DÉDICACE
Le Gazouillis des éléphants
Premier inventaire des environnements populaires spontanés en France
éditions du Sandre

Un livre de Bruno Montpied

Vendredi  8 juin à 16 heures, entrée libre
Dans le cadre des manifestations du Pari des Librairies.

Halle Saint Pierre – à la librairie
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

La librairie de la Halle Saint-Pierre, spécialisée dans l’art hors-les-normes et en particulier l’art brut, reçoit Bruno Montpied pour une dédicace de son livre « Le gazouillis des éléphants », monographie regroupant plus de trois cents jardins oniriques, fantasmagoriques et inédits à travers la France.

Le Gazouillis des éléphants de Bruno MONTPIED

Tentative d’inventaire général des environnements spontanés et chimériques créés en France par des autodidactes populaires, bruts, naïfs, loufoques, excentriques, brindezingues, ou tout simplement inventifs, passés, présents et en devenir, en plein air ou sous terre (quelquefois en intérieur), pour le plaisir de leurs auteurs et de quelques amateurs de passage.

On publie en France des ouvrages sur la question des autodidactes bâtisseurs et sculpteurs naïfs ou bruts, type Facteur Cheval, Picassiette ou abbé Fouré (les rochers sculptés de Rothéneuf) depuis les années 1960 (depuis les Inspirés et leurs demeures de Gilles Ehrmann, livre préfacé par André Breton). Mais les ouvrages parus sur la question ne traitaient à chaque fois que d’une infime partie du corpus (une quarantaine de sites, grosso modo). Personne n’avait tenté jusqu’à présent un panorama tendant à l’exhaustivité de ce qui s’avère comme un patrimoine populaire méconnu, les environnements mobiliers ou immobiliers créés par des amateurs, absolument non-professionnels en matière de création artistique. C’est chose faite avec ce livre véritablement monumental (950 pages, plus de 1000 photos).

Notice biographique

Bruno Montpied est un écrivain, peintre, cinéaste, chercheur et médiateur de l’art brut et des arts spontanés, né en 1954 à Boulogne-Billancourt.

Ni universitaire ni conservateur de musée, Bruno Montpied mène depuis les années 1980 des recherches sur l’art brut. Collaborateur de nombreuses revues (Raw VisionPlein chantCréation Franche…), il est notamment l’auteur d’Éloge des jardins anarchiques (L’Insomniaque, 2011) et l’animateur du site Le Poignard subtil.
éd. du Sandre

Turbulences dans les Balkans

La Halle Saint Pierre
présente l’exposition

TURBULENCES DANS LES BALKANS
  7 septembre 2017 au 31 juillet 2018
Dossier de presse (cliquez ici)

L’EXPOSITION

L’exposition Turbulences dans les Balkans poursuit les prospections que la Halle Saint Pierre mène depuis plus de vingt ans aux frontières de l’art brut. La scène artistique des Balkans donne à voir ses territoires alternatifs riches de leur complexité et leur diversité. Gardiens du grand héritage de l’art populaire, icône de la pop culture, explorateurs de langages archaïques ou magiciens du matériau brut, tous ces artistes inventent des mondes singuliers travaillés par une Histoire déchaînée autant que par les sentiments et les instincts excessifs qui enflamment leur relation au monde. TURBULENCES, est la métaphore de ces expériences intimes mises en images, en émotions et en réflexions.

C’est le vent de l’art brut qui relie organiquement ces formes d’art différentes mais pourtant voisines.  Comment ne pas porter sur Ilija Bosilj et Sava Sekulic, maîtres de l’art naïf yougoslave, un œil neuf libéré du jugement de la naïveté. Nous serons étonnés de voir comment leur référence au monde réel est éloignée des compromis narratifs avec la réalité objective. Leur maladresse, leur simplicité, leur exagération et leur étrangeté, loin d’être la marque d’une quelconque indigence, expriment leur vision onirique d’un au-delà des apparences révélé dans sa dimension mythique et magique. Dans leur sillage Matija Stanicic, Milan Stanisavljevic et Barbarien feront également pencher leurs œuvres du côté brut de la force psychique.  Mais ce sont les compositions torturées de Jakic, que l’artiste vivait non pas comme « un dessin ou une peinture, mais comme une  sédimentation  de douleur »  qui nous plongent implacablement dans un monde archaïque, déstructurant dans le même temps nos logiques rationnelles. 

Nous devons à Nina Krstic, conservatrice du Musée d’art Naïf et Marginal de Jagodina en Serbie, de conserver et protéger ce patrimoine artistique mais aussi de le partager comme une réalité patrimoniale en perpétuelle évolution. C’est ainsi que, grâce à son action, des artistes aux entreprises très différentes, Siljan Joskin, Ivana Stanisavljevic, Igor Simonovic , Ljubisa Jovanovic Kene ou Vojkan Morar,  revendiquant pleinement leur statut mais se trouvant en porte à faux avec « l’asphyxiante culture » ont gagné la reconnaissance au sein de la tribu créatrice complexe et plurielle des artistes « outsiders ».                                                  

La rencontre de l’art brut et des Balkans n’en est cependant qu’à ses premiers développements, loin de la vulgarisation  en cours en Europe occidentale et aux Etats-Unis. Autrefois poudrière, aujourd’hui morcelés et en quête de stabilité, les Balkans tentent d’exister ailleurs que dans le poids du passé, que ce soit un passé lointain marqué par la domination des Empires, les mythes nationaux, ou un passé proche fait de conflits armés. En marge des institutions une scène artistique alternative voit le jour. Tournant le dos aux performances trop artificielles et intellectualisées d’un certain art contemporain, des artistes veulent renouer avec des formes d’expression plus authentiques,  ouvertes sur la vie intérieure jusqu’aux confins de l’obsession et du délire.

Entre caractère alternatif et effervescence artistique, des initiatives ont vu le jour qui donnent une visibilité à l’art des marges. L’association Art Brut Serbia, fondée par Goran Stojcetovic s’est donnée pour mission  de créer émulation,  rencontres,  partage aussi bien dans le champ de la réflexion que dans celui de la pratique. Ses membres,  parmi lesquels Danijel Savovic, Budimir Pejakovic, Bojan Dordevic Omca, Dragan Gagac Jovanovic, Dragan Radovic Cica,  sont  de sensibilité très différente et d’une grande variété d’inspiration. Mais ils ont en commun un même besoin viscéral de célébrer le geste créateur, d’oser lever barrages et censures pour réactiver des noyaux de vécu et les sentiments confus qui les traversent. L’association collabore étroitement avec le centre culturel autonome Matrijarsija dont l’objectif est d’être un « générateur puissant d’art turbulent ». Ces nouveaux artisans de la contre-culture, renouvelant le slogan Do it now, do it yourself,  inventent des pratiques artistiques visuelles et musicales spécifiques à destination des artistes marginalisés par le système de production, de présentation et de transmission de l’art. Turbulences dans les Balkans met en acte le besoin existentiel de ces artistes de penser le monde en le poétisant, de faire résonner un langage qui ne raisonnerait plus.  Un langage de la rupture à l’œuvre dans les photomontages d’Emir Sehanovic perpétuant la molybdomancie, un art divinatoire ancestral ou dans les dessins de Zoran Tanasic placardés dans différents lieux de la ville, faisant de l’espace public le théâtre éphémère de son récit personnel.

Les terres sauvages de l’art brut  nous interrogent  sur ce qui reste d’espoir aujourd’hui de renouer avec les forces créatives profondes. En riposte à la prison imaginaire dans laquelle le progressisme technologique nous détient depuis si longtemps, l’insoumission sensible de nos turbulents imagine de folles évasions. Ces artistes ne correspondraient-ils pas à la description nietzschéenne de l’homme du « gai savoir » : « Après avoir subi assez souvent naufrages et catastrophes », ils ont pu découvrir une autre compréhension de la réalité, « un monde […] démesurément riche en choses belles, étrangères, problématiques, terribles et divines »[1] .

Texte du catalogue de Martine Lusardy, directrice et commissaire de l’exposition

[1] Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, Paris : Flammarion, 1997, p. 351.


LES ARTISTES

L’ARCHIVISTE
BARBARIEN – Predrag MILICEVIC
Ion BÂRLADEANU dit Ion B.
Ilija BOSILJ BASICEVIC
Boris DEHELJAN
Aleksandar DENIC
Bojan DORDEVIC – dit Omca
Joca GERINGER
Vojislav JAKIC
Siljan JOSKIN
Dragan Gagac JOVANOVIC
Ljubisa JOVANOVIC « KENE »
Dragan MILIVOJEVIC
Vojkan MORAR
Budimir Pejak PEJAKOVIC
Nenad Dzoni RACKOVIC
Dragan “Magicni Cica” RADOVIC
Danijel SAVOVIC
Emir SEHANOVIC
Sava SEKULIC
Igor SOMONOVIC
Matija STANICIC
Ivana STANISAVLJEVIC
Milan STANISAVLJEVIC
Goran STOJCETOVIC
TANASIC Zoran par Ivan ZUPANC


LES PARTENAIRES

    

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TURBULENCES DANS LES BALKANS

Turbolenze balcaniche 
di Sarah Palermo,
Osservatorio Outisder Art, Primavera 2018 (n°15)

 


NAJA 21

Trublion d’un art contemporain légitime et prisé par le marché, la Halle Saint-Pierre accueille pendant quelques mois sous sa verrière Turbulences dans les Balkans. Un ensemble inédit d’œuvres pénétrées des tréfonds humains et des traumatismes de la dernière guerre en Europe.

Cliquez ci-dessous :

« Turbulences dans les Balkans » sous la Halle Saint-Pierre


TELERAMA Sortir
DE L’ART POINTU à la Halle Saint Pierre
Cette sculpture de Jimi Hendrix grandeur nature (1,80 m) pèse bien plus lourd que son modèle humain 200 kilos. Le poids des 4000 boulons, vis, écrous, tiges de métal qui la composent, sans parler des 40 kilos de fil de soudage pour assembler le tout. Boris Deheljan, artiste autodidacte serbe de 36 ans, passionne de rock et de mécanique, a mis six mois à réaliser son icône d’acier. Elle est exposée à la Halle Saint Pierre aux cotes d’autres exemples, très éclectiques, de l’art outsider des Balkans. Cet Hendrix, lui, symbolise, selon son créateur, un élan de liberté, «un souffle de rébellion nécessaire dans un monde asservi»
-S.Be.


La Halle Saint Pierre. Un lieu ouvert à l’altérité.
Bruts, singuliers, hors les normes, turbulents & Cie ont trouvé au cœur de Paris un lieu d’accueil dans une ancienne halle reconvertie. Dans ce cadre peu ordinaire, les expositions et la librairie valent toujours le déplacement.




TELERAMA SORTIR TT

Poursuivant ses découvertes de territoires méconnus aux frontières de l’art brut, la Halle Saint-Pierre nous conduit sur la bouillonnante scène des Balkans. Des générations d’artistes y ont inventé de nouvelles manières d’être au monde, intenses, chaotiques, étranges, parfois très sombres… Issues pour la plupart de collections serbes, les œuvres présentées illustrent l’éclectisme de ce champ esthétique depuis une cinquantaine d’années. Depuis les créations d’inspiration populaire d’un classique comme Bosilj (1895-1972) aux interventions urbaines de Zoran Tanasic, dessins au stylo à bille, piqués sur les arbres, en passant par les monstrueux papiers de Jakic (1932-2003). Une fenêtre entrouverte sur un monde où l’art se frotte au feu de la vie.

http://sortir.telerama.fr/evenements/expos/turbulences-dans-les-balkans,n4889789.php




Les formes agitées et déconcertantes de l’Apocalypse balkanique

par Gilbert Lascault

À la Halle Saint-Pierre, vingt-six créateurs des Balkans peignent, sculptent des formes agitées et déconcertantes, libres, angoissantes ou joyeuses. Elles expriment les fantasmes personnels, les mythes, les contes serbes, les croyances païennes ou chrétiennes, les cauchemars, les douleurs, des effets des dictatures et des guerres, les haines et l’espoir qui résiste.

« Fugacité belgradoise », par Dragan Radović Magični Čica (2016) © Coll. privée


Turbulences dans les Balkans
Une réelle découverte. (cliquez ici)
Froggy’s Delight – article et photos MM

 

Turbulences dans les Balkans


Les turbulences colorées des artistes des Balkans (clique ici)

La Halle Saint-Pierre, à Paris, présente jusqu’au 31 juillet 2018, l’exposition « Turbulences dans les Balkans ». L’occasion de découvrir une multitude d’artistes autodidactes, les « outsiders », qui n’obéissent à aucune lois graphiques, mais qui décrivent avec force et émotivité leur relation au monde. Visite.

Le blog de Thierry HAY


Jovanovic Dragan Gagac : Jour (détail), 2013. Acrylique sur toile, 5 x 2 m


La Halle Saint-Pierre présente une exposition d’art brut tournée vers les Balkans du 7 septembre 2017 au 31 juillet 2018. 26 artistes pour 200 œuvres: voilà donc un vaste projet, comme toujours présenté avec soin par le musée le plus intéressant du 18ème arrondissement.

Pour cette nouvelle exposition qui va durer une année entière (!), la Halle Saint-Pierre propose un voyage dans les Balkans (rappel : les Balkans désignent une région de l’Europe du Sud, entre l’Italie et la Turquie), que l’on découvre à travers une sélection d’artistes atypiques. Leurs œuvres disent autant du passé que du présent de cette très grande région, meurtrie par de nombreuses guerres.

Comment se construit-on dans un territoire marqué de cicatrices ? La réponse est ici donnée 200 fois, à travers des œuvres aux techniques très diverses, mais généralement riches de décennies de tradition.

Car s’il est impossible de distinguer un quelconque mouvement ou lien entre les artistes autre que géographique, chacun témoigne d’un intérêt pour l’authentique, pour l’intériorité : regarder vers soi, vers son héritage, pour mieux aller vers le monde – ou du moins pour penser une oeuvre artistique –, tel semble être le point commun des artistes de l’exposition. 

Aux confins de la folie et du délire, souvent les oeuvres s’approchent du rêve… Une très belle exposition !

en savoir plus sortiraparis.com


EXPO IN THE CITY-SEPT 17

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