Conférences de l’Association pour la recherche sur le surréalisme (APRES)

Conférences organisées par Françoise Py, maitre de conférence université Paris 8
de janvier 2015 à juin 2015 le deuxième samedi du mois de 15h à 18h

Samedi 14 février 2015 de 15h à 18h

Projection du film de Fabrice Maze sur Victor Brauner :
1- Le grand illuminateur totémique
2- La mythologie hermétique (éditions Seven Doc, collection Phares, novembre 2014).
Débat avec le réalisateur, Fabrice Flahutez, Camille Morando et Fabrice Pascaud.

Halle Saint Pierre – auditorium (entrée libre)
Réservation conseillée : communication@hallesaintpierre.org

*

PROGRAMME 2015

Samedi 10 janvier 2015
Éditer la poésie surréaliste aujourd’hui
. Rencontres animées par Dominique Calmé : avec la participation de Laure Missir, Éditions des Deux Corps, de Guy Girard, Christian Martinache et Richard Walter pour les éditions du Grand Tamanoir ainsi que de Francis Lecomte pour le catalogue Choses Vues.

Projection de 3 films issus  du DVD Les Surréalistes et le cinéma :
Ni d’Ève ni d’Adam (1968) 10mn, réalisation Michel Zimbacca
Évocation de l’Écart  Absolu (2011) 8mn, d’après un scénario original de Jorge Camacho et Michel Zimbacca
— Entrevue d’André Breton avec Judith Jasmin au moment de l’exposition ÉROS  à la galerie Daniel Cordier (extrait de l’émission Le Sel de la semaine, 1960) 27mn.

Samedi 14 février 2015
Projection du film de Fabrice Maze sur Victor Brauner :

1- Le grand illuminateur totémique
2- La mythologie hermétique (éditions Seven Doc, collection Phares, novembre 2014).
Débat avec le réalisateur, Fabrice Flahutez, Camille Morando et Fabrice Pascaud.

Samedi 14 mars 2015
Projection du film de
Fabrice Maze sur Victor Brauner :
3- Le moi comme symbole de l’infini (éditions Seven Doc, collection Phares, novembre 2014). Débat avec le réalisateur, Fabrice Flahutez, Camille Morando et Fabrice Pascaud.

Samedi 11 avril 2015
Poésie et musique : Marcel Eglin, Françoise Vincent et Aruna.
Musique klezmer : Sylvie Hoppe et Marcel Eglin.

Samedi 9 mai 2015
Jean-François Rabain : conférence sur
Unica Zürn.
Débat avec Jean-François Rabain et Georges Bloess.

Samedi 13 juin 2015
Laurence Imbert Deutsch, peintre et sculpteur, dialogue avec ses amis poètes : Françoise Geier, Jean-Clarence Lambert, Daniel Loewers.
Jean-Loup Philippe, écrivain, metteur en scène et acteur, présentera ses dernières créations.

 *

Informations pratiques :

Halle Saint-Pierre : 2 rue Ronsard — 74018 Paris, Métro Anvers. www.hallesaintpierre.org
Françoise Py : 06.99.08.02.63, francoise.py@univ-paris8.fr
L’Association pour l’étude du surréalisme est présidée par Henri Béhar

 

 

 

Séminaire mensuel “art et thérapie”

La revue Art et Thérapie
L’institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie / INECAT
présentent

Séminaire mensuel à la Halle Saint-Pierre
Sous la direction de Jean-Pierre Klein
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne

Le corps peut-il être métaphorique de lui-même ?

Après cinq années consacrées à l’énigme de la création et à l’avènement de la métaphore et son expérimentation, nous abordons cette année la question de la réappropriation du corps propre grâce à son abord métaphorique.

Le corps de l’art, le corps dans l’art, le corps-art, l’art corporel, peuvent-ils nous faire percevoir ce qu’est le corps métaphorique ?

Les notions de corporéité, de théâtralité, d’écriture charnelle, de l’exploration de son intime sonore, du corps initiatique peuvent-elles nous éclairer sur les corps qui doublent notre corps et qui, par là-même, le révèlent ?

DATES

Chaque troisième samedi du mois de janvier à juin 2015, de 14h30 à 16h30
17/01 ; 21/02 ; 21/03 ; 18/04 ; 16/05 ; 20/06

ATTENTION : le samedi 20 juin sera co-organisé par Jean-Pierre Klein et Bernard Chouvier, psychanalyste, Professeur émérite de psychopathologie, Université de Lyon

*

Samedi 21 février 2015 de 14h30 à 16h30

Chantal Lheureux-Davidse, psychanalyste,

Créativité des stéréotypies des personnes autistes,
recherche de vitalité corporelle et psychique


Halle Saint Pierre – auditorium

Entrée : 10 € / 5 € pour les élèves INECAT
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
communiation@hallesaintpierre.org

*

PROGRAMME 2015

17/01/2014 Philippe Cornet, Professeur de médecine générale, Faculté de Médecine
P & M Curie. Paris VI, Le médecin et le corps obèse ? Entre utopie et stigmatisation. Les fondements imaginaires de l’idéal du corps.  

21/02 Chantal Lheureux-Davidse, psychanalyste, créativité des stéréotypies des personnes autistes, recherche de vitalité corporelle et psychique

21/03 Gilles Boudinet, Professeur des Universités en sciences de l’éducation, Lyon 2, La naissance corporelle de la musique.

18/04 : Baldine Saint Girons, Professeur émérite d’esthétique, Paris Ouest
La Défense Nanterre, L’instant nuital et la méthode du sublime Du sublime au risque de l’obscurité ou comment le sublime travaille avec le terrible.

16/05 Nicole Estrabeau, chorégraphe, danseuse, directrice adjointe de l’INECAT, Corporéités ?

20/06 Conférences et performances toute la journée : en cours de programmation : Michel Guérin, philosophe : le geste de prendre soin ; Bernard Chouvier ; Claire Margat, philosophe et critique d’art : L’il y a de l’irreprésentable ; Silke Schauder professeur de Psychologie clinique et Psychopathologie : Le cas extrême des Bodmods, dépassement de la condition humaine ?

*

Interview de Jean-Pierre Klein à la Halle Saint Pierre saison 2013

Jean Pierre Klein
Pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne, Jean-Pierre Klein est l’auteur de nombreux livres, soutenus notamment par Paul Ricoeur ou Jean Duvignaud, dont le
« Que Sais-je ? » sur L’art-thérapie.
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, docteur habilité à diriger des recherches en psychologie, auteur dramatique, il dirige l’INECAT, première école à délivrer des
titres professionnels de « médiateur artistique » et d’« art-thérapeute » reconnus par l’État.

Ouvrages récents

couvertureVient de paraitre :
Initiation à l’art-thérapie
Découvrez-vous artiste de votre vie.
Ed Marabout (2014)
4ème de couverture
Lire un extrait

Scènes d’une cure ordinaire, roman, Paris, Éditions HD, 2013

Penser l’art-thérapie, Paris, PUF. 2012 (postface de H. Maldiney)

 

 *

INECAT
Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat)

INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris

Vivre et expérimenter la métaphore

Séminaire mensuel chaque troisième samedi du mois à partir de janvier à juin 2014, Conçu et animé par Jean-Pierre Klein, psychiatre honoraire des Hôpitaux, pionnier de l’art-thérapie.

Roberte HamayonRoberte Hamayon :
“Jouer” dans le chamanisme sibérien
exploiter la métaphore et l’aléa pour mieux anticiper l’avenir
Samedi 15 mars 2014 de 14h30 à 16h30
Halle Saint Pierre – auditorium
Réservation conseillée :  01 42 58 72 89

Entrée : 10 €/ 5 € pour les élèves INECAT

La conférence sera suivie de signatures à la librairie de la Halle Saint Pierre.
Roberte Hamayon, à l’issue de la conférence, signera son ouvrage Jouer. Une enquête anthropologique, La Découverte

*

Roberte Hamayon (née en 1939 à Paris) est une anthropologue française, Directeur d’études émérite à l’École pratique des hautes études (EPHE), dans la section Sciences religieuses (Religions de l’Asie septentrionale), et ancienne directrice du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense.

Ses recherches portent entre autres, sur le modèle chamanique, substrat religieux traditionnel des peuples autochtones de Sibérie et de Mongolie. Après un premier séjour en Mongolie en 1967 puis dans la République de Bouriatie en Sibérie orientale en 1967, elle participe à la création du Centre d’études mongoles et sibériennes en 1969, puis en prend rapidement la direction jusqu’en 2007.

Entretiens vidéo sur le site des Archives Audiovisuelles de la recherche
Roberte Hamayon et le chamanisme sibérien

*

SÉMINAIRE 2014

Vivre et expérimenter la métaphore

Après quatre années consacrées aux questions : « Pouvons-nous redevenir artistes de nos vies ? », « L’énigme de la création est-elle ineffable ? », « Art-thérapie et changement de  paradigme », « L’avenir est-il oblique ? Pour l’avènement de la métaphore », nous abordons cette année des expériences vives métaphoriques, passant ainsi de la réflexion à sa mise en pratique comme approche du réel.

« Il s’agissait en effet de savoir si les métaphores, et les jeux de mots, et les énigmes, qui ont pourtant bien l’air d’avoir été imaginés par les poètes par divertissement, ne portent pas à spéculer sur les choses de manière nouvelle et surprenante »
Le nom de la Rose, Umberto Eco

DATES

18/01
Michel Maffesoli, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut Universitaire de France,
L’expérience de la métaphore
,
la métaphore met en jeu l’entièreté de l’être. Au plus proche de son étymologie, “espérir”, il s’agit de mourir à soi pour naître à l’autre.

15/02
Bernard Rigaud, Dr EHESS, chercheur en psychanalyse et en anthropologie,  
L’être est mis en demeure de devenir autre,
l’Existence selon Maldiney.

15/03
Roberte Hamayon, Anthropologue spécialiste des populations mongoles et sibériennes, directeur d’études émérite à l’EPHE,
‘Jouer’ dans le chamanisme sibérien, exploiter la métaphore et l’aléa pour mieux anticiper l’avenir

19/04
François Dingremont, Dr en esthétique EHESS,
Efficacité de la fiction depuis la Grèce archaïque et antique
 : les muses d’Hésiode, Ulysse, Hermès, leur actualité

17/05
Bernard Chouvier, Psychanalyste, Professeur émérite de psychopathologie, Université de Lyon,
L’objet de hantise, entre deuil et illusion : l’objet de hantise comme le tigre ou le miroir chez Borges est une métaphore de l’angoisse de persécution et de dépersonnalisation

21/06
Renée-Laetitia Richaud, psychanalyste maïeute,
La création esthétique ou la rencontre avec un objet esthétique est thérapeutique 
: sortir de la non-pensée à l’adolescence

Programme susceptible de remaniements

*

INECAT
Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat)

INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris

Vivre et expérimenter la métaphore

71lu1313u3L._SL1500_Bernard RIGAUD
Dr EHESS, chercheur en psychanalyse
et en anthropologie, 

L’être est mis en demeure de devenir autre, l’Existence selon Maldiney.

La transformation de soi par l’altérité
La preuve par l’art :
L’homme est en devenir dans un monde

en devenir

*Samedi 15 février 2014 de 14h30 à 16h30

Halle Saint Pierre – auditorium
Réservation conseillée :  01 42 58 72 89
Entrée : 10 €/ 5 € pour les élèves INECAT

*

*La conférence sera suivie de signatures à la librairie de la Halle Saint Pierre

Séminaire mensuel chaque troisième samedi du mois à partir de janvier à juin 2014, Conçu et animé par Jean-Pierre Klein,
psychiatre honoraire des Hôpitaux, pionnier de l’art-thérapie

*

RigaudBernard Rigaud est docteur de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Un parcours pluridisciplinaire l’a conduit du droit à la science politique et à l’histoire, en passant par la philosophie. Bernard Rigaud a publié plusieurs articles dans la revue Psychiatrie Française et un livre sur la pensée du philosophe Henri Maldiney en 2012. Il se laisse par ailleurs surprendre par la pratique de la peinture.

Janvier 201

*

Bernard Rigaud : Henri Maldiney, La capacité d’exister (éditions Germina, 2012)

Bernard Rigaud présente la pensée d’Henri Maldiney, à la lumière de ce que fut sa propre rencontre avec cette œuvre. Œuvre faite pour lui de provocations et de sommations. Provocante, cette œuvre l’est en tant qu’elle invite à penser deux impensables : l’être du monde et des autres, accessible sur la seule base d’une rencontre avec eux, et notre propre être, dont la rencontre, elle-même essentielle, ouvre à la surprise d’exister. Quant aux sommations, elles sont d’aller en premier lieu « là où des hommes sont mais n’existent pas », l’asile psychiatrique en particulier, où des êtres ont perdu la capacité d’exister ; mais ils pourraient la trouver à la faveur, précisément, de l’expérience de la rencontre. Un des apports majeurs de la pensée de Maldiney est d’avoir su parcourir les voies thérapeutiques qu’ouvre l’art dans le domaine des dysfonctionnements de l’esprit. En second lieu, c’est dans l’atelier de l’artiste que Maldiney nous invite à entrer, autre lieu privilégiée de la surprise d’exister.
- éditions Germina

Quatrième de couverture :

La pensée d’Henri Maldiney, né en 1912, couvre les champs de la maladie mentale, de l’art, de la philosophie, ouvrant entre ces domaines des chemins inattendus. Il a influencé nombre de psychiatres, de philosophes et d’artistes.

Partant des différentes modalités du mal-être, de la dépression, de la psychose, la pensée d’Henri Maldiney devient une pensée sur l’être. Mais comment penser ce qui est ? Nous serons conduits par cette question vers une nouvelle compréhension de la maladie mentale, découvrant en particulier la dimension humaine de la folie, et faisant une nouvelle expérience de l’art.

La meilleure façon de proposer une introduction à cette pensée est sans doute de faire partager une expérience de rencontre. Bernard Rigaud, en travaillant sur différents sujets, a croisé et recroisé de façon régulière la pensée de ce philosophe. À chaque occasion, il a été éclairé et inspiré.

Extrait

Lyon, 1980. Il fait son cours assis, sans aucune note, voix monocorde. Ses mots semblent sortir des tréfonds de son âme. Ils n’en paraissent pas moins inspirés par un impalpable au-delà. Son élégance toute britannique, arbore tweed ocre brun et kaki ; sa chevelure blanche et dense pèse sur sa tête qui rentre légèrement dans les épaules, comme empreinte d’humilité. Captivés, les étudiants ont de violentes et roboratives respirations, comme sortant d’une apnée.

Henri Maldiney déroule sa pensée faite de sommations et de provocations, comme s’il égrenait un chapelet. J’étais loin d’imaginer que cette pensée serait un point d’ancrage de mon existence : elle ne me renvoyait alors qu’à une certaine perplexité, marquée du malaise de ne pas la saisir. Longtemps je l’ai fréquentée avec un sentiment de précarité dans ma compréhension. Le cordon qui me reliait à cet entendement était incertain et fragile. Je ne me décourageais pas. Il me faudra du temps pour que je comprenne que cette pensée me conduisait à la « chose même » de l’existence.

Cette « chose même », l’existence, c’est « la possibilité toujours ouverte de rencontrer, et la rencontre est en toute situation humaine, le moment de réalité ». Mais ce noyau dur, insécable, est extrêmement volatile, il est comme une image nette sur un support vaporeux… éphémère mais toujours recomposable avec la concentration de l’imagination.

L’œuvre d’Henri Maldiney, né en 1912 à Meursault en Bourgogne et élevé en Franche-Comté (lycéen à Besançon puis à Lyon), pourrait être qualifiée de poétique comme on peut le dire, au sens large, d’une forme de langage qui change une forme de vie, ou inversement d’une forme de vie qui change une forme de langage. En parler, c’est bien sûr faire référence à un ensemble de livres qui constituent l’œuvre écrite. Il s’agit principalement de quatre grands ouvrages : Regard, Parole, Espace (L’Âge d’Homme, Lausanne, 1973), Art et existence (Klincksieck, Paris, 1985), Penser l’homme et la folie (Jérôme Millon, Grenoble, 1991), Ouvrir le rien, l’art nu (Encre marine, La Versanne, 2000). Ces publications ont eu un caractère tardif et Maldiney a d’abord fait « œuvre orale » : celle de son enseignement à Gand d’abord, puis principalement à Lyon.

Élève de l’École normale supérieure, où il a obtenu l’agrégation de philosophie, il a été prisonnier en Allemagne pendant la guerre, puis professeur d’université titulaire de la chaire de Philosophie générale, d’Anthropologie phénoménologique et d’esthétique. Discutant Martin Heidegger, Ludwig Binswanger et Erwin Straus, commentant Freud, Husserl et Szondi, il a contribué de manière décisive à l’analyse existentielle (Daseinsanalyse). Grand lecteur des classiques grecs et allemands, qu’il questionne sans cesse, il est devenu familier de la pensée chinoise et d’œuvres majeures de peinture de la Chine ancienne.

La meilleure façon de proposer une introduction à la pensée d’Henri Maldiney, c’est peut-être de faire partager une expérience personnelle de rencontre. Plus précisément de la rencontre du concept de rencontre, comme fondement de l’existence et de la réalité. En travaillant différents sujets, et ainsi que dans l’activité de l’écriture et de la peinture, j’ai croisé de façon régulière cette pensée, avec le sentiment, parfois fugitif mais réjouissant, d’y voir plus clair… Je comprenais qu’elle me ramenait chaque fois à l’essentiel, me permettant de prendre appui, à partir de « l’irréductible », cet idéal philosophique. Idéal qui prend une coloration particulière, puisqu’en croyant se confronter à du solide, on est face au… « rythme de l’ouverture au monde ». Qu’on ne s’y trompe pas, c’est bien en fait là le « solide », mais comme peut l’être le souple roseau.

*

SÉMINAIRE 2014

Vivre et expérimenter la métaphore

Après quatre années consacrées aux questions : « Pouvons-nous redevenir artistes de nos vies ? », « L’énigme de la création est-elle ineffable ? », « Art-thérapie et changement de  paradigme », « L’avenir est-il oblique ? Pour l’avènement de la métaphore », nous abordons cette année des expériences vives métaphoriques, passant ainsi de la réflexion à sa mise en pratique comme approche du réel.

« Il s’agissait en effet de savoir si les métaphores, et les jeux de mots, et les énigmes, qui ont pourtant bien l’air d’avoir été imaginés par les poètes par divertissement, ne portent pas à spéculer sur les choses de manière nouvelle et surprenante »
Le nom de la Rose, Umberto Eco

DATES

18/01
Michel Maffesoli, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut Universitaire de France,
L’expérience de la métaphore
,
la métaphore met en jeu l’entièreté de l’être. Au plus proche de son étymologie, “espérir”, il s’agit de mourir à soi pour naître à l’autre.

15/02
Bernard Rigaud, Dr EHESS, chercheur en psychanalyse et en anthropologie,  
L’être est mis en demeure de devenir autre,
l’Existence selon Maldiney.

15/03
Roberte Hamayon, Anthropologue spécialiste des populations mongoles et sibériennes, directeur d’études émérite à l’EPHE,
‘Jouer’ dans le chamanisme sibérien, exploiter la métaphore et l’aléa pour mieux anticiper l’avenir

19/04
François Dingremont, Dr en esthétique EHESS,
Efficacité de la fiction depuis la Grèce archaïque et antique
 : les muses d’Hésiode, Ulysse, Hermès, leur actualité

17/05
Bernard Chouvier, Psychanalyste, Professeur émérite de psychopathologie, Université de Lyon,
L’objet de hantise, entre deuil et illusion : l’objet de hantise comme le tigre ou le miroir chez Borges est une métaphore de l’angoisse de persécution et de dépersonnalisation

21/06
Renée-Laetitia Richaud, psychanalyste maïeute,
La création esthétique ou la rencontre avec un objet esthétique est thérapeutique 
: sortir de la non-pensée à l’adolescence

Programme susceptible de remaniements

*

INECAT
Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat)

INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris