédiée à la création hors normes, italienne :

BANDITI DELL’ARTE
23 mars 2012 – 6 janvier 2013

BANDITI DELL’ARTE, dans toute sa force poétique, est la première exposition majeure consacrée à la création hors norme italienne. Elle ouvre une porte sur l’univers particulier d’individus ayant créé en dehors de tout système artistique officiel ou d’instances culturelles reconnues.

Bien que le milieu de l’art soit maintenant familiarisé avec l’art brut, ce concept reste encore relativement étranger au public italien même si des artistes comme Giovanni Podestà et Carlo Zinelli jouissent d’une réputation internationale. Pendant plus d’un siècle, malgré les efforts et le soutien de quelques critiques d’art, en Italie la création “marginale” reste aujourd’hui souvent oubliée l par la culture officielle.

L’exposition BANDITI DELL’ARTE à la Halle Saint Pierre est un pas de plus vers une reconnaissance institutionnelle et critique des pratiques artistiques jusqu’ici pensées comme marginales, l’occasion de découvrir ces formes d’art oubliées par les institutions.

Catalogue de l’exposition  environ 300 pages/500 illustrations, bilingue français/anglais. Éditions Halle Saint-Pierre

Commissariat : Gustavo Giacosa et Martine Lusardy


Halle St PIerre affiche banditti sans logoAfter British outsider art, Art Brut Japonais, Hey ! modern art & pop culture
success, he Halle Saint Pierre shows for the very first time in France an exhibition entirely dedicated to Italian marginal art.

Banditi dell’arte
March 23, 2012 to January 06, 2013

How could a marginal art without any cultural conditioning, although bearing a subversive charge, emerge in a land deeply marked by its art and history, by its artistic geniuses, by its almost religious idea of beauty?

For more than a century, in spite of the efforts and support of a few art critics, Italian “marginal” creation has been discarded by the official culture. It developed as a rhizome, as scattered creative islets: creators whose identity is denied, patients of psychiatric hospitals at the beginning of the 20th century, artists attending workshops of free art where no training was provided, artists who, thanks to the urgency of their works, avoided being labeled as “naive,” forgotten builders of fantastic architectures, recluse creators leading a socially and geographically marginal life, Italian emigrants who eventually expressed themselves through art off the beaten track.

Amongst the possible approaches to these artistic alternatives, one can opt for that which links them to the context of Italian history throughout two key moments: the implementation of psychiatric institutions and structures, and the abrogation and questioning of the latter. These two determining moments mark out an important chapter of the history of outcasts, and more specifically that of madness provided its connections with the world of art. […]

_ Gustavo Giacosa, curator, in Banditi dell’art, 2012

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