Little Tulip

little-tulip-tome-1-little-tulipExposition du 4 au 23 novembre
A l’occasion de la sorite du nouvel album

Little Tulip

de François Boucq
scénarisé par Jérôme Charyn
aux Éditions du Lombard

Vernissage jeudi 6 novembre en présence de l’artiste

17h30 : signature en avant première du nouvel album
18h30 : rencontre avec François Boucq et Jérôme Pierrat
autour du dessin et du tatouage


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François Boucq
et Jérôme Charyn

Halle Saint Pierre – Galerie (entrée libre)
ouvert tous les jours

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Emprisonné en même temps que ses parents, c’est à l’âge de sept ans que Pavel a découvert l’enfer du goulag. Séparé des siens, il a dû apprendre à survivre seul. Quelques années plus tard, il connaît bien les règles qui régissent son univers: la violence permanente, l’incurie des gardiens, la toute-puissance des chefs de gangs,… Il sait que s’adapter et s’endurcir ne suffisent pas. Grâce à ses talents de tatoueur, il obtient la protection de Kiril la Baleine, le plus cruel des caïds. Mais s’allier avec le diable a toujours un prix…

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Alain Signori

4

Alain SIGNORI

exposition du 24 novembre au 14 décembre
Vernissage le jeudi 4 décembre de 18h à 21h

Halle saint Pierre – Galerie (entrée libre)
tous les jours

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Alain Signori est né en 1962 à Paris.
Depuis quelques années, il vit et travaille en Ardèche, dans le Sud de la France.
Peintre dans l’âme, il travaille aussi d’autres matériaux tels que la ferraille, le bois, les vieux papiers, rebus de notre société dont il fait des assemblages légers et joyeux.

Le monde est vaste et les détritus ne manquent pas. Me voilà, moi et mes sacs, récupérateur obsessionnel de ferraille rouillée, « cloch’art. » La caverne est là et je la vide, cherchant et espérant trouver la rareté magnifique. Ça y est, elle était cachée sous une planche que j’hésitais à soulever, elle ne brille pas et pourtant elle est belle, c’est le joyau de mes trouvailles ; les efforts sont toujours récompensés.

Voilà déjà trois ou quatre heures que je cherche, soulève, démonte et récupère. Parfois, je ne fais le tri qu’une fois à l’atelier. La voiture est chargée, le pare-choc arrière touche presque le sol. Les automobilistes me haïssent, ma voiture est moche. Avec ce fatras dans le coffre et mes habits rouillés je suis suspect.

Je rigole et me dirige vers mon antre, les jours prochains sont prometteurs, la chasse a été bonne. Là, je dépose mon butin et le contemple comme un trésor. Je suis heureux, ma grotte contient quelques tonnes de plus. Au poids je ne suis pas très riche, mais demain peut-être…

Extrait d’Alain Signori, Rassemblages

en savoir plus : http://www.alainsignori.net/

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Alain Signori a été présenté par le musée de la Halle Saint Pierre lors de la “Outsider Art Fair 2014″ à Paris, du 23 au 26 Octobre 2014. 

“Je remercie Jean-Claude Millet, qui est à l’initiative de ce très bel ouvrage. Il est la combinaison de poèmes, écrits par Jean-Claude, et de mes dessins, de la série “têtes”, qui convergent l’un vers l’autre…”

Cet ouvrage sera disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre.

 

 

 

 

NUMA RODA-GIL

Installation GIGER - BURGERInstallation “Giger-Burger”, 87 / 32 / 62 cm – Plastique et fleurs séchées – 2008
Photo Zoé Forget – HEY ! Modern Art & Pop Culture Part II – Halle Saint Pierre Paris 2013


SUPERMARKET SAFARI

19 septembre – 12 octobre 2014
Vernissage le jeudi 25 septembre 18h – 21h

Halle Saint Pierre – Galerie
entrée libre

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Présentées dans le cadre de l’exposition “HEY ! Modern Art & Pop Culture/ Part II” les installations de Numa Roda-Gil reviennent à la galerie de la Halle St Pierre.

Accumulations de jouets et fleurs séchées, ces installations racontent des histoires liées à l’univers de la Culture Underground. Comics, Cinéma, publicité, petits soldats anonymes et “monstres sacrés”, elles enferment des parcelles de vie. Fruit d’une recherche constante d’objets divers, ces installations rendent un hommage assumé à ce que d’aucuns appellent les “Arts et Traditions populaires”. Une seule règle : jamais deux objets identiques.

Avec ses peintures, Numa Roda-Gil se place dans la même logique : S’approprier les icônes modernes pour leur donner une “nouvelle vie”. Gouaches sur papier kraft, elles s’inspirent tout autant de peintures murales de cinéma d’antan que de “Nose Art” de bombardiers ou de devantures de boutiques Africaines.

Le Supermarket Safari est un “trip”. Une ballade parmi les idoles de plastique et de celluloïd qui peuplent l’imaginaire de tous. Un patchwork de références et d’influences qui crée un monde à part ou chacun peut retrouver une partie de lui même.

www.numaroda-gil.com
facebook : Numa Roda-Gil

MONSTERS - Copie - Copie
Remco Monsters, 50 / 170 cm – Gouache sur kraft – 2013

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Notice biographique

Numa Roda-Gil est né en 1966
Plongé dès son enfance dans un univers Rock’n’Roll, il assiste très jeune à l’explosion de la scène Punk avec ses innombrables concerts parisiens.

Au début des années 80, il organise les soirées « Acid Rendez Vous » en club.

Après deux ans d’atelier de préparation aux Arts Décoratifs, il bifurque vers la télévision ou il réalise des émissions pour la jeunesse autour du Cinéma Bis et de la Culture Z.

Cofondateur de la librairie Arkham et organisateur des premiers salons spécialisés en France autour de la Science-Fiction et du Comics Américain, il ne cessera d’explorer l’Underground sous toute ses formes.

De ce parcours, il garde l’amour des images fortes, de la Culture Populaire et de ses artefacts et de l’éternelle révolte adolescente.

Souvent « coup de poing », parfois mélancoliques, ses peintures et ses installations racontent une culture alternative sans cesse renouvelée.

 

L’ATELIER CONTEMPORAIN

La Halle Saint-Pierre invite la revue et les éditions
L’ATELIER CONTEMPORAIN

Exposition
ANN LOUBERT
CLEMENTINE MARGHERITI

Du 14 octobre au 2 novembre 2014
Vernissage en présence des artistes le samedi 25 octobre, 17 h – 19 h

Lectures
CHRISTOPHE GROSSI, Ricordi
JACQUES MOULIN, Portique
VALERE NOVARINA, Personne n’est à l’intérieur de rien

Samedi 25 octobre, à l’auditorium, 16 – 17 h

Dossier de presse

Halle Saint Pierre – Galerie
entrée libre – ouvert tous les jours

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Le travail d’ANN LOUBERT est en prise directe avec le réel : portraits, paysages, scènes de vie, fleurs… Elle dessine et peint avec le sujet sous les yeux, sans passer par l’intermédiaire de la photo. Sa démarche est double : la pratique nomade du dessin, assidue, quotidienne, lui permet de glaner des images, des moments de vie, par des croquis rapides et instantanés ; la pratique de l’atelier, nécessairement sédentaire, propose une autre temporalité, celle par exemple des temps de pose.
Ce travail sur le motif donne une peinture figurative mais allusive, pratiquant l’ellipse, la
suggestion, la recherche de lignes épurées. Les techniques et les matières sont choisies pour leur fluidité – aquarelles, encres sans épaisseur… – et permettent de saisir une réalité mouvante, parfois fugace.

Ann Loubert, née en 1978, a étudié la peinture à l’École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg. Depuis 2006, elle a effectué un certain nombre de résidences qui ont nourri sa démarche : Poznan, Berlin, Pékin, Tainan. Sa peinture est présente au Musée d’Art Moderne et Contemporain de la Ville de Strasbourg et a fait l’objet de plusieurs expositions : Strasbourg, Nantes, Paris, Pays-Bas, Pologne, Suisse où elle vit actuellement. Son travail a été présenté dans le n°1 de la revue « L’Atelier contemporain »
(textes de G. Micheletti, J. Moulin, A. Paradis, D. Payot, D. Schlier).
www.annloubert.com

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CLEMENTINE MARGHERITI peint sur ardoise et sur bois, d’après un vivier de photographies qu’elle choisit et combine à l’envie, dans une sédimentation active où le métier de peindre importe : techniques anciennes et modernes se mêlent et se complètent. Sa peinture d’essence figurative et réaliste, est en grande partie autobiographique. Les bribes de mémoire accrochées à ses images sont le cœur de sa démarche et sa motivation à peindre. Plus récemment elle développe un travail sur papier, d’aquarelles et de dessins aux crayons de couleurs, où scènes de vie, grotesques, vanités et citations de tableaux anciens ont leur mot à dire. Le motif jamais épuisé y est repris inlassablement en variations où l’absurdité des scènes se nourrit de chromatismes parfois violents.

Margheriti, née en 1981, a étudié la peinture à l’École supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg. Depuis 10 ans, son travail a été présenté à Strasbourg, Paris, Valenciennes, Chambéry et Munich. Le FRAC Alsace a acquis en 2008 quatre de ses ardoises peintes. Elle vit et travaille à Strasbourg. Son travail a été présenté dans le n°2 de la revue «L’Atelier contemporain » (texte d’A. Loubert).

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Dans l’expositionANN LOUBERT, en deux temps de pose, décline le portrait d’un sujet unique. L’ami. Cette série se distingue des précédentes par plusieurs éléments de composition. Ainsi, dans ces dessins, le visage est facilement identifiable mais reste relativement disproportionné, occupant toujours la moitié droite supérieure de la feuille, et parfois uniquement le tiers. Souvent le regard est de biais, le visage à moitié allongé, étroit, dégage une certaine mélancolie, un air rêveur que favoriserait une telle situation. Le corps, en revanche, semble disparaître dans une appréciation géométrique des formes et des attitudes. Les techniques utilisées pour réaliser ces portraits (fusain et aquarelle), participent de cette délimitation du visage et du corps. Le visage est un dessin fidèlement esquissé, tandis que les formes qui « figurent » le corps sont colorées par une peinture qui garde la trace de son geste. La couleur envahit parfois le visage, un rond jaune qui peut redescendre au ventre, du cérébral au digestif, figurer le plissement d’un corps réduit à sa présence, à l’impression vaguement triste que sa position à moitié allongée (une supposition) donne. Quelques formes reviennent, dont un huit vert qui semble représenter le corps en soi puis devient noeud d’une cravate imaginaire, col, et épaulette.
Rouge, un coeur plus ou moins étiré, ouvert, enserre le col, puis trace la frontière du corps, d’une « inflexion » du corps, d’une courbure. Ailleurs, la vibration se diffuse en ondes, en courbes de niveau vert-bleues exprimant une résonnance, le rayonnement d’une aura. La main apparaît souvent comme délimitation inférieure du corps, remettant en cause les proportions, ce que nous avions imaginé ailleurs, dessous (cette courbe censée représenter le dos et les jambes, n’est en réalité que le symbole d’un « haut-le-corps »). Dans une autre pose, le mystère s’épaissit avec une liberté formelle renouvelée, enrichie. Des corps et des visages fragmentés, décalés, flottent, partiels. Des regards de biais, perdus, et plusieurs fois les mains croisées au premier plan de notre attention, ont une forte présence. Dans une autre étape encore, des halos de couleurs prennent la bouche, décentrent le visage, relient par le jaune le bas du visage et les mains. Il y a toujours une géométrie, mais beaucoup plus fluide, libérée de la reconnaissance de la forme, plus évasive. Les couleurs bleutées, violettes, suggèrent un trait de pinceau plus mystérieux, mais dont la trace est bien visible.

(extrait du catalogue : texte original de DAVID COLLIN)

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Dans l’expositionCLEMENTINE MARGHERITI choisit de montrer une longue série de dessins récents qui poursuivent le travail des grotesques en appliquant son regard décalé à son propre corps. Dans un jeu de miroir et de faces à faces autour de l’arbre de la cour qui déchire les pavés, deux Clémentine(s), pinceaux en main, rejouent la pièce de l’Adam et Eve de Cranach, et s’affrontent en se tirant par le pull. Clairement, Clémentine Margheriti ne cherche pas à faire du beau : les couleurs détonnent, le grotesque aussi, tout en contribuant à son caractère. L’ensemble provoque l’étonnement des spectateurs par un malaise vite effacé par un sourire, que l’esthétique très assumée de cette série se plaît à susciter. Série complétée par des autoportraits en tenue d’atelier, peau de bête totem sur pull vert et rouge, trio d’oeufs ou botte de pinceaux en main, jonglant comme une marionnette dans sa panoplie, comme si l’artiste se soutenait elle-même par les épaules, tantôt accroupie, tantôt de pied sans aucune commisération pour ses formes, ni pour « s’arranger le portrait » si l’on peut dire. Sa mine est plutôt livide, triste mine du clown qui vient de terminer son numéro, traits tirés, mais toujours solidement plantée dans ses bottes, pieds nus, tel un paysan russe d’un autre temps qui arbore les outils de son dur labeur en main. Parfois, le corps de l’artiste gonflé comme une outre, percé, fuit de toutes parts d’une couleur qu’on aurait trop abondamment diluée, tel un Saint- Sébastien transpercé de flèches invisibles. Toujours, pour les portraits, les duos, les bras et les poussins, comme pour une longue série de fleurs levées, dépotées, flottant dans l’espace, Clémentine Margheriti prépare des fonds de couleurs vives, dresse le décor, et constitue alors l’ensemble qui deviendra la série, et qui par ajustement de couleurs prend un sens visuel nouveau, que l’artiste admet comme un tout, une mosaïque composée d’images répétitives mais toujours différentes, insécable.
(extrait du catalogue : texte original de DAVID COLLIN)

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L’ATELIER CONTEMPORAIN
4, boulevard de Nancy – 67000 Strasbourg
francois-marie.deyrolle@orange.fr
+33 (0)3 88 25 75 41 / +33 (0)6 83 56 99 91
Diffusion librairies France & Belgique : R-Diffusion (www.r-diffusion.org)
Diffusion librairies Suisse : Zoé (www.editionszoe.ch/diffusions)