Patricia Castex Menier

Lecture–Rencontre Poésie
Suites et fugues
de Patricia Castex Menier
à l’occasion de la
parution de son ouvrage aux éditions Henry/Écrits du Nord
Patricia Castex Menier s’entretient avec Pierre Dhainaut.

Halle Saint Pierre – Auditorium
(entrée libre)

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patricia castex menierPatricia Castex Menier

Nombreux livres de poésie, dont 6 titres chez Cheyne éditeur, et un roman aux Éditions La Dragonne.

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Dernières parutions :
Reconnaissances, Al Manar, 2009
Jardins publics, Aspect, 2011
Passage avec les voix, Ed. du Cygne, 2013
Rimbaud Design, Vincent Rougier, 2014
Un livre d’artiste à tirage limité, avec le peintre Jacques Bibonne : Miniatures, 2014

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pierre dhainautPierre Dhainaut
Une œuvre importante, saluée en 2013 par le Grand Prix de poésie de la Société des Gens de Lettres, publiée notamment au Mercure de France, Sud, Rougerie, Les Ecrits du Nord, Arfuyen…

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Parmi les dernières parutions :
Plus loin dans l’inachevé, Arfuyen,2010 ( Prix de Littérature Francophone Jean Arp)
La parole qui vient en nos paroles, L’herbe qui tremble, 2013
Rudiments de lumière, Arfuyen, 2013
Progrès d’une éclaircie, Faï fioc, 2014
L’autre nom du vent, L’herbe qui tremble, 2014

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Éditions Henry/ Les écrits du Nord 

« la fonction de la poésie est de nous révéler le monde et nous-mêmes à travers les mots, c’est-à-dire au besoin en les traversant » : c’est cette conception que défendent les éditions Henry, éditeur du Nord sans étroitesse de régionalisme, ouvert à toutes les voix
( Québec, Cameroun, Haïti…). « seuls comptent les textes, nous dit Jean Le Boël, et l’essentiel est de ne pas perdre la joie ».

Rencontre littéraire

Rencontre autour de deux livres sur les cabanes
Samedi 27 septembre 2014 à 17h
suivi de signatures

exe_cabanes  3d_livre_Cécil Mathieuiphone

A l’occasion de la parution des livres de
Gilles A. Tiberghien
(Philosophe français, maître de conférences à l’Université de Paris I Panthéon – Sorbonne)
Notes sur la nature, la cabane et quelques autres choses
Editions du Félin (revue et augmentée)
et de
Cecil Mathieu (photographe)
Les années Beauduc
Arnaud Bizalion éditeurUne sélection de photographies réalisées sur la plage de Beauduc, espace sauvage de Camargue situé entre Perpignan et Monaco.

Halle Saint Pierre – Auditorium (entrée libre)

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Notes sur la nature, la cabane et quelques autres choses

Ces notes ont commencé d’être écrites dans une cabane lors d’un séjour dans le Vermont. Elles ont été poursuivies, ensuite, durant plusieurs années et à diverses occasions. Au fil des réflexions développées ici, la cabane est apparue comme un opérateur intellectuel permettant de penser des expériences que chacun a pu faire ou imaginer dans l’enfance comme dans l’âge adulte et qui concernent peut-être d’avantage un espace psychique qu’un espace proprement physique. Les cabanes, contrairement à ce que pourrait laisser croire l’étymologie, ne sont pas de ” petites maisons ” : elles sont sans solutions de continuité avec les architectures dont elles sont supposées être l’origine. Fragiles et singulières, elles sont construites sans plan préconçu. Elles abritent des individus qui ne s’y installent pas, n’y habitent jamais véritablement. Aux marges des villes et des sociétés, elles recomposent une certaine idée de la nature à laquelle nous désirons nous confronter tout en la craignant. Cette ambivalence fondamentale fait de la cabane un lieu de contradictions où coexistent le haut et le bas, l’ouvert et le fermé, le mobile et l’immobile, le jeu et le sérieux, la vie et la mort.

Les années Beauduc

Beauduc_couv_15

Montmartre fête les poètes

Résonances en poésie à La Halle Saint-Pierre
Dans le cadre de la Fête des vendanges” Montmartre fête les poètes”
Dimanche 12 octobre 2014 à 15h

Naïma Taleb et la Compagnie Résonnances invitent les poètes
Werner Lambersy et Seyhmus Dagtekin,
deux figures de la poésie francophone l’un d’origine belge et l’autre turque. 

Halle Saint-Pierre – Auditorium (entrée libre)

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Notices biographiques

DSC_0033Une des plus extraordinaire éruption lyrique que ce dernier demi-siècle ait produit… 
Jacques De Decker in Le non-dit N° 95, 2012…

Lambersy Werner, (Anvers, 1941 ), vit à Paris depuis 1980. Tout en variant le ton et la forme, de l’extrême dépouillement à une respiration ample, sa poésie, à travers plus de 40 ouvrages, poursuit une méditation ininterrompue sur le dépassement de soi dans l’amour et l’écriture ; traduit en volume dans plus de 20 langues. Les revues « NU(e) », « Le Non-dit » et « à l’index » viennent de lui consacrer un numéro spécial. Biblio succinte: Maîtres et maisons de thé , plusieurs recueils chez Le Cormier, Labor, Dur-an-ki, Cadex, Phi, Le Dé bleu, L’Amourier, Le Taillis pré, Hermaphrodite, L’âne qui butine, Pippa. Anthologies : Présence de la poésie (Les Vanneaux), et  L’éternité est un battement de cils,( Actes Sud). Dernières parutions : Pina Bausch (éds du Cygne), L’assèchement du Zuiderzee (éds Rhubarbe), Opsimath (édit. Rougier). A paraître: Dernières nouvelles d’Ulysse ( l’âge d’Homme), La dent tombée de Montaigne  (Dumerchez), In angulo cum libro  ( Al Manar ), La perte du temps  (Castor astral) …

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seyhmus_2Seyhmus Dagtekin, poète et romancier, né et élevé dans un village kurde en Turquie, vit à Paris depuis 1987. Il écrit en turc, en kurde ou directement en français.
Seyhmus Dagtekin a reçu le Prix de l’Académie française Théophile Gautier pour Juste un pont, sans feu. Il est également lauréat du Prix Mallarmé 2007 pour Juste un pont, sans feu (Le Castor Astral, 2007), du Prix international de poésie francophone Yvan Goll pour Les chemins du nocturne (Le Castor Astral, 2000) et son roman A la source, la nuit (Robert Laffont, 2004) a reçu la mention spéciale du Prix des Cinq Continents de la Francophonie.
Ses textes ont été publiés dans de nombreux revues et anthologies.

CURATING OUTSIDER ART

Manfred Teege

Manfred Teege

Conférence de l’EOA
European Outsider Art Association

CURATING OUTSIDER ART
les 15/16 mai 2014

Halle Saint Pierre

The board of EOA is pleased to announce this year’s conference and general assembly at Halle Saint Pierre.

http://www.outsiderartassociation.eu/

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About the conference :

More and more institutions for contemporary art integrate art works by outsider artists in exhibitions or permanent collections today. As a lot of these artists are not thinking in terms of the art scene or art market they are unfamiliar with ways of presentation and exhibiting their works. Professional art curators, on the other hand, are often unfamiliar with the context of and special ideas behind outsider art and tend to press it into well-known presentation formats, cutting off important dimensions of the works. The conference “Curating Outsider Art” wants to look for ways to mediate between artists and curators in this field. Speakers include: Martine Lusardy, Pierre Muylle, Thomas Röske.

1- Board_EOARaija Kallioinen (Vice president, FI), Jan Ulrik Sakø Juhl (Secretary General, DK), Thomas Röske (President, D), Marc Steene (UK), Marina Giordano (IT)© Helka KetonenEOA Board à Raija Kallioinen (Vice president, FI), Jan Ulrik Sakø Juhl (Secretary General, DK), Thomas Röske (President, D), Marc Steene (UK), Marina Giordano (IT) © Helka Ketonen

2-EOAIngeborg Luscher (Artiste, D) et Thomas Röske (Prinzhorn Collection, D) © Raija Kallioine3-EOADieter de Vlieghere (University of Leuven, B) et Thomas Röske (Prinzhorn Collection, D)© Raija Kallioinen4-EOACarine Fol (Central for Contemporary Art, B) et Thomas Röske (Prinzhorn Collection, D)© Raija Kallioinen5-EOAJohn Maizels (Raw Vision, UK) et Martine Lusardy (Halle Saint Pierre, FR)© Raija Kallioinen

6-EOA
Pierre Muylle (MadMusée, B) et Carine Fol (Central for Contemporary Art, B)© Raija Kallioinen
7-EOAJohn Maizel (Raw Vision, UK) devant les œuvres de Viljo Gusstafsson (FI), esposition Raw Vision © Raija Kallioinen

8-EOASimon McAuley et Julia Krause-Harder Thomas Röske (Prinzhorn Collection, D) © Raija Kallioinen

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Programme 2014

May 15, 2014
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4:30 p.m.: European Outsider Art Association General Assembly (members only)
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7:00 p.m.: Opening event : “It is a question of atmosphere”
Artist Ingeborg Lüscher (Locarno, Switzerland) talking with Thomas Röske, director of the Prinzhorn Collection and chairman of European Outsider Art Association (Heidelberg,
Germany)
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May 16, 2014
9:00 a.m.: Reception

9:30 a.m.: Introduction, Dr. Thomas Röske

10:00 a.m.: Understanding Outsider Art as a Curatorial Concept,
Dieter De Vlieghere (University of Leuven, Belgium)

10:45 a.m.: Coffee Break

11:15 a.m.: Exhibiting Outsider Art in Halle Saint Pierre,
Martine Lusardy (Halle Saint Pierre, Paris, Fance)

12:00 a.m.: It’s alive?!,
Carine Fol (Centrale for Contemporary Art, Brussel, Belgium)
and Pierre Muylle (MadMusée, Liège, Belgium)

12:45 p.m.: Lunch Break

2:45 p.m.: Documenting and Exhibiting Environments,
Jo Farb Hernandez (San José State University,California, USA)

3:30 p.m.: Coffee Break

4:00 p.m.: The Artist’s Viewpoint,
Simon McAuley and Julia Krause-Harder talking with Thomas Röske

5:30 p.m.: End of the Conference

 

 

 

Séminaire mensuel “art et thérapie”

Conçu et animé par Jean-Pierre Klein
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne

Le corps peut-il être métaphorique de lui-même ?
Après cinq années consacrées à l’énigme de la création et à l’avènement de la métaphore et son expérimentation, nous abordons cette année la question de la réappropriation du corps propre grâce à son abord métaphorique.

Chaque troisième samedi du mois de janvier à juin 2015, de 14h30 à 16h30
17/01 ; 21/02 ; 21/03 ; 18/04 ; 16/05 ; 20/06

le samedi 20 juin sera co-organisé par Jean-Pierre Klein et Bernard Chouvier, psychanalyste, Professeur émérite de psychopathologie, Université de Lyon

Halle Saint Pierre – auditorium
Entrée : 10 € / 5 € pour les élèves INECAT
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89


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Argument général

Notre société qui élit le corps-pour-autrui pour unique corps, ou qui abolit le corps sous du virtuel, ou qui malmène le corps (en particulier des femmes), fait-elle l’économie du corps propre dit aussi le corps même ?

Le corps de l’art, le corps dans l’art, le corps-art, l’art corporel, peuvent-ils nous faire percevoir ce qu’est le corps métaphorique ?

Le corps dans la transe, l’hallucination, les états de dépersonnalisation, ou la simple ébriété peut-il même se manifester alors que la personne ne le reconnaît pas comme sien, voire le nie ou ne le sent pas en vie.

Les notions de corporéité, de théâtralité, d’écriture charnelle, de l’exploration de son intime sonore, du corps initiatique peuvent-elles nous éclairer sur les corps qui doublent notre corps et qui, par là-même, le révèlent ?

L’abord métaphorique du corps (les abords métaphoriques des corps) peuvent-ils réintroduire indirectement le corps, la métaphore permettant sa réappropriation ?

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Interview de Jean-Pierre Klein à la Halle Saint Pierre saison 2013

Jean Pierre Klein
Pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne, Jean-Pierre Klein est l’auteur de nombreux livres, soutenus notamment par Paul Ricoeur ou Jean Duvignaud, dont le
« Que Sais-je ? » sur L’art-thérapie.
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, docteur habilité à diriger des recherches en psychologie, auteur dramatique, il dirige l’INECAT, première école à délivrer des
titres professionnels de « médiateur artistique » et d’« art-thérapeute » reconnus par l’État.

Ouvrages récents

couvertureVient de paraitre :
Initiation à l’art-thérapie
Découvrez-vous artiste de votre vie.
Ed Marabout (2014)
4ème de couverture
Lire un extrait

Scènes d’une cure ordinaire, roman, Paris, Éditions HD, 2013

Penser l’art-thérapie, Paris, PUF. 2012 (postface de H. Maldiney)

 

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INECAT
Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat)

INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris

Conférences de l’Association pour la recherche sur le surréalisme (APRES)

les deuxièmes samedis du mois, de novembre 2013 à juin 2014 à 15h
Conférences organisées par Françoise Py, maître de conférences à l’université de Paris8.

TanningBirthday687Projection

Dorothea Tanning

Film de Dominique Ferrandou
(éditions Seven Doc, collection Phares, 2014)

Samedi 14 juin 2014

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Présentation par Georgiana Colvile
Débat avec le réalisateur, Georgiana Colvile
et Annie Richard

Halle Saint Pierre – auditorium
(entrée libre)
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

 

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Dorothea Tanning, écrivain et artiste plasticienne américaine est décédée en 2012 à l’âge de 101 ans. 

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La date de naissance d’un peintre n’est pas celle qu’enregistre l’état civil, mais plutôt le moment lumineux, auroral, où il appose sa signature sur l’œuvre qui doit sceller son destin.” *
Patrick Waldberg – Dorothea Tanning : La Mémoire Ensorcelée

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Ce phénomène s’est produit pour Dorothea Tanning avec l’autoportrait, Birthday, baptisé ainsi par Max Ernst lors de leur première rencontre à New York, en 1942. Elle exprime une vision très personnelle d’univers troubles, provocants… Le cauchemar n’est jamais loin. Progressivement, elle abandonne le surréalisme narratif et entreprend une mutation esthétique restant toujours en-deçà de l’abstrait. Sous l’influence de la musique de Karlheinz Stockhausen, elle façonne des formes énigmatiques, des sculptures molles, éphémères, en tissu et en laine. Peu d’années après la mort de Max Ernst, elle retourne à New York.

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Dans le palais ensorcelé de la Belle au Bois dormant, rien ne bouge, rien ne respire …

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A cette fixité marmoréenne qui attend sa réanimation ultime, il me plaît d’opposer l’univers tumultueux, mouvant, irisé que façonne pour nous celle que je nomme la belle dormeuse aux abois, Dorothea Tanning.” Patrick Waldberg – Numéro Spécial XXe siècle.

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PROGRAMMATION 2014

Samedi 11 janvier 2014
Après-midi Poésie : lectures et voix.
Carte blanche à Philippe Tancelin
Avec Bernard Bénech, Nasser-Edine Boucheqif, Jean-Pierre Faye, Béatrice Golkar-Velten , Mohand Mounsi, Jean-Clarence Lambert, Roula Safar et Sapho

Samedi  8 février 2014
Rencontre avec le sculpteur Shelomo Selinger
Projection du film d’Alain Braun, Les Sept portes de Shelomo Selinger, 2009,1h15.
Débat avec le réalisateur et Shelomo Selinger.

Samedi 8 mars 2014 (reporté)
Projection du film de Tufic Makhlouf Akl sur Remedios Varo
(éditions Seven Doc, collection Phares, 2014).
Débat avec le réalisateur et Georgiana Colvile.

Samedi 12 avril 2014
Vies croisées : Jean-Clarence Lambert, Serge Pey et Lasse Söderberg dialoguent en poésie, avec la complicité de Daniel Leuwers.

Samedi 10 mai 2014
Poésie et chansons :
Première partie : Marcel Eglin et Françoise Vincent
Deuxième partie : Bernard Ascal, Tufik Makhlouf Akl

Samedi 14 juin 2014
Projection du film de Dominique Ferrandou sur Dorothea Tanning
(éditions Seven Doc, collection Phares, 2014).
Présentation par Georgiana Colvile.
Débat avec le réalisateur, Georgiana Colvile et Annie Richard.

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Vivre et expérimenter la métaphore

Séminaire mensuel chaque troisième samedi du mois à partir de janvier à juin 2014, Conçu et animé par Jean-Pierre Klein, psychiatre honoraire des Hôpitaux, pionnier de l’art-thérapie.

Roberte HamayonRoberte Hamayon :
“Jouer” dans le chamanisme sibérien
exploiter la métaphore et l’aléa pour mieux anticiper l’avenir
Samedi 15 mars 2014 de 14h30 à 16h30
Halle Saint Pierre – auditorium
Réservation conseillée :  01 42 58 72 89

Entrée : 10 €/ 5 € pour les élèves INECAT

La conférence sera suivie de signatures à la librairie de la Halle Saint Pierre.
Roberte Hamayon, à l’issue de la conférence, signera son ouvrage Jouer. Une enquête anthropologique, La Découverte

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Roberte Hamayon (née en 1939 à Paris) est une anthropologue française, Directeur d’études émérite à l’École pratique des hautes études (EPHE), dans la section Sciences religieuses (Religions de l’Asie septentrionale), et ancienne directrice du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense.

Ses recherches portent entre autres, sur le modèle chamanique, substrat religieux traditionnel des peuples autochtones de Sibérie et de Mongolie. Après un premier séjour en Mongolie en 1967 puis dans la République de Bouriatie en Sibérie orientale en 1967, elle participe à la création du Centre d’études mongoles et sibériennes en 1969, puis en prend rapidement la direction jusqu’en 2007.

Entretiens vidéo sur le site des Archives Audiovisuelles de la recherche
Roberte Hamayon et le chamanisme sibérien

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SÉMINAIRE 2014

Vivre et expérimenter la métaphore

Après quatre années consacrées aux questions : « Pouvons-nous redevenir artistes de nos vies ? », « L’énigme de la création est-elle ineffable ? », « Art-thérapie et changement de  paradigme », « L’avenir est-il oblique ? Pour l’avènement de la métaphore », nous abordons cette année des expériences vives métaphoriques, passant ainsi de la réflexion à sa mise en pratique comme approche du réel.

« Il s’agissait en effet de savoir si les métaphores, et les jeux de mots, et les énigmes, qui ont pourtant bien l’air d’avoir été imaginés par les poètes par divertissement, ne portent pas à spéculer sur les choses de manière nouvelle et surprenante »
Le nom de la Rose, Umberto Eco

DATES

18/01
Michel Maffesoli, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut Universitaire de France,
L’expérience de la métaphore
,
la métaphore met en jeu l’entièreté de l’être. Au plus proche de son étymologie, “espérir”, il s’agit de mourir à soi pour naître à l’autre.

15/02
Bernard Rigaud, Dr EHESS, chercheur en psychanalyse et en anthropologie,  
L’être est mis en demeure de devenir autre,
l’Existence selon Maldiney.

15/03
Roberte Hamayon, Anthropologue spécialiste des populations mongoles et sibériennes, directeur d’études émérite à l’EPHE,
‘Jouer’ dans le chamanisme sibérien, exploiter la métaphore et l’aléa pour mieux anticiper l’avenir

19/04
François Dingremont, Dr en esthétique EHESS,
Efficacité de la fiction depuis la Grèce archaïque et antique
 : les muses d’Hésiode, Ulysse, Hermès, leur actualité

17/05
Bernard Chouvier, Psychanalyste, Professeur émérite de psychopathologie, Université de Lyon,
L’objet de hantise, entre deuil et illusion : l’objet de hantise comme le tigre ou le miroir chez Borges est une métaphore de l’angoisse de persécution et de dépersonnalisation

21/06
Renée-Laetitia Richaud, psychanalyste maïeute,
La création esthétique ou la rencontre avec un objet esthétique est thérapeutique 
: sortir de la non-pensée à l’adolescence

Programme susceptible de remaniements

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INECAT
Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat)

INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris

Vivre et expérimenter la métaphore

71lu1313u3L._SL1500_Bernard RIGAUD
Dr EHESS, chercheur en psychanalyse
et en anthropologie, 

L’être est mis en demeure de devenir autre, l’Existence selon Maldiney.

La transformation de soi par l’altérité
La preuve par l’art :
L’homme est en devenir dans un monde

en devenir

*Samedi 15 février 2014 de 14h30 à 16h30

Halle Saint Pierre – auditorium
Réservation conseillée :  01 42 58 72 89
Entrée : 10 €/ 5 € pour les élèves INECAT

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*La conférence sera suivie de signatures à la librairie de la Halle Saint Pierre

Séminaire mensuel chaque troisième samedi du mois à partir de janvier à juin 2014, Conçu et animé par Jean-Pierre Klein,
psychiatre honoraire des Hôpitaux, pionnier de l’art-thérapie

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RigaudBernard Rigaud est docteur de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Un parcours pluridisciplinaire l’a conduit du droit à la science politique et à l’histoire, en passant par la philosophie. Bernard Rigaud a publié plusieurs articles dans la revue Psychiatrie Française et un livre sur la pensée du philosophe Henri Maldiney en 2012. Il se laisse par ailleurs surprendre par la pratique de la peinture.

Janvier 201

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Bernard Rigaud : Henri Maldiney, La capacité d’exister (éditions Germina, 2012)

Bernard Rigaud présente la pensée d’Henri Maldiney, à la lumière de ce que fut sa propre rencontre avec cette œuvre. Œuvre faite pour lui de provocations et de sommations. Provocante, cette œuvre l’est en tant qu’elle invite à penser deux impensables : l’être du monde et des autres, accessible sur la seule base d’une rencontre avec eux, et notre propre être, dont la rencontre, elle-même essentielle, ouvre à la surprise d’exister. Quant aux sommations, elles sont d’aller en premier lieu « là où des hommes sont mais n’existent pas », l’asile psychiatrique en particulier, où des êtres ont perdu la capacité d’exister ; mais ils pourraient la trouver à la faveur, précisément, de l’expérience de la rencontre. Un des apports majeurs de la pensée de Maldiney est d’avoir su parcourir les voies thérapeutiques qu’ouvre l’art dans le domaine des dysfonctionnements de l’esprit. En second lieu, c’est dans l’atelier de l’artiste que Maldiney nous invite à entrer, autre lieu privilégiée de la surprise d’exister.
- éditions Germina

Quatrième de couverture :

La pensée d’Henri Maldiney, né en 1912, couvre les champs de la maladie mentale, de l’art, de la philosophie, ouvrant entre ces domaines des chemins inattendus. Il a influencé nombre de psychiatres, de philosophes et d’artistes.

Partant des différentes modalités du mal-être, de la dépression, de la psychose, la pensée d’Henri Maldiney devient une pensée sur l’être. Mais comment penser ce qui est ? Nous serons conduits par cette question vers une nouvelle compréhension de la maladie mentale, découvrant en particulier la dimension humaine de la folie, et faisant une nouvelle expérience de l’art.

La meilleure façon de proposer une introduction à cette pensée est sans doute de faire partager une expérience de rencontre. Bernard Rigaud, en travaillant sur différents sujets, a croisé et recroisé de façon régulière la pensée de ce philosophe. À chaque occasion, il a été éclairé et inspiré.

Extrait

Lyon, 1980. Il fait son cours assis, sans aucune note, voix monocorde. Ses mots semblent sortir des tréfonds de son âme. Ils n’en paraissent pas moins inspirés par un impalpable au-delà. Son élégance toute britannique, arbore tweed ocre brun et kaki ; sa chevelure blanche et dense pèse sur sa tête qui rentre légèrement dans les épaules, comme empreinte d’humilité. Captivés, les étudiants ont de violentes et roboratives respirations, comme sortant d’une apnée.

Henri Maldiney déroule sa pensée faite de sommations et de provocations, comme s’il égrenait un chapelet. J’étais loin d’imaginer que cette pensée serait un point d’ancrage de mon existence : elle ne me renvoyait alors qu’à une certaine perplexité, marquée du malaise de ne pas la saisir. Longtemps je l’ai fréquentée avec un sentiment de précarité dans ma compréhension. Le cordon qui me reliait à cet entendement était incertain et fragile. Je ne me décourageais pas. Il me faudra du temps pour que je comprenne que cette pensée me conduisait à la « chose même » de l’existence.

Cette « chose même », l’existence, c’est « la possibilité toujours ouverte de rencontrer, et la rencontre est en toute situation humaine, le moment de réalité ». Mais ce noyau dur, insécable, est extrêmement volatile, il est comme une image nette sur un support vaporeux… éphémère mais toujours recomposable avec la concentration de l’imagination.

L’œuvre d’Henri Maldiney, né en 1912 à Meursault en Bourgogne et élevé en Franche-Comté (lycéen à Besançon puis à Lyon), pourrait être qualifiée de poétique comme on peut le dire, au sens large, d’une forme de langage qui change une forme de vie, ou inversement d’une forme de vie qui change une forme de langage. En parler, c’est bien sûr faire référence à un ensemble de livres qui constituent l’œuvre écrite. Il s’agit principalement de quatre grands ouvrages : Regard, Parole, Espace (L’Âge d’Homme, Lausanne, 1973), Art et existence (Klincksieck, Paris, 1985), Penser l’homme et la folie (Jérôme Millon, Grenoble, 1991), Ouvrir le rien, l’art nu (Encre marine, La Versanne, 2000). Ces publications ont eu un caractère tardif et Maldiney a d’abord fait « œuvre orale » : celle de son enseignement à Gand d’abord, puis principalement à Lyon.

Élève de l’École normale supérieure, où il a obtenu l’agrégation de philosophie, il a été prisonnier en Allemagne pendant la guerre, puis professeur d’université titulaire de la chaire de Philosophie générale, d’Anthropologie phénoménologique et d’esthétique. Discutant Martin Heidegger, Ludwig Binswanger et Erwin Straus, commentant Freud, Husserl et Szondi, il a contribué de manière décisive à l’analyse existentielle (Daseinsanalyse). Grand lecteur des classiques grecs et allemands, qu’il questionne sans cesse, il est devenu familier de la pensée chinoise et d’œuvres majeures de peinture de la Chine ancienne.

La meilleure façon de proposer une introduction à la pensée d’Henri Maldiney, c’est peut-être de faire partager une expérience personnelle de rencontre. Plus précisément de la rencontre du concept de rencontre, comme fondement de l’existence et de la réalité. En travaillant différents sujets, et ainsi que dans l’activité de l’écriture et de la peinture, j’ai croisé de façon régulière cette pensée, avec le sentiment, parfois fugitif mais réjouissant, d’y voir plus clair… Je comprenais qu’elle me ramenait chaque fois à l’essentiel, me permettant de prendre appui, à partir de « l’irréductible », cet idéal philosophique. Idéal qui prend une coloration particulière, puisqu’en croyant se confronter à du solide, on est face au… « rythme de l’ouverture au monde ». Qu’on ne s’y trompe pas, c’est bien en fait là le « solide », mais comme peut l’être le souple roseau.

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SÉMINAIRE 2014

Vivre et expérimenter la métaphore

Après quatre années consacrées aux questions : « Pouvons-nous redevenir artistes de nos vies ? », « L’énigme de la création est-elle ineffable ? », « Art-thérapie et changement de  paradigme », « L’avenir est-il oblique ? Pour l’avènement de la métaphore », nous abordons cette année des expériences vives métaphoriques, passant ainsi de la réflexion à sa mise en pratique comme approche du réel.

« Il s’agissait en effet de savoir si les métaphores, et les jeux de mots, et les énigmes, qui ont pourtant bien l’air d’avoir été imaginés par les poètes par divertissement, ne portent pas à spéculer sur les choses de manière nouvelle et surprenante »
Le nom de la Rose, Umberto Eco

DATES

18/01
Michel Maffesoli, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut Universitaire de France,
L’expérience de la métaphore
,
la métaphore met en jeu l’entièreté de l’être. Au plus proche de son étymologie, “espérir”, il s’agit de mourir à soi pour naître à l’autre.

15/02
Bernard Rigaud, Dr EHESS, chercheur en psychanalyse et en anthropologie,  
L’être est mis en demeure de devenir autre,
l’Existence selon Maldiney.

15/03
Roberte Hamayon, Anthropologue spécialiste des populations mongoles et sibériennes, directeur d’études émérite à l’EPHE,
‘Jouer’ dans le chamanisme sibérien, exploiter la métaphore et l’aléa pour mieux anticiper l’avenir

19/04
François Dingremont, Dr en esthétique EHESS,
Efficacité de la fiction depuis la Grèce archaïque et antique
 : les muses d’Hésiode, Ulysse, Hermès, leur actualité

17/05
Bernard Chouvier, Psychanalyste, Professeur émérite de psychopathologie, Université de Lyon,
L’objet de hantise, entre deuil et illusion : l’objet de hantise comme le tigre ou le miroir chez Borges est une métaphore de l’angoisse de persécution et de dépersonnalisation

21/06
Renée-Laetitia Richaud, psychanalyste maïeute,
La création esthétique ou la rencontre avec un objet esthétique est thérapeutique 
: sortir de la non-pensée à l’adolescence

Programme susceptible de remaniements

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INECAT
Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat)

INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris

 

Conférences de l’Association pour la recherche sur le surréalisme (APRES)

les deuxièmes samedis du mois, de novembre 2013 à juin 2014 à 15h
Conférences organisées par Françoise Py, maître de conférences à l’université de Paris8.

Shelomo_Selinger_taille_directement_la_pierreSamedi  8 février 2014 à 15 heures

      Rencontre avec le sculpteur Shelomo Selinger
Projection du film d’Alain Braun,
Les Sept portes de Shelomo Selinger, 2009,1h15.
Débat avec le réalisateur et Shelomo Selinger.

Halle Saint Pierre – auditorium (entrée libre)
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

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Le film

Le film documentaire d’Alain Braun, Les Sept portes de Shelomo Selinger, rassemble reportages, entretiens, et présente les dessins et les sculptures monumentales de l’artiste franco-israélien Shelomo Selinger. Survivant de la Shoah, Selinger a notamment réalisé le monument aux déportés du Mémorial national du camp de Drancy.

L’œuvre sculptée de Shelomo Selinger comprend à ce jour plus de 800 créations de tous formats et matériaux. 48 sculptures monumentales sont exposées en plein air dans des lieux publics, dont cinq mémoriaux consacrés à la Shoah et à la Résistance. Ses œuvres graphiques, à l’encre de chine ou au fusain, se comptent quant à elles en milliers. L’œuvre de Selinger a été exposée dans une quarantaine de musées et galeries du monde entier.

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Notice biographique

Shelomo Selinger est né le 31 mai 1928, en Pologne, au sein d’une famille juive.
En 1942, il est déporté avec son père du ghetto de Chrzanow au camp de Faulbrück, en Allemagne. Trois mois plus tard, son père est assassiné. Shelomo Selinger reste seul dans le camp. Il perd également sa mère et l’une de ses deux sœurs pendant la Shoah. Il a connu neuf camps successifs — Faulbrück, Gröditz, Markstadt, Fünfteichen, Gross-Rosen, Flossenbürg, Dresden, Leitmeritz, et enfin Theresienstadt — entrecoupés par deux marches de la mort. C’est à Terezin qu’en 1945 un médecin militaire juif de l’armée soviétique, libératrice du camp, le trouve juché sur une pile de cadavres, mais encore animé d’un imperceptible souffle. Cet officier juif transfère le jeune Selinger à l’hôpital militaire de campagne où, à force de soins, il lui restitue la vie. La santé recouvrée, Selinger reste amnésique pendant sept ans, sans souvenir aucun des souffrances et horreurs vécues.
En 1953, en Israël, il commence à rassembler les bribes de sa mémoire perdue et se met à sculpter. Lauréat en 1955 du prix Norman de la Fondation America-Israël, il part avec sa femme pour Paris. Il s’inscrit aux Beaux-Arts. Trop pauvre pour s’acheter des blocs de pierre, il ramasse du granit, matériau qui capte la lumière et qui devient sa pierre de prédilection. C’est dans l’atelier de Constantin Brancuşi qu’il fait connaissance avec le grès des Vosges. Le sculpteur roumain lui offre la moitié d’une meule faite de cette pierre rosâtre, cadeau de « transmission » au jeune Shelomo, qui continue la tradition de la taille directe. Selinger adopte aussi le bois, commençant par le bois de chauffage, plus facile à trouver. Sa meilleure école aura été, dit-il, les musées – le Louvre surtout – et les ateliers de sculpteurs parisiens comme Ossip Zadkine, Jean Arp, Alberto Giacometti, et le sculpteur animalier Joseph Constant.
Le galeriste Michel Dauberville l’expose depuis 1962 (galerie Bernheim-Jeune, avenue Matignon). L’œuvre sculpté de Selinger comprend à ce jour plus de 800 créations de tous formats et matériaux. Quarante-huit sculptures monumentales sont exposées en plein air dans des lieux publics, dont cinq mémoriaux consacrés à la Shoah et à la Résistance. L’œuvre graphique, à l’encre de Chine ou au fusain, se chiffre quant à elle par milliers. Si une partie de ses dessins représente l’expérience concentrationnaire, la grande majorité d’entre eux est un véritable hymne à la vie.

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PROGRAMMATION 2014

Samedi 11 janvier 2014
Après-midi Poésie : lectures et voix.
Carte blanche à Philippe Tancelin
Avec Bernard Bénech, Nasser-Edine Boucheqif, Jean-Pierre Faye, Béatrice Golkar-Velten , Mohand Mounsi, Jean-Clarence Lambert, Roula Safar et Sapho

Samedi  8 février 2014
Rencontre avec le sculpteur Shelomo Selinger
Projection du film d’Alain Braun, Les Sept portes de Shelomo Selinger, 2009,1h15.
Débat avec le réalisateur et Shelomo Selinger.

Samedi 8 mars 2014
Projection du film de Tufic Makhlouf Akl sur Remedios Varo
(éditions Seven Doc, collection Phares, 2014).
Débat avec le réalisateur et Georgiana Colvile.

Samedi 12 avril 2014
Vies croisées : Jean-Clarence Lambert, Serge Pey et Lasse Söderberg dialoguent en poésie, avec la complicité de Daniel Leuwers.

Samedi 10 mai 2014
Poésie et chansons :
Première partie : Marcel Eglin et Françoise Vincent
Deuxième partie : Bernard Ascal, Tufik Makhlouf Akl

Samedi 14 juin 2014
Projection du film de Dominique Ferrandou sur Dorothea Tanning
(éditions Seven Doc, collection Phares, 2014).
Présentation par Georgiana Colvile.
Débat avec le réalisateur, Georgiana Colvile et Annie Richard.

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Informations pratiques :
Françoise Py : 06.99.08.02.63, francoise.py@univ-paris8.fr
L’associationpour l’étude du surréalisme est présidée par Henri Béhar

Vivre et expérimenter la métaphore

Séminaire mensuel “art et thérapie”
chaque troisième samedi du mois à partir de janvier à juin 2014, de 14h30 à 16h30
Conçu et animé par Jean-Pierre Klein
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne

 

AVT_Michel-Maffesoli_334Samedi 18 janvier 2014 de 14h30 à 16h30

Invité :
Michel MAFFESOLI
Professeur à la Sorbonne, membre de l’Institut Universitaire de France,

L’expérience de la métaphore,
la métaphore met en jeu l’entièreté de l’être.
Au plus proche de son étymologie, “espérir”, il s’agit de mourir à soi pour naître à l’autre.

Halle Saint Pierre – auditorium
Réservation conseillée :  01 42 58 72 89
Entrée : 10 €/ 5 € pour les élèves INECAT

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Michel Maffesoli, né le 14 novembre 1944 à Graissessac, Hérault, est un sociologue français. Ancien élève de Gilbert Durand et de Julien Freund, professeur à l’université Paris Descartes, Michel Maffesoli a développé un travail autour de la question du lien social communautaire, de la prévalence de l’imaginaire et de la vie quotidienne dans les sociétés contemporaines, contribuant ainsi à l’approche du paradigme postmoderne.

Il est nommé en 1981 professeur des universités, à la Sorbonne, à l’université Paris-Descartes, et y tient un séminaire doctoral jusqu’à sa retraite en 2012.

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PROGRAMME ET DATES 2014

Vivre et expérimenter la métaphore

Après quatre années consacrées aux questions : « Pouvons-nous redevenir artistes de nos vies ? », « L’énigme de la création est-elle ineffable ? », « Art-thérapie et changement de  paradigme », « L’avenir est-il oblique ? Pour l’avènement de la métaphore », nous abordons cette année des expériences vives métaphoriques, passant ainsi de la réflexion à sa mise en pratique comme approche du réel.

« Il s’agissait en effet de savoir si les métaphores, et les jeux de mots, et les énigmes, qui ont pourtant bien l’air d’avoir été imaginés par les poètes par divertissement, ne portent pas à spéculer sur les choses de manière nouvelle et surprenante »
Le nom de la Rose, Umberto Eco


DATES

18/01
Michel Maffesoli, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut Universitaire de France,
L’expérience de la métaphore
,
la métaphore met en jeu l’entièreté de l’être. Au plus proche de son étymologie, “espérir”, il s’agit de mourir à soi pour naître à l’autre.

15/02
Bernard Rigaud, Dr EHESS, chercheur en psychanalyse et en anthropologie,  
L’être est mis en demeure de devenir autre,
l’Existence selon Maldiney.

15/03
Roberte Hamayon, Anthropologue spécialiste des populations mongoles et sibériennes, directeur d’études émérite à l’EPHE,
‘Jouer’ dans le chamanisme sibérien, exploiter la métaphore et l’aléa pour mieux anticiper l’avenir

19/04
François Dingremont, Dr en esthétique EHESS,
Efficacité de la fiction depuis la Grèce archaïque et antique
 : les muses d’Hésiode, Ulysse, Hermès, leur actualité

17/05
Bernard Chouvier, Psychanalyste, Professeur émérite de psychopathologie, Université de Lyon,
L’objet de hantise, entre deuil et illusion : l’objet de hantise comme le tigre ou le miroir chez Borges est une métaphore de l’angoisse de persécution et de dépersonnalisation

21/06
Renée-Laetitia Richaud, psychanalyste maïeute,
La création esthétique ou la rencontre avec un objet esthétique est thérapeutique 
: sortir de la non-pensée à l’adolescence

Programme susceptible de remaniements

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Interview de Jean-Pierre Klein à la Halle Saint Pierre saison 2013

Jean Pierre Klein,
Pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne, Jean-Pierre Klein est l’auteur de nombreux livres, soutenus notamment par Paul Ricoeur ou Jean Duvignaud, dont le
« Que Sais-je ? » sur L’art-thérapie.
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, docteur habilité à diriger des recherches en psychologie, auteur dramatique, il dirige l’INECAT, première école à délivrer des
titres professionnels de « médiateur artistique » et d’« art-thérapeute » reconnus par l’État.

INECAT
Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat)

INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris
www.inecat.org