Turbulences dans les Balkans

La Halle Saint Pierre
présente l’exposition

TURBULENCES DANS LES BALKANS
  7 septembre 2017 au 31 juillet 2018
Dossier de presse (cliquez ici)

L’EXPOSITION

L’exposition Turbulences dans les Balkans poursuit les prospections que la Halle Saint Pierre mène depuis plus de vingt ans aux frontières de l’art brut. La scène artistique des Balkans donne à voir ses territoires alternatifs riches de leur complexité et leur diversité. Gardiens du grand héritage de l’art populaire, icône de la pop culture, explorateurs de langages archaïques ou magiciens du matériau brut, tous ces artistes inventent des mondes singuliers travaillés par une Histoire déchaînée autant que par les sentiments et les instincts excessifs qui enflamment leur relation au monde. TURBULENCES, est la métaphore de ces expériences intimes mises en images, en émotions et en réflexions.

C’est le vent de l’art brut qui relie organiquement ces formes d’art différentes mais pourtant voisines.  Comment ne pas porter sur Ilija Bosilj et Sava Sekulic, maîtres de l’art naïf yougoslave, un œil neuf libéré du jugement de la naïveté. Nous serons étonnés de voir comment leur référence au monde réel est éloignée des compromis narratifs avec la réalité objective. Leur maladresse, leur simplicité, leur exagération et leur étrangeté, loin d’être la marque d’une quelconque indigence, expriment leur vision onirique d’un au-delà des apparences révélé dans sa dimension mythique et magique. Dans leur sillage Matija Stanicic, Milan Stanisavljevic et Barbarien feront également pencher leurs œuvres du côté brut de la force psychique.  Mais ce sont les compositions torturées de Jakic, que l’artiste vivait non pas comme « un dessin ou une peinture, mais comme une  sédimentation  de douleur »  qui nous plongent implacablement dans un monde archaïque, déstructurant dans le même temps nos logiques rationnelles. 

Nous devons à Nina Krstic, conservatrice du Musée d’art Naïf et Marginal de Jagodina en Serbie, de conserver et protéger ce patrimoine artistique mais aussi de le partager comme une réalité patrimoniale en perpétuelle évolution. C’est ainsi que, grâce à son action, des artistes aux entreprises très différentes, Siljan Joskin, Ivana Stanisavljevic, Igor Simonovic , Ljubisa Jovanovic Kene ou Vojkan Morar,  revendiquant pleinement leur statut mais se trouvant en porte à faux avec « l’asphyxiante culture » ont gagné la reconnaissance au sein de la tribu créatrice complexe et plurielle des artistes « outsiders ».                                                  

La rencontre de l’art brut et des Balkans n’en est cependant qu’à ses premiers développements, loin de la vulgarisation  en cours en Europe occidentale et aux Etats-Unis. Autrefois poudrière, aujourd’hui morcelés et en quête de stabilité, les Balkans tentent d’exister ailleurs que dans le poids du passé, que ce soit un passé lointain marqué par la domination des Empires, les mythes nationaux, ou un passé proche fait de conflits armés. En marge des institutions une scène artistique alternative voit le jour. Tournant le dos aux performances trop artificielles et intellectualisées d’un certain art contemporain, des artistes veulent renouer avec des formes d’expression plus authentiques,  ouvertes sur la vie intérieure jusqu’aux confins de l’obsession et du délire.

Entre caractère alternatif et effervescence artistique, des initiatives ont vu le jour qui donnent une visibilité à l’art des marges. L’association Art Brut Serbia, fondée par Goran Stojcetovic s’est donnée pour mission  de créer émulation,  rencontres,  partage aussi bien dans le champ de la réflexion que dans celui de la pratique. Ses membres,  parmi lesquels Danijel Savovic, Budimir Pejakovic, Bojan Dordevic Omca, Dragan Gagac Jovanovic, Dragan Radovic Cica,  sont  de sensibilité très différente et d’une grande variété d’inspiration. Mais ils ont en commun un même besoin viscéral de célébrer le geste créateur, d’oser lever barrages et censures pour réactiver des noyaux de vécu et les sentiments confus qui les traversent. L’association collabore étroitement avec le centre culturel autonome Matrijarsija dont l’objectif est d’être un « générateur puissant d’art turbulent ». Ces nouveaux artisans de la contre-culture, renouvelant le slogan Do it now, do it yourself,  inventent des pratiques artistiques visuelles et musicales spécifiques à destination des artistes marginalisés par le système de production, de présentation et de transmission de l’art. Turbulences dans les Balkans met en acte le besoin existentiel de ces artistes de penser le monde en le poétisant, de faire résonner un langage qui ne raisonnerait plus.  Un langage de la rupture à l’œuvre dans les photomontages d’Emir Sehanovic perpétuant la molybdomancie, un art divinatoire ancestral ou dans les dessins de Zoran Tanasic placardés dans différents lieux de la ville, faisant de l’espace public le théâtre éphémère de son récit personnel.

Les terres sauvages de l’art brut  nous interrogent  sur ce qui reste d’espoir aujourd’hui de renouer avec les forces créatives profondes. En riposte à la prison imaginaire dans laquelle le progressisme technologique nous détient depuis si longtemps, l’insoumission sensible de nos turbulents imagine de folles évasions. Ces artistes ne correspondraient-ils pas à la description nietzschéenne de l’homme du « gai savoir » : « Après avoir subi assez souvent naufrages et catastrophes », ils ont pu découvrir une autre compréhension de la réalité, « un monde […] démesurément riche en choses belles, étrangères, problématiques, terribles et divines »[1] .

Texte du catalogue de Martine Lusardy, directrice et commissaire de l’exposition

[1] Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, Paris : Flammarion, 1997, p. 351.


LES ARTISTES

L’ARCHIVISTE
BARBARIEN – Predrag MILICEVIC
Ion BÂRLADEANU dit Ion B.
Ilija BOSILJ BASICEVIC
Boris DEHELJAN
Aleksandar DENIC
Bojan DORDEVIC – dit Omca
Joca GERINGER
Vojislav JAKIC
Siljan JOSKIN
Dragan Gagac JOVANOVIC
Ljubisa JOVANOVIC « KENE »
Dragan MILIVOJEVIC
Vojkan MORAR
Budimir Pejak PEJAKOVIC
Nenad Dzoni RACKOVIC
Dragan “Magicni Cica” RADOVIC
Danijel SAVOVIC
Emir SEHANOVIC
Sava SEKULIC
Igor SOMONOVIC
Matija STANICIC
Ivana STANISAVLJEVIC
Milan STANISAVLJEVIC
Goran STOJCETOVIC
TANASIC Zoran par Ivan ZUPANC


LES PARTENAIRES

    

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Caro/Jeunet

La Halle Saint Pierre
présente l’exposition
CARO / JEUNET
7 septembre 2017 au 31 juillet 2018

Accueillir le duo Caro/Jeunet à la Halle Saint Pierre est une évidence. Bien sûr il y a Montmartre indissociable des pérégrinations sentimentales d’Amélie Poulain, et Alien la créature biomécanique du dessinateur H.R. Giger à qui la Halle consacra une rétrospective en 2005. Il y a aussi des artistes emblématiques de la Halle Saint Pierre que Jeunet découvrit au fil de notre programmation : l’electromécanomaniaque Gilbert Peyre et son esthétique foraine, Ronan-Jim Sevellec et ses cabinets de curiosités miniature à l’élégance fanée ou encore Jéphan de Villiers et son petit peuple imaginaire nostalgique des civilisations perdues. Leurs œuvres et les objets « fétiches » des films des deux réalisateurs ne forment qu’un même monde ouvrant de nouvelles voies vers l’imaginaire. Dans ce monde onirique et fantastique où les limites de l’impossible sont toujours repoussées, le rêve enfantin côtoie le conte noir, l’absurde et le cocasse le réalisme poétique.

Martine Lusardy, directrice de la Halle Saint Pierre, commissaire de l’exposition

Trailer

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MARC CARO

 « Si singulier il y a, il me semble que l’association bicéphale que nous avons constituée avec Jean-Pierre Jeunet fut l’une des choses les plus singulières du paysage cinématographique français. Deux cinéastes visuels qui renouent avec les origines du cinématographe…  Pour ma part, notre filiation revendiquée avec Meliès et l’art forain, trouve naturellement sa place à la Halle Saint Pierre qui a toujours su accueillir ceux qui marchent en dehors des clous… »

Marc CARO

Né en 1956 à Nantes, MARC CARO est un auteur de bandes dessinées qui a débuté dans la revue Metal Hurlant à la fin des années 70. Il publie également ses planches dans les magazines Fluide Glacial, Charlie Mensuel et L’Echo des Savanes). C’est aussi un musicien électronique (le groupe Parazite) et un cinéaste issu du cinéma d’animation et de la vidéo expérimentale. Il est connu pour avoir co-réalisé avec Jean-Pierre Jeunet (qu’il rencontre au Festival du Film d’animation d’Annecy en 1974) plusieurs courts-métrages, et les longs-métrages Delicatessen (1991, qui a obtenu de nombreux césars) et La Cité des enfants perdus (1995, présenté en ouverture du festival de Cannes).

Il a réalisé plusieurs courts métrages en solo (Rude Raid, 1985, La Concierge est dans l’escalier (1987)…), le long métrage Dante 01 (2008) ainsi qu’un documentaire sur les robots au Japon (Astroboy à Roboland, 2008).

On lui doit aussi affiches, musiques et décors pour les chorégraphes Régine Chopinot et Philippe Decouflé, ainsi que la direction artistique de nombreux films, parmi lesquels Alien Resurection (1997) de Jean-Pierre Jeunet, Blueberry (2004) de Jan Kounen, et Enter the Void (2009) de Gaspar Noé.

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JEAN-PIERRE JEUNET

« Dans tous les films que nous avons faits ensemble ou séparément, Marc Caro et moi-même, les objets ont toujours eu une place prépondérante. Marionnettes articulées pour les films d’animation, Machines Steampunk, costumes baroques, Aliens géants, objets emblématiques comme le cahier de photomaton d’Amélie, sans compter les storyboards, dessins de décors, BD et illustrations de Marc Caro… Tant d’objets qui traînaient dans mon bureau que je décidai de les partager. Le choix de la Halle Saint Pierre a été comme une évidence. Musée d’un art populaire non prétentieux… Situé à quelques mètres de là où Nino Quincampoix pourchassait Amélie dans les jardins du Sacré Cœur… C’est à la Halle Saint Pierre que j’ai découvert Jephan de Villiers, Ronan-Jim Sévellec, Charles Matton, Gilbert Peyre, que j’ai admiré les œuvres de Giger, guide spirituel de mon « Alien »… artistes que je collectionne, et qui font le pont entre l’art « singulier » et nos films, qui ne sont pas moins, du moins je l’espère… singuliers. »

Jean-Pierre JEUNET

Jean-Pierre est né le 3 septembre 1953, à Roanne. Longtemps enfant unique, il développe très vite son propre univers et c’est la caméra Super 8 apportée un jour par un ami de ses parents qui lui montre une voie qui pourrait être la sienne. Véritable autodidacte, il commence par réaliser des films d’animation L’Evasion, Le Manège, avec des personnages sculptés par Marc Caro, puis Pas de Repos pour Billy Brakko d’après une BD du même Caro. Ces films de court métrage commencent à faire parler de lui et à glaner de multiples récompenses en France et à l’étranger. Ensemble, toujours, ils réalisent Le Bunker de La Dernière Rafale, court métrage culte de science-fiction,  qui passera en première partie d’Eraserhead de David Lynch dans une salle parisienne durant six années. En 1989, il réalise seul Foutaises avec, déjà, son acteur fétiche Dominique Pinon, et gagnera une cinquantaine de prix dont le César du meilleur court métrage.

Le succès commercial et les nombreux prix de Délicatessen (1991)  permettent à Jeunet & Caro de mettre en chantier un projet ambitieux : La Cité des Enfants perdus, une fable sombre, tellement innovante sur le plan technique qu’elle nécessite la création de nouveaux logiciels et une très longue préparation. Le film est superbe, infiniment poétique. Il est présenté en Ouverture du Festival de Cannes 1995. C’est ce film qui attire l’attention de la Fox qui décide de confier à Jean-Pierre Jeunet la réalisation du 4ème opus de la franchise « Alien Résurrection ».

A l’issue de son séjour hollywoodien, Jean-Pierre Jeunet a la nostalgie des pavés de Montmartre et surtout, après la « grosse machine » d’Alien, il a envie de réaliser un « petit film personnel avec des copains ». Depuis des années, il collectionne des bouts d’idées étonnantes et des fragments d’histoires qui le touchent. Tout prend forme lorsqu’il invente le dénominateur commun à ces histoires : une jeune femme timide mais imaginative et déterminée à enjoliver la vie des autres. Ainsi est née Amélie Poulain, héroïne d’un film qui rend heureux et donne envie d’aimer, car Jean-Pierre Jeunet réussit avec ce film ce qui est considéré comme l’exercice le plus périlleux du cinéma : filmer le bonheur. Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain est le plus grand succès en langue française dans le monde.

Le triomphe du film et l’osmose avec Audrey Tautou lui permet d’envisager un projet qui lui tient à cœur depuis 10 ans : Un Long Dimanche de Fiançailles, l’adaptation du roman de Sebastien Japrisot. Avec Audrey Tautou, Jean-Pierre Jeunet sait qu’il tient sa « Mathilde », jeune femme obstinée à la recherche de son fiancé dans les méandres de la Grande Guerre. Le succès est au rendez-vous, tant sur un plan critique que sur un plan commercial.

Le 28 octobre 2009, sortie du film Micmacs à Tire-Larigot, une fable humaniste où Dany Boon interprète un David luttant contre Goliath, en l’occurrence deux marchands d’armes.

En 2013, L’extravagant voyage du jeune et prodigieux TS Spivet avec Kyle Catlett et Héléna Bonham Carter est une adaptation du livre-objet de Reif Larsen. Cette adaptation a été écrite en collaboration avec Guillaume Laurant. Le film a été tourné en anglais au Canada, en 3D. La sortie en France le 16 octobre 2014 sera suivie par une sortie Européenne, puis américaine. Thomas Hardmeier a été récompensé du César de la photographie en 2015. Et le film remporte tous les prestigieux 3D society Awards.

En 2015 Jean-Pierre réalise un pilote de série intitulée Casanova avec Diego Luna, Bojana Novakovic, Miranda Richardson et Ben Daniels pour Amazon. Le film sera diffusé sur leur site à l’été 2015, et son chef opérateur Pierre Gill récompensé du prix américain ASC attribué à la photographie.

Jean-Pierre vient de réaliser avec Romain Segaud un court métrage d’animation, mettant en scène ses bestioles, bricolées avec des débris trouvés dans la nature, sur un texte de Jacques Prévert et intitulé Deux escargots s’en vont.

Jean-Pierre Jeunet est le cinéaste français le plus récompensé. Son tour de force est de parvenir à être considéré comme un véritable auteur tout en parvenant à toucher un public large.

 

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Grand trouble

avec le soutien de

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Un mouvement est né

Au commencement, ce sont des expositions, des rencontres, des visites d’atelier, des voyages. De longues soirées à discuter, à se découvrir. Les artistes se connaissent mal, le travail solitaire à l’atelier les absorbe. Pour autant, les artistes ne vivent pas dans une tour d’ivoire : ils ouvrent grand les yeux sur le monde, lisent passionnément, s’imprègnent de musique, explorent les musées, s’en vont à l’étranger, à la rencontre d’autrui. La sensibilité à fleur de peau, ils font preuve d’une conscience humaine peu habituelle. Rien de ce que les hommes font ne leur est indifférent.

Tout artiste appartient à une « famille », à une génération ; il participe d’une filiation éthique et esthétique. Il est capable de gratitude, et surtout d’admiration, dont il ne se prive pas. À force de se rencontrer, un groupe s’est constitué, un groupe informel, sans nom pour le désigner, tissant des liens complices, toujours plus amicaux. « Et si l’on créait  un mouvement pour mieux partager nos goûts,  nos émotions, nos envies ? » L’idée a aussitôt fait son chemin. Chacun s’est proposé d’inviter d’autres artistes, mais aussi des écrivains, des scientifiques, des cinéastes, des musiciens.

Ainsi, la douzaine d’artistes initiaux en a invité une trentaine d’autres, incités par le désir de prolonger ces échanges dans une exposition au titre contemporain et brûlant : grand trouble. Une même nécessité s’est imposée à chacun : échapper aux étiquettes et aux carcans que l’on impose à l’art, à la pensée, à l’existence même des êtres et des choses. Des œuvres vont donc se confronter pour se conjuguer, dans une configuration totalement inédite, sans impératif marchand ou opportuniste. Cette manifestation collective invitera le spectateur à une véritable expérience du décloisonnement où le mot « dialogue » prendra toute sa mesure. Elle explorera les fils ténus qui relient l’individu au collectif, le banal au singulier, l’actualité à l’Histoire.

Quel meilleur lieu que la Halle Saint-Pierre pour les accueillir ? Ce lieu ami, ni musée ni galerie, ce havre de liberté s’affirme depuis quelques années comme un rempart contre la tyrannie de l’anecdotique et de l’éphémère. Il y règne un esprit unique, où l’émotion et la pensée, la main et le regard se joignent pour révéler le monde nu que chacun porte en soi.

Il s’agit dans cette exposition de parler du monde dans sa violence, dans ses peurs et ses paradoxes, mais aussi dans son mystère et sa beauté ; il s’agit de donner à voir à la fois ce que l’époque dévoile et ce qu’elle dissimule.

Les regards des artistes vont se croiser, s’échanger, se compléter ; ils diront les choses avec virulence ou avec délicatesse, chacun dans son langage, dans sa singularité. Aucun dogme, aucune école de pensée, aucun style commun ni système ne s’impose entre les participants de ce mouvement.

L’exposition sera accompagnée de concerts, de conférences et de projections de films, ainsi que d’une publication originale au titre éponyme. Grand trouble, à la fois livre et catalogue, présentera non seulement un large aperçu de l’exposition, mais aussi des entretiens et des textes inédits.

Frédéric Pajak, 15 janvier 2017

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Instigateurs du mouvement :

Frédéric Pajak, Marcel Katuchevski, Joël Person, Micaël Queiroz, Mélanie Delattre-Vogt, Anna Sommer, Yves Nussbaum, Pavel Schmidt (dessinateurs), Alexandra Roussopoulos, Sylvie Fajfrowska, Alain Frentzel (peintres), Philippe Garnier (écrivain), Matthieu Gounelle (scientifique), Marc Prudent (photographe), Julie Bouvard (traductrice littéraire).

 

Artistes exposés :

Arthur Aillaud  – Gilles Aillaud –  François Aubrun Ode Bertrand – Cathryn BochChantalpetit Jérôme Cognet Mélanie Delattre-Vogt – Édith Dufaux Olivier Estoppey Sylvie Fajfrowska – Émilienne Farny – Jean-Michel Fauquet Alain FrentzelMarc Garanger Paul-Armand GetteMatthieu GounelleLiu Jian Tom Kaniok Marcel Katuchevski – Martial Leiter Iris Levasseur   – Julien Magre  –  Jean-Paul Marcheschi Al Martin Mix & Remix Noyau Guy Oberson Frédéric PajakJean-Michel Pancin Sinyoung Park – Joël Person – David  Porchy   –   Marc  Prudent  –    Micaël –  Edmond Quinche Emmanuel Rivière  Alexandra Roussopoulos  – Jean Scheurer Pavel Schmidt – Isabelle Sobelman – Anna SommerUros Tochkovitch Tomi Ungerer Katharina Ziemke.


Auteurs du catalogue :

Julie Bouvard – Patrick Declerck – Jean-Paul Demoule – Ma Descheng – Christophe Diard – Philippe Garnier – Matthieu Gounelle – Jean-Baptiste Harang – Frédéric Pajak – Yves Person – Jacques Roman – Frédéric Schiffter – Michael Stokes – Michel Thévoz – Delfeil de Ton – Jacques Vallet.

Hommage au poète Emery
Entretien avec le cinéaste Abbas Fahdel

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Des artistes de Grand Trouble nous présentent leur œuvres

 


A movement is born

It all began with exhibitions, encounters, studio visits, travels. Long evenings spent discussing and discovering each other. The artists do not know each other well, they are absorbed by their solitary, studio work. And yet, they do not live in an ivory tower: they look at the world with wide—open eyes, they read with passion, they immerse themselves in music, they explore museums, they travel abroad to meet other people. Highly sensitive, they demonstrate an unusual human awareness. They are never indifferent to what others do.

Every artist belongs to a “family”, a generation: they engage in an ethical and aesthetic filiation. They are able to express — without holding back — gratitude, and most importantly admiration. An informal and nameless group emerged out of regular encounters, forging conniving and increasingly friendly ties between its members. “What if we created a movement to better share our tastes, emotions and desires?” The idea instantly grew. Each artist suggested to invite other artists, but also writers, scientists, filmmakers, and musicians.

Thus, the initial dozen artists invited another thirty (drawers, painters, sculptors, photographers, writers, poets, philosophers, musicians, scientists, filmmakers, from France and abroad), urged by the desire to expand these exchanges in an exhibition with a contemporary and burning title: Grand Trouble. Each artist expressed the same pressing need: escaping the labels and straitjackets imposed upon art, thinking, and the very existence of beings and things. Thus, the works will confront and thereby encounter one another in a completely novel configuration, without any opportunistic or commercial imperative. This collective event will be an invitation to a true de-compartmentalising experience in which the word “dialogue” will take on its full meaning. It will explore the tenuous threads that connect the individual and the collective, the banal and the singular, current events and History.

What better space to host them than the Halle Saint-Pierre? This friendly space — that is neither a museum nor a gallery —, is a heaven of peace that has affirmed itself as a rampart against the tyranny of the anecdotal and the ephemeral for the past few years. A unique atmosphere prevails where emotion and thinking, the hand and the gaze meet to reveal the raw world each of us carries within.

This exhibition aims at talking about the world in its violence, in its fears and contradictions, but also in its mystery and beauty. It aims at showing both what this day and age reveals and what it conceals. The artists’ gazes will intersect, meet and complement one another. They will express themselves with virulence or delicacy, in their own singular language. No dogma, no school of though, no common style nor system is imposed on the participants of the mouvement. The exhibition will be accompanied by concerts, conferences, film screenings, as well as an eponymously titled, original publication. Both a book and a catalogue, GRAND TROUBLE will not only present a broad overview of the exhibition, but also interviews and unpublished texts.

Frédéric Pajak

Download PRESS RELEASE

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Visites groupes

Visites libres Groupe

Les visites s’adressent uniquement
aux groupes déjà constitués

Réservation : 01 42 58 72 89
communication@hallesaintpierre.org

  • Tarifs :

    adultes : 7€/pers étudiants, scolaires et personnes en situation de handicap : 6€/pers (gratuit pour deux accompagnateurs )

  • Horaires : du lundi au vendredi de 11h à 18h Pour les écoles primaires : du lundi au vendredi de 10 à 11h

 

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Gilbert PEYRE

Gilbert PEYRE
L’électromécanomaniaque

PROLONGATION DE L’EXPOSITION
jusqu’au 23 AVRIL 2017

affiche-gilbert-peyre-sans-logo
Dossier de presse (téléchargez ici)

Halle Saint Pierre

Quinze ans après sa première monographie, Gilbert Peyre répond de nouveau à l’invitation de la Halle Saint Pierre. En résulte une proposition artistique originale sous forme de spectacle-performance, entre esthétique foraine et technologie de pointe. Cet artiste qui se définit volontiers comme un « électromécanomaniaque », nous présente ses sculpturesmachines, automates farfelus et poétiques conçus à partir d’objets récupérés qui, d’un coup d’électricité, de mécanique, de pneumatique et d’électronique vont être amenés à la vie et devenir les protagonistes d’un conte cruel et enchanteur. Dans ce jeu aux combinaisons ambivalentes, dramatiques et burlesques, Gilbert Peyre réconcilie le bricolage et le progrès technologique. Il récupère, détourne, recycle ce que la technologie a d’abord condamné comme obsolète pour, contre toute attente, concourir ensuite à sa réhabilitation.

Nul désir donc de soumettre le monde mais plutôt la nécessité de le ré-enchanter afin que création et existence se confondent dans une conception de la vie comme poésie.
Loin des machines «célibataires» ne célébrant que leur ivresse mécanique solitaire, les êtres fictionnels et hybrides de Gilbert Peyre nous ouvrent sur un habiter poétique du monde au sein duquel l’artiste interprète et transfigure le quotidien. Cette métaphore du voyage-aventure au tréfonds de la sensibilité, parce qu’elle donne à saisir la mesure de l’être humain, ne peut qu’entrer en résonance avec l’esprit de la Halle Saint Pierre.

Martine Lusardy
Directrice de la Halle Saint Pierre
Commissaire de l’exposition

La presse en parle

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Éléments biographiques

Gilbert Peyre
Auteur-metteur en scène, bricoleur, sculpteur, inventeur, musicien, homme de théâtre, poète… l’artiste est inclassable.

Dès son enfance – issu d’une famille de 9 enfants – Gilbert Peyre fabrique ses jouets, crée de mini spectacles de cirque avec ses frères ; rentré à 14 ans dans une école d’apprentissage, il obtient un diplôme de soudeur et pratique différents métiers (sur les chantiers, serveur dans les brasseries). En 1977, il expose ses premiers personnages en pâte dans son propre atelier montmartrois et complètement autodidacte, devient au fil du temps Plasticien Metteur-en-scène au parcours atypique. Les objets mécaniques sont enrichis d’électronique, pneumatique au fil du temps. Il expose d’abord ses sculptures électromécanomaniaques dans des Galeries, des Centres d’Art, à la Fiac des Musées.

Puis il les intègre dans des spectacles de Cirque et d’Art Contemporain et de théâtre ; et en 2009, les spectateurs peuvent admirer ses sculptures animées dans le film de Jean-Pierre Jeunet « Micmacs à tire-larigot » avec Dany Boon ; le cinéaste, tombé sous le charme de ses œuvres découvertes à la Halle Saint-Pierre, a créé le personnage artiste Petit Pierre, dans son film, pour pouvoir les utiliser.

Œuvres présentées dans l’exposition et dans le film : Singe ; Rap Danse ; Tabouret ; Haltérophile ; Jupe qui danse

Dès 1994, il commence à les mettre en scène dans ses propres spectacles – ses sculpturOpéra –  avec chanteurs lyriques, comédiens, musique et sans texte au départ. Il crée sa Cie de spectacle P.P.Dream en 1996. Ses 2 grands spectacles  : « Ce soir on tue le cochon » puis  « Cupidon, Propriétaire de l’Immeuble situé sur l’Enfer et le Paradis«  avec texte voix lyrique 3 comédiens, 2 manipulateurs console et musique ; avec le soutien de Loupi électronique et de Robert Breton, ingénieur et informaticien, le spectacle gagne en fiabilité grâce à l’utilisation des systèmes de programmation propriétaires de puces Loupi, qui télécommandent les sculptures animées.

Avec l’HALTEROPHILE en 1990, il a commencé à intégrer l’électronique, qu’il a apprise en 1 mois. Il fabrique tout depuis la création artistique jusqu’à la réalisation mécanique puis électronique.

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L’Esprit Singulier

MARYAN, Sans-titre, série-Napoléon,1 973-1974, crayon gras sur carton,101.76x76L’ESPRIT SINGULIER.
Collection de l’Abbaye d’Auberive
Exposition du 30 mars au 26 août 2016
70 artistes & collection d’art populaire chinois

Dossier de presse (ICI)

Parmi les expositions initiées par la Halle Saint Pierre, la présentation de collections privées a une importance et une signification bien particulières. Tout d’abord elles témoignent de l’existence dans notre réalité artistique d’un autre savoir et d’une autre sensibilité, qui apportent la complémentarité ou la contradiction à l’histoire officielle de l’art. Ensuite parce que l’art brut et l’art singulier, terres de prospection de la Halle Saint Pierre, ne jouiraient pas de leur reconnaissance actuelle sans l’engagement de collectionneurs passionnés qui ont, par leur indépendance de goût et d’esprit, balisé de nouveaux territoires pour la création.

Ce double constat nourrit la nouvelle exposition de la Halle Saint Pierre, L’ESPRIT SINGULIER, qui présente du 30 mars au 26 août 2016 la Collection de l’Abbaye d’Auberive.

Son fondateur, Jean-Claude Volot, collectionneur conduit par son désir, son intuition et ses émotions, a réuni en trois décennies plus de 2500 œuvres constituant l’une des plus grandes collections d’art moderne et contemporain où dialoguent art singulier, expressionnisme figuratif et art populaire. Les filiations, les jeux de miroir, les fils invisibles façonnent cet ensemble en nous rappelant que le fondement de l’art réside dans sa puissance à ébranler la norme.

ARTISTES

Josée Francisco ABELLO VIVES – Sabhan ADAM  – Philippe AÏNI
Alexandre ALFANDARI – Pierre AMOURETTE – Karel APPEL – Lydie ARICKX
Murielle BELIN  – Hans BELLMER  – Pierre BETTENCOURT – Willy BIHOREAU Vincent BIZIEN – Stéphane BLANQUET  – Anselme  BOIX-VIVES
Joseph-Emmanuel BOUDEAU  – Georges BRU  – Nicolas BUSSET
Patrice CADIOU Fabian CERREDO – Gaston CHAISSAC – Robert COMBAS – DADO Roger DECAUX – Guillaume DÉGÉ – Philippe DEREUX – Fred DEUX
Hervé DI ROSA – Lou DUBOIS  Yolande FIEVREGHISLAINE
Roger-Edgar GILLET  – Cristine GUINAMAND – Guy HARLOFF – Daisuke ICHIBA  Kamel KHELIF  – Youcef KORICHI – Hélène LAGNIEU – Bengt LINDSTRÖM  Michel MACRÉAU – Francis MARSHALL – MARYAN – Eudes MÉNICHETTI
Myriam MIHINDOU  – Andrée et Jean MOIZIARD  MOKÉ FILS – Pierre MOLINIER Zoran MUSIC – Stani NITKOWSKI – Gilbert PASTOR  Stéphane PENCRÉAC’H  Marc PETIT  – Ernest PIGNON-ERNEST  – Louis PONS – Marcel POUGET  Paul REBEYROLLE – Emmanuelle RENARD  – Raphaëlle RICOL
Arnaud ROCHARD  – Paul RUMSEY  – Jean RUSTIN – Ody SABAN
Ronan-Jim SEVELLEC  – Victor SOREN – Angel VALDES
Roland VANTUSSO – Davor VRANKIC  – Adolphe VUILLMOT
Joel-Peter WITKIN  – Gao XINGJIAN – Du ZHENJUN

& COLLECTION D’ART POPULAIRE CHINOIS

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HEY! modern art & pop culture / Act III

Mise en page 1La Halle Saint Pierre présente l’exposition
HEY! modern art & pop culture / ACT III
62 artistes internationaux + 400 oeuvres
du 18/09/2015 au 13/03/2016

Halle Saint Pierre
2, rue Ronsard – 75018 Paris
Métro : Anvers/Abbesses

Ouvert tous les jours
semaine de 11h à 18h
samedi de 11h à 19h
dimanche de 12h à 18h
Fermetures exceptionnelles :
25 décembre, 1er janvier.

Tarif : 8,50€ / tarif réduit : 6,50€

 Attention changement horaires les 24 et 31 décembre 2015
la Halle Saint Pierre ferme ses portes à 17 heures et la billetterie à 16h15

À propos de HEY! modern art & pop culture / ACT III
62 ARTISTES INTERNATIONAUX
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La revue HEY! modern art & pop culture fondée en 2010 par Anne & Julien est de retour à la Halle Saint Pierre, après deux premières éditions (2011 et 2013) accueillies avec enthousiasme par le public. Ce troisième volet, HEY! modern art & pop culture / Act III, poursuit l’exploration et la diffusion des différents expressions artistiques de la contre-culture : lowbrow art, art outsider, bande dessinée et plus largement les médias porteurs d’une culture de rue.

Proposant des venues inédites (Gabriel Grun, Thomas Woodruff, Ed Hardy), et exceptionnelles (Marion Peck, Ray Abeyta), l’exposition dévoile également des travaux encore confidentiels, comme ceux de Joël Negri, Albert Sallé et Alain Bourbonnais en provenance de la Fabuloserie, lieu emblématique de l’art hors-normes en France. Grande première en Europe, la Halle Saint Pierre expose les oeuvres de Mark Ryden, figure tutélaire du surréalisme pop.

La scène défendue depuis de nombreuses années par Anne & Julien est vivante, hétérogène, complexe : ses multiples courants ou territoires, allant de la forme la plus radicale – l’art brut – aux formes les plus savantes – le surréalisme pop – la font entrer de plein pied dans l’histoire de l’art contemporain.

Ce sont ces caractéristiques qui aux yeux d’Anne & Julien donnent à cette scène sa valeur de modernité. L’engagement de ces deux activistes est d’en rendre compte à travers leur revue, leurs spectacles et les expositions. Ils ont ainsi permis la mise en lumière d’univers artistiques singuliers dont le dénominateur commun est la résistance par l’imaginaire : résistance aux normes, à la catégorisation, à l’institutionnel et aux impératifs de la mode. Ils sont les diffuseurs et les historiens d’une scène marginale, underground et alternative.

Pour la Halle Saint Pierre, accompagner cette aventure est riche de sens. L’histoire des arts a toujours été marquée par de profonds changements de paradigmes. Dans le tournant géopolitique et culturel où se trouve le monde actuellement, les arts visuels eux aussi traversent une période de crise et de mutation. La trilogie HEY ! modern art & pop culture en est la manifestation.

Dossier de presse ici
Teaser ici

catalogue1Catalogue 340 pages.
Format 22 x 28 cm. Livre relié, cousu, couverture toilée, impression sérigraphie, tranche fil.
Editions Ankama /619

Vendu à la librairie de la Halle Saint Pierre
avec le sac en toile Hey! : prix 39,90 €.
La presse en parle ici

 



La Halle Saint Pierre
presents
HEY! modern art & pop culture / Act III
18/09/15 — 13/03/16

ABOUT
HEY! modern art & pop culture / ACT III
62 international artists
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HEY! modern art & pop culture, an art magazine founded in 2010 by Anne & Julien, is back at La Halle Saint Pierre after the resounding success of its two previous editions in 2011 and 2013. This third edition, HEY! modern art & pop culture / Act III, will go further in its exploration and diffusion of various countercultural artistic media: Lowbrow Art, outsider art, comics and more generally any artistic vector of street culture.

Awash with first ever (Gabriel Grun, Thomas Woodruff, Ed Hardy) as well as exceptional guests (Marion Peck), the exhibition will also unveil previously unseen works by Joël Negri, Albert Sallé and Alain Bourbonnais from la Fabuloserie, an emblematic, offbeat art venue in France. For the first time in Europe works by Mark Ryden, tutelary figure of Pop Surrealism, will be on show at La Halle Saint Pierre.

This scene that Anne & Julien have been supporting for a number of years is vibrant, diverse and complex : its numerous trends and territories, ranging from its most radical manifestations such as Art Brut to the more sophisticated forms of Pop Surrealism, ensure its incontrovertible place in contemporary art history.

For Anne & Julien all the worth and modernity of this scene stem from these very characteristics. The two art activists are committed to defending it through their review, performances and exhibitions.They have been instrumental in putting a spotlight on idiosyncratic visual worlds whose common denominator is their sheer resistance through imagination: resistance to norms, to categorisations, institutionalization and fashion diktats. They are both the promoters and historians of a marginal, underground, alternative art scene.

For La Halle Saint Pierre, to be involved in such an adventure makes perfect sense : art history has always experienced upheavals and paradigm shifts. Echoing the current geopolitical, cultural watershed the world is facing, the art world is also going through a period of crisis and dramatic change. The HEY! modern art & pop culture trilogy is the perfect illustration of this.


PRACTICAL INFORMATIONS
HALLE SAINT PIERRE
2, rue Ronsard
75018 Paris
M° Anvers (2) / Abbesses (12)

Opening hours : Monday – Friday : 11am-6pm / Saturday 11am-7pm / Sunday 12am-6pm
Annual closing : December 25, January 1
Exhibitions fee: €8,50 (reduced rate: €6,50)

 

LES CAHIERS DESSINES

OEILbd

Frédéric Pajak, sans titre, encre de Chine, 29, 7 x 21 cm. 2014

Exposition
LES CAHIERS DESSINES
du 21 janvier au 14 août 2015
67 artistes internationaux + 500 œuvres

Nouvel accrochage mai 2015

Roland TOPOR
Tomi UNGERER
Victor HUGO

Halle Saint Pierre
Télécharger le dossier de presse ici

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L’ ART DU DESSIN

Les Cahiers dessinés sont une maison d’édition créée à Paris en octobre 2002. Celle-ci a pour vocation de publier des ouvrages consacrés au dessin, sous toutes ses formes, de tous les pays, de toutes les époques, dessins de peintres, dessins d’écrivains, dessins d’humour… Près d’une centaine d’albums ont paru, ainsi que neuf numéros de la revue Le Cahier dessiné.

Depuis vingt ans la Halle Saint Pierre œuvre, au carrefour de l’art brut, à parcourir et rendre compte des territoires hétérodoxes de l’art. Cette tâche passionnée et passionnante a pour but d’ouvrir des trajectoires différentes au sein d’un monde de l’art qui se parcourt sans qu’on puisse jamais le fermer ou le posséder. Cette tension vers cet Autre de l’art anime un projet artistique qui, échappant aux concepts préalablement formatés, s’inscrit dans une pensée non exclusive.

C’est avec cet esprit que la Halle Saint Pierre et les éditions les Cahiers Dessinés se sont associées pour organiser une exposition célébrant le dessin comme l’accomplissement d’une aventure humaine à part entière.  Dessins classiques, art brut ou dessins d’humour sont ici autant de propositions graphiques singulières qui nous séduisent, nous étonnent ou nous dérangent. Mais qu’elles fassent fi d’un savoir-faire technique, le revendiquent où le subvertissent, elles n’œuvrent pas à servir ou opposer des courants artistiques. Bien au contraire, elles font naître, au sein de leur pluralité, un jeu d’échos basé sur l’impératif intime de l’expérience du dessin, ouvrant un potentiel infini de résonance sémantique autant que sensible.

Pour la première fois à Paris, ce « mélange des genres » est rendu possible. D’étranges liens se nouent entre des œuvres ; ils disent à quel point le dessin, longtemps considéré comme le parent pauvre de la peinture, est un langage essentiel, capable de révéler nos sentiments les plus communs, comme les plus inavoués. Nous passons du portrait le plus expressif à la figure presque abstraite, de l’allégorie foisonnante à l’esquisse d’une attitude, du trait d’esprit le plus drôle ou le plus provoquant au rêve le plus doux, avec chaque fois le peu d’outils que réclame cet art : un crayon, une plume, un pinceau, de l’encre, de la couleur, du papier.

Commissaires de l’exposition
Martine Lusardy, directrice de la Halle Saint Pierre
Frédéric Pajak, commissaire invité, créateur et directeur des éditions
« Les Cahiers dessinés », Prix Médicis essai 2014.

9791090875302-cb1f6

Un important catalogue, reproduisant plus de 500 œuvres, accompagne cette exposition. Il s’intitule tout simplement :
LE CAHIER DESSINE (n°10)


 

 

Visite guidée pour les groupes :

Les visites guidées sont réservées aux groupes déjà constitués
entrée exposition + visite guidée :
étudiants 6.5€ / plein tarif 8€
Visite guidée d’une heure environ.
Lundi – mardi – mercredi – jeudi de 11h à 12h

Réservations uniquement par mail : exposition@hallesaintpierre.org

 

Sous le vent de l’art brut 2

cartonkatuOK/5La Halle Saint Pierre présente :

SOUS LE VENT DE L’ART BRUT/2 :
La Collection De Stadshof
du 17 septembre 2014 au 04 janvier 2015

Une sélection de 41 artistes – 350 œuvres

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Halle Saint Pierre

2, rue Ronsard – 75018 Paris
Métro : Anvers/Abbesses
ouvert tous les jours: en semaine de 11h à 18h
samedi de 11h à 19h / dimanche de 12h à 18h

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Sous le vent de l’art brut 2 : La collection De Stadshof est le deuxième volet d’une série d’expositions que la Halle Saint Pierre dédie aux collections internationales d’art brut. Après l’exposition Charlotte Zander en 2011, la Halle Saint Pierre présente pour la première fois en France la collection De Stadshof, constituée passionnément depuis 1985 par Liesbeth Reith et Frans Smolders.

Martine Lusardy, directrice de la Halle de Saint Pierre, avec Liesbeth Reith et Frans Smolders, conservateurs de la collection De Stadshof, ont sélectionné 350 œuvres de 40 artistes emblématiques : peintures, sculptures, dessins, installations, broderies, signées par des figures incontournables de l’art brut et de l’art singulier.

L’occasion de découvrir une sélection exceptionnelle avec notamment des oeuvres de
Willem van Genk, Anna Zemànkovà, A.C.M., Bruno Montpied, Rosemarie Koczÿ, Marie-Rose Lortet, Michel Nedjar et Christine Sefolosha, ainsi que des découvertes d’artistes néerlandais comme Herman Bossert, Lies Hutting, l’allemand Markus Meurer et le libérien Johnson Weree

Riche de 7 000 œuvres réalisées par plus de 400 artistes du monde entier, la Collection De Stadshof est une référence parmi les institutions privées et publiques européennes, et fait écho aux prospections de Dubuffet et à sa célèbre collection d’art brut aujourd’hui à Lausanne.

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41 ARTISTES – 350 ŒUVRES

ACM (France) – AMAZINE Yassir (Belgique) – AnonymeAZEMA Philippe (France) BOSKER Okko (Pays-Bas) – BOSSERT Herman (Pays-Bas) – BROS Bonifaci (Espagne) – BURLAND François (Suisse) – DAMMER Aaltje (Pays-Bas) – GARBER Johann (Autriche) – GLASTRA Siebe Wiemer (Pays-Bas) – GRUNENWALDT Martha (Belgique) – HUTTING Lies (Pays-Bas) – JONKERS Bertus (Pays-Bas) – KATUSZEWSKI Sylvia (France) – KARDOL Truus (Pays-Bas) – KERVEZEE Jan (Indonesia) – KIJIMA Saï (Japan) – KOCZY Rosemarie (USA) – KOOCHAKI Davood (Iran) – LAMY Marc (France) – LANGNER Hans (Allemagne) – LEONOV Pavel (Russie) LORTET Marie-Rose (France) – MANCA Bonaria (Italie) – MEURER Markus (Allemagne) – MONTPIED Bruno (France) – NEDJAR Michel (France) – NIDZGORSKI Adam (France) – PASS Donald (Royaume-Uni) – SCHOLZE Hans (Pays-Bas) – SEFOLOSHA Christine (Suisse) – SELHORST Joseph (Pays-Bas) – SLUITER Paula (Pays-Bas) – VAN GENK Willem (Pays-Bas) – VEENVLIET Henk (Pays-Bas) – WENZEL Roy (Pays-Bas) – WEREE Johnson (Liberia) – ZALIN Karin (U.S.A) – ZEMANKOVA Anna (République Tchèque)

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DANS LA PRESSE (ici)

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De Stadshof Collection on show in Paris

From September 17th 2014 to January 4th 2015

De Stadshof Collection is the Halle Saint Pierre’s second exhibition devoted to international collections of Outsider Art.

It wasn’t until the end of the Second World War that Outsider Art received its first exhibition. Collected by Dubuffet who gave it scope and legitimacy, Outsider Art still would not have emerged from obscurity if it hadn’t been for a handful of enlightened enthusiasts determined on discovering, gathering and showing these works, which in Dubuffet’s words display a “spontaneous and deeply inventive nature, owing as little as possible to traditional art or cultural clichés, and whose authors are obscure, foreign to the professional artistic world.” The impetus of various initiatives and independent networks thrust Outsider Art into the traditional cultural arena. Museums around the world opened their doors, collections and exhibitions were multiplied, books, journals and fanzines were published, followed more recently by websites. Environments created by “roadside visionaries” and other “builders of dream worlds” were discovered and some salvaged from destruction. Today, Outsider Art has been the object of every undertaking of recognition and media coverage. Although it is neither a movement nor a school, it nevertheless has its own history. Eluding the orthodoxy of Dubuffet’s positions, Outsider Art has achieved its place as an unconfined heritage whose contours are constantly evolving. In its wake, a heterodox artistic world has thrived where artists fully uphold their place, while remaining at odds with the “asphyxiating culture.” Choosing the liberty of alternate pathways and the audacity of the fringes, artists with very different undertakings, designated interchangeably as singular, outsider, outside the norm or neuve invention, have made their work a genuine private stage, the backdrop of a profoundly personal story. Primitive or refined experimenters of a great art or folk art romantics, they constitute a complex and diverse tribe.

The work that has been carried out at the Halle Saint Pierre over the last twenty years bears witness to the existence of these worlds. From our first exhibition in 1995 entitled Art Brut et Compagnie, whose aim was to reveal “the dark side of contemporary art”, to HEY: Modern Art & Pop Culture and Raw Vision, we have strived to bring to life another world of art, and to apprehend the subtle relationships that propel it, disregarding the logics of hierarchy. It is deeply meaningful to include and connect the art of the explorers of archaic languages, the magicians of raw materials, the primitive and refined experimenters of a great art, and event professional artists who are willingly libertarian. This approach enriches the repertoire of styles and transports us to the heart of the creative process itself. The Dutch De Stadshof Collection belongs to the generation of collections that helped legitimate artistic categories that had long been considered marginal. With six thousand works by over four hundred artists from around the world, it comprises a body of experiences and expressions, with no mutilating compromises. Initiated by Liesbeth Reith in 1985, it was transferred to Zwolle in 1994, and since 2002 is located in the Dr. Guislain Museum in Gand. The collection has always welcomed those human and artistic adventures which, in unexpected places within our competitive and efficient society, defy all our certainties and create novel, inventive responses.