[ RENCONTRE / DÉDICACE ]

Nils Tavernier
Le facteur Cheval
Jusqu’au bout du rêve

Dimanche 13 janvier 2019 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Editions Flammarion (14/11/2018)


[Feuilleter]

En 1879, à Hauterives dans la Drôme, le facteur Cheval effectue chaque jour dix heures de marche pour boucler sa tournée de 32 kilomètres… Pas un instant de repos pour ce fils de paysan qui n’est allé que six ans à l’école. Et pourtant, la maturité venant, il se lance dans l’une des aventures les plus extraordinaires du siècle. Trente-trois années durant, sans aucune connaissance de l’architecture, il va bâtir pour l’amour de sa fille Alice un Palais idéal «vu en songe». Un palais aujourd’hui classé monument historique et visité par le monde entier…

Auteur et réalisateur, Nils Tavernier a été bouleversé par la destinée étonnante de ce simple facteur devenu un artiste reconnu.

Sa vie lui a inspiré un film magnifique ainsi que le présent livre, première grande biographie de Ferdinand Cheval nourrie d’archives inédites, notamment de son journal.
Le film sortira  en salle le 16 janvier 2019 avec à l’affiche Jacques Gamblin et Laetitia Casta.
_

 

Revue K

Les éditions Revue K vous invitent à découvrir
leurs deux dernières publications de la collection L’instant

Beffroi de Radek Fridrich
pastels et lithographies de Pierre Alechinsky
&
Vers où le sommeil de Jan Sojka
encres de Maëlle Labussière

Mise en voix Marion Bonassies, Adèle Godefroy, Théophile Moreau,
Radek Fridrich 
et Jan Sojka.

Dimanche 2 décembre 2018 à partir de 15 heures – entrée libre


Halle Saint Pierre
– à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Les deux ouvrages sont traduits du tchèque par Erika Abrams.

 

Fondée à Paris, en mars 1981, sous l’égide du poète et plasticien Jiri Kolar — figure emblématique de la dissidence artistique tchèque qui entamait alors un exil de près de vingt ans dans la capitale française —, l’association Revue K s’est appliquée, dans son périodique trimestriel, à faire connaître surtout des représentants de la diaspora tchèque et slovaque de l’après-1968. Les cinquante-trois numéros parus à ce jour réunissent ainsi des échantillons de l’œuvre de plus d’une centaine de peintres et de sculpteurs dispersés aux quatre coins du monde. Au-delà d’une simple recension, le propos est d’observer et d’étudier dans la durée l’évolution des sensibilités de ces artistes intégrés aux milieux et aux cultures les plus divers. Depuis 1989, l’association a élargi son horizon éditorial avec des collections de poésie et des livres d’art : portfolios, estampes, catalogues d’exposition, monographies et albums photographiques. Elle organise également des expositions et d’autres événements.

+ d’infos

[RENCONTRE / SIGNATURE]
Les carnets du Vall d’Oubly
Livre jeunesse illustré et écrit par Albert Lemant
Editions plume de carotte – Jeunesse

Samedi 24 novembre 2018 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à la librairie

*

Le jour où il décide de passer derrière cette cascade pyrénéenne, Augustin le berger ne s’attend pas à tomber sur une vallée totalement inconnue. Et si surprenante : ici, tout semble se faire à l’envers…

Livre jeunesse écrit et illustré par Albert Lemant. Pour un public à partir de 8 ans.
Une co-édition Plume de carotte & Éditions Cairn

*

Imaginez que vous lisiez un récit de voyage d’Alexander von Humbolt ou le journal de bord de Louis-Antoine de Bougainville, mais avec l’accent du Sud-Ouest !

Voilà bien l’esprit de ce drôle de récit d’Augustin Troumazègue, un vieux berger, qui a réalisé un carnet où il raconte tous les détails, plus incroyables les uns que les autres, de sa découverte d’une vallée perdue, où tout… est à l’envers ! On y élève en effet des ourses pour les traire, on chasse le bélier sauvage qui vient faire des ravages dans les troupeaux, on prélève délicatement les couleurs des ailes papillons, on récolte du lait d’ours, on fait du fromage d’ours, on pratique la transoursmance, ce sont les oursiers qui hibernent… Tout cela accompagné de force illustrations et annotations, car Augustin, ancien instituteur, est aussi un artiste.

À travers ce conte inversé, poétique et souvent loufoque, c’est un vrai questionnement que nous offre l’auteur, sur les « territoires », les identités, les pays qui existent ou pas, le savoir, la connaissance, l’encyclopédie, les musées, la science… Tout un programme dans ce beau livre surprenant !

*

 Notice biographique

Auteur, illustrateur, peintre, plasticien, graveur, taille-doucier… Depuis tout petit, Albert Lemant explore de multiples formes d’expression, pour peu qu’elles lui permettent de développer son sens du conte un peu farfelu et de la poésie décalée. Il a commencé par publier ses dessins dans des revues comme à Suivrele Fou ParleDada, en France et à l’étranger. Il a écrit et illustré à ce jour une vingtaine de livres (au Seuil jeunesse : Lettres des Isles GirafinesHistoires pas très naturellesLe Journal d’Emma,… ; au Poisson soluble : L’Encyclopédie de cet idiot d’AlbertL’ABC de la trouilleGustave dortLes Ogres sont des Cons,…).

Vivant et travaillant dans les Pyrénées depuis 1986, il crée, avec sa compagne et complice Kiki Lemant, de nombreuses expositions a priori grotesques et facétieuses, mais qui interrogent et invitent à la réflexion. Dans Girafawaland (un monde de girafes… ou peut-être une réflexion sur le colonialisme…) ou encore dans Nids d’ici ni d’ailleurs (quitter le nid, chercher son nid…), Albert et Kiki créent des mondes décapants et faussement naïfs puisés dans l’imaginaire collectif.

– Editions Cairn

[RENCONTRE / LECTURE]

 Les anges aiment nos pleurs,
de cette rosée avides

 Une rencontre autour des poèmes dédiés aux anges
de Rainer Maria Rilke (1875-1926)

Lecture en français par la comédienne Sarah Jalabert,
Lecture en allemand et mise en musique par la violoncelliste et chanteuse Birgit Yew von Keller ;
présentation par Jean-Philippe de Tonnac.

Dimanche 18 novembre à 15 heures – entrée libre

Halle Saint-Pierre – à l’auditorium, entrée libre
Réservation conseillée :  01 42 58 72 89

*

Quel genre d’homme Rilke a-t-il été ? Un mystique qui se servait de la poésie pour faire goûter la mélodie des choses, cette mélodie que son cœur immense lui avait fait deviner puis entendre ? L’ange dont il parlait était-il le signe d’une communication engagée avec d’autres plans du réel ? Jusqu’où montait exactement sa louange et depuis quelle profondeur du ciel parvenait-elle jusqu’à nous ? Quelle sorte de trait d’union avait-il été entre les mondes passés, présents et futurs ? Jusqu’où étaient allées sa compréhension et son adhésion à cela dont nos individualités nous tiennent séparés ? Pourquoi nous touchait-il ainsi dans ce qu’il y a en nous de plus intime ?

*

Sarah Jalabert, Birgit Yew von Keller et Jean-Philippe de Tonnac vous proposent un choix des poésies dédiées aux anges, poésies qui ponctuent tout un itinéraire de vie.

Rilke est né à Prague le 4 décembre 1875 pour s’éteindre à 51 ans en Valais ayant achevé le grand cycle des Élégies. Les témoins de ce que nous ressentons comme un accomplissement ont souligné à la fois sa présence et sa discrétion. Il avait une manière particulière d’attraper vos mains, si vous étiez une femme, de vous confier sa détresse et une sorte de joie ancienne à travers son regard bleu. Il n’aimait rien tant qu’on ne parle pas de ses œuvres, qu’on célèbre plutôt ensemble la beauté et tout ce qui méritait de l’être ; la tâche excédait toute louange. De lui ses amoureuses, ses amis dirent qu’il rendait tout présent – comme si tout ce qu’il y a de plus sauvage, de plus secret et qui à nous se dérobe sans cesse, acceptait de venir dans son regard.

Depuis les poèmes de jeunesse jusqu’aux poèmes français écrits dans le Valais, l’ange traverse l’œuvre de Rilke. Il l’a hante. L’ange n’est pas pour Rilke médiateur, ni protecteur. Il porte en lui le sens ultime du travail que le poète et que tout homme doit accomplir sur cette terre : transformer tout le Visible en Invisible, cette pure essence dont il nous transmet l’infinie et « terrible » lumière. L’ange est le modèle et le guide. Il est celui chez qui la transformation du Visible en Invisible à quoi nous nous employons apparaît comme déjà accomplie. « Nous sommes les abeilles de l’Invisible, écrit Rilke à son traducteur polonais Witold von Hulewicz. Nous butinons éperdument le miel du visible, pour l’accumuler dans la grande ruche d’or de l’Invisible. (…) Nous sommes, nous, ces transformateurs de la terre, toute notre existence, les vols et les chutes de notre amour, tout nous qualifie pour cette tâche (à côté de laquelle il n’en est aucune, essentiellement qui tienne). »

Les poèmes sont extraits du recueil Rainer Maria Rilke, Célèbre la terre pour l’ange – anthologie, traduction de l’allemand par Jeanne Wagner, introduction de Jean-Philippe de Tonnac, Albin Michel, novembre 2018.

*

Notices biographiques

Jean-Philippe de Tonnac                      © Arnaud du Boistesselin

Jean-Philippe de Tonnac est romancier et essayiste. En 2008, pour les 100 ans de la naissance de René Daumal, il a organisé avec Basarab Nicolescu à la Halle Saint-Pierre quinze jours de rencontres autour de l’auteur du Mont Analogue, du « phrère » de Roger Gilbert-Lecomte et de l’élève d’Alexandre de Salzmann. Il est l’auteur notamment de René Daumal, l’archange (Grasset, 1998). Son roman Azyme chez Actes Sud a obtenu le prix Écritures et Spiritualités 2017. Il signe l’introduction à l’anthologie de l’ange de Rainer Maria Rilke qui paraît cet automne (Célèbre la terre pour l’ange, Albin Michel). Il enseigne au Cordon Bleu et à l’Institut des Hautes Etudes du Goût l’histoire et la symbolique du pain et de ses métiers. Il collabore régulièrement au Monde des Religions.

_

Sarah Jalabert                                        © Olga Caldas

Sarah Jalabert est comédienne, lectrice publique et radiophonique, et auteure.
La voix de l’écriture l’a patiemment (re)conduite vers la voix parlée, celle qui  inclut le temps du silence où se féconde l’écoute. Elle crée des lectures-concerts où rencontrer la musique, telles la dernière en date : Histoire qui se déchire sur le corps d’une femme d’après le poème d’Adonis, invité d’honneur aux Rencontres « Les Porteurs de Mots » chez Lily-Germ (Hautes-Pyrénées), avec le musicien Alexis Kowalczewski.
Elle a publié plusieurs récits aux éditions de l’Âge d’Homme, dont le dernier : Celui qui ouvre, et une récente nouvelle, également en version audio : Héloïse aux éditions en ligne 15k.fr.

Sarah Jalabert a déjà approché l’oeuvre de Rilke en interprétant tour à tour différentes femmes de sa vie (Paula Modersohn-Becker, Lou Andreas Salomé, Clara Westhoff,…) dans un montage de textes intitulé Vers l’Ange réalisé par Michel Itty pour le colloque de Cerisy-la-Salle, et avec pour partenaire dans le rôle de Rilke le comédien Redjep Mitrovitsa, et dont une répétition eut lieu à la Villa des Brillants, chez Rodin, à Meudon.

_

Birgit Yew von Keller                        © Charlotte Létrillard

Birgit Yew von Keller, violoncelliste chanteuse à la voix cristal et compositrice, est né dans un milieu musical, où elle a appris la flûte à bec à 5 ans, le violoncelle, son instrument choisi par affinité de « fibre sonore », à 10 ans. Après des médailles au conservatoire, une licence en littérature allemande et une maîtrise en théologie, des expériences en orchestres classiques, notamment à l’Opéra de Rouen, elle a suivi la musique de son cœur et s’est dirigée vers la composition et l’arrangement des airs celtes, très proches de son univers personnel. Un CD est issu de ces recherches : The Bright Black Rose. De plus en plus, elle développe la « magie » du son, sa texture, ses climats, son étoffe et les ressentis inexprimables par les mots, qu’il est capable de « dire ». Tout en enseignant le jeu du violoncelle, elle met ses sons et créations musicales ou sonores expérimentales au service de ses concerts en solo ou petit groupe, du film d’auteur (La Neige est Blanche , Les Mains Courageuses dans le Chaos de Temps,  Sherlock Holmes , La Chair … pour Arte ou TV5), du bien-être et de la mindfulness (The Life Song), de la poésie avec le poète Parhal, des contes avec le chercheur en linguistique Patrick Caudal, etc. Elle a participé pendant plusieurs années aux spectacles littéraires du Scribe l’Harmattan à Paris, à des vernissages et événements comme à la Galerie 24B, aux rencontres « #parcoeur » de Jean-Philippe de Tonnac et travaille actuellement sur un projet de lecture mise en film avec l’auteur Andreas Becker et le cinéaste Jean-Denis Bonan.

TEZUKA Osamu

[Rencontre]

Patrick Honnoré
 « Le chamanisme dans le manga et la culture pop japonaise :
de Tezuka Osamu à Narita Tohru »
à l’occasion de la parution du manga
« LES LEÇONS PARTICULIÈRES d’OSAMUTEZUKA »
Editions Phlippe Picquier, 2018

Dimanche 25 novembre 2018 à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

LE LIVRE

Tout public, ce livre n’a l’ambition que de donner quelques clés de technique manga pour tous ceux qui ont envie de dessiner pour leur plaisir, pour s’amuser, juste pour passer le temps.

Ce livre a été écrit en 1977. Il se veut, nous dit Tezuka, comme le livre du passage à l’acte pour les centaines, les milliers de gens qui n’ont plus tenu un crayon pour dessiner quelque chose depuis qu’ils ont quitté l’école et que leurs doigts démangent. Dessiner pour dire quelque chose, pour donner son avis et le partager.

Un texte essentiel pour comprendre le manga et l’artiste qui l’a popularisé.

Osamu Tezuka

Surnommé le « Dieu du manga » au Japon, Osamu Tezuka est un mangaka mais également un scénariste, producteur et animateur japonais immensément reconnu.
Il est l’auteur d’un nombre colossal d’œuvres, dont Astro Boy, Le Roi Léo, Princesse Saphir ou encore Black Jack. Son style graphique expressif, au trait clair, va révolutionner l’art nippon et ouvrir la voie vers le manga moderne.
Il est considéré aujourd’hui comme le pionnier des standards de l’animation japonaise actuelle.

 

Patrick Honnoré

Traducteur de littérature japonaise moderne et contemporaine, y compris bande dessinée.
Né en 1961. Vit actuellement à Paris. A vécu une quinzaine d’années au Japon, en particulier toutes les années 90 qui ont été charnières pour de nombreux aspects de la culture japonaise et la perception de ladite culture dans le monde.
Il a appris le japonais à l’université de Waseda (Tokyo).
Prix Konishi de la traduction de littérature japonaise en 2011 pour La Tour de Tokyo, de Lily Franky (Ed. Philippe Picquier)
Grand Prix japonais de la Traduction 2016 pour la co-traduction en japonais avec Ryoko Sekiguchi de Solibo Magnifique, de Patrick Chamoiseau (aux éditions Kawadé Shôbô Shinsha).
Traducteur avec Yukari Maeda de Nonnonbâ, de Shigeru Mizuki, aux éd. Cornélius, Prix du Meilleur album au festival d’Angoulême 2007.

La grande année

RENCONTRE
avec Isabelle Lévesque  
(photographies et poèmes)
et Pierre Dhainaut (poèmes) pour
La grande année
Éditions l’herbe qui tremble

Samedi 6 octobre 2018 à 15 heures

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Jacques Josse
sur remue.net

S’il fallait trouver quelques mots pour parler de la poésie de Pierre Dhainaut, ceux qui viendraient spontanément à l’esprit seraient enchantement, accueil, écoute, transparence. Ces points de repères ne suffisent pourtant pas. Ils ne disent rien de l’approche des paysages dont il s’imprègne et dont il aime isoler un fragment particulier pour le ciseler, y poser ses mots et transmettre ce que cela suscite (d’émoi, d’éveil, de suggestion) en lui.

Il procède de façon presque identique avec les photographies qu’Isabelle Lévesque lui a fait parvenir au fil des saisons, et ce durant une année entière. Arbres, feuilles, fleurs, herbes, pierres sont saisis sous ciel bleu ou nuageux, par temps de brume ou de givre, sous un soleil pale ou radieux, à l’aube ou au crépuscule. À chaque photographie reçue, Pierre Dhainaut répond par un poème. L’image lui sert d’appui. Son regard le porte vers l’extérieur. Vers la lumière qu’il parvient toujours à capter, y compris au cœur de l’hiver.

Tous deux se relaient à distance. Lui à Dunkerque – où il voit apparaître le premier coquelicot de l’année (la fleur fétiche d’Isabelle Lévesque) le « 15 avril 2017, dans le très mince interstice de ciment entre le trottoir et la palissade » qui entoure son jardin – et elle aux Andelys où elle surprend la même fleur, en avril aussi, mais au milieu d’un champ de graminées. Ils cheminent ainsi tout au long du livre. Pierre Dhainaut s’arrête sur les vies infimes qui bougent à hauteur d’herbes ou de ronces. Il lui arrive d’interroger, tout en poursuivant son périple dans le monde végétal et secret, l’étrange relation qui peut naître entre le poète et ses poèmes :

« Ne pas déléguer aux poèmes la tâche de nous représenter, écrivons-les pour eux-mêmes, mais si faibles soient-ils, ils nous désentravent, ils libèrent l’autre qui se dissimule en nos petites personnes. »

Isabelle Lévesque offre patiemment son regard et ses mots aux fougères, aux arbres, aux prairies et surtout aux fleurs vives, plus particulièrement à celles, rouges, rebelles, attirantes qu’elle affectionne. Elle les sait tout aussi fragiles que les instants éphémères qu’elle essaie de retenir.

« Cœur éprouvé
éperdu.

Une heure fait
l’éternité.
(En mai).

Je laisse le corps nu
des mois d’hiver.

Ni mai ni rien.
Démens
la nuit. »

En fin de livre, l’un et l’autre expliquent leur démarche et disent le plaisir qu’ils ont pris à concevoir et à mener à bon port cet ensemble d’où se dégage une stimulante quête de plénitude.

Notices biographique

Isabelle Lévesque est née et vit en Normandie. Elle a publié en 2011 Or et le jour (Anthologie Triages, Tarabuste), Ultime Amer (Rafael de Surtis), Terre! (éd. de l’Atlantique), Trop l’hiver (Encres vives). Elle a fait paraître en 2012 : Ossature du silence (Les Deux-Siciles), en 2013 : Un peu de ciel ou de matin (Les Deux-Siciles), Va-tout (Éd. des Vanneaux) et en 2014 Ravin des nuits que tout bouscule (Éd. Henry).
En 2013 également un livre d’artiste en français et en italien : Neve / Neige, photographies de Raffaele Bonuomo, traduction de Marco Rota (Edizioni Quaderni di Orfeo). En 2015 : Le tue braccia saranno / Tes bras seront (poèmes traduits en italien par Marco Rota – Edizioni Il ragazzo innocuo, coll. Scripsit Sculpsit).
Elle écrit des articles pour plusieurs revues : La Nouvelle Quinzaine Littéraire en particulier, mais aussi Europe, Terres de Femmes Diérèse Recours au poème, Terre à ciel …
Isabelle Lévesquepoète, aime collaborer avec des peintres : Jean-Gilles Badaire, Christian Gardair, Colette Deblé, Gaetano Persechini.

Pierre Dhainaut, né en 1935, vit à Dunkerque. Une anthologie rappelle quel fut, de 1961 à 1991, son parcours, Dans la lumière inachevée (Mercure de France). Le Prix de Littérature Francophone Jean Arp a été accordé à Plus loin dans l’inachevé (Arfuyen) et le Grand Prx de poésie de la Société des Gens de Lettres lui a été attribué pour l’ensemble de son œuvre.
Il a contribué à l’édition posthume des poèmes de Jean Malrieu (1915-1976) et leur a consacré plusieurs études.

La Pinturitas

La Pinturitas
Hervé Couton
Préface Sarah Lombardi

Textes : Hervé Couton – Laurent Danchin –  Jo Farb Hernández
éditions Alpas, 2018

Présentation par l’auteur animée par Danièle Pétrès

Samedi 27 octobre à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Extrait « LA PINTURITAS » (ICI)

Depuis 2000, chaque jour de l’année, María Ángeles Fernández Cuesta, dite « La Pinturitas », crée un environnement d’art en couvrant de peintures tous les murs d’un restaurant abandonné à la sortie d’Arguedas, petit village espagnol de Navarre accroché au désert des Bardenas. Hervé Couton photographie chaque année depuis 2009 l’évolution de cette peinture murale en perpétuel mouvement.

Dans cet ouvrage, Hervé Couton met en lumière l’oeuvre de cette créatrice infatigable grâce à ses photographies, son témoignage, et les textes de Laurent Danchin (1946 – 2017), critique d’art et spécialiste d’art brut, « outsider » et singulier, Jo Farb Hernández, professeure d’histoire de l’art et directrice de la galerie d’expositions à l’université de San José en Californie, commissaire, auteur, et directrice de « SPACES » une association qui identifie, documente, et œuvre pour la défense des environnements d’arts « outsiders », et Sarah Lombardi, directrice de la Collection de l’Art Brut à Lausanne.

Avec une belle clarté, la chronologie des fresques en restitue la vie en constant devenir. Les nombreuses illustrations sont servies par une qualité d’impression remarquable.

Un travail de Sisyphe aussi poignant qu’éblouissant, qui laisse les passants (et les lecteurs) fascinés, devant l’incroyable vivacité d’une vaste fresque existentielle toujours à recommencer… qui n’est pas sans faire écho à nos propres destinées.

– Danièle Pétrès, L’Inventoire 

« La Pinturitas », d’Hervé Couton. Ed. Alpas (160 pages – 200 photographies -35€).
Photographies d’Hervé Couton,
en français, espagnol et anglais.
Disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre

Revue de presse (extrait)

Notice biographique

Hervé Couton est ingénieur de formation, son travail de photographe se concentre particulièrement sur les surfaces murales et autres supports du milieu urbain, utilisés par les Hommes en besoin d’expression. Tags, dessins, peintures, la ville y est retranscrite comme une toile où laisser son empreinte.
Ses images ont régulièrement été exposées dans des galeries et des lieux institutionnels. Le travail réalisé autour de la peinture murale  de « la Pinturitas » rejoint le double intérêt qu’il porte à la création picturale, et au besoin d’expression spontanée qui se manifeste chez certains individus.

Danièle Pétrès, écrivaine, auteure de :
Tu vas me manquer
La lecture
Le Bonheur à dose homéopathique
Collection Romans français, Denoël

Littérature marine
Daniel Besace présente « Cachalot »
Editions Riveneuve,  parution le 30 août 2018
&
Une sélection de livres autour de l’odyssée marine 

Premier roman de Daniel Besace inspiré de Moby Dick.
 Voyage initiatique et conte philosophique sur notre société.

Samedi 29 septembre 2018 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89


Patrick Navaï, l’illustrateur de la couverture

« Vois! Regarde! Les images diffusées: ce camion blanc avançant dans la foule et dévorant les corps; le conducteur relançant sa machine quand elle ralentit, détruisant, la vie. »

L’attentat de Nice choque tellement l’homme qui parle qu’il s’embarque avec fièvre sur son voilier en Méditerranée et file vers les Açores à la recherche du monstre à terrasser, comme une image du mal qui ronge notre monde. Une odyssée en solitaire, où il parlera aux éléments, aux animaux et à des naufragés, morts ou vivants, avant de croiser son destin. Un voyage initiatique, plein de fantaisie et de gravité, comme un conte philosophique.

Cachalot est un roman tour à tour aussi précis que Naufragé Volontaire d’Alain Bombard et aussi inquiétant que les Chants de Maldoror de Lautréamont.

Né en 1970 à Brest, Daniel Besace devient mousse à 16 ans et fait le tour du monde comme timonier sur un navire militaire. À 27 ans, il marche de Bayonne à Saint Malo, expérience racontée dans Océan. En 1998, il fait le tour de la péninsule Ibérique à vélo. Fondateur de la maison d’édition artisanale Carnets-Livres, il a fabriqué 15 000 livres à la main. Cachalot est son premier roman.