Les Melting Poets

LECTURE / SPECTACLE
La Passe Vive ou le mystère des langues
avec
Paul Dalmas-Alfonsi, Tristan Felix, Alain Marc, Anne Peslier,
Isabel Voisin,
poètes et le musicien, Philippe Botta

Samedi 25 novembre 2017 à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

Les Melting Poets sont un collectif nouvellement créé, né de la rencontre entre une revue – La Passe -, des poètes – Paul Dalmas-Alfonsi, Tristan Felix, Alain Marc, Anne Peslier, Isabel Voisin – et un musicien – Philippe Botta -, soucieux de faire sonner et résonner d’autres langages que le bruissement du vers ordinaire. Les différents protagonistes ont eu l’occasion de jouer ensemble à plusieurs reprises et sous diverses formes à la Halle Saint-Pierre, sous l’égide de L’Usine à Muses ou de la revue La Passe, mais également à d’autres occasions, à la librairie L’autre Livre à l’initiative des Éditions L’atelier de l’agneau, au Marché de la poésie ou encore à Saint-Denis pour la fête de la musique 2017.

Cette première création, La Passe Vive ou le mystère des langues, est une lecture spectacle qui s’inspire du dernier hors série de la revue des langues poétiques La Passe, « Le poète existe-t-il ? », question à laquelle Les Melting Poets tentent d’apporter des réponses en interrogeant et métissant leurs différentes langues : corse, espagnol, français, picard, langue imaginaire, musique…

LES ARTISTES

Philippe Botta, saxophones, flûtes, composition. Après avoir débuté dans le rock alternatif, apprentissage du jazz  au sein de petites formations et grands orchestres. Parallèlement il s’ouvre aux musiques latino-americaines,  tournées et enregistrements aux Antilles et en Amérique du Nord. A partir des années 90, l’exploration continue autour des musiques issues du bassin méditerranéen. Actuellement membre du trio Hradcany (avec Serge Adam et David Venitucci) qui s’inspire des musiques issues des Balkans en réservant toujours une part importante à l’improvisation. Dernier cd : Y’ocam, Musea records, Believe, novembre 2017.

http://www.quoideneufdocteur.fr/catalogue

Paul Dalmas-Alfonsi, natif de l’Ampugnani, est ethnologue, traducteur, poète. Auteur de Pruverbii è detti corsi (Rivages, 1984, rééd. 2004), de La Corse de Francesca Maria (Payot 1995), et de Contes corses aux éditions du Petit Pavé (2012), chez Elytis (2013) et dernier en date, Le Périple de deux captifs, un conte corse, aux Éditions Flies France(2016). Nombreuses publications en revue également, dont La Passe. http://racines-corses.fr/art-et-culture/paul-dalmas-alfonsi-publications/

Tristan Felix,  poète et artiste polyphrène et polymorphe, elle chronique, a publié en vers et en prose une quinzaine de recueils, a codirigé avec P. Blondeau La Passe, une revue des langues poétiques; écrit dans de nombreuses revues. Dessinatrice, photographe, marionnettiste (Le Petit Théâtre des Pendus) et clown trash (Gove de Crustace), elle jongle avec ses langues imaginaires. En 2008, elle cofonde L’Usine à Muses, pour la promotion des arts vifs et de la poésie, et fabrique des films avec nicAmy. Son univers est onirique et fantastique, entre théâtre de rue intérieure, cabinet de curiosités animales et cirque poétique. http://www.tristanfelix.fr/

Alain Marc, poète, écrivain et essayiste français né en 1959. Son écriture aborde tour à tour la poésie contemporaine, la poésie sociale, la poésie en regard d’un plasticien, l’essai et la nouvelle. Nombreuses publications, livres sonores, livres d’artistes – derniers en date : Le Grand cycle de la vie ou l’odyssée humaine (poésies sonores enregistrées et composées par Laurent Maza en 2014), Poésies non hallucinées avec des œuvres de Christian Jaccard, Éditions du Petit Véhicule, 2017 -. Contributions à moult revues, lectures publiques et performances. http://alainmarcecriture.free.fr/

Anne Peslier, poète, membre actif de l’association Un oiseau sur l’épaule : poésie à Laval, fait également partie de L’Usine à Muses cofondée par Tristan Felix. Elle est l’auteur de Lettre à Louise Labé aux éditions Pré≠carré et de L’écaille du serpent aux éditions Wigwam. Nombreuses publications dans les revues Arpa, Contre-allée, Diérèse, La Passe, Les Cahiers de Tinbad, L’Intranquille, etc.

Isabel Voisin, poète, contributions à plusieurs ouvrages collectifs (Catalogue du Mois off de la photographie à Paris ; recueil photographique de Martial Verdier, Les Ambassadeurs, anthologie aux éditions de la SIÉFÉGP), publications dans les revues Cairns, Décharge, D’Ici-là, La Passe,  Le Pan poétique des muses, L’Intranquille, Traction brabant, etc. https://isabeljust.wordpress.com/

 

 

 

Rencontres en Surréalisme

Rencontres en surréalisme 
organisées par Françoise Py 
chaque deuxième samedi de janvier à juin 2018
d
ans le cadre de l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme (L’APRES)

****
Samedi 18 novembre 2017 de 10h30 à  18h
Journée d’étude sur les langages du surréalisme

animée par Henri Béhar et Françoise Py


Max Schoendorff

PROGRAMME

10h30 – 12h15 
Assemblée Générale de l’APRES ouverte à tous.
14h – 15h 
Georges Bloess : Les sources romantiques allemandes du surréalisme.
15h – 15h50
Table Ronde avec divers intervenants dont Henri Béhar, Georges Bloess, Françoise Py, Gabriel Saad et Maryse Vassevière.
15h50 – 16h40

projection du film de Dominique Rabourdin, Chez Max Schoendorff, 18’,
Luna Park Films, 2017.
Présentation par le réalisateur. Débat.

16h45 – 17h45
CONCERT

Tradition orale et transe avec : 

Alessio Penzo, piano électrique
Antonio Serafini, cornemuse.

 

 

 

 

 

*


Samedi 2 décembre (15h30 – 18h)

Hommage à Andrée Barret.
Présentation de l’œuvre poétique par Jacques Chatain et Louis Dalla Fior.
Lectures par Charles Gonzales, écrivain, acteur, metteur en scène.

Cythare (Santûr) par Yvan Navaï, compositeur.
Table ronde avec Andrée Barret, Jacques Chatain, Louis Dalla Fior et Françoise Py.

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Samedi 13 janvier (15h30 – 18h)
Surréalisme et philosophie
par Georges Sebbag : Raymond Roussel, Michel Foucault et Gilles Deleuze.
Table Ronde  avec Georges Sebbag, Françoise Py, Monique Sebbag et, sous réserve, Emilie Frémond etFrançois Leperlier.
Lecture : Charles Gonzales

Samedi 10 février (15h30 – 18h)
Daniel Sibony : L’objet temps et le temps sans fil
.

Suivi d’un dialogue avec Georges Sebbag.
Lecture : Charles Gonzales

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Samedi 10 mars (10h30-18h)
Journée d’étude sur Endre Rozsda animée par Henri Béhar et Françoise PyAvec David Rosenberg, Alba Romano Pace, Jean-Jacques Plaisance, José Mangani.

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Samedi 14 avril (15h30-18h)
Giovanna, poésie, peinture et performances.

Introduction par Françoise Py, présentation par Jacqueline Chénieux-Gendron et Georges Sebbag. Lectures par Giovanna de ses Poèmes et aphorismes (1989 – 2015), préface de Jacqueline Chénieux-Gendron, ed. Peter Lang, 2017.
Projection du film de François Luxereau, Giovanna, naissance d’une œuvre, (27’), José Pierre, CNRS, 1988.
Table ronde avec Giovanna, Jacqueline Chénieux-Gendron, Jean-Michel Goutier, Françoise Py et Georges Sebbag.

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Samedi 12 mai (10h30 – 18h)
Journée d’étude sur les Langages du surréalisme animée par Henri Béhar et Françoise Py
10h30 – 11h30 

Pierre Taminiaux : Paul Nougé ou le langage surréaliste du hasard.
11h30 – 12h30
Valeria Chiore : Gaston Bachelard et le surréalisme : Lautréamont, Albert Flocon, Octavio Paz.
14h – 15h : Wanda Mihuleac : surréalisme et langages du corps, conférence-performance
15h – 16h : Table Ronde avec divers intervenants dont Henri Béhar, Françoise Py, Gabriel Saad et Maryse Vassevière.
Projection.
Les trois Journées d’étude sont organisée avec le concours de l’université Paris 8, Laboratoire Arts des Images et Art Contemporain (AIAC), équipe de recherche Esthétique, Pratique et Histoire des Arts ( EPHA).

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Samedi 3 juin (15h30 – 18h) 
Monique Sebbag : Quatre femmes de tête : Claude Cahun, Leonor Fini, Meret Oppenheim et Toyen.

 

 

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ART DES FOUS et ART BRUT

ATTENTION
la conférence de 15 heures est complète, pour celle de 16h15 il est recommandé
de s’inscrire au 01 42 58 72 89

Rencontre-conférence autour de l’ouvrage

ENTRE
ART DES FOUS
ET ART BRUT


LA COLLECTION SAINTE-ANNE

présentée par Anne-Marie Dubois

Conservateur du Musée d’Art et d’histoire de l’Hôpital Sainte-Anne – MAHHSA –, Paris

Dimanche 12 Novembre à 15 heures et à 16h15 – entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

La rencontre sera suivie d’une séance de dédicaces
Merci de confirmer votre présence par téléphone au : 01 42 58 72 89

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LE CONTEXTE

Cette année, l’hôpital Sainte-Anne fête ses 150 ans. Aussi paraissait-il important à la Halle Saint Pierre de rendre compte au travers du livre d’Anne Marie Dubois de l’histoire de la Collection Sainte-Anne et des deux expositions retraçant son parcours :

– Elle était une fois. Acte I : la Collection Sainte-Anne, les origines
du 15 septembre au 26 novembre 2017
Elle était une fois. Acte II : la Collection Sainte-Anne, autour de 1950
du 30 novembre 2017 au 28 février 2018

Site de l’exposition ici

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LE LIVRE

Au-delà de l’engouement du monde artistique et psychiatrique pour « l’art des fous », puis pour « l’art brut », la Collection Sainte-Anne a toujours su garder sa singularité, comme support de réflexion quant à l’identité de l’homme qui s’engage dans un processus de création, qu’il soit malade ou non.
Ce livre présente les œuvres, parfois fort anciennes et rares, qui sont à l’origine de ce fonds. Elles sont remarquables par la multiplicité de leurs styles et de leurs intentions. Certaines ont permis, en 1949 et en 1950, à l’artiste Jean Dubuffet et au médecin psychiatre Robert Volmat de confronter leurs conceptions respectives de l’art et de la folie, au travers de la présentation inédite des mêmes artistes.

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LE SOMMAIRE 

Acte I

LA COLLECTION SAINTE-ANNE. LES ORIGINES
Paul-Ferdinand Gachet
Le voyageur français
H.A.R.
Les classiques : Justin Gesp, Melitt, C. Mottale
G. Martin
Anonyme aux appareils autolocomoteurs
Anonyme aux manuscrits
Charles Macario
René-Ernest Brédier
Anonyme polonais
Auguste Millet
Louis-Émile Gros-Brun
René Héroult
Charles-Octave Leg ( ?)
Godier
Marcel de Valoy
Hillairet
Témoignages singuliers : Albert Vecchiarelli, Oannès, P. G. et quelques anonymes
Les artistes du Vinatier : C. Gay, Marius Génin, J. de Golberry, Tray, E. Vernus, J. Housset, Jean Carreau, Katharine van Oss et anonyme

Acte II
LA COLLECTION SAINTE-ANNE AUTOUR DE 1950
Les artistes emblématiques
Guillaume Pujolle
Aloïse Corbaz
Gaston Duf
Adolf Wölfli
Les artistes brésiliens de la Collection
Maria Alves C.
Francisca Baron
Antonio Bragança
Haydée de Carvalho
João S. Carvalho
João Rubens Neves Garcia
Ozorio Prado
Sabato Quinterni
José Romanho Santos
José Théofilo R.
Albino Braz
Alexandre Nélidoff
Les artistes de la période 1949-1950 : Even, R. Neveu, Bézard, Henning et quelques anonymes
Guido Ferrari

Coédition Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte-Anne, Paris
Somogy éditions d’Art, 20/09/2017

+ d’infos et feuilleter un extrait ici

Le temps retrouvé de l’art

Art et Thérapie
Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie

(Revue et établissement d’enseignement supérieur de médiation artistique et d’art-thérapie)

Séminaire mensuel à la Halle Saint-Pierre
2, rue Ronsard, 75018 Paris
Sous la direction de Jean-Pierre Klein
9 ème année

Le temps retrouvé de l’art

Le temps est un enfant qui joue aux dés, Héraclite (Fragment n°52)

La politique de l’économie de marché s’étend maintenant à la sphère de l’art désormais soumise à une incitation permanente à consommer et à ne plus penser. Ainsi s’abolit le temps personnel de l’émotion artistique et de la possibilité pour chacun de devenir, d’advenir, soi-même comme créateur.
L’art, la thérapie, l’art-thérapie, la géronto-psychiatrie, la philosophie, les neurosciences, les psychanalyses, les technologies numériques, l’esthétique peuvent-elles offrir des terrains à des reconquêtes ?
Il urge cependant pour tous de parvenir à un champ personnel de symbolisation qui soit propre à chacun et, du coup, toucher ses semblables. Nous avons choisi cette année d’aborder les dimensions temporelles de l’appropriation subjective de la fabrication des images et imageries de nos mystères.
Les intervenants nous feront partager leurs réflexions engagées comme porteuses d’un sauvetage espéré du chaos trop ordonné d’un monde qui court vers son suicide.

Être ou ne pas être ? Être et ne pas être comme le veut le temps, René Char

Chaque 3ème samedi par mois de janvier à mai 2018 de 14H30 à 16H30 et
le 16 juin de de 10H30 à 18H

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Le  samedi 20 janvier 2018 de 14H30 à 16H30

François Dingremont
anthropologue de l’art et spécialiste de la Grèce archaïque
le Kairos et le temps de l’inventivité

Saisir le kairos, ou quand le temps s’ouvre à l’action et la transformation. Retour sur l’intelligence du temps de certaines figures mythiques de la Grèce archaïque.

Séance suivante : Le 17 février 2018
Yannick Vigouroux, photographe, critique d’art et historien de la photographie :
Les pratiques archaïsantes dans la photographie contemporaine : explorer d’autres temporalités ? Smartphones et sténopés numériques

Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
entrée 10 € (5 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
communication@hallesaintpierre.org Tel : 01 42 58 72 89
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

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PRÉSENTATION DU SÉMINAIRE 2018 PAR JEAN-PIERRE KLEIN


PROGRAMME 2018

Le 20 janvier 2018

François Dingremont, anthropologue de l’art et spécialiste de la Grèce archaïque :
le Kaïros et le temps de l’inventivité

Le 17 février 2018
Yannick Vigouroux, photographe, critique d’art et historien de la photographie :
Les pratiques archaïsantes dans la photographie contemporaine : explorer d’autres temporalités ?

Le 17 mars 2018
Stéphane Charpier, professeur de neurosciences :
Le temps des neurones: le miroir de notre avenir

Le 21 avril 2018
Cyril Hazif-Thomas, gérontopsychiatre :
Comment les malades d’Alzheimer retraitent le temps

Le 19 mai 2018
Pascal Dupond, philosophe : Existence et temporalité

Le 16 juin 2018 toute la journée :
Le temps de l’art-thérapie avec artistes et art-thérapeutes

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Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
entrée 10 € (5 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
communication@hallesaintpierre.org Tel : 01 42 58 72 89
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

La Revue K

La Revue K
présente deux nouveaux livres parus dans la collection L’Instant

crôa-crôa
Poèmes de Radek Fridrich traduits du tchèque par Xavier Galmiche
avec quatorze aquarelles de Martin Kolář
&

in sole nostrum
rencontre entre le poète Philippe Agard et le peintre Jean-Pierre Plundr

Mise en voix Marion Bonassies, Anne-Marie Stikel-Martinez,
Benoît Martinez, Markéta Zatloukalová et Radek Fridrich


Dimanche 29 octobre à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

in sole nostrum
est une rencontre entre le poète Philippe Agard qui a publié ses derniers textes aux Éditions Champ Vallon et Jean-Pierre Plundr, peintre, dont l’œuvre a été mise en mots par Bernard Noël, Michel Butor, Yves Peyré, J. Roudaut …
Ce livre restitue l’accord de l’écriture et des images et crée un espace de lumière, de couleurs et de légerté.

crôa-crôa
Poèmes de Radek Fridrich traduits du tchèque par Xavier Galmiche
avec quatorze aquarelles de Martin Kolář
Au paysage des Sudètes (un ensemble de régions frontalières majoritairement peuplées jadis d’Allemands de Bohême, expulsés après la Seconde Guerre mondiale), Radek Fridrich rend un culte obscur. Il prête sa bouche à son gémissement, comme dans les contes de fées un être surgit pour délivrer des génies prisonniers d’un mauvais sort. L’interférence lexicale étrangère, cultivée jusqu’à la manie dans les titres même des recueils (Erzherz, Molchloch, crôa-crôa), a la puissance archaïque de formules magiques. Service rendu au-delà de la mort et de la disparition, la poésie de Fridrich réactive la voix oubliée d’autrui, assure les âmes en peine qu’elles ne sont pas oubliées. Parole rituelle, elle rompt l’ensorcellement et ramène la paix.
X.G.

Radek Fridrich (1er décembre 1968) poète et plasticien, vit à Děčín et y enseigne.
Sa poésie est habitée par la Bohême du Nord et les paysages des Sudètes.

Martin Kolář (12 juin 1969) à Ústí nad Labem où il réside et enseigne à l’université. Peintre à ses heures, il est l’auteur de nombreux ouvrages du domaine d’esthétique et de philosophie de l’art.

LA REVUE K

Fondée à Paris, en mars 1981, sous l’égide du poète et plasticien Jiri Kolar — figure emblématique de la dissidence artistique tchèque qui entamait alors un exil de près de vingt ans dans la capitale française —, l’association Revue K s’est appliquée, dans son périodique trimestriel, à faire connaître surtout des représentants de la diaspora tchèque et slovaque de l’après-1968. Les cinquante-trois numéros parus à ce jour réunissent ainsi des échantillons de l’œuvre de plus d’une centaine de peintres et de sculpteurs dispersés aux quatre coins du monde. Au-delà d’une simple recension, le propos est d’observer et d’étudier dans la durée l’évolution des sensibilités de ces artistes intégrés aux milieux et aux cultures les plus divers. Depuis 1989, l’association a élargi son horizon éditorial avec des collections de poésie et des livres d’art : portfolios, estampes, catalogues d’exposition, monographies et albums photographiques. Elle organise également des expositions et d’autres événements.

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Bruno Montpied

Le Gazouillis des éléphants
Premier inventaire des environnements populaires spontanés en France

Un livre de Bruno Montpied
Editions du Sandre,  2017

Samedi 9 décembre à 15 heures, entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Le Gazouillis des éléphants
Premier inventaire des environnements populaires spontanés en France
Un livre de Bruno Montpied

          On publie en France des ouvrages sur la question des autodidactes bâtisseurs et sculpteurs naïfs ou bruts, type Facteur Cheval, Picassiette ou abbé Fouré (les rochers sculptés de Rothéneuf) depuis les années 1960 (depuis les Inspirés et leurs demeures de Gilles Ehrmann, livre préfacé par André Breton). Mais les ouvrages parus sur la question ne traitaient à chaque fois que d’une infime partie du corpus (une quarantaine de sites, grosso modo). Personne n’avait tenté jusqu’à présent un panorama tendant à l’exhaustivité de ce qui s’avère comme un patrimoine populaire méconnu, les environnements mobiliers ou immobiliers créés par des amateurs, absolument non-professionnels en matière de création artistique. C’est chose faite avec ce livre véritablement monumental (950 pages, plus de 1000 photos).

          Récemment publié aux Editions du Sandre, il rassemble exactement 305 notices décrivant des sites de styles naïf ou brut, qu’ils soient disparus (les plus anciens furent créés il y a près de deux cents ans, bien avant le Palais Idéal du Facteur Cheval), ou encore présents, parfois toujours en chantier. La majorité des photos ont été prises par les soins de l’auteur, d’autres ont été prêtées par diverses institutions muséales ou des collectionneurs privés (Aube Elléouët, la Collection de l’art brut à Lausanne, le LaM de Villeneuve d’Ascq, ou encore le musée d’art populaire de la collection Raymond et Jacqueline Humbert à Laduz).

          L’ordre alphabétique prévaut par régions, puis à l’intérieur de celles-ci par départements, enfin, à l’intérieur de ceux-ci, par noms d’auteur. Des cartes avec l’emplacement des sites mentionnés (les présents comme les disparus) sont placées en tête de chaque région. Une introduction générale explique les critères qui ont prévalu dans le choix des sites retenus. Des statistiques d’ordre sociologique ont été placées à la fin de l’ouvrage (par exemple, sont indiqués le nombre de sites par régions, les métiers qu’exerçaient les créateurs avant leur retraite, les origines étrangères d’une portion non négligeable d’entre eux, le nombre de femmes, certains motifs qui ont déclenché la création, les sites nouvellement découverts par l’auteur, les patronymes insolites, etc.), permettant aux chercheurs de disposer ainsi de précieux éléments d’information utiles à l’analyse du phénomène. Avec un tel outil documentaire, le public des amateurs d’inspirés dispose enfin du corpus à partir duquel il est possible de se faire une représentation plus objective du phénomène de la création autodidacte en plein air, phénomène qui, comme on sait, est loin de se limiter à la seule France.

          Il est systématiquement fait mention de l’état dans lequel se trouve le site inventorié, dans la mesure des informations disponibles. La question de la conservation de ces réalisations naïves en plein air étant particulièrement et fréquemment posée, l’auteur a essayé d’indiquer pour chaque site ce qui a été fait, ou tenté, pour le conserver après la disparition de son auteur, dans quelle collection privée ou institutionnelle on peut trouver des éléments ou des documents provenant des sites disparus ou déplacés.

          Ces créations de plein air révèlent un insolite patrimoine populaire auquel le service français des Monuments Historiques s’intéresse depuis de nombreuses années, avec une attention inégale selon les régions. On voit par ailleurs s’ébaucher ici et là un tourisme culturel centré sur les environnements spontanés, apportant une ressource touristique supplémentaire à des communes peu fournies en matière de monuments culturels réputés. Le livre permet de créer des passerelles entre les différents sites encore actifs.

          On peut en effet l’utiliser aussi comme un guide de voyage dans une France d’origine populaire, mais véritablement parallèle. C’est une mine de curiosités, apportant la révélation d’une créativité française hors-normes, un art sans «artistes» (au sens professionnel du terme), de même qu’il y a une architecture sans architectes. Son titre plaisant, le Gazouillis des Éléphants, est emprunté à une inscription relevée dans un des sites recensés (celui d’Alexis Le Breton en Bretagne). Il renvoie à un aspect curieux de cet inventaire, la récurrence insolite des figurations d’éléphants, qui deviennent au fil du livre un véritable leitmotiv, comme si ces animaux jouaient un rôle totémique, ou à tout le moins, un rôle de mascottes pour ces créateurs hors du commun.

          Il est à noter que l’ouvrage a reçu le soutien de la direction du Patrimoine du Ministère de la Culture.

Bruno Montpied, Le Gazouillis des éléphants, tentative d’inventaire général des environnements spontanés et chimériques créés en France par des autodidactes populaires, bruts, naïfs, loufoques, excentriques, brindezingues, ou tout simplement inventifs, passés, présents et en devenir, en plein air ou sous terre (quelquefois en intérieur), pour le plaisir de leurs auteurs et de quelques amateurs de passage, Editions du Sandre, Paris, 2017 (diffusion Harmonia mundi, disponible en librairie à partir du 2 novembre), 39€.

          Le livre est disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre.

Mauvais genres

RENCONTRE
avec
Céline du Chéné, Karen Chessman et Noël Herpe
autour du livre

L’Encyclopédie pratique des mauvais genres
Nada éditions en partenariat avec France Culture

Dimanche 22 octobre 2017 à 15 heures – entrée libre

Halle saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

Il n’y a plus de places disponibles pour cet événement !

Le livre et son auteure :
Il est des professions étranges, non répertoriées, qui permettent d’entrouvrir les portes de mondes parallèles, intimes et fantasmatiques. Mauvais Genres, magazine radiophonique créé par François Angelier en 1997 sur France Culture, offre cette possibilité. Voilà des années maintenant que, tous les samedis soir, Céline du Chéné ouvre L’Encyclopédie pratique des mauvais genres sur les confessions de personnalités souvent peu familières du grand public, tantôt décalées, tantôt déroutantes, parfois sombres mais toujours sincères dans leur démarche. Au fil du temps et des rencontres, s’est dessiné un paysage créatif de pratiques artistiques et de modes de vie en marge dont elle a souhaité rendre compte dans ce livre ; un paysage composé de vingt-six portraits comme autant de lettres de l’alphabet et traversé par une interrogation : qu’est-ce que le « mauvais genre » aujourd’hui ?

Céline du Chéné sera accompagnée de deux personnalités présentes dans son ouvrage: Karen Chessman, artiste performeuse, adepte du pony play et Noël Herpe, écrivain, historien du cinéma et amoureux du collant dont il apprécie « la douceur étouffante ».

Au programme :

– Présentation du livre par son auteure, Céline du Chéné, productrice et chroniqueuse à France Culture.
+ d’infos 

– Projection du roman-photo Phantômas d’Aurore Bagarry, avec et sur un scénario de Noël Herpe.

Phantômas, bandit sans visage qui se promène en collant, accumule les crimes monstrueux. Fin stratège et merveilleux illusionniste, il n’a de cesse que de provoquer l’inspecteur Juve. Avec le journaliste Jérôme Fandor, Juve tente – sans jamais y parvenir – de capturer, bâillonner et ligoter le diabolique criminel.

Avec Noël Herpe, Barbara Carlotti, Arthur Dreyfus, Gurwann Tran Van Gie, Laure Fardoulis, Charly Meignan et Charles Comman. Musique de François Régis.

– Performance de Karen Chessman et slide-show avec les photographies de Laetitia Da Beca, mis en son et en musique par Laurent Paulré, metteur en ondes de Mauvais Genres.

« Je ne joue pas à être cheval, je le suis. ». Karen Chessman excelle dans l’art du pony play. Une pratique associée au monde du SM – du fait du corps contraint et des rapports de domination et de soumission -, mais qu’elle considère comme une discipline artistique, une esthétique avec ses propres codes. A la fois homme, femme et cheval, elle entretient avec la nature, les animaux et les mondes invisibles une relation d’une rare intensité.

– Rencontre et signature du livre par Céline du Chéné, Karen Chessman et Noël Herpe.

Le livre :
L’encyclopédie pratique des mauvais genres
Céline du Chéné
Préface de François Angelier
Nada éditions / France Culture
18.5 X 26 cm
176 p.
28,00€

Disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre

Plus d’infos cliquez ici

 

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Délicates sorcières

lecture / spectacle
Délicates sorcières
de François Dominique
Éditions Champ Vallon, 2017

Extraits lus par l’auteur
accompagné par les danseuses Nisrine et Marijo

Samedi 21 octobre 2017 à 15 heures- entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

Le Livre

Douze portraits de femme disent l’énigme réelle et sensible des figures féminines, la sorcellerie intime par laquelle ces figures ne cessent d’être absentes et présentes simultanément. D’Amina la petite fille malicieuse disparue trop tôt, à Kavira qui déroule sa mélopée envoûtante dans le métro parisien, en passant par la poétesse irakienne Nazik ou la belle Cécile aimée sur le carré Magique de Cruas, toutes ces figures féminines relevant à la fois du mythe, du rêve et du souvenir communiquent mystérieusement entre elles pour dessiner en creux une figure absente, peut-être la pièce manquante du puzzle …

Paru le 19 janvier 2017
12 x 19 cm, 160 pages
16 €
Disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre
Plus d’infos cliquez ici

Notice biographique


FRANÇOIS DOMINIQUE

est né à Paris en 1943. Poète, traducteur de l’allemand (Meckel, Häfner, Rilke), il est l’auteur de plusieurs essais ainsi que de romans et de récits publiés chez POL, au Mercure de France et plus récemment chez Verdier pour Solène (Mention spéciale du jury, Prix Wepler-Fondation La Poste 2011, Prix Littéraire Charles Brisset 2012) et La Chambre d’Iselle (2015).

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Marijo et Nisrine


Photo : Heko Köster (Hekography)

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Marc Décimo

Rencontre/Signature

Marc DECIMO
des fous et des hommes

Dimanche 8 octobre 2017 à 15 heures – entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Halle Saint Pierre – à l’auditorium

A l’occasion de la parution de deux ouvrages, éditions Les Presses du réel, 2017

                      

Présentation par Marc Décimo, septembre 2017
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Un essai introductif sur l’art asilaire, depuis la belle époque jusqu’à la théorisation de l’art brut, suivi d’une réédition critique et augmentée de la célèbre étude de l’aliéniste français du début du XXe siècle Marcel Réja sur la production artistique chez les « fous ».

Quand Jean Dubuffet cristallise l’art brut, André Breton rappelle la gêne croissante qu’avaient les aliénistes à s’accorder autour de l’art des fous. Cette quête – à la fois esthétique et médicale – trouve, autour du Musée de la folie du docteur Marie et du livre-phare de Marcel Réja, une réflexion nouvelle qui vient interroger le sens commun à propos des limites de l’art et de la folie, question qui va hanter le XXe siècle.

 
 
Une somme consacrée aux liens étroits entre littérature et folie, du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours.
 
Où commence et finit la Littérature ? Où commence et finit la folie ? De l’histoire de ces limites traitent depuis le XVIIIe siècle jusqu’à nos jours Disraeli, Philarète Chasles, Gabriel Peignot, Nodier – autour de la question des « fous littéraires » –, Delepierre, les Agathopèdes, les deux Brunet, de nombreux érudits, Alfred Jarry, et des aliénistes, Calmeil, Sentoux, Lombroso, Nordau, Réja, puis Chambernac, Queneau, Breton, Perec, Blavier, des universitaires et tant d’autres…
Ainsi que faire du Journal de Madopolis, du prêtre adamite Fulmen Cotton, des pré-oulipiens, de Gleïzès (l’inventeur du végétarisme), des farfadets de Berbiguier de Terre-Neuve du Thym, de Jules Allix (atteint d’escargotomanie), de la philanthropophagie de Paulin Gagne, de Jean-Pierre Brisset (atteint de grenouillomanie), du marquis de Camarasa et de ses brouettes, de Perreaux (l’inventeur de la moto), de Normand Lamour et de tant d’autres ?
 
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Notices biographiques
 
Professeur d’histoire de l’art contemporain à Paris-X Nanterre, Régent du Collège de ‘Pataphysique (chaire d’Amôriographie littéraire, ethnographique et architecturale), Marc Décimo est linguiste, sémioticien et historien d’art. Il a publié un vingtaine de livres et de nombreux articles sur la sémiologie du fantastique, sur les fous littéraires (Jean-Pierre Brisset – dont il a édité l’œuvre complète aux Presses du réel –, Paul Tisseyre Ananké) et sur l’art brut, sur Marcel Duchamp (La bibliothèque de Marcel Duchamp, peut-êtreMarcel Duchamp mis à nuLe Duchamp facile, les mémoires de Lydie Fischer Sarazin-Levassor, Marcel Duchamp et l’érotisme) et sur l’histoire et l’épistémologie de la linguistique.
 
Tanka G. Tremblay est professeur au collège Jean-de-Brébeuf de Montréal, associé à l’O. Québécois de ‘Pataphysique.
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Laurent Danchin

Journée d’hommage à Laurent Danchin
Portrait du critique d’art Laurent Danchin par Jean-Luc Giraud

Samedi 7 octobre de 14h à 19h – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
entrée libre
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

Au programme

Projections
de trois films réalisés par Bernard Gazet :

  • Confidences autour d’un petit verre de porto avec Laurent Danchin, film documentaire inédit avec Chomo et Laurent Danchin en 1988 (90mn)
  • Raphael Lonné, facteur et dessinateur médiumnique (12mn)
    découvert par Jean Dubuffet.
  • Simone le Carré Gallimard, artiste d’art brut (5mn)

Projection des trois films à 14 h et de nouveau à 16h30

Rencontre

avec les membres de l’association les amis de Chomo après les projections

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Laurent Danchin

Né le 1er octobre 1946 à Besançon. Décédé le 10 janvier 2017 à Paris.
Ancien élève de l’École Normale Supérieure , agrégé de Lettres Modernes, Laurent Danchin a enseigné aux lycées de Nanterre et de Boulogne-Billancourt de 1972 à 2006, ainsi qu’à l’École Émile Cohl à Lyon (illustration, bande dessinée, infographie, dessin animé) de 1985 à 1990.
Écrivain, conférencier et critique d’art, il a été commissaire d’une série d’expositions à la Halle Saint Pierre, à Paris, depuis 1995.
Membre du Conseil Consultatif de la Collection de l’Art brut, à Lausanne, il est le correspondant français de la revue  Raw Vision.
Parmi ses ouvrages : Dubuffet, peintre-philosophe (La Manufacture, 1988), Artaud et l’asile – Le cabinet du Docteur Ferdière (Séguier, 1996), Art brut – L’instinct créateur (Gallimard Découvertes, 2006), Le dessin à l’ère des nouveaux médias (lelivredart, 2009).

Plus d’infos sur le blog du Mycelium (cliquez ici)

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