Le moi, le soi, les rêves

RENCONTRE
sur une proposition de Viviane Thibaudier, psychanalyste
membre de l’association des psychanalystes et psychothérapeutes jungiens


LE MOI, LE SOI, LES RÊVES

Essai de psychologie analytique
Aimé AGNEL

Dimanche 19 mars à 15 heures – entrée libre

Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

Aimé Agnel Brune

quatrième de couverture

C’est dans le temps de son auto-analyse, de 1913 à 1917, après la rupture avec Freud et la profonde régression qu’elle déclencha, que Jung fit l’expérience d’un autre centre de la personnalité que le moi, d’un centre virtuel, dont il conclura, de nombreuses années plus tard, qu’il agit comme un organisateur inconscient. Ce fut avant tout une expérience, et non une idée qui découlerait d’une réflexion théorique ou d’une pensée déductive : un fait psychique récurrent, s’imposant à l’esprit malgré sa radicale nouveauté impliquant l’existence d’un inconscient impersonnel qui n’est donc plus celui dont Freud a fait la théorie. Aussi faut-il attendre la publication des Types psychologiques, en 1921, pour que le soi soit nommé et sommairement décrit dans sa relation au moi (« le soi est beaucoup plus vaste que le moi ; il comprend aussi l’inconscient tandis que le moi est surtout le point central de la conscience »). Par cette découverte empirique, la complexité est acceptée pour elle-même sans avoir à la réduire, comme l’a fait dans ses débuts la psychanalyse, au point de vue souvent unilatéral du moi. C’est l’homme total, conscient et inconscient, corps et esprit, qui reçoit cette expérience. Le moi gagne toujours à s’ouvrir aux mouvements souterrains du soi, à ses cheminements aléatoires que l’on peut suivre à travers les rêves et qui l’engagent dans d’heureuses bifurcations, mais il demeure celui par qui, dans les limites humaines de l’espace et du temps, le réel nous parvient. C’est lui seul, comme le remarque Jung à la fin de sa vie, qui peut donner « une voix et un nom au monde et à lui-même ».

l’auteur

Aimé Agnel, psychanalyste, ancien président de la Société française de psychologie analytique, est l’auteur de L’homme au tablier, le jeu des contraires dans le films de Ford (La part Commune, 2002 et 2006), de Jung, la passion de l’Autre (Essentiels Milan, 2004 et de Hitchcock et l’ennui, une psychologie à l’œuvre (Ellipses, 2011). Il a dirigé deux ouvrages collectifs : Le vocabulaire de Jung et le Dictionnaire Jung (Ellipses, 2005 et 2008)

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Collection Cérès Franco

PROJECTION

COLLECTION CÉRÈS FRANCO,
PARCOURS D’UNE FEMME ATYPIQUE

Film de Clémence Hardouin

Dimanche 26 février 2017 à 15h – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium

Synopsis
Pendant plus de 50 ans, Cérès Franco a rassemblé des œuvres de l’art populaire, de l’art naïf brésilien, d’artistes autodidactes ou encore d’artistes se réclamant du courant de la Nouvelle Figuration. Cette Collection, constituée de plus de 1500 œuvres, rassemblée dans deux maisons-musées à Lagrasse dans les Corbières, devait être accueillie par le Musée des Beaux Arts de Carcassonne en 2013.
J’accompagne Cérès alors qu’elle prépare cette donation au Musée des Beaux Arts de Carcassonne. C’est l’occasion pour elle de présenter ses artistes, et de me confier son histoire. Ce film est un hommage au parcours de cette visionnaire, un hommage à ma grand-mère.
– Clémence Hardouin

COLLECTION CERES FRANCO, PARCOURS D’UNE FEMME ATYPIQUE
Documentaire/ Couleur / 52 min / 1.85 / 2014
un film de Clémence Hardouin
produit par Maryline Charrier / Senso Films

Présentation de Cérès Franco
Après avoir étudié l’histoire de l’art à l’Université Columbia et à la New York School de New York City, Cérès Franco, brésilienne (Borba Farinha),  part pour l’Europe afin de compléter sa formation, par la visite des principaux musées. En 1951, elle s’installe définitivement en France, et collabore comme critique d’art des journaux de son pays. En 1962 elle organise sa première exposition de peinture à Paris, rue de Seine, où pour marquer une différence de formes, outre celle des contenus, elle demande à ses premiers artistes de travailler sur un format ovale ou rond. La première exposition s’appellera l’œil de Bœuf, et ce nom deviendra le logo des diverses expositions qu’elle réalisera, tant en France que dans d’autres pays, et deviendra le nom de sa propre Galerie d’Art de la rue Quincampoix, ouverte en 1972 . Son travail à partir de cette galerie sera vite reconnu.

Elle a soutenu les artistes représentatifs de la Nouvelle Figuration, néo-expressionnistes et naïfs essentiellement authentiques, reprenant la tradition des premières époques de Dubuffet ou du Groupe Cobra (elle a exposé Corneille et Lucebert). Elle a entrepris un grand travail de recherche et a découvert des créateurs originaux, autodidactes et anticonformistes, précurseurs de nouvelles formes, auxquels à plusieurs reprises elle a donné une première chance en exposant leurs œuvres : Jaber, un tunisien bohème de Beaubourg, ou Chaïbia, la première femme peintre du Maroc, pour exemples. Rustin, Grinberg, Macréau, Paella Chimicos, Yvon Taillandier, Eli Heil, Jean Marie Martin. De nombreux artistes avec lesquels elle a participé, depuis de nombreuses années, à la FIAC et qui ont fait partie de la dotation du Fond National d’Art Contemporain de France. Elle a réuni une des collections les plus singulières au monde, constituée de plus de mille cinq cents pièce d’un art qu’elle aime et auquel elle croit.

Cette collection se trouve actuellement en partie exposée dans le village de Montolieu (11), après avoir été longtemps à Lagrasse (11), dans deux maisons familiales transformées en musées.

 

Francis BEREZNE

Francis BEREZNE
Les Hystériques
Sur une proposition de Gisèle Grammare
exposition du 2 au 26 février 2017

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Vernissage le jeudi 2 février, 18h-21h – entrée libre

Rencontre  autour de l’œuvre de Francis BEREZNE
Dimanche 19 février à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à la Galerie et auditorium

À fréquenter les photos d’un collaborateur de Charcot, il apparaît qu’on classe les malades, les crises, comme on classait les plantes. Le médecin, photographe à la Salpêtrière, porte sur les modèles le regard d’un botaniste qui découvre un spécimen, qui l’enferme ensuite dans son herbier.
Le résultat force l’admiration. Des femmes extraordinairement vivantes, noyées dans un flot de draps, de linges blancs, souffrent, jouissent, rient, se lamentent, s’extasient, tirent la langue, les yeux révulsés, prennent parfois la pose devant l’objectif.
J’expérimente ces photos, en les peignant pour leur beauté, parce qu’elles parlent de la condition humaine, du sort fait aux femmes, à la folie, parce qu’une réflexion de Gilles Deleuze mérite d’aller les voir de près. Dans Logique de la Sensation, un essai sur la peinture de Francis Bacon, Deleuze tire une pensée de Bacon du côté de la clinique, les formes, les couleurs, touchent directement les nerfs, d’où le philosophe, un peu simplement, conclut à une hystérie de la peinture.
Le théâtre de l’hystérie me permet d’approfondir le travail d’après photos, d’exalter le spectre des couleurs, qui sert à peindre la chair. L’existence, bouleversée, assignée, recluse, révoltée, bourrée d’éther, assassinée parfois, jaillit du fond noir, du linge, et des draps blancs, s’incruste à la manière de la modernité.

Francis Bérezné, Le marcher de l’art, 2010

*

FRANCIS  BEREZNE (1946 / 2010)
Les Hystériques

Au sein d’une abondante production plastique comptant des centaines de peintures et des milliers de dessins sur papier réalisés dans des techniques variées, souvent mixtes, Les Hystériques occupe une place prépondérante et constitue un ensemble pictural majeur de l’œuvre plastique de Francis Bérezné. L’artiste s’est appuyé sur les photographies prises à l’Hôpital de la Salpêtrière lors des célèbres leçons publiques données par Jean-Martin Charcot.
Entre 2002 et 2008, Francis Bérezné expérimente la forme qui lui permettra d’exprimer ce qu’il ressent à la vision des photos de malades de Charcot. Il lui arrive d’effectuer pour sa recherche une centaine de dessins de format raisin, à partir d’une seule photo de malade.
Une série de grandes toiles sur fond noir est l’aboutissement de plusieurs années de travail, dont seule une partie fait l’objet de cette exposition, fut présentée une autre fois en 2010, à l’initiative de Jean-Paul Kitchener à Sainte-Anne de La Palud, peu avant la disparition de Francis Bérezné.
Existerait-il une presque concordance des temps, telle une convergence du hasard, entre la thèse de Georges Didi-Huberman, L’invention de l’hystérie, datant de 1982, rééditée par les Éditions Macula en 2014, revue et enrichie d’une postface de l’auteur, Des images et des maux,  et le temps de ces deux expositions 2010 /2017?
L’ouvrage interroge les pratiques qui avaient cours à la Salpêtrière, à l’époque de Charcot, pour tenter de traiter l’hystérie. Dans les célèbres « leçons du mardi », on découvre la théâtralité stupéfiante du corps hystérique de malades en crise, peu d’images photographiques en sont restées. Freud fut un témoin de ce spectacle de l’hystérie que Charcot mettait en scène. S’écriront là les débuts de la psychanalyse dans une relation à l’image.
Une actualité se poursuit, entre art et hystérie, des photographies de Charcot, à la peinture de Francis Bérezné, où se présente aussi le spectacle métaphorisé d’une tragédie personnelle, traversée par la folie.

– Gisèle GRAMMARE, janvier 2017.

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Francis BEREZNE a publié quatre livres aux éditions La chambre d’échos, entre 1999, et 2006 : La mémoire saisie d’un tu, Le dit du brut, La vie vagabonde, J’entre enfin.

Autobiographie

 

fbJe suis né à l’hôpital Beaujon, à Clichy-sous-Bois, un an après la fin de la Deuxième guerre mondiale. C’est dire que ma vie est marquée par la joie de vivre qui éclate après ces terribles années, par le désespoir qui naît des horreurs qu’on découvre à ce moment, et par l’angoisse de mes parents, qui ont vécu quatre ans dans la peur.

J’ai commencé à peindre très jeune. La première huile que j’ai faite à onze ans, est une toile qui représente la Sainte-Victoire depuis les terres rouges de Baureceuil, où j’ai passé plusieurs années de suite mes vacances de Pâques.

Devant le goût que je manifeste pour la peinture, et une certaine habileté, mon père m’inscrit à l’atelier des moins de quinze ans au Musée des Arts Décoratifs. Très vite je serai orienté sur l’atelier de modelage, où je fais preuve d’un certain talent. Mais j’aurais voulu continuer à peindre.

Je pratiquerai la sculpture encore longtemps. Comme assistant de Valentine Schlégel, céramiste et sculpteur, comme enseignant aux Beaux-Arts de Paris dans les années soixante-dix. Mais en 72, après une bouffée délirante, je deviens fou. Je veux dire que je connaîtrai vingt ans d’errance, de misère, et d’hospitalisations diverses.

Les choses iront mieux pour moi au début des années 90. Je retrouve un atelier où je reprends mes recherches picturales de façon continue. En même temps je poursuis des études de lettres à l’Université.

En 2003, je m’installe à la campagne, où je vis et je travaille aujourd’hui.

J’ai notamment exposé à l’espace Concept, à Villejuif, dans la galerie Trafic, à Ivry-sur-Seine, et aux ateliers de la vis sans fin, à Sainte Anne de la Palud.

J’ai publié quatre livres à « La chambre d’échos », entre 1999, et 2006. La mémoire saisie d’un tu, Le dit du brut, La vie vagabonde, et J’entre enfin. Un cinquième est prévu pour 2010.

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Ruberto Sanquer

Rencontre/lecture

L’Aura noire
Ruberto Sanquer
(Éditions Scrineo, parution le 19 janvier 2017)

Une héroïne à contre-courant des clichés,
un roman qui allie magie et écologie sur un ton original

Samedi 28 janvier 2017 à 11 heures – entrée libre

Une mise en bouche du texte L’Aura Noire à la Halle Saint Pierre !
Des élèves du Collège Yvonne le Tac, un collège Montmartrois à deux pas du Sacré Cœur, vont prendre les voix des jeunes héros de L’Aura Noire pour interpréter quelques passages du roman et donner la réplique aux deux comédiens Eric Thomas et Laetitia Llop

Une autre mise en bouche plus substantielle, vous accueillera à l’issue de la lecture avec un verre de l’amitié !

Halle Saint Pierre – à l’auditorium

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L’histoire

L’apocalypse a anéanti la Terre Arcane voilà 3157 ans. Depuis, les arbres ont acquis une conscience et les humains, des pouvoirs singuliers. Louyse et ses douze camarades entrent en apprentissage pour devenir des sorcières-guérisseuses, capables de protéger leur peuple en s’unissant à la Nature. Un beau jour, cette symbiose est brisée par un Démon assoiffé de vengeance et de conquête, qui jette une malédiction sur Louyse. Celle-ci voit ses proches disparaître les uns après les autres, mais nie l’évidence, jusqu’à la mort de son amour adolescent. Elle va alors se battre pour se défaire de l’Aura noire
et sauver son peuple des griffes du démon ! Mais comment porter le poids d’un tel destin lorsque l’on est une adolescente timide et secrète ?

bamstudio_ruberto-sanquer_web-2-200x300Ruberto Sanquer
Directrice administratrice et financière, Ruberto Sanquer s’est lancée dans l’écriture tandis que son fils se passionnait pour les grandes sagas contemporaines. Elle a conçu l’ensemble de l’univers de la Terre Arcane et, riche de cette colossale matière, s’est inscrite à un atelier d’écriture. Trois ans plus tard, le premier tome de d’une trilogie est écrit… Le deuxième et le troisième sont conçus et en cours de rédaction. Elle vit à Paris.

Contact Scrineo :
Emilie Mathieu, chargée de communication
emathieu@scrineo.fr – 01 42 36 01 83

+ d’infos

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Jérôme Bosch

 Rencontre / Dédicace
Jérôme Bosch
Avertissement d’alchimie
de Serge Pey
Voix éditions
Dimanche 22 janvier 2017 à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

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Avec Serge Pey, la poésie tape du pied, devient vertige, envoûtement et libération de chaque fibre du corpsAndré Velter

A écouter sur France Culture « La poésie en action » :
https://www.franceculture.fr/recherche?q=serge+pey

*

Toute œuvre secrète s’ouvre avec un secret. Ainsi le Jardin des délices a une porte et une clef. Mais ici c’est une porte qui ouvre la clef du poème. Avertissement d’Alchimie est le détournement d’une citation de Walter Benjamin, Avertissement d’incendie. Comme dans un fragment de Sens unique, Le poète nous livre ici une nouvelle clef de l’œuvre insondable de Jérôme Bosch. Serge Pey nous démontre, à travers lettres, poèmes anaphoriques, commentaires et descriptions, que la science alchimique est la poétique incontestable qui irrigue les images du labyrinthe de l’œuvre. Le Jardin des délices, La tentation de Saint Antoine, Le Chariot de foin ou Le Jugement dernier, sont ainsi explorés et commentés dans les spirales mystiques et visionnaires de cet artiste inclassable, contemporain de Michel Ange et de Léonard de Vinci.
C’est dans une longue lettre adressée à son ami Serge Hutin, aujourd’hui disparu, que le poète-chercheur délivre ici une nouvelle grille et une méthode de lecture.
À travers les ombres des corps torturés des enfers, et celles glorifiées amoureusement et sans péché de la parenthèse d’un paradis, c’est de la lumière d’un corps alchimique dont le poète nous parle. Œuvre au noir, Œuvre au blanc et Œuvre au rouge sont la colonne vertébrale de la parabole peinte sublime de ce Mutus Liber.
Poème érudit et visionnaire, faisant appel aux labyrinthes de la science de l’Art Royal, ce recueil est la somme de décennies de réflexions et de notes prises par Serge Pey au bord de l’athanor de toute la poésie et de ses tables d’émeraude.

Serge Pey est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages de poésie, de nouvelles philosophiques et de critiques.
Théoricien des relations entretenues entre l’écriture et le corps, penseur des rituels de la parole, plasticien et muraliste, son œuvre traverse le mouvement contemporain de l’art action et de la poésie directe. Membre de l’unité mixte de recherche ACTE et du groupe ESPAS (Esthétique de la performance et arts du spectacle), Sorbonne-Cnrs, il dirige les Chantiers d’art provisoire du Centre d’initiative artistique de l’Université Toulouse II- Jean Jaurès. Parmi ses dernières parutions retenons : Ahuc, poèmes stratégiques (Éd. Flammarion), Le trésor de la guerre d’Espagne, La boîte aux lettres du cimetière (Zulma), Le manifeste magdalénien, critique du temps (Dernier Télégramme). À Voix-édition, il est l’auteur de Si on veut libérer les vivants, il faut aussi libérer les morts et La barque de pierre. Le prix de poésie Robert Gonzo lui a été décerné en juin 2013, lors du festival « Les étonnants voyageurs » pour l’ensemble de son œuvre.

Biographie

Serge Pey est né en 1950 dans une famille ouvrière du quartier de la cité de l’Hers à Toulouse. Enfant de l’immigration et de la guerre civile espagnole, son adolescence libertaire fut traversée par la lutte antifranquiste et les mouvements révolutionnaires qui secouèrent la planète. Militant contre la guerre du Vietnam, il participa activement aux événements de mai et juin 1968.

Parallèlement à son engagement politique, il découvrit très tôt la poésie et les voix de fondation qui transformèrent sa vie. De Lorca à Whitman, de Machado à Rimbaud, de Villon à Baudelaire, de Yannis Rítsos à Elytis, d’Alfred Jarry à Tristan Tzara, des troubadours à Antonin Artaud, des poésies chamaniques à celle des poésies visuelles et dadaïstes… Il commence alors la traversée d’une histoire de la poésie contre la dominance française des écritures de son époque. C’est au début des années soixante-dix que Serge Pey inaugure son travail de poésie d’action et expérimente, dans toutes ses formes, l’espace oral de la poésie. En 1975 il fonde Émeute puis en 1981 les éditions Tribu.

Coopérative d’édition à la distribution nomade, Tribu a publié sous sa direction des auteurs comme Bernard Manciet, Jean-Luc Parant, Gaston Puel, Rafaël Alberti, Dominique Pham Cong Thien, le Sixième Dalaï Lama, Allen Ginsberg, Ernesto Cardenal, Armand Gatti, Henri Miller… Il fut l’éditeur de Jaroslav Seifert, prix Nobel de littérature en 1984. Dans Les funambules de Prague, réalisé avec son ami Karel Bartocek, il donna à lire en France des auteurs comme le philosophe Karel Kosik ou Vaclav Havel.

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Enfance d’un chaman

Rencontre/Lecture
Enfance d’un chaman
Roman d’Anne  SIBRAN
Gallimard – Collection Haute Enfance
(Parution : 03-01-2017)

Lecture par Bruno Podalydès

Dimanche 15 janvier 2017 à 15 heures – entrée libre

Réservation conseillée : 01 42 587 2 89

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Exposition autour du livre
Enfance d’un chaman d’Anne Sibran
  du 12 au 31 janvier  2017 – entrée libre

Halle Saint Pierre – à la Galerie

*

Présentation par Pascal Hecker – Librairie de la Halle Saint Pierre

Romans d’Anne Sibran

  • Bleu-Figuier, Grasset (1999)
  • Ma vie en l’air, Grasset (2002)
  • Je suis la bête, Gallimard (2007)
  • Le Monde intervalle, Panama (2008)
  • Dans la montagne d’argent, Grasset (2013)

Notice biographique

avt_anne-sibran_4382Anne Sibran est née le 3 février 1963 en France de parents Pieds-noirs fraîchement exilés, mère d’origine grecque, père d’origine irlandaise. Elle en gardera toujours une fascination pour les cultures de la Méditerranée (et d’ailleurs).

Après des études d’ethnologie à l’université de Paris X à Nanterre, Anne Sibran se tourne vers l’écriture avec un roman (« Bleu Figuier » chez Grasset) et la bande dessinée.

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« l’Outer Art »

Esprit, es-tu là ?
Au-delà de l’art, art de l’au-delà

Dans le cadre de la prochaine Outsider Art Fair de New-York (19-22 janvier 2017)
et des rendez-vous de la Halle Saint-Pierre

Une rencontre imaginée par Emmanuel Daydé,
avec Clément Cogitore, Stéphane Blanquet et Gerard Audinet
Modérateur : Emmanuel Daydé

Samedi 17 décembre 2016 à 15 heures – entrée libre

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Friedrich Schröder-Sonnenstern,
« The dying blind lion in prayer or desecrated force » , 1946, crayon on card

 

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Les Forces de l’ordre invisible

Rencontre & Dédicace

« Les Forces de l’ordre invisible »
Emile Tizané (1901-1982), un gendarme sur les territoires de la hantise

de Philippe Baudouin
éditions Le Murmure, novembre 2016

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Préface de Dominique Kalifa. Postface de Hélène L’Heuillet

Dimanche 11 décembre 2016 à 15 heures
Halle Saint Pierre – à l’auditorium (entrée libre)

Présentation 

Émile Tizané a-t-il réellement existé ? Sans la découverte récente de ses archives privées, il eût été permis d’en douter tant la vie romanesque de cet homme paraît conférer à celui-ci tous les traits caractéristiques d’un personnage de fiction. Cas unique, cet officier de gendarmerie fut sans doute le plus grand expert français en matière de « maisons hantées » et sillonna ainsi les routes de campagne pour les besoins de ses enquêtes officieuses. Réunis ici pour la première fois, ses dossiers se composent d’innombrables notes, rapports, photographies, croquis et correspondances qui laissent entrevoir les aspects à la fois fascinants et obscurs d’un gendarme sur les territoires de la hantise.

Extrait
« Officier de gendarmerie, je me suis attaché à l’étude des problèmes incompris qui prennent parfois naissance dans certaines maisons ou leurs abords immédiats. Fort critiqué par nombre de mes camarades, souvent même par des chefs qui m’ont reproché de mal employer mon activité, j’ai cherché dans les enquêtes de gendarmerie relatant des histoires dites ‘occultes’ la part qu’il convenait de donner à la vérité. Plus particulièrement aiguillé vers l’étude des maisons dites ‘hantées’, je recherchais à l’origine la fraude, mais le nombre des documents que j’ai pu recueillir, leur étude, et les conclusions que j’ai pu en tirer me permettent aujourd’hui de soutenir que dans la plupart des cas motivant enquête, il y a toujours un être vivant qui est le centre des phénomènes. »

Lettre de Émile Tizané à Alexis Carrel du 22 janvier 1942.

 

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REPRÉSENTATIONS

Art et Thérapie
Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie (INECAT)

(Revue, et établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique  et d’art-thérapeute  reconnus par l’Etat)

REPRÉSENTATIONS
Séminaire mensuel à la Halle Saint-Pierre
Sous la direction de Jean-Pierre Klein

Le samedi 21 janvier 2017 de 14h30 à 16h30
Pourquoi représenter
(pourquoi la représentation plutôt que son inverse) ?
par Paul Ardenne, historien de l’art et écrivain

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Représenter – re-présenter, « rendre de nouveau présent », nous informe le dictionnaire. Soit. Mais relevons que l’être humain n’a pas toujours « représenté », pour autant que l’on sache. Ainsi de nos grands ancêtres du paléolithique supérieur. Que se passe-t-il donc pour en arriver à cette option, que l’on pressent importante : repasser les plats de la vie en la racontant de nouveau, au moyen de la représentation.

A la fin de la conférence Paul Ardenne signera son dernier ouvrage : Heureux, les créateurs ?

Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
entrée 10 €  (5 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

Halle Saint Pierre – à l’auditorium

***

REPRÉSENTATIONS

Après sept années consacrées à l’énigme de la création et à l’expérimentation de la métaphore en art comme en thérapie, puis à la réappropriation du corps propre grâce à son abord détourné, enfin à l’intime et ce qui peut en être témoigné, nous abordons la question complexe du représenter.
Nous sommes dans un  temps où le montré a pris la place du représenter. On nous affronte à des images qui ne contiennent plus que l’imaginaire de leurs concepteurs en vue de nous aliéner et de nous soumettre dans l’immédiat à une délégation à l’objet ou à une décision qui nous échappent à mesure qu’on croit pouvoir s’en saisir. Le symbolisme imposé depuis l’extérieur ne nous permet plus d’édifier nos propres symboliques. L’art, la thérapie, l’art-thérapie, quand elles ne cèdent pas à la recherche d’impact d’objectifs partiels à atteindre, permettent la représentation qui suppose le temps, la capacité d’être ouvert, la possibilité d’un imprévisible, l’exploration d’inconnus que par là même on suscite et on  génère.
Représenter est un terme lui-même tellement fourvoyé et polysémique que l’invoquer peut être un leurre, voire une tromperie.
Comment artistes, scientifiques, historiens d’art, thérapeutes, peuvent-ils restaurer cette « faculté de symboliser » qui  signe, selon Benveniste, la condition humaine plus que jamais menacée par de l’inhumanité prescrite ? Les réflexions de cette 8ème année tenteront de nous indiquer des pistes de résistance que nous illustrerons en juin avec des art-thérapeutes.

Chaque 3ème samedi par mois de janvier à juin 2017
de 14h30 à 16h30
Les 21/01 ; 18/02 ; 18/03 ; 15/04 ; 20/05 et le 17/06 (de 11h15 à 18h)
*

INECAT/Art et Thérapie,
27, rue Boyer, 75020 Paris,
Inscrivez-vous pour recevoir le programme détaillé de l’année à  : klein.jpkev@gmail.com

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