David Rochline

[Projection / présentation du livre]

Le film
Rochline Rhapsodie

Un film d’Olivier Garouste
France | 2018 | 113 minutes
&
Le livre
« David Rochline, La Vie Rêvée »
Collectif : Anne Brochet, Bernard Chapuis, Francis Dorléans,
Benoît Duteurtre, Elizabeth et Gérard Garouste.
Editions du Regard.
Disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre.

Dimanche 9 juin à partir 15 heures – entrée libre

Dans le cadre de l’exposition HEY! 4

Au programme :

15h00 : présentation du film par Olivier Garouste, le réalisateur (à l’auditorium)

16h15 : échanges – débat autour de l’artiste (à l’auditorium)

17h00 : table avec présentation du livre « David Rochline, La Vie Rêvée »,
éditions du Regard (espace de la galerie du bas)

Livre disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre.

Le film 

David Rochline était un homme incroyable. David chantait, peignait, composait, faisait des photos. Il a écrit et joué des pièces de théâtre dont il a conçu l’univers de A à Z. Un grand artiste inclassable qui a influencé beaucoup d’artistes célèbres. Sa maison était très certainement sa pièce maîtresse, son œuvre cachée, l’antre dans laquelle il invitait quelques privilégiés. Alors pour une dernière fois, et sans sa permission, visitons son univers et retrouvons chez lui Philippe Starck, Sophie Calle, Annette Messager, Jean- Michel Ribes, Bertrand Burgalat, Fifi Chachnil, Gérard et Elizabeth Garouste nous raconter qui était David Rochline : “cet ombre qui nous éclairait“ comme le dit si bien Philippe Starck.

Le livre

« David Rochline, La Vie Rêvée »
Collectif : Anne Brochet, Bernard Chapuis, Francis Dorléans,
Benoît Duteurtre, Elizabeth et Gérard Garouste.
Editions du Regard.

Notice biographique

David Rochline, 1951-2015, a vécu et travaillé à Malakoff.

Après des études aux Arts décoratifs de Paris, ses multiples talents lui interdisent de choisir entre la peinture, la photographie, la chanson, le théâtre, l’illustration, la scénographie, la comédie… Bref ! Il sera tout ça, et avec le même don. Son oeuvre principale, celle qui concentre toutes les facettes de son art, est sans conteste, sa maison de Malakoff, dont de nombreuses photographies sont reproduites dans ce livre. Il crée et interprète Paris-Gypsy dans le cadre du Festival d’Automne, Coulisses-Cocktail pour le Palace, ainsi que biens d’autres spectacles pour lesquels il crée les décors et les costumes. Il est également scénographe d’expositions : Les Trois Suisses au Grand Palais, Le Velvet Underground à la Fondation Cartier… Il est aussi illustrateur pour de nombreux magasines : Lui, Rock and Folk… Décorateur pour le cinéma dans les années 90 et bien évidemment peintre et photographe. Cet ouvrage réalisé avec la complicité de sa soeur Elisabeth Garouste et de son neveu Guillaume, tente de restituer avec l’aide de ses amis, artistes, auteurs et photographes, l’oeuvre d’un artiste authentique, tenant à distance les modes tout en créant un univers des plus personnels. Ecoutons Bernard Chapuis :  » Si, parcourant ces images, vous découvrez David Rochline, vous aurez sans doute ressenti d’emblée qu’il est simultanément la scène et la coulisse de son oeuvre, le personnage principal et tous les autres (…) ».

Exposition collective Hey!

Nouvel accrochage

Programmation dans le cadre de l’exposition HEY! #4

du 13 mai au 17 juin 2019

Handiedan (fine art print – Hollande)

Mad Meg (œuvres originales – France)

Ramon Maiden (œuvres originales – Espagne)

 Elzo Durt (sérigraphie – Belgique)

Frédéric Voisin (sérigraphie – France)

Halle Saint Pierre – espace galerie

entrée libre

[Performances]
Yannick Unfricht

LES DATES A VENIR – 15h30

Samedi 15+ dimanche 16 juin
Samedi 6 + dimanche 7 juillet

Performances au sein de l’exposition HEY! #4
accès avec le billet d’entrée à l’exposition.

*

LA SÉRIE DE PHOTOGRAPHIES PRÉSENTÉES DANS LE CADRE DE HEY! #4
Tandis qu’il se photographie lui-même depuis vingt ans de façon quasi automatique, Yannick Unfricht entreprend en 2017 une série photographique dans les règles, suite à une rencontre : «  Tout est né après avoir trouvé un canapé abandonné sur un trottoir ; il était enfoui sous d’autres objets qui le cachaient entièrement… J’ai dû inconsciemment répondre à son S.O.S. car je l’ai sauvé d’un broyage assuré – destin des encombrants. Il s’agit d’un des premiers canapés lits convertibles fabriqués dans les années 30 en Allemagne. Habitant en France à coté de la frontière allemande, ce genre de trouvaille n’est pas rare. Une fois chez moi, je l’ai pris en photo, et sur l’image, il dégageait quelque chose de fort, une énergie particulière. Par le passé, afin de mettre en place une de mes performances de butô, je me suis intéressé de près à cette croyance japonaise appelée Tsukumogami – elle raconte qu’un objet ayant atteint l’âge de 99 ans est alors forcément habité par un esprit. J’ai donc tenté d’imaginer quelle était, pour ce canapé, la forme de cette entité… Mais j’ai compris que, dans ce cas précis, c’est le canapé lui-même qui est l’entité. Pour nourrir son âme, il fallait juste faire en sorte qu’il continue de servir le pourquoi de sa conception : (sup)porter des gens. »

L’installation
La représentation d’une pièce sombre de la maison d’enfance de l’artiste où il venait régulièrement s’enfermer pour tester le pouvoir de ses frayeurs – la première restant l’expérience de l’effondrement de sa foi. Abritant un Christ vieux de 200 ans et des tas de racines d’arbres aux formes monstrueusement humanoïdes amassées par son grand père, cette pièce consolida des visions traumatisées aujourd’hui transformées par l’artiste en performances, spectacles et photographie. Cette installation est, pour Y. Unfricht, un extrait d’acte de naissance de son imaginaire.

La série de performances
Chaque mois, Y. Unfricht vient habiter son installation, et se livrer à une performance au long cours. Chaque performance mettra en scène un objet de son enfance, et une entité née de ses souvenirs transformés. Chaque entité présentée au fil des performances mensuelles sont également des émanations des mythes de la région natale de l’artiste (Moselle). Ces dix performances ont été pensées pour former un ensemble au travers duquel l’artiste dessine les plans de son architecture émotionnelle fondamentale.

BIOGRAPHIE

Yannick Unfricht – Né en 1970. France. Vit et travaille à Bitche (France). Artiste autodidacte. Performer de culture franco-allemande, Yannick Unfricht est un membre historique de HEY! La Cie depuis sa création en 2010. Dans les années 90, il découvre    « l’art du mouvement », et l’explore de façon instinctive. Durant les années 2000, il fait la connaissance d’Atsushi Takenouchi (maître de butô). Depuis, il expérimente cette discipline lors de performances, interprétant des combinaisons libres observées avec intérêt  par l’ensemble de la communauté butô. Il additionne à son geste un jeu de masques et accessoires qu’il crée à partir d’éléments de son environnement (objets de récupération et fragments naturels d’écorce, bois, pierre, mousse…). Au travers d’une tactique d’ombre et de transformation, les personnages aux allures fantastiques qu’il s’invente sont poétiques, épiques, et questionnent. Après une phase de « test », nu et seul, dans sa forêt natale de Bitche, ils « se révèlent » à l’artiste, prêts à « être appelés » en performance. L’art du rituel ou le passage ritualisé restant l’alpha et l’oméga de son expression, l’exercice de la photographie n’est en soi pour l’artiste qu’un médium de plus à sa palette pour exprimer « son instant présent ». Gravement atteint de la maladie de Lyme depuis 2015, la photographie et la sculpture en bois brûlé au chalumeau augmentent son périmètre identitaire. Le chant diphonique fait aussi partie de ses talents.

  • Textes de Anne De HEY!