Séminaire INECAT 2019

Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur de médiation artistique et  d’art-thérapie)

Logo-inecatprésentent
Le Séminaire mensuel 2019 à la Halle Saint-Pierre
sous la direction de Jean-Pierre Klein,

 Chaque 3ème samedi de 14H30 à 16H30 de janvier à mai
suivis d’une journée entière avec des art-thérapeutes en juin.

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Entrée :12 €
(6€ pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)

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Samedi 18 mai 2019 de 14h30 à 16h30

 François Dingremont,
anthropologue de l’art

L’homme est-il naturellement violent ? 

 

Prochaine séance :
Le 15 juin de 11h15 à 18h
conférences, performances, ateliers par des art-thérapeutes

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Violences réelles, violences symboliques  

La violence paralyse le corps de l’être violenté, elle l’empêche de penser, elle s’inscrit en deçà des mots, en deçà de toute remémoration, dans une temporalité figée. C’est l’effondrement, le deuil impossible, la fixation de la personne dans le statut de victime, voire de coupable de la violence subie. Ou bien c’est la fixation de la personne migrante, handicapée, etc., dans la violence d’une stigmatisation. L’évocation du trauma tourne à l’invocation qui le réitère. Essayer d’oublier comme si rien ne s’était passé est un leurre. Comment réagir sans tomber dans la compassion émotionnelle, le psychologisme, ou une réaction limitée à la condamnation des responsables ?

Le monde actuel n’est presque totalement que violence. Cependant, on note partout un début de prise de conscience, de dénonciation, de mobilisation. Assistons-nous au début d’une ère d’alternative violente à la violence ? Mais d’abord comprenons ce qu’est la violence, mesurons en quoi elle n’est perçue que dans sa dimension de destruction, et comment elle peut devenir une force. L’art, la sociologie, la philosophie, la psychanalyse, la pensée humaniste, les sciences de l’éducation, l’art-thérapie peuvent-ils non seulement analyser la violence agie et subie mais aussi donner des pistes de son dépassement, voire de sa transfiguration symbolique ? Qu’en est-il de la violence source de création, d’accomplissement, de dynamisme vital ? À quoi la violence comme qualité – et non comme passage à l’acte – peut-il donner accès ?

Présentation par Jean-Pierre Klein à la Halle Saint Pierre.
Dans l’exposition Art Brut japonais 2 – à voir jusqu’au 10/03/19

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Intervenants prévus :

19/01 Hervé Benoit, Dr en Sciences de l’éducation, INSHEA,  Violence dans et de l’Education Nationale (titre provisoire).

16/02 Jean-Marc Talpin : professeur de psychologie, psychologue : Violence du vieillir, violence dans  la vieillesse, violence sur les vieux.

16/03 Pascal Coulon, Enseignant en philo et en esthétique, Origines de la violence et violence des origines, L’apport de l’anthropologie de René Girard.

20/04/2019 Ahmed Madani, Metteur en scène

Le 18/05/2019 est en cours de programmation,

Le 15/06 toute la journée : L’art-thérapie, de la violence réelle à la violence symbolique.

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Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
Entrée 12 €  (6€ pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

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Jean Pierre Klein
Pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne, Jean-Pierre Klein est l’auteur de nombreux livres, soutenus notamment par Paul Ricoeur ou Jean Duvignaud, dont le
« Que Sais-je ? » sur L’art-thérapie.
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, docteur habilité à diriger des recherches en psychologie, auteur dramatique, il dirige l’INECAT, première école à délivrer des titres professionnels de « médiateur artistique » et d’« art-thérapeute » reconnus par l’État.

Ouvrages (seléction)couverture
Initiation à l’art-thérapie

Découvrez-vous artiste de votre vie.

Ed Marabout (2014)
4ème de couvertureLire un extrait
Psychothérapies d’enfants et d’adolescents : une réinvention permanente de Jean-Pierre Klein et Michel Hénin (6 mars 2014)
– Scènes d’une cure ordinaire, roman, Paris, Éditions HD, 2013
– Penser l’art-thérapie, Paris, PUF. 2012 (postface de H. Maldiney)

INECAT, établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique  et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat.
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris,
en savoir plus (ICI)

La Revue (ICI)

Aimé Nouma’Social Club

AIME NOUMA’SOCIAL CLUB
présente
une après-midi autour de la projection du film musical
« Aux oubliés de 14/18  »
tiré d’un slam d’Aimé Nouma mis en musique par Jean-Paul Miotto

Echanges en présence de l’équipe du film, avec la participation du conférencier
Pape Cissokho et de la professeure Valérie de Schaetzen.

Suivi d’un récitai poétique et d’un show case d’Aimé NOUMA’SOCIAL CLUB.

Samedi 27 avril 2019 de 15h à 18 h – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 75 89

 

 

Le cercle des guérisseuses

[RENCONTRE]

Le cercle des guérisseuses
Dimanche 28 avril à partir de 15h – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium (entrée libre)
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

La Halle Saint Pierre vous propose une rencontre exceptionnelle avec trois des guérisseuses rencontrées par Jean-Philippe de Tonnac au cours de son « voyage de guérison », voyage raconté dans Le Cercle des guérisseuses (Guy Trédaniel, 2019) :

  • Joëlle Duchemin (Narbonne) propose un travail sur les mémoires ancestrales, qui peut porter sur l’arbre familial, l’enfant intérieur ou la mémoire fœtale.
  • Céline Herminie (Paris) est médium par incorporation et guérisseuse ; à travers ses lectures d’âme, ses guidances, ses soins de libération, ses ateliers, elle propose de mettre en lumière la cause originelle des souffrances.
  • Nathalie Abdelaziz (Poissy) propose des soins énergétiques par imposition des mains et palpation des auras (ou corps subtils) qui s’accompagnent de mots qui mettent en lumière les blessures et favorisent une évolution.

Présence de Christophe Fauré, psychiatre et psychothérapeute, spécialiste de l’accompagnement du deuil et de la fin de vie.

Rencontre animée par Gabriel Feat

Renata Armesto, accompagnée à la guitare par Jean Brogat-Motte, interprétera des chants issus du folklore latino-américain dédiés à la guérison.
Coralie Emilion-Laguille lira des extraits du Cercle des guérisseuses.

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« Je suis allé à la rencontre de guérisseuses en France, en Suisse et au Canada. Guérisseuses ? Des femmes qui prennent en charge les maux qui ne trouvent plus aucune écoute, qui prennent indistinctement soin du corps et de l’âme, qui soignent à partir de dons. Vous pouvez les appeler énergéticiennes, magnétiseuses, naturopathes, médiums, écothérapeutes, chercheuses en mémoire cellulaire, chamanes, gardiennes des eaux, adeptes du tantra, etc. Elles sont pour notre temps celles que les pouvoirs temporels et religieux ont autrefois malmenées, persécutées avant de les faire disparaître par le feu. Je leur ai demandé de me dire la manière dont elles étaient devenues guérisseuses, les dons à partir desquels elles pouvaient enclencher chez leurs patients un processus de guérison. Pour connaître leur art, j’ai reçu de leur part un soin, parfois plusieurs. C’est la notion de « maladie » et de « guérison » qu’interroge ce voyage. C’est la notion de « féminin blessé » qu’il éclaire.

Adolescent, en écoutant les garçons parler des filles, en questionnant plus tard la condition des femmes partout dans ce monde, j’ai souvent eu honte d’être un homme. Me diriger vers ces femmes qui, parce qu’elles se sont relevées de leurs blessures, peuvent venir au secours de leurs semblables, porter assistance à humanité en danger, était pour moi comme entreprendre mon chemin de guérison. Elles incarnent la puissance du féminin dont nous avons, hommes et femmes, si terriblement peur ; une peur qui a justifié qu’on discrédite longtemps leur art né de l’expérience et de l’élan d’apaiser. Elles représentent pour moi l’accès à un monde que nous avons perdu. »

– Jean-Philippe de Tonnac

Jean-Philippe de Tonnac est écrivain, essayiste et éditeur. Son roman Azyme chez Actes Sud a obtenu le prix Ecritures et spiritualités 2017. Il est notamment l’auteur de René Daumal, l’archange (Grasset, 1998), avec Anne Brenon de Cathares, la contre enquête (Albin Michel, 2008) ; avec Frédéric Lenoir de La mort et l’immortalité – Encyclopédie des savoirs et des croyances (Bayard, 2004) ; avec Roland Feuillas de A la recherche du pain vivant (Actes sud, 2017). Il est éditeur chez Bouquins Laffont, collabore régulièrement au Monde des religions, enseigne à l’Institut des Hautes Etudes du Goût à Reims et au Cordon Bleu Paris.

UnicaS

[SPECTACLE]

Le Théâtre du Verseau
présente
UnicaS
Miniature poétique et théâtrale d’après l’oeuvre et la vie d’ Unica Zürn

Samedi 1er juin à 15h et 17h et le dimanche 2 juin à 15h

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Tarif unique : 5 euros

Mise en scène de Philippe Labaune
avec
Leïla Brahimi & Pierre Dumond et la voix de Cécilia Steiner
Lumière de Loris Gemignani
Musiques originales de Klimperei (Christophe Petchanatz)

Chargée de diffusion et communication – Daria Ivanova

Avec des textes extraits de
LHomme Jasmin,
Sombres printemps
MistAKE
Le blanc au point rouge

« Les quelques trésors qui remontent encore à l’enfance, ça brûle, ça bouge,
ça prend forme ».
Unica Zürn Sombre printemps

Dossier de présentation UnicaS (cliquez ici)

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Unica Zürn a vécu 54 ans. Le 19 octobre 1970 elle se jette de la fenêtre de son appartement. Elle a passé une grande partie des dix dernières années de sa vie en hôpital psychiatrique, « traitée » pour des troubles schizophréniques.
Elle a écrit et dessiné, réalisé des centaines d’anagrammes. Proche des surréalistes, on la      « classe » parfois du côté de l’Art Brut. Elle fut également la compagne d’Hans Bellmer.

UnicaS, le spectacle, est une traversée sensible de son univers littéraire et pictural, de sa vie.
Ce n’est pas une biographie c’est un poème qui, parlant d’elle, parle de nous.
Explorant cette matière, nous voudrions proposer au spectateur un territoire mental et sensible où chacun invente son propre chemin.
Où chacun puisse faire œuvre.

Prendre tout Unica.
Sa peinture, ses dessins, ses récits, ses anagrammes, ses poèmes, son histoire, sa vie, les photos de sa vie, les hommes et les femmes de sa vie.
Et écrire un poème théâtral qui serait comme la trace qu’elle laisse sur nos âmes et nos corps. Un poème sur un plateau comme un rêve d’Unica.
Images et langues qui se croisent pour dessiner un moment de théâtre suspendu, hors du temps, hors du récit.
Deux acteurs comme des figures de ces êtres là, Unica, Bellmer, Michaux…
Deux acteurs qui parlent. Ou non.
Des objets, éclairés. Ou non.
Des sons perceptibles. Ou à peine…

Unica Zürn parle une langue libre, une langue de rêves et de désirs. Une langue comme encore en prise avec les temps secrets de l’enfance.
Une langue qui creuse à rebours pour retrouver la source d’enfance, comme un retournement révolutionnaire.
Une langue qui dit « l’éternelle félicité du territoire des indiens de (son) enfance ».
Quand on lit L’Homme Jasmin ou Sombre printemps, ce qui frappe c’est sa capacité à rendre par l’écriture les labyrinthes mentaux de la folie et, cela fait, d’en proposer un regard distant, presque analytique.
Une langue sidérante et drôle. Tragique et grotesque.
On n’a pas réussi à tuer l’enfant qui est en nous. On en est là.
Unica Zürn ce n’est pas « la folie d’une femme artiste et schizophrène soumise à l’emprise d’un autre artiste ».Unica ce n’est pas la « poupée de Bellmer ».

Unica c’est une enfant qui ne peut pas grandir.

– Philippe Labaune

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Le Théâtre du Verseau, la compagnie

Le Théâtre du Verseau est une compagnie de théâtre contemporain. Nous créons un théâtre «de poésie» où la parole fait naître des images et les images la parole. Un théâtre d’humanité à partager pour rêver et désirer.
Nous travaillons sur les écritures contemporaines, poétiques et théâtrales. Nos goûts nous mènent du côté de Rilke, Pessoa, Zürn, Prigent, Dubost, Gleize mais aussi auprès de la jeune génération de dramaturges comme Samuel Gallet, Magali Mougel, Sabine Tamisier, Sandrine Roche, Gwendoline Soublin, Lysiane Durand …
Pourquoi ces écritures ? Parce qu’elles génèrent chez nous et le spectateur, une hésitation, une inquiétude face au parler faux de la «société du spectacle». Ces écritures appellent le désir de jouer, comme jouent les enfants, avec la même intensité, la même brutalité.
Nous ne travaillons pas sur des textes naturalistes car nous ne croyons pas à cette vision d’un monde que la langue maîtriserait. Il nous semble bien trop complexe, vaste, fou, mystérieux.
Nous sommes friands d’écritures qui ouvrent des espaces de mystère, de perte, de sensibilité inhabituels. Le spectateur participe entièrement au spectacle, il le fabrique. Nous lui proposons des pistes mais lui seul fait le voyage.
C’est aussi ce que nous travaillons dans nos ateliers, nos options théâtre, transmettre ou plus simplement (re)donner l’envie de jouer et de retrouver cet état primaire qui nous constitue et qu’il est bon de se rappeler.
Le Théâtre du Verseau est une grande famille d’artistes, comédiens, écrivains, créateurs son et lumière, rassemblée par la nécessité de faire vibrer langues et images poétiques.

La compagnie est co-dirigée par Philippe Labaune et Leïla Brahimi depuis 2011.
Elle existe depuis maintenant près de trente ans et a connu de nombreuses vies.

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Les textes MistAKE et Le blanc au point rouge sont publiés aux éditions Ypsilon
Remerciements à Sylvie Mongin Algan, Jean-Louis Touraine, le Nth8, l’Ensatt

Création du 27 mars au 1er avril 2017 au Lavoit Public à Lyon
Production du Théâtre du Verseau avec l’aide de la Ville de Lyon

Le Théâtre du Verseau

Philippe Labaune et Leïla Brahimi
3, place Meissonier 69001 Lyon
06.12.03.25.30 / 06.26.55.16.87
theatreduverseau@gmail.com

 

Hey! Deluxe#3

[ RENCONTRE /DÉDICACE ]

LANCEMENT
HEY! DELUXE #3 / SAISON 2
Mars 2019

En présence d’une douzaine d’artistes et des fondateurs
de la revue Anne & Julien

Samedi 20 avril 2019 de 15h à 18h30 – entrée libre

Halle Saint Pierre
+ d’infos

Née en 2010, la revue HEY! modern art & pop culture est unique en Europe, défend l’autre pop culture, est dédiée à l’outsider pop – terme instauré par Anne & Julien qui désigne la famille mondiale des arts porteurs d’une esthétique contemporaine pop minorée par l’académisme dominant. Soit des œuvres exclusivement figuratives, incarnations esthétiques des discours contre culturels face aux représentations et icônes produites par la culture de masse. À l’établissement du cliché, HEY! répond par la publication de travaux d’artistes peu ou jamais vus. Soit une encyclopédie en mouvement de notre époque proposant un contre champ original et brûlant d’actualité.

  • Siné Mensuel (mars 2019)

HEY! DELUXE #3
Revue d’art dirigée par Anne De HEY!

Bilingue (Français + Anglais)
240 x 290 mm à la française
320 pages abondamment illustrées
Bisannuel en librairie
Prix 44,50 € 
Trimestriel sur www.heyheyhey.fr

Disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre

Tristan Felix

BUTō, l’appel des fées
de Tristan Felix
Dimanche 7 avril 2019 à 15 heures

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

BUTōl’appel des fées est le nouveau spectacle de l’artiste écrivaine Tristan Felix, inspiré de l’univers surréaliste du butō japonais, au service d’un appel à la plus grande vigilance face à d’imminentes catastrophes.

Théâtre d’objets et de marionnettes, chant, sons étranges et conte en langues imaginaires sont les ingrédients de ce voyage onirique et fantastique.
On y traverse la mer, le ciel, la terre et tout le vivant en sursis avec le furieux espoir d’une renaissance. Comme à chacune de ses créations à la Halle Saint-Pierre, Tristan Felix offre une narration des plus singulières et sensibles.

(En parallèle, l’auteure vient de composer Alerte aux humains, recueil de photographies et de poèmes, à paraître…)

Spectacle tout public. Durée de la représentation : 1 h
Paf : 10 €

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Ce qu’on en dit :

« Une artiste totale aux talents multiples, une virtuosité de touche-à-tout, une curiosité absolue. Tristan Felix écrit des poèmes et de la prose, dessine, photographie, imagine, construit et anime des marionnettes, réalise des vidéos avec nicAmy, sonorise ses spectacles, est clown en Gove de Crustace.

Ses dessins montrent des êtres hybrides en forme de ruban, d’∞, des morceaux de corps greffés sur des toiles d’araignées, sans pas grand-chose d’humain, des gréements de navires sans voiles, parsemés d’yeux, de mâchoires et de vermicelles, des masques précolombiens, des formes flottant dans un éther inquiétant.

Ses spectacles de marionnettes, faites de bouts de pas grand-chose – se déploient au service d’une tendre et inquiétante ironie, pour le Théâtre de la mort de Kantor ou le Petit Théâtre des Pendus qu’elle anime depuis 10 ans.

Ce qui tient l’ensemble est un gueuloir de mots et d’images, entre foire et salon, un panorama grandiose éclaté en saynètes discordantes, pleines de nuances et de subtilité, entre sauvage et magie, fantastique, cru et terrifiant, une exploration des travers du langage. »

Jöelle Busca (pour VENUS D’AILLEURS éd.)

Rencontre poésie

[Rencontre / Dédicace]

À l’occasion de leur dernière publication, les poètes
Christian Monginot  et Jean-Luc Despax
seront présents
samedi 6 avril 2019 à 15 heures
à l’auditorium de la Halle Saint-Pierre

Christian Monginot présentera son recueil Le radeau d’Ulysse
&
Jean-Luc Despax
 Denis Pouppeville : La Joie des profondeurs,
un essai sur le peintre

Editions L’Herbe qui tremble

Présentation et lecture publique des poèmes du Radeau d’Ulysse 
Évocation de l’œuvre du peintre en sa présence

Conversation à trois

Des dessins de Denis Pouppeville seront exposés à la librairie de la Halle Saint-Pierre

  

Halle Saint Pierre – à la librairie & auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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Le Radeau d’UlysseChristian Monginot
Après avoir, dans un de mes livres récents, le Miroir des solitudes, suivi pas à pas Dante et sa Divine Comédie, livre matriciel pour la langue, la littérature, la culture italiennes et plus largement pour la culture occidentale, je me suis laissé guider ici par l’œuvre d’Homère et son héros voyageur, Ulysse, l’homme aux mille détours. J’ai écrit ce Radeau dans l’urgence, avec le sentiment que nous avions besoin aujourd’hui de rassembler dans notre poésie les fragments épars d’un héritage fabuleux, toujours plus facilement mesurable, mais de moins en moins facile à intégrer à nos vies et à partager entre nous. Presque trois mille ans d’expériences poétiques et artistiques les plus diverses aspirées par le vortex matriciel d’Homère, je crois qu’il y a moyen d’en faire encore quelque chose pour ceux qui le voudront bien aujourd’hui et, pourquoi pas, pour ceux qui suivront et qui auront besoin de respirer l’air du grand large.
— Christian Monginot

Trois parties composent le Radeau d’Ulysse :
1. Le Roman de la discorde, 2. Le Voyage et son double, 3. Ithaque retrouvée.
L’ensemble est illustré de quarante-sept dessins originaux de Denis Pouppeville.

Dessins de Denis Pouppeville
14 x 21 cm – 1084 pages – 25 €

Denis Pouppeville : La Joie des profondeurs, Jean-Luc Despax

Jean-Luc Despax a rencontré Denis Pouppeville à l’occasion de la préparation de son recueil Rousseau dort tranquille, et la langue colorée du poète est tombée sur la palette du peintre. Tant de points communs les rapprochent, douceur et révolte, situations absurdes et émotion authentique, beauté et bonté. La Joie des profondeurs est le livre de leur rencontre. Cinquante œuvres de Denis Pouppeville reproduites en couleur, avec en regard une réflexion de Jean-Luc Despax, savante, poétique, pas trop savante, pas trop poétique, vive et souvent drôle

Peintures de Denis Pouppeville
18 x 23 cm – 320 pages – 25 €

[Performances]
Yannick Unfricht

LES DATES à 15h30

samedi 20 + dimanche 21 AVRIL
samedi 25 + dimanche 26 MAI
samedi 15+ dimanche 16 JUIN
samedi 6 + dimanche 7 JUILLET

Performances au sein de l’exposition HEY! #4
accès avec le billet d’entrée à l’exposition.

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LA SÉRIE DE PHOTOGRAPHIES PRÉSENTÉES DANS LE CADRE DE HEY! #4
Tandis qu’il se photographie lui-même depuis vingt ans de façon quasi automatique, Yannick Unfricht entreprend en 2017 une série photographique dans les règles, suite à une rencontre : «  Tout est né après avoir trouvé un canapé abandonné sur un trottoir ; il était enfoui sous d’autres objets qui le cachaient entièrement… J’ai dû inconsciemment répondre à son S.O.S. car je l’ai sauvé d’un broyage assuré – destin des encombrants. Il s’agit d’un des premiers canapés lits convertibles fabriqués dans les années 30 en Allemagne. Habitant en France à coté de la frontière allemande, ce genre de trouvaille n’est pas rare. Une fois chez moi, je l’ai pris en photo, et sur l’image, il dégageait quelque chose de fort, une énergie particulière. Par le passé, afin de mettre en place une de mes performances de butô, je me suis intéressé de près à cette croyance japonaise appelée Tsukumogami – elle raconte qu’un objet ayant atteint l’âge de 99 ans est alors forcément habité par un esprit. J’ai donc tenté d’imaginer quelle était, pour ce canapé, la forme de cette entité… Mais j’ai compris que, dans ce cas précis, c’est le canapé lui-même qui est l’entité. Pour nourrir son âme, il fallait juste faire en sorte qu’il continue de servir le pourquoi de sa conception : (sup)porter des gens. »

L’installation
La représentation d’une pièce sombre de la maison d’enfance de l’artiste où il venait régulièrement s’enfermer pour tester le pouvoir de ses frayeurs – la première restant l’expérience de l’effondrement de sa foi. Abritant un Christ vieux de 200 ans et des tas de racines d’arbres aux formes monstrueusement humanoïdes amassées par son grand père, cette pièce consolida des visions traumatisées aujourd’hui transformées par l’artiste en performances, spectacles et photographie. Cette installation est, pour Y. Unfricht, un extrait d’acte de naissance de son imaginaire.

La série de performances
Chaque mois, Y. Unfricht vient habiter son installation, et se livrer à une performance au long cours. Chaque performance mettra en scène un objet de son enfance, et une entité née de ses souvenirs transformés. Chaque entité présentée au fil des performances mensuelles sont également des émanations des mythes de la région natale de l’artiste (Moselle). Ces dix performances ont été pensées pour former un ensemble au travers duquel l’artiste dessine les plans de son architecture émotionnelle fondamentale.

BIOGRAPHIE

Yannick Unfricht – Né en 1970. France. Vit et travaille à Bitche (France). Artiste autodidacte. Performer de culture franco-allemande, Yannick Unfricht est un membre historique de HEY! La Cie depuis sa création en 2010. Dans les années 90, il découvre    « l’art du mouvement », et l’explore de façon instinctive. Durant les années 2000, il fait la connaissance d’Atsushi Takenouchi (maître de butô). Depuis, il expérimente cette discipline lors de performances, interprétant des combinaisons libres observées avec intérêt  par l’ensemble de la communauté butô. Il additionne à son geste un jeu de masques et accessoires qu’il crée à partir d’éléments de son environnement (objets de récupération et fragments naturels d’écorce, bois, pierre, mousse…). Au travers d’une tactique d’ombre et de transformation, les personnages aux allures fantastiques qu’il s’invente sont poétiques, épiques, et questionnent. Après une phase de « test », nu et seul, dans sa forêt natale de Bitche, ils « se révèlent » à l’artiste, prêts à « être appelés » en performance. L’art du rituel ou le passage ritualisé restant l’alpha et l’oméga de son expression, l’exercice de la photographie n’est en soi pour l’artiste qu’un médium de plus à sa palette pour exprimer « son instant présent ». Gravement atteint de la maladie de Lyme depuis 2015, la photographie et la sculpture en bois brûlé au chalumeau augmentent son périmètre identitaire. Le chant diphonique fait aussi partie de ses talents.

  • Textes de Anne De HEY!