Regards sur le Japon 2

Regards sur le Japon 2


Après le succès de la saison 1,
3 films documentaires de cinéastes français,
vous emmènent à la découverte d’autres aspects de la société
et de la culture japonaise, des années 1970 à l’après Fukushima.


PROGRAMMATION DE DENIS LAVAUD
Dans le cadre de l’exposition Art Brut Japonais II, jusqu’au 10 mars 2019.

Samedi 26 janvier 2019 de 14h30 à 18h30
Entrée libre

Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

*

PROGRAMME

14h30 – 16h30

Kashima Paradise

Yann Le Masson et Bénie Deswarte, 1973, 105’ (sélection au Festival de Cannes 1973,  nomination aux Oscar 1974)
Décédé en 2012, Yann Le Masson était un cinéaste engagé. En 1972 il part au Japon avec Bénie Deswarte, jeune sociologue belge préparant une thèse sur la mutation d’un monde rural confronté à une industrialisation effrénée. Lors de ce séjour ils témoigneront également de « la bataille de Narita » contre la construction du nouvel aéroport international de Tokyo.

 

16h45 – 18h30

Deux films de Vincent Guilbert, résidant au Japon depuis 2006, présentés par
Dimitri Ianni, spécialiste du cinéma japonais contemporain et programmateur du
Festival Kinotayo.

  • Brutalement, le silence, 2016, 20’

11 mars 2011 : séisme, tsunami, la catastrophe nucléaire de Fukushima.
Fin 2015 la diffusion d’un reportage télévisé montrant un renard errant près d’un réacteur endommagé interpelle Vincent Guilbert …

« Une œuvre qui active nos sens »
Voici une œuvre comme nous ne sommes plus accoutumés à en voir. Si l’on ne compte plus le nombre des documentaires sur l’explosion de la centrale de Fukushima et ses conséquences, aucun film, mieux que celui-là, n’aura su faire sentir, ressentir la violence de cet événement dans nos chaires.
«Ce silence est d’une violence inouïe… et c’est comme ça que je souhaite le faire ressentir au public» lance son réalisateur, Vincent Guilbert. «Vivant ici (au Japon) au moment du drame, il fallait que je fasse un film… mais pas un documentaire. Il m’est néanmoins difficile de faire un film sans «nécessité». Et puis un jour, aux informations, ils ont montré les images de ce renard. J’ai été bouleversé… dévasté par ce renard perdu dans la centrale. Il fût ma nécessité. Lui qui nous regardait par cette caméra tournée vers l’invisible, l’indicible radioactivité».

– Cécile Asanuma-Brice, japosphere sur liberation.fr

Lire l’article écrit par Cécile Asanuma-Brice
Voir la bande-annonce du film (uniquement en japonais)

  • Le murmure de la pivoine, 2016, 65’ (déconseillé -16 ans)

A partir d’un tournage étalé de 2010 à 2015 et des 150 heures de rushes, le réalisateur, par  un montage serré, dresse le portrait d’Akira Naka l’un des maîtres du shibari, considéré  comme un art dans l’imaginaire érotique japonais. La parole d’Akira est aussi un  témoignage sur le Tokyo de l’après–guerre et d’une société entre tradition et modernité.

VIncent guilbert
+d’infos

Remerciements

aux réalisateurs, distributeurs et intervenants qui nous ont apporté leur soutien.