chomo

[ PROJECTION ]

CHOMO
Le Débarquement Spirituel
Images de Lumière (40′)

Film de Clovis PRÉVOST

Samedi 2 mars de 14h30 à 17h30 – entrée libre
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

CHOMO

« Il vivait seul dans la forêt. Il a créé des chefs-d’oeuvre. »

Roger Chomeaux, dit « Chomo », artiste pluridisciplinaire aujourd’hui disparu, a voué sa vie à la création. Son travail hors des circuits traditionnels de l’art utilisait essentiellement pour ingrédients des matériaux de récupération les plus divers, qu’il allait chercher dans les décharges environnantes ou dans les sous-bois.
Pendant la plus grande partie de sa vie, seul sur une parcelle de la forêt de Fontainebleau, vivant en ascète, dans des conditions très rudes et dans le plus grand dénuement, Chomo bâtit ce qu’il nomme le « Village d’Art Préludien », son monde à lui. Ce microcosme est constitué d’un ensemble de bâtisses, composé de « L’Eglise des Pauvres », du « Sanctuaire des Bois brûlés » et du « Refuge », des constructions destinées à abriter ses nombreuses sculptures et peintures. Reclus dans son univers, Chomo a refait le monde à sa manière, un monde parallèle où la création est omniprésente, alimentée d’énergies invisibles. “Je suis gouverné par les forces cosmiques” déclarait-il.

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LE FILM

Mise en scène / Images de lumière / Sculptures / Peintures / Musiques cosmiques/ Poèmes : CHOMO

Caméra et réalisation : Clovis PRÉVOST

Avec la collaboration de Jean-Pierre NADAU pour les tournages 1987-1990

Montage : Frédérique MICHAUDET
Numérisation des bandes son : Michel GEISS, Denis TAGU
Mixage : Charles DACHARY

Remerciements
Geneviève CHOMEAUX pour son aide à la réalisation et à la production de ce film
&
Claude PRÉVOST, Clotilde PRÉVOST, Louis GOHIN, Josette RISPAL, Henri-Hugues LEJEUNE, François  LOUBEYRE, Laurent DEL BIANCO, Laurent, Francine et Amélie DANCHIN, Bernadette CHEVILLION.
&
Association des Amis de CHOMO
Association pour la Recherche sur l’Imaginaire et l’Espace
Studio Line
Les films de la Contrebande

 

 

 

[ PROJECTION ]

Je ne peux pas m’empêcher de peindre

Film de Takeshi KONDO(90 ‘)

sur l’artiste brut japonais
Norimitsu KOKUBO

Exposé dans Art Brut Japonais II à la Halle Saint Pierre jusqu’au 10 mars 2019

Dimanche 24 février à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Norimitsu Kokubo, Panorama du monde, 1995 (détail). Crayon noir et de couleur, stylo sur papier, 1,60 x 8 m. Collection de l’artiste.
Oeuvre exposée actuellement dans Art Brut Japonais II

LE FILM

Norimitsu Kokubo a 23 ans et il est autiste. C’était quand il était écolier qu’on lui a annoncé qu’il avait un trouble envahissant du développement (TED). Yoshimitsu ne pouvait pas bien communiquer avec les autres et avait tendance à s’exciter facilement. Mais c’est la rencontre avec le monde de la peinture qui a changé sa vie. C’est son professeur d’art plastique qui a remarqué son talent et qui lui a conseillé de peindre. Quand il peint, il est comme un poisson dans l’eau.

Depuis sept ans, il travaille à la réalisation d’une œuvre monumentale de 1,6 m de largueur sur 10 m de longueur ; et son seul outil est le stylo à bille. Le thème de cette grande œuvre est une ville imaginaire où sont mélangées des choses qu’il a vu à la télé ou sur internet. Dans sa ville, il y a aussi des trains, des voitures, des autoroutes, des aéroports, des stations, des hôtels, des manèges, des armées, des produits électriques et alimentaires, etc. Mais son motif le plus récurrent est celui de la Corée du Nord. Norimitsu explique que « La Corée du Nord est isolée de la communauté internationale. Moi, je suis handicapé et je n’ai pas d’amis, alors elle me ressemble. » Norimitsu exprime ses sentiments qu’il ne peut pas bien expliquer avec les mots à travers ses peintures.
En outre, le jour de l’inauguration à la Collection de l’Art Brut à Lausanne en Suisse, il a surpris tout le monde. En effet, il voulait « modifier » sa peinture. Il voulait retoucher un détail, une tout petite pointe qui se trouve au coin de la peinture et que personne n’avait remarquée. Peindre est sa passion et son obsession : « je ne peux pas empêcher de peindre. »
Maintenant, Norimitsu voudrait s’intégrer mieux et vivre dans le monde réel. Son défi est d’obtenir un permis de conduire.

Dans ce film documentaire, on le suit pendant deux ans et demi pour décrire son attitude toujours positive.

Norimitsu Kokubo

Né en 1995 à Shiga, il a commencé à peindre à l’âge de trois ans. A la fin de la première année de l’école primaire, il a été diagnostiqué qu’il avait un trouble du développement (autisme à haut niveau de fonctionnement). En 2007, il est entré au collège de rééducation pour handicapés à Shiga. A cette époque, il peignait sur des papiers cartonnés ou l’envers des calendriers. En 2010, il est entré au lycée de rééducation pour handicapés. Son professeur d’art plastique lui a conseillé de peindre sur des papiers de plus grand format alors il a commencé à peindre sur un papier de rouleau de 1,6 m de largueur et 10 m de longueur. Les motifs de ses œuvres faisaient principalement référence à la prison ou au cosmos.

En 2014, le directeur de la Collection de l’Art Brut à Lausanne en Suisse est venu au Japon pour voir Norimitsu. L’année suivante, Norimitsu a été invité en Suisse par ce musée.
En mai en 2016, Norimitsu Kokubo a achevé « Trois parcs panoramiques », une grande œuvre de 10 m de longueur.
Aujourd’hui, le talent de Norimitsu Kokubo est reconnu dans le monde entier. Il a déjà réalisé plus de 300 œuvres.

Prix :
En 2010, Premier prix, « Kanden collabo art 21 »
En 2011, Prix Tadashi Hattori, « 17eme Compétition de l’art »
En 2012, Premier prix dans la catégorie de l’expression libre de « 21eme Art salon, compétition de peinture »

Expositions :
En 2011, « POCORART, compétition de l’art 2011 » à Tokyo au Japon
En 2012, « Art Brut from Japan » au musée HET DOLHUYS aux Pays-Bas
En 2015, « Architectures Collection » à la collection de l’Art Brut en Suisse
En 2017, Exposition « le monde de Norimitsu Kokubo » à Shiga au Japon

Takeshi KONDO (né en 1973).
Réalisateur de documentaires, appartient au PAO Network Co., Ltd. Il a réalisé beaucoup de programmes de télé documentaires sur les laissés-pour-compte de la société, comme les enfants maltraités ou les coréens habitant au Japon. Il est en train de réaliser un programme documentaire sur les gens qui travaillent pour la reconstruction du séisme de Fukushima.
Pourquoi ce film ?
« Ce film « Je ne peux pas m’empêcher de peindre(描きたい、が止まらな い)» trouve son origine dans le cadre de Tokyo Docs, un salon international consacré à aider des projets documentaires en devenir.
Au Japon, le mot « Art Brut » est peu connu. Le but de ce film est de transmettre le charme de ce genre d’art « vivant » au grand public ; et je souhaite aussi que ce film soit une opportunité de dépasser les préjugés.
« L’art brut » est un art que les handicapés physiques ou mentaux créent avec leur inspiration originelle. C’est un art vivant et pur qu’ils créent juste par passion. « J’ai besoin de peindre », dit Norimitsu. Ce n’est ni pour la gloire ni pour la richesse.
Ce film ne parle pas de l’art handicapé mais de la vie d’un jeune homme pendant deux ans, qui tente de prendre son indépendance avec beaucoup d’émotions et de combats. J’espère que les spectateurs seront intéressés par Norimitsu Kokubo et que la frontière entre les handicapés et les gens normaux disparaisse. »

Séminaire INECAT 2019

Art et Thérapie/Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie
(Revue, et établissement d’enseignement supérieur de médiation artistique et  d’art-thérapie)

Logo-inecatprésentent
Le Séminaire mensuel 2019 à la Halle Saint-Pierre
sous la direction de Jean-Pierre Klein,

 Chaque 3ème samedi de 14H30 à 16H30 de janvier à mai
suivis d’une journée entière avec des art-thérapeutes en juin.

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Entrée 12 €  (7 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)

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Samedi 16 février 2019 de 14h30 à 16h30

Violence du vieillir,
violence dans 
 la vieillesse,
violence sur les vieux.

 Jean-Marc Talpin
Professeur de psychologie clinique et psychopathologie à l’université Lumière-Lyon 2.

A l’issue de la conférence Jean-Marc Talpin signera quelques-uns de ses livres :
5 Paradigmes cliniques du vieillissement et Psychologie du vieillissement normal et pathologique.

Prochaine séance : 16/03 Pascal Coulon, conférencier en philosophie et histoire de l’art, Origines de la violence et violence des origines, L’apport de l’anthropologie de René Girard.

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Violences réelles, violences symboliques  

La violence paralyse le corps de l’être violenté, elle l’empêche de penser, elle s’inscrit en deçà des mots, en deçà de toute remémoration, dans une temporalité figée. C’est l’effondrement, le deuil impossible, la fixation de la personne dans le statut de victime, voire de coupable de la violence subie. Ou bien c’est la fixation de la personne migrante, handicapée, etc., dans la violence d’une stigmatisation. L’évocation du trauma tourne à l’invocation qui le réitère. Essayer d’oublier comme si rien ne s’était passé est un leurre. Comment réagir sans tomber dans la compassion émotionnelle, le psychologisme, ou une réaction limitée à la condamnation des responsables ?

Le monde actuel n’est presque totalement que violence. Cependant, on note partout un début de prise de conscience, de dénonciation, de mobilisation. Assistons-nous au début d’une ère d’alternative violente à la violence ? Mais d’abord comprenons ce qu’est la violence, mesurons en quoi elle n’est perçue que dans sa dimension de destruction, et comment elle peut devenir une force. L’art, la sociologie, la philosophie, la psychanalyse, la pensée humaniste, les sciences de l’éducation, l’art-thérapie peuvent-ils non seulement analyser la violence agie et subie mais aussi donner des pistes de son dépassement, voire de sa transfiguration symbolique ? Qu’en est-il de la violence source de création, d’accomplissement, de dynamisme vital ? À quoi la violence comme qualité – et non comme passage à l’acte – peut-il donner accès ?

Présentation par Jean-Pierre Klein à la Halle Saint Pierre.
Dans l’exposition Art Brut japonais 2 – à voir jusqu’au 10/03/19

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Samedi 16 mars 2019 de 14h30 à 16h30

Pascal Coulon
(conférencier en philosophie et histoire de l’art)
Origines de la violence et violence des origines. L’apport de l’anthropologie de René Girard.


Intervenants prévus :

19/01 Hervé Benoit, Dr en Sciences de l’éducation, INSHEA,  Violence dans et de l’Education Nationale (titre provisoire).

16/02 Jean-Marc Talpin : professeur de psychologie, psychologue : Violence du vieillir, violence dans  la vieillesse, violence sur les vieux.

16/03 Pascal Coulon, Enseignant en philo et en esthétique, Origines de la violence et violence des origines, L’apport de l’anthropologie de René Girard.

20/04/2019 Ahmed Madani, Metteur en scène

Le 18/05/2019 est en cours de programmation,

Le 15/06 toute la journée : L’art-thérapie, de la violence réelle à la violence symbolique.

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Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
Entrée 12 €  (6€ pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

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Jean Pierre Klein
Pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne, Jean-Pierre Klein est l’auteur de nombreux livres, soutenus notamment par Paul Ricoeur ou Jean Duvignaud, dont le
« Que Sais-je ? » sur L’art-thérapie.
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, docteur habilité à diriger des recherches en psychologie, auteur dramatique, il dirige l’INECAT, première école à délivrer des titres professionnels de « médiateur artistique » et d’« art-thérapeute » reconnus par l’État.

Ouvrages (seléction)couverture
Initiation à l’art-thérapie

Découvrez-vous artiste de votre vie.

Ed Marabout (2014)
4ème de couvertureLire un extrait
Psychothérapies d’enfants et d’adolescents : une réinvention permanente de Jean-Pierre Klein et Michel Hénin (6 mars 2014)
– Scènes d’une cure ordinaire, roman, Paris, Éditions HD, 2013
– Penser l’art-thérapie, Paris, PUF. 2012 (postface de H. Maldiney)

INECAT, établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique  et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat.
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris,
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