Délicates sorcières

lecture / spectacle
Délicates sorcières
de François Dominique
Éditions Champ Vallon, 2017

Extraits lus par l’auteur
accompagné par les danseuses Nisrine et Marijo

Samedi 21 octobre 2017 à 15 heures- entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

Le Livre

Douze portraits de femme disent l’énigme réelle et sensible des figures féminines, la sorcellerie intime par laquelle ces figures ne cessent d’être absentes et présentes simultanément. D’Amina la petite fille malicieuse disparue trop tôt, à Kavira qui déroule sa mélopée envoûtante dans le métro parisien, en passant par la poétesse irakienne Nazik ou la belle Cécile aimée sur le carré Magique de Cruas, toutes ces figures féminines relevant à la fois du mythe, du rêve et du souvenir communiquent mystérieusement entre elles pour dessiner en creux une figure absente, peut-être la pièce manquante du puzzle …

Paru le 19 janvier 2017
12 x 19 cm, 160 pages
16 €
Disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre
Plus d’infos cliquez ici

Notice biographique


FRANÇOIS DOMINIQUE

est né à Paris en 1943. Poète, traducteur de l’allemand (Meckel, Häfner, Rilke), il est l’auteur de plusieurs essais ainsi que de romans et de récits publiés chez POL, au Mercure de France et plus récemment chez Verdier pour Solène (Mention spéciale du jury, Prix Wepler-Fondation La Poste 2011, Prix Littéraire Charles Brisset 2012) et La Chambre d’Iselle (2015).

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Marijo et Nisrine


Photo : Heko Köster (Hekography)

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Le Plancher de Jeannot

Le Plancher
Perrine Le Querrec
Éditions Les doigts dans la prose

Interprété par le comédien Ben Herbert Larue

Le spectacle sera précédé d’une intervention de Béatrice Steiner,
psychiatre, psychanalyste, qui resituera Jeannot et son plancher dans son contexte
historique et psychiatrique.

Dimanche 15 octobre 2017 à 15 heures

Tarif spectacle : 10€
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

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Le Livre

Jean, dit Jeannot, est né en France en 1939. Jean, dit Jeannot, a une biographie courte et accidentée. De ses années d’enfance à son engagement en Algérie, de la mort par pendaison de son père à sa claustration volontaire avec mère et sœur, Jean dit Jeannot va échapper à la raison et au monde réel.
En 1971 la mère meurt et les deux enfants, Jeannot et Paule, obtiennent l’autorisation de l’enterrer à l’intérieur de la maison.
Dès lors, Jeannot devient le plancher. Il se couche dessus, cesse de se nourrir, il a autre chose à faire : graver son réquisitoire, s’écrire à lui-même, creuser ses mots. Et y mourir, cinq mois plus tard.
Pour l’auteure, écrire Le Plancher, c’est côtoyer la folie au plus près, s’autoriser la débauche du mot brut, de la syntaxe, emprunter des chemins de réflexion et d’écriture
inédits, braver les interdits. C’est aussi donner un corps et une voix à celui dont chacun s’est détourné.

+ d’infos

Précision de l’auteure

Ma première rencontre avec le plancher de Jeannot date de 2005, à la bibliothèque François Mitterrand. Hall Est, ce n’est pas le silence qui m’accueille, mais une clameur, un hurlement. Le plancher se dresse dans la lumière, trois surfaces creusées, martelées, saignées à blanc. Je m’approche, aucune paroi ne me sépare de lui, inutile de lever la tête, il est là, devant moi, attaque ma rétine, mon système nerveux, je lis, ne comprends pas, me perds, j’entends les coups, je vois Jeannot sans même encore connaître son histoire, je vois Artaud crever la page d’écriture de son marteau. Je rencontre Jeannot l’Écrivain. Plus tard, le plancher est démonté, exposé dans plusieurs lieux d’art brut, c’est Jeannot l’Artiste. Encore plus tard, le laboratoire pharmaceutique qui l’a acquis le dévoile aux représentants comme avertissement si l’on ne consomme pas ses médicaments, c’est Jeannot le Schizophrène. Depuis plusieurs années le plancher est visible rue Cabanis, contre un mur de l’hôpital Sainte-Anne. Mal exposé, mal conservé, il attend depuis 3 ans une salle qui doit lui être consacrée. C’est Jeannot le Coupable, celui qui encombre, la société, les mémoires, ce sont ceux dont on se détourne, ce sont les lits supprimés des hôpitaux psychiatriques, ce sont les SDF abandonnés, les malades abusivement enfermés en prison, tous les fragiles, les différents, les marginaux, les furieux –

Perrine Le Querrec est une auteure vivante. Elle écrit dans les phares, sur les planchers, dans les maisons closes, les hôpitaux psychiatriques. Et dans les bibliothèques où elle recherche archives, images, mémoires et instants perdus. Dès que possible, elle croise ses mots avec des artistes, photographes, plasticiens, comédiens.

Depuis ses premiers pas dans l’écriture, Ben Herbert Larue, fondateur de la Cie Ô Clair de Plume et du groupe Nouvelle Nocturne, n’a cessé de défendre « l’émotion par les mots », qu’ils soient chantés, murmurés ou déclamés, sur scène ou dans la rue. Il prête son corps et sa voix pour nous offrir avec force ses « mots passants », multipliant les tons et les discours autour d’un imaginaire musical et théâtral qui renvoie sans cesse vers l’ailleurs.

 

 

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