La librairie FMR

Les Éternels FMR
5 décembre 2016 – 2 janvier 2017
Halle Saint Pierre – Galerie (entrée libre)

HORAIRES
du lundi au vendredi de 11 h à 19 h, le samedi de 11 h à 19 h, le dimanche de 12 h à 18 h
Fermeture à 16 h le 24 et le 31 décembre. Fermeture complète le 25 décembre et le 1er janvier.

La librairie FMR se tient deux fois par an, au printemps et en hiver, à la Halle Saint Pierre.
Outre la production de plus de soixante éditeurs peu présents en librairie,elle propose également des e
xpositions et des événements.

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Les éternels FMR proposent, le temps des fêtes, du 5 décembre au 2 janvier, un échantillon de la production de 65 éditeurs alternatifs, pas ou peu visibles en librairie. Des livres rares et précieux, tous conçus dans une démarche artisanale et se singularisant par leurs texte et par leur forme.

Les éternels FMR seront accompagnés d’une exposition reprenant le travail graphique présent dans certains ouvrages. Pour cette édition, c’est la graveuse Sarah d’Haeyer et la plasticienne Bérengère Vallet qui seront mises en valeur.

Éditeurs invités

Al Manar – Alain Beaulet – Anacaona – Anacharsis – Anamosa – Antidata – Asphalte –
La Barque – Belleville éditions – Black Herald Press- Carobella – Carnets du dessert de Lune – La Cerise – Chemin de fer – La Clef d’Argent – CMDE – Les Contrebandiers –
La Dernière goutte – Dread éditions – Dystopia/Scylla – L’Échappée – Entremonde – Fanlac – Fondeurs de briques – Le Grand Os – Les Grands Champs – H’artpon – Ici même – Impeccables – Jean-Michel Place – Kanjil – Kilowatt – Librairie Elisabeth Brunet –
L’or des fous – Lunatiques – Manucius – Marguerite Waknine – Murmure – Nada – Obriart – Passager Clandestin – Passages piétons – Portrait – Prairial – La Renarde Rouge –
Les Rêveurs – Rougerie – Rue de l’Echiquier – Rue des Cascades – Rue des promenades – Séquences – Signes et balises – Sonneur – Le Temps des Cerises – Toro éditions –
Un Thé chez les fous – Vedrana – Ver à soie – Ville brûle – Visage Vert – Xérographes –
Yvette et Paulette.

Événements

Vendredi 16 décembre 16h00
– Carte blanche aux éditions L’Or des Fous:

– Présentation de la maison d’édition

– Projection du film L’Autre Côté, d’Isabelle Bourgueil.
Dans une petite ville des Cévennes, les plaques de la « rue de l’Industrie » ont disparu, ce qui n’empêche pas les courriers d’arriver à cette adresse. D’un côté de la rue, le chantier d’un nouveau « Musée d’Arts et traditions populaires », restauration d’une ancienne filature de soie, où les ouvriers parlent des changements des conditions de travail. De l’autre, une cité HLM dégradée, où les résidents forment un peuple pauvre et disparate. Un mur les sépare.

– Lecture du poème Sentinelle par Dominique Dou.

Isabelle Bourgueil dirige une maison d’édition en sciences humaines et sociales et littérature, L’or des fous éditeur. Elle se prend au jeu du cinéma quand elle anime des ateliers cinéma pour de jeunes adolescents avec des amis réalisateur et monteur. Un collectif réalise deux courts dans un cadre associatif, le premier en 2014 Le Bonheur au lit et à la ligne (8 minutes) et le deuxième en 2015 By the way somos todos cousins (27 minutes). De novembre 2015 à février 2016, elle suit les cours du Master 2 pro réalisation film documentaire de création à Lasalle (30), partenariat entre la commune de Lasalle, l’université Paul Valéry Montpellier 3 et Ateliers Varan Paris. L’autre côté est le film de fin d’études.

 

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Marc Bourlier

Marc BOURLIER

exposition du 5 novembre au 4 décembre 2016
Vernissage le jeudi 17 novembre de 18h à 21h – entrée libre

Halle Saint Pierre – à la Galerie

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*

MONSTRE VA !
MARC BOURLIER, L’HOMME DES BOIS : INTIMITÉ DU DEHORS.

 » On me demande parfois ce que je nomme présence. Je répondrai : c’est comme si rien de ce que nous rencontrons  n’était laissé au-dehors de l’attention de nos sens « 
(René Quinon)

Le peintre de Lascaux disposait de symboles et de mythes accumulés pendant des millénaires de gestation, l’artiste d’aujourd’hui ne possède que les débris calcinés d’un monde en régression qui forment pourtant le seul aperçu sur le futur très provisoire. C’est justement parce que notre futur est de plus en plus provisoire et dérisoire que   le travail  de Bourlier se frotte de plus en plus à des « lambeaux »   mais vers une sorte d’utopie de la vision. D’où la nécessité de cet échange entre la matière et l’image ainsi  que l’intensité d’une attention aux choses et au corps. Et ce par ce qui devient – des taches primaires jusqu’à la sculpture  primitive – une « méthode » de construction du réel qui fait abstraction naturellement des idées reçues et de toutes conventions. Il y a donc chez l’artiste diverses manières de mettre à nu le corps en des matières brutes qui en deviennent les opératrices et  la possibilité « expérimentale » de questionner le réel comme retourné.

C’est la seule chose que l’art peut envisager sans avoir nécessairement recours à des références explicites : l’être est un spectre et c’est  donc bien en tant que spectre, qui nous voit  sans être vu, qu’il doit être pris, qu’il doit être vu. Et pour rendre compte de cette spectralité, il faut sans doute ce passage, ce transfuge comme si l’artiste né à Saigon, et qui passa ensuite sa jeunesse entre l’Afrique, l’Amérique du sud, l’Asie à nouveau  était prédestiné à fabriquer d’étranges réincarnations après tant de lieux traversés et qui ont formé sont goût  pour la couleur. C’est d’ailleurs ce qu’a affirmé l’artiste admirateur de Calder, Miro, Braque et Léger lorsqu’il se décida de s’engager dans l’art comme en un sacerdoce.

Iris Clert, la première, a montré ses  » taches  » et ses recherches sur l’infini de la tache dont au début de sa carrière il dirigeait la matière liquide pour lui donner quelque vraisemblance, pour lui donner visages et surtout identités avant que ces silhouettes insolentes et sans âge s’évanouissent pour donner une incroyable série de figures de stars, imaginaires avant de les abandonner pour amorcer un long  travail sur carton ondulé : se succèdent ainsi les  » microsillons  » et les  » pictogrammes  » comme autant de signes insouciants et joyeux.

Mais c’est en 1995,  lorsque son regard fut capté sur une plage normande par le premier de ces mystérieux petits bois flottés que la mer avait déposé qu’une étape capitale de son travail commence : soudain Boulier n’est plus peintre, il devient sculpteur.

Se centrant toujours sur l’élément humain, la géométrie de l’espace permet des assemblages de myriades de petits bonshommes, sagement ordonnancés dans des tableaux où la matière se donne à toucher, où les aspérités du bois  donnent à elles seules l’idée des couleurs. A ce stade de sa recherche on peut même affirmer que l’artiste n’est ni tout à fait sculpteur, ni tout à fait peintre mais plus au sein de cet univers aussi plastique que mental dans lequel il navigue tel un Gulliver au milieu de ses lilliputiens. Ces derniers d’ailleurs s’enhardissent de plus en plus et semblent s’échapper, se dégager des sortes de bas relief où l' »artiste voulait les confiner. Mais il faut bien, à ce titre et à mesure que l’¦œuvre avance, parler d’art brut plus que d' »art pauvre, bref d’un art où Bourlier intervient le moins possible en une sorte de minimalisme opératique. Une légère scarification par-ci, un point de creusement par-là et soudain surgissent des ¦œuvres à part entières mais entièrement à part jusqu’à l’émergence de sa série des  bâtons de fécondité qui magnifie ses petits êtres qui nous ressemblent tant. Le créateur les métamorphose en prophètes d’abondance dans une tradition héritée  des arts premiers d’Afrique.

Les sculptures de l’artiste se révèlent comme des pièges à émotions comme le sont celles de Boltanski ou de Louise Bourgeois  qui d’ailleurs ne sont pas sans parentés avec celles d’un artiste qui pousse cependant plus loin la dérision et la sidération.  La force d’inertie de ces  » monstres  » ne peut que susciter des interrogations qui dépassent le pur plaisir  esthétique. En conséquence, l’artiste aura réussi à travers les explorations de ses propres fantasmes sinon à nous les faire partager, du moins à nous les rendre obsédants dans une transgression de l’image : là où beaucoup joue de la pléthore qui engraisse, l’artiste va vers une sorte d’effacement.

L’artiste projette des visions qui ouvrent à une sorte d’universalité. Elle marque une obsession, une hantise de l’entrave dont le créateur veut libérer ses figurines comme s’il voulait réparer le trauma d’une scène plus ou moins primitive, répulsive mais attirante voire attractive et qui  a pu entraîner d’abord une pulsion vers un lieu d’enfermement, d’impossible séparation. De telles figures restent sans doute nécessaires pour penser l’être, son rapport à l’autre, au monde. Et la force d’ironie et d’outrance qu’elles contiennent et concentrent dans leur simplicité fait vite se gercer le rire sur les lèvres du spectateur. Une sensation quasi tactile le saisit là où Bourlier joue sur la juxtaposition de deux registres opposés : la jubilation et ce qu’il faut bien appeler par son nom : le tragique, un tragique de situation. Aussi, ce que, à l’origine, ses ¦œuvres laissaient entendre, apparaître, percevoir (la confusion des corps) est remplacé  par leur procession lente où demeurent l’attirance, la  fascination que les « sculptures » les plus récentes provoquent à travers leurs formes phalliques : à savoir  une levée du désir.

J-P Gavard-Perret

 

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Davide Cicolani

Davide CICOLANI

exposition du 05 novembre au 04 décembre 2016
Vernissage le jeudi 17 novembre 2016 de 18h à 21h – entrée libre
Halle Saint Pierre – à la Galerie

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Davide Cicolani, est né à San Felice Circeo, située à 98 km de Rome, fameuse pour être le lieu où la sorcière Circé avait sa grotte. Brut, Outsider, singulier, hors norme, Davide Cicolani est tout cela à la fois, mais surtout un esprit rebelle, libre.

Il crée depuis toujours, sans trêve et sans avoir jamais fréquenté une école de dessin. Son art est pour  lui comme une forme de libération, d’évasion mais en même temps l’unique voie praticable, une nouvelle prison.

+ d’infos

 

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Pierre Caran

EXPOSITION

Pierre CARAN
du 31 octobre au 4 décembre 2016

à la Librairie de la  Halle Saint Pierre
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DEDICACE
« Pierre Caran »
Samedi 5 novembre à 15H30 – entrée libre

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Le livre « Pierre Caran » montre une centaine de créations
accompagnées de textes provenant de ses carnets.

Préface de Valère Novarina,
Texte de Emmanuel Boussuge,
Poème de Michel Butor

Livre réalisé par Thérèse Joly, photographe
et Francisco Araya, mise en page

Halle Saint Pierre – à la Librairie

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LES DEUX VIES DE PIERRE CARAN (1940-2008) 

Né au Havre il vit en famille à Cervens puis à Thonon-les-Bains en Haute-Savoie où depuis 1969 il exerce au sein de la Maison des Arts puis comme directeur de la Médiathèque des actions culturelles très importantes, organise des manifestations mémorables (rencontres littéraires, expositions artistiques, festival de cinéma indépendant) qui irradient dans toute la région Rhône-Alpes et au-delà, tisse des liens avec d’autres structures pour de multiples collaborations.

En l’an 2000 atteint d’une grave maladie, sous l’effet de la douleur, des traitements intrusifs, dévastateurs et un changement psychologique radical, il s’éloigne progressivement de toute vie active pour, dès l’année 2003, plus atteint encore se réfugier dans un monde très fermé, de substitution, de survie et créer avec acharnement, force et détermination, une œuvre singulière, inattendue, très loin des codes et repères qu’il possédait avant sa maladie. Cette œuvre est réalisée à partir d’un amas hétéroclite de bois, pierres et multiples objets ramassés inlassablement lors de ses nombreuses sorties en solitaire, dans le but de leur donner une nouvelle existence telle une mise en scène tragi-comique, provoquant une confrontation homme/animal. Parmi ses sculptures, ses bas reliefs, la peinture occupe également une place importante dans ses créations d’un autre monde. Épuise c’est avec des dessins qu’il incarne la mort.

Enfermé, interdisant tout accès à son atelier, c’est après sa disparition le 15 juillet 2008 que l’on a découvert l’ampleur de ses créations

 

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Turak

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michel laubu / emilie hufnage

Kayak’ArMen
Une exposition en dialogue avec notre spectacle
Une cArMen en Turakie
du 17 septembre au 31 octobre 2016
Halle Saint Pierre – à la Galerie
ouvert tous les jours / entrée libre

+

« Expédition en Turakie »
Spectacle-impromptu
suivi d’une dédicace du livre
« En Cyclo-Pédie à travers la Turakie »
Dimanche 16 octobre 2016 à 15h
Halle Saint Pierre – à l’auditorium (entrée libre)

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Mot des auteurs
Nos expositions nous permettent de jeter des passerelles vers d’autres lieux que les théâtres (musées, médiathèques, etc.) et donc de croiser des visiteurs qui ne sont pas forcément des spectateurs habituels.
Kayak’ArMen est donc une exposition en dialogue avec notre spectacle Une cArMen en Turakie, une mise en espace, une installation pour décliner les rapports amoureux.
Le phare Ar-Men (au large de l’île de Sein) nous a inspiré l’idée de situer la mise en scène de ce spectacle dans un univers marin.
Une Carmen des fonds marins ? Carmen, une sirène ?
Imaginez une série de kayaks, totems poétiques habités par nos «drôles de gens» de Turakie ; de petites histoires inspirées d’observations sur le comportement amoureux en milieu aquatique.
Des actions artistiques à l’intérieur de cette exposition sont possibles : inauguration, visites décalées, impromptus, vraies-fausses conférences, etc.

+ d’infos
Téléchargez le dossier de presse ici

Expo Turak, Kayak’ArMen_Photos Romain Etienne


 

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