Goran Stojcetovic

ATELIER DE DESSIN PERFORMATIF
avec
Goran STOJCETOVIC

Mardi 3 juillet 2018 de 11 heures à 18 heures – salle d’exposition

Artiste présenté dans l’exposition Turbulences dans les Balkans
Accès à l’atelier avec le ticket d’entrée de l’exposition

Halle Saint Pierre

PRÉSENTATION DE L’ATELIER

L’atelier est gratuit et tout le monde peut participer.

Tous les visiteurs de l’exposition Turbulences dans les Balkans sont invités à participer à la séance de dessin animée par l’artiste ć.
Les participants pourront ainsi partager leurs impressions sur l’exposition et les problématiques que celle-ci soulève.
Ils peuvent échanger et laisser leurs traces sur le papier avec des mots écrits, des histoires ou des dessins.
À la fin, toutes ces interventions se transformeront en un seul et unique dessin. L’objectif final de l’atelier étant de créer une image forte, faite de nombreuses petites touches et d’histoires personnelles réunies.

La session d’atelier durera toute la journée. Il n’est pas nécessaire de s’inscrire, les visiteurs peuvent rejoindre le groupe à tout moment. Aucun talent pour le dessin n’est demandé. Les participants n’ont pas besoin non plus d’accessoires particuliers de dessin, cependant les crayons et stylos en leur possession sont les bienvenus.

Le dessin réalisé sera laissé en cadeau à Halle Saint Pierre.

Notice biographique

Goran Stojcetovic est né à Skopje, en ex-République yougoslave de Macédoine.
Son parcours n’est pas simple mais plutôt complexe et riche en expériences significatives qui l’ont conduit à son engagement pour l’art brut.

Il passe sa jeunesse au Kosovo, partagé entre désir d’étudier l’art et la musique et le rejet des normes sociales et de l’autorité.Il exprime sa révolte dans l’addiction à l’alcool, les combats de rue et les problèmes avec la police.

Il entre à l’Académie d’Art de Pristina puis à partir de 1997, s’intéresse vivement à l’analyse psychologique de l’expression artistique.

Suite aux bombardements de l’OTAN en 1999, il quitte le Kosovo et obtient le statut de réfugié. Il considère que cette période a été la plus productive de sa vie, car elle a conduit à « la renaissance du désir ».

Sa rencontre avec l’artiste Danijel Savovic, ancien élève des Beaux-Arts de Belgrade,  qui l’initie aux théories de Paul Klee, sera déterminante, ils entament une collaboration artistique fructueuse, notamment avec l’exposition « Projet Zero » organisée à l’Institut de développement culturel de Belgrade en 2002.

Deux ans plus tard Goran est invité par l’académie des Beaux-Arts de Belgrade à organiser des ateliers dans le camp pour orphelins de Sremska Kamenica, activité qu’il poursuivra par la suite auprès de jeunes handicapés à Belgrade.

Dans le même temps il poursuit ses recherches en psycho-analyse de l’expression artistique et expérimente les techniques d’automatisme et libre association à travers le dessin, la peinture, la photographie  et la performance.

Il travaille aussi pour le Théâtre Populaire de Pristina à Kosovska Mitrovica pour lequel il réalise des décors.

En 2013 il fonde le groupe Art Brut Serbia. Il collabore étroitement avec le collectif d’artistes  » Matrijarsija » (présenté par la Halle Saint Pierre à plusieurs reprises dans le cadre de l’exposition Turbulences dans les Balkans).

Depuis 2015 il dirige un atelier d’art brut à la clinique psychiatrique de l’Académie médicale militaire de Belgrade.

En collaboration avec la galerie Stab à Belgrade, il crée en 2016 le premier Salon d’Art Brut des Balkans.

Pinnacle

RENCONTRE / DÉDICACE
autour du livre
PINNACLE
Le paradis perdu des Rastas
Hélène Lee, co-auteur du livre avec Bill Howell (Jamaïcain résident à New York) 
Editions Afromundi, mai 2018
Dimanche 10 juin 2018 à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée :  01 42 58 72 89

PRÉSENTATION

Le Pinnacle (1940-1957) fut le creuset du mouvement rasta, le lieu où s’élabora la philosophie et le mode de vie qui allaient inspirer le reggae. Pourtant nous ne savons rien de cette expérience unique, véritable état dans l’État jamaïcain colonial, où plusieurs milliers de descendants d’esclaves africains réapprirent la fierté et l’autosuffisance sous la bannière rouge, jaune et verte de Ras Tafari.

NOTICES BIOGRAPHIQUES

Bill ‘Blade’ Howell est le fils de Leonard Percival Howell, le fondateur du Pinnacle. Il est né et a grandi aux côtés de cet homme extraordinaire qui avait parcouru le monde et côtoyé les penseurs noirs de Harlem. Témoin des bons et des mauvais jours, Bill Howell trace un portrait saisissant de son père, et d’une communauté où l’on « reconstruisait à la fois l’individu et la société ». Un monde sans argent, sans police, sans armée, sans impôts, et sans autre loi que le respect de l’autre et l’entraide ; un monde de femmes fortes, de libres-penseurs, d’artisans industrieux, de musiciens créatifs… jusqu’à ce que les autorités coloniales décident de mettre fin à un phénomène qui menaçait leur suprématie. Le village fut finalement incendié et la communauté dispersée, mais trop tard : le message rasta s’était propagé à toute la Jamaïque et deviendrait bientôt, grâce au reggae, un phénomène mondial.

« Le Pinnacle est la preuve que lorsqu’on laisse les gens tranquilles, sans se mêler de leur vie, ils se gouvernent très bien par eux-mêmes. » (B. Howell)

Hélène Lee est journaliste, écrivain et documentariste. Elle est l’auteur de la biographie de L.P. Howell, Le Premier Rasta (Flammarion 1999), et du film éponyme (Kidam, 2011), Prix du Public au Festival du film insulaire de Groix, Coup de cœur de l’Académie Charles Cros, Prix du Meilleur film étranger au Portobello Film Festival. On lui doit également Voir Trench Town et mourir, les années Bob Marley (Flammarion 2004).

+ d’infos

AFROMUNDI – Maison d’édition de Rootsblogreggae
www.afromundi.fr

ROOTSBLOGREGGAE
www.rootsblogreggae.com

Teresa Soto

RENCONTRE POÉTIQUE
Lecture croisée français espagnol, dédicace et verre de l’amitié

· · · · ·  Teresa Soto à Paris  · · · · ·

Nous avons le plaisir de recevoir la poétesse espagnole Teresa Soto
para presentar los dos primeros libros de la colección Oscilantes
éditée par les Éditions Incorpore basée à Blanes en Espagne (Catalogne)
et co-éditée avec L’herbe qui tremble

Chutes / Caídas

traduit par Meritxell Martínez et Bernard Noël
avec une préface de Bernard Noël
et
nœuds / nudos
traducido por Saberi Hudélieau y Deerie Sariols
*
(publiés en bilingues espagnol-français)

Teresa Soto sera accompagnée de ses traducteurs
Meritxell Martínez, Bernard Noël et Deerie Sariols 

Dimanche 3 juin à partir de 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 0 142 58 72 89

 

Nous vous y attendons nombreux, nombreuses !
Lectures, voix et verres levés.
¡Os esperamos!

*

Notices biographiques

TERESA SOTO
Teresa Soto, née à Oviedo en 1982, a obtenu le prix Adonáis de poésie en 2007 pour son premier livre, Un poemario, publié en 2008 par la maison d’édition Rialp. A cet ouvrage ont succédé Erosión en paisaje (Vaso Roto, 2011), Nudos (Arrebato Libros, 2013) et Caídas (incorpore, 2016). Sa poésie a été définie comme « l’expression épurée d’une voix singulière et lisse, qui se tourne vers une origine qu’elle tente de récupérer, et dont le chemin se passe d’afféteries tout comme d’ornements »  (J. L. Clariond). Des inédits de son œuvre figurent dans les anthologies Poesía en Mutación (Alpha Decay, 2010), -A: Mujer, Lenguaje y Poesía (Stendhal Books, 2017) et Trilce (Karima, 2017).

Elle a étudié la philologie arabe et la théorie de la littérature, actuellement elle s’intéresse aux liens qui unissent discours poétique, rhétorique et spacialité. Elle a vécu aux États-Unis, en Italie, en Égypte et au Liban. Elle a traduit de l’arabe et de l’anglais des auteurs tels que Buland al-Haidari, Richard Brautigan et Etel Adnan. Elle termine sa thèse de doctorat sur la poésie morisque à l’université de Salamanque et au Centre supérieur de recherches scientifiques de Madrid.

MERITXELL MARTINEZ
Meritxell Martínez (Barcelone, 1972). Entraînée par l’amour des gens et des livres, elle s’engage dans une oscillation qui la conduit à cette métamorphose textuelle qu’on appelle habituellement traduction. Elle a traduit, entre autres, Georges Bataille, Michel Surya, Bernard Noël, Pascal Quignard, Francy Brethenoux-Seguin et Jean-Noël Vuarnet.

BERNARD NOËL
Bernard Noël (Sainte-Geneviève-sur-Argence, 1930). Sa passion de l’écriture l’engage dans une œuvre qui ne cesse d’explorer de nouveaux domaines : la poésie, la narration, le théâtre, l’histoire, la politique, la peinture… Dans ce va-et-vient des genres, dont se nourrit l’expérience de la langue et du regard, la traduction tient une place importante. La pratique de cette dernière, ancienne et multiple — elle concerne l’anglais, l’italien, l’arabe, l’espagnol, etc. —, débutée dans les années cinquante, s’intensifie dans les années quatre-vingt. En particulier, il organise des séminaires de traduction collective au Centre littéraire de l’abbaye de Royaumont (1983-1990). Par la suite, il n’a jamais interrompu l’appro­fondissement de l’expérience d’une langue autre. Il a reçu le Grand Prix de Poésie de l’Académie française en 2016.

DEERIE SARIOLS
Deerie Sariols (Barcelone, 1964). Docteur en Littérature Générale et Comparée de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 avec une thèse sur les monstres. Elle s’engage dans l’écriture dès son plus jeune âge, alors qu’elle arpentait les rues de Barcelone. Espagnole, catalane, suédoise, française d’adoption, elle a publié des articles et des traductions dans différentes revues et maisons d’édition. Elle travaille à Paris, ville où elle vit depuis 1992, en tant que professeur d’espagnol et de littérature.

 

DÉDICACE
Le Gazouillis des éléphants
Premier inventaire des environnements populaires spontanés en France
éditions du Sandre

Un livre de Bruno Montpied

Vendredi  8 juin à 16 heures, entrée libre
Dans le cadre des manifestations du Pari des Librairies.

Halle Saint Pierre – à la librairie
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

La librairie de la Halle Saint-Pierre, spécialisée dans l’art hors-les-normes et en particulier l’art brut, reçoit Bruno Montpied pour une dédicace de son livre « Le gazouillis des éléphants », monographie regroupant plus de trois cents jardins oniriques, fantasmagoriques et inédits à travers la France.

Le Gazouillis des éléphants de Bruno MONTPIED

Tentative d’inventaire général des environnements spontanés et chimériques créés en France par des autodidactes populaires, bruts, naïfs, loufoques, excentriques, brindezingues, ou tout simplement inventifs, passés, présents et en devenir, en plein air ou sous terre (quelquefois en intérieur), pour le plaisir de leurs auteurs et de quelques amateurs de passage.

On publie en France des ouvrages sur la question des autodidactes bâtisseurs et sculpteurs naïfs ou bruts, type Facteur Cheval, Picassiette ou abbé Fouré (les rochers sculptés de Rothéneuf) depuis les années 1960 (depuis les Inspirés et leurs demeures de Gilles Ehrmann, livre préfacé par André Breton). Mais les ouvrages parus sur la question ne traitaient à chaque fois que d’une infime partie du corpus (une quarantaine de sites, grosso modo). Personne n’avait tenté jusqu’à présent un panorama tendant à l’exhaustivité de ce qui s’avère comme un patrimoine populaire méconnu, les environnements mobiliers ou immobiliers créés par des amateurs, absolument non-professionnels en matière de création artistique. C’est chose faite avec ce livre véritablement monumental (950 pages, plus de 1000 photos).

Notice biographique

Bruno Montpied est un écrivain, peintre, cinéaste, chercheur et médiateur de l’art brut et des arts spontanés, né en 1954 à Boulogne-Billancourt.

Ni universitaire ni conservateur de musée, Bruno Montpied mène depuis les années 1980 des recherches sur l’art brut. Collaborateur de nombreuses revues (Raw VisionPlein chantCréation Franche…), il est notamment l’auteur d’Éloge des jardins anarchiques (L’Insomniaque, 2011) et l’animateur du site Le Poignard subtil.
éd. du Sandre

Perrine Le Querrec

RENCONTRE / SPECTACLE
autour du livre de
Perrine Le Querrec
Ruines
Postface de Manuel Anceau
éditions Tinbad, 2017
 *
interprété par la comédienne Viviane Gay et le musicien Luc Müller
 *
Samedi 23 juin 2018 à 15 heures

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Tarif spectacle : 10€

Nora Berta Unika Ruth
Devenue Unica l’Unique
La secrète et la discrète
Devenue Unica l’Unique
La ficelée et l’échevelée
Devenue Unica l’Unique
Visages, fagot de failles
Devenue Unica l’Unique
Hans et Unica
Devenus Unica l’Unique
*

Extrait de la postface de Manuel Anceau :
« Perrine Le Querrec écrit avec les ongles longs de qui laisse pousser au bout de ses doigts cet accent de vérité qu’on voudrait parfois limer, ne pas entendre, mais qu’intraitable, notre écrivain fait si souvent crisser sur ce qui est moins une marge qu’un mur?; et il y a dans sa mise en page, si particulière, un rappel brutal, se faisant au final absolument bouleversant (on ne peut qu’y arriver à ce moment fatal, et on ne peut que ne jamais l’atteindre) de ce qu’est, au sens propre, un saut à la ligne. »

La Quinzaine Littéraire
Approcher Unica Zürn, la nébuleuse formée par Unica Zürn et Hans Bellmer à coups de phrases-ciseaux, de phrases-cordes, sauter au cœur des fêlures d’Unica Zürn, de ses créations littéraires et graphiques gagnées sur la psychose ou avalées par un trou noir, tel est le pari que tente Perrine Le Querrec dans Ruines, livre d’une souveraine beauté. Toutes les ruines sont cristallisées en une écriture nerveuse, électrique, qui se tient au plus près des délitements (psychiques, langagiers, mondains, politiques…), au plus près des abîmes et des gouffres. Cette fiction poétique délivre un chant des ruines : les ruines de la raison dévastée, les ruines de l’Allemagne, de la langue allemande violée par le nazisme, les ruines de la maladie collective sous le IIIe Reich, celles de l’instabilité, de la fragilité mentale qui ronge Unica Zürn.
*
Notice biographique

Perrine Le Querrec publie de la poésie, des romans, des pamphlets. Elle écrit par chocs, construit une langue et un regard à la poursuite des mots réticents, des silences résistants.

Ses rencontres avec des artistes et sa fréquentation assidue des archives nourrissent sa propre création littéraire et pluridisciplinaire.

Dernières publications : Ruines, éd. Tinbad ; Les tondues, Z4 éditions ; La ritournelle, éd. Lunatique ; Le Plancher, L’Éveilleur.

 

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Rabah MEHDAOUI

Rabah Mehdaoui est une personnalité bien connue à la Halle Saint Pierre qu’il fréquente depuis de nombreuses années. C’est un passeur de poésie, à la mémoire d’éléphant !

Il connait par cœur des dizaines de textes des grands classiques Benjamin Fondane, Aimé Césaire, Victor Hugo, Yacine Kateb, Charles Baudelaire, Jean Genet …  qu’il partage à sa  manière impromptue, avec les visiteurs et les passants interloqués, puis attentifs et émus.

Il donnera non pas une lecture, il vous parlera !

« Rabah ne déclame pas, il ne dit pas, il nous parle, droit dans les yeux, avec l’urgence de comprendre ces mots dont on saisit soudain tous les sens.
Les rimes sont secondaires, les prouesses littéraires accessoires, ce n’est pas un cours de poésie, ce n’est pas une énième récitation : c’est une transmission, du partage, un don.
Rabah n’est pas seulement fidèle au texte, il l’est au message et les mots de Fondane, Césaire, Hugo, Kateb et Baudelaire deviennent les nôtres.
Pas de colère surjouée, pas de larmes extirpées, l’émotion nait d’un alliage inattendu et subtil : la puissance – presque la violence – de la prose contraste avec la sérénité de celui qui nous parle.
On n’est pas pris à témoin, contraint au spectacle, on est acteur de chaque phrase.
On n’est pas acculé, sermonné, exclu, on est enveloppé d’une affection amicale, Rabah aime les poètes, Rabah aime les gens.
Et c’est à nous qu’il parle. »

Voir la vidéo interview, cliquez sur le lien ci dessous :

Festival Avignon Off 2014 – Rencontre avec Rabah Mehdaoui « Passeur de mots »

Rabah Mehdaoui est une personnalité du festival d’Avignon. Présent depuis de nombreuses années sur l’événement, il incarne des textes classiques au fil des rues de la ville, au détour d’une place. Rencontre avec un « passeur de mot ».

Son portrait ici

Joël Gayraud

RENCONTRE / DEDICACE

Joël Gayraud
La Paupière auriculaire
Éditions Corti

Samedi 12 mai à partir de 12 heures 30 – entrée libre

Halle Saint Pierre – à la librairie
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

LE LIVRE

Harcelé par le brouillage et la cacophonie médiatiques, l’homme contemporain est menacé de surdité mentale et émotionnelle. Il a le plus grand besoin d’interposer une paupière protectrice entre son oreille et le déluge d’informations qui l’assaille. C’est seulement ainsi qu’il pourra filtrer ce qui a du sens et mérite d’être pensé. Pratiquant cette écoute sélective, l’auteur interroge, sous forme de fragments allant de l’aphorisme au petit essai, tout ce qui, au fil des jours, sollicite sa vigilance ou sa rêverie : entre autres thèmes sont abordés ici le sens du mythe, la projection utopique, les passions de l’amour, notre rapport à l’animal et à la nature, le statut de l’objet, du langage et du livre, l’expression artistique, de Corot au Street art, de Kafka à Rimbaud, non sans quelques excursus philologiques et philosophiques du côté de Spinoza, Leopardi et Levinas. Une dérive ironique et critique qui cible les impostures toujours plus nombreuses sur le marché et exalte les occasions d’émerveillement qui se dévoilent dans les interstices d’une vie menée sous le signe de la poésie.

 

L’AUTEUR

Joël Gayraud.

Né en 1953 à Paris.
Essayiste (La Peau de l’ombre, Éditions Corti, 2004), poète (Clairière du rêve, Passage public, Ocelles), traducteur (Ovide, Érasme, Machiavel, Straparole, Leopardi, Pavese, Agamben). Publie des articles critiques et des textes poétiques dans de nombreuses revues françaises ou étrangères (Europe, Critique, L’Œuf sauvage, L’Or aux treize îles, Nomades, Analogon, Phosphor, A Phala etc.).

 

Extraits de presse

« Joël Gayraud cisèle aphorismes et réflexions variées comme autant de filtres contre le boucan extérieur »
(Frédéric Pagès, Le Canard enchaîné, 3 janvier 2018).

« Ce remarquable livre est l’héritier d’une noble tradition de fragments poético-philosophiques, qui va des moralistes du Grand Siècle jusqu’aux Minima Moralia de Theodor W. Adorno,  en passant par Novalis et Leopardi.  Joël Gayraud est quelqu’un dont l’idéal est de  “rêver au fil des jours,  aimer au fil de la nuit, écrire au fil de l’épée et vivre au fil du rasoir” […] Les aphorismes et fragments ici rassemblés […] constituent une dérive – au sens situationniste et surréaliste du mot – ironique et critique qui cible les impostures modernes sans renoncer à la quête du merveilleux.  »
(Michael Löwy, Blog Médiapart, 5 février 2018).

« Ces sujets s’entrelacent à des réflexions sur l’oubli, la représentation graphique de l’infini, le style de Céline. S’y mêlent aussi des appels à la “contamination généralisée des âmes” face à “l’hygiène mentale” et même des mises en garde : “La barbarie ne s’annonce pas toujours sous une forme barbare. Elle peut n’apparaître d’abord que comme une régression mineure de la civilisation.” Un roboratif bonheur de penser, tant, pour Joël Gayraud, la poursuite de la vérité et de la volupté sont inséparables »
(Richard Blin, Le Matricule des anges, n°191 mars 2018).

 

HEY

RENCONTRE / DÉDICACE

HEY !
REVIENT À LA HALLE SAINT PIERRE

HEY! Modern Art & Pop Culture fête sa nouvelle formule
DELUXE #1

SAMEDI 7 AVRIL de 16H30  à 17H30 – entrée libre

À l’occasion de la nouvelle formule de la revue d’art HEY! modern art & pop culture, Laurent Martin et Pascal Ory (historiens spécialistes de la culture contemporaine) seront aux côtés de Anne & Julien, commissaires d’exposition et fondateurs de la revue d’art HEY! modern art & pop culture. Ensemble, ils commenteront l’action de HEY!, et son impact.

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NOTICES BIOGRAPHIQUES

Pascal Ory
Pascal Ory est professeur émérite à la Sorbonne-Paris 1. Ses travaux portent sur l’histoire culturelle et sur l’histoire politique des sociétés modernes. Il enseigne également à l’INA. Il est aussi critique de bande dessinée et Régent du Collège de ‘Pataphysique.

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Laurent Martin
Professeur d’histoire à l’université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle, ses travaux portent sur l’histoire culturelle contemporaine en Occident.
Dernier ouvrage paru : Les Censures dans le monde, XIX-XXIe siècles, Presses universitaires de Rennes, 2016.

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Anne & Julien
Co-fondateurs de la revue d’art internationale HEY! modern art & pop culture, auteurs, commissaires d’exposition indépendants (expositions HEY!,“Tatoueurs, Tatoués”) ou encore auteurs / performeurs / metteurs en scène au sein de leur troupe HEY! La Cie, ils œuvrent dans le milieu de l’art et les sphères musicales depuis 1986, analysant et transmettant les subcultures qui les passionnent. Anne De HEY! dirige la conception éditoriale et les textes des catalogues d’expositions. Julien De HEY! est « Djubaka », programmateur musical sur l’antenne de France Inter depuis 2000, en charge d’une quinzaine d’émissions quotidiennes et hebdomadaires.

+ d’infos sur HEY

Le temps retrouvé de l’art

Art et Thérapie
Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie

(Revue et établissement d’enseignement supérieur de médiation artistique et d’art-thérapie)
organise le
Séminaire mensuel à la Halle Saint-Pierre
Sous la direction de Jean-Pierre Klein

Le temps retrouvé de l’art

La mythologie grecque, l’histoire de la photographie, la géronto-psychiatrie, la phénoménologie, les neurosciences, l’esthétique, nous ont accompagnés cette année tous les mois pour des reconquêtes afin de nous aider à parvenir à une temporalité artistique de symbolisation. Nous avons abordé les dimensions temporelles de l’appropriation subjective de la fabrication des images et imageries de nos mystères.

La dernière journée comme chaque année est consacrée à l’art et à l’art-thérapie

Samedi le 16 juin 2018, toute la journée, de 11 heures à 18 heures 

Le temps de l’art-thérapie

Expériences, ateliers, performances, contes, et conférences sur le thème du temps avec artistes, professeurs de l’inecat, et la participation exceptionnelle de :
Levent Beskardes, poète gestuel, comédien et metteur en scène
en Langue des Signes Française,
Anna Mindess, spécialiste californienne de la communication interculturelle
par les signes
Armand Volkas, un des pionniers de la dramathérapie américaine
&
les artistes et art-thérapeutes Laureline Dalmau, Cécile Huré, Catherine Langlamet, Clotilde LargillierMarion Wassermann
Interprète : Muriel Etcheber

Playback Theatre

Armand Volkas est psychothérapeute et dramathérapeute ainsi que directeur du Centre de soutien et arts vivants à Oakland, en Californie.
Il y dirige un programme pour des étudiants et des thérapeutes qui souhaitent intégrer la dramathérapie dans leur pratique. La dramathérapie intègre l’improvisation théâtrale et le psychodrame comme outils thérapeutiques. Il a développé des programmes innovateurs utilisant la dramathérapie et les art thérapies expressives pour le changement social, la résolution de conflit interculturel, la réconciliation et la communication interculturelle.

Thème de l’année prochaine janvier à juin 2019 : La violence à l’œuvre : de la violence réelle à la violence symbolique

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Entrée pour la journée : 15 €  (7 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)

INECAT/Art et Thérapie,
www.inecat.org
https://www.facebook.com/Inecat-1880624175490362/ 


Le temps retrouvé de l’art

Le temps est un enfant qui joue aux dés, Héraclite (Fragment n°52)

La politique de l’économie de marché s’étend maintenant à la sphère de l’art désormais soumise à une incitation permanente à consommer et à ne plus penser. Ainsi s’abolit le temps personnel de l’émotion artistique et de la possibilité pour chacun de devenir, d’advenir, soi-même comme créateur.
L’art, la thérapie, l’art-thérapie, la géronto-psychiatrie, la philosophie, les neurosciences, les psychanalyses, les technologies numériques, l’esthétique peuvent-elles offrir des terrains à des reconquêtes ?
Il urge cependant pour tous de parvenir à un champ personnel de symbolisation qui soit propre à chacun et, du coup, toucher ses semblables. Nous avons choisi cette année d’aborder les dimensions temporelles de l’appropriation subjective de la fabrication des images et imageries de nos mystères.
Les intervenants nous feront partager leurs réflexions engagées comme porteuses d’un sauvetage espéré du chaos trop ordonné d’un monde qui court vers son suicide.

Être ou ne pas être ? Être et ne pas être comme le veut le temps, René Char

PRÉSENTATION DU SÉMINAIRE 2018 PAR JEAN-PIERRE KLEIN


PROGRAMME 2018

Le 20 janvier 2018

François Dingremont, anthropologue de l’art et spécialiste de la Grèce archaïque :
le Kaïros et le temps de l’inventivité

Le 17 février 2018
Jean-Marie Baldner/Yannick Vigouroux, critiques d’art et historiens de la photographie : Les pratiques archaïsantes dans la photographie contemporaine : explorer d’autres temporalités ?

Le 17 mars 2018
Stéphane Charpier, professeur de neurosciences :
Le temps des neurones: le miroir de notre avenir

Le 21 avril 2018
Cyril Hazif-Thomas, gérontopsychiatre :
Comment les malades d’Alzheimer retraitent le temps

Le 19 mai 2018
Pascal Dupond, philosophe : Existence et temporalité

Le 16 juin 2018 toute la journée :
Le temps de l’art-thérapie avec artistes et art-thérapeutes

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Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
entrée 10 € (5 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
communication@hallesaintpierre.org Tel : 01 42 58 72 89
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

Rencontres en Surréalisme

Conférences
organisées par Françoise Py
chaque deuxième samedi de janvier à juin 2018
dans le cadre de l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme (L’APRES)
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Samedi 9 juin de 15h30 à 18h, entrée libre

Quatre femmes de tête :
Claude Cahun, Leonor Fini, Meret Oppenheim et Toyen.

   

par Monique Sebbag
Lectures par Charles Gonzales

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Notices biographiques

Claude Cahun, née Lucy Schwob (1894-1954), est à la fois écrivain, femme de théâtre, et photographe.

Intimiste, poétique et largement autobiographique, l’œuvre de Claude Cahun, qui s’étale sur une vaste période allant de 1910 à 1954 — peu avant sa mort —, échappe aux tentatives de classification ou de rapprochement. Ce sont sans doute ses autoportraits qui ont suscité le plus d’intérêt. L’artiste s’y sert de sa propre image pour démonter un à un les clichés associés à l’identité. Claude Cahun s’est réinventée à travers la photographie (comme à travers l’écriture), en posant pour l’objectif avec un sens aigu de la performance, habillée en femme, en homme, cheveux longs ou crâne rasé (chose des plus incongrues pour une femme de l’époque).

Longtemps méconnue, l’œuvre photographique de Claude Cahun s’est imposée ces dernières années comme l’une des plus originales et des plus fortes de la première moitié du XXe siècle. Elle marque rétrospectivement un jalon capital dans l’histoire du surréalisme tout en faisant écho à l’esthétique contemporaine.

(extrait communiqué exposition au Jeu de paume, 2011)

+ d’infos

Leonor Fini est née à Buenos Aires le 30 Août 1907. Elle passe son enfance à Trieste auprès de sa mère, de ses grands-parents et de son oncle. La famille Braun est très liée à l’intelligentsia triestine : Italo Svevo, Umberto Saba et James Joyce. Elle ne fréquente aucune école d’art et sa formation est entièrement autodidacte. D’où, sans doute, la difficulté de l’identifier à un courant particulier de l’art contemporain, son évolution ayant surtout été marquée par des affinités électives et par son propre « musée imaginaire ».

En 1931, Leonor quitte sa famille et s’établit à Paris où elle présente, l’année suivante, sa première exposition personnelle à la Galerie Bonjean, dont Christian Dior est le directeur.

Elle se lie d’amitié avec Henri Cartier-Bresson, André Pieyre de Mandiargues, Georges Bataille, Max Jacob, Paul Eluard, Max Ernst, sans jamais cependant appartenir au groupe surréaliste.

Les années d’après-guerre resteront pour le grand public celles de l’entrée en scène de Leonor Fini : création de masques, participation à de nombreux bals costumés, décors et costumes pour Le Palais de Cristal de Georges Balanchine, à l’Opéra de Paris, Les Demoiselles de la Nuit de Roland Petit, au théâtre Marigny, L’Enlèvement au Sérail, à la Scala de Milan ainsi que pour des pièces en collaboration avec Jean Mercure, Jacques Audiberti, Albert Camus, Jean Genet, Jean Le Poulain.

Passionnée de littérature et de poésie, Leonor illustra plus d’une cinquantaine d’ouvrages, dont les œuvres de Charles Baudelaire, qu’elle admirait profondément, celles de Paul Verlaine, de Gérard de Nerval, d’Edgar Allan Poe. Parallèlement, elle continua de créer décors et costumes pour l’opéra et le théâtre : « Tannhaüser », à l’Opéra de Paris (1963), « Le Concile d’Amour » d’Oscar Panizza, au Théâtre de Paris (1969) et également pour le cinéma : « Roméo and Juliet » de Renato Castellani (1953), « A Walk with Love and Death »de John Huston (1968). De nombreux écrivains et peintres lui ont consacré des monographies, des essais, des poèmes : Paul Eluard, Giorgio de Chirico, Mario Praz, Max Ernst, Yves Bonnefoy, Constantin Jelenski, Jean-Claude Dedieu.

Debut 1960, Leonor Fini s’installe à Paris, dans un appartement, rue de la Vrillière, entre le Palais Royal et la Place des Victoires. Elle y vécut, entourée de ses amis et de ses chats, ainsi que dans sa maison de Saint-Dyé-sur-Loire, en Loir-et-Cher, jusqu’à sa disparition le 18 janvier 1996.

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Meret Oppenheim,
est écrivaine, peintre et plasticienne surréaliste suisse. Elle est membre du mouvement surréaliste des années 1920 aux côtés d’André Breton, Luis Buñuel ou encore Max Ernst. Meret Oppenheim naît à Berlin-Charlottenburg le 6 octobre 1913,  elle décède à Bâle le 15 novembre 1985.

En 1932, Meret Oppenheim part à Paris, elle y fréquente le cercle d’André Breton, Marcel Duchamp et Max Ernst. Elle participe au Salon des Surindépendants. Les photos de Meret Oppenheim nue, prises par Man Ray, font leur apparition.

En 1936 elle fabrique entre autres des bijoux en tubes de métal recouverts de fourrure. Meret Oppenheim crée « Le Déjeuner en fourrure », une oeuvre constituée d’une tasse, de sa soucoupe et d’une petite cuillère recouvertes de fourrure. Sa première exposition individuelle a lieu dans la Galerie Marguerite Schulthess à Bâle.

En 1937, Meret Oppenheim participe à une exposition de groupe des surréalistes. Une longue crise qui durera jusqu’en 1954 commence alors. Elle continue cependant à travailler mais détruit ses œuvres ou les laisse inachevées.

En 1954, Meret Oppenheim s’installe dans son propre atelier à Berne. En 1958, une période de création intense commence. Elle reprend souvent des esquisses, des projets et des idées de son époque parisienne. En 1959, elle organise le Frühlingsfest (Fête de printemps) où le repas est servi aux invités sur le corps d’une femme nue. Quelques mois plus tard, le Frühlingsfest est à nouveau organisé dans la Galerie Cordier à Paris à l’occasion de l’Exposition Internationale du Surréalisme.

En 1985, Meret Oppenheim travaille à une sculpture de fontaine pour les jardins de l’ancienne école Polytechnique de Paris. Elle décède le 15 novembre d’un infarctus le jour du vernissage de son livre « Caroline » qui contient des poèmes et des eaux-fortes. Elle est enterrée dans le caveau de famille à Carona.

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Marie Čermínová, dite « Toyen », née à Prague le  et morte à Paris le , est une artiste peintre tchèque surréaliste.

C’est la rencontre de Toyen avec le peintre Jindrich Styrsky, au début des années 1920, qui est décisive pour la vie de cette femme originale et secrète. Marie Cerminova, qui prend le pseudonyme Toyen, créé avec Styrsky une espèce d’alliance qui permet aux deux artistes de s’inspirer mutuellement et de se compléter. Après une période cubiste, Toyen et Styrsky inventent un mouvement artistique original, l’artificialisme, avant de se joindre au surréalisme. Ils sont membres fondateurs du groupe surréaliste tchèque qui voit le jour en 1934. Styrsky meurt en 1942.

Restée seule, Toyen poursuivra son oeuvre. Elle fuira le danger communiste, rejoindra à Paris son ami André Breton et deviendra, comme lui, un personnage emblématique du mouvement surréaliste. Elle s’affirmera comme un peintre capable de développer les principes du mouvement et de l’enrichir d’une façon personnelle et profonde. L’inconscient, l’angoisse existentielle, le rêve fantastique et l’érotisme hardi – tels sont les grands thèmes de ses visions. Elle réussit à les exprimer, à les matérialiser sur ses tableaux avec une technique picturale de plus en plus perfectionnée.

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