Christine BUSSO, exposition du 16 au 31 mai 2016

« Le Cycle de la Toison d’Or »
Exposition du 16 au 31 mai 2016

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L’artiste n’a jamais exposé car elle considérait que son travail n’était pas prêt. « Je continue à travailler et espère pouvoir un jour montrer des résultats enfin aboutis » (mars 1993). Hélas, la vie n’a pas exaucé ce vœu puisque Christine meurt d’un cancer en décembre 2008, à 41 ans.
En ouvrant ses cartons, sa maman met au grand jour une œuvre stupéfiante où toutes les pièces ont été soigneusement archivées pendant 15 ans. Que faire, alors ? Garder secrète une production qualifiée de « non aboutie » ? Suivre le conseil des professionnels consultés, affirmant, d’une voix unanime : « Il faut montrer »? Christine elle-même laisse une réponse dans certains de ses écrits où sont notées des « Consignes de restauration et d’exposition ». Les scrupules de la maman s’envolent. Respecter la volonté de sa fille, c’est lui redonner une forme de vie par le biais des expositions et offrir à chacun la beauté qu’elle pensait consolatrice. Faire connaître l’œuvre et l’artiste.

Née en 1967 à Mont-Saint-Martin (54), brillante élève au Creusot (71), Christine fréquente, à partir de la classe de seconde, une école de danse classique à Lyon. Elle rêve d’embrasser une carrière de danseuse mais de mauvaises chutes l’en empêchent. De ces années exaltées, et de cette frustration, elle garde le besoin vital de développer des mouvements harmonieux. Ses premières créations, à l’atelier des Beaux-Arts, sont des sculptures qui tournoient dans l’espace et le dessinent.
Après 2 ans d’études en Histoire de l’Art à la Faculté de Lyon, puis 5 ans de formation aux Beaux-Arts de Saint-Etienne, elle se lance à corps et à cœur perdus dans une recherche picturale personnelle. Seule, loin des modes et des remous de ce monde, en proie à une passion unique et dévorante, elle travaille sans relâche, acharnée, concentrée sur son univers intérieur, onirique et merveilleux. Elle ne vit, alors, que pour peindre. Ses couleurs sont sa nourriture spirituelle. Les mythes fondateurs de l’humanité constituent son inspiration.
Ses compagnons sont Hermès, Apollon, Orphée, Jason, Bouddha, l’Ange Gabriel, des princes, des princesses… Elle les met en scène entourés d’un bestiaire digne de l’Arche de Noé, d’instruments de musique (lyre, violon, tambour…) symboles de sa « musique-couleur », de centaines de figurants souvent esquissés de profil, animés, vivants. Une œuvre prend naissance, dans le labeur et le silence. Une œuvre raffinée, précieuse, généreuse. Une œuvre qui ravit par son émouvante beauté. Une œuvre parfois hermétique car irrationnelle. Mais est-il nécessaire de comprendre pour aimer ? Ne suffit-il pas de se laisser porter par la richesse de l’imaginaire, le plaisir du rêve, l’instant de bonheur partagé ?

Afin d’en pénétrer la subtilité, laissons la parole à l’artiste qui se confie dans ses lettres :
«Il faut donc savoir trier, se renouveler mais en restant soi-même, au feu vivant de soi-même, là où l’on est à l’apprentissage de ses propres lois. Eloge du temps et du labeur. Ah, têtue et opiniâtre, mais il me semble que le jeu en vaut la chandelle, simplement pour toujours se réconforter, et pouvoir réconforter ». (mars 1994).

« En ce moment, alchimie encore, transmutation avant de voir les images s’alléger, les couleurs atteindre à une pureté minérale ». (mars 1994).

« Donner corps à la lumière… La deuxième phase, allegria ! Ce sera poésie et harmonie mais cela ne se donne que sur le papier et dans une intense concentration ». (avril 1994).

« A présent, la Toison d’Or et sa transsubstantiation en  L’Agneau Mystique. Les animaux emblématiques aussi : lions, dragons, chevaux. Le chrysme et les divinités anciennes, la musique fondatrice et le concert des anges. Je peins peu au sens pictural mais écris de grands « textes » de rêve ». (Juillet 1994).

« C’est une véritable ascèse pour dompter la couleur, les formes, les thèmes, les formats ». (Décembre 1994).

« Après avoir entrevu les lourds soleils méditerranéens de l’ancienne Grèce, les mythologies et les panthéons antiques, c’est avec soulagement que je vois mon travail s’orienter vers la Toison d’Or, Apollon, Orphée et la lyre, la fabrication d’instruments de musique pour ce lourd violon d’art. Encore une centaine d’études et l’espoir d’aboutir la Toison d’Or et ses êtres sacrés… » (janvier 1995).

Marie-Claude Busso, maman de Christine. Janvier 2016.
Citations extraites de lettres de l’artiste correspondant à la période exposée :
« Le Cycle de la Toison d’or ».

Alain NAHUM, exposition du 25/03 au 30/04/2016

Alain Nahum
« EMERGENCES »
Photographies
exposition du 25 mars au 30 avril 2016
Vernissage jeudi 7 avril 2016

Signature
Dimanche 24 avril et samedi 30 avril à partir de 14h30

Halle Saint Pierre – Galerie (entrée libre) SAC 2 VOILE 1

« Alain Nahum, artiste plasticien et cinéaste, sur des supports différents pellicule, photo, gravures, toiles raconte des histoires d’inconnus, de rencontres, de croisements. Il interroge les traces, les sols et permet à notre regard « la Traversée des apparences ».
Sa série de photographies « Voiles », sont des transparences d’espoir, suggérées et fantomatiques.
Sa série des « Sacs » raconte des histoires de métamorphose d’absence et de précarité. »
Marie VITOUX

A cette occasion  « Emergences, regards sur la ville » livre paru en juin 2015, éditions Parenthèses, sera disponible à la Librairie de la Halle.

Emergences

Sur le livre

C’est un petit film réalisé avec un téléphone mobile qui est à l’origine de ces « émergences » urbaines : un petit mouchoir en papier froissé qui se débat sur une grille d’aération. Ce court film agira comme un déclic. Le cinéaste devient photographe et flâneur urbain en arpentant la ville et décline ses « regards » en cinq séries thématiques : Papiers froissés, Passages, Messages, Transparences, Ombres.
La série « Papiers froissés » joue comme une chorégraphie de ces fantômes de la nuit que deviennent ces Kleenex et ces débris de chiffons ménagers abandonnés au trottoir, retrouvant une nouvelle vie par la magie des formes suggérées. « Ce qui m’a touché, c’est l’intimité contenue dans des choses aussi ordinaires, ces petites ou grandes charges que les gens laissent derrière eux et ce qu’elles racontent. »
Les images de la série « Passages » sont une mise en lumière des usages et des usures laissés par les piétons et les voitures sur les bandes blanches posées sur l’asphalte. Apparaissent alors de surprenantes compositions comme autant de supports de dessins archaïques.
Dans la ville contemporaine, le « Défense d’afficher » a été dépassé par ces milliers de messages apposés sur les descentes d’eau des immeubles, qui par collages, recouvrements et arrachements successifs finissent par dire une véritable histoire sociale des différentes pratiques citadines : autant de traces de « messages » éphémères fixées par le photographe.
Utilisé depuis la Renaissance pour l’entretien d’objets délicats, le blanc d’Espagne, solution de plâtre et d’eau, est encore couramment utilisé pour occulter vitres et vitrines au cours d’un chantier de rénovation. Les vitrines s’ornent alors de taches ou d’empreintes en de véritables compositions abstraites qui constituent la série « Transparences ».
La série « Ombres » est réalisée après l’orage, lorsque l’eau devient miroir et reflète la ville et les passants dans une inversion du regard : marcher sur son image ou être porté par elle ?

« Mon travail n’est ni de la photographie ni de la peinture, c’est une narration, des questions permanentes… »
L’approche photographique de Alain Nahum opère comme une archéologie de l’éphémère, révélant ce qui, dans le quotidien des villes, échappe à notre regard.
Le texte de Jean Klépal rappelle la genèse du projet artistique et éclaire les différentes thématiques développées dans les séries.

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Alain NAHUM

Né en 1948
Cinéaste, photographe et plasticien
Expose ses dessins depuis 2000
Nombreuses expositions en France et à l’étranger (en 2014 en France, en Italie et au Japon).
Représenté à Paris par la Galerie Marie Vitoux depuis 2014.

 » Nahum nous prend sans cesse au dépourvu, archéologue du présent il témoigne, là où il ya de l’homme, il y a de l’humain. Les couleurs sépia et les fonds ocre évoquent les murs chaulés auxquels les fresquistes du quattrocento appliquaient leurs sinopsies. Les techniques ont bougé, le geste demeure. »
Jean Klépal

« Les dessins d’Alain Nahum parlent à tous de la distance à soi-même à travers les peurs et les renoncements, les haines et les discriminations ressenties au plus profond de l’âme…. »
Jacqueline Costa-Lascoux

Derniers films :
« La Photographie Mise en Scène »/ « Les Usages de la Presse »/ « La Photographie de l’Intime » Trois films pour la collection « Photo » de Arte.
« Des Gens qui Passent » d’après un livre de Patrick Modiano .

+ d’infos

Galerie Marie Vitoux (ici)
Editions Parenthèses (ici)

Alexandre Petrovski Darmon, exposition du 16 au 31 mai

Alexandre Petrovski Darmon
UN GRAND ÉCART
exposition du 16 au 31 mai 2016
Halle Saint Pierre – Galerie (entrée libre)

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Nous sommes déjà secoués, tiraillés… Nous sommes déjà déboussolés : les Ombres délirantes et drôles s’acharnent à danser dans les ruines resplendissantes ! Observons-les attentivement… c’est ça… plus près… si tout se passe comme prévu, leurs bouches – horriblement déformées par un fou rire, une frayeur soudaine, une crise cardiaque ou un orgasme insoupçonné – nous embrasseront puis… nous avaleront goulûment ! on nous absorbera comme il se doit ! nous les humains grouillant dans la Vraie Vie, les paumés du dehors, les spectateurs (pas encore émancipés), nous les passants endimanchés en quête de contes de fées tarés ! Nous serons bus, d’un trait, par ces ivrognes fantastiques… Puis après avoir été enfin recrachés, nous rejoindrons, enthousiastes, l’univers déréglé d’Alexandre Petrovski Darmon… A notre tour, nous nous acharnerons à danser dans les ruines resplendissantes, enfermés dans les œuvres, nous deviendrons des Ombres, des sales gosses provocateurs, ou peut-être que nous nous changerons en adultes hilares et perdus dont la maturité semblera avoir été engendrée à la manière de Nietzsche, en retrouvant « le sérieux que l’on mettait dans nos jeux d’enfants », nous nous ferons engueuler par la Mort qui rôde, cet agent infiltré, envoyé par le système, par la Vraie Vie, cette manufacture de résignations… Mais nous survivrons, perdus et heureux dans ces visions… Il y a dans ce que nous propose Alexandre un grand écart entre deux époques de création convulsive, certes. Mais un autre grand écart réside dans chaque gravure, entre un réalisme cru et brutal et un onirisme salvateur et captivant… Dr. Petrov, Mister Darmon : deux Ombres parmi les Ombres, qui vous serviront de guides…

Yann Bourven

Les Ateliers Ismé, exposition du 2 au 15 mai

Présentation PowerPoint
présentent
Les Œuvres Résidentes
exposition du 2 au 15 mai 2016

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 Vernissage – Rencontre
Samedi 7 mai à 15h00 – entrée libre

avec Marie-José Baudin fondatrice des Ateliers Ismé
et Denis Parmain, artiste

Halle Saint Pierre –  Galerie et auditorium – entrée libre

*

LES ŒUVRES RESIDENTES

Les « Œuvres Résidentes » sont des productions picturales réalisées en maison de retraite par des personnes ayant ou non des aptitudes artistiques.
La plupart des réalisations naissent de leur imagination et de leurs propres impulsions.

Oeuvres picturales exposées au regard du grand public. Une première pour ces travaux d’art des résidents des maisons de retraite et structures spécialisées, Normandy Cottage,Les Pastoureaux (94), et Asphodia, Sofia (91).

LES ATELIERS ISME

Depuis 2013, les Ateliers Ismé proposent des activités d’expression et de créativité pour personnes âgées en maison de retraite. Les activités ont pour but de susciter un intérêt, d’apporter du plaisir et du bien-être. Bien plus qu’une occupation, c’est une démarche qui contribue à une dynamique sociale   : valoriser la personne à travers sa production et améliorer ainsi le regard extérieur.

+ d’infos
Ateliers Ismé
Denis Parmain, artiste, poète

La librairie FMR

Les ÉTERNELS FMR
14 décembre 2015 – 3 janvier 2016

Vernissage Jeudi 17 décembre à partir de 18h  – entrée libre

Lecture, par Rabah Mehdaoui, de Monsieur Belleville (L’Œil d’or) de Thibault Amorfini. Et Sébastien Ly, chorégraphe de la Cie Kerman, proposera des lectures dansées issues de textes de la librairie FMR, autour de la mémoire (production L’Étoile du Nord).

Halle Saint Pierre – Galerie (entrée libre)

Horaires
du lundi au vendredi de 11 h à 19 h, le samedi de 11 h à 19 h, le dimanche de 12 h à 18 h
Fermeture à 16 h le 24 et le 31 décembre.
Fermeture complète le 25 décembre et le 1er janvier.

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La librairie FMR évolue en festival et s’intitule désormais Les Éternels FMR. Outre la production de plus de soixante éditeurs peu présents en librairie, le festival propose des mises en lectures, des débats, des projections, des expositions, des performances, et coorganise un cycle hors les murs à la Maison de la Poésie.

PROGRAMME

samedi 19 décembre, à 15 h, auditorium, entrée libre
Mise en lecture (Cie des Treizième, Erwan Daouphars et Thibault Amorfini)
de Cigogne de Jean-Luc A. d’Asciano (Serge Safran) et de Les Croix des champs,
de François Koltès (L’Œil d’or), en présence des auteurs.

dimanche 20 décembre, 15 h, auditorium, entrée libre
Concert-conte autour de Et si Billie Holiday était une sirène (CMDE) avec Sika Gblondoumé et Claudine François. Et, toujours aux éditions CMDE : dédicace Le Monde d’Lo, par Yiling Changues et Adele Mesones et La chenille, la Chrysalide et le Papillon, par Tom Haugomat.

mercredi 23 décembre, 15 h, auditorium, entrée libre
Présentation du Murmure, maison travaillant sur des cultures, des minorités ou des auteurs restés dans l’ombre, et publiant des travaux universitaires œuvrant sur les marges.

samedi 2 janvier, 15 h, auditorium, entrée libre
Causerie autour des éditions Rue des Promenades, en présence de Charlotte Bayart (éditrice et auteur – Litanies du lait ) et de Monique Debruxelles (La Nuit tango ; Croisés chez Kordilès ; La Distraction des gares), Anna Dubosc (Le Dessin des routes, La Fille derrière le comptoir, Spéracurel ) et Junie Terrier (Derrière le papier à fleurs).

dimanche 3 janvier, 14 h 30, Auditorium, entrée libre
Débat « textile, cuir, classe et genre?» animé par la revue Jef Klak et Javier Saez (Théorie queer et psychanalyse, 2005) Projection du documentaire Paris is Burning, de Jennie Linvingstone, 1990 (Prix Sundance Grand Jury) sur les bals travestis de Harlem : des maisons rivales regroupées par looks s’affrontent sous formes de défilés…

Durant tout le festival, seront présentés une exposition de gravures issues du roman graphique Pancho Villa, de Paco Ignacio Taibo II & Eko (éditions Nada), et une séléction d’œuvres issues cu catalogue éditions h’Artpon.

Les Éternels FMR reviennent à la Halle Saint Pierre du 3 juin au 13 juin 2016.

Cette manifestation est organisée par les éditions L’Œil d’or en savoir plus ici

La librairie éphémère a le soutien de la Région Île-de-France

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