Sylvia Katuszewski

Sylvia Katuszewski
« J’ai mémoire de »
Variations autour des écrits de Yaël Cange

V E R N I S S A G E
Vendredi 11 octobre de 18h30 à 21h
(entrée libre)
Exposition du 1er au 30 octobre 2019

Halle Saint Pierre – à la galerie
Ouvert tous les jours 

*

Sylvia Katuszewski

Née en 1946, vit et travaille à Paris.

Ses œuvres ont fait l’objet de diverses expositions en France et à l’étranger, et notamment à la Halle Saint Pierre.

*

« De la flore, de la faune, oui!, tout est est là. Passant du jaune au rouge …

Mais où: là? Où donc? en quelle nature sommes-nous au juste – – qui tant foudroie : trouée, percée qu’elle est de sursauts d’ombres vivantes ?

Les unes, tendues vers le haut, comme implorant l’on ne sait quoi — les autres, perdues, ô combien !, en elle.

Mais pourquoi demander,

Qu’il y ait, si surement, absence de chemin — qui le nierait ?

« Cela vient du dedans », dit Sylvia. « Je ne sais pas. Je ne sais pas. On tremble à l’écouter.

Ses gouaches, il faut les aimer au plus près : jusqu’aux yeux, pensez!, qui se brisent en larmes! Un tel esseulement!

L’oiseau, lui-même, n’y suffit pas ?  »  – Yaël Cange

*

Yaël Cange
A Fleur d’eau

On cherchera longtemps, dans l’actualité des lettres, une poésie comparable à celle-ci. Cette voix de femme – de cette femme qui répond au nom de Yaël Cange, comme si l’Ange des sables l’avait élue pour y froisser ses ailes – est peut-être seule à exprimer, avec une si parfaite exigence de justesse, la déréliction de l’être rejeté non par un décret du Dieu tout-puisant mais par la nécessité propre à l’existence même, sans explication, sans justification, croit-on, sans origine.

– Claude Louis-Combet

 

 

Exo_six

Joël Baudain alias Exo_six

Exposition  du 6 au 31 mai 2019
Halle Saint Pierre – à la libraire
entrée libre – ouvert tous les jours

Notice biographique

Né en 1960 à Vannes, Joël Baudain il vit et travail à Paris en multipliant divers emplois alimentaires. Son père décède alors qu’il est tout juste âgé de sept ans, ce qui crée en lui un mal-être constant ainsi qu’un émoi de sentiments destructeurs. Suite à son comportement instable il est placé en internat chez les Jésuites. Tous ces événements ont davantage accentué ses états-d’âme, le monde n’est alors pour lui qu’illusion.
Pour s’échapper de son quotidien il se réfugie dans un monde imaginaire, un labyrinthe de pensées. Le dessin et la musique qu’il apprend de manière autodidacte lui permettent de matérialiser ce labyrinthe. Les yeux et les visages omniprésents dans ses dessins symbolisent les mondes « visible » et « invisible » qui à la fois observent et s’opposent à son cheminement.
Ses états-d’âme plonge ses dessins dans un univers surréaliste et spirituel en concordance avec la turbulence de son esprit. Ces œuvres sont surchargées, elles s’abordent de différentes manières à l’endroit comme à l’envers. Lorsqu’il dessine il est envahi par une frénésie, ce qui vaut l’exécution rapide de ses productions. Des pièces mesurant 1m de long lui prennent seulement trois à quatre jours pour être réalisées.

Joël Baudain participe à l’Outsider Art fair de Paris 2019.

LE GÉNIE DES MODESTES

[ HORS LES MURS ]
LE GÉNIE DES MODESTES

VERNISSAGE
Samedi 30 mars 2019 à 15h
Exposition du 1er avril au 30 juin 2019

Centre abbé Pierre – Emmaüs
Tous les jours de 10h à 18h

Exposition d’art brut et singulier.

Les artistes exposés :
Marc Bourlier, Pascal Hecker, Irène Mathias,
Marcel Katuchevski, Marc Prudent.
Film :
« Deux escargots s’en vont » de Jean-Pierre Jeunet et Romain Segaud.
Commissariat d’exposition :
Martine Lusardy, directrice de la Halle Saint Pierre

L’Exposition 

Présente plusieurs centaines d’œuvres d’artistes singuliers. « Le Génie des modestes » s’inscrit dans la filiation de l’art brut et dans le réseau de l’art singulier en France. Il attire des curieux en même temps que des passionnés du genre. A la suite de Jean Dubuffet, en cohérence avec la lumineuse simplicité prônée par l’abbé Pierre, « le Génie des modestes » est une façon de décliner artistiquement les valeurs vécues au sein du Mouvement Emmaüs. Les modestes ont du génie, à Emmaüs et ailleurs…

Téléchargez le dossier de presse du Génie des modestes

ALLER / RETOUR EN AUTOCAR AU DÉPART DE PARIS :

Départ :

Samedi 30 mars 2019 à 12h45 près de La Halle Saint Pierre
(à l’angle de la rue Pierre Picard et de la rue de Clignancourt, 75018 Paris).

Retour :
Samedi 30 mars 2019 à 20h (heure d’arrivée) près de La Halle Saint Pierre
(à l’angle de la rue Pierre Picard et de la rue de Clignancourt, 75018 Paris).

Trajet gratuit mais réservation obligatoire : contact@centre-abbe-pierre-emmaus.org

Turbulences dans les Balkans

La Halle Saint Pierre
présente l’exposition

TURBULENCES DANS LES BALKANS
  7 septembre 2017 au 31 juillet 2018
Dossier de presse (cliquez ici)

L’EXPOSITION

L’exposition Turbulences dans les Balkans poursuit les prospections que la Halle Saint Pierre mène depuis plus de vingt ans aux frontières de l’art brut. La scène artistique des Balkans donne à voir ses territoires alternatifs riches de leur complexité et leur diversité. Gardiens du grand héritage de l’art populaire, icône de la pop culture, explorateurs de langages archaïques ou magiciens du matériau brut, tous ces artistes inventent des mondes singuliers travaillés par une Histoire déchaînée autant que par les sentiments et les instincts excessifs qui enflamment leur relation au monde. TURBULENCES, est la métaphore de ces expériences intimes mises en images, en émotions et en réflexions.

C’est le vent de l’art brut qui relie organiquement ces formes d’art différentes mais pourtant voisines.  Comment ne pas porter sur Ilija Bosilj et Sava Sekulic, maîtres de l’art naïf yougoslave, un œil neuf libéré du jugement de la naïveté. Nous serons étonnés de voir comment leur référence au monde réel est éloignée des compromis narratifs avec la réalité objective. Leur maladresse, leur simplicité, leur exagération et leur étrangeté, loin d’être la marque d’une quelconque indigence, expriment leur vision onirique d’un au-delà des apparences révélé dans sa dimension mythique et magique. Dans leur sillage Matija Stanicic, Milan Stanisavljevic et Barbarien feront également pencher leurs œuvres du côté brut de la force psychique.  Mais ce sont les compositions torturées de Jakic, que l’artiste vivait non pas comme « un dessin ou une peinture, mais comme une  sédimentation  de douleur »  qui nous plongent implacablement dans un monde archaïque, déstructurant dans le même temps nos logiques rationnelles. 

Nous devons à Nina Krstic, conservatrice du Musée d’art Naïf et Marginal de Jagodina en Serbie, de conserver et protéger ce patrimoine artistique mais aussi de le partager comme une réalité patrimoniale en perpétuelle évolution. C’est ainsi que, grâce à son action, des artistes aux entreprises très différentes, Siljan Joskin, Ivana Stanisavljevic, Igor Simonovic , Ljubisa Jovanovic Kene ou Vojkan Morar,  revendiquant pleinement leur statut mais se trouvant en porte à faux avec « l’asphyxiante culture » ont gagné la reconnaissance au sein de la tribu créatrice complexe et plurielle des artistes « outsiders ».                                                  

La rencontre de l’art brut et des Balkans n’en est cependant qu’à ses premiers développements, loin de la vulgarisation  en cours en Europe occidentale et aux Etats-Unis. Autrefois poudrière, aujourd’hui morcelés et en quête de stabilité, les Balkans tentent d’exister ailleurs que dans le poids du passé, que ce soit un passé lointain marqué par la domination des Empires, les mythes nationaux, ou un passé proche fait de conflits armés. En marge des institutions une scène artistique alternative voit le jour. Tournant le dos aux performances trop artificielles et intellectualisées d’un certain art contemporain, des artistes veulent renouer avec des formes d’expression plus authentiques,  ouvertes sur la vie intérieure jusqu’aux confins de l’obsession et du délire.

Entre caractère alternatif et effervescence artistique, des initiatives ont vu le jour qui donnent une visibilité à l’art des marges. L’association Art Brut Serbia, fondée par Goran Stojcetovic s’est donnée pour mission  de créer émulation,  rencontres,  partage aussi bien dans le champ de la réflexion que dans celui de la pratique. Ses membres,  parmi lesquels Danijel Savovic, Budimir Pejakovic, Bojan Dordevic Omca, Dragan Gagac Jovanovic, Dragan Radovic Cica,  sont  de sensibilité très différente et d’une grande variété d’inspiration. Mais ils ont en commun un même besoin viscéral de célébrer le geste créateur, d’oser lever barrages et censures pour réactiver des noyaux de vécu et les sentiments confus qui les traversent. L’association collabore étroitement avec le centre culturel autonome Matrijarsija dont l’objectif est d’être un « générateur puissant d’art turbulent ». Ces nouveaux artisans de la contre-culture, renouvelant le slogan Do it now, do it yourself,  inventent des pratiques artistiques visuelles et musicales spécifiques à destination des artistes marginalisés par le système de production, de présentation et de transmission de l’art. Turbulences dans les Balkans met en acte le besoin existentiel de ces artistes de penser le monde en le poétisant, de faire résonner un langage qui ne raisonnerait plus.  Un langage de la rupture à l’œuvre dans les photomontages d’Emir Sehanovic perpétuant la molybdomancie, un art divinatoire ancestral ou dans les dessins de Zoran Tanasic placardés dans différents lieux de la ville, faisant de l’espace public le théâtre éphémère de son récit personnel.

Les terres sauvages de l’art brut  nous interrogent  sur ce qui reste d’espoir aujourd’hui de renouer avec les forces créatives profondes. En riposte à la prison imaginaire dans laquelle le progressisme technologique nous détient depuis si longtemps, l’insoumission sensible de nos turbulents imagine de folles évasions. Ces artistes ne correspondraient-ils pas à la description nietzschéenne de l’homme du « gai savoir » : « Après avoir subi assez souvent naufrages et catastrophes », ils ont pu découvrir une autre compréhension de la réalité, « un monde […] démesurément riche en choses belles, étrangères, problématiques, terribles et divines »[1] .

Texte du catalogue de Martine Lusardy, directrice et commissaire de l’exposition

[1] Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, Paris : Flammarion, 1997, p. 351.


LES ARTISTES

L’ARCHIVISTE
BARBARIEN – Predrag MILICEVIC
Ion BÂRLADEANU dit Ion B.
Ilija BOSILJ BASICEVIC
Boris DEHELJAN
Aleksandar DENIC
Bojan DORDEVIC – dit Omca
Joca GERINGER
Vojislav JAKIC
Siljan JOSKIN
Dragan Gagac JOVANOVIC
Ljubisa JOVANOVIC « KENE »
Dragan MILIVOJEVIC
Vojkan MORAR
Budimir Pejak PEJAKOVIC
Nenad Dzoni RACKOVIC
Dragan “Magicni Cica” RADOVIC
Danijel SAVOVIC
Emir SEHANOVIC
Sava SEKULIC
Igor SOMONOVIC
Matija STANICIC
Ivana STANISAVLJEVIC
Milan STANISAVLJEVIC
Goran STOJCETOVIC
TANASIC Zoran par Ivan ZUPANC


LES PARTENAIRES

    

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Presse Gilbert PEYRE

ENTREE LIBRE – FRANCE 5 RETOUR PUBLIC
présentée par Claire Chazal – Reportage de Sébastien Thème – 01/03/2017


Coulisses – Magiques machines
« Gilbert Peyre, l’électromécanomaniaque » jusqu’au 26 février 2017. Quinze ans après sa première monographie, Gilbert Peyre répond de nouveau à l’invitation de la Halle Saint-Pierre.
Télématin – FRANCE 2 (14/12)


Exposition : Gilbert Peyre, « l’électromécanomaniaque »

Publié le | Le Point.fr


“L’effet électricité : Gilbert Peyre est un autodidacte, bricoleur génial. Il a créé tout un univers d’automates. Un monde drôle, poétique, d’une folle invention, entre cirque, fête foraine et spectacle.

– TV5 Monde –   “64Minutes” – Chronique « Demandez le programme » – Reportage  de Jean-Baptiste Urbain  – 23/09/2016

 


“Gilbert Peyre : un monde poétique et mécanique à la Halle Saint Pierre – Bienvenue dans l’univers de Gilbert Peyre, un vrai régal de poésie et d’étonnement. Il explore l’amour, l’enfance et même réenchante ce qui est passé et mort. Il nous étonne avec des choses simples, mariant à une rigueur d’ingénieur, une sensibilité surprenante, c’est un artiste vraiment singulier”
France3 Ile-de-France JT 19h-23h– Reportage de Pascale Sorgues et Isabelle Audin – 20/09/2016

 

« Ses créations sont un étonnant mariage entre la rigueur d’un « électromécanomaniaque » et la  fantaisie raffinée d’un artiste singulier qui redonne vie à l’inerte. Elles sont aujourd’hui bien vivantes à la Halle Saint-Pierre, dans une symphonie de cliquetis, de grincements et de refrains désuets. »
– Télérama Sortir N°3483 – Thierry Voisin – Rubrique Têtes d’affiche – Gros plan – 12/10/2016
TELERAMA SORTIR


« Décoiffantes chorégraphies d’objets vivants. Formidable inventeur de rêves, singulier « matérialisateur » de fantasmes et de mises en scène d’une incroyable liberté, Gilbert Peyre propose à la Halle Saint-Pierre une caracolante déambulation dans un dédale visuel et sonore de formes, de mouvements, de musiques, en un mot, d’amour de la vie, dans ses fantaisies les plus débridées. « 
Colin Cyvoct –  L’Œil n° 695 – Novembre 2016


“Gilbert Peyre est poète. Les mots qu’il emploie font de drôles de bruits et de curieux mouvements. Gilbert Peyre est poète, donc, mais si vous préférez il est ingénieur autodidacte spécialisé dans l’électronique du rêve. Ou mécanicien de l’inutile, du fragile, de l’improbable. Ou encore, tenez, dompteur de cirque, clown triste, créateur de jouets cassés, démiurge insufflant vie à l’étrange, à l’inquiétant et au drolatique. Depuis quelques décennies, ce marginal de génie fait danser ses matériaux de récupération, à moins qu’il n’active, par quelque touche secrète, notre imaginaire et nos émotions. Sa délicieuse exposition à la Halle Saint-Pierre, haut refuge parisien de l’art brut, de l’art naïf, et de toutes sortes d’expressions non académiques, vous fera vivre une expérience unique, parfois un peu dérangeante. Vous y croiserez un haltérophile, des amoureux suspendus à un cintre, et même des bancs de sardines qui semblent vouloir échapper à leur destin de fer blanc.”
– Jean-Pierre Denis – La Vie – 3/11/2016 

“Un freak-show mécanique, extravagant et poétique”
Approchez, approchez ! Venez voir l’étrange manège – ou manège de l’étrange ? – qu’est l’univers de Gilbert Peyre. De retour à la Halle Saint-Pierre après une première monographie en 2000 – et un passage par l’actuelle exposition ‘Persona’ au Quai Branly –, ce surréaliste des installations métallo-organiques, ce Dali de l’automate, nous propose un nouveau voyage. A mi-chemin entre le spectacle « vivant » et l’art contemporain.
Time Out Paris – Clotilde Gaillard – 15/09/2016


« Gilbert Peyre, le pataphysiplasticien…… A ce poète électromécanomaniaque, il manque un dernier qualificatif : alchimiste. Il transforme le plomb, le fer en l’occurrence, du passé, de l’erreur ou de la culpabilité, en or du rêve et de l’évasion, si ce n’est de la rédemption« .

– Patrick Le Fur – Artension N°140 -Novembre-décembre 2016

Artension lire la suite (cliquez ici)


« De l’art qui bouge et qui chante, une exposition ludique, mécanique. Les obsessions créatrices d’un manipulateur surprenant. Sa vaste exposition – sur deux étages – de la Halle Saint-Pierre est un ensemble saisissant de pièces plus poétiques les unes que les autres. On ne décrit pas les machines du père Peyre, on les reçoit du sourire aux lèvres, comme on recevrait un cadeau du père Noël : la magie est de la partie ».

– La Libre Belgique – Roger Pierre Turine – Février 2017


Qu’est-ce qu’un électromécanomaniaque ?
Gilbert Peyre répond à la Halle Saint-Pierre.

La Gazette Drouot – 6/01/17 (cliquez ici)

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A Nous Paris N° 759 – Jeanne Gaudin – 30/01/2017
« Parce que ces objets rescapés sont pleins de la mémoire de leur vie passée, il y a quelque chose de réconfortant à les voir s’animer ainsi dans le monde de l’art, pour une seconde vie. Et quelle vie ! Proposition artistique intelligente, délicate, drôle et poétique, l’exposition de Gilbert Peyre à la Halle Saint Pierre vaut définitivement que l’on y fasse une halte. »
Télérama n° 3499 – Sophie Cachon – 1er/02/2017
« Toutes les machines-sculptures de Gilbert Peyre présentées à la Halle Saint Pierre, au pied de la butte Montmartre,….parlent d’amour, de sexe ou de ­solitude dans des saynètes douces-amères…  Peluches, armoires à glace, guéridons, sachets de thé usagés ou animaux empaillés se réincarnent en oeuvres à mi-chemin entre l’ours en peluche sans morale de Toy Story et les machines à rêves de Tinguely. Un régal. »

« Le monde de Gilbert Peyre n’est pas une ode à la « récupération » mais le modèle même d’une logique de l’hétéroclite…On a envie de pleurer tellement c’est beau…Les automates boiteux du petit Gilbert s’accommodent très bien de la présence de l’homme et n’ont aucune envie de s’y substituer. On est loin de la prise de pouvoir des robots sur le monde et ça fait du bien, de l’humain, de la tendresse, des trucs qui grincent et qui couinent. Du shadokien. »
Siné Mensuel N°61 – Philippe Lespinasse – février 2017


COVER

Chacune de ses sculptures mécanisées nous raconte une histoire, et comme les contes de notre enfance, elles sont un subtil mélange d’humour et de poésie, le tout teinté d’effroi Car derrière toutes ces machinations, l’univers de Peyre nous touche parce qu’il est simplement …humain” 
– Expo in the City – décembre 2016-janvier 2017

Poète et bricoleur de génie, il a vidé son atelier d’Aubervilliers pour s’exposer
Gilbert Peyre, la mécanique du rêve (cliquez ici)
Aubermensuel (janv 17)
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AUBERMENSUEL ( JAN 17 )
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Tantôt innocentes et inoffensives, tantôt inquiétantes et dérangeantes, gracieuses, délicates ou monstrueuses, les installations animées imaginées par Gilbert Peyre semblent tout droit sorties d’un cerveau directement connecté à nos cauchemars d’enfants, à nos songes enfouis, à nos rêves sans âge, à notre inconscient écartelé, à nos zones d’ombre bien cachées. Elles témoignent toutes de la propension de l’artiste à toucher aux cordes les plus sensibles de l’imaginaire collectif.”

MAGIE MÉCANIQUE – Version Fémina (21/27 nov 2016)
Unique en son genre, l’œuvre de Gilbert Peyre est une curiosité. [..]
2016-11-211583version_femina_supplement

MICMAC À LA HALLE – Fluide Glacial /nov 2016 (cliquez ici)
Depuis les années 80 Gilbert Peyre bidouille d’étranges jouets-sculptures articulés qu’il perfectionne dans les années 90 à l’aide de l’électrotechnique puis de la programmation informatique. Cela donnera naissance a la première chaise qui marche,à l’automate bête-machine qui chevauche un vrai bourrin puis à des « chorégraphies d’objets » de plus en plus complexes (6 œuvres de Peyre apparaissent dans Micmacs à tire larigot du camarade Jean-Pierre Jeunet ).
Désormais, des comédiens et des musiciens ont rejoint les dispositifs étranges du mécanicien aberrant (j’ai pas dit ‘foutraque »). Ça méritait bien une rétrospective à la Halle Saint Pierre.

Réalistes et les néo-dadas. Aujourd’hui l’on assiste, avec les électro-mécaniques de Peyre, à la communion artistique de cet objet usuel, qui a rejoint les arts du spectacle, dans un élan de vie salvateur. Désormais, vous ne… regarderez plus les vieux vêtements, chaises mitées et autres boîtes en métal comme avant. »

En attendant Nadeau – Gilbert Lascault – 08/11/2016


Si la vallée de l’étrange était faite de récup’
« Le monde de Gilbert Peyre est un monde de machines extravagantes, inventives, poétiques. »
. …

Action parallèle – Oriane Maubert, vu à La Halle Saint-Pierre, Paris – 20 novembre 2016

Gilbert Peyre, L’électromécanomaniaque à la Halle Saint-Pierre.


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Gilbert PEYRE

Gilbert PEYRE
L’électromécanomaniaque

PROLONGATION DE L’EXPOSITION
jusqu’au 23 AVRIL 2017

affiche-gilbert-peyre-sans-logo
Dossier de presse (téléchargez ici)

Halle Saint Pierre

Quinze ans après sa première monographie, Gilbert Peyre répond de nouveau à l’invitation de la Halle Saint Pierre. En résulte une proposition artistique originale sous forme de spectacle-performance, entre esthétique foraine et technologie de pointe. Cet artiste qui se définit volontiers comme un « électromécanomaniaque », nous présente ses sculpturesmachines, automates farfelus et poétiques conçus à partir d’objets récupérés qui, d’un coup d’électricité, de mécanique, de pneumatique et d’électronique vont être amenés à la vie et devenir les protagonistes d’un conte cruel et enchanteur. Dans ce jeu aux combinaisons ambivalentes, dramatiques et burlesques, Gilbert Peyre réconcilie le bricolage et le progrès technologique. Il récupère, détourne, recycle ce que la technologie a d’abord condamné comme obsolète pour, contre toute attente, concourir ensuite à sa réhabilitation.

Nul désir donc de soumettre le monde mais plutôt la nécessité de le ré-enchanter afin que création et existence se confondent dans une conception de la vie comme poésie.
Loin des machines «célibataires» ne célébrant que leur ivresse mécanique solitaire, les êtres fictionnels et hybrides de Gilbert Peyre nous ouvrent sur un habiter poétique du monde au sein duquel l’artiste interprète et transfigure le quotidien. Cette métaphore du voyage-aventure au tréfonds de la sensibilité, parce qu’elle donne à saisir la mesure de l’être humain, ne peut qu’entrer en résonance avec l’esprit de la Halle Saint Pierre.

Martine Lusardy
Directrice de la Halle Saint Pierre
Commissaire de l’exposition

La presse en parle

*

Éléments biographiques

Gilbert Peyre
Auteur-metteur en scène, bricoleur, sculpteur, inventeur, musicien, homme de théâtre, poète… l’artiste est inclassable.

Dès son enfance – issu d’une famille de 9 enfants – Gilbert Peyre fabrique ses jouets, crée de mini spectacles de cirque avec ses frères ; rentré à 14 ans dans une école d’apprentissage, il obtient un diplôme de soudeur et pratique différents métiers (sur les chantiers, serveur dans les brasseries). En 1977, il expose ses premiers personnages en pâte dans son propre atelier montmartrois et complètement autodidacte, devient au fil du temps Plasticien Metteur-en-scène au parcours atypique. Les objets mécaniques sont enrichis d’électronique, pneumatique au fil du temps. Il expose d’abord ses sculptures électromécanomaniaques dans des Galeries, des Centres d’Art, à la Fiac des Musées.

Puis il les intègre dans des spectacles de Cirque et d’Art Contemporain et de théâtre ; et en 2009, les spectateurs peuvent admirer ses sculptures animées dans le film de Jean-Pierre Jeunet « Micmacs à tire-larigot » avec Dany Boon ; le cinéaste, tombé sous le charme de ses œuvres découvertes à la Halle Saint-Pierre, a créé le personnage artiste Petit Pierre, dans son film, pour pouvoir les utiliser.

Œuvres présentées dans l’exposition et dans le film : Singe ; Rap Danse ; Tabouret ; Haltérophile ; Jupe qui danse

Dès 1994, il commence à les mettre en scène dans ses propres spectacles – ses sculpturOpéra –  avec chanteurs lyriques, comédiens, musique et sans texte au départ. Il crée sa Cie de spectacle P.P.Dream en 1996. Ses 2 grands spectacles  : « Ce soir on tue le cochon » puis  « Cupidon, Propriétaire de l’Immeuble situé sur l’Enfer et le Paradis«  avec texte voix lyrique 3 comédiens, 2 manipulateurs console et musique ; avec le soutien de Loupi électronique et de Robert Breton, ingénieur et informaticien, le spectacle gagne en fiabilité grâce à l’utilisation des systèmes de programmation propriétaires de puces Loupi, qui télécommandent les sculptures animées.

Avec l’HALTEROPHILE en 1990, il a commencé à intégrer l’électronique, qu’il a apprise en 1 mois. Il fabrique tout depuis la création artistique jusqu’à la réalisation mécanique puis électronique.

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L’ESPRIT SINGULIER dans la presse

« Courbet et la nature-Regards croisés » : exposition au Centre d’art de l’abbaye d’Auberive du 5 Juin au 25 Septembre 2016.

« L’Esprit Singulier » : 70 artistes et une collection d’art populaire chinois, une collection de l’Abbaye d’Auberive, exposition jusqu’au 26 août 2016, Halle Saint Pierre.

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Les œuvres tourmentées de la collection Jean-Claude Volot

Télérama.fr – juin 2016

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Muriel Belin, Folla ratt femella, 2007

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L’ESPRIT SINGULIER

COLLECTION DE L’ABBAYE D’AUBERIVE
PEINTURE SCULPTURE DESSIN
WITKIN, MUSIC APPEL

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TELERAMA (1 er juin 2016) Cliquez ici

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ART ABSOLUMENT (30 mai 2016) Cliquez ici

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Céline du Chéné reçoit dans l’Encyclopédie pratique des Mauvais genres, l’artiste Hélène Lagnieu. A retrouver dans le cadre de « L’Esprit singulier », une exposition à la Halle Saint Pierre, à Paris.
Radio France Culture

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UNIVERS DES ARTS (lire l’article ici)

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L’esprit singulier : une collection de choc(s)
ARTENSION (Cliquez ici)

2016-04-28-1661@ARTENSION-1  2016-04-28-1661@ARTENSION-2

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Le PDG squatte les artistes (Cliquez ici) – Le Parisien (10 avril)

2016-04-10~1566@LE_PARISIEN-1

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La différence homme-femme au Japon (Cliquez ici)

Daisuke Ichiba
Daisuke Ichiba
Libération – blog par Agnès Giard

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« L’esprit singulier » à la Halle Saint-Pierre, portrait d’un collectionneur
Naja 21, par Véronique Giraud

DEUX Fred. Je Feu, 1960, laque et encre de Chine reproduit sur livre, 72x98cm ©atelier Démoulin
Fred DEUX. Je Feu,1960, laque et encre de Chine ©atelier Démoulin

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Beautés viscérales
Mouvement.net

143-music_zoran._nous_ne_sommes_pas_les_derniers_1971_hst_73x92cm_atelier_d_moulinZoran Mušič, Nous ne sommes pas les derniers, 1971 © Atelier Démoulin

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Halle Saint Pierre : Les bonheurs d’un collectionneur (Cliquez ici)

CHAISSAC-Gaston-Sans-titre-circa-1960-GSP-58x41cm-©-Atelier-Démoulin
Gaston Chaissac© Atelier Démoulin
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Bengt Lindström. Le mariage à l’aube©atelier Démoulin

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CHARLOTTE SALOMON

51p9gWEDeWL._SY497_BO1,204,203,200_Halle Saint Pierre – à la Librairie

Charlotte Salomon (1917 -1943) fut la dernière étudiante juive des Beaux-Arts de Berlin. Fin 1938, le danger devient si grand pour elle que sa famille décide de lui faire quitter l’Allemagne. Elle rejoint en décembre ses grands-parents maternels, réfugiés dans la région de Nice depuis déjà plusieurs années.

Le début de la guerre rompt cet équilibre. Le 20 mars 1940, bouleversée par le déclenchement des hostilités et paniquée par la violence nazie qui déferle sur l’Europe, la grand-mère de Charlotte Salomon se défenestre sous les yeux de sa petite-fille. Peu de temps auparavant, son grand-père avait révélé à la jeune femme un terrible secret familial : elle est la dernière d’une lignée maternelle dont tous les membres, depuis trois générations, se suicident.

Charlotte Salomon, isolée dans un pays dont elle ne parle pas la langue, et avec pour unique parent un vieil homme amer qui la rejette, doit faire face à la menace d’une guerre et d’une malédiction familiale qui programment toutes les deux sa mort. À cette situation tragique, elle décide d’apporter une réponse extraordinaire et transcende son destin en mettant en scène son histoire à l’aide de peintures, de textes, de musiques. En moins de deux ans, entre 1940 et 1942, elle peint plus d’un millier de gouaches et en retient 781 qui formeront – avec les feuilles calque sur lesquelles elle écrit simultanément – le roman de sa vie, sa grande œuvre : Vie ? ou Théâtre ?

La présente édition est la première au monde à donner Vie ? ou Théâtre ? dans son intégrité, en reproduisant notamment les calques et la transcription d’une lettre finale capitale. Deux témoignages, en postface, offrent des éclairages sur l’artiste et son œuvre.

en savoir plus

CHARLOTTE SALOMON : Vie ? ou Théâtre ?
Roman graphique – Beaux Livres
840 pages
Parution: 1 octobre 2015
Editions Le Tripode

Sous le vent de l’art brut 2

cartonkatuOK/5La Halle Saint Pierre présente :

SOUS LE VENT DE L’ART BRUT/2 :
La Collection De Stadshof
du 17 septembre 2014 au 04 janvier 2015

Une sélection de 41 artistes – 350 œuvres

Télécharger le dossier de presse

Halle Saint Pierre

2, rue Ronsard – 75018 Paris
Métro : Anvers/Abbesses
ouvert tous les jours: en semaine de 11h à 18h
samedi de 11h à 19h / dimanche de 12h à 18h

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Sous le vent de l’art brut 2 : La collection De Stadshof est le deuxième volet d’une série d’expositions que la Halle Saint Pierre dédie aux collections internationales d’art brut. Après l’exposition Charlotte Zander en 2011, la Halle Saint Pierre présente pour la première fois en France la collection De Stadshof, constituée passionnément depuis 1985 par Liesbeth Reith et Frans Smolders.

Martine Lusardy, directrice de la Halle de Saint Pierre, avec Liesbeth Reith et Frans Smolders, conservateurs de la collection De Stadshof, ont sélectionné 350 œuvres de 40 artistes emblématiques : peintures, sculptures, dessins, installations, broderies, signées par des figures incontournables de l’art brut et de l’art singulier.

L’occasion de découvrir une sélection exceptionnelle avec notamment des oeuvres de
Willem van Genk, Anna Zemànkovà, A.C.M., Bruno Montpied, Rosemarie Koczÿ, Marie-Rose Lortet, Michel Nedjar et Christine Sefolosha, ainsi que des découvertes d’artistes néerlandais comme Herman Bossert, Lies Hutting, l’allemand Markus Meurer et le libérien Johnson Weree

Riche de 7 000 œuvres réalisées par plus de 400 artistes du monde entier, la Collection De Stadshof est une référence parmi les institutions privées et publiques européennes, et fait écho aux prospections de Dubuffet et à sa célèbre collection d’art brut aujourd’hui à Lausanne.

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41 ARTISTES – 350 ŒUVRES

ACM (France) – AMAZINE Yassir (Belgique) – AnonymeAZEMA Philippe (France) BOSKER Okko (Pays-Bas) – BOSSERT Herman (Pays-Bas) – BROS Bonifaci (Espagne) – BURLAND François (Suisse) – DAMMER Aaltje (Pays-Bas) – GARBER Johann (Autriche) – GLASTRA Siebe Wiemer (Pays-Bas) – GRUNENWALDT Martha (Belgique) – HUTTING Lies (Pays-Bas) – JONKERS Bertus (Pays-Bas) – KATUSZEWSKI Sylvia (France) – KARDOL Truus (Pays-Bas) – KERVEZEE Jan (Indonesia) – KIJIMA Saï (Japan) – KOCZY Rosemarie (USA) – KOOCHAKI Davood (Iran) – LAMY Marc (France) – LANGNER Hans (Allemagne) – LEONOV Pavel (Russie) LORTET Marie-Rose (France) – MANCA Bonaria (Italie) – MEURER Markus (Allemagne) – MONTPIED Bruno (France) – NEDJAR Michel (France) – NIDZGORSKI Adam (France) – PASS Donald (Royaume-Uni) – SCHOLZE Hans (Pays-Bas) – SEFOLOSHA Christine (Suisse) – SELHORST Joseph (Pays-Bas) – SLUITER Paula (Pays-Bas) – VAN GENK Willem (Pays-Bas) – VEENVLIET Henk (Pays-Bas) – WENZEL Roy (Pays-Bas) – WEREE Johnson (Liberia) – ZALIN Karin (U.S.A) – ZEMANKOVA Anna (République Tchèque)

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DANS LA PRESSE (ici)

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De Stadshof Collection on show in Paris

From September 17th 2014 to January 4th 2015

De Stadshof Collection is the Halle Saint Pierre’s second exhibition devoted to international collections of Outsider Art.

It wasn’t until the end of the Second World War that Outsider Art received its first exhibition. Collected by Dubuffet who gave it scope and legitimacy, Outsider Art still would not have emerged from obscurity if it hadn’t been for a handful of enlightened enthusiasts determined on discovering, gathering and showing these works, which in Dubuffet’s words display a “spontaneous and deeply inventive nature, owing as little as possible to traditional art or cultural clichés, and whose authors are obscure, foreign to the professional artistic world.” The impetus of various initiatives and independent networks thrust Outsider Art into the traditional cultural arena. Museums around the world opened their doors, collections and exhibitions were multiplied, books, journals and fanzines were published, followed more recently by websites. Environments created by “roadside visionaries” and other “builders of dream worlds” were discovered and some salvaged from destruction. Today, Outsider Art has been the object of every undertaking of recognition and media coverage. Although it is neither a movement nor a school, it nevertheless has its own history. Eluding the orthodoxy of Dubuffet’s positions, Outsider Art has achieved its place as an unconfined heritage whose contours are constantly evolving. In its wake, a heterodox artistic world has thrived where artists fully uphold their place, while remaining at odds with the “asphyxiating culture.” Choosing the liberty of alternate pathways and the audacity of the fringes, artists with very different undertakings, designated interchangeably as singular, outsider, outside the norm or neuve invention, have made their work a genuine private stage, the backdrop of a profoundly personal story. Primitive or refined experimenters of a great art or folk art romantics, they constitute a complex and diverse tribe.

The work that has been carried out at the Halle Saint Pierre over the last twenty years bears witness to the existence of these worlds. From our first exhibition in 1995 entitled Art Brut et Compagnie, whose aim was to reveal “the dark side of contemporary art”, to HEY: Modern Art & Pop Culture and Raw Vision, we have strived to bring to life another world of art, and to apprehend the subtle relationships that propel it, disregarding the logics of hierarchy. It is deeply meaningful to include and connect the art of the explorers of archaic languages, the magicians of raw materials, the primitive and refined experimenters of a great art, and event professional artists who are willingly libertarian. This approach enriches the repertoire of styles and transports us to the heart of the creative process itself. The Dutch De Stadshof Collection belongs to the generation of collections that helped legitimate artistic categories that had long been considered marginal. With six thousand works by over four hundred artists from around the world, it comprises a body of experiences and expressions, with no mutilating compromises. Initiated by Liesbeth Reith in 1985, it was transferred to Zwolle in 1994, and since 2002 is located in the Dr. Guislain Museum in Gand. The collection has always welcomed those human and artistic adventures which, in unexpected places within our competitive and efficient society, defy all our certainties and create novel, inventive responses.