Nick Blinko

NICK BLINKO – 11 avril / 18 mai 2013
dans le cadre du festival Sonic Protest

Vernissage jeudi 11 avril de 18h30 à 21h
avec :
concert : MICRO_PENIS [France]
performance : “ALERTE” par Thierry Madiot

Halle Saint Pierre – Galerie (entrée libre)

Chanteur, guitariste, écrivain, figure importante du mouvement anarcho-punk et illustrateur hors norme, Nick Blinko expose ses dessins obsessionnels et magnifiquement macabres.

L’exposition
L’exposition des œuvres de Nick Blinko présentée par Sonic Protest dans le cadre de l’exposition HEY! modern art & pop culture/Part II à la Halle Saint-Pierre, regroupe dix-huit dessins originaux provenant du livre Vision of pope Adrian 37th édité par Coptic Cat, ainsi qu’une quarantaine de dessins à l’encre de formats différents issus de la collection Henry BOXER (Londres), et les pochettes des disques du groupe Rudimentary Peni.

Le soir du vernissage
concert de Micro_Penis, groupe mulhousien formé de Sébastien Borgo, Alexandre Kittel, François Heyer et Claude Spenlehauer, et ’“Alerte”, une performance basée sur des modulations en anneaux acoustiques pour trombone et sirène aérienne par Thierry Madiot.

 

Franq de Quengo présente Nick Blinko dans la cadre du festival Sonic Protest

 

 

A l’occasion du Festival Sonic Protest la Halle Saint Pierre est heureuse d’accueillir les dessins de Nick Blinko et les musiciens de Micro-Penis et Thierry Madiot. Un grand merci aux organisateurs Franq de Quengo et son équipe et à Denis Lavaud.

Images du vernissage

Nick Blinko

Nick Blinko est né en 1961.Il vit dans une petite ville proche de Londres. Son parcours artistique débute dès l’enfance quand il commence à créer des blasons pour ses poupées, et exécute des copies des miniatures élisabéthaines.
Productions innombrables jusqu’aux dessins du milieu des années 80 qu’il exécute durant quatre à huit heures par jour, assis en tailleur sur son lit dans un état de mélancolie presque hypnotique. Défini comme « schizo-affectif », Nick Blinko fait plusieurs séjours dans des hôpitaux psychiatriques  A huit ans il tente une première fois de se suicider :«  Il y eut des déclencheurs. Je lisais l’autobiographie de Diane Arbus et, en même temps , Krishnamurti et les Portes de la perception de Aldous Huxley, parfois en alternant une phrase de chaque. » (« There were triggers. I was reading Diane Arbus’ autobiography and I was reading Krishnamurti and Aldous Huxley’s Doors of Perception at the same time – alternately, one sentence from each »). La seconde fois il a vingt-six ans : « J’étais terriblement insatisfait par rapport à la création. Je ne pouvais pas me concentrer. J’avais prévu de louer un lieu à Londres et d’y exposer mes œuvres en expliquant pourquoi je mettais fin à ma vie. » (« an immense frustration with the art drove me to it. I couldn’t get my concentration. I planned to hire a place in London and have an exhibition of my pictures to explain why I was taking my life »). En 1994 Nick Blinko expose pour la première fois lors d’une exposition organisée par la  National Schizophrenia Fellowship.

L’œuvre de Blinko est obsédée par le religieux et le macabre qui forment, comme il l’affirme lui-même, une bonne partie de sa personnalité. Ses dessins obsessionnels sont réalisés avec un souci fanatique du détail et une extrême finesse. Ces compositions surpeuplées de personnages et de symboles (monstres minuscules, diables cornus, crânes , poupées fracassées…) proviennent de l’imagerie de base du fantastique et du macabre et ne sont pas sans rappeler l’iconographie vaudou .

Nick Blinko fait partie des artistes de La Collection de l’Art Brut (Lausanne), ainsi que de l’Outsider Collection and Archives (Londres). En 2005, les travaux de Nick Blinko ont été montrés dans l’exposition  “ Écriture en délire ”. A la suite de La Collection de l’Art Brut, l’exposition a été montrée au Musée de la Halle Saint-Pierre à Paris, ainsi qu’en Belgique au Museum Dr Guislain à Gand. Parmis les autres artistes hors normes figurant dans l’exposition, on retrouvait les grandes figures de l’art brut : Aloise, Carlo, Adolf Wölfli ou encore Henry Darger. Certains de ses dessins ont également été présentés dans l’exposition “ Entartete Kunst ” à Portland, Oregon en juin 2009.

Nick Blinko exprime également ses obsessions dans la musique et l’écriture. Chanteur et guitariste du groupe anglais punk Rudimentary Peni, il écrit en 1995 The Primal Screamer, roman semi autobiographique qui raconte la longue convalescence d’un jeune homme suicidaire dans le milieu punk anarchiste.

Nick Blinko est aujourd’hui représenté par la Galerie Henry Boxer, UK

 ***

Micro_Penis est  un groupe mulhousien formé de Sébastien Borgo, Alexandre Kittel, François Heyer et Claude Spenlehauer.
Musique sans pincettes et sans détours, la production sonore du groupe (à base de voix, électronique, objets, sax, trombone, trompe, percussions) navigue entre vociférations paranoïaques, troubles digestifs et masturbation instrumentale de la main gauche. Au total, pas mal de boucan avec trois bouts de ficelle, tirant à l’occasion vers la no-wave la plus glauque, l’impro lobotomisée ou l’indus claustrophobe. De l’obscur, du moite, du malsain et finalement un hymne à l’art brut aussi bancal qu’il se doit. A écouter avec ou sans barbituriques.

Thierry Madiot  Alerte (Performance)
Il réalise ici avec Alerte une performance à base de modulation en anneaux acoustiques  pour trombone et sirène aérienne. Un glissando hypnotique crée ainsi un long crescendo / decrescendo qui n’est pas sans rappeler la pièce “Wind Shadows” du compositeur minimaliste Alvin Lucier.

***

Sonic Protest 2013
Cette année, le festival propose sur 10 jours plus de 50 concerts, dans 11 villes en France, Suisse et Belgique, cinq jours d’expositions et quatre évènements en entrée libre. Un panorama subjectif et non exhaustif des musiques expérimentales et des pratiques plastiques qui y sont associées. Premiers concerts en France pour : The Dead C, Torturing Nurse, Ursula Bogner, Palais Schaumburg, Mecanation (Pierre Bastien & One Man Nation), Marc Hurtado with Vomir et Gravetemple !
Au programme aussi : une performance inédite de The Red Krayola en exclusivité européenne, plusieurs projets avec Thierry Madiot, une collaboration Cheveu feat. Xavier Klaine (Winter Family), et une quinzaine d’autres concerts hors-normes parmi lesquels Cut Hands, Les ReinesProchaines, Frédéric Le Junter, Computer Pipa (Kink Gong et Li Dai Guo), René Zosso & Anne Osnowycz, Flo Kaufmann ou Micro_ Penis.
En première partie du festival, Sonic Protest propose une série d’expositions et d’installations, en accès libre. Outre l’exposition Nick Blinko, le festival investit, du 12 au 15 avril, la Générale du Nord-Est avec trois installations sonores et/ou vidéo : Corpus (Art Of Failure), You Are The Listener (Thierry Madiot) et CCrash Tv (Jérôme Fino & Yann Leguay).

www.sonicprotest.com
Franq De Quengo : 07 81 49 96 02
sonicprotest@free.fr

 

 

CIOU

CIOU
exposition du 04/06/2013 au 07/07/2013
vernissage jeudi 6 juin de 18h30 à 21h

Halle Saint Pierre – Galerie (entrée libre)

 ***

CIOU est née à Toulouse en 1981. Elle vit et travaille dans sa ville natale après avoir vécu à Bruxelles et Paris.

CIOU a su se faire une place de choix dans le milieu du pop art contemporain et du lowbrow. Sa première grande exposition collective “cute and scary” a eu lieu en 2004, à New York, à la galerie Flux Factory. L’internationale lui ouvre rapidement les frontières.

Elle expose  à Amsterdam à la galerie Kochxbos ,puis à Paris, Barcelone, Bruxelles, en Californie, à Portland, à Rome, Berlin ainsi qu’à Seattle pour sa première exposition personnelle  américaine  “Mysterious flowers” à la galerie Roq la Rue en 2010 et plus récemment  à la galerie Mondo bizarro pour son exposition personnelle “Necro Kawaï ” en 2012 à Rome. Ces influences sont nombreuses , on y trouve aussi bien le vintage américain des années 30 au années 70 que le baroque européen et le style victorien  ; mais Ciou est avant tout passionnée par l’art  contemporain et traditionnel japonais.  Sa technique mixte est constituée de collages de livres anciens tels que dictionnaires, manuels de sciences naturelles ,d’anatomie et de médecine ,d’encre et d’acrylique . Son style se caractérise par des lignes d’une grande force expressive qui combinées à de puissantes couleurs créent son style reconnaissable entre tous.

Ciou crée sa propre cosmologie “necro kawaï” autour d’ensorcelantes danseuses burlesques, leurs étranges compagnons.

Ces travaux récents sont remplis d’arborescences aux couleurs psychédéliques comme un exutoire a ces  lignes noires obsessionnelles. Les œuvres de Ciou mêlent subtilement onirisme et cauchemars, un univers merveilleusement acide.

 

 

Murielle BELIN + Mr DJUB

Murielle Belin - Odette

Mr Djub - Colonne

 

 

 

 

 

 

 

 

Murielle BELIN + Mr DJUB

exposition du 25 février au 6 avril 2013

dans le cadre de l’exposition au musée
Hey! modern art & pop culture
, part 2

Halle Saint Pierre – Galerie
ouvert tous les jours – entrée libre

Murielle BELIN

Née en 1976, Murielle Belin vit et travaille près de Nancy. Elle fréquente des ateliers d’artistes, dès l’âge de 10 ans (peintres, marionnettiste prestidigitateur, sculpteur, poètes), s’intéresse à la restauration de tableau avant de décider en 2002 de se consacrer entièrement à la création.

Son univers sombre et sensible est principalement inspiré d’iconographies anciennes (peintures d’anatomie, bestiaires de tous âges, imageries religieuses ou scientifiques). Elle porte un intérêt particulier pour les techniques artistiques classiques comme la peinture à l’huile sur bois, l’argile ou la gravure, … et des techniques à la marge comme la taxidermie et le papier roulé.

Entre art singulier, art visionnaire et surréalisme, les objets qui sortent de l’atelier de Murielle Belin, sont confectionnés avec patience et minutie. Ils relèvent d’un brassage spontané et instinctif entre art savant et imagerie populaire, qui laisse parfois poindre, sous les paysages et les personnages torturés, un certain cynisme et un humour discret.

 

Mr DJUB - Lapin atomique

Mr DJUB

« J’ai réalisé mon premier collage en 1983. J’avais 14ans, j’étais punk, je faisais des fanzines. Une époque où l’on fabriquait toutes les maquettes de manière traditionnelle… En France, l’héritage punk et situationniste était très ancré. Si le collage était une pratique naturelle, il était aussi politique, dans l’idée du slogan. Le collage a une histoire fascinante. Certains remontent à Jean Charles Dufresny au XVIII siècle. Pour ce qui me concerne, lorsque je tire le fil, je suis d’abord avec Braque & Picasso quand le Cubisme utilisait cette pratique pour créer des espaces, des plans supplémentaires. Puis, je suis avec les Dadaïstes Raoul Hausmann, Hannah Hoch ou John Heartfield, avec les Surréalistes aussi et particulièrement avec Max Ernst. C’est à cette période précise que je suis le plus attaché. Ensuite, j’aime la façon dont les gens d’Art Brut ont fait évoluer les choses en combinant les techniques, passant du papier aux objets pour se raconter. Le collage est plus une pratique commune qu’un mouvement à proprement parlé. Par contre, il y a un état d’esprit commun à beaucoup de collagistes : le stakhanovisme de l’affaire. Ce sont tous des furieux du scalpel pour faire ressurgir un matériel étranger et modifier son sens, l’art du détournement, de la réinterprétation. Et le vrai truc là-dedans reste jusqu’où tu es capable de t’y inscrire… Je crois aussi qu’il faut savoir distinguer les collagistes des addicts de l’ordi et de l’assemblage pixellisé. Un des avantages du collage, c’est justement son manque de repère. En ce sens, aucun dogme n’enferme sa pratique, il n’a donc pas d’école définie. Ernst disait : « si ce sont les plumes qui font le plumage, ce n’est pas la colle qui fait le collage ». En Art, rien ne peut se résumer à une technique. »

Mr Djub vit et travaille à Paris. Livre « Les Mondes Promis » – Illustrations Mr Dlub / Textes Rosita Warlock (Editions Rackham)

 

Véronique Dorey

Véronique DOREY

« Bestiaire enchanté »
série de peintures sur bois

exposition du 24 janvier au 24 février 2013

Halle Saint Pierre – Galerie du bas
entrée libre

 

Véronique DOREY

Coloriste très demandée dans le milieu de la bande dessinée – elle a notamment œuvré sous le pseudonyme Ruby pour certains albums de Nicolas de Crécy ou « Le roi des mouches » du duo Mezzo / Pirus – Véronique Dorey cachait dans ses cartons à dessins d’hallucinantes pépites graphiques. A la faveur d’une première exposition avec Arts Factory en mai 2005, ses minutieuses acryliques sur papier sont enfin sorties de l’atelier, révélant un travail diabolique de précision.

Puisant les bases de son univers singulier dans la nostalgie des jouets de son enfance, Véronique Dorey a créé au début des années 90 une suite d’images autour de bébés surdoués, conducteurs de bolides et de Dinky Toys en tout genre. Suivront les couples légèrement névrosés de la série « A time for love » où, sous l’apparente tranquillité d’un univers détournant habilement les codes de l’american way of life, peut parfois surgir un humour noir des plus féroce.

Niché quelque part entre Chris Ware, Trevor Brown et l’âge d’or de l’illustration publicitaire – l’aspect délicieusement suranné de ses compositions est renforcé par un jeu de typographies entièrement «fait main», venu au fil des années légender les saynètes de son petit théâtre en technicolor.

Après une participation remarquée à l’exposition « Hey ! modern art & pop culture » en 2011, Véronique Dorey est de retour à la Halle Saint Pierre pour présenter le « Bestiaire enchanté ». Une toute nouvelle série de peintures sur bois, où d’évanescentes demoiselles apprivoisent animaux et créatures chimériques dans les méandres d’un Eden féerique.

Courtesy ArtsFactory

 

HEY! à la Galerie

Kate Clark - UntitledA l’occasion de l’exposition
HEY! modern art & pop culture/part II

25/01/ – 23/08 2013
la Halle Saint Pierre accueille de jeunes artistes sélectionnés par Anne & Julien
dans la « galerie du bas »

Un nouvel accrochage d’un jeune talent tous les mois et demi

Halle Saint Pierre – Galerie
entrée libre


 

VÉRONIQUE DOREY - 24 janvier / 24 février

MURIELLE BELIN + Mr DJUB – 25 février / 6 avril

NICK BLINKO– 11 avril / 18 mai
(en association avec Sonic Protest)

CIOU – 4 juin / 7 juillet

NADIA VALENTINE – 8 juillet / 24 aout