A perdita d’Occhio

 Animation interculturelle

FILM & RENCONTRE


à partir du film-documentaire
« A perdita d’Occhio »
réalisé par
Morena CAMPANI
Conception, production :
Mieko Matsumoto et Morena Campani

Dimanche 27 janvier 2019 à 15 heures – entrée libre

Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Halle Saint Pierre
– à l’auditorium

RÉSUMÉ DU FILM

C’est l’histoire de la rencontre à Paris entre deux femmes, l’une venue du Japon il y a 50 ans et l’autre arrivée d’Italie il y a 10 ans. Elles éprouvent le besoin de se réconcilier avec leur culture d’origine en cherchant les causes de leur départ. Par un va-et-vient entre l’Occident et l’Extrême-Orient dévoilant ressemblances et dissemblances, les vécus des deux femmes s’entremêlent sur le fil rouge de « Aïda », l’espace des possibles.

Pour approfondir la relation interculturelle, notre démarche a consisté à rencontrer des chercheurs, des artistes, des philosophes, qui ont théorisé, intégré, réfléchi sur différents sujets :

Quand on se rencontre il y a forcément un espace entre les deux personnes qui devient l’espace commun, un espace qui ne peut pas se faire tout seul. C’est Aïda, un espace qui change selon les personnes et selon l’interlocuteur, par rapport à nous-même et à nos changements…

KIMURA Bin

Je pense qu’il est urgent qu’ « Aïda » soit découvert en Occident, que nous apprenions à l’habiter, et permettions ainsi l’émergence créative du vivant. 

Hélène Trocmé-Fabre

Et à intérioriser des notions telles que :

Ma culture est la logique selon laquelle j’ordonne le monde. Et cette logique, je l’ai apprise dès ma naissance… Je la trouve naturelle donc invisible. 

Raymonde CARROLL

Aller dans le centre, c’est rencontrer la « vérité » sociale, c’est participer à la plénitude superbe de la « réalité ». La ville dont je parle (Tokyo) présente ce paradoxe précieux : elle possède bien un centre, mais ce centre est vide. Toute la ville tourne autour d’un lieu à la fois interdit et indifférent, demeure masquée sous la verdure, défendue par des fossés d’eau, habitée par un empereur qu’on ne voit jamais, c’est à-dire, à la lettre, par on ne sait qui. 

Rolland BARTHES


Dans ce film, nous avons exploré les thèmes :

– Espace-temps, l’entre (AIDA),
– Orient – Occident,
– Féminin – Masculin,
– Forme et Fond,
– La perception de la honte par rapport au handicap, par rapport à la diversité
– Acceptation de l’autre, l’unicité et la singularité de l’être (chacun a son récit),
– Refus de sa propre culture,
– Immigration (être étranger),
– La vie et la mort, etc.
La rencontre interculturelle peut se dérouler à partir de ces thèmes, en considérant
les trois niveaux de préoccupation : soi-soi, soi-l’autre (soi-les autres), soi-le monde.

Elle se compose de 4 parties :

1) introduction, invitation au film : 10mn
2) découverte du film : 69mn
3) pause (thé-café) : 15mn
4) discussion par groupe de 8 à 12 participants : 1h30

Nous mettrons en place un questionnement :

– Qu’est-ce qu’être étranger ? Y a-t-il un étranger dans ma famille ?
– Qu’est-ce que la culture ? Ce que j’aime dans ma culture, Ce que j’aime dans ma
culture d’origine, Ce que je n’aime pas dans la culture où je vis, Ce que j’aime
dans la culture de l’autre…
– Les faits qui me tracassent, qui me choquent, qui me déroutent, qui me laissent
dans l’incompréhension dans le pays où je vis…
– Comment créer les liens ?

La rencontre a pour objectif de découvrir ensemble les valeurs telles que :

Tronc commun primordial du vivant, Liberté intérieure pour vivre mieux, Sens de la
culture, Unicité de l’être, Espace des possibles de chacun…

NOTE DE L’AUTEUR

« Aïda » en japonais, signifie « entre », un écart, marquant la contiguïté et la distinction entre deux choses / personnes, ou encore entre deux événements. Il est non seulement un espace, mais surtout une expérience, physique et mentale. Aïda est un vide, un espace de suspension, à partir de la perception d’une distance et d’une proximité. Entre les deux yeux, ainsi que… entre deux regards.

Aujourd’hui, dans ce monde qui souffre de nos différences, c’est-à-dire de la conséquence de notre diversité, et qui se bat pour conforter les identités plutôt que la singularité de chacun, l’intolérance est devenue l’élément le plus courant. Agir, en faisant l’analyse d’une culture « tierce », une culture « autre», pourrait servir de catalyseur pour
prendre conscience de notre culture.
L’innovation de ce projet est de nous donner l’opportunité d’acquérir les valeurs positives du dialogue interculturel, de chercher l’authentique dans l’autre, de s’ouvrir vers de nouvelles formes de langage, de langues, de gestes et de non-verbal ; de s’ouvrir à une dimension qui va au delà des frontières.
La méthodologie basée sur la créativité, renforcerait le partage et la valorisation des cultures, en prenant soin de promouvoir les différentes activités, en les redistribuant dans des emplacements corrects et en encourageant l’expression artistique, la participation, le développement des compétences sociales et civiques.

Au fil de ses expériences Mieko s’aperçoit qu’en passant par sa culture d’origine, son regard vers la culture française s’est différencié : « Je commence à discerner les cultures respectives dans leur diversité. Une pensée a germé en moi : une culture autre, en tant qu’élément tiers, pourrait contribuer à trouver la voie à suivre dans la construction de l’avenir… Elle permettrait, en tant que catalyseur, de comprendre les bienfaits des rapports interculturels, et de prendre conscience du fonctionnement de la culture en général… »

Contact – Association ReEXISTER : reexister@gmail.com
Mieko Matsumoto : Tel. 06 88 68 93 44 – mieko.matsumoto@gmail.com
Morena Campani : Tél. 06 59 95 13 51 – morenacampani@gmail.com

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Le projet est porté par l’Association ReEXISTER

L’association a pour but d’accompagner la conception, la production et l’exploitation de projets multi/inter/transdisciplinaires de résistance. Prendre soin des artistes engagés et de leurs approches sensibles au quotidien, dans des démarches fragiles et incertaines mais authentiques pour qu’ils puissent nous livrer leurs œuvres, au quotidien.

Les événements proposés par l’Association « ReEXISTER » visent à permettre la rencontre ; les débats, tables-rondes, spectacles et formations que l’association organise ont le but de rapprocher les différentes générations, cultures, communautés culturelles et linguistiques. L’Association élabore son identité dans une culture basée sur l’interdisciplinaire et le multiculturel, comme une forme d’expression de notre existence humaine.

ReEXISTER agit aussi dans le domaine de la culture et de l’éducation, impliquée directement dans la participation et la coopération des communautés en particulier des jeunes et des femmes. L’association a une importante expérience dans le domaine culturel, certains aspects étant précieux dans le développement des méthodologies et des outils pédagogiques. En particulier, elle milite pour la société en difficulté et les défavorisés. Les questions sociales abordées sont l’intégration, la cohésion sociale, la citoyenneté…

Remerciements à :
Lucila Viso, Hélène Trocmé-Fabre, Marie-Hélène Metoyer, Catherine Loriot,
Stefka Chincheva.

Références :
Le langage du vivant, Hélène Trocmé-Fabre, 2013, HDiffusion, collection Précursions

DVD « A perdita d’Occhio », Morena Campani :
http://www.harmattantv.com/videos/film-(vod-dvd)-3422-A-PERDITA-D-OCCHIO-A-PERTE DE-VUE-DOCUMENTAIRES.html

PARTENAIRES

Séminaire INECAT 2019

Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur de médiation artistique et  d’art-thérapie)

Logo-inecatprésentent
Le Séminaire mensuel 2019 à la Halle Saint-Pierre
sous la direction de Jean-Pierre Klein,

 Chaque 3ème samedi de 14H30 à 16H30 de janvier à mai
suivis d’une journée entière avec des art-thérapeutes en juin.

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Entrée 14 €  (7 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)

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Samedi 19 janvier 2019 de 14h30 à 16h30

Violence dans et de l’Education Nationale 
 par Hervé Benoit,
Docteur en Sciences de l’Education, INSHEA,  

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Violences réelles, violences symboliques  

La violence paralyse le corps de l’être violenté, elle l’empêche de penser, elle s’inscrit en deçà des mots, en deçà de toute remémoration, dans une temporalité figée. C’est l’effondrement, le deuil impossible, la fixation de la personne dans le statut de victime, voire de coupable de la violence subie. Ou bien c’est la fixation de la personne migrante, handicapée, etc., dans la violence d’une stigmatisation. L’évocation du trauma tourne à l’invocation qui le réitère. Essayer d’oublier comme si rien ne s’était passé est un leurre. Comment réagir sans tomber dans la compassion émotionnelle, le psychologisme, ou une réaction limitée à la condamnation des responsables ?

Le monde actuel n’est presque totalement que violence. Cependant, on note partout un début de prise de conscience, de dénonciation, de mobilisation. Assistons-nous au début d’une ère d’alternative violente à la violence ? Mais d’abord comprenons ce qu’est la violence, mesurons en quoi elle n’est perçue que dans sa dimension de destruction, et comment elle peut devenir une force. L’art, la sociologie, la philosophie, la psychanalyse, la pensée humaniste, les sciences de l’éducation, l’art-thérapie peuvent-ils non seulement analyser la violence agie et subie mais aussi donner des pistes de son dépassement, voire de sa transfiguration symbolique ? Qu’en est-il de la violence source de création, d’accomplissement, de dynamisme vital ? À quoi la violence comme qualité – et non comme passage à l’acte – peut-il donner accès ?

Intervenants prévus :

19/01 Hervé Benoit, Dr en Sciences de l’éducation, INSHEA,  Violence dans et de l’Education Nationale (titre provisoire).

16/02 Jean-Marc Talpin : professeur de psychologie, psychologue : Violence du vieillir, violence dans  la vieillesse, violence sur les vieux.

16/03 Pascal Coulon, Enseignant en philo et en esthétique, Origines de la violence et violence des origines, L’apport de l’anthropologie de René Girard.

20/04/2019 Ahmed Madani, Metteur en scène

Le 18/05/2019 est en cours de programmation,

Le 15/06 toute la journée : L’art-thérapie, de la violence réelle à la violence symbolique.

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Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
Entrée 14 €  (7 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

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Jean Pierre Klein
Pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne, Jean-Pierre Klein est l’auteur de nombreux livres, soutenus notamment par Paul Ricoeur ou Jean Duvignaud, dont le
« Que Sais-je ? » sur L’art-thérapie.
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, docteur habilité à diriger des recherches en psychologie, auteur dramatique, il dirige l’INECAT, première école à délivrer des titres professionnels de « médiateur artistique » et d’« art-thérapeute » reconnus par l’État.

Ouvrages (seléction)couverture
Initiation à l’art-thérapie

Découvrez-vous artiste de votre vie.

Ed Marabout (2014)
4ème de couvertureLire un extrait
Psychothérapies d’enfants et d’adolescents : une réinvention permanente de Jean-Pierre Klein et Michel Hénin (6 mars 2014)
– Scènes d’une cure ordinaire, roman, Paris, Éditions HD, 2013
– Penser l’art-thérapie, Paris, PUF. 2012 (postface de H. Maldiney)

INECAT, établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique  et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat.
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris,
en savoir plus (ICI)

La Revue (ICI)

Paris occulte

Rencontre

Bertrand Matot
auteur de l’ouvrage
Paris occulte

ALCHIMISTES DE L’OMBRE, SPIRITES INSPIRÉS, MAGES SULFUREUX, TRAQUEURS DE FANTÔMES ET ASTROLOGUES VISIONNAIRES

Editions Parigramme

Dimanche 10 février 2019, à 15 heures (entrée libre)
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

“ Bertrand Matot offre une galerie de portraits piquants, superbement illustrée, de ce long envoûtement parisien.”
– Le Monde des livres

Feuilleter le livre

Si Paris a toujours dialogué avec les forces de l’esprit, c’est au milieu du XIXe siècle que la fascination pour les sciences occultes prend une ampleur inédite. Dans les salons de la bonne société et jusqu’au palais des Tuileries – où Napoléon III tente d’entrer en contact avec son oncle –, on fait danser les tables pour communiquer avec l’au-delà et les fantômes. Tandis que les alchimistes s’enferment dans leurs cabinets, écrivains ésotériques, artistes médiums, photographes spirites, magnétiseurs et féministes spiritualistes se passionnent pour le surnaturel. Parallèlement, des savants émérites auscultent des spectres dans leurs laboratoires et des personnages étranges s’adonnent à des messes noires. De la Grande Guerre à l’Occupation, la vogue occultiste s’enrichit d’un cortège de personnalités extraordinaires mues par un désir de magie et de mysticisme. Les visions des mages continuent de prospérer dans la littérature, l’art, la presse et la politique : astrologues, voyantes, fakirs, devins et oracles deviennent les gourous des temps modernes.

Journaliste de formation, Bertrand Matot a travaillé pour la télévision. Chercheur indépendant et passionné d’histoire, il a publié plusieurs ouvrages, dont La Guerre des cancres, préfacé par Patrick Modiano.

#parcoeur

#parcoeur
septième édition
Samedi 15 décembre de 14h30 à 18h – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Imaginez le dispositif.
Une personne sur scène qui dit son texte appris par cœur.

Devant elle, un « public » composé de ceux qui ont fait le choix d’apprendre un texte et de le partager, mais aussi, puisque la salle est grande, de ceux qui, par timidité ou trac, ou parce qu’ils veulent vivre l’expérience en spectateur, préfèrent rester en retrait.

Tous ces gens se connaissent-ils ? Oui et non.

L’important est que les personnes qui prendront la parole aient toutes fait le choix d’un texte, peu importe le texte, que leur temps de parole ne dépasse pas 5 minutes, pour laisser aux autres la place.

Il ne s’agit pas de lire un texte, vous l’avez compris, mais de l’apprendre, de le faire sien, de le faire mémoire, de le faire cœur, de le faire chair et partage.

Vous pouvez vous contenter de quatre vers, d’un paragraphe si votre mémoire est peu fiable. Peu importe.

Dîtes ces quelques mots I shin den shin, formule issue de la tradition zen : « de mon cœur à ton cœur ».

[ RENCONTRE / DÉDICACE ]

Nils Tavernier
Le facteur Cheval
Jusqu’au bout du rêve

Dimanche 13 janvier 2019 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Editions Flammarion (14/11/2018)


[Feuilleter]

En 1879, à Hauterives dans la Drôme, le facteur Cheval effectue chaque jour dix heures de marche pour boucler sa tournée de 32 kilomètres… Pas un instant de repos pour ce fils de paysan qui n’est allé que six ans à l’école. Et pourtant, la maturité venant, il se lance dans l’une des aventures les plus extraordinaires du siècle. Trente-trois années durant, sans aucune connaissance de l’architecture, il va bâtir pour l’amour de sa fille Alice un Palais idéal «vu en songe». Un palais aujourd’hui classé monument historique et visité par le monde entier…

Auteur et réalisateur, Nils Tavernier a été bouleversé par la destinée étonnante de ce simple facteur devenu un artiste reconnu.

Sa vie lui a inspiré un film magnifique ainsi que le présent livre, première grande biographie de Ferdinand Cheval nourrie d’archives inédites, notamment de son journal.
Le film sortira  en salle le 16 janvier 2019 avec à l’affiche Jacques Gamblin et Laetitia Casta.
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Revue K

Les éditions Revue K vous invitent à découvrir
leurs deux dernières publications de la collection L’instant

Beffroi de Radek Fridrich
pastels et lithographies de Pierre Alechinsky
&
Vers où le sommeil de Jan Sojka
encres de Maëlle Labussière

Mise en voix Marion Bonassies, Adèle Godefroy, Théophile Moreau,
Radek Fridrich 
et Jan Sojka.

Dimanche 2 décembre 2018 à partir de 15 heures – entrée libre


Halle Saint Pierre
– à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Les deux ouvrages sont traduits du tchèque par Erika Abrams.

 

Fondée à Paris, en mars 1981, sous l’égide du poète et plasticien Jiri Kolar — figure emblématique de la dissidence artistique tchèque qui entamait alors un exil de près de vingt ans dans la capitale française —, l’association Revue K s’est appliquée, dans son périodique trimestriel, à faire connaître surtout des représentants de la diaspora tchèque et slovaque de l’après-1968. Les cinquante-trois numéros parus à ce jour réunissent ainsi des échantillons de l’œuvre de plus d’une centaine de peintres et de sculpteurs dispersés aux quatre coins du monde. Au-delà d’une simple recension, le propos est d’observer et d’étudier dans la durée l’évolution des sensibilités de ces artistes intégrés aux milieux et aux cultures les plus divers. Depuis 1989, l’association a élargi son horizon éditorial avec des collections de poésie et des livres d’art : portfolios, estampes, catalogues d’exposition, monographies et albums photographiques. Elle organise également des expositions et d’autres événements.

+ d’infos

RENCONTRE / LECTURE
avec
Séverine Jouve
pour son roman
Les chercheurs de lumière
Révolutions minuscules
Préface de François Dominique
L’Harmattan, Collection Amarante
, 2018

Présentation par François Rannou,
écrivain, poète, directeur de la revue Babel Heureuse

Lecture par la comédienne Sarah Jalabert

Dimanche 20 janvier 2019 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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En trois récits entremêlés dont le trait commun est l’admiration pour l’oeuvre d’un poète, le lecteur rencontrera Marie, écrivain, Suzanne, peintre, Alexandre, musicien : chacun entretient avec l’autre un rapport subtil dont l’unique motif est « l’oeuvre à faire ». Pour chacun des trois artistes dont nous partageons la quête, la lumière n’est pas une métaphore mais une expérience concrète. Une délicate alchimie des lisières s’opère entre le souci de l’oeuvre et la vision qui nous est offerte des lieux traversés : terrasse, bibliothèque dans un parc, forêt…

Notices biographiques

Séverine Jouve est écrivaine, plasticienne, journaliste et conférencière, elle vit à Florence. Elle a publié des essais consacrés à l’esthétique « fin de siècle » : Les Décadents (Plon, 1989) et Obsessions et perversions (Hermann, 1996). Pour son premier roman, Lettres intérieures (Balland, 1992), elle fut lauréate du Prix Villa Médicis hors-les-murs.

 Retrouvez l’interview de l’auteur dans l’émission « Social Club » présentée par Frédéric Taddéï sur Europe 1

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©Olga Caldas


Sarah Jalabert est comédienne, lectrice publique et radiophonique, et auteure. C’est la voix de l’écriture qui l’a entraînée vers la voix parlée. Entendre la voix du texte dans son corps, où sa propre voix vient, ou revient faire ensemble langage.
Elle crée des lectures-spectacles où petit à petit se joint la musique, pour un dialogue toujours en création. Parmi elles, Hugo et ses femmes, avec le comédien Jean-Claude Drouot, (Festival du Romantisme d’Allauch) ; Une chambre à soi, de Virginia Woolf, avec les musiciennes canadiennes de viole de gambe Les Voix Humaines (Festival d’Île-de-France) ; récemment Histoire qui se déchire sur le corps d’une femme, du poète Adonis, (invité d’honneur aux Rencontres poétiques Les Porteurs de Mots, chez Lily-Germ, Hautes-Pyrénées), avec le multi-instrumentiste Alexis Kowalczewski.
Tout dernièrement à la Halle Saint-Pierre, Les anges aiment nos pleurs, de cette rosée avides, (extrait de l’anthologie Célèbre la terre pour l’ange) d’après l’oeuvre de Rainer Maria Rilke, avec l’écrivain Jean-Philippe de Tonnac et la violoncelliste et chanteuse Birgit Yew von Keller.
Auteure, elle publie des nouvelles et deux romans : Toujours autre (2001); Des Tombereaux de Désir (2007); et Celui qui ouvre  (2012) aux éditions de l’Âge d’Homme ; Héloïse (2017) en version numérique et audio, ainsi que Thérèse ou La Nuit de L’Ossuaire (2019) aux éditions en ligne 15k.fr.

+ d’infos

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François Rannou
poète et essayiste breton né à Nice en 1963.
Il a créé avec le poète Jean-Louis Aven la revue « La Rivière Échappée » (1989-2000) devenue ensuite une collection de poésie aux éditions « Apogée ». Il coordonne également la collection Poésie chez Publie.net.
Il a également traduit des poèmes allemands de Peter Huchel, américains d’Emily Dickinson et catalans de Joan Szlvat-Papasseit, coordonné l’édition du double numéro de la revue « L’Étrangère » sur André du Bouchet en 2007 ainsi que « Littérature de Bretagne », dans la revue « Europe en 2005.
Il a créé en 2017, avec Gwen Catalá, la revue de poésie  » Babel heureuse »
Dernier ouvrage publié : La Pierre à trois Visages, aux éditions Lanskine, 2018.

Regards sur le Japon

PROJECTIONS

REGARDS SUR LE JAPON
Il n’y a pas que l’art brut dans la vie, même au Japon !

Une proposition de Denis Lavaud dans le cadre de l’exposition
Art Brut Japonais II (8/09/18 – 10/03/19)

Samedi 22 septembre 2018 à partir de 14h30 – entrée libre

Halle Saint Pierre, à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

LES FILMS

Nous avons opté pour une série de films documentaires de cinéastes français portant leur regard sur divers aspects de la société et culture japonaise … sans oublier l’art brut.

 

  • Eijiro Miyama, Philippe Lespinasse et Andress Alvarez, 2007, 13′.
    (Le Tourne/Lausanne, Lokomotiv Films/Collection de l’Art Brut, tiré de Diamants bruts du Japon, collection de 9 films)

    Un singulier personnage aux vêtements bariolés, au chapeau orné de poupées et de jouets circule à vélo dans les rues de Yokohama. C’est Eijiro Miyama alors âgé de 73 ans.

     

  • Naoshima, (Dream on the Tongue)Claire Laborey, 2015, 67′.
    (japonais sous-titré français et anglais) en présence de la réalisatrice.
    Films de Force majeure

    Une petite île de la mer intérieure de Seto : exode rural, population vieillissante. Dans les années 1990, l’implantation d’un centre d’art contemporain suscite l’incompréhension chez les uns, la curiosité chez les autres. Une approche sensible et une réflexion sur la place de l’art dans la vie quotidienne.

 

  • Kunizo Matsumoto, Bruno Decharme, 2007, 7′.

    abcd Art Brut

    Kumizo Matsumoto fait la plonge dans le restaurant familial à Osaka et collectionne compulsivement toute sorte d’imprimés, entassés dans sa chambre. Illettré il a créé sa propre langue dont il remplit des cahiers ou écrit sur le calendrier du restaurant.
    Quand il manque de place il trace les signes dans l’air en une chorégraphie imaginaire.

     

  • Pinku Eiga : Inside the pleasure dome of the japanese erotic cinema.* Yves Montmayeur, 2012, 125′, japonais sous-titré français.
    Empreinte Digitale pour CINÉ+.Expérience cinématographique unique, le film érotique nippon a su canaliser tous les débordements artistiques, politiques et sexuels de la société contemporaine japonaise. Des images underground pop et arty des Pinku Eiga, aux films d’auteurs de la série mythique du Roman Porno produite par le studio de la Nikkatsu, ce documentaire est une exploration aussi jouissive que sulfureuse de  l’imaginaire érotique japonais !
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    * déconseillé – 16 ans