André Gorz

Gorz l’intempestif
Journée d’étude sur la pensée d’André Gorz

Vendredi 4 mai 2018 de 9h30 à 16h30 – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

Journée organisée par Francesco Brancaccio, Alexander Neumann,
Carlo Vercellone

NOTICE BIOGRAPHIQUE

André Gorz s’est donné la mort le 22 septembre 2007, à l’âge de 84 ans. Philosophe, ami de Sartre, de Marcuse ou encore d’Ivan Illich, il a été l’un des précurseurs de l’écologie politique et de la décroissance et n’a cessé d’analyser et de dénoncer le capitalisme, qui détruit la planète et dépossède les individus de leur autonomie. Mais, sous le nom de Michel Bosquet, il était également un journaliste et fut l’un des fondateurs du «Nouvel Observateur» en 1964, où il tint un rôle éminent jusqu’en 1982. De cet itinéraire intellectuel hors du commun, on peut désormais se faire une idée complète grâce à la biographie que lui a consacré l’historien Willy Gianinazzi («André Gorz. Une vie», Editions La Découverte).
L’Obs

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

9h30 : Accueil, ouverture, introduction.

1.Penser la sortie du capitalisme avec André Gorz

10h15-10h45 : Emmannuele Leonardi (chercheur à l’Université di Coimbra) :
Le lien valeur-nature dans la pensée de Gorz

10h45-11h15 : Carlo Vercellone (Université de Paris 8, Cemti) :
Le travail entre aliénation et émancipation dans la dynamique du capitalisme

2.Cybercommunisme et commons

11h30-12h : Alexander Neumann (Université de Paris 8, Cemti):
Cybercommunisme, résistance et création

12h-12h30 : Francesco Brancaccio (Université de Paris 8, Cemti) :
Luttes urbaines et communs

13h-13.30h :  Élise Lowy (sociologue, revue Eco-rev)
Gorz en ZAD

Pause-déjeuner

3.Monnaies complémentaires et alternatives

15h-15.30 : Christophe Fourel :
Sortie du capitalisme, revenu d’existence  et monnaies alternatives 

16-16h30 : Arianna Bove (Lecturer in Politics and Ethics, School of Business and Management, Queen Mary University of London) :
Les monnaies alternatives en Europe

 

 

Rabah MEHDAOUI

Rabah Mehdaoui est une personnalité bien connue à la Halle Saint Pierre qu’il fréquente depuis de nombreuses années. C’est un passeur de poésie, à la mémoire d’éléphant !

Il connait par cœur des dizaines de textes des grands classiques Benjamin Fondane, Aimé Césaire, Victor Hugo, Yacine Kateb, Charles Baudelaire, Jean Genet …  qu’il partage à sa  manière impromptue, avec les visiteurs et les passants interloqués, puis attentifs et émus.

Il donnera non pas une lecture, il vous parlera !

« Rabah ne déclame pas, il ne dit pas, il nous parle, droit dans les yeux, avec l’urgence de comprendre ces mots dont on saisit soudain tous les sens.
Les rimes sont secondaires, les prouesses littéraires accessoires, ce n’est pas un cours de poésie, ce n’est pas une énième récitation : c’est une transmission, du partage, un don.
Rabah n’est pas seulement fidèle au texte, il l’est au message et les mots de Fondane, Césaire, Hugo, Kateb et Baudelaire deviennent les nôtres.
Pas de colère surjouée, pas de larmes extirpées, l’émotion nait d’un alliage inattendu et subtil : la puissance – presque la violence – de la prose contraste avec la sérénité de celui qui nous parle.
On n’est pas pris à témoin, contraint au spectacle, on est acteur de chaque phrase.
On n’est pas acculé, sermonné, exclu, on est enveloppé d’une affection amicale, Rabah aime les poètes, Rabah aime les gens.
Et c’est à nous qu’il parle. »

Voir la vidéo interview, cliquez sur le lien ci dessous :

Festival Avignon Off 2014 – Rencontre avec Rabah Mehdaoui « Passeur de mots »

Rabah Mehdaoui est une personnalité du festival d’Avignon. Présent depuis de nombreuses années sur l’événement, il incarne des textes classiques au fil des rues de la ville, au détour d’une place. Rencontre avec un « passeur de mot ».

Son portrait ici

Joël Gayraud

RENCONTRE / DEDICACE

Joël Gayraud
La Paupière auriculaire
Éditions Corti

Samedi 12 mai à partir de 12 heures 30 – entrée libre

Halle Saint Pierre – à la librairie
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

LE LIVRE

Harcelé par le brouillage et la cacophonie médiatiques, l’homme contemporain est menacé de surdité mentale et émotionnelle. Il a le plus grand besoin d’interposer une paupière protectrice entre son oreille et le déluge d’informations qui l’assaille. C’est seulement ainsi qu’il pourra filtrer ce qui a du sens et mérite d’être pensé. Pratiquant cette écoute sélective, l’auteur interroge, sous forme de fragments allant de l’aphorisme au petit essai, tout ce qui, au fil des jours, sollicite sa vigilance ou sa rêverie : entre autres thèmes sont abordés ici le sens du mythe, la projection utopique, les passions de l’amour, notre rapport à l’animal et à la nature, le statut de l’objet, du langage et du livre, l’expression artistique, de Corot au Street art, de Kafka à Rimbaud, non sans quelques excursus philologiques et philosophiques du côté de Spinoza, Leopardi et Levinas. Une dérive ironique et critique qui cible les impostures toujours plus nombreuses sur le marché et exalte les occasions d’émerveillement qui se dévoilent dans les interstices d’une vie menée sous le signe de la poésie.

 

L’AUTEUR

Joël Gayraud.

Né en 1953 à Paris.
Essayiste (La Peau de l’ombre, Éditions Corti, 2004), poète (Clairière du rêve, Passage public, Ocelles), traducteur (Ovide, Érasme, Machiavel, Straparole, Leopardi, Pavese, Agamben). Publie des articles critiques et des textes poétiques dans de nombreuses revues françaises ou étrangères (Europe, Critique, L’Œuf sauvage, L’Or aux treize îles, Nomades, Analogon, Phosphor, A Phala etc.).

 

Extraits de presse

« Joël Gayraud cisèle aphorismes et réflexions variées comme autant de filtres contre le boucan extérieur »
(Frédéric Pagès, Le Canard enchaîné, 3 janvier 2018).

« Ce remarquable livre est l’héritier d’une noble tradition de fragments poético-philosophiques, qui va des moralistes du Grand Siècle jusqu’aux Minima Moralia de Theodor W. Adorno,  en passant par Novalis et Leopardi.  Joël Gayraud est quelqu’un dont l’idéal est de  “rêver au fil des jours,  aimer au fil de la nuit, écrire au fil de l’épée et vivre au fil du rasoir” […] Les aphorismes et fragments ici rassemblés […] constituent une dérive – au sens situationniste et surréaliste du mot – ironique et critique qui cible les impostures modernes sans renoncer à la quête du merveilleux.  »
(Michael Löwy, Blog Médiapart, 5 février 2018).

« Ces sujets s’entrelacent à des réflexions sur l’oubli, la représentation graphique de l’infini, le style de Céline. S’y mêlent aussi des appels à la “contamination généralisée des âmes” face à “l’hygiène mentale” et même des mises en garde : “La barbarie ne s’annonce pas toujours sous une forme barbare. Elle peut n’apparaître d’abord que comme une régression mineure de la civilisation.” Un roboratif bonheur de penser, tant, pour Joël Gayraud, la poursuite de la vérité et de la volupté sont inséparables »
(Richard Blin, Le Matricule des anges, n°191 mars 2018).

 

HEY

RENCONTRE / DÉDICACE

HEY !
REVIENT À LA HALLE SAINT PIERRE

HEY! Modern Art & Pop Culture fête sa nouvelle formule
DELUXE #1

SAMEDI 7 AVRIL de 16H30  à 17H30 – entrée libre

À l’occasion de la nouvelle formule de la revue d’art HEY! modern art & pop culture, Laurent Martin et Pascal Ory (historiens spécialistes de la culture contemporaine) seront aux côtés de Anne & Julien, commissaires d’exposition et fondateurs de la revue d’art HEY! modern art & pop culture. Ensemble, ils commenteront l’action de HEY!, et son impact.

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NOTICES BIOGRAPHIQUES

Pascal Ory
Pascal Ory est professeur émérite à la Sorbonne-Paris 1. Ses travaux portent sur l’histoire culturelle et sur l’histoire politique des sociétés modernes. Il enseigne également à l’INA. Il est aussi critique de bande dessinée et Régent du Collège de ‘Pataphysique.

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Laurent Martin
Professeur d’histoire à l’université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle, ses travaux portent sur l’histoire culturelle contemporaine en Occident.
Dernier ouvrage paru : Les Censures dans le monde, XIX-XXIe siècles, Presses universitaires de Rennes, 2016.

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Anne & Julien
Co-fondateurs de la revue d’art internationale HEY! modern art & pop culture, auteurs, commissaires d’exposition indépendants (expositions HEY!,“Tatoueurs, Tatoués”) ou encore auteurs / performeurs / metteurs en scène au sein de leur troupe HEY! La Cie, ils œuvrent dans le milieu de l’art et les sphères musicales depuis 1986, analysant et transmettant les subcultures qui les passionnent. Anne De HEY! dirige la conception éditoriale et les textes des catalogues d’expositions. Julien De HEY! est « Djubaka », programmateur musical sur l’antenne de France Inter depuis 2000, en charge d’une quinzaine d’émissions quotidiennes et hebdomadaires.

+ d’infos sur HEY

Le temps retrouvé de l’art

Art et Thérapie
Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie

(Revue et établissement d’enseignement supérieur de médiation artistique et d’art-thérapie)
organise le
Séminaire mensuel à la Halle Saint-Pierre
Sous la direction de Jean-Pierre Klein
pour sa 9 ème année
Chaque 3ème samedi par mois de janvier à mai 2018 de 14h30 à 16h30
et le 16 juin de de 10h30 à 18h

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Cyril Hazif-Thomas
gérontopsychiatre
Comment les malades d’Alzheimer retraitent le temps?

Samedi 21 avril 2018 de 14h30 à 16h30

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Entrée : 10 € / 5 € pour les élèves INECAT

Quand dire la maladie d’Alzheimer n’est pas maudire le malade

Redéfinir la maladie pour mieux annoncer le diagnostic.

De Cyril Hazif-ThomasPhilippe Thomas

Éditions MF

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Séance suivante :

 Pascal Dupond, philosophe
Existence et temporalité

Samedi 19 mai 2018 de 14h30 à 16h30


Le temps retrouvé de l’art

Le temps est un enfant qui joue aux dés, Héraclite (Fragment n°52)

La politique de l’économie de marché s’étend maintenant à la sphère de l’art désormais soumise à une incitation permanente à consommer et à ne plus penser. Ainsi s’abolit le temps personnel de l’émotion artistique et de la possibilité pour chacun de devenir, d’advenir, soi-même comme créateur.
L’art, la thérapie, l’art-thérapie, la géronto-psychiatrie, la philosophie, les neurosciences, les psychanalyses, les technologies numériques, l’esthétique peuvent-elles offrir des terrains à des reconquêtes ?
Il urge cependant pour tous de parvenir à un champ personnel de symbolisation qui soit propre à chacun et, du coup, toucher ses semblables. Nous avons choisi cette année d’aborder les dimensions temporelles de l’appropriation subjective de la fabrication des images et imageries de nos mystères.
Les intervenants nous feront partager leurs réflexions engagées comme porteuses d’un sauvetage espéré du chaos trop ordonné d’un monde qui court vers son suicide.

Être ou ne pas être ? Être et ne pas être comme le veut le temps, René Char

PRÉSENTATION DU SÉMINAIRE 2018 PAR JEAN-PIERRE KLEIN


PROGRAMME 2018

Le 20 janvier 2018

François Dingremont, anthropologue de l’art et spécialiste de la Grèce archaïque :
le Kaïros et le temps de l’inventivité

Le 17 février 2018
Jean-Marie Baldner/Yannick Vigouroux, critiques d’art et historiens de la photographie : Les pratiques archaïsantes dans la photographie contemporaine : explorer d’autres temporalités ?

Le 17 mars 2018
Stéphane Charpier, professeur de neurosciences :
Le temps des neurones: le miroir de notre avenir

Le 21 avril 2018
Cyril Hazif-Thomas, gérontopsychiatre :
Comment les malades d’Alzheimer retraitent le temps

Le 19 mai 2018
Pascal Dupond, philosophe : Existence et temporalité

Le 16 juin 2018 toute la journée :
Le temps de l’art-thérapie avec artistes et art-thérapeutes

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Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
entrée 10 € (5 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
communication@hallesaintpierre.org Tel : 01 42 58 72 89
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

Rencontres en Surréalisme

Conférences
organisées par Françoise Py
chaque deuxième samedi de janvier à juin 2018 et dimanche 4 mars
dans le cadre de l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme (L’APRES)
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 Langages du surréalisme

Journée d’étude animée par Henri Béhar et Françoise Py 

Samedi 12 mai de 10h30 à 18h – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Contextualisations – Wanda Mihuleac

PROGRAMME

10h30 – 11h30 
Pierre Taminiaux Paul Nougé ou le langage surréaliste du hasard.

11h30 – 12h30
Valeria Chiore : Gaston Bachelard et le surréalisme : Lautréamont, Albert Flocon, Octavio Paz.

14h – 15h
Wanda Mihuleac : surréalisme et langages du corps, conférence-performance

15h – 16h
Table Ronde avec divers intervenants dont Henri Béhar, Françoise Py, Gabriel Saad et Maryse Vassevière.

Projection.


Les trois Journées d’étude sont organisée avec le concours de l’université Paris 8, Laboratoire Arts des Images et Art Contemporain (AIAC), équipe de recherche Esthétique, Pratique et Histoire des Arts ( EPHA).

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Contact : Françoise Py : 06 99 08 02 63.

Conférence à venir : 
Samedi 9 juin (15h30 – 18h) 
Monique Sebbag : Quatre femmes de tête : Claude Cahun, Leonor Fini, Meret Oppenheim et Toyen.

 


PROGRAMME 2017/2018

Samedi 2 décembre (15h30 – 18h)/

Hommage à Andrée Barret.
Présentation de l’œuvre poétique par Jacques Chatain et Louis Dalla Fior.
Lectures par Charles Gonzales, écrivain, acteur, metteur en scène.

Cythare (Santûr) par Yvan Navaï, compositeur.
Table ronde avec Andrée Barret, Jacques Chatain, Louis Dalla Fior et Françoise Py.

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Samedi 13 janvier (15h30 – 18h)
Surréalisme et philosophie
par Georges Sebbag : Raymond Roussel, Michel Foucault et Gilles Deleuze.
Table Ronde  avec Georges Sebbag, Françoise Py, Monique Sebbag et, sous réserve, Emilie Frémond etFrançois Leperlier.
Lecture : Charles Gonzales

Samedi 10 février (15h30 – 18h)
Daniel Sibony : L’objet temps et le temps sans fil
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Suivi d’un dialogue avec Georges Sebbag.
Lecture : Charles Gonzales

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Dimanche 4 mars (15h – 18h)
Hommage à Marie-Christine Brière (1941-2017), poète 
« La poésie de Marie-Christine Brière est un mélange de réalisme autobiographique baroque et de surréalisme par l’image déferlante, dépaysante, à bout portant » écrivait Jean Breton qui publia ses premiers poèmes aux éditions Saint-Germain des Prés.

Dans le cadre du Printemps des poètes un hommage sera rendu à Marie-Christine Brière, avec la participation de Christophe Dauphin, Alain Breton, Françoise Py et Françoise Armengaud, auteure de Du rouge à peine aux âmes. La poésie de Marie-Christine Brière, essai à paraître en 2018 aux éditions Librairie-Galerie Racine. Projection d’un film documentaire : Marie-Christine Brière, Albigeoise, féministe et poète, écrit sur un scénario de Françoise Armengaud avec Denise Brial et Catherine Kriegel (production Atalante, 60’). Christine Planté, universitaire et écrivaine, évoquera les difficultés rencontrées encore aujourd’hui par les poètes femmes. Charles Gonzales, comédien, metteur en scène, écrivain et poète, lira des poèmes de Marie-Christine Brière.  Intermèdes musicaux : Béatrice Boisvieux et Lisa Burg.

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Samedi 10 mars (10h30-18h)
Journée d’étude sur Endre Rozsda animée par Henri Béhar et Françoise PyAvec David Rosenberg, Alba Romano Pace, Jean-Jacques Plaisance, José Mangani.

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Samedi 14 avril (15h30-18h)
Giovanna, poésie, peinture et performances.

Introduction par Françoise Py, présentation par Jacqueline Chénieux-Gendron et Georges Sebbag. Lectures par Giovanna de ses Poèmes et aphorismes (1989 – 2015), préface de Jacqueline Chénieux-Gendron, ed. Peter Lang, 2017.
Projection du film de François Luxereau, Giovanna, naissance d’une œuvre, (27’), José Pierre, CNRS, 1988.
Table ronde avec Giovanna, Jacqueline Chénieux-Gendron, Jean-Michel Goutier, Françoise Py et Georges Sebbag.

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Samedi 12 mai (10h30 – 18h)
Journée d’étude sur les Langages du surréalisme animée par Henri Béhar et Françoise Py
10h30 – 11h30 

Pierre Taminiaux : Paul Nougé ou le langage surréaliste du hasard.
11h30 – 12h30
Valeria Chiore : Gaston Bachelard et le surréalisme : Lautréamont, Albert Flocon, Octavio Paz.
14h – 15h : Wanda Mihuleac : surréalisme et langages du corps, conférence-performance
15h – 16h : Table Ronde avec divers intervenants dont Henri Béhar, Françoise Py, Gabriel Saad et Maryse Vassevière.
Projection.
Les trois Journées d’étude sont organisée avec le concours de l’université Paris 8, Laboratoire Arts des Images et Art Contemporain (AIAC), équipe de recherche Esthétique, Pratique et Histoire des Arts ( EPHA).

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Samedi 9 juin (15h30 – 18h) 
Monique Sebbag : Quatre femmes de tête : Claude Cahun, Leonor Fini, Meret Oppenheim et Toyen.

 

 

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Remo Guidieri

Rencontre avec Remo Guidieri
pour la publication de son livre
Intérieur avec ruines
aux Éditions Carnets-Livres

Samedi 7 avril 2018 de 14h15 à 15h30 – entrée libre

Halle saint Pierre – à l’auditorium


Photographie : D. Besace

LE LIVRE

Intérieur avec ruines de Remo Guidieri

L’ouvrage rassemble six essais composés entre 1979 et 2015 :
Après Bougainville
Le primitivisme aujourd’hui
Post-scriptum
Paganismes
L’adieu aux armes
De petites illusions

Ce sont des réflexions sur notre manière d’observer et d’évaluer le monde présent, à penser l’altérité sans y déverser ces besoins qui la neutralisent et l’aplatissent. Une réflexion sur notre propension à établir des barrières qui dénaturent toute innocence, tout regard enthousiaste sur la différence, qui repoussent vers un passé effacé et altéré l’origine du sens, celui même qui nous fait Modernes. Une réflexion précise qui établit un réseau de pensées, entre le passé et le présent, l’oubli et le mensonge, l’invisible et le caché, dans le but de rester en éveil, de solliciter la critique aux fausses évidences, à garder une indépendance d’esprit qui ne se laisse pas bercer par les séductions du monde actuel.

Ce ne sont pas seulement des témoignages d’indépendance de jugement. Par leur écriture et leur liberté, leur volonté de décrypter les « écho-systèmes », ce sont aussi des compagnons de vie.

Extraits 1
Les choses du musée sont aussi des marchandises. En quoi elle le sont aussi c’est toute la question. Et si elles le sont c’est contradictoirement, car elles ne circulent plus ou circulent autrement, et surtout par des « prêts » parasités par les « assurances » dont le coût  pèse d’un poids exorbitant sur le budget général de toute exposition.

Le grand mystère de l’accumulation muséale : on s’arrête à la surface des choses accumulées qui recouvre le grouillement des interrogations sur les raisons de ce cumul, comme sur son utilité ( « éducative » ), ce qui revient presque au même. Mais leur symbologie et leur efficacité se veulent post-utilitaires, ce qui ajoute à la mystification la banalisation des choses.

Extrait 2
Je soutiens que si le paganisme connaît les interdits et les transgressions, il ne connaît pas la culpabilité. Elle apparaît avec l’Alliance. Dans le paganisme occidental c’est le tragique et non la culpabilité qui « donne le sens ». La seule « rédemption » qu’il proposait était le sacrifice, mimesis du crime. L’épilogue du tragique donne rendez-vous avec un autre recommencement. Cycle répétitif qui ne se brise pas. On peut se demander quand serait possible dans ces circonstances la « purification » proposée par Aristote à travers la scène, ou si au contraire nous sommes dans le dépassement de la Faute, puisque l’Esprit doit évoluer et devenir Progrès, « s’émanciper ». Le progrès en gagnant gagnerait aussi sur la Faute.

Extrait  3
Ce qu’on peut apprendre des cultures d’Océanie ( pour se limiter à celles que je connais le mieux ), peut se résumer ainsi : l’Interdit n’est pas le Sacré.  L’interdit est un nom ( celui de l’entité ancestrale ), ou un surnom ( ainsi le « Tout Puissant », ou « Lui » ) et un adjectif caractérisant son, ses, effet[s]. Il désigne une entité et nomme, pour celle-ci et pour une autre qui est différente de lui ( avec laquelle il constitue une sorte d’ontologie complémentaire ), en l’occurrence la femme, l’évitement à respecter. La relation d’implication se change en homonymie entre la substance et la règle, l’essence et l’action.

Extrait 4
La concentration de la vitesse, de l’ubiquité, et de l’uniformisation, produit des effets déjà aperçus par les artistes des avant-gardes du siècle dernier : spectralité, irréalité, prostitution et marchandisation — une seule et même chose — sans limites.

Promiscuité, prosaïsme, erreur spirite, dynamique de la dette, usure planétaire, anxiété boulimique, mimésis devenue plagiat, et gaspillages qu’aucune « part maudite » à neutraliser ne peut plus justifier.

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NOTICE BIOGRAPHIQUE

Remo Guidieri, professeur d’anthropologie et d’esthétique à l’Université Paris Ouest Nanterre – La Défense ( de 1970 à 2007 ) et Permanent Visiting Professor, depuis 1986, à la Cooper Union School of Architecture, New York.

Venu de Turin pour étudier l’anthropologie, Remo Guidieri fut élève de Claude Lévi-Strauss au sein du laboratoire d’anthropologie sociale du Collège de France alors nouvellement créé. Rapidement, il se détourna du structuralisme de son maître pour poursuivre son approche de l’altérité humaine qui devait le conduire dans les îles Salomon, à Mailaita chez les Fataleka.

Il se verra confier aux éditions du Seuil la collection « Recherches anthropologiques », une collection qui permettra de faire connaître au public français des penseurs phares de l’anthropologie comme Gregory Bateson (Vers une écologie de l’esprit ; La nature et la pensée), Arthur Maurice Hocart (Rois et courtisans), Rodney Needham (La parenté en question), Bronislaw Malinowski (Journal d’ethnographe) ou encore Miguel León Portilla (La pensée aztèque).

Remo Guidieri sera aussi le premier anthropologue en France à s’interroger en profondeur sur l’esthétique des populations non occidentales. Il inaugura ainsi, au sein du département d’ethnologie et de sociologie comparative de l’Université Paris Ouest Nanterre – La Défense, un enseignement régulier sur l’étude des formes non occidentales qui donnera lieu à la création d’un certificat « d’anthropologie esthétique », repris à la Cooper Union (New York).

Auteur prolifique, publiant aussi en Italie, en Espagne ou aux États-Unis, il confie depuis plusieurs années ses nouveaux livres à l’éditeur Daniel Besace des éditions Carnets-Livres : Trois essais sur les pièges et les outils (2007), Miroir du Vestibule(2009), Après Bougainville (2010), Géométrie sauvage (2012), La mort avant, après (Carnets-Livres, 2015).

(extrait du site de la BnF)

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Les éditions Carnets Livres
ont été créées en 2005 par Daniel Besace & Francine Chatelain.

Notre désir est de publier de beaux livres fabriqués à la main,

édités à peu d’exemplaires et diffusés par des libraires amis.

Chaque livre est imprimé, façonné et relié par nos soins,
il faut compter à peu près 1 heure par livre.

Nous fabriquons environs 100 livres par mois.
Nous diffusons et fabriquons donc lentement.

livres fabriqués
chez nous
petite imprimante
temps extensible
pas trop pressé
limiter le nombre

tous sont imparfaits

avec souvent le choix de ne pas fignoler
le plaisir de l’infini
un peu de pressionet des exigences
chaque matin se lever et fabriquer quelques livres
qui seront diffusés par nos soins
vendus ou offerts
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Dominique Baur

EXPOSITION

Dominique Baur
AnimOSmen
sculptures
Exposition du 2 au 31 mars 2018
Halle Saint Pierre – à la librairie

Je trouve aujourd’hui avec mes « onimosmen » l’aboutissement de 40 années à transformer ce qui me passe à portée de mains et parfois tombe … sous la dent.
+ d’infos

LECTURE / PROJECTION

Le grand poème par Werner Lambersy
Livre d’artiste
Texte Wener Lambersy & sérigraphies Dominique Baur

Collodion éditeur, mars 2018

Samedi 31 mars 2018 à 15 heures, entrée libre
Halle Saint Pierre – à la librairie et auditorium

Exposition Dominique Baur, AnimOSmen à la libraire de la Halle Saint Pierre

Sérigraphies de Dominique Baur pour Le grand poème de Wener Lambersy

Dominique Baur par Wener Lambersy

Effets du facteur éolien de l’art sur l’érosion des choses

Werner Lambersy
Auteur de près de soixante-dix ouvrages, surtout des recueils de poésie, mais également des essais et pièces de théâtre, il est considéré comme une voix majeure de la littérature francophone.
Diverses collaborations et livres d’artistes.

Il a reçu de très nombreux prix, dont le prix Mallarmé, le prix Théophile-Gautier, le prix Maïse Ploquin-Caunx et le prix international de poésie francophone Yvan-Goll.
Chevalier Arts et Lettres en 2000.

Né à Anvers, le 16 novembre 1941, vit à Paris depuis 1982.

Dominique Baur
Artiste protéiforme qui explore tant la peinture que la céramique et le récup-art, est aussi l’initiateur de l’association « La Voie ferrée »

Mon travail est fait de pratiques empiriques, d’expériences irrationnelles. Les boues, les déchets et scories autant que les matières nobles, je les mélange pour satisfaire une curiosité cynique. 

Bernard Desportes

RENCONTRE / LECTURE

Bernard DESPORTES
s’entretiendra sur son œuvre
avec Esther Tellermann et Pierre-Yves Soucy
Lectures par Bernard Desportes d’extraits de ses derniers livres

Samedi  3 mars à 15 heures, entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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Bernard Desportes s’entretient avec le peintre et dessinateur Marcel Katuchevski 

NOTICES BIOGRAPHIQUES

Bernard Desportes, a publié une vingtaine de livres (romans, poèmes, essais).
En 1995, il crée la revue Littéraire « Ralentir travaux » qu’il dirige jusqu’en 2000.
En 2006, l’Université de Lille 3 organise un colloque sur son travail, dont les actes sont publiés en 2008, sous le titre « Bernard Desportes autrement » (Artois Presses Université).
En 2007, il est commissaire du Salon international du livre de Tanger.

Poésie et fiction

  • La Vie à l’envi (roman), Maurice Nadeau, 1985.
  • Dans l’herbe cassante (poésie), Chambelland, 1988.
  • Bribes Suds Eclats, suivi de Des errances (poèmes avec six encres de Jean Berthet), La Bartavelle, 1989.
  • Nulle part, l’été (roman), Éditions de l’Aube, 1990.
  • Les Transparents (poésie), La Bartavelle, 1991.
  • Vers les déserts (roman), Maurice Nadeau, 1999.
  • Brèves histoires de ma mère (roman), Fayard, 2003.
  • dansant disparaissant (roman), Fayard, 2004.
  • Une irritation (roman), Fayard, 2008.
  • Tout dire, L’Etrangère, 2008.
  • L’Espace du noir, (dessins de Marcel Katuchevski), Le Livre d’art, 2010.
  • L’Éternité, Al Dante, 2012.
  • Brève histoire de la poésie par temps de barbarie, La Lettre volée 2017
  • Le Cri muet (frontispice de Gilles du Bouchet), Al Manar 2018

Esther Tellermann est poète et psychanalyste.

Pierre-Yves Soucy est poète et éditeur. Il dirige les éditions La Lettre volée et Le Cormier.

 

 

Jean-Luc Johannet

RENCONTRE / DEDICACE

L’association Patrimoines irréguliers de France
invite à découvrir l’œuvre de

Jean-Luc Johannet

Présentation de l’ouvrage
Jean-Luc Johannet : dessins, maquettes, sculptures cinétiques
en présence de l’artiste,
à l’occasion de l’exposition à la galerie de la Halle Saint Pierre du 1er au 25 février 2018 

Attention rencontre du 11/02 reportée au 25/02

Dimanche 25 février 2018 à 15h, entrée libre
Réservation conseillée au 01 42 58 72 89

Halle Saint Pierre  – à l’auditorium

Interviendront :
Chiara Scordato, Danilo Proietti et Roberta Trapani
du collectif PiF (Patrimoines irréguliers de France), auteurs de l’ouvrage.
L’artiste Jean-Luc Johannet sera présent pour discuter avec le public.

*

Jean-Luc Johannet (Blois, 1951)
Ancien élève de l’École d’Architecture de Normandie, Jean-Luc Johannet est animé par le désir de concilier l’art de l’architecte à celui du plasticien. Il s’écarte très tôt du fonctionnalisme, pour se tourner vers une architecture irrégulière, organique. De son « combat pour la liberté de la forme » naît son travail visionnaire, où les limites entre la sculpture et l’architecture, la réalité et l’utopie, se brouillent. Cette œuvre regroupe une multitude de dessins, maquettes et sculptures cinétiques représentant des architectures imaginaires. Constructions d’un univers à la fois ludique et lyrique, ces créations allient l’art, la science et la technique et appartiennent au domaine du merveilleux. Elles mêlent le souvenir d’architectures lointaines, dans le temps et dans l’espace, à un imaginaire de science-fiction.

Jean-Luc Johannet : dessins, maquettes, sculptures cinétiques
L’exposition « Jean-Luc Johannet : dessins, maquettes, sculptures cinétiques » (été 2017) à la Cathédrale de Jean Linard et la Tour de Vesvre (Neuvy-Deux-Clochers), a permis de découvrir cette œuvre magistrale, qui n’a presque jamais été montrée. Les pièces exposées ont été récupérées dans les ateliers et dans la maison de l’artiste, à Blois, par les membres de l’association Patrimoines irréguliers de France, partenaire de l’exposition. Certaines se trouvant dans un état de conservation alarmante, un travail de nettoyage et de restauration a été assuré.

C’est dans la perspective de conserver une trace de cette exposition, considérée par l’artiste comme un moment essentiel de son parcours, que les associations partenaires ont choisi d’autoéditer l’ouvrage Jean-Luc Johannet : dessins, maquettes, sculptures cinétiques, rassemblant 70 pages de photographies sur l’ensemble des œuvres présentées lors de l’exposition, des textes critiques sur le travail de l’artiste, ainsi qu’une partie de ses écrits et de ses archives.

Concernant l’avenir de l’œuvre de Johannet, l’artiste souhaiterait la préserver dans son intégralité, à travers l’acquisition par une collection, afin qu’elle puisse être conservée dans des bonnes conditions et régulièrement montrée au public.

Les bénéfices de la vente de l’ouvrage sont recueillis par l’association Patrimoines Irréguliers de France afin de poursuivre le travail de mise en valeur de l’œuvre de cet artiste visionnaire, dans l’espoir de trouver une solution à sa sauvegarde.

Patrimoines Irréguliers de France

Le PIF (Patrimoines Irréguliers de France) est une association ayant pour objectif la protection et la mise en valeur d’univers inventés par des irréguliers de l’art. Bâtis, sculptés et/ou dessinés, ces patrimoines fleurissent dans les banlieues du système culturel, qu’ils court-circuitent pour leur résistance à être saisis, à être catégorisés. Ils associent plusieurs techniques, médiums et disciplines et évoluent avec les auteurs qui les créent, suivant le flux de leurs rêveries. Réels et irréels à la fois, ils sont donc évolutifs, éphémères, interdisciplinaires, inclassables. Ils demeurent souvent dans la clandestinité, risquant l’oubli. A travers des rencontres, des expositions et des publications, Patrimoines irréguliers de France vise à faire sortir de l’ombre ces lieux autres, qui ouvrent une brèche dans le réel, en suggérant que la vie est rêve.