Revue K

Les éditions Revue K vous invitent à découvrir
leurs deux dernières publications de la collection L’instant

Beffroi de Radek Fridrich
pastels et lithographies de Pierre Alechinsky
&
Vers où le sommeil de Jan Sojka
encres de Maëlle Labussière

Mise en voix Marion Bonassies, Adèle Godefroy, Théophile Moreau,
Radek Fridrich 
et Jan Sojka.

Dimanche 2 décembre 2018 à partir de 15 heures – entrée libre


Halle Saint Pierre
– à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Les deux ouvrages sont traduits du tchèque par Erika Abrams.

 

Fondée à Paris, en mars 1981, sous l’égide du poète et plasticien Jiri Kolar — figure emblématique de la dissidence artistique tchèque qui entamait alors un exil de près de vingt ans dans la capitale française —, l’association Revue K s’est appliquée, dans son périodique trimestriel, à faire connaître surtout des représentants de la diaspora tchèque et slovaque de l’après-1968. Les cinquante-trois numéros parus à ce jour réunissent ainsi des échantillons de l’œuvre de plus d’une centaine de peintres et de sculpteurs dispersés aux quatre coins du monde. Au-delà d’une simple recension, le propos est d’observer et d’étudier dans la durée l’évolution des sensibilités de ces artistes intégrés aux milieux et aux cultures les plus divers. Depuis 1989, l’association a élargi son horizon éditorial avec des collections de poésie et des livres d’art : portfolios, estampes, catalogues d’exposition, monographies et albums photographiques. Elle organise également des expositions et d’autres événements.

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[RENCONTRE / LECTURE]

 Les anges aiment nos pleurs,
de cette rosée avides

 Une rencontre autour des poèmes dédiés aux anges
de Rainer Maria Rilke (1875-1926)

Lecture en français par la comédienne Sarah Jalabert,
Lecture en allemand et mise en musique par la violoncelliste et chanteuse Birgit Yew von Keller ;
présentation par Jean-Philippe de Tonnac.

Dimanche 18 novembre à 15 heures – entrée libre

Halle Saint-Pierre – à l’auditorium, entrée libre
Réservation conseillée :  01 42 58 72 89

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Quel genre d’homme Rilke a-t-il été ? Un mystique qui se servait de la poésie pour faire goûter la mélodie des choses, cette mélodie que son cœur immense lui avait fait deviner puis entendre ? L’ange dont il parlait était-il le signe d’une communication engagée avec d’autres plans du réel ? Jusqu’où montait exactement sa louange et depuis quelle profondeur du ciel parvenait-elle jusqu’à nous ? Quelle sorte de trait d’union avait-il été entre les mondes passés, présents et futurs ? Jusqu’où étaient allées sa compréhension et son adhésion à cela dont nos individualités nous tiennent séparés ? Pourquoi nous touchait-il ainsi dans ce qu’il y a en nous de plus intime ?

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Sarah Jalabert, Birgit Yew von Keller et Jean-Philippe de Tonnac vous proposent un choix des poésies dédiées aux anges, poésies qui ponctuent tout un itinéraire de vie.

Rilke est né à Prague le 4 décembre 1875 pour s’éteindre à 51 ans en Valais ayant achevé le grand cycle des Élégies. Les témoins de ce que nous ressentons comme un accomplissement ont souligné à la fois sa présence et sa discrétion. Il avait une manière particulière d’attraper vos mains, si vous étiez une femme, de vous confier sa détresse et une sorte de joie ancienne à travers son regard bleu. Il n’aimait rien tant qu’on ne parle pas de ses œuvres, qu’on célèbre plutôt ensemble la beauté et tout ce qui méritait de l’être ; la tâche excédait toute louange. De lui ses amoureuses, ses amis dirent qu’il rendait tout présent – comme si tout ce qu’il y a de plus sauvage, de plus secret et qui à nous se dérobe sans cesse, acceptait de venir dans son regard.

Depuis les poèmes de jeunesse jusqu’aux poèmes français écrits dans le Valais, l’ange traverse l’œuvre de Rilke. Il l’a hante. L’ange n’est pas pour Rilke médiateur, ni protecteur. Il porte en lui le sens ultime du travail que le poète et que tout homme doit accomplir sur cette terre : transformer tout le Visible en Invisible, cette pure essence dont il nous transmet l’infinie et « terrible » lumière. L’ange est le modèle et le guide. Il est celui chez qui la transformation du Visible en Invisible à quoi nous nous employons apparaît comme déjà accomplie. « Nous sommes les abeilles de l’Invisible, écrit Rilke à son traducteur polonais Witold von Hulewicz. Nous butinons éperdument le miel du visible, pour l’accumuler dans la grande ruche d’or de l’Invisible. (…) Nous sommes, nous, ces transformateurs de la terre, toute notre existence, les vols et les chutes de notre amour, tout nous qualifie pour cette tâche (à côté de laquelle il n’en est aucune, essentiellement qui tienne). »

Les poèmes sont extraits du recueil Rainer Maria Rilke, Célèbre la terre pour l’ange – anthologie, traduction de l’allemand par Jeanne Wagner, introduction de Jean-Philippe de Tonnac, Albin Michel, novembre 2018.

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Notices biographiques

Jean-Philippe de Tonnac                      © Arnaud du Boistesselin

Jean-Philippe de Tonnac est romancier et essayiste. En 2008, pour les 100 ans de la naissance de René Daumal, il a organisé avec Basarab Nicolescu à la Halle Saint-Pierre quinze jours de rencontres autour de l’auteur du Mont Analogue, du « phrère » de Roger Gilbert-Lecomte et de l’élève d’Alexandre de Salzmann. Il est l’auteur notamment de René Daumal, l’archange (Grasset, 1998). Son roman Azyme chez Actes Sud a obtenu le prix Écritures et Spiritualités 2017. Il signe l’introduction à l’anthologie de l’ange de Rainer Maria Rilke qui paraît cet automne (Célèbre la terre pour l’ange, Albin Michel). Il enseigne au Cordon Bleu et à l’Institut des Hautes Etudes du Goût l’histoire et la symbolique du pain et de ses métiers. Il collabore régulièrement au Monde des Religions.

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Sarah Jalabert                                        © Olga Caldas

Sarah Jalabert est comédienne, lectrice publique et radiophonique, et auteure.
La voix de l’écriture l’a patiemment (re)conduite vers la voix parlée, celle qui  inclut le temps du silence où se féconde l’écoute. Elle crée des lectures-concerts où rencontrer la musique, telles la dernière en date : Histoire qui se déchire sur le corps d’une femme d’après le poème d’Adonis, invité d’honneur aux Rencontres « Les Porteurs de Mots » chez Lily-Germ (Hautes-Pyrénées), avec le musicien Alexis Kowalczewski.
Elle a publié plusieurs récits aux éditions de l’Âge d’Homme, dont le dernier : Celui qui ouvre, et une récente nouvelle, également en version audio : Héloïse aux éditions en ligne 15k.fr.

Sarah Jalabert a déjà approché l’oeuvre de Rilke en interprétant tour à tour différentes femmes de sa vie (Paula Modersohn-Becker, Lou Andreas Salomé, Clara Westhoff,…) dans un montage de textes intitulé Vers l’Ange réalisé par Michel Itty pour le colloque de Cerisy-la-Salle, et avec pour partenaire dans le rôle de Rilke le comédien Redjep Mitrovitsa, et dont une répétition eut lieu à la Villa des Brillants, chez Rodin, à Meudon.

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Birgit Yew von Keller                        © Charlotte Létrillard

Birgit Yew von Keller, violoncelliste chanteuse à la voix cristal et compositrice, est né dans un milieu musical, où elle a appris la flûte à bec à 5 ans, le violoncelle, son instrument choisi par affinité de « fibre sonore », à 10 ans. Après des médailles au conservatoire, une licence en littérature allemande et une maîtrise en théologie, des expériences en orchestres classiques, notamment à l’Opéra de Rouen, elle a suivi la musique de son cœur et s’est dirigée vers la composition et l’arrangement des airs celtes, très proches de son univers personnel. Un CD est issu de ces recherches : The Bright Black Rose. De plus en plus, elle développe la « magie » du son, sa texture, ses climats, son étoffe et les ressentis inexprimables par les mots, qu’il est capable de « dire ». Tout en enseignant le jeu du violoncelle, elle met ses sons et créations musicales ou sonores expérimentales au service de ses concerts en solo ou petit groupe, du film d’auteur (La Neige est Blanche , Les Mains Courageuses dans le Chaos de Temps,  Sherlock Holmes , La Chair … pour Arte ou TV5), du bien-être et de la mindfulness (The Life Song), de la poésie avec le poète Parhal, des contes avec le chercheur en linguistique Patrick Caudal, etc. Elle a participé pendant plusieurs années aux spectacles littéraires du Scribe l’Harmattan à Paris, à des vernissages et événements comme à la Galerie 24B, aux rencontres « #parcoeur » de Jean-Philippe de Tonnac et travaille actuellement sur un projet de lecture mise en film avec l’auteur Andreas Becker et le cinéaste Jean-Denis Bonan.

RENCONTRE / LECTURE
avec
Séverine Jouve
pour son roman
Les chercheurs de lumière
Révolutions minuscules
Préface de François Dominique
L’Harmattan, Collection Amarante
, 2018

Présentation par François Rannou,
écrivain, poète, directeur de la revue Babel Heureuse

Lecture par la comédienne Sarah Jalabert

Dimanche 20 janvier 2019 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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En trois récits entremêlés dont le trait commun est l’admiration pour l’oeuvre d’un poète, le lecteur rencontrera Marie, écrivain, Suzanne, peintre, Alexandre, musicien : chacun entretient avec l’autre un rapport subtil dont l’unique motif est « l’oeuvre à faire ». Pour chacun des trois artistes dont nous partageons la quête, la lumière n’est pas une métaphore mais une expérience concrète. Une délicate alchimie des lisières s’opère entre le souci de l’oeuvre et la vision qui nous est offerte des lieux traversés : terrasse, bibliothèque dans un parc, forêt…

Notices biographiques

Séverine Jouve est écrivaine, plasticienne, journaliste et conférencière, elle vit à Florence. Elle a publié des essais consacrés à l’esthétique « fin de siècle » : Les Décadents (Plon, 1989) et Obsessions et perversions (Hermann, 1996). Pour son premier roman, Lettres intérieures (Balland, 1992), elle fut lauréate du Prix Villa Médicis hors-les-murs.

 Retrouvez l’interview de l’auteur dans l’émission « Social Club » présentée par Frédéric Taddéï sur Europe 1

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© Olga Caldas

Sarah Jalabert est comédienne, lectrice publique et radiophonique, et auteure.
La voix de l’écriture l’a patiemment (re)conduite vers la voix parlée, celle qui inclut le temps du silence où se féconde l’écoute. Elle crée des lectures-concerts où rencontrer la musique, telles la dernière en date : Histoire qui se déchire sur le corps d’une femme d’après le poème d’Adonis, invité d’honneur aux Rencontres « Les Porteurs de Mots » chez Lily-Germ (Hautes-Pyrénées), avec le musicien Alexis Kowalczewski.
Elle a publié plusieurs récits aux éditions de l’Âge d’Homme, dont le dernier : Celui qui ouvre, et une nouvelle récente, également en version audio : Héloïse aux éditions en ligne 15k.fr.

+ d’infos

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François Rannou
poète et essayiste breton né à Nice en 1963.
Il a créé avec le poète Jean-Louis Aven la revue « La Rivière Échappée » (1989-2000) devenue ensuite une collection de poésie aux éditions « Apogée ». Il coordonne également la collection Poésie chez Publie.net.
Il a également traduit des poèmes allemands de Peter Huchel, américains d’Emily Dickinson et catalans de Joan Szlvat-Papasseit, coordonné l’édition du double numéro de la revue « L’Étrangère » sur André du Bouchet en 2007 ainsi que « Littérature de Bretagne », dans la revue « Europe en 2005.
Il a créé en 2017, avec Gwen Catalá, la revue de poésie  » Babel heureuse »
Dernier ouvrage publié : La Pierre à trois Visages, aux éditions Lanskine, 2018.

Littérature marine
Daniel Besace présente « Cachalot »
Editions Riveneuve,  parution le 30 août 2018
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Une sélection de livres autour de l’odyssée marine 

Premier roman de Daniel Besace inspiré de Moby Dick.
 Voyage initiatique et conte philosophique sur notre société.

Samedi 29 septembre 2018 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89


Patrick Navaï, l’illustrateur de la couverture

« Vois! Regarde! Les images diffusées: ce camion blanc avançant dans la foule et dévorant les corps; le conducteur relançant sa machine quand elle ralentit, détruisant, la vie. »

L’attentat de Nice choque tellement l’homme qui parle qu’il s’embarque avec fièvre sur son voilier en Méditerranée et file vers les Açores à la recherche du monstre à terrasser, comme une image du mal qui ronge notre monde. Une odyssée en solitaire, où il parlera aux éléments, aux animaux et à des naufragés, morts ou vivants, avant de croiser son destin. Un voyage initiatique, plein de fantaisie et de gravité, comme un conte philosophique.

Cachalot est un roman tour à tour aussi précis que Naufragé Volontaire d’Alain Bombard et aussi inquiétant que les Chants de Maldoror de Lautréamont.

Né en 1970 à Brest, Daniel Besace devient mousse à 16 ans et fait le tour du monde comme timonier sur un navire militaire. À 27 ans, il marche de Bayonne à Saint Malo, expérience racontée dans Océan. En 1998, il fait le tour de la péninsule Ibérique à vélo. Fondateur de la maison d’édition artisanale Carnets-Livres, il a fabriqué 15 000 livres à la main. Cachalot est son premier roman.