Roger Ballen

Le monde selon Roger BALLEN
Halle Saint Pierre
Exposition du 7/09/2019 au 31/07/2020

Le monde selon Roger Ballen

Par Martine Lusardy (en introduction du catalogue)

Roger Ballen règne sur le monde noir et blanc de la psyché humaine.Troublante, provocante et énigmatique, l’œuvre du photographe sud-africain d’origine américaine, géologue de formation, exprime le sentiment de confusion de l’homme confronté au non-sens de son existence et du monde même. Ballen enchaîne depuis trente ans les expositions dans les hauts lieux de la culture. Si chacune de ses manifestations est un événement, son choix d’exposer à la Halle Saint Pierre, musée atypique consacré à l’art brut et aux formes hors normes de la création, marque bien son indépendance vis-à-vis des modes artistiques. Pour la Halle Saint Pierre la collaboration avec Roger Ballen est une invitation à mettre à l’œuvre – ou à l’épreuve – cette altérité artistique et culturelle que représente l’art brut. L’artiste n’a cessé de soutenir dans son rapport à la création un art qui s’origine dans les couches profondes de l’être humain ; il n’a cessé de tendre, à la manière d’Antonin Artaud, vers un art d’appel à l’origine.

On le sait, c’est dans les hors-champs de la culture, ceux de la claustration et de  l’exclusion, que Jean Dubuffet va reterritorialiser l’art, avec l’idée qu’il y est plus authentique et singulier. Créateurs réfractaires ou imperméables aux normes et valeurs de l’asphyxiante culture sont les hérauts d’un nouveau rapport au monde dont ils défrichent les potentialités inexploitées. Pour eux la création est une protestation de la vie devant la menace du néant. La dimension singulière de cette expérience humaine, parce qu’elle s’inscrit dans des objets artistiques improbables mais à même de représenter cet appel d’être, ne peut être accueillie qu’avec sa charge d’étrangeté et d’inquiétude.  L’esprit du temps se reconnait dans cet art extrême et il faut alors oser emprunter les chemins qui y conduisent, réinventer les formes et le langage qui les rendent sensibles et supportables. Penser avec l’art brut offrirait une direction possible pour nos quêtes de vérité et de sens.

« Mes 18 ans furent l’âge où je connus un désir existentiel profond que rien ne pouvait apaiser, ni d’avoir grandi dans la banlieue juive ni mon éducation. Comme beaucoup de personnes dans le milieu de la contre-culture, je ressentais le besoin de rompre avec le matérialisme de la société occidentale […] de poursuivre comme Conrad la quête du « cœur des ténèbres », de chercher le nirvana à l’Est. À l’automne 1973, presque sans prévenir, je quittai les États-Unis pour un voyage de cinq ans qui me conduisit sur les routes du Caire à Cape Town, d’Istanbul à la Nouvelle-Guinée. » De retour aux États-Unis en 1977, Ballen y termine un premier livre de photographies, Boyhood (1979) – vision personnelle du thème intemporel de l’enfance –, et obtient en 1981 son doctorat en géologie. L’année suivante, il s’installe en Afrique du Sud, à Johannesburg, mais la sécurité matérielle que lui procure le métier de géologue ne calme en rien ses interrogations sur le sens de la vie. Et c’est muni de son appareil photo qu’il se livre à une autre activité : l’investigation d’une Afrique du Sud pauvre et profondément rurale, une Afrique refoulée, comme métaphore d’un voyage introspectif, identitaire et esthétique.

Lorsque Roger Ballen photographie ces Sud-Africains marginalisés par la peur, la misère et les tares congénitales, il transforme le temps de ceux-là mêmes qui vivent dans le monde du geste répétitif et absurde en un autre temps où ils deviennent les auteurs d’un univers plastique qu’ils ont engendré.

Dans Dorps, Small Towns of South Africa (1986), il nous montre ces petites villes d’Afrique du Sud en pleine décadence, avec leurs architectures et leurs habitants. Attiré de façon inexplicable par « leur gloire croulante et décolorée avec leur avant-goût de décrépitude et leurs restes de promesses inaccomplies », il entre littéralement et métaphoriquement dans cet univers dont il enregistre les anomalies visuelles et culturelles comme les signes d’une culture agonisante. Puis il dresse avec Platteland (1994) le portrait réaliste et pitoyable du monde rural après l’Apartheid. Il photographie dans leur quotidien et leur intimité les protagonistes d’un désarroi politique, économique et racial avec leurs dégâts physiques et psychiques. Mais plus que les événements eux-mêmes ce sont leurs manifestations comme drames visuels qui, à ses yeux, font sens. Beaucoup de murs qu’il a photographiés revêtent selon lui la qualité d’œuvres d’art et auraient leur place dans un musée. Pour le photographe, il ne s’agit donc pas tant d’une prise de conscience que d’une prise de vision. En effet, bien qu’habitées par une force documentaire et sociale inévitable, ses photographies ne sont pas des images déterminées socialement. L’acte de photographier s’impose, non comme un témoignage, mais comme un devoir de transfiguration. Ce sont les profondeurs de l’âme humaine que la photographie de Roger Ballen explore, là où le monde qui a perdu le sens de l’équilibre a laissé le trouble de sa trace.

Plus sa recherche se poursuit, plus la réalité compose avec la fiction, rendant incertaines les frontières qui les lient. Passant d’une esthétisation du réel à une esthétisation de l’inconscient, sa photographie creuse un paysage mental qui n’est pas sans évoquer les paysages mentaux de Dubuffet, ces « paysages de cervelle » par lesquels le peintre visait à restituer le monde immatériel qui habite l’esprit de l’homme[1]. Mais c’est surtout avec le théâtre de Samuel Beckett, à qui il consacra un film en 1972, que l’ensemble de l’œuvre de Roger Ballen entre en résonance. Il exprime un même sentiment de confusion et d’aliénation face à un monde incompréhensible et irrationnel où l’homme désarmé, dépossédé, porte en lui le poids de la condition humaine. Comme pour l’écrivain, il faut rendre cette réalité dans toute sa cruauté et sa violence.

Outland en 2001, Shadow Chamber en 2005 puis Boarding House en 2009 marquent la mise en place lucide d’un style et d’un vocabulaire. Ballen introduit la mise en scène où il projette ce vertige existentiel. Sous le simulacre la vérité. Les marginaux qu’il croise dans la rue et avec qui il a construit au fil du temps des relations fortes de sympathie, deviennent eux-mêmes les acteurs drôles et pathétiques de ses psychodrames, non plus dans un contexte social mais dans un univers plastique et créateur. Leurs gestes, leurs préoccupations, intensifiés, semblent dépourvus de sens. Leurs corps, « véhicules de l’être au monde » selon Merleau-Ponty, amoindris, décrépis, déformés, puis n’existant que par fragments, témoignent de leur désarroi d’avoir perdu l’évidence de leur relation au monde. Tous ces personnages évoluent dans des espaces cellulaires indéterminés, crasseux et poussiéreux, sans fenêtres ; seul le mur, omniprésent, en délimite le cadre tant physique que mental. Support de signes, de dessins, de graffitis, le mur, maculé, enregistre les récits, les croyances, les fuites impossibles. Les objets fatigués, dérisoires ou insolites, tout comme les animaux, sont élevés au rang de protagonistes surréalistes d’une scène dont ils brouillent encore plus le sens. Parmi eux, les fils métalliques, électriques, téléphoniques, suspendus, emmêlés, par leur manifestation récurrente, envahissante, obsessionnelle, sont comme autant de symptômes du lien perdu. L’absurde envahit l’espace et le structure. Rien n’est laissé au hasard comme l’explique Ballen : « Quant au format carré, c’est à mes yeux la forme parfaite. Il y a un idéal géométrique dans le carré. Tous les éléments sont à égalité, ce qui m’est primordial. Chez moi, ce sont les formes qui comptent, mes photos se jouent dans leurs correspondances».  Mais rien n’a de sens apparent tout comme l’écriture de Beckett bouleversant les structures et fonctions grammaticales usuelles.

Fruit de plusieurs années de travail, Asylum of the Birds, dramatique et onirique, est le lieu à la fois du refuge et de l’enfermement. La condition humaine s’y raconte en l’absence de l’homme. Dans un décor de décharge abandonnée, quelques êtres égarés, corps morcelés ou privés le plus souvent de leur verticalité, cohabitent avec une colonie d’animaux. L’oiseau, maître des lieux, libre, assiste à l’effacement de la vie humaine. L’humanité ne résiste que par sa trace : figures de son double – poupées, mannequins, masques ; objets démantelés, rescapés d’une vie antérieure dont ils ne sont plus que la mémoire ; dessins tracés sur les murs, témoins de l’antique geste de recréer le monde. Évoquant la série des non-lieux, œuvre ultime de Dubuffet à l’inspiration profondément nihiliste, Asylum vise à représenter non plus le monde mais l’incorporalité du monde, ce néant peuplé des fantasmes et fantômes que nous y projetons.

La référence au monde réel disparait même dans le Théâtre d’apparitions (2016). Dans ces images qui occupent un espace entre la peinture, le dessin, la photographie, la figure humaine est spectrale, réduite à ses pulsions, ses désirs et ses angoisses.

Au fil des années s’est mis en place le monde selon Roger Ballen, né de et dans son rapport à la photographie. Nul doute que la rencontre avec la réalité sociale d’une Afrique du Sud à l’agonie fut pour lui une expérience fondatrice : « la découverte de tels lieux signifiait pour moi que j’aurais à y revenir souvent, attiré là par des raisons inexplicables. » Si trouble il y a devant ces univers perçus pour leurs valeurs plastique et esthétique, c’est que, situés en deçà des événements historiques, ils mettent à nu ce sentiment d’aliénation ressenti dans un monde où les êtres sont exilés d’eux-mêmes. Mais il faudra que l’image se libère de son caractère indiciel pour que l’imaginaire ballenesque puisse se réaliser comme métaphore de la condition humaine. Un imaginaire que l’artiste prolongera dans la vidéo et l’installation comme théâtralisation de sa vision dystopique du monde. L’entre-deux, lieu de l’incessant va-et-vient entre animé et inanimé, réalité et fiction, humanité et animalité, présence et effacement, nous mène à un espace intérieur aux frontières incertaines. « Mes images ont de multiples épaisseurs de sens et pour moi il est impossible de dire qu’une photographie concerne autre chose que moi-même », aime à rappeler Ballen en écho aux mots de Dubuffet : « L’homme européen ferait bien de détourner par moments son regard, trop rivé à son idéal d’homme social policé et raisonnable, et s’attacher à la sauvegarde extrêmement précieuse à mon sens, de la part de son être demeurée sauvage. »

  • Martine Lusardy, commissaire de l’exposition

[1] Jean Dubuffet, Prospectus et tous écrits suivants, réunis et présentés par Hubert Damisch, t. II (1944-1965), Paris, Gallimard, 1967 (1986)

 CHICAGO FOYER D’ART BRUT
23/03/19 – 02 /08/19
DOSSIER DE PRESSE ICI

Halle Saint Pierre
Ouvert tous les jours

La Halle Saint Pierre présente Chicago : foyer d’art brut , une exposition exceptionnelle conçue par INTUIT – musée de Chicago dédié à l’art outsider et intuitif – faisant honneur à dix artistes ayant vécu de manière inventive et ayant enrichi la ville de Chicago, incommensurablement, avec des œuvres d’art d’une grande originalité.

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PRÉSENTATION DE L’EXPOSITION
PAR MARTINE LUSARDY

De toutes les grandes villes d’Amérique, Chicago est celle qui fait le plus la preuve de son indépendance artistique. Déjà dans les années 1940, alors que New York était tourné vers l’Expressionisme abstrait, les milieux artistiques de Chicago s’orientaient non seulement vers l’Expressionisme allemand et le Surréalisme mais également vers l’art primitif et l’art brut, auquel ils avaient été initiés par les écrits de Prinzhorn et de Dubuffet. Lorsqu’en 1951 Dubuffet se rendit aux Etats-Unis pour installer sa collection d’art brut chez le peintre Alfonso Ossorio à East Hampton près de New York, c’est naturellement à Chicago qu’eut lieu la première rétrospective de son œuvre. A cette occasion il prononça sa célèbre conférence Anticultural Positions qui fut reçue avec enthousiasme par un groupe d’artistes, de collectionneurs et d’amateurs avertis, tandis que la collection, restée à New York pendant les dix années qui suivirent, ne suscita guère d’intérêt auprès des artistes et des critiques newyorkais. Ce fut ensuite au tour d’un groupe d’artistes des années 1960, connus sous le nom d’ « Imagistes de Chicago », d’entretenir des relations intenses avec l’art outsider, dont ils furent des collectionneurs avisés. Parmi eux Karl Wirsum, Jim Nutt et Gladys Nilsson, revendiquèrent l’influence de Joseph Yoakum sur leur propres travaux et ce fut également un artiste de Chicago, le photographe surréaliste Nathan Lerner, qui permit la sauvegarde de l’œuvre d’Henry Darger. Après avoir servi d’inspiration à de nombreux artistes, les valeurs esthétiques de l’art outsider s’imposèrent aux collectionneurs, marchands et conservateurs de Chicago, qui jouèrent à leur tour un rôle prédominant dans la reconnaissance de cet art comme partie intégrante du patrimoine artistique américain, notamment avec la fondation en 1991 d’Intuit, le premier centre d’art intuitif et outsider aux Etats-Unis. L’exposition Chicago : foyer d’art brut a été conçue par les deux commissaires Kenneth C. Burkhart et Lisa Stone et organisée par INTUIT, musée de Chicago dédié à l’art outsider et intuitif, sous le nom Chicago Calling : Art Against the Flow . Elle fait honneur à dix artistes, Henry Darger, William Dawson, Lee Godie, Mr. Imagination, Aldobrando Piacenza, Pauline Simon, Drossos Skyllas, Dr. Charles Smith, Wesley Willis et Joseph E. Yoakum qui ont porté au plus haut la singularité artistique de Chicago. À part Henry Darger, le reclus dont l’œuvre épique et délirante fut construite clandestinement, les artistes étaient en lien avec la scène artistique et interagissaient de façon individuelle avec les écoles d’art, les galeries et les collectionneurs. C’est donc une histoire de l’art brut propre aux Etats-Unis qui nous est donnée, où l’appréciation des formes puissantes et insolites de la pulsion créatrice sont associées au Folk Art, art populaire traditionnel et où l’art des autodidactes (self-taught art) , s’est souvent développé en extérieur, dans les jardins, dans les cours ou dans la rue.

Martine Lusardy, Directrice de la Halle Saint Pierre, Commissaire d’exposition

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LES ARTISTES DE L’EXPOSITION 

HENRY DARGER (1892-1973)

WILLIAM DAWSON (1901-1990)

LEE GODIE (1908-1994)

MR. IMAGINATION (1948-2012)

ALDOBRANDO PIACENZA (1888-1976)

PAULINE SIMON (C. 1894-1976)

DROSSOS SKYLLAS (1912-1973)

DR. CHARLES SMITH (B. 1940)

WESLEY WILLIS (1963-2003)

JOSEPH ELMER YOAKUM (1890-1972)

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HEY! MODERN ART & POP CULTURE #4

23/03/19 – 02/08/19
DOSSIER DE PRESSE ICI

Halle Saint Pierre 
Ouvert tous les jours

La Halle Saint Pierre présente HEY!#4, exposition qui continue de prospecter
et faire connaitre la scène artistique alternative.

Hey ! #4 poursuit l’association, initiée en 2011, de la Halle Saint Pierre avec
Anne & Julien, créateurs de la revue HEY! modern art & pop culture.

Cette quatrième édition de Hey! sera l’occasion de découvrir
36 artistes de « l’outsider pop »,
courant artistique encore très peu montré en France.

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PRÉSENTATION DE L’EXPOSITION
PAR MARTINE LUSARDY

Une histoire singulière en partage

« Dès 1995, lors de l’exposition Art Brut et Cie, la face cachée de l’art contemporain , Anne & Julien se firent la caisse de résonance de cet événement fondateur, le répercutant dans les zones bouillonnantes de la contre-culture. Si aujourd’hui l’art brut et les formes hors-normes de la création sont sortis de la confidentialité sous l’effet d’une triple reconnaissance – de l’institution, de l’université et du marché –, c’est aussi grâce à la curiosité et l’engagement de ces deux agitateurs. Dans le même temps, face à sa confrontation confuse avec l’histoire de l’art contemporain et à la spéculation offensive du marché, ce sont de tels défenseurs avertis, inquiets des dérives et amalgames, qui ont permis à l’art brut de conserver sa spécificité.

La création de la revue HEY! modern art & pop culture en 2010 fut l’occasion pour la Halle Saint Pierre d’élargir son projet artistique en accueillant dans une série d’expositions les « outsiders pop », cette myriade de mouvements figuratifs contemporains révélés au public français par Anne & Julien. Nul autre lieu ne pouvait
imaginer et mettre en œuvre la synthèse audacieuse de la scène artistique alternative. Des figures séditieuses du lowbrow art nourries de l’iconographie des médias populaires aux fantasmagories du pop surréalisme redécouvrant l’héritage des grandes traditions picturales, des activistes du street art au tatouage, des échappées individuelles et solitaires de l’art brut aux expressions raffinées et libertaires d’un « œil à l’état sauvage », les marges artistiques y étaient présentées dans leur diversité et leur complexité.

Trois expositions – 2011, 2013 et 2015 – ne semblent pas avoir été suffisantes pour donner à voir l’étendue des genres et des familles que constitue cette autre scène artistique. C’est donc avec la même passion que nous nous associons à nouveau pour en rendre compte géographiquement et historiquement. En compagnie de la trentaine d’artistes réunis, nous pourrons expérimenter la portée libératrice de leurs œuvres tant elles sont une porte ouverte sur notre espace imaginaire, cet irréductible en chacun de nous ».

Martine Lusardy, Directrice de la Halle Saint Pierre, Commissaire d’exposition.

 

LES ARTISTES DE L’EXPOSITION 
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Vasilis Avramidis (Grèce)
Gil Batle (États-Unis)
Jürg Benninger (Suisse)
Nils Bertho (France)
Troy Brooks (Canada)
Chen M (Belgique)
Maryrose Crook (Nouvelle-Zélande)
Mikaël De Poissy (France)
Fulvio Di Piazza (Italie)
Claire Fanjul (France)
Alessandro Gallo (Italie)
Séverine Gambier (France)
Davor Gromilovic (Serbie)
Masayoshi Hanawa (Japon)
Filip Hodas (République tchèque)
Nancy Josephson (États-Unis)
Kris Kuksi (États-Unis)
Brigitte Lajoinie (France)
Mathieu Lewin (France)
Lizz Lopez (États-Unis)
mad meg (France)
Gerard Mas (Espagne)
Mothmeister (Belgique)
Heather O’Shaughnessy (États-Unis)
Agathe Pitié (France)
Osvaldo Ramirez-Castillo (Canada)
David Rochline (France)
Shelter Shirrstone (Russie)
Heidi Taillefer (Canada)
The Kid (Pays-Bas, Brésil)
Paul Toupet (France)
Yannick Unfricht (France)
Henriette Valium (Canada)
Nathalie Verdon (Suisse)
Quan Wansanit Deslouis (Thaïlande)
Betsy Youngquist & R. Scott Long (États-Unis)

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+ d’infos sur HEY! MODERN ART & POP CULTURE


Takeru AOKI, Aki Yashiro, 1997-2004. ©Satoshi Takaishi

Dossier de presse ICI 


PRÉSENTATION

A l’occasion du Tandem PARIS-TOKYO*, la Halle Saint Pierre présente la seconde édition de l’exposition Art Brut Japonais, huit ans après le grand succès du premier volet.

A l’heure où l’art brut trouve la place qui lui est due sur la scène de l’art contemporain, le Japon  contribue à porter ce phénomène artistique au-delà de son ancrage originel occidental.

Une cinquantaine de créateurs témoignent qu’au sein de toutes les cultures, il y aura toujours des personnes assez singulières et individualistes pour inventer leur propre mythologie et  leur propre langage figuratif.

Issus d’ateliers ou œuvrant de façon autonome et indépendante, ces créateurs, souvent confrontés à un isolement mental ou social, utilisent toutes les techniques, tous les matériaux, détournant même les codes les plus traditionnels de la céramique ou de l’origami.

Les œuvres présentées dans l’exposition sont le fruit de nouvelles prospections. Seul Sinichi Sawada, figure emblématique de l’art brut japonais, qui connut la consécration  lors de la Biennale de Venise 2013, revient, apportant avec de nouvelles œuvres la démonstration que les ouvrages d’art brut sont, comme le notait Jean Dubuffet «l’opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l’entier de toutes ses phases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions».

Martine Lusardy, commissaire de l’exposition


LES ARTISTES

Catalogue disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre.
Prix : 30€

* Le Tandem Paris-Tokyo 2018 est mis en œuvre par la Ville de Paris, le  et l’Institut Français, en partenariat avec l’ambassade de France au Japon.

PARTENAIRES

L’exposition a reçu le soutien du Social Welfare Organization Aiseikai et de :


   

 

Turbulences dans les Balkans

La Halle Saint Pierre
présente l’exposition

TURBULENCES DANS LES BALKANS
  7 septembre 2017 au 31 juillet 2018
Dossier de presse (cliquez ici)

L’EXPOSITION

L’exposition Turbulences dans les Balkans poursuit les prospections que la Halle Saint Pierre mène depuis plus de vingt ans aux frontières de l’art brut. La scène artistique des Balkans donne à voir ses territoires alternatifs riches de leur complexité et leur diversité. Gardiens du grand héritage de l’art populaire, icône de la pop culture, explorateurs de langages archaïques ou magiciens du matériau brut, tous ces artistes inventent des mondes singuliers travaillés par une Histoire déchaînée autant que par les sentiments et les instincts excessifs qui enflamment leur relation au monde. TURBULENCES, est la métaphore de ces expériences intimes mises en images, en émotions et en réflexions.

C’est le vent de l’art brut qui relie organiquement ces formes d’art différentes mais pourtant voisines.  Comment ne pas porter sur Ilija Bosilj et Sava Sekulic, maîtres de l’art naïf yougoslave, un œil neuf libéré du jugement de la naïveté. Nous serons étonnés de voir comment leur référence au monde réel est éloignée des compromis narratifs avec la réalité objective. Leur maladresse, leur simplicité, leur exagération et leur étrangeté, loin d’être la marque d’une quelconque indigence, expriment leur vision onirique d’un au-delà des apparences révélé dans sa dimension mythique et magique. Dans leur sillage Matija Stanicic, Milan Stanisavljevic et Barbarien feront également pencher leurs œuvres du côté brut de la force psychique.  Mais ce sont les compositions torturées de Jakic, que l’artiste vivait non pas comme « un dessin ou une peinture, mais comme une  sédimentation  de douleur »  qui nous plongent implacablement dans un monde archaïque, déstructurant dans le même temps nos logiques rationnelles. 

Nous devons à Nina Krstic, conservatrice du Musée d’art Naïf et Marginal de Jagodina en Serbie, de conserver et protéger ce patrimoine artistique mais aussi de le partager comme une réalité patrimoniale en perpétuelle évolution. C’est ainsi que, grâce à son action, des artistes aux entreprises très différentes, Siljan Joskin, Ivana Stanisavljevic, Igor Simonovic , Ljubisa Jovanovic Kene ou Vojkan Morar,  revendiquant pleinement leur statut mais se trouvant en porte à faux avec « l’asphyxiante culture » ont gagné la reconnaissance au sein de la tribu créatrice complexe et plurielle des artistes « outsiders ».                                                  

La rencontre de l’art brut et des Balkans n’en est cependant qu’à ses premiers développements, loin de la vulgarisation  en cours en Europe occidentale et aux Etats-Unis. Autrefois poudrière, aujourd’hui morcelés et en quête de stabilité, les Balkans tentent d’exister ailleurs que dans le poids du passé, que ce soit un passé lointain marqué par la domination des Empires, les mythes nationaux, ou un passé proche fait de conflits armés. En marge des institutions une scène artistique alternative voit le jour. Tournant le dos aux performances trop artificielles et intellectualisées d’un certain art contemporain, des artistes veulent renouer avec des formes d’expression plus authentiques,  ouvertes sur la vie intérieure jusqu’aux confins de l’obsession et du délire.

Entre caractère alternatif et effervescence artistique, des initiatives ont vu le jour qui donnent une visibilité à l’art des marges. L’association Art Brut Serbia, fondée par Goran Stojcetovic s’est donnée pour mission  de créer émulation,  rencontres,  partage aussi bien dans le champ de la réflexion que dans celui de la pratique. Ses membres,  parmi lesquels Danijel Savovic, Budimir Pejakovic, Bojan Dordevic Omca, Dragan Gagac Jovanovic, Dragan Radovic Cica,  sont  de sensibilité très différente et d’une grande variété d’inspiration. Mais ils ont en commun un même besoin viscéral de célébrer le geste créateur, d’oser lever barrages et censures pour réactiver des noyaux de vécu et les sentiments confus qui les traversent. L’association collabore étroitement avec le centre culturel autonome Matrijarsija dont l’objectif est d’être un « générateur puissant d’art turbulent ». Ces nouveaux artisans de la contre-culture, renouvelant le slogan Do it now, do it yourself,  inventent des pratiques artistiques visuelles et musicales spécifiques à destination des artistes marginalisés par le système de production, de présentation et de transmission de l’art. Turbulences dans les Balkans met en acte le besoin existentiel de ces artistes de penser le monde en le poétisant, de faire résonner un langage qui ne raisonnerait plus.  Un langage de la rupture à l’œuvre dans les photomontages d’Emir Sehanovic perpétuant la molybdomancie, un art divinatoire ancestral ou dans les dessins de Zoran Tanasic placardés dans différents lieux de la ville, faisant de l’espace public le théâtre éphémère de son récit personnel.

Les terres sauvages de l’art brut  nous interrogent  sur ce qui reste d’espoir aujourd’hui de renouer avec les forces créatives profondes. En riposte à la prison imaginaire dans laquelle le progressisme technologique nous détient depuis si longtemps, l’insoumission sensible de nos turbulents imagine de folles évasions. Ces artistes ne correspondraient-ils pas à la description nietzschéenne de l’homme du « gai savoir » : « Après avoir subi assez souvent naufrages et catastrophes », ils ont pu découvrir une autre compréhension de la réalité, « un monde […] démesurément riche en choses belles, étrangères, problématiques, terribles et divines »[1] .

Texte du catalogue de Martine Lusardy, directrice et commissaire de l’exposition

[1] Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, Paris : Flammarion, 1997, p. 351.


LES ARTISTES

L’ARCHIVISTE
BARBARIEN – Predrag MILICEVIC
Ion BÂRLADEANU dit Ion B.
Ilija BOSILJ BASICEVIC
Boris DEHELJAN
Aleksandar DENIC
Bojan DORDEVIC – dit Omca
Joca GERINGER
Vojislav JAKIC
Siljan JOSKIN
Dragan Gagac JOVANOVIC
Ljubisa JOVANOVIC « KENE »
Dragan MILIVOJEVIC
Vojkan MORAR
Budimir Pejak PEJAKOVIC
Nenad Dzoni RACKOVIC
Dragan “Magicni Cica” RADOVIC
Danijel SAVOVIC
Emir SEHANOVIC
Sava SEKULIC
Igor SOMONOVIC
Matija STANICIC
Ivana STANISAVLJEVIC
Milan STANISAVLJEVIC
Goran STOJCETOVIC
TANASIC Zoran par Ivan ZUPANC


LES PARTENAIRES

    

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Caro/Jeunet

La Halle Saint Pierre
présente l’exposition
CARO / JEUNET
7 septembre 2017 au 31 juillet 2018

Accueillir le duo Caro/Jeunet à la Halle Saint Pierre est une évidence. Bien sûr il y a Montmartre indissociable des pérégrinations sentimentales d’Amélie Poulain, et Alien la créature biomécanique du dessinateur H.R. Giger à qui la Halle consacra une rétrospective en 2005. Il y a aussi des artistes emblématiques de la Halle Saint Pierre que Jeunet découvrit au fil de notre programmation : l’electromécanomaniaque Gilbert Peyre et son esthétique foraine, Ronan-Jim Sevellec et ses cabinets de curiosités miniature à l’élégance fanée ou encore Jéphan de Villiers et son petit peuple imaginaire nostalgique des civilisations perdues. Leurs œuvres et les objets « fétiches » des films des deux réalisateurs ne forment qu’un même monde ouvrant de nouvelles voies vers l’imaginaire. Dans ce monde onirique et fantastique où les limites de l’impossible sont toujours repoussées, le rêve enfantin côtoie le conte noir, l’absurde et le cocasse le réalisme poétique.

Martine Lusardy, directrice de la Halle Saint Pierre, commissaire de l’exposition

Trailer

*

MARC CARO

 « Si singulier il y a, il me semble que l’association bicéphale que nous avons constituée avec Jean-Pierre Jeunet fut l’une des choses les plus singulières du paysage cinématographique français. Deux cinéastes visuels qui renouent avec les origines du cinématographe…  Pour ma part, notre filiation revendiquée avec Meliès et l’art forain, trouve naturellement sa place à la Halle Saint Pierre qui a toujours su accueillir ceux qui marchent en dehors des clous… »

Marc CARO

Né en 1956 à Nantes, MARC CARO est un auteur de bandes dessinées qui a débuté dans la revue Metal Hurlant à la fin des années 70. Il publie également ses planches dans les magazines Fluide Glacial, Charlie Mensuel et L’Echo des Savanes). C’est aussi un musicien électronique (le groupe Parazite) et un cinéaste issu du cinéma d’animation et de la vidéo expérimentale. Il est connu pour avoir co-réalisé avec Jean-Pierre Jeunet (qu’il rencontre au Festival du Film d’animation d’Annecy en 1974) plusieurs courts-métrages, et les longs-métrages Delicatessen (1991, qui a obtenu de nombreux césars) et La Cité des enfants perdus (1995, présenté en ouverture du festival de Cannes).

Il a réalisé plusieurs courts métrages en solo (Rude Raid, 1985, La Concierge est dans l’escalier (1987)…), le long métrage Dante 01 (2008) ainsi qu’un documentaire sur les robots au Japon (Astroboy à Roboland, 2008).

On lui doit aussi affiches, musiques et décors pour les chorégraphes Régine Chopinot et Philippe Decouflé, ainsi que la direction artistique de nombreux films, parmi lesquels Alien Resurection (1997) de Jean-Pierre Jeunet, Blueberry (2004) de Jan Kounen, et Enter the Void (2009) de Gaspar Noé.

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JEAN-PIERRE JEUNET

« Dans tous les films que nous avons faits ensemble ou séparément, Marc Caro et moi-même, les objets ont toujours eu une place prépondérante. Marionnettes articulées pour les films d’animation, Machines Steampunk, costumes baroques, Aliens géants, objets emblématiques comme le cahier de photomaton d’Amélie, sans compter les storyboards, dessins de décors, BD et illustrations de Marc Caro… Tant d’objets qui traînaient dans mon bureau que je décidai de les partager. Le choix de la Halle Saint Pierre a été comme une évidence. Musée d’un art populaire non prétentieux… Situé à quelques mètres de là où Nino Quincampoix pourchassait Amélie dans les jardins du Sacré Cœur… C’est à la Halle Saint Pierre que j’ai découvert Jephan de Villiers, Ronan-Jim Sévellec, Charles Matton, Gilbert Peyre, que j’ai admiré les œuvres de Giger, guide spirituel de mon « Alien »… artistes que je collectionne, et qui font le pont entre l’art « singulier » et nos films, qui ne sont pas moins, du moins je l’espère… singuliers. »

Jean-Pierre JEUNET

Jean-Pierre est né le 3 septembre 1953, à Roanne. Longtemps enfant unique, il développe très vite son propre univers et c’est la caméra Super 8 apportée un jour par un ami de ses parents qui lui montre une voie qui pourrait être la sienne. Véritable autodidacte, il commence par réaliser des films d’animation L’Evasion, Le Manège, avec des personnages sculptés par Marc Caro, puis Pas de Repos pour Billy Brakko d’après une BD du même Caro. Ces films de court métrage commencent à faire parler de lui et à glaner de multiples récompenses en France et à l’étranger. Ensemble, toujours, ils réalisent Le Bunker de La Dernière Rafale, court métrage culte de science-fiction,  qui passera en première partie d’Eraserhead de David Lynch dans une salle parisienne durant six années. En 1989, il réalise seul Foutaises avec, déjà, son acteur fétiche Dominique Pinon, et gagnera une cinquantaine de prix dont le César du meilleur court métrage.

Le succès commercial et les nombreux prix de Délicatessen (1991)  permettent à Jeunet & Caro de mettre en chantier un projet ambitieux : La Cité des Enfants perdus, une fable sombre, tellement innovante sur le plan technique qu’elle nécessite la création de nouveaux logiciels et une très longue préparation. Le film est superbe, infiniment poétique. Il est présenté en Ouverture du Festival de Cannes 1995. C’est ce film qui attire l’attention de la Fox qui décide de confier à Jean-Pierre Jeunet la réalisation du 4ème opus de la franchise « Alien Résurrection ».

A l’issue de son séjour hollywoodien, Jean-Pierre Jeunet a la nostalgie des pavés de Montmartre et surtout, après la « grosse machine » d’Alien, il a envie de réaliser un « petit film personnel avec des copains ». Depuis des années, il collectionne des bouts d’idées étonnantes et des fragments d’histoires qui le touchent. Tout prend forme lorsqu’il invente le dénominateur commun à ces histoires : une jeune femme timide mais imaginative et déterminée à enjoliver la vie des autres. Ainsi est née Amélie Poulain, héroïne d’un film qui rend heureux et donne envie d’aimer, car Jean-Pierre Jeunet réussit avec ce film ce qui est considéré comme l’exercice le plus périlleux du cinéma : filmer le bonheur. Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain est le plus grand succès en langue française dans le monde.

Le triomphe du film et l’osmose avec Audrey Tautou lui permet d’envisager un projet qui lui tient à cœur depuis 10 ans : Un Long Dimanche de Fiançailles, l’adaptation du roman de Sebastien Japrisot. Avec Audrey Tautou, Jean-Pierre Jeunet sait qu’il tient sa « Mathilde », jeune femme obstinée à la recherche de son fiancé dans les méandres de la Grande Guerre. Le succès est au rendez-vous, tant sur un plan critique que sur un plan commercial.

Le 28 octobre 2009, sortie du film Micmacs à Tire-Larigot, une fable humaniste où Dany Boon interprète un David luttant contre Goliath, en l’occurrence deux marchands d’armes.

En 2013, L’extravagant voyage du jeune et prodigieux TS Spivet avec Kyle Catlett et Héléna Bonham Carter est une adaptation du livre-objet de Reif Larsen. Cette adaptation a été écrite en collaboration avec Guillaume Laurant. Le film a été tourné en anglais au Canada, en 3D. La sortie en France le 16 octobre 2014 sera suivie par une sortie Européenne, puis américaine. Thomas Hardmeier a été récompensé du César de la photographie en 2015. Et le film remporte tous les prestigieux 3D society Awards.

En 2015 Jean-Pierre réalise un pilote de série intitulée Casanova avec Diego Luna, Bojana Novakovic, Miranda Richardson et Ben Daniels pour Amazon. Le film sera diffusé sur leur site à l’été 2015, et son chef opérateur Pierre Gill récompensé du prix américain ASC attribué à la photographie.

Jean-Pierre vient de réaliser avec Romain Segaud un court métrage d’animation, mettant en scène ses bestioles, bricolées avec des débris trouvés dans la nature, sur un texte de Jacques Prévert et intitulé Deux escargots s’en vont.

Jean-Pierre Jeunet est le cinéaste français le plus récompensé. Son tour de force est de parvenir à être considéré comme un véritable auteur tout en parvenant à toucher un public large.

 

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Grand trouble

avec le soutien de

REVUE DE PRESSE ICI

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Un mouvement est né

Au commencement, ce sont des expositions, des rencontres, des visites d’atelier, des voyages. De longues soirées à discuter, à se découvrir. Les artistes se connaissent mal, le travail solitaire à l’atelier les absorbe. Pour autant, les artistes ne vivent pas dans une tour d’ivoire : ils ouvrent grand les yeux sur le monde, lisent passionnément, s’imprègnent de musique, explorent les musées, s’en vont à l’étranger, à la rencontre d’autrui. La sensibilité à fleur de peau, ils font preuve d’une conscience humaine peu habituelle. Rien de ce que les hommes font ne leur est indifférent.

Tout artiste appartient à une « famille », à une génération ; il participe d’une filiation éthique et esthétique. Il est capable de gratitude, et surtout d’admiration, dont il ne se prive pas. À force de se rencontrer, un groupe s’est constitué, un groupe informel, sans nom pour le désigner, tissant des liens complices, toujours plus amicaux. « Et si l’on créait  un mouvement pour mieux partager nos goûts,  nos émotions, nos envies ? » L’idée a aussitôt fait son chemin. Chacun s’est proposé d’inviter d’autres artistes, mais aussi des écrivains, des scientifiques, des cinéastes, des musiciens.

Ainsi, la douzaine d’artistes initiaux en a invité une trentaine d’autres, incités par le désir de prolonger ces échanges dans une exposition au titre contemporain et brûlant : grand trouble. Une même nécessité s’est imposée à chacun : échapper aux étiquettes et aux carcans que l’on impose à l’art, à la pensée, à l’existence même des êtres et des choses. Des œuvres vont donc se confronter pour se conjuguer, dans une configuration totalement inédite, sans impératif marchand ou opportuniste. Cette manifestation collective invitera le spectateur à une véritable expérience du décloisonnement où le mot « dialogue » prendra toute sa mesure. Elle explorera les fils ténus qui relient l’individu au collectif, le banal au singulier, l’actualité à l’Histoire.

Quel meilleur lieu que la Halle Saint-Pierre pour les accueillir ? Ce lieu ami, ni musée ni galerie, ce havre de liberté s’affirme depuis quelques années comme un rempart contre la tyrannie de l’anecdotique et de l’éphémère. Il y règne un esprit unique, où l’émotion et la pensée, la main et le regard se joignent pour révéler le monde nu que chacun porte en soi.

Il s’agit dans cette exposition de parler du monde dans sa violence, dans ses peurs et ses paradoxes, mais aussi dans son mystère et sa beauté ; il s’agit de donner à voir à la fois ce que l’époque dévoile et ce qu’elle dissimule.

Les regards des artistes vont se croiser, s’échanger, se compléter ; ils diront les choses avec virulence ou avec délicatesse, chacun dans son langage, dans sa singularité. Aucun dogme, aucune école de pensée, aucun style commun ni système ne s’impose entre les participants de ce mouvement.

L’exposition sera accompagnée de concerts, de conférences et de projections de films, ainsi que d’une publication originale au titre éponyme. Grand trouble, à la fois livre et catalogue, présentera non seulement un large aperçu de l’exposition, mais aussi des entretiens et des textes inédits.

Frédéric Pajak, 15 janvier 2017

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Instigateurs du mouvement :

Frédéric Pajak, Marcel Katuchevski, Joël Person, Micaël Queiroz, Mélanie Delattre-Vogt, Anna Sommer, Yves Nussbaum, Pavel Schmidt (dessinateurs), Alexandra Roussopoulos, Sylvie Fajfrowska, Alain Frentzel (peintres), Philippe Garnier (écrivain), Matthieu Gounelle (scientifique), Marc Prudent (photographe), Julie Bouvard (traductrice littéraire).

 

Artistes exposés :

Arthur Aillaud  – Gilles Aillaud –  François Aubrun Ode Bertrand – Cathryn BochChantalpetit Jérôme Cognet Mélanie Delattre-Vogt – Édith Dufaux Olivier Estoppey Sylvie Fajfrowska – Émilienne Farny – Jean-Michel Fauquet Alain FrentzelMarc Garanger Paul-Armand GetteMatthieu GounelleLiu Jian Tom Kaniok Marcel Katuchevski – Martial Leiter Iris Levasseur   – Julien Magre  –  Jean-Paul Marcheschi Al Martin Mix & Remix Noyau Guy Oberson Frédéric PajakJean-Michel Pancin Sinyoung Park – Joël Person – David  Porchy   –   Marc  Prudent  –    Micaël –  Edmond Quinche Emmanuel Rivière  Alexandra Roussopoulos  – Jean Scheurer Pavel Schmidt – Isabelle Sobelman – Anna SommerUros Tochkovitch Tomi Ungerer Katharina Ziemke.


Auteurs du catalogue :

Julie Bouvard – Patrick Declerck – Jean-Paul Demoule – Ma Descheng – Christophe Diard – Philippe Garnier – Matthieu Gounelle – Jean-Baptiste Harang – Frédéric Pajak – Yves Person – Jacques Roman – Frédéric Schiffter – Michael Stokes – Michel Thévoz – Delfeil de Ton – Jacques Vallet.

Hommage au poète Emery
Entretien avec le cinéaste Abbas Fahdel

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Des artistes de Grand Trouble nous présentent leur œuvres

 


A movement is born

It all began with exhibitions, encounters, studio visits, travels. Long evenings spent discussing and discovering each other. The artists do not know each other well, they are absorbed by their solitary, studio work. And yet, they do not live in an ivory tower: they look at the world with wide—open eyes, they read with passion, they immerse themselves in music, they explore museums, they travel abroad to meet other people. Highly sensitive, they demonstrate an unusual human awareness. They are never indifferent to what others do.

Every artist belongs to a “family”, a generation: they engage in an ethical and aesthetic filiation. They are able to express — without holding back — gratitude, and most importantly admiration. An informal and nameless group emerged out of regular encounters, forging conniving and increasingly friendly ties between its members. “What if we created a movement to better share our tastes, emotions and desires?” The idea instantly grew. Each artist suggested to invite other artists, but also writers, scientists, filmmakers, and musicians.

Thus, the initial dozen artists invited another thirty (drawers, painters, sculptors, photographers, writers, poets, philosophers, musicians, scientists, filmmakers, from France and abroad), urged by the desire to expand these exchanges in an exhibition with a contemporary and burning title: Grand Trouble. Each artist expressed the same pressing need: escaping the labels and straitjackets imposed upon art, thinking, and the very existence of beings and things. Thus, the works will confront and thereby encounter one another in a completely novel configuration, without any opportunistic or commercial imperative. This collective event will be an invitation to a true de-compartmentalising experience in which the word “dialogue” will take on its full meaning. It will explore the tenuous threads that connect the individual and the collective, the banal and the singular, current events and History.

What better space to host them than the Halle Saint-Pierre? This friendly space — that is neither a museum nor a gallery —, is a heaven of peace that has affirmed itself as a rampart against the tyranny of the anecdotal and the ephemeral for the past few years. A unique atmosphere prevails where emotion and thinking, the hand and the gaze meet to reveal the raw world each of us carries within.

This exhibition aims at talking about the world in its violence, in its fears and contradictions, but also in its mystery and beauty. It aims at showing both what this day and age reveals and what it conceals. The artists’ gazes will intersect, meet and complement one another. They will express themselves with virulence or delicacy, in their own singular language. No dogma, no school of though, no common style nor system is imposed on the participants of the mouvement. The exhibition will be accompanied by concerts, conferences, film screenings, as well as an eponymously titled, original publication. Both a book and a catalogue, GRAND TROUBLE will not only present a broad overview of the exhibition, but also interviews and unpublished texts.

Frédéric Pajak

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Visites libres groupes

Visites libres pour groupes

Les visites s’adressent uniquement
aux groupes déjà constitués,
il s’agit de visites libres et non de visites guidées

Réservation : 01 42 58 72 89
communication@hallesaintpierre.org

Dossier de presse CHICAGO 
Dossier de presse
 HEY ! # 4 

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Tarifs :

  • adultes : 7€/pers
    étudiants, scolaires et personnes en situation de handicap : 6€/pers
    (gratuit pour deux accompagnateurs )
    *
  • Horaires : du lundi au vendredi de 11h à 18h
    Pour les écoles primaires : du lundi au vendredi de 10 à 11h

    *
    Le règlement s’effectue le jour même sur place, par chèque, espèces ou CB.*
    *
    NOTA BENE
    Nous n’acceptons plus les bons de commande.
    Vous pouvez cependant demander un devis et nous vous remettrons une facture le jour de la visite. Merci.

 

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Gilbert PEYRE

Gilbert PEYRE
L’électromécanomaniaque

PROLONGATION DE L’EXPOSITION
jusqu’au 23 AVRIL 2017

affiche-gilbert-peyre-sans-logo
Dossier de presse (téléchargez ici)

Halle Saint Pierre

Quinze ans après sa première monographie, Gilbert Peyre répond de nouveau à l’invitation de la Halle Saint Pierre. En résulte une proposition artistique originale sous forme de spectacle-performance, entre esthétique foraine et technologie de pointe. Cet artiste qui se définit volontiers comme un « électromécanomaniaque », nous présente ses sculpturesmachines, automates farfelus et poétiques conçus à partir d’objets récupérés qui, d’un coup d’électricité, de mécanique, de pneumatique et d’électronique vont être amenés à la vie et devenir les protagonistes d’un conte cruel et enchanteur. Dans ce jeu aux combinaisons ambivalentes, dramatiques et burlesques, Gilbert Peyre réconcilie le bricolage et le progrès technologique. Il récupère, détourne, recycle ce que la technologie a d’abord condamné comme obsolète pour, contre toute attente, concourir ensuite à sa réhabilitation.

Nul désir donc de soumettre le monde mais plutôt la nécessité de le ré-enchanter afin que création et existence se confondent dans une conception de la vie comme poésie.
Loin des machines «célibataires» ne célébrant que leur ivresse mécanique solitaire, les êtres fictionnels et hybrides de Gilbert Peyre nous ouvrent sur un habiter poétique du monde au sein duquel l’artiste interprète et transfigure le quotidien. Cette métaphore du voyage-aventure au tréfonds de la sensibilité, parce qu’elle donne à saisir la mesure de l’être humain, ne peut qu’entrer en résonance avec l’esprit de la Halle Saint Pierre.

Martine Lusardy
Directrice de la Halle Saint Pierre
Commissaire de l’exposition

La presse en parle

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Éléments biographiques

Gilbert Peyre
Auteur-metteur en scène, bricoleur, sculpteur, inventeur, musicien, homme de théâtre, poète… l’artiste est inclassable.

Dès son enfance – issu d’une famille de 9 enfants – Gilbert Peyre fabrique ses jouets, crée de mini spectacles de cirque avec ses frères ; rentré à 14 ans dans une école d’apprentissage, il obtient un diplôme de soudeur et pratique différents métiers (sur les chantiers, serveur dans les brasseries). En 1977, il expose ses premiers personnages en pâte dans son propre atelier montmartrois et complètement autodidacte, devient au fil du temps Plasticien Metteur-en-scène au parcours atypique. Les objets mécaniques sont enrichis d’électronique, pneumatique au fil du temps. Il expose d’abord ses sculptures électromécanomaniaques dans des Galeries, des Centres d’Art, à la Fiac des Musées.

Puis il les intègre dans des spectacles de Cirque et d’Art Contemporain et de théâtre ; et en 2009, les spectateurs peuvent admirer ses sculptures animées dans le film de Jean-Pierre Jeunet « Micmacs à tire-larigot » avec Dany Boon ; le cinéaste, tombé sous le charme de ses œuvres découvertes à la Halle Saint-Pierre, a créé le personnage artiste Petit Pierre, dans son film, pour pouvoir les utiliser.

Œuvres présentées dans l’exposition et dans le film : Singe ; Rap Danse ; Tabouret ; Haltérophile ; Jupe qui danse

Dès 1994, il commence à les mettre en scène dans ses propres spectacles – ses sculpturOpéra –  avec chanteurs lyriques, comédiens, musique et sans texte au départ. Il crée sa Cie de spectacle P.P.Dream en 1996. Ses 2 grands spectacles  : « Ce soir on tue le cochon » puis  « Cupidon, Propriétaire de l’Immeuble situé sur l’Enfer et le Paradis«  avec texte voix lyrique 3 comédiens, 2 manipulateurs console et musique ; avec le soutien de Loupi électronique et de Robert Breton, ingénieur et informaticien, le spectacle gagne en fiabilité grâce à l’utilisation des systèmes de programmation propriétaires de puces Loupi, qui télécommandent les sculptures animées.

Avec l’HALTEROPHILE en 1990, il a commencé à intégrer l’électronique, qu’il a apprise en 1 mois. Il fabrique tout depuis la création artistique jusqu’à la réalisation mécanique puis électronique.

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L’Esprit Singulier

MARYAN, Sans-titre, série-Napoléon,1 973-1974, crayon gras sur carton,101.76x76L’ESPRIT SINGULIER.
Collection de l’Abbaye d’Auberive
Exposition du 30 mars au 26 août 2016
70 artistes & collection d’art populaire chinois

Dossier de presse (ICI)

Parmi les expositions initiées par la Halle Saint Pierre, la présentation de collections privées a une importance et une signification bien particulières. Tout d’abord elles témoignent de l’existence dans notre réalité artistique d’un autre savoir et d’une autre sensibilité, qui apportent la complémentarité ou la contradiction à l’histoire officielle de l’art. Ensuite parce que l’art brut et l’art singulier, terres de prospection de la Halle Saint Pierre, ne jouiraient pas de leur reconnaissance actuelle sans l’engagement de collectionneurs passionnés qui ont, par leur indépendance de goût et d’esprit, balisé de nouveaux territoires pour la création.

Ce double constat nourrit la nouvelle exposition de la Halle Saint Pierre, L’ESPRIT SINGULIER, qui présente du 30 mars au 26 août 2016 la Collection de l’Abbaye d’Auberive.

Son fondateur, Jean-Claude Volot, collectionneur conduit par son désir, son intuition et ses émotions, a réuni en trois décennies plus de 2500 œuvres constituant l’une des plus grandes collections d’art moderne et contemporain où dialoguent art singulier, expressionnisme figuratif et art populaire. Les filiations, les jeux de miroir, les fils invisibles façonnent cet ensemble en nous rappelant que le fondement de l’art réside dans sa puissance à ébranler la norme.

ARTISTES

Josée Francisco ABELLO VIVES – Sabhan ADAM  – Philippe AÏNI
Alexandre ALFANDARI – Pierre AMOURETTE – Karel APPEL – Lydie ARICKX
Murielle BELIN  – Hans BELLMER  – Pierre BETTENCOURT – Willy BIHOREAU Vincent BIZIEN – Stéphane BLANQUET  – Anselme  BOIX-VIVES
Joseph-Emmanuel BOUDEAU  – Georges BRU  – Nicolas BUSSET
Patrice CADIOU Fabian CERREDO – Gaston CHAISSAC – Robert COMBAS – DADO Roger DECAUX – Guillaume DÉGÉ – Philippe DEREUX – Fred DEUX
Hervé DI ROSA – Lou DUBOIS  Yolande FIEVREGHISLAINE
Roger-Edgar GILLET  – Cristine GUINAMAND – Guy HARLOFF – Daisuke ICHIBA  Kamel KHELIF  – Youcef KORICHI – Hélène LAGNIEU – Bengt LINDSTRÖM  Michel MACRÉAU – Francis MARSHALL – MARYAN – Eudes MÉNICHETTI
Myriam MIHINDOU  – Andrée et Jean MOIZIARD  MOKÉ FILS – Pierre MOLINIER Zoran MUSIC – Stani NITKOWSKI – Gilbert PASTOR  Stéphane PENCRÉAC’H  Marc PETIT  – Ernest PIGNON-ERNEST  – Louis PONS – Marcel POUGET  Paul REBEYROLLE – Emmanuelle RENARD  – Raphaëlle RICOL
Arnaud ROCHARD  – Paul RUMSEY  – Jean RUSTIN – Ody SABAN
Ronan-Jim SEVELLEC  – Victor SOREN – Angel VALDES
Roland VANTUSSO – Davor VRANKIC  – Adolphe VUILLMOT
Joel-Peter WITKIN  – Gao XINGJIAN – Du ZHENJUN

& COLLECTION D’ART POPULAIRE CHINOIS

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