Conférences de l’Association pour la recherche sur le surréalisme (APRES)

organisées par Françoise Py, maitre de conférence université Paris 8

de janvier 2015 à juin 2015 le deuxième samedi du mois de 15h à 18h

Halle Saint Pierre – auditorium (entrée libre)

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PROGRAMME

Samedi 10 janvier 2015
Projection du film de Fabrice Maze sur Victor Brauner (éditions Seven Doc, collection Phares, fin 2014). Débat avec le réalisateur, Camille Morando et Fabrice Flahutez.

Samedi 14 février 2015
Laurence Imbert Deutsch, peintre et sculpteur, dialogue avec ses amis poètes : Jean-Pierre Faye, Françoise Geier, Jean-Clarence Lambert, Daniel Loewers et Jean-Loup Philippe.

Samedi 14 mars 2015
Projection du film de Fabrice Maze sur Marcel Duchamp, 3ème volet(éditions Seven Doc, collection Phares, 2013). Débat avec le réalisateur, Marc Décimo et Paul Franklin.

Samedi 11 avril 2015
Poésie et musique : Marcel Eglin, Françoise Vincent et Aruna.
Musique klezmer : Sylvie Hoppe et Marcel Eglin.

Samedi 9 mai 2015
Jean-François Rabain : conférence sur Unica Zürn. Débat avec Jean-François Rabain et Georges Bloess.

Samedi 13 juin 2015
Carte blanche à Dominique Calmet : quelques éditions surréalistes d’aujourd’hui.

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Informations pratiques :

Halle Saint-Pierre : 2 rue Ronsard — 74018 Paris, Métro Anvers.
Françoise Py : 06.99.08.02.63, francoise.py@univ-paris8.fr
L’Association pour l’étude du surréalisme est présidée par Henri Béhar

 

Hommage à Octavio Paz

Conférences de l’Association pour la recherche et l’étude du surréalisme (APRES)
organisées par Françoise Py, maitre de conférences à Paris 8

HplMS01bHommage à Octavio Paz

Conférence Octavio Paz et l’Orient par Hervé-Pierre Lambert à l’occasion de la sortie de son livre éponyme aux éditions Classiques Garnier (collection Perspectives comparatistes).

Débat avec l’auteur et Jean-Clarence Lambert


Dimanche 26 octobre 2014
à 15h
Halle Saint Pierre – auditorium (entrée libre)

 

Double hommage par Hervé-Pierre Lambert au poète, prix Nobel de littérature, dont on fêterait cette année les cent ans. Octavio Paz est nommé ambassadeur du Mexique en Inde en 1962. Poste qu’il abandonnera en octobre 1968 en signe de protestation lors de la répression des étudiants de Tlatelolco. Ce passage par l’Inde et son choc culturel fut déterminant. Cet œuvre, au carrefour de cultures mondiales, accueille et fait dialoguer la mythologie préco-lombienne, le surréalisme, le bouddhisme, l’hindouisme ou encore la poésie japonaise. Hervé-Pierre Lambert nous parlera des confrontations si fructueuses dans l’œuvre de Paz entre Mexique et Orient, pensée orientale et modernité occidentale.

 

Informations pratiques

Françoise Py : 06.99.08.02.63, francoise.py@univ-paris8.fr
L’Association pour l’étude du surréalisme est présidée par Henri Béhar

 

L’ATELIER CONTEMPORAIN

La Halle Saint-Pierre invite la revue et les éditions
L’ATELIER CONTEMPORAIN

Lectures
CHRISTOPHE GROSSI, Ricordi
JACQUES MOULIN, Portique
VALERE NOVARINA, Personne n’est à l’intérieur de rien

Samedi 25 octobre de 16 à 17 heures, entrée libre

Halle Saint Pierre – auditorium

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Sans titre-1Christophe Grossi, Ricordi
Dessins de Daniel Schlier; Arno Bertina
Parution : 7 octobre 2014 -112 pages / 15 €

Sans doute Christophe Grossi a-t-il des origines italiennes. Peut-être. Admettons. On sait qu’il faut se méfier des patronymes, que Stendhal n’était pas le nom de Stendhal, et que d’autres s’appellent Volodine parce que leur état civil peine à contenir le grand nombre qu’ils sont. Christophe Grossi aurait donc des ricordi plutôt que des souvenirs. Peut-être, admettons. Mais on pourrait aussi bien dire que l’auteur nous balade en évoquant l’Italie et ses aïeux. Est-ce qu’on ne cherche pas à être de tous les pays, quand on écrit ? Ce pas de côté (écrire « mi ricordo » plutôt que ce « je me souviens » déjà si familier aux oreilles françaises) n’est-il pas simplement une métaphore de l’écriture, qui est toujours un pas de côté… ? L’Italie est le pays fantastique des écrivains français, un pays qui sera tout le temps sidérant et décoiffant aux gens du Nord que, sfortunati, nous sommes. Il suffit de lire ces 480 fragments pour deviner tout cela : la matière de cette autobiographie informe, ouverte, outrepasse de loin l’auteur, qui est sans doute né au début des années 70. Notre logiciel est sans âge, la mémoire est un mystère et mystérieuse elle agrandit notre horizon jusqu’à la communauté et aux groupes qui figurent très vite des îles du passé, ou des archipels (au hasard : les Partisans ; au hasard : les adorateurs de Lollobrigida ; au hasard : ceux qui savent pourquoi Gino Bartali a été déclaré « Juste parmi les nations »). Sans elle on crèverait d’être nous-mêmes, grâce à elle – c’est Proust qui le dit – une forme d’éternité devient possible, oui, mais surtout enviable.
- ARNO BERTINA

Parce que toute histoire est trouée et chaque souvenir un récit, parce que je ne pouvais accepter que la perte des origines italiennes soit synonyme d’abandon ou de disparition, les ricordi – ces souvenirs qui appartenaient à d’autres que moi et sont désormais aussi les miens – ont jailli dans le désordre, entre liste et litanie, à la manière de Joe Brainard ou de Georges Perec. Ici, Mi ricordo ne veut pas dire « Je me souviens » mais « Je se souvient » : de Turin, d’Alba, des Langhe, d’histoires d’amour, de mensonges, de trahisons, d’amnésies, de volontés d’oubli et de désirs de fuir, d’Antonioni, Bolis, D’Arzo, De Sica, Fenoglio, Loren, Luzi, Magnani, Mangano, Pasolini, Patellani, Pavese, Rossellini…
Tout ce qui est écrit dans Ricordi a réellement eu lieu en Italie dans les années 40-60, à quelques débordements près, et tout est vrai – sauf les souvenirs.
- C.G.

Christophe Grossi, né en 1972, après des études de Lettres, a été successivement libraire (aux Sandales d’Empédocle), chargé des relations avec les libraires (pour Les Solitaires intempestifs et Sabine Wespieser éditeur), libraire en ligne (pour ePagine).
Il anime depuis 2009 le site « déboîtements » (www.deboitements.net) qui est son laboratoire d’écriture. Il a publié en 2011 un récit sous la forme d’un road-novel : Va-t’en va-t’en c’est mieux pour tout le monde (publie.net et publie.papier).

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Sans titre-3Jean Dubuffet & Valère Novarina,
Personne n’est à l’intérieur de rien
Parution : 24 mars 2013 – 144 pages / 20 €

Des lettres échangées entre 1978 et 1985 par Jean Dubuffet et Valère Novarina, rien ne devrait nous permettre de dire qu’elles sont de l’ordre de l’amitié, de la déférence, ou de l’admiration. Bien plus, on ne saurait à les lire tenir pour assuré quoi qu’en disent les biographes, que l’un est un des peintres majeurs de son temps, arrivé au grand âge, et l’autre un écrivain au tout début de sa reconnaissance, peintre au vif et dramaturge. Pour un peu c’est l’inverse qui pourrait être vrai, tant ce qui paraît compter n’est pas de cet ordre-là. Pas de croustillant dans l’entretien d’un vieil homme avec un plus jeune sur l’art et la langue, mais un vivant essor, réciproquement salué.
- PIERRE VILAR

Édition complète de la correspondance entre les deux artistes, largement inédite, augmentée d’un entretien, et de textes de Valère Novarina en échos à la figure de Jean Dubuffet. Avec la reproduction de 46 documents et œuvres tous inédits.

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Sans titre-2Jacques Moulin, Portique
Dessins d’Ann Loubert
Parution : 7 octobre 2014 – 64 pages / 10 €

Qui de nous pour ne pas être fasciné à la géométrie des ports ? Nous savons reconnaître et saluer de longtemps la beauté des villes, la beauté de l’objet industriel, la puissance fabuleuse de la mer. Mais que nous déambulions sur un port, et tout se rejoint. Le bateau est ville, la grue attrape le ciel, la main de l’homme est dans le moindre arrangement nécessaire ou à l’abandon des couleurs et des choses, et chaque barque ou chalutier ou cargo est en soi un monde, emportant comme la totalité de l’humanité à son bord, sous l’horizon qui de toute façon le dépassera. Le port est cette jonction. Et c’est pour cela que chacun dispose de ses ports intérieurs, et c’est pour cela que nous les arpentons,grands ou petits, ici ou à l’autre bout des quais du monde, comme une ancienne retrouvaille. Mais comment écrire ce sentiment intérieur livré à l’ouvert, et riche de sa complexité, bois et fer, couleurset toiles, ciel et humanité repliée, souvent meurtrie de sa propre histoire. « J’ai toujours baissé les yeux devant la mer », dit Jacques Moulin, ou bien « j’ai cheminé dos àla mer », mais à condition que ce soit « pour faire entrer la mer en soi ». Cela ne définit pas le projet, mais cela le contextualise : la mer intérieure dont chacun de nous dispose, c’est celle de l’enfance. La mienne est de digues et marais, et la vie ouvrière de ceux qui cultivent la vase, règlent les écluses. La brisée claire des falaises de Normandie m’a toujours été aussi étrangère que l’impossibilité de marée aux pieds des villes en gradin de Méditerranée. Et pourtant, d’un seul mot ici dans cette suite de fragments qui sont chacun
comme leurs propres brisants (« je viens d’un pays où chaque jardin se dépose aux brisants »), il me semble que c’est tout ce silence intérieur de la rêverie à marcher sur les quais du port, n’importe quel port et tous les ports, que je retrouve avec mon propre bloc d’enfance, quand avec père et grand père on allait récupérer les treuils des mytiliculteurs de l’Aiguillon-sur-Mer chez Fumoleau, à « La Ville-en-Bois », comme on nommait ce quartier en bout de La Rochelle qui était voué à l’industrie de la mer. Un texte qui tient, cependant, ne se résume pas à son projet ni à son principe. Il ne suffit pas d’aimer. Ici, c’est la fragmentation qui crée la marche, la narration comme éparpillée, toute livrée à la présence des choses. On a souvent cela dans ce grand livre avec petit port breton dans les pages, qu’est Dire I & II de Collobert, comme Jean Rolin, avec un tout autre principe narratif, fait de la prose de son Terminal Frigo une déambulation elle-même langue et géométrie. Ici, c’est du côté de Tarkos qu’on cherche la granulosité de la langue : ne jamais la laisser se recomposer comme image, parce que l’image alors se substituerait à cette présence des choses, liée seulement à leur contexte, et au fait qu’ici sur le port nous ne serons que passager. La rigueur est dans l’émiettement.
Que les mots qui disent ce qu’on voit disent aussi le mouvement, impossible de l’écrire :
« l’intraduisible en conteneur » parmi mille autres exemples. On écrit cette tâche insatiable
d’écriture, qui heurte au plus simple et au plus lumineux, trouve les corps (ici, le «portiqueur » dans sa cabine) et nomme sa propre raison de langue. Ce qu’on goûte à lampées dans le lyrisme continu des versets de Saint-John Perse afflue ici comme gravier de langue, mais c’est bien la même exigence : les acronymes, les inscriptions, le vocabulaire technique et que tout s’efface dans la seule fonction immuable, « mer rouillée» s’il faut. Est-ce qu’on ne reconnaît pas un texte fort à ce qu’il n’est pas en lui-même sa propre terminaison ou finalité, mais vient chercher en vous-même sa traversée vers le dehors, l’écrit alors avec vos images et votre corps mémoire ? Il ne s’écrit ici qu’un mouvement, il ne s’écrit qu’une traversée : le vieux mot « portique » (il est dans Racine) est à la fois l’objet et la matière du port, il est cela dans quoi on passe pour l’en-avant, et la vieille construction humaine de son enracinement sur la terre, devant la mer. Que crissent aussi les mots pour vous dans les haussières.
- FRANÇOIS BON

Initiation à l’art-thérapie

couvertureRencontre et signature
à l’occasion de la parution de
Initiation à l’art-thérapie
Découvrez-vous artiste de votre vie

de Jean-Pierre Klein
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne
Ed Marabout (2014)
4ème de couverture
Lire un extrait

Samedi 18 octobre à 17 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – Auditorium


Jean Pierre Klein
Pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne, Jean-Pierre Klein est l’auteur de nombreux livres, soutenus notamment par Paul Ricoeur ou Jean Duvignaud, dont le
« Que Sais-je ? » sur L’art-thérapie.
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, docteur habilité à diriger des recherches en psychologie, auteur dramatique, il dirige l’INECAT, première école à délivrer des
titres professionnels de « médiateur artistique » et d’« art-thérapeute » reconnus par l’État.

Ouvrages récents :
Scènes d’une cure ordinaire, roman, Paris, Éditions HD, 2013
Penser l’art-thérapie, Paris, PUF. 2012 (postface de H. Maldiney)

 

 

CURATING OUTSIDER ART

Manfred Teege

Manfred Teege

Conférence de l’EOA
European Outsider Art Association

CURATING OUTSIDER ART
les 15/16 mai 2014

Halle Saint Pierre

The board of EOA is pleased to announce this year’s conference and general assembly at Halle Saint Pierre.

http://www.outsiderartassociation.eu/

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About the conference :

More and more institutions for contemporary art integrate art works by outsider artists in exhibitions or permanent collections today. As a lot of these artists are not thinking in terms of the art scene or art market they are unfamiliar with ways of presentation and exhibiting their works. Professional art curators, on the other hand, are often unfamiliar with the context of and special ideas behind outsider art and tend to press it into well-known presentation formats, cutting off important dimensions of the works. The conference “Curating Outsider Art” wants to look for ways to mediate between artists and curators in this field. Speakers include: Martine Lusardy, Pierre Muylle, Thomas Röske.

1- Board_EOARaija Kallioinen (Vice president, FI), Jan Ulrik Sakø Juhl (Secretary General, DK), Thomas Röske (President, D), Marc Steene (UK), Marina Giordano (IT)© Helka KetonenEOA Board à Raija Kallioinen (Vice president, FI), Jan Ulrik Sakø Juhl (Secretary General, DK), Thomas Röske (President, D), Marc Steene (UK), Marina Giordano (IT) © Helka Ketonen

2-EOAIngeborg Luscher (Artiste, D) et Thomas Röske (Prinzhorn Collection, D) © Raija Kallioine3-EOADieter de Vlieghere (University of Leuven, B) et Thomas Röske (Prinzhorn Collection, D)© Raija Kallioinen4-EOACarine Fol (Central for Contemporary Art, B) et Thomas Röske (Prinzhorn Collection, D)© Raija Kallioinen5-EOAJohn Maizels (Raw Vision, UK) et Martine Lusardy (Halle Saint Pierre, FR)© Raija Kallioinen

6-EOA
Pierre Muylle (MadMusée, B) et Carine Fol (Central for Contemporary Art, B)© Raija Kallioinen
7-EOAJohn Maizel (Raw Vision, UK) devant les œuvres de Viljo Gusstafsson (FI), esposition Raw Vision © Raija Kallioinen

8-EOASimon McAuley et Julia Krause-Harder Thomas Röske (Prinzhorn Collection, D) © Raija Kallioinen

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Programme 2014

May 15, 2014
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4:30 p.m.: European Outsider Art Association General Assembly (members only)
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7:00 p.m.: Opening event : “It is a question of atmosphere”
Artist Ingeborg Lüscher (Locarno, Switzerland) talking with Thomas Röske, director of the Prinzhorn Collection and chairman of European Outsider Art Association (Heidelberg,
Germany)
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May 16, 2014
9:00 a.m.: Reception

9:30 a.m.: Introduction, Dr. Thomas Röske

10:00 a.m.: Understanding Outsider Art as a Curatorial Concept,
Dieter De Vlieghere (University of Leuven, Belgium)

10:45 a.m.: Coffee Break

11:15 a.m.: Exhibiting Outsider Art in Halle Saint Pierre,
Martine Lusardy (Halle Saint Pierre, Paris, Fance)

12:00 a.m.: It’s alive?!,
Carine Fol (Centrale for Contemporary Art, Brussel, Belgium)
and Pierre Muylle (MadMusée, Liège, Belgium)

12:45 p.m.: Lunch Break

2:45 p.m.: Documenting and Exhibiting Environments,
Jo Farb Hernandez (San José State University,California, USA)

3:30 p.m.: Coffee Break

4:00 p.m.: The Artist’s Viewpoint,
Simon McAuley and Julia Krause-Harder talking with Thomas Röske

5:30 p.m.: End of the Conference

 

 

 

Séminaire mensuel “art et thérapie”

Conçu et animé par Jean-Pierre Klein
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne

Le corps peut-il être métaphorique de lui-même ?
Après cinq années consacrées à l’énigme de la création et à l’avènement de la métaphore et son expérimentation, nous abordons cette année la question de la réappropriation du corps propre grâce à son abord métaphorique.

Chaque troisième samedi du mois de janvier à juin 2015, de 14h30 à 16h30
17/01 ; 21/02 ; 21/03 ; 18/04 ; 16/05 ; 20/06

le samedi 20 juin sera co-organisé par Jean-Pierre Klein et Bernard Chouvier, psychanalyste, Professeur émérite de psychopathologie, Université de Lyon

Halle Saint Pierre – auditorium
Entrée : 10 € / 5 € pour les élèves INECAT
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89


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Argument général

Notre société qui élit le corps-pour-autrui pour unique corps, ou qui abolit le corps sous du virtuel, ou qui malmène le corps (en particulier des femmes), fait-elle l’économie du corps propre dit aussi le corps même ?

Le corps de l’art, le corps dans l’art, le corps-art, l’art corporel, peuvent-ils nous faire percevoir ce qu’est le corps métaphorique ?

Le corps dans la transe, l’hallucination, les états de dépersonnalisation, ou la simple ébriété peut-il même se manifester alors que la personne ne le reconnaît pas comme sien, voire le nie ou ne le sent pas en vie.

Les notions de corporéité, de théâtralité, d’écriture charnelle, de l’exploration de son intime sonore, du corps initiatique peuvent-elles nous éclairer sur les corps qui doublent notre corps et qui, par là-même, le révèlent ?

L’abord métaphorique du corps (les abords métaphoriques des corps) peuvent-ils réintroduire indirectement le corps, la métaphore permettant sa réappropriation ?

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Interview de Jean-Pierre Klein à la Halle Saint Pierre saison 2013

Jean Pierre Klein
Pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne, Jean-Pierre Klein est l’auteur de nombreux livres, soutenus notamment par Paul Ricoeur ou Jean Duvignaud, dont le
« Que Sais-je ? » sur L’art-thérapie.
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, docteur habilité à diriger des recherches en psychologie, auteur dramatique, il dirige l’INECAT, première école à délivrer des
titres professionnels de « médiateur artistique » et d’« art-thérapeute » reconnus par l’État.

Ouvrages récents

couvertureVient de paraitre :
Initiation à l’art-thérapie
Découvrez-vous artiste de votre vie.
Ed Marabout (2014)
4ème de couverture
Lire un extrait

Scènes d’une cure ordinaire, roman, Paris, Éditions HD, 2013

Penser l’art-thérapie, Paris, PUF. 2012 (postface de H. Maldiney)

 

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INECAT
Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat)

INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris

Vivre et expérimenter la métaphore

Séminaire mensuel chaque troisième samedi du mois à partir de janvier à juin 2014, Conçu et animé par Jean-Pierre Klein, psychiatre honoraire des Hôpitaux, pionnier de l’art-thérapie.

Roberte HamayonRoberte Hamayon :
“Jouer” dans le chamanisme sibérien
exploiter la métaphore et l’aléa pour mieux anticiper l’avenir
Samedi 15 mars 2014 de 14h30 à 16h30
Halle Saint Pierre – auditorium
Réservation conseillée :  01 42 58 72 89

Entrée : 10 €/ 5 € pour les élèves INECAT

La conférence sera suivie de signatures à la librairie de la Halle Saint Pierre.
Roberte Hamayon, à l’issue de la conférence, signera son ouvrage Jouer. Une enquête anthropologique, La Découverte

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Roberte Hamayon (née en 1939 à Paris) est une anthropologue française, Directeur d’études émérite à l’École pratique des hautes études (EPHE), dans la section Sciences religieuses (Religions de l’Asie septentrionale), et ancienne directrice du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense.

Ses recherches portent entre autres, sur le modèle chamanique, substrat religieux traditionnel des peuples autochtones de Sibérie et de Mongolie. Après un premier séjour en Mongolie en 1967 puis dans la République de Bouriatie en Sibérie orientale en 1967, elle participe à la création du Centre d’études mongoles et sibériennes en 1969, puis en prend rapidement la direction jusqu’en 2007.

Entretiens vidéo sur le site des Archives Audiovisuelles de la recherche
Roberte Hamayon et le chamanisme sibérien

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SÉMINAIRE 2014

Vivre et expérimenter la métaphore

Après quatre années consacrées aux questions : « Pouvons-nous redevenir artistes de nos vies ? », « L’énigme de la création est-elle ineffable ? », « Art-thérapie et changement de  paradigme », « L’avenir est-il oblique ? Pour l’avènement de la métaphore », nous abordons cette année des expériences vives métaphoriques, passant ainsi de la réflexion à sa mise en pratique comme approche du réel.

« Il s’agissait en effet de savoir si les métaphores, et les jeux de mots, et les énigmes, qui ont pourtant bien l’air d’avoir été imaginés par les poètes par divertissement, ne portent pas à spéculer sur les choses de manière nouvelle et surprenante »
Le nom de la Rose, Umberto Eco

DATES

18/01
Michel Maffesoli, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut Universitaire de France,
L’expérience de la métaphore
,
la métaphore met en jeu l’entièreté de l’être. Au plus proche de son étymologie, “espérir”, il s’agit de mourir à soi pour naître à l’autre.

15/02
Bernard Rigaud, Dr EHESS, chercheur en psychanalyse et en anthropologie,  
L’être est mis en demeure de devenir autre,
l’Existence selon Maldiney.

15/03
Roberte Hamayon, Anthropologue spécialiste des populations mongoles et sibériennes, directeur d’études émérite à l’EPHE,
‘Jouer’ dans le chamanisme sibérien, exploiter la métaphore et l’aléa pour mieux anticiper l’avenir

19/04
François Dingremont, Dr en esthétique EHESS,
Efficacité de la fiction depuis la Grèce archaïque et antique
 : les muses d’Hésiode, Ulysse, Hermès, leur actualité

17/05
Bernard Chouvier, Psychanalyste, Professeur émérite de psychopathologie, Université de Lyon,
L’objet de hantise, entre deuil et illusion : l’objet de hantise comme le tigre ou le miroir chez Borges est une métaphore de l’angoisse de persécution et de dépersonnalisation

21/06
Renée-Laetitia Richaud, psychanalyste maïeute,
La création esthétique ou la rencontre avec un objet esthétique est thérapeutique 
: sortir de la non-pensée à l’adolescence

Programme susceptible de remaniements

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INECAT
Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat)

INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris

Vivre et expérimenter la métaphore

71lu1313u3L._SL1500_Bernard RIGAUD
Dr EHESS, chercheur en psychanalyse
et en anthropologie, 

L’être est mis en demeure de devenir autre, l’Existence selon Maldiney.

La transformation de soi par l’altérité
La preuve par l’art :
L’homme est en devenir dans un monde

en devenir

*Samedi 15 février 2014 de 14h30 à 16h30

Halle Saint Pierre – auditorium
Réservation conseillée :  01 42 58 72 89
Entrée : 10 €/ 5 € pour les élèves INECAT

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*La conférence sera suivie de signatures à la librairie de la Halle Saint Pierre

Séminaire mensuel chaque troisième samedi du mois à partir de janvier à juin 2014, Conçu et animé par Jean-Pierre Klein,
psychiatre honoraire des Hôpitaux, pionnier de l’art-thérapie

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RigaudBernard Rigaud est docteur de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Un parcours pluridisciplinaire l’a conduit du droit à la science politique et à l’histoire, en passant par la philosophie. Bernard Rigaud a publié plusieurs articles dans la revue Psychiatrie Française et un livre sur la pensée du philosophe Henri Maldiney en 2012. Il se laisse par ailleurs surprendre par la pratique de la peinture.

Janvier 201

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Bernard Rigaud : Henri Maldiney, La capacité d’exister (éditions Germina, 2012)

Bernard Rigaud présente la pensée d’Henri Maldiney, à la lumière de ce que fut sa propre rencontre avec cette œuvre. Œuvre faite pour lui de provocations et de sommations. Provocante, cette œuvre l’est en tant qu’elle invite à penser deux impensables : l’être du monde et des autres, accessible sur la seule base d’une rencontre avec eux, et notre propre être, dont la rencontre, elle-même essentielle, ouvre à la surprise d’exister. Quant aux sommations, elles sont d’aller en premier lieu « là où des hommes sont mais n’existent pas », l’asile psychiatrique en particulier, où des êtres ont perdu la capacité d’exister ; mais ils pourraient la trouver à la faveur, précisément, de l’expérience de la rencontre. Un des apports majeurs de la pensée de Maldiney est d’avoir su parcourir les voies thérapeutiques qu’ouvre l’art dans le domaine des dysfonctionnements de l’esprit. En second lieu, c’est dans l’atelier de l’artiste que Maldiney nous invite à entrer, autre lieu privilégiée de la surprise d’exister.
- éditions Germina

Quatrième de couverture :

La pensée d’Henri Maldiney, né en 1912, couvre les champs de la maladie mentale, de l’art, de la philosophie, ouvrant entre ces domaines des chemins inattendus. Il a influencé nombre de psychiatres, de philosophes et d’artistes.

Partant des différentes modalités du mal-être, de la dépression, de la psychose, la pensée d’Henri Maldiney devient une pensée sur l’être. Mais comment penser ce qui est ? Nous serons conduits par cette question vers une nouvelle compréhension de la maladie mentale, découvrant en particulier la dimension humaine de la folie, et faisant une nouvelle expérience de l’art.

La meilleure façon de proposer une introduction à cette pensée est sans doute de faire partager une expérience de rencontre. Bernard Rigaud, en travaillant sur différents sujets, a croisé et recroisé de façon régulière la pensée de ce philosophe. À chaque occasion, il a été éclairé et inspiré.

Extrait

Lyon, 1980. Il fait son cours assis, sans aucune note, voix monocorde. Ses mots semblent sortir des tréfonds de son âme. Ils n’en paraissent pas moins inspirés par un impalpable au-delà. Son élégance toute britannique, arbore tweed ocre brun et kaki ; sa chevelure blanche et dense pèse sur sa tête qui rentre légèrement dans les épaules, comme empreinte d’humilité. Captivés, les étudiants ont de violentes et roboratives respirations, comme sortant d’une apnée.

Henri Maldiney déroule sa pensée faite de sommations et de provocations, comme s’il égrenait un chapelet. J’étais loin d’imaginer que cette pensée serait un point d’ancrage de mon existence : elle ne me renvoyait alors qu’à une certaine perplexité, marquée du malaise de ne pas la saisir. Longtemps je l’ai fréquentée avec un sentiment de précarité dans ma compréhension. Le cordon qui me reliait à cet entendement était incertain et fragile. Je ne me décourageais pas. Il me faudra du temps pour que je comprenne que cette pensée me conduisait à la « chose même » de l’existence.

Cette « chose même », l’existence, c’est « la possibilité toujours ouverte de rencontrer, et la rencontre est en toute situation humaine, le moment de réalité ». Mais ce noyau dur, insécable, est extrêmement volatile, il est comme une image nette sur un support vaporeux… éphémère mais toujours recomposable avec la concentration de l’imagination.

L’œuvre d’Henri Maldiney, né en 1912 à Meursault en Bourgogne et élevé en Franche-Comté (lycéen à Besançon puis à Lyon), pourrait être qualifiée de poétique comme on peut le dire, au sens large, d’une forme de langage qui change une forme de vie, ou inversement d’une forme de vie qui change une forme de langage. En parler, c’est bien sûr faire référence à un ensemble de livres qui constituent l’œuvre écrite. Il s’agit principalement de quatre grands ouvrages : Regard, Parole, Espace (L’Âge d’Homme, Lausanne, 1973), Art et existence (Klincksieck, Paris, 1985), Penser l’homme et la folie (Jérôme Millon, Grenoble, 1991), Ouvrir le rien, l’art nu (Encre marine, La Versanne, 2000). Ces publications ont eu un caractère tardif et Maldiney a d’abord fait « œuvre orale » : celle de son enseignement à Gand d’abord, puis principalement à Lyon.

Élève de l’École normale supérieure, où il a obtenu l’agrégation de philosophie, il a été prisonnier en Allemagne pendant la guerre, puis professeur d’université titulaire de la chaire de Philosophie générale, d’Anthropologie phénoménologique et d’esthétique. Discutant Martin Heidegger, Ludwig Binswanger et Erwin Straus, commentant Freud, Husserl et Szondi, il a contribué de manière décisive à l’analyse existentielle (Daseinsanalyse). Grand lecteur des classiques grecs et allemands, qu’il questionne sans cesse, il est devenu familier de la pensée chinoise et d’œuvres majeures de peinture de la Chine ancienne.

La meilleure façon de proposer une introduction à la pensée d’Henri Maldiney, c’est peut-être de faire partager une expérience personnelle de rencontre. Plus précisément de la rencontre du concept de rencontre, comme fondement de l’existence et de la réalité. En travaillant différents sujets, et ainsi que dans l’activité de l’écriture et de la peinture, j’ai croisé de façon régulière cette pensée, avec le sentiment, parfois fugitif mais réjouissant, d’y voir plus clair… Je comprenais qu’elle me ramenait chaque fois à l’essentiel, me permettant de prendre appui, à partir de « l’irréductible », cet idéal philosophique. Idéal qui prend une coloration particulière, puisqu’en croyant se confronter à du solide, on est face au… « rythme de l’ouverture au monde ». Qu’on ne s’y trompe pas, c’est bien en fait là le « solide », mais comme peut l’être le souple roseau.

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SÉMINAIRE 2014

Vivre et expérimenter la métaphore

Après quatre années consacrées aux questions : « Pouvons-nous redevenir artistes de nos vies ? », « L’énigme de la création est-elle ineffable ? », « Art-thérapie et changement de  paradigme », « L’avenir est-il oblique ? Pour l’avènement de la métaphore », nous abordons cette année des expériences vives métaphoriques, passant ainsi de la réflexion à sa mise en pratique comme approche du réel.

« Il s’agissait en effet de savoir si les métaphores, et les jeux de mots, et les énigmes, qui ont pourtant bien l’air d’avoir été imaginés par les poètes par divertissement, ne portent pas à spéculer sur les choses de manière nouvelle et surprenante »
Le nom de la Rose, Umberto Eco

DATES

18/01
Michel Maffesoli, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut Universitaire de France,
L’expérience de la métaphore
,
la métaphore met en jeu l’entièreté de l’être. Au plus proche de son étymologie, “espérir”, il s’agit de mourir à soi pour naître à l’autre.

15/02
Bernard Rigaud, Dr EHESS, chercheur en psychanalyse et en anthropologie,  
L’être est mis en demeure de devenir autre,
l’Existence selon Maldiney.

15/03
Roberte Hamayon, Anthropologue spécialiste des populations mongoles et sibériennes, directeur d’études émérite à l’EPHE,
‘Jouer’ dans le chamanisme sibérien, exploiter la métaphore et l’aléa pour mieux anticiper l’avenir

19/04
François Dingremont, Dr en esthétique EHESS,
Efficacité de la fiction depuis la Grèce archaïque et antique
 : les muses d’Hésiode, Ulysse, Hermès, leur actualité

17/05
Bernard Chouvier, Psychanalyste, Professeur émérite de psychopathologie, Université de Lyon,
L’objet de hantise, entre deuil et illusion : l’objet de hantise comme le tigre ou le miroir chez Borges est une métaphore de l’angoisse de persécution et de dépersonnalisation

21/06
Renée-Laetitia Richaud, psychanalyste maïeute,
La création esthétique ou la rencontre avec un objet esthétique est thérapeutique 
: sortir de la non-pensée à l’adolescence

Programme susceptible de remaniements

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INECAT
Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat)

INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris

 

Vivre et expérimenter la métaphore

Séminaire mensuel “art et thérapie”
chaque troisième samedi du mois à partir de janvier à juin 2014, de 14h30 à 16h30
Conçu et animé par Jean-Pierre Klein
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne

 

AVT_Michel-Maffesoli_334Samedi 18 janvier 2014 de 14h30 à 16h30

Invité :
Michel MAFFESOLI
Professeur à la Sorbonne, membre de l’Institut Universitaire de France,

L’expérience de la métaphore,
la métaphore met en jeu l’entièreté de l’être.
Au plus proche de son étymologie, “espérir”, il s’agit de mourir à soi pour naître à l’autre.

Halle Saint Pierre – auditorium
Réservation conseillée :  01 42 58 72 89
Entrée : 10 €/ 5 € pour les élèves INECAT

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Michel Maffesoli, né le 14 novembre 1944 à Graissessac, Hérault, est un sociologue français. Ancien élève de Gilbert Durand et de Julien Freund, professeur à l’université Paris Descartes, Michel Maffesoli a développé un travail autour de la question du lien social communautaire, de la prévalence de l’imaginaire et de la vie quotidienne dans les sociétés contemporaines, contribuant ainsi à l’approche du paradigme postmoderne.

Il est nommé en 1981 professeur des universités, à la Sorbonne, à l’université Paris-Descartes, et y tient un séminaire doctoral jusqu’à sa retraite en 2012.

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PROGRAMME ET DATES 2014

Vivre et expérimenter la métaphore

Après quatre années consacrées aux questions : « Pouvons-nous redevenir artistes de nos vies ? », « L’énigme de la création est-elle ineffable ? », « Art-thérapie et changement de  paradigme », « L’avenir est-il oblique ? Pour l’avènement de la métaphore », nous abordons cette année des expériences vives métaphoriques, passant ainsi de la réflexion à sa mise en pratique comme approche du réel.

« Il s’agissait en effet de savoir si les métaphores, et les jeux de mots, et les énigmes, qui ont pourtant bien l’air d’avoir été imaginés par les poètes par divertissement, ne portent pas à spéculer sur les choses de manière nouvelle et surprenante »
Le nom de la Rose, Umberto Eco


DATES

18/01
Michel Maffesoli, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut Universitaire de France,
L’expérience de la métaphore
,
la métaphore met en jeu l’entièreté de l’être. Au plus proche de son étymologie, “espérir”, il s’agit de mourir à soi pour naître à l’autre.

15/02
Bernard Rigaud, Dr EHESS, chercheur en psychanalyse et en anthropologie,  
L’être est mis en demeure de devenir autre,
l’Existence selon Maldiney.

15/03
Roberte Hamayon, Anthropologue spécialiste des populations mongoles et sibériennes, directeur d’études émérite à l’EPHE,
‘Jouer’ dans le chamanisme sibérien, exploiter la métaphore et l’aléa pour mieux anticiper l’avenir

19/04
François Dingremont, Dr en esthétique EHESS,
Efficacité de la fiction depuis la Grèce archaïque et antique
 : les muses d’Hésiode, Ulysse, Hermès, leur actualité

17/05
Bernard Chouvier, Psychanalyste, Professeur émérite de psychopathologie, Université de Lyon,
L’objet de hantise, entre deuil et illusion : l’objet de hantise comme le tigre ou le miroir chez Borges est une métaphore de l’angoisse de persécution et de dépersonnalisation

21/06
Renée-Laetitia Richaud, psychanalyste maïeute,
La création esthétique ou la rencontre avec un objet esthétique est thérapeutique 
: sortir de la non-pensée à l’adolescence

Programme susceptible de remaniements

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Interview de Jean-Pierre Klein à la Halle Saint Pierre saison 2013

Jean Pierre Klein,
Pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne, Jean-Pierre Klein est l’auteur de nombreux livres, soutenus notamment par Paul Ricoeur ou Jean Duvignaud, dont le
« Que Sais-je ? » sur L’art-thérapie.
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, docteur habilité à diriger des recherches en psychologie, auteur dramatique, il dirige l’INECAT, première école à délivrer des
titres professionnels de « médiateur artistique » et d’« art-thérapeute » reconnus par l’État.

INECAT
Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat)

INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris
www.inecat.org

 

Outsider Art Fair

outsider art fair OAF PAris 2013- art brut art singulier gricha rosovLa Halle Saint Pierre participe à la première édition
de l’Outsider Art Fair à Paris
du 24 au 27 octobre 2013
Hôtel Le A
4, Rue d’Artois, Paris 75008

en savoir plus : http://www.outsiderartfair.com/

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Programme présenté par l’American Folk Art Museum, New York

 

Vendredi, le 25 octobre 2013
10h00 – 11h00 / Rez-de-chaussée, Hôtel Le A
Place limitée. Réservation suggérée

Invité: Jean-Hubert Martin, commissaire d’exposition

Dans sa récente exposition, Théâtre du monde (La maison rouge, Paris, 2013; Mona, Hobart, 2012), Jean-Hubert Martin tisse des liens sensibles entre des œuvres et des objets hétérogènes – une approche muséologique typique de ce commissaire, qui vise à renouveler le regard. Ses projets – notamment Magiciens de la terre (Centre Pompidou, Paris, 1989), Artempo (Museo Fortuny, Venise, 2007) et ses biennales (Sydney, San Paulo, Lyon, Moscou, Venise) – privilégient l’ouverture des frontières artistiques et le décloisonnement culturel. Ces déplacements nous invitent plus largement à réfléchir sur la notion d’art brut et son ouverture graduelle aux productions non occidentales. Du spécifique à l’universel, de quoi ces œuvres nous parlent-elle et que provoquent-elles dans l’espace imaginé de l’exposition ?

Organisé et animé par Valérie Rousseau, conservatrice de l’art brut et de l’art autodidacte à l’American Folk Art Museum, avec la participation de Barbara Safarova, présidente d’abcd (art brut connaissance & diffusion) et directrice de programme au Collège International de Philosophie.

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Samedi, le 26 octobre 2013
10h00 – 11h00 / Rez-de-chaussée, Hôtel Le A
Place limitée. Réservation suggérée

Invitées: Sandra Adam-Couralet, critique d’art & commissaire d’exposition indépendant et Nanette Jacomijn Snoep, responsable des collections Histoire, Musée du quai Branly

Cette séance en compagnie de Sandra Adam-Couralet (Judith Scott, Collège des Bernardins, 2011) et de Nanette Jacomijn Snoep (Exhibitions : L’invention du sauvage, Musée du quai Branly, 2011) propose de réfléchir sur l’exposition Maîtres du désordre (Musée du Quai Branly, Paris, 2012, commissariat de Jean de Loisy), à laquelle elles ont étroitement collaboré. En se référant notamment aux créations et pratiques sélectionnées dans ce projet, elles s’interrogent sur les figures comparées du chaman et de l’artiste, sous l’angle de la transgression, et sur les représentations de l’altérité et de la différence, illuminant par là des facettes et particularités de l’art brut.

Organisé et animé par Valérie Rousseau, conservatrice de l’art brut et de l’art autodidacte à l’American Folk Art Museum.

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