Ricardo Mosner

UBUjarry EXPOSITION
“MOSNER LIVRESQUE”
du 19 janvier au 1mars 2015
Vernissage le jeudi 5 février à 18 heures

Peintures et dessins
en provenance des ouvrages illustrés par Ricardo Mosner :
UBU ROI d’Alfred Jarry, LE CHAT NOIR & autres contes de terreur d’Edgar Allan Poe (Gallimard), NOUGARO ILLUSTRÉ PAR MOSNER, PAROLES LIBERTAIRES d’Étienne Roda-Gil (Albin Michel), 36 FACÉTIES pour des Papous dans la Tête (Carnets Nord – France Culture), LE CORRESPONDANCIER
du Collège dePataphysique, entre d’autres, accompagnés des livres-objets, cahiers, manuscrits, livres d’artiste et de bibliophilie de l’artiste.

Halle Saint Pierre – Galerie
(entrée libre – ouvert tous les jours)

ÉVÉNEMENTS
dans le cadre de l’exposition – entrée libre

Dimanche 8 février à 15 heuresAuditorium
Cours Magistral en cours de préparation avec des dignitaires du  Collège de Pataphysique autour de POE, JARRY, MACEDONIO FERNÁNDEZ.
Avec Thieri Foulc (sous réserve), Barbara Pascarel, François Naudin,
Sebastián Volco, Stéphane Mahieu, Sophie Lamouche, Ricardo Mosner …

Samedi 14 février à 17 heures – Librairie et Galerie
Anthologie, Dictionnaire et 36 Facéties par l’équipe de l’émission culte des Papous dans la Tête (France Culture) .

Samedi 28 février à 17 heures - Auditorium
Spectacle “ZARCORTA”, hommage à Julio Cortázar
Avec Ricardo MOSNER accompagné par le dúo VOLCO-GIGNOLI

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GIGNOLI, MOSNER, VOLCO

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Notices biographiques

Sebastian Volco et Pablo Gignoli sont argentins, compositeurs et chacun fondateur de leur groupe de tango et de musique à Buenos Aires (Orquesta Metafisica) et à Paris (TAXXI). Ils vivent actuellement à Paris et ont formé un duo de piano et bandonéon. Leur musique, très personnelle, est un mélange de tango, jazz, rock et d’autres musiques urbaines d’avant-garde.
http://volcogignoli.blogspot.fr/

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Ricardo Mosner est né à Buenos Aires. Dès la fin des années 60 il expose et organise des performances et happenings. Entre 1970 et 1980, il crée et joue une vingtaine de spectacles picturaux avec sa troupe Le Théâtre en Poudre.

Peintre, sculpteur et graveur il a participé à de nombreuses expositions collectives dont Universal Moving Artists au Stedelijk Museum d’Amsterdam, la Biennale de Paris, la Triennale des Amériques, la Biennale de Sculpture aux Pays-Bas, les Ateliers de l’ARC au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, l’Amérique Latine au Grand-Palais, Les jeunes créateurs au Musée des Arts Décoratifs, les Murs Peints au Centre Georges Pompidou…

Il a réalisé 150 expositions personnelles en France et à l’étranger, dernières en date: « Ricardo Mosner, tangos » au Musée Toulouse Lautrec d’Albi (2011), sa rétrospective de « 40 ans de Peintures, sculptures, dessins, estampes et cahiers » à l’Ambassade d’Argentine en France (2012) et « Mosner, Fantastique & Poe » à la galerie Lara Vincy (2013)

Dans le domaine de l’édition, ses peintures accompagnent textes et poèmes, notamment dans « Jean et Pascal » de Christophe Donner (Ed. Grasset), “Paroles Libertaires” avec Etienne Roda-Gil, « Nougaro Illustré par Mosner » (Ed. Albin Michel), « La Poésie Antillaise” » (Ed. Mango), « Ubu roi » d’Alfred Jarry, « Le Chat Noir et autres contes de terreur » d’Edgar Poe (Editions Gallimard)… Il a aussi dessiné dans une multitude d’ouvrages de bibliophilie (avec Michel Butor, Gilbert Lascault, Jacques Jouet, Vénus Khoury-Ghata, Bernard Noël…)

Ricardo Mosner collabore à l’émission “Des Papous dans la Tête” sur France Culture pour laquelle il a crée les couvertures et les illustrations des livres « L’Anthologie » et « Le Dictionnaire » (Ed. Gallimard) et récemment « 36 Facéties pour des papous dans la tête » (Carnets nord – France Culture) Depuis 2012 ses dessins sont publiés dans le « Correspondancier » du Collège de ’Pataphysique.

Haïti Action Artistes

hatCréation rencontres et échanges
exposition-vente de peintures au profit
des artistes haïtiens

du 8 au 17 janvier 2015

Halle Saint Pierre – Galerie
entrée libre

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HAÏTI ACTION ARTISTES organise une suite  hd’événements ayant pour but une collecte de fonds afin de poursuivre et développer ses projets et ses actions en Haïti au profit des artistes haïtiens.

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PROGRAMME

Jeudi 8 janvier 2015 dès 18h00

Vernissage de l’exposition à la galerie de la Halle Saint-Pierre en présence de Rémy Aron, président de La Maison des Artistes, partenaire de HAA.

• Exposition/vente d’œuvres petits formats offertes par des artistes de France et du monde entier.

• Exposition/vente des peintures grands formats primées lors du Concours Tout Pou Youn 2014, créées à Port au Prince, Jacmel et au Cap Haïtien en Haïti.

L’exposition et la vente des œuvres se fera tout au long de la manifestation à la Halle Saint-Pierre.

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Dimanche 11 janvier 2015 de 12h à 17h30, à l’auditorium de la Halle Saint-Pierre

12h00 Introduction d’Élodie Barthélemy, plasticienne. Elle expose actuellement au Grand Palais à l’exposition « Haïti » et elle est présidente de l’association Haïti Action Artistes.

Vidéo Haïti Action Artistes / Tout Pou Youn (10’), réalisée en 2014 par Claire Sobesky, ce montage est un bilan des actions menées en 2013 et 2014.
Claire Sobesky, vidéaste a vécu 10 ans en Haïti.

Projection du film documentaire La sculpture peut-elle sauver le village de Noailles ? ou les boss métal de la Croix des Bouquets, d’Arnold Antonin (37‘), un hommage rendu aux ferronniers, premiers créateurs à partir de la récupération.

Table-ronde « Créer en Haïti : un défi permanent pour les artistes, collectifs et communautés d’artistes »
Intervenants : Eddy Jean Rémi, sculpteur boss métal, responsable de l’association des sculpteurs de la Croix des Bouquets ; Ronald Mevs, peintre, sculpteur, Gérald Bloncourt, photographe, peintre, poète ; Sterlin Ulysse, historien de l’art haïtien. Modératrice : Anne Lescot, directrice du Collectif 2004 images, site de promotion de la culture haïtienne et consultante culture.

Pause déjeuner

14h30 Concert où la guitare côtoie le gwoka, le classique et le jazz, de Serge Tamas, musicien qui déconstruit/reconstruit le jeu de guitare.

15h00 Lecture du poème La Nasse de Laurent Grisel. La Nasse est un poème de dispute et de recherche créé à l’occasion de la lecture de Libre-échange (Seuil / Presses du réel, 1993), le dialogue entre Pierre Bourdieu et Hans Haacke, il se heurte aux
paradoxes de l’autonomie artistique et propose, pour les dénouer, de sortir de « la nasse», de lier création et diffusion.

15h50 – Pause café

16h00 Projection du film Guyodo, Port au Prince, 2014 (10’) de Fred Koenig. Guyodo est sculpteur, peintre et dessinateur, il expose au Grand Palais dans l’exposition « Haïti ». Fred Koenig, performer et vidéaste, filme Guyodo dans les dédales de la Grand Rue, à Port-au-Prince jusqu’à son atelier.

16h15 Table-ronde « De la nécessité de poursuivre les échanges, et dedans et dehors, en Haïti comme en France »
Intervenants : Ronald Mevs, peintre, sculpteur, Eddy Jean Rémy, sculpteur ; Ulysse Sterlin, historien de l’art haïtien ;Serge Tamas, musicien ; Laurent Grisel, poète. (sélection en cours)

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Mercredi 14 janvier 2015 de 14h30 à 16h00,
Haïti à travers son Histoire et ses contes, un après-midi dédié aux familles où petits et grands partiront à la découverte d’Ayiti.

14h30 Projection d’un film d’animation pictural sur l’histoire d’Haïti Black Dawn (17‘) de Doreen Kraft et Robin Lloyd à partir de 5 ans. Une façon originale d’évoquer l’histoire d’Haïti en filmant des tableaux de peintres haïtiens.

15h00 Conte Natacha raconte par Natacha Jeune Saintil, conteuse qui explore le répertoire de contes de la tradition orale haïtienne.

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Partenariats en cours : Ambassade de France en Haïti, Ambassade d’Haïti en France, La Halle Saint-Pierre, La Maison des Artistes, Collectif2004images, les artistes suédois et du comité suédois de l’AIAP/IAA, Haïti Futur, Marin (fabriquant de matériel pour artistes)

en savoir plus : http://haitiactionartistes.org

L’ATELIER CONTEMPORAIN

La Halle Saint-Pierre invite la revue et les éditions
L’ATELIER CONTEMPORAIN

Exposition
ANN LOUBERT
CLEMENTINE MARGHERITI

Du 14 octobre au 2 novembre 2014
Vernissage en présence des artistes le samedi 25 octobre, 17 h – 19 h

Lectures
CHRISTOPHE GROSSI, Ricordi
JACQUES MOULIN, Portique
VALERE NOVARINA, Personne n’est à l’intérieur de rien

Samedi 25 octobre, à l’auditorium, 16 – 17 h

Dossier de presse

Halle Saint Pierre – Galerie
entrée libre – ouvert tous les jours

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Le travail d’ANN LOUBERT est en prise directe avec le réel : portraits, paysages, scènes de vie, fleurs… Elle dessine et peint avec le sujet sous les yeux, sans passer par l’intermédiaire de la photo. Sa démarche est double : la pratique nomade du dessin, assidue, quotidienne, lui permet de glaner des images, des moments de vie, par des croquis rapides et instantanés ; la pratique de l’atelier, nécessairement sédentaire, propose une autre temporalité, celle par exemple des temps de pose.
Ce travail sur le motif donne une peinture figurative mais allusive, pratiquant l’ellipse, la
suggestion, la recherche de lignes épurées. Les techniques et les matières sont choisies pour leur fluidité – aquarelles, encres sans épaisseur… – et permettent de saisir une réalité mouvante, parfois fugace.

Ann Loubert, née en 1978, a étudié la peinture à l’École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg. Depuis 2006, elle a effectué un certain nombre de résidences qui ont nourri sa démarche : Poznan, Berlin, Pékin, Tainan. Sa peinture est présente au Musée d’Art Moderne et Contemporain de la Ville de Strasbourg et a fait l’objet de plusieurs expositions : Strasbourg, Nantes, Paris, Pays-Bas, Pologne, Suisse où elle vit actuellement. Son travail a été présenté dans le n°1 de la revue « L’Atelier contemporain »
(textes de G. Micheletti, J. Moulin, A. Paradis, D. Payot, D. Schlier).
www.annloubert.com

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CLEMENTINE MARGHERITI peint sur ardoise et sur bois, d’après un vivier de photographies qu’elle choisit et combine à l’envie, dans une sédimentation active où le métier de peindre importe : techniques anciennes et modernes se mêlent et se complètent. Sa peinture d’essence figurative et réaliste, est en grande partie autobiographique. Les bribes de mémoire accrochées à ses images sont le cœur de sa démarche et sa motivation à peindre. Plus récemment elle développe un travail sur papier, d’aquarelles et de dessins aux crayons de couleurs, où scènes de vie, grotesques, vanités et citations de tableaux anciens ont leur mot à dire. Le motif jamais épuisé y est repris inlassablement en variations où l’absurdité des scènes se nourrit de chromatismes parfois violents.

Margheriti, née en 1981, a étudié la peinture à l’École supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg. Depuis 10 ans, son travail a été présenté à Strasbourg, Paris, Valenciennes, Chambéry et Munich. Le FRAC Alsace a acquis en 2008 quatre de ses ardoises peintes. Elle vit et travaille à Strasbourg. Son travail a été présenté dans le n°2 de la revue «L’Atelier contemporain » (texte d’A. Loubert).

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Dans l’expositionANN LOUBERT, en deux temps de pose, décline le portrait d’un sujet unique. L’ami. Cette série se distingue des précédentes par plusieurs éléments de composition. Ainsi, dans ces dessins, le visage est facilement identifiable mais reste relativement disproportionné, occupant toujours la moitié droite supérieure de la feuille, et parfois uniquement le tiers. Souvent le regard est de biais, le visage à moitié allongé, étroit, dégage une certaine mélancolie, un air rêveur que favoriserait une telle situation. Le corps, en revanche, semble disparaître dans une appréciation géométrique des formes et des attitudes. Les techniques utilisées pour réaliser ces portraits (fusain et aquarelle), participent de cette délimitation du visage et du corps. Le visage est un dessin fidèlement esquissé, tandis que les formes qui « figurent » le corps sont colorées par une peinture qui garde la trace de son geste. La couleur envahit parfois le visage, un rond jaune qui peut redescendre au ventre, du cérébral au digestif, figurer le plissement d’un corps réduit à sa présence, à l’impression vaguement triste que sa position à moitié allongée (une supposition) donne. Quelques formes reviennent, dont un huit vert qui semble représenter le corps en soi puis devient noeud d’une cravate imaginaire, col, et épaulette.
Rouge, un coeur plus ou moins étiré, ouvert, enserre le col, puis trace la frontière du corps, d’une « inflexion » du corps, d’une courbure. Ailleurs, la vibration se diffuse en ondes, en courbes de niveau vert-bleues exprimant une résonnance, le rayonnement d’une aura. La main apparaît souvent comme délimitation inférieure du corps, remettant en cause les proportions, ce que nous avions imaginé ailleurs, dessous (cette courbe censée représenter le dos et les jambes, n’est en réalité que le symbole d’un « haut-le-corps »). Dans une autre pose, le mystère s’épaissit avec une liberté formelle renouvelée, enrichie. Des corps et des visages fragmentés, décalés, flottent, partiels. Des regards de biais, perdus, et plusieurs fois les mains croisées au premier plan de notre attention, ont une forte présence. Dans une autre étape encore, des halos de couleurs prennent la bouche, décentrent le visage, relient par le jaune le bas du visage et les mains. Il y a toujours une géométrie, mais beaucoup plus fluide, libérée de la reconnaissance de la forme, plus évasive. Les couleurs bleutées, violettes, suggèrent un trait de pinceau plus mystérieux, mais dont la trace est bien visible.

(extrait du catalogue : texte original de DAVID COLLIN)

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Dans l’expositionCLEMENTINE MARGHERITI choisit de montrer une longue série de dessins récents qui poursuivent le travail des grotesques en appliquant son regard décalé à son propre corps. Dans un jeu de miroir et de faces à faces autour de l’arbre de la cour qui déchire les pavés, deux Clémentine(s), pinceaux en main, rejouent la pièce de l’Adam et Eve de Cranach, et s’affrontent en se tirant par le pull. Clairement, Clémentine Margheriti ne cherche pas à faire du beau : les couleurs détonnent, le grotesque aussi, tout en contribuant à son caractère. L’ensemble provoque l’étonnement des spectateurs par un malaise vite effacé par un sourire, que l’esthétique très assumée de cette série se plaît à susciter. Série complétée par des autoportraits en tenue d’atelier, peau de bête totem sur pull vert et rouge, trio d’oeufs ou botte de pinceaux en main, jonglant comme une marionnette dans sa panoplie, comme si l’artiste se soutenait elle-même par les épaules, tantôt accroupie, tantôt de pied sans aucune commisération pour ses formes, ni pour « s’arranger le portrait » si l’on peut dire. Sa mine est plutôt livide, triste mine du clown qui vient de terminer son numéro, traits tirés, mais toujours solidement plantée dans ses bottes, pieds nus, tel un paysan russe d’un autre temps qui arbore les outils de son dur labeur en main. Parfois, le corps de l’artiste gonflé comme une outre, percé, fuit de toutes parts d’une couleur qu’on aurait trop abondamment diluée, tel un Saint- Sébastien transpercé de flèches invisibles. Toujours, pour les portraits, les duos, les bras et les poussins, comme pour une longue série de fleurs levées, dépotées, flottant dans l’espace, Clémentine Margheriti prépare des fonds de couleurs vives, dresse le décor, et constitue alors l’ensemble qui deviendra la série, et qui par ajustement de couleurs prend un sens visuel nouveau, que l’artiste admet comme un tout, une mosaïque composée d’images répétitives mais toujours différentes, insécable.
(extrait du catalogue : texte original de DAVID COLLIN)

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L’ATELIER CONTEMPORAIN
4, boulevard de Nancy – 67000 Strasbourg
francois-marie.deyrolle@orange.fr
+33 (0)3 88 25 75 41 / +33 (0)6 83 56 99 91
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