Rencontres en surréalisme

Rencontres en surréalisme 

organisées par Françoise Py
chaque deuxième samedi du mois (sauf pour le 16 octobre)
dans le cadre de
l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme

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CHARLES FOURIER

Samedi 16 octobre 2021 de 14h à 18h

Journée d’étude sur Charles Fourier
dirigée par Henri Béhar et Françoise Py
avec la participation de :

Joël Gayraud
, Michel Maffesoli, et Patrick Tacussel. 

Lecture de L’Ode à Charles Fourier d’André Breton par Charles Gonzales.

Présentation de la revue Les Cahiers Européens de l’Imaginaire, CNRS Editions,
à l’occasion de la sortie du dernier numéro sur La Nuit par
Aurélien Fouillet et Hélène Strohl

PROGRAMME

14h-14h10 : Ouverture par les organisateurs
14h10-14h40 : Henri Béhar : Charles Fourier dans l’œuvre d’André Breton
14h40-15h30 : Michel Maffesoli : Charles Fourier, de l’Utopie aux utopies interstitielles
Pause
15h45-16h15 : Charles Gonzales : Lecture de l’Ode à Charles Fourier d’André Breton
16h15-16h45 : Joël Gayraud : Au miroir des analogies, le surréalisme et Charles Fourier
16h45-17h25 : Patrick Tacussel : La Révolution française selon Charles Fourier
Pause
17h45-18h15 : Hélène Strohl et Patrick Tacussel, directeurs de la revue Les Cahiers Européens de l’Imaginaire, CNRS Editions, Aurélien Fouillet (anthropologue) présenteront le dernier numéro sur La Nuit ainsi que divers contributeurs de ce numéro.

Depuis dix ans, paraît chaque année un numéro des Cahiers européens de l’imaginaire, revue fondée par Gilbert Durand et Michel Maffesoli. Chacun explore un thème (La barbarie, l’amour, le voyage, manger ensemble, le Fake, la technomagie, etc.) avec des contributions originales d’artistes plasticiens, d’écrivains, d’anthropologues, d’historiens, de scientifiques… de diverses nationalités.

Le numéro 10 « La Nuit » analyse le régime nocturne de l’imaginaire contemporain, avec des contributions de Jean-Pierre Luminet, astrophysicien, de Michel Maffesoli, Françoise Py, des images de Mustafa Sabbaghk, Sylvette Gassan, et alii. La nuit, lieu singulier, peuplé de fantômes et de monstres, mais la nuit aussi comme révélation, lumière noire.
http://www.lescahiers.eu/

Journée d’étude organisée avec le concours de l’université Paris 8, Laboratoire Arts des Images et Art Contemporain (AIAC), équipe de recherche Esthétique, Pratique et Histoire des Arts ( EPHA).


Charles Fourier

Charles Fourier, né le 7 avril 1772 à Besançon (Doubs) et mort le 10 octobre 1837 à Paris, est un philosophe français, fondateur de l’École sociétaire.
Il était considéré par Karl Marx et Friedrich Engels comme une figure du « socialisme critico-utopique », dont un autre représentant fut Robert Owen. Plusieurs communautés utopiques, indirectement inspirées de ses écrits, ont été créées depuis les années 1830.” La mort de Fourier, en 1837, entre ses pots de fleur et ses chats, n’a pas fait grand bruit. Qui s’intéressait à lui ? Quelques disciples. Et puis, bientôt, un certain Marx et un nommé Engels. De ce « Fourier obscur », prophétise Hugo, « l’avenir se souviendra ». Le Voyant n’avait pas mal vu. Alors que tant de spectres sont devenus des fantômes, s’il en est un qui hante encore l’Europe, c’est bien celui de Charles Fourier !
Visionnaire sans égal, atopique bien plus qu’utopique, si Fourier nous revient aujourd’hui, c’est évidemment comme autre. Ses œuvres complètes sont rééditées, des écrits inédits paraissent, des thèses, des essais lui sont consacrés. Il est réinventé comme féministe, théoricien queer ou écologiste radical. On avait pris l’habitude de tronçonner son œuvre : métaphysique ; critique de la civilisation, de sa morale et de sa politique ; projets économiques ; utopies sexuelles, etc. Mais chez Fourier tout se tient. C’est ce que montrent les contributions réunies ici en hommage à l’infatigable écrivain, penseur et poète de ce que René Schérer a appelé la « contestation globale ».”
Dans Revue Critique n° 812-813 : Fourier revient. 2015 / n° 26 |  février 2016
La plupart des utopies sociales du XIXe siècle ont perdu leur éclat, soit que certaines de leurs anticipations soient devenues réalités (fût-ce au prix de bien des altérations), soit que leurs projets, trop tributaires d’un scientisme conquérant, n’exercent plus d’attrait sur une époque revenue de « l’illusion du progrès ». L’œuvre de Charles Fourier fait exception : elle attire encore les regards, au-delà de la communauté des chercheurs. Après une éclipse de près d’un siècle, qui coïncide avec la période du développement du socialisme « réel » et de sa chute, elle brille même de nouveaux feux. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, en effet, elle a retrouvé son rayonnement, moins d’ailleurs comme système de réforme sociale que comme incitation à la liberté des mœurs et source de poésie. André Breton et le surréalisme y auront contribué de manière décisive.
– Joël Gayraud, Au miroir des analogies. Le surréalisme et Charles Fourier. Dans Critique 2015/1-2 (n° 812-813)

 



Samedi 11 septembre 2021, 14h30


Projection 

Minimes innocences

Film consacré à Virginia Tentindo (version intégrale jamais montrée)
Réalisateur Fabrice Maze,
sur un scénario de Jean-François Rabain (100’, 2011).

Introduction par Fabrice Maze et Jean-François Rabain.

Présentation de l’ouvrage collectif dirigé par
Christophe Dauphin
et
Odile Cohen-Abbas :
Virginia Tentindo, les mains du feu sous la cendre
( ed. Les Hommes sans Épaules et Rafael de Surtis, 2021).

Table ronde avec les réalisateurs et les contributeurs du volume,
modérateur : Françoise Py.

 

Virginia Tentindo, sculpteur d’origine argentine, dont l’œuvre est placée sous le double signe de l’érotisme et de l’onirisme, est considérée comme créatrice de première grandeur dans la constellation surréaliste des cinquante dernières années.
« J’étais aussi ambitieuse que le créateur et aussi humble que le potier […]. Je fais des mots que l’on touche, que l’on caresse, que l’on pose devant soi pour être certains de les avoir bien lus… » (Virginia Tentindo)

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PROGRAMME 2021 / 2022

 

Samedi 11 septembre 2021, 14h30
Projection du film consacré à Virginia Tentindo : Minimes innocences (version intégrale jamais montrée), réalisateur Fabrice Maze, sur un scénario de Jean-François Rabain, 100’, 2011. Introduction par Fabrice Maze et Jean-François Rabain.

Présentation de l’ouvrage collectif dirigé par Christophe Dauphin et Odile Cohen-Abbas : Virginia Tentindo, les mains du feu sous la cendre ( ed. Les Hommes sans Épaules et Rafael de Surtis, 2021).

Table ronde avec les réalisateurs et les contributeurs du volume, modérateur : Françoise Py.

Samedi 16 octobre 2021, 11h-18h
Journée d’étude sur Charles Fourier dirigée par Henri Béhar et Françoise Py avec la participation de Joël GayraudMichel Maffesoli et Patrick Tacussel.

Lecture de L’Ode à Charles Fourier d’André Breton par Charles Gonzales.

Présentation de la revue Les Cahiers Européens de l’Imaginaire, CNRS Editions, à l’occasion de la sortie du dernier numéro sur La Nuit par Aurélien Fouillet et Hélène Strohl.

Samedi 13 novembre 2021, 11h-18h
Journée d’étude sur Louis Janover, dirigée par Henri Béhar, Michel Carassou et Françoise Py.

11h-12h30
Introduction par Henri Béhar.

Louis Janover : Pourquoi j’ai accepté de venir entendre parler de moi.

Maxime Morel : Front Noir et surréalisme.

14h-16h15 :
Guillaume Louet : À la rencontre de l’œuvre de Louis Janover : cohérence poétique et politique.

Georges Rubel : Oser faire de l’art dans Front Noir.

Florian Langlais : Perception de Front Noir par un jeune d’aujourd’hui.

Michel Carassou : Benjamin Fondane et Louis Janover : un même combat.

Table ronde avec tous les intervenants et les organisateurs.

Lecture performance par Charles Gonzales du texte d’Antonin Artaud, Van Gogh le suicidé de la société.

Samedi 11 décembre 2021, 15h
Projection surprise.

Samedi 8 janvier 2022, 15h
Qui êtes-vous Nadja ?
Nous chercherons à savoir qui fut Nadja, l’héroïne d’André Breton.  Léona Delcourt s’était donnée ce pseudonyme « parce qu’en russe, c’est le commencement du mot espérance, et parce que ce n’en est que le commencement ». Avec la participation de Henri Béhar, Françoise Py, Jean-François Rabain et Georges Sebbag.

Lectures par Charles Gonzales.

Samedi 12 février 2022, 15h
Dire et chanter la poésie par Bernard Ascal

Samedi 12 mars 2022, 15h
Séance en hommage à Fernando Arrabal en sa présence : Les Arrabalesques dans le cadre du Printemps des Poètes 2022, sur le thème de l’Éphémère.

Communication d’Alejandra Chulia Jordan : Arrabal et le Théâtre Panique en France.

Performance collective sur le texte d’Arrabal, Les Neuf fiancées de Roland Topor par Valentine Mizzi, Zoe Dugardyn, Caroline Collet.

Projection du film de Pierre Lamassoure, Le Miroir vidéo arrabalesque.

Livres d’artiste réalisés en collaboration avec Fernando Arrabal par Isabel Echarri, Jean-Marc Brunet et Dorothée Bouchard.

Wanda Mihuleac, coorganisatrice de la séance, en assurera la modération.

Samedi 9 avril 2022, 15h
Conférence de Goerges Sebbag sur Les Dix Cahiers surréalistes d’avril 1924, dont il a établi l’édition et assuré la présentation, Domaine Jean-Michel Place DILECTA., 2021.

Samedi 14 mai 2022, 11h-18h
Les femmes artistes surréalistes : Journée en hommage à Georgiana Colvile organisée par Françoise Py, Annie Richard et Gabriel du Rivau.

Dames de Chœur et de Piques, spectacle pour six chanteuses, conçu et réalisé par Chantal Grimm autour des auteures-compositrices du XIXe siècle.

Samedi 11 juin 2022, 15h
Conférence de Monique Sebbag : Joie et désarroi de Simone Kahn.

Simone Kahn (dite aussi Simone Collinet) est la première épouse d’André Breton.

Les Journées d’étude sont organisées avec le concours de l’université Paris 8, Laboratoire Arts des Images et Art Contemporain (AIAC), équipe de recherche Esthétique, Pratique et Histoire des Arts (EPHA).

Françoise Py : 06 99 08 02 63 et francoise.py@univ-paris8.fr