Élégies documentaires

 Projection
d’extraits vidéos lus par l’auteur
autour des
Élégies documentaires
de Muriel Pic

Dimanche 18 juin 2017 à 15h30 – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

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Élégies documentaires de Muriel Pic
est le premier ouvrage à paraître dans la nouvelle collection Opus incertum des Éditions Macula, dirigée par Jean-Christophe Bailly.

« Partout il faut lire » dit Muriel Pic, mais si « la vérité est toujours en ruines », alors c’est dans ses traces qu’il faut s’aventurer. Ce qui est visé, à partir de ces traces, c’est un art documentaire, une « expérience lyrique, atmosphérique, élémentaire ». La liberté est prise d’une fiction qui s’en va à partir de restes et de poussières. L’archive devient le matériau du poème, mais « il n’est pas d’art documentaire sans chant de deuil ». Ce chant se déploie en trois parties : un montage qui conduit de l’utopie totalitaire – le centre de vacances nazi de l’île de Rügen – à l’utopie manquée d’un rêve mellifère en Palestine, puis à l’utopie anéantie d’une organisation spatiale entée sur les étoiles chez les Indiens de la Plaine. À chaque fois c’est « l’œil vivant du passé » qui nous regarde, consumant l’avenir.

Écouter un extrait de l’ouvrage en cliquant ici !

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La Table des Manières

Performance proposée par les Éditions Macula
dans le cadre de leur présence à la Halle Saint Pierre jusqu’au 30 juillet

La Table des Manières

Lecture-performance par
Esmé Planchon et Helena de Laurens 

à partir d’extraits de livres du catalogue Macula



Dimanche 18 juin 2017 à 16 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

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La Table des Manières met en jeu les textes et ce qui les entoure : titre, illustrations, légendes, prix, sommaire, couverture, index, papier. 
Durée : 40 minutes

Helena est artiste chorégraphique et comédienne, Esmé est conteuse, auteure et comédienne. Nous inventons des lectures-performances qui côtoient de près ou de loin les formes du conte, du récital, de la comédie musicale et du cut-up. En 2016, nous créons Les Sextes, un récital érotico-historique, collection d’anecdotes burlesques et extravagantes sur l’Histoire. Et en 2017, Les Gextes, une pièce où : « Nous jouons aux textes, Nous lisons les textes joueurs, Nous gestons les jeux du dire ».

Les éditions Macula nous ont invitées à nous emparer de leur catalogue pour imaginer une performance, il sera question de récits de feux d’artifice, du bois qui se réduit en pierre, du calcul de la courbe du jet de la pisse, d’une folle qui réveille ses beaux-parents à coups de massue, je ne tremble pas, je me trémousse pour faire un menuet de ma peur, d’une danse de la pluie où l’on tient un serpent dans sa bouche.

 

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Jean SEBAN

Projection de ses deux derniers long métrages


Jean SEBAN
L’Invention de l’année 2018
Un film, (1h 33min 2017)
Scénario inspiré par Charles Péguy
Samedi 4 novembre à 15 heures


Ganga 2020

Samedi 11 novembre à 15 heures 

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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L’Invention de l’année 2018

Notes sur le film par Anne Schneider et Isidore Gracián

 » Le film ne cache rien, le titre de l’œuvre nous dit tout, il nous dit ce que nous ne devons pas refuser d’entendre : non pas représentation, mais Invention…  Le monde n’est plus ici un spectacle que l’art confierait à notre regard indiscret, regard sur le monde mais protégé de ses anfractuosités, immunisé contre son écoulement sans répit, contre son souffle qui ne laisse rien indemne. Dans le film L’Invention de L’Année 2018 le monde… ( Notes sur le film par Anne Schneider et Isidore Gracian,
suite des textes, ici 

Site Jean Seban                                   

Le Plancher

Le Plancher
Perrine Le Querrec
Éditions Les doigts dans la prose

Interprété par le comédien Ben Herbert Larue

Le spectacle sera précédé d’une intervention de Béatrice Steiner (psychiatre, psychanalyste) qui resituera Jeannot et son plancher dans son contexte
historique et psychiatrique.

Dimanche 15 octobre 2017 à 15h00
Tarif spectacle : 10€
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

 

Le Livre

Jean, dit Jeannot, est né en France en 1939. Jean, dit Jeannot, a une biographie courte et accidentée. De ses années d’enfance à son engagement en Algérie, de la mort par pendaison de son père à sa claustration volontaire avec mère et sœur, Jean dit Jeannot va échapper à la raison et au monde réel.
En 1971 la mère meurt et les deux enfants, Jeannot et Paule, obtiennent l’autorisation de l’enterrer à l’intérieur de la maison.
Dès lors, Jeannot devient le plancher. Il se couche dessus, cesse de se nourrir, il a autre chose à faire : graver son réquisitoire, s’écrire à lui-même, creuser ses mots. Et y mourir, cinq mois plus tard.
Pour l’auteure, écrire Le Plancher, c’est côtoyer la folie au plus près, s’autoriser la débauche du mot brut, de la syntaxe, emprunter des chemins de réflexion et d’écriture
inédits, braver les interdits. C’est aussi donner un corps et une voix à celui dont chacun s’est détourné.

+ d’infos

Précision de l’auteure

Ma première rencontre avec le plancher de Jeannot date de 2005, à la bibliothèque François Mitterrand. Hall Est, ce n’est pas le silence qui m’accueille, mais une clameur, un hurlement. Le plancher se dresse dans la lumière, trois surfaces creusées, martelées, saignées à blanc. Je m’approche, aucune paroi ne me sépare de lui, inutile de lever la tête, il est là, devant moi, attaque ma rétine, mon système nerveux, je lis, ne comprends pas, me perds, j’entends les coups, je vois Jeannot sans même encore connaître son histoire, je vois Artaud crever la page d’écriture de son marteau. Je rencontre Jeannot l’Écrivain. Plus tard, le plancher est démonté, exposé dans plusieurs lieux d’art brut, c’est Jeannot l’Artiste. Encore plus tard, le laboratoire pharmaceutique qui l’a acquis le dévoile aux représentants comme avertissement si l’on ne consomme pas ses médicaments, c’est Jeannot le Schizophrène. Depuis plusieurs années le plancher est visible rue Cabanis, contre un mur de l’hôpital Sainte-Anne. Mal exposé, mal conservé, il attend depuis 3 ans une salle qui doit lui être consacrée. C’est Jeannot le Coupable, celui qui encombre, la société, les mémoires, ce sont ceux dont on se détourne, ce sont les lits supprimés des hôpitaux psychiatriques, ce sont les SDF abandonnés, les malades abusivement enfermés en prison, tous les fragiles, les différents, les marginaux, les furieux –

Perrine Le Querrec est une auteure vivante. Elle écrit dans les phares, sur les planchers, dans les maisons closes, les hôpitaux psychiatriques. Et dans les bibliothèques où elle recherche archives, images, mémoires et instants perdus. Dès que possible, elle croise ses mots avec des artistes, photographes, plasticiens, comédiens.

Depuis ses premiers pas dans l’écriture, Ben Herbert Larue, fondateur de la Cie Ô Clair de Plume et du groupe Nouvelle Nocturne, n’a cessé de défendre « l’émotion par les mots », qu’ils soient chantés, murmurés ou déclamés, sur scène ou dans la rue. Il prête son corps et sa voix pour nous offrir avec force ses « mots passants », multipliant les tons et les discours autour d’un imaginaire musical et théâtral qui renvoie sans cesse vers l’ailleurs.

 

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Carole Roussopoulos

Rencontre autour de l’œuvre de Carole Roussopoulos
dans le cadre de l’exposition Grand Trouble

 « Perturbation, ma sœur* » :
Carole Roussopoulos activiste vidéo

Samedi 1er juillet à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Photographie de Carole Roussopoulos


Rencontre autour de l’œuvre de Carole Roussopoulos présentée par Nicole Fernandez Ferrer, directrice du Centre Simone de Beauvoir, avec projection de quelques films de Carole Roussopoulos.

Texte de présentation de Nicole Fernandez Ferrer :

« Perturbation, ma sœur* » : Carole Roussopoulos activiste vidéo

 Cherchez le trouble non pas comme manque de clarté mais comme perturbation, dérèglement de l’ordre établi, impétuosité d’une parole.
C’est ce que nous donne à voir et à entendre Carole Roussopoulos dans une sélection de ses vidéos des années 1970 à 2000 à travers des personnes engagées et des situations politiques agitées.
De la lutte des vétérans du Vietnam aux militant.e.s du Front Homosexuel révolutionnaire, de Jean Genet & Angela Davis aux femmes de LIP, des prostituées en grève aux Babouches chantantes, de Delphine Seyrig agitatrice féministe à la transmission de combats antiracistes et antinazis, Carole Roussopoulos dérange les idées reçues, bataille caméra vidéo féministe au poing et nous bouleverse.

 *Perturbation, ma sœur. Naissance du mouvement des femmes (livre de Cathy Bernheim)

Liste films projetés intégralement :

Christiane et Monique, LIP 5 (30 min)
Genet parle d’Angela Davis (7min 30)
Il faut parler : portrait de Ruth Fayon (28 min)
Liste des extraits (2 à 3 minutes) présentés et commentés brièvement :

Le FHAR
SCUM Manifesto
Les vétérans du Vietnam
Flo Kennedy : portrait d’une féministe américaine
Les Babouches
Les Prostituées de Lyon parlent


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Chrysalides

SIGNATURE
Chrysalides
de Jean-Michel Fauquet

Samedi 17 juin à partir de 15 heures – entrée libre

Photographies de Jean-Michel Fauquet 
Textes de Claude Seintignan
Editions la pionnière, parution le 13 avril 2017

Halle saint Pierre – à la librairie

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Chrysalides, de Jean-Michel Fauquet

Le Livre : Les œuvres photographiques de Jean-Michel Fauquet, qu’accompagne pour ce livre un texte de Claude Seintignan, font appel autant au dessin qu’à la peinture et la sculpture, pour donner lieu in fine, après un travail d’atelier — fabrique d’objets qui semblent surgir d’un autre temps, à partir de matériaux glanés ici et là — cartons, ficelles, colle, tissus — à des photographies qui font surgir une mémoire retrouvée. Travail d’intérieur donc — et dans tous les sens du terme — mais aussi travail de plein air avec les nombreuses photographies de paysages ici présentées.

Biographie : Né en 1950 à Lourdes, Jean-Michel Fauquet part vivre douze années au Canada où il enseigne la photographie à l’Université. C’est ensuite à Paris qu’il s’installe et qu’il s’expose. Son oeuvre donne lieu à de très nombreuses expositions. Il vit et travaille à Paris
Collections : Fonds national d’art contemporain, Paris
Bibliothèque nationale de France, Paris
Maison européenne de la photographie, Paris
Musée national d’art moderne, Paris
François Pinault, Paris
Titre : Chrysalides
Photographies : Jean-Michel Fauquet
Format : 33,5 x 24 cm, 64 pages sous couverture rempliée
Parution : 13 avril 2017
Diffusion en librairies
Prix de vente public : 49 €

Contact presse : Dominique Janvier 06 23 64 78 83

EXIL MON AMOUR

CONCERT – POÉSIE
EXIL MON AMOUR
Duo
Catherine WARNIER / Violoncelle
Salah AL HAMDANI / Poèmes et voix

Concert – lecture entre des univers musicaux d’orient et d’occident

Dimanche 11 juin 2017 à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

 Salah Al Hamdani
Poèmes de lus, extraits des recueils :

* Une blessure pour grandir, inédit
* Je te rêve, Editions Pippa, 2015
* Bagdad mon amour, Editions Le temps des cerises, 2014
* Bagdad Jérusalem avec Ronny Someck, traduit de l’arabe avec Isabelle Lagny, Editions Bruno Doucey, 2012
* Saisons d’argile, avec des peintures de Yousif Nasser, Editions Al Mariar, 2011
* Mirage, avec des peintures de Danielle Loisel, Editions Signum, 2011, et in Rebâtir les jours, Edition Bruno Doucey, 2013
* Le Balayeur du désert, 1ère partie traduite de l’arabe avec Isabelle Lagny, Editions Bruno Doucey, 2010
* Le retour à Bagdad, traduit de l’arabe avec Isabelle Lagny, Editions Les points sur les i, 2006
* Ce qu’il reste de lumière, Editions l’Harmattan, 1999
* L’arrogance des jours, traduit de l’arabe avec Isabelle Lagny, Editions l’Harmattan, 1997

Programme de la soirée :

1ère  Partie / Poèmes et voix / Salah Al Hamdani / lecture seule
2ème Partie / SARABANDE de la 4ème suite de J.S. BACH pour violoncelle seul / Accompagné de 3 courts poèmes
3ème Partie / Extrait de la 2ème pièce populaire de Robert SCHUMANN / Poème Présence brumeuse
4ème Partie / Supplication d’Ernest BLOCH. Poème Miroir inversé
5ème Partie / Prélude de la 5ème suite de J.S. BACH pour violoncelle seul / Poèmes L’apôtre du chagrin suivi de Le moi dans le vide (en Arabe)

6ème Partie / Poème Toujours à toi Salah Al Hamdani / lecture seule
7ème Partie / IRAKIA violoncelle seul
8ème Partie / D’après le mode HIJAZ / Poème Le deuil rouge
9ème Partie / Inspirée de l’ÉGYPTE / Poème L’inconnu
10ème Partie / Chant traditionnel IRAKIEN/ Poèmes Rencontre et Des soucis imprévus
11ème Partie / Iraqi Gipsy Song / Poème Le retour à Bagdad
12ème Partie / SOLAF / Poème Seul le vieux tapis fleurissait le sol
13ème Partie / HISSAR- KOURDI / Poème L’exilé
14ème Partie / Sarabande de la 5ème suite de de J.S. BACH pour violoncelle seul / Poème Bagdad mon amour
15ème Partie / Gigue de la 5ème suite de J.S. BACH pour violoncelle seul

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NOTICES BIOGRAPHIQUES 

Catherine Warnier, âgée seulement de quatre ans, Catherine Warnier rêve de devenir violoncelliste. Son rêve prend forme lorsqu’elle accède au Conservatoire National de Région de Reims, sa ville natale. Elle obtient à 16 ans le 1er prix à l’unanimité du jury présidé par Maurice Maréchal. Catherine devient ensuite l’élève de Paul Tortelier pendant 4 ans et rentre dans la classe d’André Navarra à l’école Normale Supérieure de Musique de Paris. Elle obtient le diplôme d’exécution à l’unanimité avec félicitations du Jury. Lauréate du Conservatoire National Supérieure de Musique de Paris, le Ministère de la Culture la sélectionne pour rejoindre l’Orchestre des Jeunesses musicales d’Europe au Canada sous la direction de Zubin Mehta. Sélectionnée de nouveau par le Ministère de la Culture pour un festival au Brésil, elle y donne des concerts en musique de chambre et avec orchestre. Quelques années plus tard, Catherine obtient le poste de violoncelliste titulaire à l’Orchestre National de Lyon. Elle devient ensuite professeur au Conservatoire National d’Annecy et violoncelliste solo à l’Orchestre de Savoie sous la direction de Claire Gibault. Parallèlement à l’enseignement, elle donne régulièrement des concerts en soliste et en musique de chambre. Ces dernières années, Catherine Warnier crée des événements qui rapprochent les différentes formes d’art, « musique, écriture, photographie et peinture ».

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Salah Al Hamdani, poète, écrivain et homme de théâtre français d’origine irakienne, est né en 1951 à Bagdad. Ecrit en français et en arabe. Ancien opposant à la dictature du parti Baath, il commence à écrire des poèmes en prison politique en Irak vers l’âge de 20 ans. Puis il choisit la France pour terre d’asile en 1975 après avoir découvert Albert Camus traduit en arabe dans les cafés de Bagdad. C’est à Paris qu’il devient auteur de plus d’une quarantaine d’ouvrages (roman, poésies, nouvelles et récits) dont plusieurs sont traduits de l’arabe avec Isabelle Lagny. Dernières parution : Contrejour amoureux (Dialogue poétique avec Isabelle Lagny), Editions Le Nouvel Athanor, Paris, 2016 ; Je te rêve, poèmes, Editions Pippa, Paris, 2015 : En écho de lumière, poèmes avec photographies de Fabien Pio, Editions Glc, Montpelier, 2015 ; Deux enfants de Bagdad, Salah Al Hamdani et Ronny Someck entretiens avec Gilles Rozier, Éditions des Arènes, Paris, 2015 ; Adieu mon tortionnaire, récits, ainsi que Bagdad mon amour suivi de Bagdad à ciel ouvert, poèmes, (nouvelle édition), aux Editions Le Temps des Cerises, Paris, 2014 ; Oublier Bagdad, CD poésie et musique avec Salah Al Hamdani, auteur et récitant et Arnaud Delpoux, guitare et piano, Paris, 2015.

 

Le temps sans fil

Dans le cadre des
RENCONTRES EN SURRÉALISME
organisées par François Py

Projection et table ronde

« Le temps sans fil » par Georges Sebbag

Samedi 24 juin 2015 à partir de 15 heures – entrée libre

A l’occasion de la parution de :
André Breton 1713-1966 / Des siècles boules de neige et de
Breton et le cinéma
(Nouvelles éditions Jean-Michel Place, 2016),
Georges Sebbag apportera un éclairage à ce concept-clé.
Le temps sans fil des surréalistes sera confronté aux microdurées d’aujourd’hui.

Charles Gonzales, comédien, metteur en scène et écrivain, lira des textes.

Table ronde avec :
Georges Sebbag, Henri Béhar, Françoise Py,
Monique Sebbag
et François Leperlier, Nelly Kaplan (sous réserve)

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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André Breton (1713-1966) – Des siècles boules de neige
Georges Sebbag

André Breton est né, comme Diderot, en l’an de grâce 1713. Lors de sa traversée des siècles boules de neige, il aurait disparu en 1966, mais rien n’est moins sûr. C’est au prisme du hasard objectif, découverte majeure du surréalisme, qu’apparaissent sur l’écran sa vie et son œuvre. Une multitude de plans et de séquences répartis au gré du temps sans fil relate ses aventures épiques et poétiques, érotiques et philosophiques.

Breton s’incorpore Jacques Vaché, mort par overdose d’opium le jour de l’Épiphanie de 1919. Il reconnaît par-dessus tout le génie d’Isidore Ducasse, comte de Lautréamont. Fort de son duo avec Aragon, il bâtit le groupe surréaliste et conduit avec ses amis Artaud, Desnos et Crevel une révolution de l’esprit. André aime à la folie des femmes réelles ou imaginaires – Manon, Musidora, Cyprian Giles, Simone, Lise, Nadja, Suzanne, Jacqueline, Gradiva, Elisa, Nelly.

Ce livre battant comme une porte propose une vision inédite du collagiste et de l’artiste, un parcours déroutant du chevalier et de l’amant, une lecture différente du poète et du penseur, un film haletant des mille existences d’André Breton.

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 Breton et le cinéma, Georges Sebbag

Au printemps 1916, à Nantes, l’infirmier militaire André Breton et son ami Jacques Vaché, le dandy des tranchées, enchaînent les séances de cinéma, d’une salle à l’autre, sans se soucier des programmes. À 20 ans – ils ont alors l’âge du cinéma –, ils inventent une cinéphilie joyeuse et désinvolte. Breton le signale dans le Manifeste du surréalisme : « Le cinéma ? Bravo pour les salles obscures. » Au moment où il proclame la « toute-puissance » du rêve, il prend conscience que les gags, les courses-poursuites, les images saccadées des films burlesques reproduisent les métamorphoses mêmes de la peinture animée du rêve. Tandis que le cinéaste concasse le temps pour produire des durées filmiques, André Breton, guetteur de hasard objectif, est à la recherche de durées automatiques au gré d’un temps sans fil. La première génération surréaliste, désireuse de donner la réplique au découpage et au montage cinématographique, ne pouvait pas manquer son rendez-vous avec le cinéma, qui offre au public universel une expérience temporelle teintée de surréalité. André Breton a bien précisé que c’était dans l’obscurité d’une salle de cinéma que se célébrait « le seul mystère absolument moderne ».

Georges Sebbag est écrivain, docteur en philosophie. Il a écrit des essais sur le temps, la société et l’art ainsi que plusieurs ouvrages sur le surréalisme publiés chez Jean-Michel Place. Ses deux livres récents, Potence avec para tonnerre. Surréalisme et philosophie d’une part, Foucault Deleuze, Nouvelles Impressions du Surréalisme d’autre part, ont comme ambition affichée de lier « Philosophie » et « Surréalisme ».

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Art et Thérapie

REPRÉSENTATIONS

Séminaire mensuel à la Halle Saint-Pierre,
Sous la direction de Jean-Pierre Klein

Samedi  17 juin toute la journée à partir de 11 heures

La représentation en art-thérapie
en compagnie d’artistes et d’art thérapeutes

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 0 14 25 8 72 89

Entrée 15 €
(7 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)

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REPRÉSENTATIONS

Après sept années consacrées à l’énigme de la création et à l’expérimentation de la métaphore en art comme en thérapie, puis à la réappropriation du corps propre grâce à son abord détourné, enfin à l’intime et ce qui peut en être témoigné, nous avons abordé cette année la question complexe du représenter.

Nous avons entendu successivement Paul Ardenne historien de l’art, Jean-Paul Escande professeur en médecine et biologiste, Daniel Dobbels chorégraphe et critique d’art, Jean-Michel Vives professeur de psychologie et psychanalyste ; Stéphane Charpier professeur de neuroscience.

Le temps est venu, comme chaque année, de croiser le thème (la représentation) avec la pratique et la théorie de l’art-thérapie. L’art, la thérapie, l’art-thérapie permettent la représentation qui suppose un temps autre, la capacité d’être ouvert à l’imprévisible, l’exploration d’inconnus que par là même on suscite et on génère, les représentations qui excèdent ce qu’elles représentent…

Artistes, art-thérapeutes proposeront toute la journée à partir de 11H15 jusque 17H30 des réflexions, relations d’expériences, théorisations, propositions courtes d’ateliers, performances, qui illustreront leurs représentations de la représentation : en théâtre, conte, marionnettes, arts plastiques, …

avec

Béatrice Bodio, Pascale Drouin, Cécile Huré, Jean-Pierre Klein, François Lazaro, Ruth Nahoum, Sandrine Pitarque

représenter l’irreprésentable, présenter/représenter, représentation de mots/ représentation de choses.

<<<< Thème de l’année prochaine 2018 chaque 3ème samedi de janvier à juin 2018 de 14H30 à 16H30 (sauf en juin de 11H15 à 17H30)

Le temps retrouvé de l’art, de l’art-thérapie, de l’existence, avec poètes, philosophes, scientifiques, gériatres, artistes et art-thérapeutes

INECAT/Art et Thérapie,
27, rue Boyer, 75020 Paris,
Inscrivez-vous pour recevoir le programme détaillé de l’année à  : klein.jpkev@gmail.com

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Radophonie

Rencontre/lecture
autour de
Les Nouveaux Cahiers pour la folie
N°7 : Radophonie
Dimanche 4  juin 2017 à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium

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PROGRAMME

  • Présentation de la revue, de ses choix éditoriaux et  de son mode de fabrication polyphonique.
  • Lecture d’extraits des numéros 0 à 7  par les membres du comité de rédaction.
  • Projection de dessins et de photos liés à la revue.

La présentation sera suivie d’une exposition dans la librairie d’œuvres de Zyplox, en résidence à la friche artistique La Fileuse de Reims
http://defricheur.revolublog.com/

http://zyplox.wixsite.com/zyplox

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Les Nouveaux Cahiers pour la folie sont nés d’un pari sur l’utopie. Dans une période où tout concourt à faire taire les « voix » de la folie, et jusque dans les milieux psychiatriques, cette revue se propose à recevoir des propositions émanant de diverses personnes impliquées dans les différents bords de la folie. Concrètement, y interviennent tant des personnes soignées en psychiatrie que des personnes ayant fonction de soignant, ou tout un chacun qui se sent concerné à quelque titre que ce soit.

Le numéro 7, Radophonie, vient de paraître aux éditions Epel.
Il est disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre. 

+ d’infos

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