Le Plancher

Le Plancher
Perrine Le Querrec
Éditions Les doigts dans la prose

Interprété par le comédien Ben Herbert Larue

Le spectacle sera précédé d’une intervention de Béatrice Steiner (psychiatre, psychanalyste) qui resituera Jeannot et son plancher dans son contexte
historique et psychiatrique.

Dimanche 15 octobre 2017 à 15h00
Tarif spectacle : 10€
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

 

Le Livre

Jean, dit Jeannot, est né en France en 1939. Jean, dit Jeannot, a une biographie courte et accidentée. De ses années d’enfance à son engagement en Algérie, de la mort par pendaison de son père à sa claustration volontaire avec mère et sœur, Jean dit Jeannot va échapper à la raison et au monde réel.
En 1971 la mère meurt et les deux enfants, Jeannot et Paule, obtiennent l’autorisation de l’enterrer à l’intérieur de la maison.
Dès lors, Jeannot devient le plancher. Il se couche dessus, cesse de se nourrir, il a autre chose à faire : graver son réquisitoire, s’écrire à lui-même, creuser ses mots. Et y mourir, cinq mois plus tard.
Pour l’auteure, écrire Le Plancher, c’est côtoyer la folie au plus près, s’autoriser la débauche du mot brut, de la syntaxe, emprunter des chemins de réflexion et d’écriture
inédits, braver les interdits. C’est aussi donner un corps et une voix à celui dont chacun s’est détourné.

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Précision de l’auteure

Ma première rencontre avec le plancher de Jeannot date de 2005, à la bibliothèque François Mitterrand. Hall Est, ce n’est pas le silence qui m’accueille, mais une clameur, un hurlement. Le plancher se dresse dans la lumière, trois surfaces creusées, martelées, saignées à blanc. Je m’approche, aucune paroi ne me sépare de lui, inutile de lever la tête, il est là, devant moi, attaque ma rétine, mon système nerveux, je lis, ne comprends pas, me perds, j’entends les coups, je vois Jeannot sans même encore connaître son histoire, je vois Artaud crever la page d’écriture de son marteau. Je rencontre Jeannot l’Écrivain. Plus tard, le plancher est démonté, exposé dans plusieurs lieux d’art brut, c’est Jeannot l’Artiste. Encore plus tard, le laboratoire pharmaceutique qui l’a acquis le dévoile aux représentants comme avertissement si l’on ne consomme pas ses médicaments, c’est Jeannot le Schizophrène. Depuis plusieurs années le plancher est visible rue Cabanis, contre un mur de l’hôpital Sainte-Anne. Mal exposé, mal conservé, il attend depuis 3 ans une salle qui doit lui être consacrée. C’est Jeannot le Coupable, celui qui encombre, la société, les mémoires, ce sont ceux dont on se détourne, ce sont les lits supprimés des hôpitaux psychiatriques, ce sont les SDF abandonnés, les malades abusivement enfermés en prison, tous les fragiles, les différents, les marginaux, les furieux –

Perrine Le Querrec est une auteure vivante. Elle écrit dans les phares, sur les planchers, dans les maisons closes, les hôpitaux psychiatriques. Et dans les bibliothèques où elle recherche archives, images, mémoires et instants perdus. Dès que possible, elle croise ses mots avec des artistes, photographes, plasticiens, comédiens.

Depuis ses premiers pas dans l’écriture, Ben Herbert Larue, fondateur de la Cie Ô Clair de Plume et du groupe Nouvelle Nocturne, n’a cessé de défendre « l’émotion par les mots », qu’ils soient chantés, murmurés ou déclamés, sur scène ou dans la rue. Il prête son corps et sa voix pour nous offrir avec force ses « mots passants », multipliant les tons et les discours autour d’un imaginaire musical et théâtral qui renvoie sans cesse vers l’ailleurs.

 

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Radophonie

Rencontre/lecture
autour de
Les Nouveaux Cahiers pour la folie
N°7 : Radophonie
Dimanche 4  juin 2017 à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

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PROGRAMME

  • Présentation de la revue, de ses choix éditoriaux et  de son mode de fabrication polyphonique.
  • Lecture d’extraits des numéros 0 à 7  par les membres du comité de rédaction.
  • Projection de dessins et de photos liés à la revue.

La présentation sera suivie d’une exposition dans la librairie d’œuvres de Zyplox, en résidence à la friche artistique La Fileuse de Reims
http://defricheur.revolublog.com/

http://zyplox.wixsite.com/zyplox

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Les Nouveaux Cahiers pour la folie sont nés d’un pari sur l’utopie. Dans une période où tout concourt à faire taire les « voix » de la folie, et jusque dans les milieux psychiatriques, cette revue se propose à recevoir des propositions émanant de diverses personnes impliquées dans les différents bords de la folie. Concrètement, y interviennent tant des personnes soignées en psychiatrie que des personnes ayant fonction de soignant, ou tout un chacun qui se sent concerné à quelque titre que ce soit.

Le numéro 7, Radophonie, vient de paraître aux éditions Epel.
Il est disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre. 

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Ice cream et châtiments

Nadine MONFILS
Ice cream et châtiments
Éditions Fleuve, parution le 11 mai 2017

Samedi 10  juin à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – Auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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Présentation par Pascal Hecker – libraire de la Halle Saint Pierre

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LE LIVRE

Ice cream et châtiments

Elvis est seul sur la route, au volant de sa Cadillac, avec sa chienne Priscilla à ses côtés. On the road again ! Il profite d’un petit concert dans un home ardennais, à Chimay (réputée pour sa Trappiste) pour prendre quelques jours de vacances. Cool ! Il se penche pour mettre un cd du King et soudain, bang ! Il percute quelque chose…D’abord, il pense que c’est un sanglier. Il s’arrête et constate qu’il vient de renverser quelqu’un. Panique à bord !
Planqué derrière un arbre,un mec louche observe la scène…
La victime ne respire plus. Pas la peine de l’emmener à l’hosto.
Elvis décide d’installer le gars dans sa bagnole et de rentrer au bercail. Il réfléchira plus tard.
Petit problème, la veille il s’est tapé une grosse majorette rencontrée au bistrot. Pas de bol ! Elle est encore là et semble vouloir s’incruster. Il va inventer un bobard à la nana et raconter qu’il a trouvé le type mort au bord de la route. Sauf que ce gars-là, elle le reconnaît …C’est Joël Bermude, une vedette de la série télé « Bouffi et les vampires ». Cette pétée va vouloir faire un selfie avec lui !
Pas question d’aller chez les flics, Elvis n’a pas confiance et ne veut pas risquer de se faire accuser de meurtre. La majorette a une idée de génie : et si on le balançait dans le puits au fond du pré ? Il est profond, l’endroit est désert, c’est la planque idéale.
Tout irait comme sur des roulettes si on ne les surveillait pas et si l’infernale mémé Cornemuse n’avait pas débarqué dans la vie d’Elvis, pour lui pourrir son séjour.
Sans compter non plus son coach Bouli, ancien boucher devenu cul-de-jatte depuis que ses guiboles ont été prise dans le broyeur de viande hachée, Miss Moulinex qui passe ses frustrations à astiquer sa collection de nains, et un autre abruti qui empaille des rats et les habille. Ceci n’est qu’un échantillon des personnages hauts en couleurs qui gravitent autour d’Elvis.
Mais il y a aussi une mystérieuse rousse au passé sulfureux et un artiste d’art brut, art autour duquel tourne ce suspense déjanté, à la sauce Fargo, mais pimentée à la belge ! Avec un parfum de surréalisme et de poésie.
Une fois de plus, Elvis Cadillac parviendra à dénouer les fils de cette intrigue grâce au King himself qui l’appelle sur son portable pour lui filer des tuyaux. Qui a dit qu’il était mort ? Tu ne sais pas qu’il vit sur une île avec Mickael Jackson ?

Nadine Monfils

4éme de couverture

Elvis Cadillac, roule à fond les ballons sur une petite route du côté de Chimay dans les Ardennes où la Trappiste coule à flots. Invité dans un « home » de vieux pour y donner un concert, le sosie officiel du King est chaud boulettes. Tout baigne ! La banane rose fluo de sa chienne Priscilla vole au vent. Soudain, crac ! Il croit avoir renversé un sanglier et ô cauchemar, s’aperçoit qu’il s’agit d’une ancienne vedette de la télé.
Qu’est ce qu’il va raconter à la majorette qui l’attend encore dans son lit, avec ses bottes et l’espoir de lui mettre le grappin dessus? Il va se retrouver emberlificoté dans un drôle de drame à la sauce Fargo, avec en guest star mémé Cornemuse, tombée du ciel, qui va le mener à la catastrophe.
Sur son chemin, une coupeuse de têtes de nains de jardin, deux branques dont un accro à la glace aux spéculoos, un empailleur de rats et quelques autres tapés bocal… Le tout dans un univers déjanté et coloré, autour de Boris Vian et de l’art brut.
Ca va swinguer !

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NADINE MONFILS

Le mystère avec Nadine Monfils, c’est qu’on ne sait pas si elle écrit sous l’influence de l’alcool ou si elle est née pétée. La sœur cachée de Poelvoorde a un goût immodéré pour les serial killers en tongs et les troquets mal famés. On sait qu’elle a grandi place Clochemerle, dans un petit village au milieu de la Belgique, qu’elle a été prof de morale ce qui l’a amenée à écrire des contes pour petites filles perverses, qu’elle a fait un film avec Lavanant qui depuis, l’abreuve de textos sur la picole ( ces deux-là s’entendent copain comme cochon), qu’elle a sauté sur les genoux d’Annie Cordy à l’âge de 5 ans, ce qui lui a donné la vocation du théâtre, et qu’elle est raide dingue de JCVD. Paraît que quand elle n’écrit pas, elle tricote des paletots très moches pour son chien Léon qui finit ses fonds de Trappiste, sur la musique d’Elvis.
Y’a des écrivains qu’il vaut mieux pas connaître, pour garder ses illusions du genre mignonne blondinette qui fait des cures thermales et mange bio…

Plus sérieusement …

Nadine Monfils est une artiste belge iconoclaste. Auteur de plus de 60 romans, et l’une des premières femmes publiée à la « Série Noire », elle a aussi écrit et réalisé un long-métrage, Madame Edouard, avec un casting prestigieux.
Elle a reçu de nombreux prix dont le prix Polar au salon de Cognac, le prix Saint-Maur en poche, et le prix de la Griffe Noire, pour l’ensemble de son œuvre.
Après l’immense succès de Mémé Cornemuse, héroïne récurrente dont la première aventure a connu un immense succès en librairie, Nadine invente un nouveau personnage barré, Elvis Cadillac, dont la première aventure est parue chez Fleuve Éditions en 2016.

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