Cassandre/Horschamp

Sans titre-2

Conférence et débat
La revue Cassandre/Horschamp vous invite à discuter autour de la réédition des
Hors-champs de l’art, psychiatrie, prisons, quelles actions artistiques ?

dirigé par Nicolas Roméas, directeur de publication de Cassandre/Horschamp

Samedi 25 juin de 15h à 18h – entrée libre

Halle Saint Pierre – auditorium

Mise en page 1

Cet ouvrage, issu du cycle de rencontre « L’art en difficultés » organisé entre 2004 et 2006
au Couvent des Récollets à Paris, par Valérie de Saint-Do, Nicolas Roméas et l’équipe de
Cassandre/Horschamp, est un véritable outil pour les auteurs d’intervention artistique dans les lieux de relégation de notre société, particulièrement le monde carcéral, l’univers psychiatrique mais aussi les lieux d’accueil des « sans domicile fixe ». Il réunit la parole de témoins majeurs de ce qu’on a appelé la psychothérapie institutionnelle et de la psychanalyse.
Nous voulons faire perdurer cette parole !
Notre but, certes ambitieux, est d’approfondir et d’élargir le regard que nos contemporains
portent sur ce que l’on appelle « art ». Ce lieu symbolique mystérieux, presque impossible à définir, où semblent être portées jusqu’à nous des valeurs profondes et archaïques, essentielles à l’humanité.
C’est une démarche singulière, qui étonne parfois tant elle fait se rencontrer de domaines, d’équipes et de personnes qui évoluent la plupart du temps dans un champ et un milieu précis, délimité.
L’idée n’est évidemment pas d’inventer un « syncrétisme » artificiel, ni de tout mélanger
dans tous les sens. Non. Dans une période de notre histoire où une pensée utilitariste envahit les esprits de façon très inquiétante, une période où l’on considère de moins en moins la vraie fonction sociale de l’art – et, de façon générale, de tout ce qui appartient à la sphère du symbolique -, l’idée est d’en mettre en lumière un usage qui ne le cantonne ni au divertissement ni à une production de type commercial.

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Alain Aurenche & Aruna

En concert
Alain AURENCHE
Chante ses textes et ceux de Léo Ferré
ARUNA,
Chansons françaises, espagnoles et sud américaines

Dans le cadre des rencontres mensuelles de l’ Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme (APRES), dirigées par Françoise Py, universitaire Paris 8

Samedi 11 juin à 15h30 – entrée libre

Halle Saint-Pierre – à l’auditorium

Affiche Aruna Aurenche

*

Aruna est une chanteuse hors normes à la voix grave et chaude, tout à fait exceptionnelle. Dès l’âge de 16 ans, elle a voyagé et chanté avec les gitans qui l’ont adoptée. Elle parcourt le monde, et tout particulièrement l’Inde ou l’Amérique Latine, et chante pour les publics les plus défavorisés. Elle revient du Mexique où elle a réalisé une mission humanitaire de six mois, chantant dans les prisons, les hôpitaux, les quartiers déshérités. Son répertoire comprend ses propres chansons mais aussi les plus belles chansons françaises, espagnoles, sud-américaines. Dans la veine d’une Mercedes Sosa, elle donne vie à des chants oubliés. Elle s’accompagne à la guitare, instrument qu’elle joue de manière instinctive, avec des accents gypsy. (On peut entendre ses chansons sur YouTube à Free Live Sessions et à Aruna Lapassatet).

Alain Aurenche, a chanté pendant de nombreuses années en première partie des concerts de Léo Ferré, dont il était l’ami. Peut-être est-ce pour cela qu’il le chante  et le fait revivre revivre comme nul autre.

+ d’infos

La Petite Brute

Rencontre
autour de La Petite Brute
Une collection de monographies éditée par l’Insomniaque
et  dirigée par Bruno Montpied,
Ce sera également l’occasion de présenter, en avant-première, le 4e titre de la collection,

Couv livre VinsardL’environnement qui détient le record du monde de statues installées dans un jardin …

Projection (en première partie) Sans titre-3

Denise et Maurice et leurs compagnons épouvantables (livre + film 55 min., 2016)

& Dédicaces

Dimanche 19 juin à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium

Il s’agit de présenter la nouvelle collection de monographies dirigée par Bruno Montpied, « La Petite Brute », lancée à l’automne 2015 à l’enseigne des éditions l’Insomniaque.

A ce jour, 4 titres imprimés, dont trois sont déjà à l’étalage de la librairie de la
Halle Saint Pierre :

  • Visionnaires de Taïwan
  • Denise et Maurice, dresseurs d’épouvantails,
    tous deux dûs à la plume de Remy Ricordeau
    &
  • Andrée Acézat, Oublier le passé,
  • Marcel Vinsard, l’homme aux mille modèles,
    de Bruno Montpied.

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Andrée Acézat. A 70 ans passées, elle rejette ce qu’elle a appris et se met à dessiner comme un enfant …

Visionnaires de Taïwan. Où il est question de sept environnements spontanés inédits dans l’île de Taïwan.

*

LA PETITE BRUTE vise à faire découvrir aussi bien l’art dit «naïf » ou « brut » que certaines formes d’art populaire insolite d’hier ou d’aujourd’hui, parfois revendiquées actuellement sous le terme d’«art modeste ». De l’art certes, mais sans artistes (au sens où ce mot désigne aussi une caste à part).
Cet art de l’immédiat présente à nos regards une osmose exemplaire entre l’intelligence instantanée des phénomènes vitaux et sa transcription plastique – car sachant trouver les raccourcis les plus directs entre expression et perception. Ses multiples apparitions (poésie naturelle, art brut, naïf, modeste, architectures et environnements d’autodidactes, poésie involontaire des inscriptions fautives ou simplement bizarres, graffiti, violons d’Ingres populaires, inventions loufoques, etc.) se déploient le plus souvent à mille lieues des media et du marché.
Les noms des créateurs dignes d’être signalés par LA PETITE BRUTE sont donc le plus souvent inconnus du public. Leurs créations parallèles sont néanmoins tout aussi inventives que celles des artistes reconnus, parfois bien davantage. Admettre ce fait implique un bouleversement du regard qui pourrait participer d’une vision utopiste d’une autre société, tant ce libre rapport à la création est étranger aux triomphantes idéologies de la rentabilité. Les arts de ces « hommes sans qualité », riches en possibilités de
dépassement, participent donc de la résistance à la standardisation de l’espace public ou privé ; ils sont aussi un contrepoison à l’accaparement asphyxiant de la création par le commerce et la spéculation.

– Bruno Montpied

 

Rencontre spectacle

L’Usine à Muses,
pour la promotion des arts vifs et de la poésie,
« ouvre ses portes » pour la 5è fois à la Halle Saint-Pierre

Dimanche 29 mai 2016 de 16 h à 18 h
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

3 piafs net

La poète et artiste polyphrène Tristan Felix, qui a créé plusieurs de ses spectacles et exposé ses dessins médiumniques à la Halle, orchestrera cette manifestation bien singulière.
Ce sera l’occasion de découvrir de nouvelles inventions, entre poésie, images et arts vifs et d’inviter des créateurs avec lesquels elle usine sa poésie.

Cette fois, deux ouvrages :
Bruts de Volière, éd. L’Improviste &
(L)ivre de papier , éd. Tinbad,

Quatre écrivains poètes :
Anne Peslier, Maurice Mourier, Tristan Felix, Guillaume Basquin,
le vidéaste nicAmy,
la Cie Le Petit Théâtre des Pendus
et la clown Gove de Crustace seront à l’honneur.

La rencontre spectacle alternera lectures, projections (La Nochère et Paysages suspendus), clown (avec Aurore Dourthe) théâtre de marionnettes et d’objets, ponctués par les interventions du saxophoniste Eric Quenot.

Quelques surprises sont attendues, comme dans tout chantier artistique interdit au concept mais ouvert à la fabntasmagorie.

Editions :
http://www.editionstinbad.com/
http://www.limproviste.com/fr/

L’Usine à Muses :
http://www.net1901.org/actualite/LUsine-a-Muses-ouvre-ses-portes:-Litterature-et-arts-vifs-edition-2016,26037.html
http://lusineamuses.free.fr/

DADO – Peindre debout

RENCONTRE
autour du livre
Peindre debout
DADO
Préface d’Anne Tronche
Édition établie et annotée par Amarante Szidon,
L’Atelier
contemporain

en présence de
Amarante Szidon, éditrice et fille du peintre Dado
Kristell Loquet, éditrice, Jean-Luc Parant, artiste
Jean-Claude Volot, collectionneur (sous réserve)
exposition  L’Esprit Singulier en cours à la Halle Saint Pierre,

Sans titre-1

Samedi 28 mai à partir de 15h30 – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium

*

moton83Dado

Issu d’une famille d’intellectuels, Dado (Miodrag Djuric dit, 1933-2010) naît à Cetinje (Monténégro). Après des études à l’École des beaux-arts d’Herceg-Novi puis à celle de Belgrade, il s’installe en France en 1956, où il est découvert par Jean Dubuffet, qui l’introduit auprès de Daniel Cordier. Tout au long de sa vie, guidé par un souci de réinvention permanente, il s’exercera à développer une œuvre hantée par la rencontre du vivant et de la mort, en marge des courants artistiques, sur de multiples supports – dessin, peinture, sculpture, gravure, décors d’opéra, œuvres in situ, numérique – dans un fertile échange entre la culture de son pays d’origine et celle de son pays d’adoption.

+ d’infos

Le Livre

Cet ouvrage réunit pour la première fois 22 entretiens réalisés par Christian Derouet, Pierre Descargues, Jean-Louis Martinoty, Catherine Millet, Michael Peppiatt, Germain Viatte…, au long de quatre décennies avec l’artiste monténégrin Miodrag Djuric, dit DADO (1933-2010), établi en France à partir de 1956, très tôt repéré par Jean Dubuffet et Daniel Cordier, son premier marchand.Artiste complet s’il en est, Dado livre ici une parole véritablement plastique, s’emparant de la langue avec une puissance créatrice hors du commun, comme il s’emparait de chaque médium : dessin, peinture, gravure, collages, décors d’opéra, sculpture, installations in situ, oeuvres numériques. Accompagnant cette parole d’un appareil scientifique conséquent, l’ouvrage dresse le portrait d’un homme singulier, qui se présentait volontiers comme un « exilé volontaire » et livre les clés de compréhension indispensables pour appréhender son oeuvre – une oeuvre souvent mal comprise, consacrée au vivant, « creuset d’une palpitation passionnelle jamais lassée ».
(…) Les entretiens auxquels s’est livré Dado, selon un rythme irrégulier, durant une cinquantaine d’années ont ceci d’exceptionnel : ils font apparaître le champ de l’art comme un terrain de lutte. Selon des modalités différentes, ils affirment que la liberté du créateur ne se fonde que dans la transgression des tabous moraux, esthétiques et économiques de son époque. L’audace stylistique, le dévergondage de la pensée, de même que l’émotion ressentie devant un événement minuscule demeurent, de son point de vue, les seules chances pour conduire sans prétention dogmatique une oeuvre
à accomplir. Au cours de ces rencontres, Dado, qui sait jouer de la reconnaissance qu’il a acquise pour déborder toujours davantage les limites dans lesquelles on voudrait l’enfermer, s’affirme plusieurs fois « hérétique » ou « rebelle ». Hérétique, il l’est certainement. Arrivé à Paris en 1956, dans une époque où l’abstraction dominait, il a pu mesurer la résistance qui lui fut nécessaire pour situer son expression hors des modes et des tendances majoritaires. Un affranchissement aussi complet des valeurs culturelles dominantes n’a pas beaucoup d’exemples. Et il faut reconnaître que Dado manifeste avec une évidente intrépidité à quel point lui sont précieux les droits illimités de l’indépendance d’esprit.
En l’écoutant – fréquemment la restitution des entretiens est laissée dans la vérité abrupte des paroles prononcées, si bien que l’on entend quand on l’a connu, ce qui est mon cas, la tessiture de sa voix –, nous ressentons la nervosité aiguë de ses peintures. Comme si les paroles prononcées étaient la caisse de résonance où tracés, couleurs, signes interrompus atteignaient leur plus précise portée. (…)
À la lecture de ces entretiens, on comprend, si on ne l’avait déjà soupçonné, que Dado a fait de sa peinture un lieu de rencontre pour des volontés qui pourraient sembler antagonistes, alors qu’elles sont complémentaires : celle d’écrire son propre corps,
sa propre angoisse corporelle devant la mort, et celle d’agrandir son propre champ de vision pour dire les rapports de force qu’entretient la pensée avec des visions venues d’ailleurs. […]

  • Anne Tronche

Entretien DADO avec Catherine Millet (cliquez ici)
Catherine Millet raconte le choc de sa rencontre avec Dado

L’Atelier contemporain
4, boulevard de Nancy / F-67000 Strasbourg
francois-marie.deyrolle@orange.fr / +33 (0)3 88 25 75 41 / +33 (0)6 83 56 99 91
www.editionslateliercontemporain.net

Quoi de l’intime en art-thérapie ?

Conférences et performances
Quoi de l’intime en art-thérapie ?

Le samedi 18 juin de 11H15 à 17H30 

Halle Saint Pierre – auditorium
Tarif matin 10€
Tarif après-midi 10 €
Tarif journée 15€
(10€ pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)

Organisé dans le cadre du séminaire mensuel L’intime, l’intimité, la chair, le corps
 à la Halle Saint Pierre, dirigé par Jean-Pierre Klein

PROGRAMME
(susceptible d’être modifié)

Matin 11H15 avec les art-thérapeutes :

Sophie Blais assistée d’Aleksandra Kurkiewicz, proposition participative « voir et être vu », dispositif vidéo ;

L’intimité dans l’autisme : Laetitia Rancelli « Votre voix m’habite de l’intérieur », réflexion participative, et Florence Grivot « Un corps-matière partageable, Célia la fulgurante » ;

Une démarche : Sévrine Thomas, auteur de La voie de la matière argile, éd. HD,
« Le toucher comme accès à l’intime »

Après-midi 14H30 avec les art-thérapeutes :

Intimité et maladie d’Alzheimer : Brigitte Gueyraud « Des bijoux entre l’intimité et la dignité » et Danielle Barilla « Jardins secrets » ;

Soins palliatifs : Valérie Grondin « Fenêtres de fin de vie » ;

Le conte : Cécile Huré, conteuse « le conte de Basile », Bernard Chouvier, professeur de Psychopathologie Lyon2, auteur de La médiation thérapeutique par les contes, Dunod « L’intimité dans les contes » ;

Bilan du dispositif narcissique de Sophie Blais ;

Consultations poétiques : Ruth Nahoum, plasticienne, intervenante INECAT assistée de médiatrices artistiques de l’INECAT, de la pharmacie à l’espace de ce séminaire, propositions interactives, etc.

 

INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org


SEMINAIRE 2016
L’intime, l’intimité, la chair, le corps (cliquez ici)
PROGRAMME 2016 (Cliquez ici)

 

L’intime, l’intimité, la chair, le corps

La revue Art et Thérapie & L’Institut National d’Expression, de Création,
d’Art et Thérapie
(INECAT)

Logo-inecatprésentent
Le Séminaire mensuel à la Halle Saint-Pierre
sous la direction de Jean-Pierre Klein, psychiatre, pionnier de l’art-thérapie en France
Chaque 3ème samedi du mois, de janvier à juin 2016

 » L’intime, l’intimité, la chair, le corps « 

Après six années consacrées à l’énigme de la création et à l’avènement de la métaphore et son expérimentation, puis à la réappropriation du corps propre grâce à son abord métaphorique, nous allons plus profond dans l’intime et ce qui peut en être témoigné.
L’intime est ce que nous percevons de l’intérieur de nous-même, plus sensation que perception consciente, de l’ordre de l’indicible non partageable. L’intimité en est une extension : c’est un lien que nous nouons avec nos relations intimes, nos amours, nos amis, nos thérapeutes. L’intime de notre chair est-il partageable quelque peu dans un temps où ce qui est sollicité est le corps-pour-autrui étalé dans les arts visuels, les arts de la scène, le sport, la publicité, la pornographie, les messageries ?

Comment rendre compte de l’ineffable ?

Halle Saint Pierre – auditorium
Réservations recommandées : 01 42 58 72 89
Tarifs : 10 € /5 € pour les élèves INECAT

*

Présentation du séminaire 2016 par Jean-Pierre Klein

Programme 2016 (CLIQUEZ ICI)


Jean Pierre Klein
Pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne, Jean-Pierre Klein est l’auteur de nombreux livres, soutenus notamment par Paul Ricoeur ou Jean Duvignaud, dont le
« Que Sais-je ? » sur L’art-thérapie.
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, docteur habilité à diriger des recherches en psychologie, auteur dramatique, il dirige l’INECAT, première école à délivrer des titres professionnels de « médiateur artistique » et d’« art-thérapeute » reconnus par l’État.

Ouvrages récentscouverture
Initiation à l’art-thérapie

Découvrez-vous artiste de votre vie.

Ed Marabout (2014)
4ème de couvertureLire un extrait
Psychothérapies d’enfants et d’adolescents : une réinvention permanente de Jean-Pierre Klein et Michel Hénin (6 mars 2014)
– Scènes d’une cure ordinaire, roman, Paris, Éditions HD, 2013
– Penser l’art-thérapie, Paris, PUF. 2012 (postface de H. Maldiney)

INECAT, établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique  et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat.
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris,
en savoir plus (ICI)

La Revue (ICI)

La banalyse

Une aventure collective critique et poétique autour du banal et de l’ennui !

RENCONTRE
autour de
Éléments de banalyse,
édition de documents conçue et établie par
Marie-Liesse Clavreul et Thierry Kerserho,
avec une préface de Pierre Bazantay et Yves Hélias,
cofondateurs du Congrès ordinaire de banalyse

éditions Le jeu de la règle,
juin 2015

Dimanche 26 juin de 14h30 à 17h30 – entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Halle Saint Pierre – auditorium

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PRESENTATION

par Jean Lebrun,
historien, journaliste à Radio France, président de la Halle Saint Pierre
en présence de Marie-Liesse Clavreul ,Thierry Kerserho, Yves Hélias,
Pierre Bazantay et Patrick Viret, réalisateur d’un film sur la banalyse sorti en 2012  : Échangeriez-vous votre voiture contre deux Traban ?

PROJECTION
Échangeriez-vous votre voiture contre deux Traban ? film de Patrick Viret (extrait )

Banalyse_photo_1Les Fades vue générale

Présentation

Il y a eu Dada, le futurisme, le surréalisme, le situationnisme, la ‘pataphysique et l’oulipisme et il y eut la banalyse. On nomme parfois aussi cela le Mouvement banalytique (…). La banalyse est, cela se conçoit et se suffit, et elle existe parce que le banal et le capitalisme coexistent.
Eric Dussert –  Matricule des Anges (nov 2015)

_

Le Congrès ordinaire de banalyse fut fondé en 1982. Il s’est tenu aux Fades, une halte ferroviaire facultative d’une localité du Puy-de-Dôme (France). La seule activité inscrite au programme officiel était, pour l’assemblée générale des congressistes déjà présents, d’attendre et d’accueillir les autres éventuels congressistes à chacun des trains. Le Congrès fut obstinément reconduit pendant dix ans, chaque troisième week-end de juin.

Tenant lieu de manifeste, le Congrès des Fades inspira d’autres propositions en France, en Belgique, aux Açores, en République socialiste tchécoslovaque, au Québec, etc.

Un ensemble de documents témoignant de ce que firent et inventèrent les banalystes entre 1982 et 1991 est ici publié pour la première fois. Durant cette décennie, ce sont une trentaine de manifestations et expériences, ponctuelles ou périodiques, qui auront été organisées et menées sous le nom de banalyse, et ce sont plusieurs centaines de personnes provenant d’horizons les plus divers qui s’y seront associées.

La présente édition vise également à rendre compte d’un état d’esprit, ironique autant que sérieux, qui invitait à déjouer collectivement les pesanteurs du réel. Encore fallait-il, pour répondre à l’invitation, accepter de prendre certains risques, comme celui de l’ennui ou celui de perdre son temps.

S’il n’était pas de définition de la banalyse, était présumé banalyste quiconque, ayant eu vent du Congrès des Fades, avait été fortement tenté de s’y rendre.

+ d’infos sur le site des éditions Le Jeu de la règle (cliquez ici)

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la-banalyse-un-jeu-de-lesprit-de-1re-classeVle Congrès ordinaire de banalyse, le 20 juin 1987, cérémonies du train officiel : le Toast

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France Culture, « Les Carnets de la création », 14 janvier 2016
Interview de Pierre Bazantay par Aude Lavigne (5 min)

Christian Dufourquet

De la poésie au roman : une migration dans l’espace et le temps

rencontre avec Christian Dufourquet, poète et romancier
autour de de la parution de son dernier roman
À la cave comme au ciel
éditions Le Soupirail,
2016

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Rencontre animée par Marcel Katuchevski
Lectures : Muriel Richard-Dufourquet
Le film de Vanya Chokrollahi : Un pas, un mot
Un portrait de Christian Dufourquet, sera projeté à cette occasion.

Dimanche 12 juin 2016 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – auditorium

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À propos de À la cave comme au ciel

Un vieux lettré somnole et rêvasse dans une pièce envahie de livres, un fusil rouillé à la main. Une femme de ménage enchaîne les petits boulots. Un marginal sillonne la campagne. Ces trois personnages se croisent, se heurtent, parfois mortellement, dans une petite ville située au cœur d’un pays dévasté. La présence des livres, obsédante, invite à s’interroger sur leur pouvoir, ou le peu qu’il en reste…

À travers ces destins meurtris, et au gré d’une phrase qui enlace le pur et l’impur, l’auteur nous propulse dans un voyage cruel et mélancolique autour des grands textes de la littérature, et de ses miroirs.

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De la poésie au roman : une migration dans l’espace et le temps

Ce n’est pas ici le lieu de discourir sur l’apparition et le développement de ces deux formes d’écriture par le biais d’auteurs divers et à travers les époques … Il s’agit de resserrer au maximum le champ et faire part d’une expérience vécue, presque aveuglément, dans le corps d’un auteur qui, dans un premier temps, n’aura pu ou su écrire que de la poésie, jusqu’à ce que cette forme d’expression l’abandonne d’un coup, aux alentours de ses quarante ans, et soit supplantée quelques années plus tard, et presque aussi brutalement, par l’irruption d’une autre forme que l’on peut appeler récit ou roman, sans pour autant, et contrairement à ce que cet auteur a pu croire de prime abord, qu’il y ait rupture totale, qu’il n’y ait pas irrigation de cette forme par une sorte de courant sous-jacent unissant ces deux âges de l’écriture, ces deux temps d’une expérience qui ne peut être dissociée du corps de son auteur, lequel fait barrage dans l’espace et le temps, se dégrade inexorablement, sans que cela affecte, du moins l’espère-t-il, les quelques mots qui filtrent encore, de l’obscure paroi que son souffle creuse, à son corps presque défendant.

– Christian Dufourquet

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Christian Dufourquet est né à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées- Atlantiques) et vit actuellement à Chinon. Il a publié de courts romans aux éditions Maurice Nadeau, dont le remarqué Franz et Mania (2005), ainsi que de la poésie aux éditions Guy Chambelland et aux éditions L’arachnoïde.

 Portrait de Christian Dufourquet. Un pas, un mot

 

 

Bibliographie

Prose

Aux éditions Maurice Nadeau

Nous ne cessons de dire adieu, 2000.
Mourir dormir tuer peut-être, 2003.
Franz et Mania,2005.
Un chapeau dans la neige, 2010.

Aux éditions Le Soupirail

À la cave comme au ciel, 2016.

 Poésie

Aux éditions Guy Chambelland

Les Yeux Paralysés ; collection du Pont de l’Épée, 1981.
Poème de l’entre-deux ; collection du Pont de l’Épée, 1985.
Je la nuit ; collection du Pont sous l’Eau, 1989.

Aux éditions L’arachnoïde

Je la nuit (suivi du Pic du Midi d’Ossau), 2009.
Les Yeux Paralysés (suivi du Journal 1983), 2013.

Contributeur occasionnel à la Quinzaine Littéraire
(articles sur Stanislas Rodanski et Roberto Arlt).

 Invité à l’émission d’Alain Veinstein sur France Culture pour Franz et Mania et Le chapeau dans la neige.

———

+ d’infos sur Les éditions Le Soupirail

« Merci Facteur »

SPECTACLE
« Merci Facteur »
Une création à partir de textes de Jules Mougin, facteur-poète angevin (1912-2010)
par la Compagnie
Les Eléments Disponibles
(cliquez ici)

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Les 24, 25, 26, 27 novembre 2016

Halle Saint Pierre – auditorium

A cette occasion les œuvres de Jules Mougin seront exposées à l’espace
Galerie de la Halle Saint Pierre.

Evènement organisé en partenariat avec la Fondation de la Poste
(+ d’infos)

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Jules Mougin, né le à Marchiennes (Nord), et mort le à Rognes (Bouches-du-Rhône), est un poète français. En raison de sa profession de facteur, il est fréquemment appelé « facteur-poète » voire le facteur Jules Mougin.

Autodidacte, Jules Mougin fréquente à Paris, le Musée du soir, crée par l’écrivain Henry Poulaille, chef de file d’un courant littéraire qu’il initie Littérature prolétarienne. Se revendiquant libertaire, antimilitariste, Jules Mougin n’est pourtant pas réductible au champ que recouvre la Littérature prolétarienne, particulièrement mis en avant par Michel Ragon, dans son Histoire de la littérature prolétarienne de langue française. Au delà de quelques pages de témoignage sur son métier de prolétaire postier, notamment de son expérience de trieur de lettres Mougin fait place à son imaginaire qu’il transcrit sur ce qu’il a à portée de main, tels le dos de papiers administratifs. En relation épistolaire avec Gaston Chaissac, ses poèmes s’intègrent aux supports, papiers et enveloppes, non sans rappeler l’art brut pratiqué par le peintre. De même l’immédiateté de son œuvre, née au cours de ses tournées de facteur, le rapproche de Facteur Cheval, bien qu’il se prétende « un petit garçon à côté de Cheval ».

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Portrait de Jules MOUGIN Jules MOUGIN, facteur et poète dans Le Maine et Loire (CLIQUEZ ICI)
Télévision Rennes INA (1964)

Portrait de Jules MOUGIN, facteur et poète à Ecouflant dans Le Maine et Loire. Il se définit, parle de son métier, de ses rapports avec les habitants d’Ecouflant. Lecture d’un poème qu’il a écrit sur le bureau de poste. Jules MOUGIN parle ensuite des auteurs qui l’inspirent (STENDHAL, SAINT SIMON et Paul LEAUTAUD), explique pourquoi il écrit, évoque les gens qui ont compté dans son existence.

leselementsdisponibles@gmail.com