Werner Lambersy

RENCONTRE / SIGNATURE

Werner LAMBERSY
à l’occasion de l’anniversaire du poète

Samedi 16 novembre à 15 heures – entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

 

LECTURES
par Jean-Luc Debattice
&
Nouvelle parution
 Ligne de fond 
éditions La Rumeur libre

INVITES
Dominique Baur
Jean Claude Bologne
Philippe Bouret
Seyhmus Dagtekin
Otto Ganz
Jean-Louis Giannoni
(sous réserve)
Nadine Monfils
(sous réserve)
Jean-Claude Tardif
Pierre Vanderstappen

& de nombreux autres poètes et amis

Conversation poétique

Trois poètes vont lire, débattre et signer leur livre :
Isabelle Lévesque, Chemin des centaurées
Sylvie Fabre G., Pays perdu d’avance
Pierre Dhainaut, Après
Samedi 12 octobre 2019 à 15 heures – entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
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Avec ce nouveau recueil, Isabelle Lévesque poursuit sa quête du lien homme-amour-nature. Chemin des centaurées est une longue promenade dans la campagne durant un long printemps, de mars jusqu’au solstice d’été. La campagne, ses herbes, ses fleurs, ses chemins, ses arbres, ses ciels, ses pluies, font naître la pensée — « Seules les pensées qu’on a en marchant valent quelque chose », écrivait Nietzsche.

Le jour ne cesse de paraître,
que cherche-t-il ici ?

Les branches penchées ne se relèvent pas.
Il faut traverser.

Sauras-tu renaître à ce murmure ?

C’est l’aube de la vie, Isabelle Lévesque ressent chaque matin de cette longue saison comme un renouveau, des renaissances, elle craint la nuit, l’obscurité, la sombre lumière, la poésie c’est la lumière : « Dis encore, dis plus fort, que la nuit n’est tombée qu’un instant. » Marcher sur le chemin des centaurées, c’est aller à la rencontre de nous-mêmes : « Courons, derrière le vent, courons ! »

Soyons éphémères et secrets,
allongeons sans fin l’ombre et l’or du cœur serré,
sans regret du passé rompu.
Le jour attend.

La poète invite le lecteur à fouler de tels chemins, et franchir les ponts qui comme une tapisserie, retisserons nos liens avec nous-mêmes, ce nous caché, qui est, dans Chemin des centaurées, un, l’autre et tous.

Les remarquables peintures de Fabrice Rebeyrolle ont su capturer, sur les chemins, les centaurées des poèmes.


Avec Pays perdu d’avance, Sylvie Fabre G. a porté son écriture dans ce qu’elle appelle un « registre lyrique ». Ce tournant, ou plutôt ce passage exceptionnel vers une écriture plus classique s’est imposé à elle avec la disparition de sa mère. En relatant des moments de son enfance, la poète retourne aux sources de l’enfance, et aussi, et surtout, aux sources de sa poésie. Les thèmes de Pays perdu d’avance retrouvent les grandes images et figures fondatrices de la vie et de son œuvre.
« Sans doute reviens-je aux racines réelles et irréelles de la langue, nous dit Sylvie Fabre G., celles qui constituent la mienne en particulier. Le texte est aussi traversé par le souffle des lectures de certains poètes. Le rapport à la mort et à l’origine, les exils, l’amour et la douleur l’habitent aussi. »

Les poèmes qui composent Après, les notes comme le précise l’auteur, Pierre Dhainaut, tentent de restituer l’expérience intérieure de son séjour en hôpital.
Il lui aura fallu attendre plusieurs semaines après sa sortie pour se remettre à écrire, pour se réapproprier le langage, en rédigeant ces notes, avant que la poésie lui soit à nouveau possible.« Sur le coup, ai-je pensé à la poésie ? demande Pierre Dhainaut. Cette question, en d’autres temps, m’aurait paru inconvenante. La place qui était la sienne, la première, fut soudain et pour longtemps inexistante ou presque : avec le recul il me faut remettre en cause ce en quoi j’avais cru. Pourquoi accorder tant d’importance à la poésie si dans les circonstances les plus rudes elle n’offre aucune aide ou pire, si l’on ne songe pas à lui en réclamer une ? »
Après est peut-être sa réponse à sa question.

Les vents ont fui, les mots ont fui, la voix
n’a plus que la force en ce lieu
comme en ce temps de si peu de place
ou de si peu d’heures, de constater
son impuissance, elle n’ira pas au-delà :
nous la raffermirons sans savoir quoi dire
en prenant sur nous de nous tourner
vers la muraille et la fenêtre obscure,
nous pressentirons qu’il n’y a aucune impasse,
mais qu’un poème attend que les mots lui reviennent
avec les vents qui feuillettent les pages
du livre imprévisible…

Rencontres en surréalisme

Rencontres en surréalisme organisées par Françoise Py
à la Halle Saint-Pierre chaque deuxième samedi de novembre à juin 2019
ainsi que le samedi 19 octobre et le dimanche 8 mars de 15h30 à 18h
sauf pour les trois journées d’étude où l’horaire est précisé
dans le cadre de l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme (L’APRES)

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PROJECTION
Prenez garde à la peinture …
et à Francis Picabia


Film de Rémy Ricordeau
Seven Doc, Collection Phares, 2019, 100’

En présence du réalisateur
Débat avec le réalisateur et Henri Béhar

Samedi 19 octobre 2019 – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée :  01 42 58 72 89

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Le film

Après avoir, avec son ami Marcel Duchamp, décrété la mort de l’art, Francis Picabia est devenu une référence incontournable aux yeux de ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’art moderne et son rapport à la liberté.

« Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction » affirmait-il. Il convient de prendre son humour au sérieux : la cohérence de sa démarche réside en effet dans son insatiable curiosité et son goût immodéré de la vitesse et du jeu, cette soif de vivre désespérée qui ne s’est accommodée d’aucun conformisme ni d’aucune autre règle que celle du désir de tout expérimenter.

S’il a par ailleurs été écrivain, poète et amateur d’automobiles, la vie dans tous ses excès était à ses yeux préférable à son œuvre ; et le jeu des passions à la morbidité des dogmatismes. Ce film se propose ainsi de retracer la vie de Francis Picabia en soulignant l’importance de sa singularité dans l’histoire intellectuelle et artistique du 20e siècle.

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A venir :
Samedi 9 novembre 2019 : Michel Maffesoli : Du surréalisme à la postmodernité. Conférence suivie d’un échange avec la salle.



PROGRAMME 2019/2020

  • Samedi 19 octobre 2019 : Projection du film de Rémy Ricordeau : Prenez garde à la peinture … et à Francis Picabia  (Seven Doc, Collection Phares, 2019, 100’), en présence du réalisateur. Débat avec le réalisateur et Henri Béhar.
  • Samedi 9 novembre 2019 : Michel Maffesoli : Du surréalisme à la postmodernité. Conférence suivie d’un échange avec la salle.
  • Samedi 14 décembre 2019 :
    11h – 16h30 : Journée d’étude sur Louis Janover, dirigée par Henri Béhar, Michel Carassou et Françoise Py. Avec la participation de Louis Janover, Florian Langlais, Maxime Morel et Georges Rubel.

    16h30 – 17h30 
    : Lecture performance par Charles Gonzales du texte d’Antonin Artaud, Van Gogh le suicidé de la société.
  • Samedi 11 janvier 2020 :
    15h30 – 16h15 : Fabrice Pascaud : André Breton et l’astrologie.16h20 – 17h45 : Projection du film de Fabrice Maze : André Barbault : l’astrologie au coeur (Seven Doc, 2019, 60’). Débat animé par le réalisateur et Fabrice Pascaud.
  • Samedi 8 février 2020 : 11h-18h : Journée d’étude sur Elie-Charles Flamand : poésie et alchimie, dirigée par Henri Béhar et Françoise Py.
    Avec la participation d’Obéline Flamand, de Pierre Geste, Marc Kober,
    Jean-Clarence Lambert, Patrick Lepetit et Michel Passelergue.
  • Dimanche 8 mars 2020 : En compagnie d’Aimé Césaire, poèmes dits et chantés par Bernard Ascal : conception et voix, Yves Morel : arrangements, trombone, accordina, clavier,  Delphine Franck : violoncelle, voix.

Cet événement s’inscrit dans le cadre du Printemps des Poètes 2020 consacré au Courage.

  • Samedi 14 mars 2020 : Fernando Arrabal en performances par Wanda Mihuleac. En présence d’Arrabal. Avec la participation d’Alejandra Jordan et de Valentine Mizzi.

Cet hommage à Arrabal s’inscrit dans le cadre du Printemps des Poètes 2020 consacré au Courage.

  •  Samedi 4 avril 2020 : Journée d’étude sur Charles Fourier dirigée par Henri Béhar et Françoise Py avec la participation de Michel Maffesoli et de René Schérer.

Présentation de la revue Les Cahiers Européens de l’Imaginaire, CNRS Editions, à l’occasion de la sortie du dernier numéro sur La Nuit.

  • Samedi 9 mai 2020 : Picasso poète par Georges Sebbag. Conférence suivie d’une table ronde animée par Georges Sebbag avec Marie-Laure Bernadac, conservatrice générale honoraire, Emmanuel Guigon, directeur du musée Picasso de Barcelone et Androula Michaël, historienne de l’art.
  • Samedi 13 juin 2020 : programme à venir.

Les trois Journées d’étude sont organisées avec le concours de l’université Paris 8, Laboratoire Arts des Images et Art Contemporain (AIAC), équipe de recherche Esthétique, Pratique et Histoire des Arts ( EPHA).

Halle Saint-Pierre, 2 rue Ronsard, métro Anvers.

Françoise Py : 06 99 08 02 63 et francoise.py@univ-paris8.fr

 

Collection Zakhor

RENCONTRE / PRÉSENTATION

X pierres de folie 
Préface de Muriel Richard-Dufourquet
Editions l’Arachnoïde, Collection Zakhor

Entretien avec Jean-Louis Giovannoni, écrivain,
et Muriel Richard-Dufourquet, directrice de la collection Zakhor

Samedi 28 septembre 2019 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium

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Collection Zakhor
X pierres de folie (collectif, 2019)
Préface de Muriel Richard-Dufourquet qui dirige la collection Zakhor
Quelqu’un parle, elles parlent dans la solitude l’angoisse la mélancolie dans ces hôpitaux aux lumières d’équarrissage, ces hôpitaux d’hier et d’aujourd’hui. La folie – ce mot-peur, ce mot tabou, cet état vrai – fait naître chez ces femmes une poésie intense et brûlante, porte entrebâillée sur un autre monde. Quelqu’un parle et murmure encore, avec elles l’ange s’envole toujours pour finir en poupée chiffon, pauvre ange enchaîné retournant inlassablement à la fenêtre grillagée de l’hôpital. Emma Santos dit « saisir cet instant entre raison et folie… pour ne pas avoir à choisir entre littérature et délire. ». Entrer dans la folie c’est entrer dans la souveraine apparence de qui vous nommez « fou ». Elles, toutes – Sophie Podolski, Agnès Rouzier, Emma Santos, Miriam Silesu, Anne Thébaud, Raphaële George, Mary Barnes, Unica Zürn – chantent la cruelle douleur de la si haute solitude quand la nécessité d’écrire est la nécessité de vivre encore avant que le fil d’argent ne casse et que s’éteignent le soleil et les étoiles.
Muriel Richard-Dufourquet

Jean-Louis Giovannoni est un écrivain et poète français, né à Paris le 7 janvier 1950 (de père corse et de mère d’origine italienne).
Il a exercé le métier d’assistant social, pendant plus de trente cinq ans, dans un hôpital psychiatrique parisien. Il effectue aussi des lectures de poésie dans les prisons.
Il fonde en 1977, avec Raphaële George, la revue Les Cahiers du double qu’il codirige jusqu’en 1981.
De 2005 à 2007, il est membre du comité de rédaction de Nouveau Recueil .
Il reçoit le prix Georges-Perros en 2010.
Il est président de la Maison des écrivains et de la littérature de juin 2011 à juin 2012.

Collection Zakhor

Zakhor, en hébreu signifie « souviens-toi ». Comme son nom l’indique, cette collection des éditions L’arachnoïde a pour ligne éditoriale de faire découvrir et redécouvrir des auteurs français et étrangers et de rassembler par delà leurs domaines de compétence respectifs des philosophes, des poètes, des romanciers, des essayistes autour de figures incontestables de la modernité ou de textes plus anciens qui ne cessent de nous questionner.

Séminaire INECAT 2019

Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur de médiation artistique et  d’art-thérapie)

Logo-inecatprésentent
Le Séminaire mensuel 2019 à la Halle Saint-Pierre
sous la direction de Jean-Pierre Klein,

 Chaque 3ème samedi de 14H30 à 16H30 de janvier à mai
suivis d’une journée entière avec des art-thérapeutes en juin.

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Entrée :12 €
(6€ pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)

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Journée ultime du séminaire 2019
avec des médiateurs artistiques et des art-thérapeutes

Samedi 15 juin 2019 de 11h15 à 17H30 heures

Art-thérapie et médiation artistique,
de la violence réelle à la violence symbolique

Clown, danse, vidéo, écriture, conte, BD …
avec des personnes réfugiées, autistes, démentes, handicapés mentales,
adolescente auteur d’une fiction perverse …
Etudes de cas, performances, conférences, film
Christine Bouteiller, Carola Brault, Anouck Cape, Claire Chollet, Cécile Huré,
Stéphanie Lanier, Sandrine Lissac, Jelena Rajak

 

Thème du séminaire 2020 : La puissance de la fiction

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Violences réelles, violences symboliques  

La violence paralyse le corps de l’être violenté, elle l’empêche de penser, elle s’inscrit en deçà des mots, en deçà de toute remémoration, dans une temporalité figée. C’est l’effondrement, le deuil impossible, la fixation de la personne dans le statut de victime, voire de coupable de la violence subie. Ou bien c’est la fixation de la personne migrante, handicapée, etc., dans la violence d’une stigmatisation. L’évocation du trauma tourne à l’invocation qui le réitère. Essayer d’oublier comme si rien ne s’était passé est un leurre. Comment réagir sans tomber dans la compassion émotionnelle, le psychologisme, ou une réaction limitée à la condamnation des responsables ?

Le monde actuel n’est presque totalement que violence. Cependant, on note partout un début de prise de conscience, de dénonciation, de mobilisation. Assistons-nous au début d’une ère d’alternative violente à la violence ? Mais d’abord comprenons ce qu’est la violence, mesurons en quoi elle n’est perçue que dans sa dimension de destruction, et comment elle peut devenir une force. L’art, la sociologie, la philosophie, la psychanalyse, la pensée humaniste, les sciences de l’éducation, l’art-thérapie peuvent-ils non seulement analyser la violence agie et subie mais aussi donner des pistes de son dépassement, voire de sa transfiguration symbolique ? Qu’en est-il de la violence source de création, d’accomplissement, de dynamisme vital ? À quoi la violence comme qualité – et non comme passage à l’acte – peut-il donner accès ?

Présentation par Jean-Pierre Klein à la Halle Saint Pierre.
Dans l’exposition Art Brut japonais 2 – à voir jusqu’au 10/03/19

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Intervenants prévus :

19/01 Hervé Benoit, Dr en Sciences de l’éducation, INSHEA,  Violence dans et de l’Education Nationale (titre provisoire).

16/02 Jean-Marc Talpin : professeur de psychologie, psychologue : Violence du vieillir, violence dans  la vieillesse, violence sur les vieux.

16/03 Pascal Coulon, Enseignant en philo et en esthétique, Origines de la violence et violence des origines, L’apport de l’anthropologie de René Girard.

20/04/2019 Ahmed Madani, Metteur en scène

Le 18/05/2019 est en cours de programmation,

Le 15/06 toute la journée : L’art-thérapie, de la violence réelle à la violence symbolique.

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Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
Entrée 12 €  (6€ pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

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Jean Pierre Klein
Pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne, Jean-Pierre Klein est l’auteur de nombreux livres, soutenus notamment par Paul Ricoeur ou Jean Duvignaud, dont le
« Que Sais-je ? » sur L’art-thérapie.
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, docteur habilité à diriger des recherches en psychologie, auteur dramatique, il dirige l’INECAT, première école à délivrer des titres professionnels de « médiateur artistique » et d’« art-thérapeute » reconnus par l’État.

Ouvrages (seléction)couverture
Initiation à l’art-thérapie

Découvrez-vous artiste de votre vie.

Ed Marabout (2014)
4ème de couvertureLire un extrait
Psychothérapies d’enfants et d’adolescents : une réinvention permanente de Jean-Pierre Klein et Michel Hénin (6 mars 2014)
– Scènes d’une cure ordinaire, roman, Paris, Éditions HD, 2013
– Penser l’art-thérapie, Paris, PUF. 2012 (postface de H. Maldiney)

INECAT, établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique  et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat.
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris,
en savoir plus (ICI)

La Revue (ICI)