Rencontres en surréalisme

Rencontres en surréalisme 
Organisées par Françoise Py

Chaque deuxième samedi du mois
dans le cadre de
l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

*
 Samedi 14 mai 2022, 11h-18h

Les femmes artistes surréalistes :
Journée en hommage à Georgiana Colvile

organisée par Françoise Py, Annie Richard et Gabriel du Rivau.

11h-12h30 : interventions des organisateurs et de Dawn Ades et Bernard Mc Guirk.

14h-15h45 : Interventions de Mimi Mortimer, Jean-François Rabain, Jelena Novakovitcj, Valentine Favre et Chantal Grimm

16h : Dames de Chœur et de Piques, spectacle pour huit chanteuses, conçu et réalisé par Chantal Grimm autour des auteures-compositrices du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle.

Georgiana Colvile, universitaire. La majorité de ses travaux de recherche porte sur le surréalisme, et tout particulièrement sur les femmes surréalistes dans les domaines littéraires et artistiques. Ils comprennent une édition des écrits de Valentine Penrose, Ecrits d’une femme surréaliste (2001), l’anthologie Scandaleusement d’elles, trente-quatre femmes surréalistes (1999), et la femme s’entête (1998), actes du colloque de Cerisy ta part du féminin dans le surréalisme.

DAMES DE CHŒURS ET DE PIQUES
Ou les chansonnières d’avant l’époque du disque.

Spectacle pour 8 chanteuses conçu par Chantal Grimm, et réalisé avec l’association des Ecrivants Chanteurs

Dans le métier de la chanson, les femmes ont toujours eu le rôle d’interprètes. Or, des compositrices, il y en a eu depuis la naissance de cet art populaire dans toutes les classes de la société, mais elles sont la plupart du temps restées anonymes. C’est sous le Consulat puis le premier Empire que l’on voit apparaître les premiers succès de femmes signataires, avec Constance de Salm auteure, et la reine Hortense compositrice. Dans les salons privés, seules étaient admises les voix lyriques, aussi la poésie se noyait-elle trop souvent dans une romance de convention jusqu’à l’apparition d’une grande poétesse – encore mise en musique aujourd’hui -, Marcelline Desbordes-Valmore. Or, on trouve son nom dans les anthologies poétiques, sans savoir qu’elle a passé sa vie sur les planches! L’artisanat de la chanteuse créatrice était né. Loïsa Puget, mariée à un auteur, a pu elle-même mener une carrière originale qui a servi de modèle aux jeunes filles de sa génération. Mais dans les cabarets littéraires appelés Caveaux (nés juste avant la Révolution) les femmes restaient interdites. Dans les goguettes ouvrières du début du XIXème elles purent pousser la porte et y faire parfois une carrière modeste comme Elisa Fleury. Quant aux théâtres et aux cafés-concert, seules la grivoiserie ou la romance étaient admises au féminin : Céleste Mogador, prostituée, puis comtesse, joua sur les deux tableaux. Térésa, puis Yvette Guilbert, à vingt ans de distance, y créeront par leur interprétation l’une le style comique, l’autre le style «diseuse», qui devaient l’un et l’autre révolutionner le genre et se perpétuer jusqu’à aujourd’hui, mais elles n’écrivaient pas elles-même leurs chansons (et ne figurent donc pas dans ce spectacle). Dans les cabarets de Montmartre de la fin du siècle, on ne comptait encore que des hommes sur scène, à l’exception de Marie Krysinska, créatrice du vers libre, qui composait au piano pour les chansonniers. A l’opéra, Augusta Holmès, trop tôt comparée à Wagner, vit sa carrière bloquée par une misogynie sans appel, mais ses Noëls ont quand même survécu. Parolière et en liberté comme en prison, Louise Michel a laissé des traces dans les chorales anarchistes. Enfin, très loin du monde et ses fureurs, Marie Noël, plus reconnue dans ses œuvres mystiques, aligne ses chants sauvages de poétesse et musicienne avec un demi-siècle d’avance sur la «Rive Gauche». Chacune de ces figures, grand’ mères méconnues d’une Barbara ou d’une Anne Sylvestre, viendra sur scène livrer un court moment de sa biographie et chanter un ou deux titres, d’une voix naturelle qui permettra de prendre en compte sa poésie.

CONSTANCE DE SALM (1767-1845) : Chantal Grimm et Catherine Merle
MARCELINE DESBORDES-VALMORE (1786-1859) : Fabienne Moachon
ELISA FLEURY (1795-1862) : Evelyne Neuvelt
LOÏSA PUGET (1810-1889): Catherine Merle
CÉLESTE MOGADOR (1824-1909): Hélène Deligny
LOUISE MICHEL (1830-1905): Marie-Laure Gasnier
AUGUSTAHOLMÈS (1847-1903): Rosely Graff
MARIE KRYSINSKA (1845-1908): Chantal Grimm
MARIE NOËL (1883-1967): Christiane Oriol

Au piano: Rosely Graff
Au violon: Catherine Merle
A la régie: Eric Denis

Contact:
ecrivantschanteurs@free.fr
chantal.grimm@free.fr
Tél. 06 87 61 85 75
www.ecrivantschanteurs.com
www.chantalgrimm.com

SPECTACLE PRÉSENTÉ SAMEDI 14 MAI A 16H
A L’AUDITORIUM DE LA HALLE ST PIERRE
SUR L’INVITATION DE L’ASSOCIATION APRÈS ET DE L‘ASSOCIATION FEMMES-MONDE
Au cours de la journée consacrée à la mémoire de Georgiana Colvile

 


Dimanche 15 mai , 15h à 18h – entrée libre

Gisèle Prassinos
ou la révolution surréaliste du genre

par Annie Richard de l’association Femmes Monde.


Performance par Jackie Constant

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Photographie de l’écrivain Gisèle Prassinos récitant ses poèmes au groupe surréaliste en 1934, par Man Ray

Les textes spontanés écrits par Gisèle Prassinos, fillette de 14 ans, en 1934, écrit pour s’amuser, furent aussitôt admirés par les surréalistes.
Breton est visiblement médusé : voici la femme-enfant, ‘ l’écolière ambiguë ‘ en personne, l’incarnation de l’écriture automatique.  Ils voient dans ses écrits « la véritable illustration du langage automatique par excellence ». Man Ray la photographie lisant ses poèmes au Café Dynamo. Ses premiers poèmes paraissent en 1934 dans les revues Minotaure et      Document 34.

Gisèle Prassinos (1920-2015) par Annie Richard 


SAMEDI 4 JUIN de 15h à 18h – entrée libre

Qui êtes-vous Nadja ?

Nous chercherons à savoir qui fut Nadja, l’héroïne d’André Breton. Léona Delcourt s’était donnée ce pseudonyme « parce qu’en russe, c’est le commencement du mot espérance, et parce que ce n’en est que le commencement ».

Avec la participation de Henri Béhar, Françoise Py, Jean-François Rabain et Georges Sebbag. Lectures par Charles Gonzales et Sarah Froidurot.

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation indispensable au : 01 42 58 72 89

 

 


PROGRAMME 2021 / 2022

Rencontres en surréalisme
organisées par Françoise Py à la Halle Saint-Pierre
chaque deuxième samedi du mois
dans le cadre de l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme (L’APRES)
accueil par Martine Lusardy

Samedi 11 septembre 2021, 14h30

Projection du film consacré à Virginia Tentindo : Minimes innocences (version intégrale jamais montrée), réalisateur Fabrice Maze, sur un scénario de Jean-François Rabain, 100’, 2011. Introduction par Fabrice Maze et Jean-François Rabain. Présentation de l’ouvrage collectif dirigé par Christophe Dauphin et Odile Cohen-Abbas : Virginia Tentindo, les mains du feu sous la cendre (ed. Les Hommes sans Épaules et Rafael de Surtis, 2021).

Samedi 16 octobre 2021 (14h-18h15) : Journée d’étude sur Charles Fourier
dirigée par Henri Béhar et Françoise Py

14h-14h10 : Ouverture par les organisateurs
14h10-14h40 : Henri Béhar : Charles Fourier dans l’œuvre d’André Breton
14h40-15h30 : Michel Maffesoli : Charles Fourier, de l’Utopie aux utopies interstitielles
Pause

15h45-16h15 : Charles Gonzales : Lecture de l’Ode à Charles Fourier d’André Breton
16h15-16h55 : Joël Gayraud : Au miroir des analogies, le surréalisme et Charles Fourier
16h55-17h35 : Patrick Tacussel : La Révolution française selon Charles Fourier

Pause
17h45-18h15 : Hélène Strohl et Patrick Tacussel, directeurs de la revue Les Cahiers Européens de l’Imaginaire, CNRS Editions, Aurélien Fouillet (anthropologue) présenteront le dernier numéro sur La Nuit ainsi que divers contributeurs de ce numéro. http://www.lescahiers.eu/

Samedi 13 novembre 2021, 11h-18h

Journée d’étude sur Louis Janover, dirigée par Henri Béhar, Michel Carassou et Françoise Py.
11h-12h30 : Introduction par Henri Béhar.
Louis Janover : Pourquoi j’ai accepté de venir entendre parler de moi.
Maxime Morel : Front Noir et surréalisme.
14h-16h30 :
Georges Rubel : Oser faire de l’art dans Front Noir.
Florian Langlais : Perception de Front Noir par un jeune d’aujourd’hui.
Michel Carassou : Benjamin Fondane et Louis Janover : un même combat.
Table ronde avec tous les intervenants et les organisateurs.
16h45-17h45 : Lecture performance par Charles Gonzales du texte d’Antonin Artaud, Van Gogh le suicidé de la société.

Samedi 11 décembre 2021, 15h

Projection du film Victor Brauner, le grand illuminateur totémique, réalisateur Fabrice Maze (52′, DVD coproduit par Aube Breton-Élléouët et Seven Doc, collection Phares) précédé par une conférence sur Victor Brauner par Fabrice Pascaud puis une présentation du film par le réalisateur et Fabrice Pascaud. Débat avec la salle.

Samedi 12 février 2022, 15h

Où suis-je, dans cette foule ?
Lecture musicale par Bernard Ascal de textes de Pierre Mac Orlan et de Bernard Ascal.
Avec Loïc Roignant (batterie) et Gaël Ascal (lutherie électronique et basse).

Samedi 12 mars 2022, 15h

Séance en hommage à Fernando Arrabal en sa présence : Les Arrabalesques, dans le cadre du Printemps des Poètes 2022, sur le thème de l’Éphémère.
Conférence d’Alejandra Chulia Jordan : Arrabal et le Théâtre Panique en France.
Participation de François Naudin, du Collège de Pataphysique.
Performance collective sur le texte d’Arrabal, Les Neuf fiancées de Roland Topor, par Lucienne Deschamps, Gwénaelle L.
Livres d’artiste réalisés en collaboration avec Fernando Arrabal par Dorothée Bouchard, Jean-Marc Brunet et Isabel Etchari présentés par Caroline Corre.
Wanda Mihuleac, coorganisatrice de la séance, en assurera la modération.

Samedi 9 avril 2022, 15h

Conférence de Goerges Sebbag sur Les Dix Cahiers surréalistes d’avril 1924, dont il a établi l’édition et assuré la présentation, Domaine Jean-Michel Place DILECTA, 2021.

Samedi 14 mai 2022, 11h-18h

Les femmes artistes surréalistes : Journée en hommage à Georgiana Colvile organisée par Françoise Py, Annie Richard et Gabriel du Rivau.
11h-12h30 : interventions des organisateurs et de Dawn Ades et Bernard Mc Guirk.
14h-15h45 : Interventions de Mimi Mortimer, Jean-François Rabain, Jelena Novakovitcj, Valentine Favre et Chantal Grimm
16h : Dames de Chœur et de Piques, spectacle pour huit chanteuses, conçu et réalisé par Chantal Grimm autour des auteures-compositrices du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle.

Dimanche 15 mai, 15h-18h

Après-midi consacrée à l’œuvre de Gisèle Prassinos par Françoise Py et Annie Richard de l’Association Femmes Monde.

15h : Intermèdes musicaux à la cithare par Yvan Navaï.
15h15 : Présentation de l’artiste par Annie Richard.
15h45 : Projection du film de Fabrice Maze : Le Monde suspendu de Gisèle Prassinos (30’).
16h15 : Intervention video de Masao Susuki.
16h30 : Intermèdes musicaux à la cithare par Yvan Navaï.
16h45 : Performance J’march’ pas avec Antigone par Constance Hélivérac accompagnée par Yvan Navaï.
17h : Débat avec le réalisateur et Annie Richard.

Samedi 4 juin, 15h

Qui êtes-vous Nadja ? Nous chercherons à savoir qui fut Nadja, l’héroïne d’André Breton. Léona Delcourt s’était donnée ce pseudonyme « parce qu’en russe, c’est le commencement du mot espérance, et parce que ce n’en est que le commencement ». Avec la participation de Henri Béhar, Françoise Py, Jean-François Rabain et Georges Sebbag. Lectures par Sarah Froidurot et Charles Gonzales.

Samedi 11 juin 2022, 15h

Conférence de Monique Sebbag : Joies et désarrois de Simone Kahn. Simone Kahn (dite aussi Simone Collinet) est la première épouse d’André Breton.

Les Journées d’étude sont organisées avec le concours de l’université Paris 8, Laboratoire Arts des Images et Art Contemporain (AIAC), équipe de recherche Esthétique, Pratique et Histoire des Arts (EPHA). Halle Saint-Pierre, auditorium, 2 rue Ronsard, 75018, Paris, métro Anvers. Entrée libre. Renseignements : Françoise Py : 06 99 08 02 63 et francoise.py@univ-paris8.fr