Jean-Luc Johannet

EXPOSITION
Jean – Luc Johannet. Nomade Lunaire 
du 19 janvier au 26 février 2022

Vernissage le vendredi 21 janvier à partir de 18h30*
en présence de l’artiste
*Accès au vernissage sur présentation du carton d’invitation de l’exposition HEY! Le dessin
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AUTOUR DE L’EXPOSITION
Samedi 29 janvier à 15 heures – entrée libre
° Conférence de Roberta Trapani
PhD Histoire de l’art, membre fondateur de PiF :
« Pour la liberté de la forme.
Jean-Luc Johannet et la tendance de l’Architecture-sculpture »

 ° Présentation du catalogue
« Jean-Luc Johannet, dessins,
maquettes et sculptures cinétiques », nouvelle édition
° Rencontre / Dédicace

en présence de l’artiste et des membres de PiF
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Halle Saint Pierre – à la galerie (entrée libre)
Evénement organisé par Patrimoines irréguliers de France (PiF)
Dossier de Presse ICI

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Jean-Luc Johannet (Blois, 1951). Ancien élève de l’École d’Architecture de Normandie, il est animé par le désir de concilier l’art de l’architecte à celui du plasticien. Il s’écarte très tôt du fonctionnalisme pour se tourner vers une architecture irrégulière, organique. De son « combat pour la liberté de la forme » naît une œuvre visionnaire, où les limites entre la sculpture et l’architecture, la réalité et l’utopie, se brouillent.

La démarche de Johannet peut être comprise dans une tendance que le critique Michel Ragon a appelée architecture-sculpture, à laquelle adhérent de nombreux artistes et architectes dont Etienne Martin, André Bloc, Jean Dubuffet, Niki de Saint-Phalle, Jacques Couëlle, Guy Rottier, Antti Lovag. Les expériences sont diverses, singulières, mais elles ont un point en commun : celui de renouer avec les œuvres de synthèse des arts de Gaudí et du facteur Cheval ou encore avec celles des expressionnistes allemands Hermann Finsterlin et Bruno Taut.

Roberta Trapani est docteure en histoire de l’art, autrice d’une thèse intitulée Patrimoines irréguliers en France et en Italie. Origines, artification, regard contemporain (Paris Nanterre / Palerme, 2016). Co-fondatrice du Collectif de réflexion autour de l’art brut (CrAB) et de l’association Patrimoines irréguliers de France (PIF), elle consacre ses recherches à l’art brut et à l’architecture sans architectes.

Jean-Luc Johannet est l’un de ces artistes-rêveurs qui ont su rendre à l’architecture le droit d’être émotionnelle, symbolique. Animé par le désir de concilier l’art de l’architecte à celui du plasticien, il étudie non seulement l’architecture, mais aussi la gravure et la sculpture et milite pour une nouvelle synthèse des arts. A rebours du fonctionnalisme, il fait de Gaudí et de Ferdinand Cheval ses maîtres incontestés.

Patrimoines Irréguliers de France (PiF) est un collectif de recherche-action réunissant des personnes issues d’horizons divers. Son objectif : rendre visibles et protéger des formes de création nées en marge du système de l’art.
Palais idéaux, projets contre-cultures, œuvres protéiformes, pratiques clandestines, jardins surréalistes, univers graphiques grouillants… Ces créations défient les conventions et les codes dominants et puisent à la source des cultures populaires et des contre-cultures. Elles combinent styles et langages multiples, invitant à des perspectives transversales entre arts plastiques, arts décoratifs, architecture, écriture, performance, photographie, cinéma, musique. Elles sont le résultat d’approches autodidactes ou Do It Yourself et jaillissent aux frontières entre art et non-art, entre objet et pratique, entre culture savante et pop culture.
Elles évoquent les notions de marginalité, de fragilité, de résistance, d’imaginaire, de jeu, d’utopie, voire d’illégalité et de folie.