Regards sur le Japon

PROJECTIONS

REGARDS SUR LE JAPON
Il n’y a pas que l’art brut dans la vie, même au Japon !

Une proposition de Denis Lavaud dans le cadre de l’exposition
Art Brut Japonais II
(8/09/18 – 10/03/19)

Samedi 22 septembre 2018 à partir de 14h30 – entrée libre

Halle Saint Pierre, à auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

LES FILMS

Nous avons opté pour une série de films documentaires de cinéastes français portant leur regard sur divers aspects de la société et culture japonaise … sans oublier l’art brut.

  • Kashima Paradise, Yann Le Masson, co-réalisé avec Bénie Deswarte, 1973, 16′. Editions Montparnasse.

    De ce documentaire (sélection officielle Cannes 1973, nominé aux Oscar 1974),  nous avons retenu la séquence sur la longue et violente lutte des habitants de Narita opposés à la construction du nouvel aéroport de Tokyo.
    Pour filmer lors des batailles avec les kidotaï (CRS japonais), les réalisateurs étaient protégés par un groupe de gros bras paysans – étudiants.
    *

     

  • Eijiro Miyama, Philippe Lespinasse et Andress Alvarez, 2007, 13′.
    (Le Tourne/Lausanne, Lokomotiv Films/Collection de l’Art Brut, tiré de Diamants bruts du Japon, collection de 9 films)

    Un singulier personnage aux vêtements bariolés, au chapeau orné de poupées et de jouets circule à vélo dans les rues de Yokohama. C’est Eijiro Miyama alors âgé de 73 ans.

     

  • Naoshima, (Dream on the Tongue)Claire Laborey, 2015, 67′.
    (japonais sous-titré français et anglais) en présence de la réalisatrice.
    Films de Force majeure

    Une petite île de la mer intérieure de Seto : exode rural, population vieillissante. Dans les années 1990, l’implantation d’un centre d’art contemporain suscite l’incompréhension chez les uns, la curiosité chez les autres. Une approche sensible et une réflexion sur la place de l’art dans la vie quotidienne.

 

  • Kunizo Matsumoto, Bruno Decharme, 2007, 7′.

    abcd Art Brut

    Kumizo Matsumoto fait la plonge dans le restaurant familial à Osaka et collectionne compulsivement toute sorte d’imprimés, entassés dans sa chambre. Illettré il a créé sa propre langue dont il remplit des cahiers ou écrit sur le calendrier du restaurant.
    Quand il manque de place il trace les signes dans l’air en une chorégraphie imaginaire.

     

  • Pinku Eiga : Inside the pleasure dome of the japanese erotic cinema. Yves Montmayeur, 2011, 125′, japonais sous-titré français.
    Empreinte Digitale pour CINÉ+Expérience cinématographique unique, le film érotique nippon a su canaliser tous les débordements artistiques, politiques et sexuels de la société contemporaine japonaise. Des images underground pop et arty des Pinku Eiga, aux films d’auteurs de la série mythique du Roman Porno produite par le studio de la Nikkatsu, ce documentaire est une exploration aussi jouissive que sulfureuse de  l’imaginaire érotique japonais !

Le temps retrouvé de l’art

Art et Thérapie
Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie

(Revue et établissement d’enseignement supérieur de médiation artistique et d’art-thérapie)
organise le
Séminaire mensuel à la Halle Saint-Pierre
Sous la direction de Jean-Pierre Klein

Le temps retrouvé de l’art

La mythologie grecque, l’histoire de la photographie, la géronto-psychiatrie, la phénoménologie, les neurosciences, l’esthétique, nous ont accompagnés cette année tous les mois pour des reconquêtes afin de nous aider à parvenir à une temporalité artistique de symbolisation. Nous avons abordé les dimensions temporelles de l’appropriation subjective de la fabrication des images et imageries de nos mystères.

La dernière journée comme chaque année est consacrée à l’art et à l’art-thérapie

Samedi le 16 juin 2018, toute la journée, de 11 heures à 18 heures 

Le temps de l’art-thérapie

Expériences, ateliers, performances, contes, et conférences sur le thème du temps avec artistes, professeurs de l’inecat, et la participation exceptionnelle de :
Levent Beskardes, poète gestuel, comédien et metteur en scène
en Langue des Signes Française,
Anna Mindess, spécialiste californienne de la communication interculturelle
par les signes
Armand Volkas, un des pionniers de la dramathérapie américaine
&
les artistes et art-thérapeutes Laureline Dalmau, Cécile Huré, Catherine Langlamet, Clotilde LargillierMarion Wassermann
Interprète : Muriel Etcheber

Playback Theatre

Armand Volkas est psychothérapeute et dramathérapeute ainsi que directeur du Centre de soutien et arts vivants à Oakland, en Californie.
Il y dirige un programme pour des étudiants et des thérapeutes qui souhaitent intégrer la dramathérapie dans leur pratique. La dramathérapie intègre l’improvisation théâtrale et le psychodrame comme outils thérapeutiques. Il a développé des programmes innovateurs utilisant la dramathérapie et les art thérapies expressives pour le changement social, la résolution de conflit interculturel, la réconciliation et la communication interculturelle.

Thème de l’année prochaine janvier à juin 2019 : La violence à l’œuvre : de la violence réelle à la violence symbolique

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Entrée pour la journée : 15 €  (7 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)

INECAT/Art et Thérapie,
www.inecat.org
https://www.facebook.com/Inecat-1880624175490362/ 


Le temps retrouvé de l’art

Le temps est un enfant qui joue aux dés, Héraclite (Fragment n°52)

La politique de l’économie de marché s’étend maintenant à la sphère de l’art désormais soumise à une incitation permanente à consommer et à ne plus penser. Ainsi s’abolit le temps personnel de l’émotion artistique et de la possibilité pour chacun de devenir, d’advenir, soi-même comme créateur.
L’art, la thérapie, l’art-thérapie, la géronto-psychiatrie, la philosophie, les neurosciences, les psychanalyses, les technologies numériques, l’esthétique peuvent-elles offrir des terrains à des reconquêtes ?
Il urge cependant pour tous de parvenir à un champ personnel de symbolisation qui soit propre à chacun et, du coup, toucher ses semblables. Nous avons choisi cette année d’aborder les dimensions temporelles de l’appropriation subjective de la fabrication des images et imageries de nos mystères.
Les intervenants nous feront partager leurs réflexions engagées comme porteuses d’un sauvetage espéré du chaos trop ordonné d’un monde qui court vers son suicide.

Être ou ne pas être ? Être et ne pas être comme le veut le temps, René Char

PRÉSENTATION DU SÉMINAIRE 2018 PAR JEAN-PIERRE KLEIN


PROGRAMME 2018

Le 20 janvier 2018

François Dingremont, anthropologue de l’art et spécialiste de la Grèce archaïque :
le Kaïros et le temps de l’inventivité

Le 17 février 2018
Jean-Marie Baldner/Yannick Vigouroux, critiques d’art et historiens de la photographie : Les pratiques archaïsantes dans la photographie contemporaine : explorer d’autres temporalités ?

Le 17 mars 2018
Stéphane Charpier, professeur de neurosciences :
Le temps des neurones: le miroir de notre avenir

Le 21 avril 2018
Cyril Hazif-Thomas, gérontopsychiatre :
Comment les malades d’Alzheimer retraitent le temps

Le 19 mai 2018
Pascal Dupond, philosophe : Existence et temporalité

Le 16 juin 2018 toute la journée :
Le temps de l’art-thérapie avec artistes et art-thérapeutes

*

Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
entrée 10 € (5 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
communication@hallesaintpierre.org Tel : 01 42 58 72 89
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

Rencontres en Surréalisme

Conférences
organisées par Françoise Py
chaque deuxième samedi de janvier à juin 2018
dans le cadre de l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme (L’APRES)
_
Samedi 9 juin de 15h30 à 18h, entrée libre

Quatre femmes de tête :
Claude Cahun, Leonor Fini, Meret Oppenheim et Toyen.

   

par Monique Sebbag
Lectures par Charles Gonzales

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Notices biographiques

Claude Cahun, née Lucy Schwob (1894-1954), est à la fois écrivain, femme de théâtre, et photographe.

Intimiste, poétique et largement autobiographique, l’œuvre de Claude Cahun, qui s’étale sur une vaste période allant de 1910 à 1954 — peu avant sa mort —, échappe aux tentatives de classification ou de rapprochement. Ce sont sans doute ses autoportraits qui ont suscité le plus d’intérêt. L’artiste s’y sert de sa propre image pour démonter un à un les clichés associés à l’identité. Claude Cahun s’est réinventée à travers la photographie (comme à travers l’écriture), en posant pour l’objectif avec un sens aigu de la performance, habillée en femme, en homme, cheveux longs ou crâne rasé (chose des plus incongrues pour une femme de l’époque).

Longtemps méconnue, l’œuvre photographique de Claude Cahun s’est imposée ces dernières années comme l’une des plus originales et des plus fortes de la première moitié du XXe siècle. Elle marque rétrospectivement un jalon capital dans l’histoire du surréalisme tout en faisant écho à l’esthétique contemporaine.

(extrait communiqué exposition au Jeu de paume, 2011)

+ d’infos

Leonor Fini est née à Buenos Aires le 30 Août 1907. Elle passe son enfance à Trieste auprès de sa mère, de ses grands-parents et de son oncle. La famille Braun est très liée à l’intelligentsia triestine : Italo Svevo, Umberto Saba et James Joyce. Elle ne fréquente aucune école d’art et sa formation est entièrement autodidacte. D’où, sans doute, la difficulté de l’identifier à un courant particulier de l’art contemporain, son évolution ayant surtout été marquée par des affinités électives et par son propre « musée imaginaire ».

En 1931, Leonor quitte sa famille et s’établit à Paris où elle présente, l’année suivante, sa première exposition personnelle à la Galerie Bonjean, dont Christian Dior est le directeur.

Elle se lie d’amitié avec Henri Cartier-Bresson, André Pieyre de Mandiargues, Georges Bataille, Max Jacob, Paul Eluard, Max Ernst, sans jamais cependant appartenir au groupe surréaliste.

Les années d’après-guerre resteront pour le grand public celles de l’entrée en scène de Leonor Fini : création de masques, participation à de nombreux bals costumés, décors et costumes pour Le Palais de Cristal de Georges Balanchine, à l’Opéra de Paris, Les Demoiselles de la Nuit de Roland Petit, au théâtre Marigny, L’Enlèvement au Sérail, à la Scala de Milan ainsi que pour des pièces en collaboration avec Jean Mercure, Jacques Audiberti, Albert Camus, Jean Genet, Jean Le Poulain.

Passionnée de littérature et de poésie, Leonor illustra plus d’une cinquantaine d’ouvrages, dont les œuvres de Charles Baudelaire, qu’elle admirait profondément, celles de Paul Verlaine, de Gérard de Nerval, d’Edgar Allan Poe. Parallèlement, elle continua de créer décors et costumes pour l’opéra et le théâtre : « Tannhaüser », à l’Opéra de Paris (1963), « Le Concile d’Amour » d’Oscar Panizza, au Théâtre de Paris (1969) et également pour le cinéma : « Roméo and Juliet » de Renato Castellani (1953), « A Walk with Love and Death »de John Huston (1968). De nombreux écrivains et peintres lui ont consacré des monographies, des essais, des poèmes : Paul Eluard, Giorgio de Chirico, Mario Praz, Max Ernst, Yves Bonnefoy, Constantin Jelenski, Jean-Claude Dedieu.

Debut 1960, Leonor Fini s’installe à Paris, dans un appartement, rue de la Vrillière, entre le Palais Royal et la Place des Victoires. Elle y vécut, entourée de ses amis et de ses chats, ainsi que dans sa maison de Saint-Dyé-sur-Loire, en Loir-et-Cher, jusqu’à sa disparition le 18 janvier 1996.

+ d’infos

 

Meret Oppenheim,
est écrivaine, peintre et plasticienne surréaliste suisse. Elle est membre du mouvement surréaliste des années 1920 aux côtés d’André Breton, Luis Buñuel ou encore Max Ernst. Meret Oppenheim naît à Berlin-Charlottenburg le 6 octobre 1913,  elle décède à Bâle le 15 novembre 1985.

En 1932, Meret Oppenheim part à Paris, elle y fréquente le cercle d’André Breton, Marcel Duchamp et Max Ernst. Elle participe au Salon des Surindépendants. Les photos de Meret Oppenheim nue, prises par Man Ray, font leur apparition.

En 1936 elle fabrique entre autres des bijoux en tubes de métal recouverts de fourrure. Meret Oppenheim crée « Le Déjeuner en fourrure », une oeuvre constituée d’une tasse, de sa soucoupe et d’une petite cuillère recouvertes de fourrure. Sa première exposition individuelle a lieu dans la Galerie Marguerite Schulthess à Bâle.

En 1937, Meret Oppenheim participe à une exposition de groupe des surréalistes. Une longue crise qui durera jusqu’en 1954 commence alors. Elle continue cependant à travailler mais détruit ses œuvres ou les laisse inachevées.

En 1954, Meret Oppenheim s’installe dans son propre atelier à Berne. En 1958, une période de création intense commence. Elle reprend souvent des esquisses, des projets et des idées de son époque parisienne. En 1959, elle organise le Frühlingsfest (Fête de printemps) où le repas est servi aux invités sur le corps d’une femme nue. Quelques mois plus tard, le Frühlingsfest est à nouveau organisé dans la Galerie Cordier à Paris à l’occasion de l’Exposition Internationale du Surréalisme.

En 1985, Meret Oppenheim travaille à une sculpture de fontaine pour les jardins de l’ancienne école Polytechnique de Paris. Elle décède le 15 novembre d’un infarctus le jour du vernissage de son livre « Caroline » qui contient des poèmes et des eaux-fortes. Elle est enterrée dans le caveau de famille à Carona.

+ d’infos

Marie Čermínová, dite « Toyen », née à Prague le  et morte à Paris le , est une artiste peintre tchèque surréaliste.

C’est la rencontre de Toyen avec le peintre Jindrich Styrsky, au début des années 1920, qui est décisive pour la vie de cette femme originale et secrète. Marie Cerminova, qui prend le pseudonyme Toyen, créé avec Styrsky une espèce d’alliance qui permet aux deux artistes de s’inspirer mutuellement et de se compléter. Après une période cubiste, Toyen et Styrsky inventent un mouvement artistique original, l’artificialisme, avant de se joindre au surréalisme. Ils sont membres fondateurs du groupe surréaliste tchèque qui voit le jour en 1934. Styrsky meurt en 1942.

Restée seule, Toyen poursuivra son oeuvre. Elle fuira le danger communiste, rejoindra à Paris son ami André Breton et deviendra, comme lui, un personnage emblématique du mouvement surréaliste. Elle s’affirmera comme un peintre capable de développer les principes du mouvement et de l’enrichir d’une façon personnelle et profonde. L’inconscient, l’angoisse existentielle, le rêve fantastique et l’érotisme hardi – tels sont les grands thèmes de ses visions. Elle réussit à les exprimer, à les matérialiser sur ses tableaux avec une technique picturale de plus en plus perfectionnée.

+ d’infos

L’intime, l’intimité, la chair, le corps

La revue Art et Thérapie & L’Institut National d’Expression, de Création,
d’Art et Thérapie
(INECAT)

Logo-inecatprésentent
Le Séminaire mensuel à la Halle Saint-Pierre
sous la direction de Jean-Pierre Klein, psychiatre, pionnier de l’art-thérapie en France
Chaque 3ème samedi du mois, de janvier à juin 2016

 » L’intime, l’intimité, la chair, le corps « 

Après six années consacrées à l’énigme de la création et à l’avènement de la métaphore et son expérimentation, puis à la réappropriation du corps propre grâce à son abord métaphorique, nous allons plus profond dans l’intime et ce qui peut en être témoigné.
L’intime est ce que nous percevons de l’intérieur de nous-même, plus sensation que perception consciente, de l’ordre de l’indicible non partageable. L’intimité en est une extension : c’est un lien que nous nouons avec nos relations intimes, nos amours, nos amis, nos thérapeutes. L’intime de notre chair est-il partageable quelque peu dans un temps où ce qui est sollicité est le corps-pour-autrui étalé dans les arts visuels, les arts de la scène, le sport, la publicité, la pornographie, les messageries ?

Comment rendre compte de l’ineffable ?

Halle Saint Pierre – auditorium
Réservations recommandées : 01 42 58 72 89
Tarifs : 10 € /5 € pour les élèves INECAT

*

Présentation du séminaire 2016 par Jean-Pierre Klein

Programme 2016 (CLIQUEZ ICI)


Jean Pierre Klein
Pionnier de l’art-thérapie en France et en Espagne, Jean-Pierre Klein est l’auteur de nombreux livres, soutenus notamment par Paul Ricoeur ou Jean Duvignaud, dont le
« Que Sais-je ? » sur L’art-thérapie.
Psychiatre honoraire des Hôpitaux, docteur habilité à diriger des recherches en psychologie, auteur dramatique, il dirige l’INECAT, première école à délivrer des titres professionnels de « médiateur artistique » et d’« art-thérapeute » reconnus par l’État.

Ouvrages récentscouverture
Initiation à l’art-thérapie

Découvrez-vous artiste de votre vie.

Ed Marabout (2014)
4ème de couvertureLire un extrait
Psychothérapies d’enfants et d’adolescents : une réinvention permanente de Jean-Pierre Klein et Michel Hénin (6 mars 2014)
– Scènes d’une cure ordinaire, roman, Paris, Éditions HD, 2013
– Penser l’art-thérapie, Paris, PUF. 2012 (postface de H. Maldiney)

INECAT, établissement d’enseignement supérieur délivrant des titres professionnels de médiateur artistique  et d’art-thérapeute reconnus par l’Etat.
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris,
en savoir plus (ICI)

La Revue (ICI)